Archives pour la catégorie les chronique du grand n’importe quoi

tic tac tic tac

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/troisième

traduction : en fait, le temps n’existe pas… les horloges existent bel et bien, mais le temps n’est qu’un construit partagé et accepté bâti sur une relation de vitesse et de distance (une rotation de la terre autour du soleil) que l’on a divisée en segments auxquels on a donné une étiquette… bien que cela soir utile à certaines fins, nous avons été conditionné(e)s à vivre selon ce construit comme s’il était réel… nous considérons ce construit comme quelque chose de tangible et nous en sommes devenus des esclaves

ah le temps… ces temps-ci, le temps est beau et chaud… et il coule doux… mais parfois, le temps est dur… ou à d’autres moments, il passe vite… pire, il passe parfois lentement… mais en fait, le temps n’existe pas comme on vient de nous le rappeler… que la terre et le soleil qui bougent chacun à leur façon… et nous avec…

même si on le sait, besoin de se le faire rappeler parfois que le temps n’existe pas car on court souvent après un temps qui ne passe pourtant pas puisqu’il n’existe pas… même s’il passe de plus en plus vite, il n’en existe pas davantage…

mais comment quelque chose qui n’existe pas peut-il passer de plus en plus vite ?

nous sommes pris dans le temps, englué(e)s dedans… car on a beau savoir que le temps n’existe pas, pas vraiment du moins, le temps nous pousse au cul…

avec ces technologies dites nouvelles et intelligentes, on court de plus en plus vite après le temps qui passe de plus en vite, ce temps qui se dérobe de plus en vite rapidement…

on tourne en rond, autour de soi-même, de la terre et et du soleil… on tourne de plus en plus rapidement que l’on finit par en avoir mal au coeur… ça tourne de plus en plus vite autour du clock… ah ces chers clocktickers

pourtant tout ce que les horloges et autres metteurs de temps en cadran indiquent est qu’il est toujours maintenant…

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et que ce temps qui nous étourdit tourne toujours en rond, à l’infini…

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ah ce qu’elle ne nous fait pas faire pourtant comme grand écart et autre gymnastique cette histoire temporelle inventée qui tique et taxe…

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alors aujourd’hui, dans le cadre de ce nouveau et éternel tour de terre autour du soleil, c’est le temps idéal pour prendre le temps, notre temps, tout son temps…

le temps de sortir du temps, de sortir du cadre des tics tacs inventés et infiniment réinventés auxquels on finit par croire…

car

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et tout ce que nous avons est cet instant-ci… et celui-ci… et celui-ci…

à tout de suite…

moindre désir

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/deuxième

traduction : il existe deux façons d’en avoir assez dans la vie : l’une est de continuer d’accumuler de plus en plus, et l’autre, désirez moins… G. K. Chesterton

Bouddha nous disait il y a quelques années que le désir est la source de tous malheurs… semble bien qu’on aie besoin d’expérimenter pour le savoir… car nous sommes des désireurs et des désireuses, vivant dans une société de consommation…

en fait, la consommation est devenue le nouveau Dieu… peu importe ce que nous désirons, on le consomme… cons nous sommes vous dites ? même les toxicomanes n’ont pas besoin de dire ce qu’ils consomment, le seul fait de consommer est suffisant…

et si on ne peut consommer de produits de luxe, consommons de la cochonnerie à 1 $…

si la première façon s’illustre ainsi

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et qu’on la connait en masse car en masse on consomme justement… et ça ne s’applique pas qu’aux bidoux, quoi que les bidoux constituent une clé passe-partout car tout s’achète… ou presque…

on achète et on jette sans trop regarder… on emballe encore des gugusses dans des emballages en plastique et on met à la poubelle… sans trop regarder où ça s’en va… la terre est si grande… et les dépotoirs, on ne les voit pas…

la deuxième façon d’en avoir assez est plus subtile… en anglais on appelle ça le downsizing…

réduire ce que l’on achète, ce que l’on utilise, ce que l’on jette surtout…

la loi des 3 R: recycler, récupérer, réduire… et on pourrait ajouter ratatiner son égo…

car avec l’âge de moins en moins de choses deviennent nécessaires et essentielles… pour certains d’entre nous, nos besoins se raréfient… notre to get list raccourcit…

