Archives pour la catégorie les chroniques du millénaire

assez est tout – sauf – moche

11062864_961892290511481_8464410103960883660_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 89 et ça monte – et ça descend…

traduction : tu es assez, tu es si assez, tant assez… c’est incroyable comment tu es juste assez

et pas besoin d’en rajouter… car assez c’est assez…

pas besoin d’être assez quelque chose, assez quoi que ce soit… juste assez suffit…

en effet, assez c’est assez car pas assez c’est trop peu et trop assez, c’est trop…

être ça c’est tout, complet, all dressed, parfait…

si on n’est pas assez, on se situe juste en-dedans de la marge, sous la coche, juste avant là où on sait que c’est trop… on passe ainsi à côté de sa vie… la vie n’est pas assez alors… on n’est pas assez pour la vie… si on ne peut se permettre d’être too much parfois, un tipeu too much une fois de temps en temps, on ne saura jamais combien assez on peut être… combien assez on est… car il faut définitivement être too much parfois pour savoir combien beaucoup et juste assez on peut être…

car si on est pas assez, on va être en manque, on va regarde la vie passer… on va n’être qu’une petite partie de ce que l’on est, un simple pourcentage de tout ce que l’on peut être, ce que l’on pourrait être si on était juste assez… ou un peu plus assez qu’assez… plus qu’assez tu dis ?

car assez c’est too much et too much c’est juste assez…

11150829_799477790105861_898072038684903975_n

et comme l’affirme le petit gâteau préféré incarné de mon enfance (enfant, ça m’a en effet pris des années avant de réaliser que mes ptits gâteaux favoris étaient un canon de beauté, quelqu’un pour de vrai ;-)…

clairement, too much d’une bonne affaire ou personne est formidable…

alors visons le juste assez, car juste assez est too much, parfait, right on…

car assez n’est jamais trop, toujours parfaitement assez, même quand c’est trop… trop assez existe… assez comme trop est juste parfait… trop est assez car pas assez c’est trop peu et trop peu n’est pas fameux… car si on n’est pas too much sometimes, comment savoir quand nous sommes assez ? pensez-y !

si assez est just enough, too much n’est pas trop… ça dépend quand et qui, mais parfois trop est too much… et parfois trop est juste parfaitement assez… quand c’est trop on le sait, mais quand c’est pas assez, on le sait pas…

quand on est assez parmi une foule de gens pas assez, on risque de passer pour un ou une too much… mais dans la vie, on ne peut être trop assez soi-même… jamais trop pour être assez… le assez de l’un(e) est le too much de l’autre…

alors trouvons notre propre asséïtude en soi, comme ça on ne sera plus jamais le too much de l’autre… car être too much pour soi est très différent d’être le too much de l’autre… car parfois être le too much de l’autre c’est tout moche… c’est tout poche… et trop moche c’est poche itou… tiguilou…

alors chers lecteurs trices, vive l’assez, vive le juste assez… mais un juste assez qui part de soi et qui ne dépend pas des autres, pas d’assez en provenance d’autour de nous…

OK assez c’est assez, tassez-vous un point c’est tout et tout est assez brassé…

passez go et si pas assez go, récoltez tous les $ que vous voulez…

Amène

11182664_421475894690297_3266848325454946563_omillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 90 et ça monte – et ça descend…

traduction : priez toujours pour avoir des yeux qui voient le meilleur dans les gens, un coeur qui pardonne le pire, un esprit qui oublie le mal, et une âme qui ne perd jamais foi en Dieu

et cela, même si vous n’êtes pas croyant(e)… car ce que l’on croit est bien futile… un peu comme ce que nous sentons et pensons et voulons… car this too shall pass comme disent les français…

un peu quétaine cette citation diront certain(e)s cyniques, mais en même temps, tout y est…

voir le meilleur dans les autres…

car si facile de voir ce qui cloche – ding dong –  ce qui  nous sépare des autres… vieille habitude… qu’on gagnerait à laisser aller car ça  n’apporte rien de bon… au contraire… de toute façon, les autres et nous, même miroir, même portrait… mêmes humain(e)s dans le même grand monde… et ce que nous voyons chez les autres n’est probablement que ce nous voyons de nous-même…

un coeur qui pardonne tout…

surtout l’impardonnable, beau défi… car si facile et connu de ronger de vieux os… et de brasser de la vieille mar…malade… comme des ptits chiens qui rongent les mêmes vieux bouts d’os secs et puants… des bouts d’os ou des bouts des autres…

mais où donc a-t-on pris ces habitudes de ressasser les vieilles affaires et de retourner dans tous les sens juste pour sentir et ressentir quelque chose ? ou pour avoir raison… ou pour être supérieur(e) aux autres… oui définitivement, un coeur qui pardonne tout… aux autres mais à soi aussi car nous sommes celui ou celle avec qui nous sommes le plus intraitable…