d’ailleurs récemment, une amie aux prises avec le cancer, et qui vit peut-être ses derniers jours, disait aux gens qui lui faisaient des cadeaux lors d’une journée hommage de son vivant : ne me donnez rien, là où je vais je ne peux rien apporter… même si on le savait, à ce moment-là, moi je l’ai réalisé pour de vrai à ce moment-là…

car l’essentiel dans la vie n’est pas matériel, pas concret… l’essentiel n’est pas une chose, ne se trouve pas dans les affaires… le bonheur n’est pas dans les prés… il est encore plus près…

l’essence de la vie est immatérielle et comme la planète commence à être surchargée, il nous faut commencer à prendre moins et à redonne plus… car l’un des secrets de la vie pour recevoir est de donner…

et un des dictons de plus en plus en vogue veut que less is more

et ce n’est pas que dans le matériel que moins est plus… il semble qu’en nous aussi…

 

tous pour un et une fois pour toute sur le même bateau

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/onzième

ce matin je n’aurais même pas à mettre de mots autour de cette image tant elle parle d’elle-même..

tous et toutes sur le même bateau et pourtant certains pensent vivre sur un autre bateau, se pensant complètement débranchés, s’imaginant complètement autonomes…

et pourtant et pourtant…

malheureusement, ceux et celles qui devraient saisir ce message ne le feront probablement pas… car quand on est plein aux as et autosuffisant, on ne voit pas toujours que notre petit bateau vogue en fait sur le même gros bateau que les autres… tous les bateaux se chauffent du même bois…

mais ça, il faut voir large pour le saisir vraiment, il faut une vue panoramique…

comme si nous étions tous des foetus vivant sur la même mère terre et que certains s’efforcent de tirer le cordon de leur bord… tous et toutes au bout du même cordon… on va finir par se pendre avec la corde…

et pourtant et pourtant…

espérons seulement que les consciences s’éveillent, que les prises de conscience se fassent en temps et lieu…

car la tempête à laquelle on fait face en ce moment requiert un paquebot humain sur lequel nous voguerons tous et toutes ensemble, pas d’autres alternatives… et vogue la galère…

tous et toutes pour un et une, une fois pour toute car c’est la seule fois que nous avons… ça prend de la foi la masse…

in God we trust

mais God is an American seulement dans une chanson de JP…

 

vérité, amour et autres petits mensonges

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/dixième

traduction : le/la vrai(e) chercheur(e) de vérité ne cherche jamais la vérité… au contraire, il/elle ne fait qu’essayer de laisser aller tout ce qui n’est pas vrai, authentique ou sincère en soi…et lorsque son coeur est prêt, purifié, l’invité arrive… – Osho

voilà pourquoi Osho is my man… en 20-25 mots, il dit tout… tout ce qu’il y a à dire, droit au but, net fret sec… pas de flafla, pas de tataouinage… et souvent même il dit ce que l’on ne voudrait surtout pas entendre…

en ce cas spécifique de quête de vérité, en effet, qui sommes-nous pour prétendre chercher LA vérité ?

avec quelle arrogance peut-on affirmer chercher quelque chose dont on ne saisit même l’immensité ? car aucune idée à propos de ce qu’est la vérité… un mystère insoupçonné…

car on ne peut chercher que ce que l’on connait déjà… impossible de chercher quelque chose d’inimaginable, quelque chose au-delà de notre pouvoir d’imagination…

oh ! on peut bien tenter de deviner ce que l’on cherche, ou encore prendre ce avec quoi on est familier un peu, l’améliorer un peu – ou beaucoup selon notre capacité d’imaginer – et partir après…

mais on ne fera probablement qu’imposer ce que l’on pense être une des multiples vérités comme LA vérité… quand on a une idée de la vérité dans les yeux, on cherchera confirmation… et projèterons notre idée de LA vérité sur tout ce qui bouge, ou encore sur quelque chose d’immobile l’une des nombreuses facettes et déclinaisons de la vérité…

car pas de vérité sans mensonge… et s’il existe une vérité, LA vérité, elle ne peut se trouver qu’au-delà des vérités mondaines et des tout aussi nombreux mensonges…

la vérité ne peut se mentir à elle-même…

et de toute façon, ce qui est vrai pour l’un(e) risque de ne pas l’être pour l’autre… comme si on avait chacun chacune nos petites vérités… pas certain que ça ne fonctionne ainsi…

tenez, moi-même le premier, je dis et divague dans les petits mensonges et autres petites torsions de réalité, dans mes propres petits arrangements de la vie… car je disais plus haut que Osho is my man… mais dans les faits, je ne peux dire que I’m a man of Osho

car Osho disait souvent à l’époque qu’un(e) disciple ne peut choisir son maître, car comment un aveugle peut-il choisir celui ou celle qui voit ? makes sense beloved master…

un disciple ne peut en effet prétendre avoir choisi son maître comme un(e) chercheur(e) de vérité ne peut prétendre chercher LA vérité, ni même aucune vérité d’ailleurs pour les besoins de la cause… alors humblement I say :  I’m a man of Osho

on est que disciple comme on ne peut que se préparer à recevoir LA vérité, une parcelle à la fois, ou d’un coup c’est possiblement selon…

on ne peut qu’être un hôte, une hôtesse où la vérité aura l’envie d’aller se faire voir…

on ne peut que se préparer et attendre… patiemment… sans trop d’attentes… sur le qui-vive, en standby…

mais en prenant soin auparavant de laisser fondre nos illusions à propos de la vérité, une à une, lentement mais sûrement… en laissant aller les idées préconçues qui nous font prendre pour LA vérité les nombreux mensonges séducteurs, les nouvelles tendances, les saveurs du moment…

car si vérité il y a, elle ne peut qu’être éternelle il me semble, elle ne peut qu’être omniprésente, transcendante… et évidente…

ou peut-être que LA grande vérité s’est déguisée pour se cacher en d’innombrables petites parcelles de petites vérités toutes simples… car peut-être qu’un gros motton de vérité serait trop difficile à avaler d’un coup pour nous petites têtes de pinottes ?

peut-être même que LA vérité s’est cachée en mensonge pour nous jouer un tour ? pour nous forcer à faire le tour de la question jusqu’à ce que l’on s’épuise et qu’enfin, on arrête de courir partout et alors, euréka, elle se révèle à nous ?

car LA vérité ne peut qu’être toujours là sous nos yeux, toujours ici sous nos pieds… du moins il me semble qu’elle ne peut pas être ailleurs…

que des peut-être, only maybes babies

alors on continue à mettre la table, sortant notre plus belle coutellerie, notre set de vaisselle de Noël et nos habits du dimanche… car lorsque la grande dame viendra, on est mieux d’être prêt(e)…

mais finalement, peut-être aussi que LA vérité n’existe pas ? peut-être qu’elle s’est simplement déguisée en amour ? et que le reste n’est que confusion imaginée ?

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écrifin

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/neuvième

traduction: un écrivain est un monde piégé dans une personne… – Victor Hugo

ceci est ma mille deux-centième chronique… and still kicking le clavier… eh oui j’écris avec mes pieds, dans ma bouche…

enfin pas vraiment mes chroniques ces chroniques, nos chroniques… car lorsque je pèse sur enter, je me décharge de tout sens de propriété… mes deviennent nos mots… et mes mots flyent all over the place… till they hit the fan… et espérons qu’ils sentent bon…

eh oui, depuis un peu plus de 4 ans, mes doigts ont tapé plus de 12 centaines de ces petits mottons de mots – mots ? hon –  100 douzaines de petits cadeaux… oui, je dis petits cadeaux comme on dit petit cadeau des petits cacas que les enfants nous offrent si fièrement… pas péjoratif, petit ati est très fier de ses timottons de mots…

je me dis écrivain comme on dit : écrit et vain… mais je n’écris pas en vain… j’écris enfin… je suis un écrifin…

j’aime jouer dans ma langue avec mes doigts, et celle des anglos also… car I write english and I french very well quand je pitche et garroche mes doigts sur mon clavier et mes mots sur vos écrans… et vlan dans l’écran les mots… et vlan dans les dents l’égo…

comme dit Jacques Salomé qui a lui-même beaucoup dit et écrit : écrire c’est pouvoir dire tout ce que je ne savais pas encore, mais que je pressentais comme essentiel

alors pour moi, plus j’écris plus je sais… plus j’écris et plus je sais que je ne sais pas grand chose finalement… j’écris en rond autour de l’essentiel… je ne sais que ce que le temps veut bien me révéler à la relecture de mes mots – je suis mon plus grand lecteur car j’ai manqué très peu de mes chroniques… j’y étais à peu près présent la plupart du temps… 