un esprit qui oublie le mal…

esprit ou mental, je ne sais jamais comment traduire ce fichu mind… en tous cas, rester simple d’esprit…

même si le mal n’existe pas en soi – car la dualité bien/mal est has been depuis longtemps right ? quand même, oublions ce qui en tient lieu… et restons dans le right now… car notre héritage catholique nous a drillé à voir du mal partout, surtout en nous, qu’on a fini par le créer et on peut même transfomer quelque chose de beau en quelque d’horrible… chiante alchimie parfois… good is good et bad is too… et ni l’un ni l’autre n’existe… all good all good…

et une âme qui ne perd jamais foi en dieu…

ah la foi… quel mot qui peut en turner certain(e)s off, mais quel mot quand même… un seul e moins que l’organe mais une capacité de tout digérer les obstacles de la vie… avoir la foi, ce n’est pas croire, c’est plus grand que ça, plus fort que ça, plus puissant que ça aussi… c’est faire confiance que tout est OK, même et surtout ce qui ne le semble pas l’être… car tout ce qui est est, that’s it that’s all… qu’on aime ou pas, qu’on apprécie ou non…

et garder la foi, peu importe ce qui arrive, est un défi de tous les jours, particulièrement quand on regarde les vieilles nouvelles médiatiques environnantes, quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, l’injustice, les abus, les drames et les événements révoltants souvent… la foi nous tentons de garder en regardant le monde tourner autour de nous…

4 belles idées, 4 beau principes à appliquer donc, et qui soutiennent toute vie menant vers le bonheur, toute vie épanouie…

et plus on vieillit, plus on apprend que la vie est de plus en plus simple, un toit, de l’eau et du pain (sans gluten pour les plus sensibles) et quelques roses… plus de la musique et du vent… chaleur, nourriture et amour… qui procurent le bien-être du corps, qui peut ensuite favoriser le bien-être du coeur… car le coeur est dans un corps maridondondé…

et qu’on croit en Dieu, ou pas, qu’on croit en rien, ou tout, peu importe… foi en la foi…

car en effet, bien peu importe dans la vie… le simple fait d’être en santé, de vivre dans une nature si belle et si luxuriante est déjà en soi une soie… un miracle… un présent…

kiss kiss (ou keep it simple stupid keep it simple stupid, double note à moi-même car je n’apprends souvent pas de la première fois…

foi à tous… et amen !

renés et renées

11210424_10204363679998352_5405712233760012855_n

millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 91 et ça monte – et ça descend…

ah le printemps… ah ah la nature,.. ah ah ah la vie…

les gens du sud n’ont aucune idée quant à comment nous nous sommes sentis ce week-end vous et moi… aucune idée comment on renait en ce temps de l’année me and you… nous sommes tous et toutes des renés et des renées…

gratter le sol pour le faire respirer de nouveau, après qu’il ait passé l’hiver en couches et en habit de neige… gros bébé printanier qui se dévoile… vert tout tendre… alors avant d’aller vers la vie nouvelle, enlever la couche de saleté et le dépôt de l’hiver…

tout ce qui s’était caché sous la neige depuis l’automne réapparait comme par magie… abracadabra… à notre tour de redevenir magicien et cienne et de faire disparaître le vieux, le sale, le sec… pour ensuite planter du beau, refaire une beauté à la terre.. elle peut le faire seule mais on peut l’aider… quel plaisir de prendre soin de sa mère…

les deux mains dans la terre, on reprend contact avec notre mère, avec notre terre… car nous sommes des êtres de terre, les cerises de terre de la planète… et hier nous étions les cerises sur le dimanche qui rendait parfait le banane à split…

nous sommes poussière et redeviendrons poussière, mais entretemps nous sommes la terre… nous nous mettons les mains dedans, nous la prenons en nos mains, nous la soignons… on ne se mêle pas seulement de nos oignons, on se mêle de la salade au complet…

on coupe, on arrache, on déroche, on vide le bol…

pour mieux le préparer de nouveau car la vie veut nous pousser au culottes pour qu’on prépare cette terre et son terrain… de jeu… beaucoup de travail à faire mes amis et amies… un plaisir ce travail… en fait plus qu’un plaisir et un travail, notre survie… car nous l’oublions parfois, mais la terre nous porte, elle nous nourrit, elle nous berce… oh maman… on la mange, on la boit, on la respire même car elle se fait éthérique… et l’été s’en vient… les rainettes chantent et les moustiquaires buzzent… et on annonce 28 degrés aujourd’hui…

alors chers et chères frères et soeurs de chair et de terre, la nature se remet à nous parler… à nous de l’écouter car elle parle fort, elle crie de vie, elle nous chatouille les dessous de pieds… ôtons nos souliers humains et zumaines… la terre parle et nos pieds ont des oreilles…

yé la vie est revenue ! sous nous, devant nous, autour de nous, donc en nous… car nous sommes des organismes vivants, vivant sur cette terre et quand elle se réveille, elle nous tire la couverte sous les pieds… et nous pousse au cul pour qu’on sorte de notre zone d’inconfort hivernal pour qu’on pousse de nouveau…

alors ouvrons fenêtres et porte, sortons grattes et pelles et apprécions et poussons notre luck, et faisons-là pousser goulûment…

et prenons conseil auprès des arbres…•

1551534_10152717555731512_2584236412947891547_n• tenons-nous fièrement debout
• grimpons sur une branche
• rappelons-nous de nos racines
• buvons beaucoup d’eau
• soyons satisfaits avec notre beauté naturelle
• et apprécions la vue…

guili guili

11181412_786481864800188_8408632107768469205_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 92 et ça monte – et ça descend…

traduction : touche-moi avec des mots là où tes mains ne peuvent se rendre… – m. razon

voilà exactement pourquoi j’écris… pour vous toucher là… juste ici…

pour vous toucher le coeur, vous toucher l’âme… juste là…

vous effleurer le sentiment… vous caresser le sens de l’humour… vous chatouiller la boîte à réflexions… vous étirer le smile dans la face de bouc…

j’écris mes sots mots matin après matin et les lance sur la toile… et hop…

par la suite, vous en faites ce que vous voulez… ou rien du tout… parfois mes mots tombent dans le trou noir du vide… et alors ils se régalent de ce grand rien…

car mes mots ne veulent rien d’autre que s’envoler et possiblement vous rejoindre… ou pas… mais surtout vous toucher là où c’est doux en vous, là où c’est fou en nous, là où c’est tout…

mais ce là-là, c’est où donc ? ce ptit ici, donde esti ?

car c’est en ce ptit coin de votre âme où dieu vous regarde que tombent mes mots… là où vit toute la vie en toi comme en moi, en vous comme en nous…

car toi et moi, même combat ici bas… oh non, on ne se bat pas tout le temps avec la vie, mais parfois on se la rend dure dure la vie hein ? mais même ça, il faut croire que c’est nécessaire… se la jouer dure. pour qu’elle devienne attendrie la vie… et nous aussi…

où ce là-là ? non non pas au Lac St-Jean…

juste ici, juste là dans le ptit recoin de ton coeur, dans un ptit trou caché sur le bord de l’univers… juste là là derrière vos yeux, en cette place qui voit tout, qui saisi tout, qui comprend tout…

vous lecteurs trices du Canada, mais aussi vous des États, des îles du sud, de Nouvelle Calédonie, de la France ou de la Tunisie, de la Russie comme de l’Algérie et ailleurs, j’écris pour tisser un lien jusqu’à vous…je jette ma ligne à mots et je vous cherche… et parfois je vous trouve… là où vous me trouvez… sans me chercher…

peu importe où que vous soyez, nous sommes toujours ici et mes mots, ces mots, sont nos mots communs… car mes mots sans vous résonnent dans le grand tout à tout jamais…

j’écris pour faire contact avec toi, oui oui toi qui me lis ici, qui me regarde le mot de là… car ton là est mon ici, ici et là-bas… mes mots révèlent et place à toi qui n’est que la même place en moi… car nous ne sommes que la même chose toi et moi, manifestations de la même présence, créations faites de la même matière, de la même manière… hier ou avant-hier…

nous sommes des petits morceaux de vie qui observons les autres manifestations qui bougent devant nous, mais aussi en nous… car en nous, le monde entier réside… alors si on ferme nos yeux, en vous et moi, que dieu…

alors ces quelques mots, du dedans de moi jusqu’au dedans de toi, pour relier, pour «religioser», pour réunir, pour rassembler deux petits morceaux de vie qui en deviennent un nouveau, toi, moi et la vie…

moi tapant, toi lisant, nous communiant… à-travers mes intentions contenues dans ces quelques mots, mais surtout à-travers votre interprétation de mes mots… une fois devant vos yeux, mes mots deviennent vôtres…

car il semblerait que votre perception de moi ne serait qu’une réflexion de vous, et ma réaction à vous ? une conscience de moi… personnellement je préfère le terme réponse que réaction… mais on fait avec les citations que l’on trouve…