j’écris aussi ce que je veux bien voir et entendre se révéler de moi à-travers moi… et parfois j’écris aussi ce que je ne voudrais pas voir ou savoir… mais faut ce qui faut right ? et gauche aussi…

mais parfois justement, il faut voir et savoir ce que l’on ne veut pas voir ni savoir, ce que l’on voudrait mieux ne pas voir ni savoir… en tous cas on ne peut avoir ce que l’on écrit car les mots se lâchent lousses hors de mes doigts… alors on écrit et on se révèle… on écrit et on se relève… les manches et le corps…

quand on écrit, parfois on écrit en rond…

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à partir de ce que l’on pense – et dieu sait que l’on peut penser en masse right ?  – on écrit ce que l’on réussit à mettre en mots – pas toujours la même chose – et on le communique… éventuellement les gens comprendront bien ce qu’ils peuvent, ou ce qu’ils veulent, c’est selon… très selon… vous en faites ce que vous voulez de ces mots OK ?

mais pour rester humbles, la plupart des gens ne liront jamais ces mots et c’est OK…

sincèrement, je ne tire aucune fierté particulière au fait d’avoir pondu 1200 cocos mes ticocos…je suis plus surpris que fier finalement…

car ce n’est pas vraiment moi qui écrit, c’est mon alter égo… mon ati d’égo, mon tiers monde d’égo… mais je travaille dessus… c’est le petit moi du grand moi qui se cache en moi qui tape sur les touches… ou est-ce dieu ?  oh my God !

parfois l’écrivain se prend pour lui en inventant le monde à chaque touche… touche pas à mon monde dit l’écrit vain…

et ce que j’écris est casher et caché… selon ma religion du moins… et ma religion, si elle passe par les mots, ma religion est surtout celle du silence… le silence est ce que je tente de vous livrer… et des mots que je tente de me délivrer de… mon dieu délivrez-moi du mot… pour que j’accède enfin au silence éternel… et à la sainte paix de mon âme… amen… les mots amènent le silence…

car en effet, comme le dit si bien la citation en début de texte, on écrit pour libérer le monde qui est piégé en soi, pour libérer son monde de la trappe à mots et atteindre le seul langage réellement universel, le silence… le silence est au moins bilingue, sinon plus… il se parle en toutes les langues… en toutes les âmes, et en tous les coeurs…

on écrit pour faire de la place en soi, on écrit pour ressentir, on écrit ce que l’on pressent, on écrit et on délivre son présent… et on l’offre au monde comme l’enfant offre son ticadeau à môman… car il n’y a pas d’quoi écrire à sa mère vous savez…

alors voici mon ticadeau pour aujourd’hui… déballez-le bien… car il a plusieurs cordes dans son sac… il a plusieurs sens à son arc… en-ciel… de toutes les couleurs mes timots… en espérant qu’ils feront flèche en votre moi… bullseye…

mais retenez bien que ce que je tente de dire se cache entre les lignes, se loge entre les mots… et surtout se trouve après les trois petits points…

point point point

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/neuvième

traduction : la spiritualité prend place seulement dans les rêves… il n’existe aucune spiritualité en dehors du rêve… la spiritualité fait partie de l’illusion et partir du rêve

eh que j’aime ces affirmations audacieuses et légèrement baveuses…

eh que j’aime ces mots qui blastent nos idées préconçues, les concepts qui nous claquent dans la face, les citations qui disent n’importe quoi mais pas n’importe comment…

et cette citation dit les choses telles qu’elles sont… ou telles qu’elles devraient être… according to me en tous cas

car la spiritualité est overated… comme Dieu… comme le bonhomme 19 h (ben oui il a changé de nom avec le métrique ;-)… comme le père Noël et autres lutins cosmiques et légendes comiques…

en effet, ça me fait toujours rire quand j’entends quelqu’un dire d’elle-même qu’elle est une personne spirituelle… par rapport à ?

et qui ne l’est pas ? spirituel I mean… qui n’a pas d’esprit ? qui ne l’est pas ?

si l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne, qu’est-ce ? qu’est-ce que l’ouverture d’esprit ? une craque dans la tête ? ou dans le coeur ?

en fait ce que je veux dire est que on utilise des mots sans trop savoir ce qu’ils veulent dire… par exemple ce fameux terme : spirituel…

selon l’internaute on retrouve 3 principaux sens à spirituel

  • Sens 1

    Relatif à lesprit, à lâme.