1798862_633043593416786_1335059842_nalors vous voyez bien… toi et moi ? même reflet auto réflectif… à l’infini… et vice et versa…

gros ptits riens d’amour du tout

Capture d’écran 2015-05-01 à 13.49.35millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 93 et ça monte – et ça descend…

l’amour c’est grand mais l’amour se manifeste par des petits gestes de rien… qui prennent toute la place qui font toute la différence… facile d’aimer le monde entier, mais plus demandant et exigeant d’aimer le monde une personne à la fois… mais aussi plus réel, plus réjouissant, plus incarné… donner sans que les gens ne le savent…

donner librement, gratuitement, en cachette… recouvrir un(e) proche avec une couverture… réelle et pleine d’amour…

aimer c’est prendre soin de la terre, mettre ses deux mains dans la terre et planter de la vie…

aimer c’est ce que les mères font à tous les jours… et souvent la nuit… les pères aussi évidemment, mais disons que l’amour maternel est multiforme et infini… les mères incarnent l’amour, elles sont l’amour incarné…

aimer ses semblables requiert une grande capacité d’acceptation car l’humain est parfois difficile à suivre…

aimer l’univers dans son entiereté, des protons aux neutrons et électrons jusqu’à  ceux et celles que l’on considère morons ? 10458541_10152984881373375_5219249836556275701_n l’ultime dans l’amour ça, aimer ceux que l’on jugent de morons…

personnellement, je n’ai pas la prétention d’aimer le monde entier…

simplement accepter la vie et les gens qui la peuplent est suffisant… pour commencer, et on verra pour ce qui est d’aimer…

aimer c’est l’ultime… jusqu’à disparaitre et devenir pur amour… redevenir pur amour car je crois qu’entre nos multiples vies, nous sommes amour… de l’amour flottant, de l’amour volant…amour volant non identifié… avni…

personnellement, sans verser dans l’amour – car ce terme m’est encore questionnant – j’opte pour la beauté, la générosité, le partage et la compassion…

10292541_10152727246328859_4966531954239767353_n ces valeurs sont les constituantes de l’amour… comme l’ensemble de la création pourrait former ce que l’on nomme dieu, ces valeurs rassemblées sont les manifestations concrètes de de l’amour…  car aimer ne peut faire l’économie de gestes de bonté et de compassion…

je ne peux aimer le monde sans aimer toutes ces  composantes… en comment tant par soi-même car comment aimer le monde si on ne s’aime pas soi-même ? peut-être en étant aimé(e) par une personne, ce qui fait que l’amour peut prendre forme, l’amour reçu peut déborder et contaminer le monde…

personnellement, aujourd’hui, puisque ma belle est ailleurs et que je suis en solo à la maison pour le week-end, je ferai l’amour à mes jardins… non non ! pas ce que vous pensez, vous esprit légèrement tordu…

je planterai mes mains dans la terre pour lui donner naissance, je sèmerai mes tournesols jumbo mammouth, je nettoierai la terre et les bois et sous-bois, je brûlerai le vieux bois mort qui a subi l’usure du temps, qui s’est fait passé dessus, ramasserai les feuilles et composterai le tout pour qu’elles se recycler en fleurs et légumes…

décidément le mois de mai est le mois de Marie.. et Marie est, pour nous Occidentaux, le symbole ultime de l’amour… le ptit nom de la terre doit être Marie… Marie-Terre…

un amour infini, inconditionnel, un amour enveloppant, un amour de môman…

alors comme moi je suis orphelin, je donnerai mon amour à ma mère ultime, Pacha Mama, Gaia… name it

et comme la terre c’est ma mère, c’est elle que j’aimerai aujourd’hui… amour à vous soeurs et frères… please, love…

si vous aimez l’image du haut, allez voir ça, une artiste formidable en a fait des tonnes :
http://positivr.fr/amour-petites-choses-artiste/

désattendre sans attentes

11205109_10153528807999316_6038606607627960387_n

millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 94 et ça monte – et ça descend…

traduction : il est difficile de recevoir ce que vous n’avez jamais demandé

drôle de citation que celle-ci…

car d’un côté, si elle semble faire sens, d’un autre côté, elle implique qu’on ne peut recevoir que ce l’on connait déjà, car comment demander ce que l’on ne sais même pas exister ?

moi je n’achète pas cette citation… je suis prêt à recevoir tout tout tout… ce que je connais déjà, ce que je ne connais pas et même ce que je ne sais même pas exister…

et je me prépare à recevoir tout le probable et l’improbable, tout le possible et l’impossible, tout tout tout… et même rien, le grand rien, celui qui contient tout…