    Exemple : La vie spirituelle.
    Synonyme : abstrait

    Traduction anglais : spiritual

  • Sens 2

    Qui concerne la religion et lEglise.

    Exemple : Le pouvoir spirituel.
    Synonyme : religieux

    Traduction anglais : spiritual

  • Sens 3

    Quiadelafinesseetdelavivacitédesprit, delintelligenceetdelhumour.

    Exemple : Une remarquespirituelle.
    Synonyme :piquant

    Traduction anglais : witty

    personnellement je vote pour le troisième… car si j’ai un esprit –  ce qui reste à prouver – j’aimerais qu’il soit fin et vif… le terme anglais est particulièrement juteux… witty… mon rêve ? devenir un witty ati… un wati…

    j’achète la spiritualité seulement si elle est drôle, seulement si elle est légère et vive et fine et folle et si elle rit d’elle-même… car si spiritualité existe, elle doit être libre et fofolle au risque de se perdre dans les nuages… vaporeuse et niaiseuse, humaine quoi…

    si le premier sens nous renvoie à l’esprit et à l’âme – encore ici il faudrait définir mais ceci est une autre question – ce concept est trop flou tel que  la citation nous l’affirme…

    par contre si je ne sais rien à propos du spirituel, je sais au moins une chose : ça n’a rien – OK OK pas grand chose si on veut donner la présomption d’innocence – aux prêtres et rabbins et autres tutti quanti  – à voir avec la religion et l’église…

    car on n’a plus besoin de preuves que ces choses religieuses prétendument spirituelles sont bien davantage politiques et économiques qu’élévatrices… davantage à voir avec l’avarice et le pouvoir des hommes… littéralement… boys club…

    plus grand chose à voir avec l’élévation de l’âme les églises et autres temples creux, peu à voir avec le contact avec plus grand que soi sur un plan vertical, avec la dissolution de soi, avec la fusion avec le reste… la religion est rendue bien terre à terre mes bien chers frères et soeurs…

    définitivement, le spirituel me semble constituer une grande illusion, une grosse balloune, un gros rêve doré qu’on utilise pour exploiter les désirs non comblés des gens… une belle idée sans fondation, sans fondement…

    j’imagine que lorsqu’on incarne totalement l’esprit de la vie, on n’y pense plus et on le devient… on devient total en corps, en esprit de câline…

    alors si le spirituel est mort, vive l’esprit !

    et le paradis avant la fin de vos jours… pourquoi pas aujourd’hui ?

oh my Égod

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/huitième

traduction : le fait de tuer votre égo est le geste le plus égogratifiant qui soit pour votre âme…

merci JP…

ah notre cher égo… qu’est-ce qu’on ne ferait pas sans lui ?

can’t live with it, can’t live without it

je le sais, j’ai déjà essayé… plate, tellement plate… car c’est l’Égo qui crée tout le fun et le drame de la vie… sans Égo, la vie est un vieux film français sans action ni accident de char… viva Hollywood !

en fait, l’Égo c’est le sel de la vie… et le poivre, et le piment… essayez de vivre sans pour voir, vous allez voir…

les émotions vont et viennent, sans créer de vague… bouh…

les pensées passent et repassent sans susciter de réactions jusqu’à ce que le hamster s’essouffle… bouh…

la vie devient plate, tellement zen qu’on risque même de s’endormir rien que sur un AUM…

c’est cette citation glanée sur le web ce matin via mon FB friend Deva Yana qui a suscité cette réflexion en moi sur l’Égo, Dieu et autres petites pécadilles intellectuelles du genre…

Today we believe God wants us to know that when you are not, God is…
Ego has usurped the throne of God, and you suffer in the absence of Divine grace.
Let go of your ego, and God’s grace will flow into you…

si on traduit, ça donne à peu près ça:

de nos jours, on croit que Dieu veut que nous sachions que lorsque nous n’y sommes pas, Dieu est présent…
l’Égo a usurpé le trône de Dieu et vous souffrez de l’absence d’une grâce divine…
débarassez-vous de votre Égo, laissez-le aller et la grâce de Dieu passera en vous…