1524829_566738903404642_1924830092_n

et je vous souhaite le même tout, le même rien…

je nous souhaite d’être capable d’accepter l’inacceptable, d’apprécier et de non seulement tolérer l’intolérable, mais de le cultiver…

car l’intolérable nous force à agrandir notre perspective, nous force à sortir de nos comportements ancrés solides, nous force à voir en dehors de nos lunettes habituelles, celles qui éteignent la vie…

car la vie nous réserve tellement de surprises, que nous ne soupçonnons même pas… alors soyons prêt(e)s à dire oui, présent et présente, oui au présent, oui aux présents que la vie nous offre mais que nous ne considérons pas toujours ainsi.. car tout est cadeau… tout… même rien…

comme le dit la citation, peut-être qu’il est difficile de recevoir ce que l’on a jamais demandé, mais c’est tout à fait possible si on est prêt(e) à tout… et rien…

et quand je dis prêt(e) à tout, c’est prêt(e) à tout… et surtout rien…

comme les scouts, toujours prêt(e)… la seule attitude à adopter…

car dès que l’on dit jamais plus, c’est certain que la vie nous apportera ce jamais plus… car pourquoi dire plus jamais ? si la leçon n’est pass apprise, la vie n’entend pas nos complaintes et nos doléances, la vie s’occupe de nous offrir les situations nécessaires pour apprendre, pour grandir, pour évoluer…

on peut accepter ou refuser, mais éventuellement la leçon doit être apprise… alors aussi le faire maintenant… comme ça on pourra passer à autre chose, et recevoir d’autres cadeaux que l’on ne soupçonnait pas…

quel cadeau de recevoir l’inimaginable… quelle surprise qu’il n’y ait pas de surprise autre que celles qui doivent arriver quand elles arriveront… ou pas…

parfois les surprises sont celles que l’on attend pas, celles que l’on n’attendait pas, celles que l’on n’attendra jamais… et qui arriveront, ou pas, en temps et lieu… ou hors temps et nulle part… ou ailleurs…

la vie est une grande coquine, une chenapante, une jok’heure… toujours le moment pour attendre, pour apprendre, pour se faire prendre… par surprise, ou par la main… car la vie nous tend toujours la main… à nous de la saisir, ou pas…

mais si on s’attend à tout, tout est possible… même rien… et dans ce grand rien, tout y est…

il est peut-être difficile de recevoir ce que l’on a jamais demandé, mais tout à fait possible… et jouissif… suffit d’être prêt(e)…

1-2-3- ready radis go… jusqu’à zéro…

textôt ou tard

10455974_709466852491584_8749416185993996616_n

millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 95 et ça monte – et ça descend…

traduction : la plupart des nouveaux arrivants semblent incapables de converser… ils ne font que fixer désespérément leurs mains,

plus ça change plus c’est pareil…

on dit souvent que c’est terrible comment les gens, surtout les jeunes, ont toujours le nez collé sur leur écran… dans les faits, c’est souvent observable… une nouvelle manie se développe… on regarde de plus en plus la vie avec nos yeux et on la touche avec nos mains…

vie rtuelle… vie rituelle… vie ritualisée… télé virtualité…

welcome à la génération écranoïde… aux pouces actifs…

hier justement, j’ai vu passer ce document qui suscite une réflexion en ce sens:
https://www.facebook.com/iSahilKhan/videos/10151825527961857/?pnref=story

eh oui, plusieurs d’entre nous vivons désormais par écran interposé… obsessivement… mécaniquement, maladivement même…

la vie nous passe déplus en plus dans et devant les yeux… et on y touche de plus en plus aussi – si légèrement –  avec nos doigts, surtout avec nos pouces… on vit de plus en plus sur le pouce… et on devient de plus en plus vite sur la gâchette… et la tête de plus en plus penchée… bon pour les affaires des ostéopathes !

auparavant, on regardait la vie passer sur grand écran… les petites vues sur le grand écran…

ensuite est arrivé le petit écran dans nos maisons… puis les ordinateurs, alors que les écrans se sont mis à ratatiner et rapetisser…

avec les Applewatch, on passera dorénavant au mini écran…

et bientôt peut-être que nos écrans ne seront que des lunettes Google

définitivement, les écrans de nos vies rapetissent… et les choses s’accélèrent… et nos contacts se virtualisent…

mais est-ce que ça change vraiment ? pas si certain… la preuve ?