Égo et Dieu avec des lettres majuscules… intentionnel… car pour moi, même chose… d’ailleurs je ne comprends pas trop la citation ci-haut.. pas grave, sounds good… OMG…

en général je ne m’en fais pas trop avec Dieu, ni avec mon Égo d’ailleurs… je cultive ce dernier du mieux que je peux et lorsque, comme un fruit mûr il tombera, Dieu sera heureux et se régalera… la pomme ou la vie…

mais comme disait Alan Watts récemment en ces lignes, le plus gros égotrip ces temps-ci consiste à – vouloir – se débarrasser de son égo…

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on remarquera qu’il utilise les lettres minuscules lui… aucun respect pour Dieu ces dinosaures… on dirait que pour eux, Dieu n’existe pas, comme l’Égo…

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le vouloir dans la traduction ci-haut est de moi en passant… je me suis permis d’ajouter aux mots d’Allan… car on ne peut que vouloir se débarrasser de son Égo… car qui est-ce qui veut cela ?

la relation entre l’Égo et Dieu  – ou ce que l’on peut en imaginer – est un peu semblable aux ailes d’un papillon…

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on dit d’ailleurs qu’il est impossible pour un papillon de voir ses propres ailes… et que les ailes d’un papillon sont considérées être l’une des choses les plus belles créées par la nature… mais que le papillon ne peut pas voir la beauté de ses ailes… mais que tout le monde à part le papillon peut… comme les gens dit-on… comme certains ajoute-je…

ce pourquoi on a parfois d’un gourou pour nous révéler notre propre divinité… on ne se pense tous et toutes qu’Égos quand, au fond, on affirme que nous sommes tous des Dieux et des Déesses… c’est ce qu’on dit…

ou le sommes-nous en fait ? que sommes-nous en fait ?

perso, c’est Osho qui m’a éveillé à ma propre dvinité… à cette présence divine plus grande que moi mais que je porte en moi… also…

comme chaque être humain, animal, plantes et fleurs qui foule cette terre… même présence de Dieu en chacun(e) de nous… contenu dans un Égo… pour un certain temps du moins… car si on ne se développait pas d’Égo tout jeune, pas certain qu’on survivrait pour arriver à voir le Dieu qui s’y cache ?

mais certains disent que les gourous, comme la religion, sont out… et que :

 si on pense qu’on a besoin d’un leader ou d’une religion, c’est que nous ne sommes pas conscient(e)s… qu’être conscient(e) veut dire que l’on peut penser par soi-même et que l’on a pas besoin d’être guidé(e)… que les gens conscients n’ont pas besoin de se faire dire en quoi croire parce que leur raison et leur logique leur permettent d’utiliser leur mental – ou leur esprit c’est selon…

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permettez-moi d’en douter… car la raison et la logique vous savez, de biens beaux jouets devant ce grand mystère mais la vie ne passe pas toute par là… bien petites bibittes la raison et la logique pour saisir le mystère infini de la Vie avec un grand V…

on peut tout réduire à la raison et à la logique si on veut, mais on risque de rester sur notre appétit…

et moi qui croyais avoir compris quelque chose…  tout confus… ohé my God… ohé ohé ohé ohé… ananas na, ananas na, ohé, goodbye…

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corps en âme

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/septième

ton âme ne loge pas dans ton corps, c’est ton corps qui baigne dans ton âme – Alan Watts

ça ne vous blast pas l’Esprit ça vous ?

depuis quelques années, je commençais à m’identifier de moins en moins à mon corps, et davantage à quelque chose comme une âme… un nuage de vie, une présence qui sent, une certaine forme sans forme de perspicacité existentielle… floue, mais de plus en plus vraie…

c’est qu’avec les années qui passent, le corps flétrit et ralentit et s’en va lentement et sûrement chez le diable (car le paradis, ai eu trop de fun dans la vie pour aller là ;-), et back vers la terre ou le feu… car on réalise que ce corps qu’on nous a prêté jadis n’est pas éternel et qu’il nous sera retiré éventuellement… back order…

d’ailleurs, certaines âmes changent de corps comme d’autres changent de char… car finalement, un corps c’est comme un char de location… quelques années d’usure et on remet au concessionnaire divin pour du nouveau… en fait c’est lui – ou elle – Dieu I mean – qui nous le reprend au moment opportun… pas de contrôle sur le bail de location… bye bye boss…

et voilà que moi, douce âme qui pensait naïvement commencer à se souvenir que finalement je ne suis pas un char – oups excusez, un corps – ce monsieur 100 Watts m’annonce tout à coup que je ne suis pas une âme dans un corps mais que c’est mon corps qui est lové dans mon âme…

alors notre âme est plus grande que notre corps ? notre âme enveloppe de notre corps ?

moi qui pensais que notre âme était une toute petite affaire, déposée en corps un peu avant notre naissance et que l’on trainait partout où le corps allait…

alors que ça serait plutôt mon âme qui engloberait mon ptit corps et qui le transporterait un peu partout sur cette terre… ou là là ? ici…

car que ça soit âme en corps ou corps en âme, toujours ici… body and soul…

mais alors qu’est-ce qui voit la vie ? qui ressent ? qui pense ?qui observe ? qui vit ?

guili guili…

avec le départ éventuel de notre amie Amala qui nous chuchote fort ces temps-ci, cette mort qui nous chuchote son doux coucou à l’oreille, qui nous parle dans la face jusque dans l’âme, on revoit nos priorités, on se repositionne face à la mort… ou n’est-ce pas plutôt la mort qui nous fait nous r’tourner dans nos shorts ?

car la mort a cette manie de nous bouleverser avec fracas et tout en douceur… la mort s’infiltre dans nos vies par nos ami(e)s et nos proches et vient nous chatouiller l’âme et le corps… doux rappel du but final…

la mort nous fait nous questionner sur nos priorités, elle chamboule nos positionnements, elle nous fait nous retourner sur notre posture existentielle même…

rien comme la mort pour nous remettre en vie…

que ça soit au sein d’une âme dans un corps ou dans le cadre d’un corps dans une âme, peu importe… la mort c’est la vie et on verra bien au moment du passage qu’est-ce que l’un et l’autre… âme ou corps, corps et âme…

pour le moment, on annonce du beau temps pour ce long week-end… alors vive le soleil, vive les jardins, vive le plein air, vive la forêt et les fleurs…

et vive les bibittes qui viennent de débarquer pour l’été… car ces dites bibittes, mieux que quiconque, ont le tour de nous rappeler que nous vivons bel et bien dans un corps…

tchin tchin à nos cors aux pieds… et à notre grande âme…

et damn les bibittes ! et bizz bizz chez-vous

soleil couchant éveil touchant

1979343_10153683747906038_221200473208038090_ocrédit photo : Annie Béliveau via FB

••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/sixième

hier midi, notre ami, qui s’occupe de notre amie, partageait sur le groupe virtuel qu’il sentait venir la fin pour sa belle… il partageait sa tristesse, disant qu’il profitait de sa présence de notre amie d’amour en corps pendant que l’âme est encore attachée au corps…

et suite à son message qui est rentré dans le dash de mon âmerie, toute la journée durant mon ménage du printemps forestier j’ai été imbibé par lui, par ses mots, par sa peine, par son coeur qui bat si fort ces temps-ci que je l’entends jusqu’ici, lui le drummer, malgré la scie à chaîne, malgré les arbres qui tombent du haut de leur cîme avec fracas…

et nous avons été nombreux à lui exprimer notre soutien via quelques mots de réconfort… et en silence aussi notre impuissance… nous l’avons pris dans nos bras canadiens et virtuels et l’avons serré fort fort fort… car sa peine est ma peine, notre peine, sa douleur est la nôtre… mais démultiplié exponentiellement… je n’ose même pas imaginer…

mais les mots sont un peu nonos dans ces moments… comme ils le sont maintenant…

mais quoi dire à nos amis qui vivent la mort ?

et qu’avons-nous d’autre comme pare-choc face à la mort ?

de quel autre bumper pouvons-nous nous munir contre les chocs quand nos ami(e)s changent de corps ?

le silence bien sûr, la contemplation, l’intériorité, la sensibilité, la délicatesse…

mais à distance ainsi, le silence et ses comparses sonnent un peu creux parfois, ils sonnent vides, ils résonnent le vide… les mots disent peu, mais ils traduisent notre impuissance, notre méconnaissance et notre insignifiance devant l’inconnu…

quand un ami vit à-côté de la mort de son amour, que côte-à-côte il la suit dans son dernier sprint de vie,  qu’il l’accompagne, quoi dire ? quoi faire pour lui ?

bien sûr, être ici, être là, lui dire qu’on l’aime et qu’on est ici… et rester disponible… le porter dans son coeur… mais encore…

quand quelqu’un qu’on aime vit ses derniers souffles, on se relie et on compatit, on exprime son soutien… on touche à sa propre mort…

mais quoi faire pour celui qui accompagne ?