Westchester_Commuters_to_Ne-727742on a toujours eu les yeux et le nez fourrés dans la vie des autres…

étions–nous vraiment plus socialement ouverts et humainement interactifs comparativement à ce qui se passe aujourd’hui ? pas si certain, pas si certain, malgré les apparences…

je crois que même si la techno change, les humains ne changent pas tant que ça… même si quand même un peu… on semble devenir de moins en moins impliqué(e) dans la vie qui passe… on la regarde, on la like, on la commente, on la partage… la vie, elle semble passer de plus en plus devant nous que dans nous ou au-travers…

personnellement, j’enseigne virtuellement… et je communique avec mon monde, le monde, par FB… le fait que vous me lisiez en ce moment même en est une bonne preuve et une bonne chose…

auparavant je n’aurais tout simplement pas maintenu tous les contacts que la techno me permet… j’aurais perdu la trace de mes ami(e)s de jadis… maintenant, mon monde est dans mon écran à chaque instant si je le veux… la planète vit dans mon home… je peux donner et prendre des nouvelles de mon monde quand je le veux… le monde devient pour chacun(e) son monde…

il peut sembler que les choses empirent, mais finalement, il semble qu’elles ne font que changer… l’empire du virtuel se déploie…

mais éventuellement, je crois que l’équilibre reviendra… car voir et vivre sa vie via un écran ne fait pas des enfants forts… et à long terme, ça assèche son humain et sa numaine

éventuellement, après la phase séduction de ces nouveaux joujoux et gadgets techno qui nous permettent de voir le monde en canne, je crois que nous retrouverons un certain équilibre entre la communication virtuelle et la réelle, celle en chair et en os, celle quid sent, celle qui sonne et résonne… celle qui passe de vous à moi, de nous à eux… de nous tous et toutes à tous et toutes…

quand on a le nez collé sur un phénomène, les choses semblent toujours magnifiées… mais si on peut prendre une petite distance, si on peut se décoller le nez de l’écran de la vie, on peut voir les choses avec une certaine perspective…

plus ça change, plus c’est pareil… les besoins humains restent les mêmes… et aucun écran ne peut venir changer cela…

kiss kiss sur vos yeux, avec mes doigts…

géniale folie et fou génie

10407360_10153632149579782_6582551019894263865_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 96 et ça monte – et ça descend…

traduction: il n’y a qu’une ligne fine ente le génie et la folie, et j’aime utiliser cette ligne pour sauter à la corde

beau hein ? pas fou en tous cas… génial oui ! follement génial et génialement fou…

votre plus et/ou moins humble chroniqueur avait déjà pondu celle-ci de son cru il y a déjà jadis : le génie est une coiffeur, il frise la folie

car il est vrai que la folie et le génie sont de proches parents… personnellement je suis fou mais je me trouve parfois génial… un fou qui est fou qui sait qu’il est fou est quand même full fou… ou pas fou du tout…

la folie et le génie se côtoie comme le font l’illumination et la folie…

en effet, on rapporte de nombreux cas où certaines personnes qui ont connu des épisodes d’éveil spirituel ont été enfermées car elles furent à l’époque considérées comme folles… quand on manque de repère en génie, on tombe dans la folie… faute de mieux… ce qui fait le bonheur des psys, et la fortune des pharmapsys

comme petit motton de réflexion folle ou géniale en ce sens, jonglez avec celle-ci de Joseph Campbell : le mystique nage dans les mêmes eaux que celles dans lesquelles se noie le psychotique…

11188165_959165630792619_7091684771990963341_n

pas fou ça… mais faut pas trop y penser pour la saisir…

même mon ami Albert s’est prononcé sur la question en affirmant que les gens brillants semblent fous aux gens stupides… vous ne me croyez pas qu’Albert à dit ça ? voyez vous-même…

10407409_10153094159969826_2387205120684557105_n

hein ? hein ? pas fou ça non ? génial en effet…

la vie est folle, la vie est géniale… toujours notre choix… mais si on n’ose pas la folie, on ne pourra jamais aller de l’autre côté de la fine ligne… si on n’ose pas, on ne saura jamais…

même mon chum Johnny affirme que tout le monde est un peu bizarre et que l’on devrait célébrer l’individualité particulière de chacun et chacune et ne pas être gêné(e) ou honteux(se)

11141172_10152706543651512_1493466759717695753_n

non décidément, qu’une ligne fine entre folie et génie…

qu’un fin voile sépare la folie et le génie… et parfois, les gens – ou les animaux – qui préfèrent la jouer stupide ne le sont pas tant que ça…

21763_715350488569887_2696935597381221028_n

et si on n’ose pas l’un, on ne peut découvrir l’autre… car l’un vit dans l’autre, l’un contient l’autre… l’un est l’autre… follement génial ou génialement fou, same same et diffferent different baba…

la folie vit davantage dans le regard des autres que dans notre propre tête… et le regard des autres, on s’en fous-tu ?

OK ma gang de malades, je m’en vais m’habiiler…

coocoo vous dites ?

1962727_10152358213195337_1314895700_n

ptite vie, petit bonheur et grands malheurs

11160055_10153335003508783_4413492522972792973_o

millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 97 et ça monte – et ça descend…

nous sommes Népalais depuis dimanche…
et un peu épais depuis plus longtemps…
cette pensée un peu niaise m’est montée hier quand j’ai vu passer ça sur le mur d’une amie FB:
______________________


Le séisme au Népal est la nouvelle # 1 dans le monde entier, ce matin (lundi matin) à 9h00.

Le séisme au Népal est la nouvelle # 1 au Canada, ce matin à 9h00 (ainsi qu’en Ontario).
Le séisme au Népal est la nouvelle # 3 au Québec, ce matin à 9h00, derrière la victoire du CH et le Gala Artis.
_____________________

et là je me suis dit :

10440790_351471001669979_6124517143478927286_n

comme plusieurs autres de mes concitoyens et yennes sur la toile, j’ai eu honte d’être québécois en lisant ces tristes nouvelles… j’ai été scandalisé, gêné, j’ai trouvé notre peuple un peu retard… village gaulois va…

quand même, le monde tremble, 10 000 personnes ont péri et plusieurs autres ont tout perdu et ce qui intéresse le bon petit peuple sont deux phénomènes de 2 lettres : TV et CH…

comme c’est souvent le cas, notamment avec les médias dits populaires, ce sont les nouvelles locales qui captent l’attention du plus grand nombre… les petits drames locaux, les canadiens, les abus de certains fonctionnaires et les coupures de l’austère de gouvernement…

ce qui nous touche de plus près… ce qui menace notre petite vie… mais quand même bâtard : wake up québécois et québécoises… 10 000 morts… des gens qui ont tout perdu… une catastrophe naturelle dont on ne soupçonne même pas l’ampleur… ah ces sources de divertissement qui nous travestissent le regard… du papier un peu jaunâtre… écrans jaunissant aussi…

et m’est remonté au visage mon impuissance devant l’innommable… devant le destin tragique… devant la nature qui tue… mais qui blâmer quand il n’y a personne à blâmer ? mère nature, tu nous dit quelque chose ?

et après avoir fait baisser mon niveau de lactosité qui me remontait au visage face à cette triste nouvelle ci-haut (le tremblement de terre en troisième place), je me suis dit que les gens sont qui ils sont, le monde est monde, et je ne suis ni mieux ni pire que les autres… car moi aussi je suis le monde…

et en effet, quand le canadien gagne, ça en touche plusieurs… ça donne la fièvre… ça sent la coupe qui est presque pleine et qui risque de déborder… en effet, «le monde» sont des millions à regarder la tivi, et à voter pour leurs veudettes… des millions à avoir la fièvre en ce printemps naissant… des millions à prier Jesus… Price…

quand même impressionnant que tout cela se passe en même temps… plusieurs vies dans la même vie…

pendant qu’on prie pour notre Ste-Flanelle et qu’on admire nos vedettes, des millions de personnes vivent des drames, au Népal aujourd’hui, mais en aussi un peu partout en Afrique, en Syrie, en Irak, en Palestine et etc… n’en jetez plus la cour du monde est pleine… la coupe des malheurs déborde… pendant que ça sent la Stanley autour d’ici…

alors qu’ailleurs des milliers de personnes se sauvent en bateau, des centaines se noient, la famine frappe, la sécheresse nous guette, les crises pètent partout et de partout… guerre et paix qui cohabitent…

et pendant ce temps-là, nous, québécois, gras durs, dos mou, on suit nos canayens, on regarde nos vedettes dans la ptite boîte à pitons, pis on se plaint – le ventre plein – de nos gros gouvernements bedonnants…

en même temps, je comprends que les réalités locales sont souvent plus réelles que les grands drames lointains… 1 000  ou 10 000 morts, quand elles sont loin, ce ne sont que des chiffres…

tandis que lorsque c’est notre moteur de char qui nous pète drett sous l’capot, ça fume et ça fait mal pour de vrai, et ça coûte des vrais bidous, que l’on a souvent pas… ça n’a pas de prix… différentes proportions, mais impact proportionnel et disproportionné avec la réalité…

il existe autour de nous différentes réalités, de multiples réalités… souvent celles qui les plus proches nous semblent les plus réelles… quand on y touche on pense que c’est vrai… comme Thomas…

mais quand notre perception s’ouvre, ce grand monde devient notre monde, mon monde… nous devenons le monde, nous devenons Népalais, même de loin… quand on pense en dehors de la boîte – télévisuelle et médiatique – et que notre regard devient focus et voit plus large, on voit pour vrai… 360 degrés, et nous dedans…

alors on peut bien prier et envoyer nos bonnes intentions vers le Népal, déjà un bon premier pas, un bon début… mais certaines actions sont aussi nécessaires… aussi petites soient-elles…