cette personne qui doit rester forte, qui doit veiller sur l’autre, prendre soin… mais qui prend soin de celui qui prend soin ? comment aider quand parfois rien n’est à faire ? comment soutenir sans envahir ? comment faire sans ne rien faire ?

si vivre ses derniers moments doit être l’expérience d’une vie pour quiconque, accompagner l’être aimée doit l’être tout autant… car pour l’aidant, l’aimant, la vie continue… et continuera… avec cette immense vague qui frappe, qui cogne… cet immense vide qui suivra…

j’imagine que l’on ne peut savoir ce que la personne sur le point de partir expérimente tant qu’on ne l’a pas vécu soi-même, mais on ne sait pas davantage ce que constitue le fait d’accompagner la sortie de piste d’un être aimé…

décidément, rien comme la mort pour insuffler la vie pour tout le monde autour… rien comme la mort pour faire émerger l’amour… rien comme la mort pour nous rappeler de se laisser brûler les ailes par la vie…

même si elle me bouleverse, la mort de notre amie reste intangible, inconnue et un peu étrangère pour moi… trop grand la mort pour les vivants…

mais l’amour de son mari, et sa peine, et son douloureux accompagnement amalamoureux me touche concrètement, me remue jusque dans mes bottes de travail, jusque dans mes bois…

la mort nous enseigne à vivre avec passion, avec amour, avec totalité…

la mort nous parle dans la face en ce moment…

mais mes pensées, aujourd’hui, vont à mon ami qui prend soin, mon ami qui accompagne, mon ami qui marche main dans la main avec la mort, mains dans la main avec l’amor…

je t’aime Pravasa, je pense à toi, je te porte et te serre dans mes bras et dans mon âme… juste ici… et j’entends ton coeur qui bat haut et fort, full tempo !

fraternel poum poum d’amour et d’amitié…

une note à la foi

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/cinquième

traduction: lorsque ma gang et moi on se réunit, on complote pour élever la conscience

of course, on n’est pas habillés comme ça… on porte en général du blanc… et on joue de la musique… et on chante des hymnes sacrés… en portugais…

mais notre objectif est tout de même d’agrandir notre regard, élargir notre optique, désillimiter notre perspective… on veut tout voir, on veut tout savoir…

on veut découvrir ce qui importe, éliminer tout ce qui entrave la vie, ce qui l’empêche de complètement nous passer à-travers le corps et l’esprit pour laisser briller la lumière… on veut devenir des esclaves de la vie… avec rien dans le chemin entre dieu et nous, entre la vie pure et nous…

car pour ma gang et moi, l’élévation de la conscience est ce qui nous allume le plus dans la vie, c’est ce qui nous excite l’âme, nous titille l’esprit… on ne veut pas nécessairement élever la conscience des autres car ma gang pis moé car on sait que chacun(e) est responsable de son ptit bout de conscience…

alors on commence par la nôtre, chacun chacune à nettoyer son ptit bout de conscience personnelle… en se disant que peut-être que si on se shine suffisamment la conscience, on deviendra peut-être contagieux et contaminant…

car nous sommes humbles ma gang et moi et on travaille à petite échelle… pas les plus humbles au monde, mais pas loin 😉 on travaille à petite échelle, on cultive un feeling de gang… et on sait que la grande chaine humaine est aussi forte que chacun de ses maillons…

alors on s’occupe chacun chacune de notre maillon personnel, mais ensemble…  on le fait en chantant, en jouant, avec firmeza, avec un coeur pur… on le fait avec plaisir et enthousiasme…

on ne travaille pas sur notre ombre my gang and me, on préfère augmenter notre propre rayonnement luminaire, en se disant que cette lumière viendra bien à bout de l’ombre…

car l’ombre est grande, mais la lumière infinie et éternelle…

alors notre but n’est pas de devenir plus riche, plus fameux, plus VIP que quiconque… en fait notre but n’est pas de devenir… notre but est simplement d’être… être soi-même, être un ptit peu plus présent, un ptit peu plus ici…

on ne s’en va pas nulle part mes chums pis moi… on ne fait que jouer et chanter, on ne fait que méditer et prier… et on sait que tout est parfait, tout est parfait…

et que la conscience trouvera bien son chemin jusqu’à la lumière…

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et que chacun a sa place au soleil…