10493063_10155516326965593_194227246349454180_omais sssurons-nous que notre réalité de proximité ne nous empêche pas de voir the big picture

car multiple cette grande vie… qui englobe la ptite… et toutes les ptites…

sénateur et canadien… pas juste du hockey…

Capture d’écran 2015-04-27 à 06.48.11millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 98 et ça monte – et ça descend…

resalut lecteurs trices… re merci de nouveau pour vos souhaits…

on aime ça vous et moi bitcher contre les politiciens non ? d’autant plus contre les cons… ervateurs… et encore davantage contre les sénateurs, en cette période où plusieurs sont en procès et que leurs coûteuses habitudes sont révélées…

mais la semaine dernière est mort le seul sénateur conservateur digne de respect… le mien du moins…

Pierre-Claude Nolin est en effet décédé jeudi dernier… cet homme était un exemple de droiture, de dignité et d’intelligence…

j’ai fait sa connaissance en 2000 lors d’un colloque sur les politiques sur les drogues… à l’époque, ma directrice au doctorat, Mme Marie-Andrée Bertrand et votre humble chroniqueur, organisions un colloque sur la légalisation des substances dites stupéfiantes…

nous avons présenté nos réflexions et analyses sur les avantages d’une éventuelle légalisation, soulignant notamment la perversion de la prohibition envers certaines drogues qui dure depuis une centaine d’années au Canada et en Occident…

Mr Nolin, qui était présent au colloque à titre d’observateur, est venu nous voir suite à nos présentations respectives pour nous inviter à venir témoigner devant le comité sénatorial sur les drogues (qui a été ultérieurement limité au cannabis) qui se déroulait à Ottawa… Mr Nolin présidait ce comité… et il voulait avoir un point de vue le plus large possible de la situation… tout à son honneur…

bienvenue aux aventures de titi au Parlement…

lors de ma présentation, qui a pris place suite à celles des impressionnantes équipes de Douanes Canada et de la GRC, je me suis présenté, seul et impressionné devant ce décorum, avec mon ptit Ibook et mon humilité d’ex drop-out en cette grande pièce de théâtre sénatoriale…

j’ai présenté quelques données et quelques réflexions relatives devant une équipe de sénateurs pilotée par Mr Nolin, des gens ouverts d’esprit, intéressés et contrairement aux croyances populaires, tout à fait éveillés… ils m’ont écouté avec attention, m’ont posé des questions perspicaces et très valides et m’ont finalement remercié poliment de ma participation…

puis suite aux présentations d’une grande panoplie d’intervenants, ces sénateurs ont publié quelques rapports synthèse qui suggéraient la légalisation de toutes les opérations reliées au cannabis, avançant que la prohibition était irréaliste et inapplicable…

le rapport ici… http://www.parl.gc.ca/content/sen/committee/371/ille/rep/summary-f.pdf

et éventuellement un livre synthèse intitulé Le cannabis…

images

oui oui !!! un comité de sénateurs, mené par un conservateur, proposant la légalisation du cannabis… touloulou louloulou… twilight zone…

c’était dans le bon vieux temps où les conservateurs étaient encore progressistes, avant qu’ils ne se soient réformés avec le gang de l’ouest… avant Stéphane Harpeur et ses maladroits compagnons …

alors que ces quelques mots ce matin, pour dire toute mon admiration devant cet homme qui s’est toujours tenu debout, un homme qui avait à coeur le bien commun, un homme qui affirmait candidement qu’il pouvait adopter de telles positions justement parce qu’il était un non élu…

un politicien mais surtout homme digne et d’honneur, de la trempe des Jack Layton et René Lévesque… qui dépassait la politique partisane… qui parlait vrai… un homme qui transgressait aisément la ligne de parti quand il le fallait, qui n’adaptait jamais la langue de bois, qui parlait sincère et clair…

alors cher Pierre-Claude, monsieur Nolin, cher Sénateur, je te rends honneur, je te remercie pour ta droiture, ton audace et ton intelligence… tu étais l’un des derniers à mon avis à faire honneur au titre de sénateur, un titre en déchéance qui aurait eu encore besoin de toi en ces temps de scandales et de grande remise en question du poste… pourtant dans notre système, l’un des derniers remparts, avec la Cour suprême, devant un gouvernement plus conservateur que progressiste et plus idéologique que scientifique… plus idéologique que pragmatique…

salut PC… et quand on aura légalisé, on en grillera un en ton honneur sénateur…

http://blocpot.qc.ca/fr/forum/3032

http://archives.radio-canada.ca/sante/criminalite_justice/clips/3612/

http://www.lapresse.ca/actualites/201504/24/01-4863984-le-president-du-senat-pierre-claude-nolin-est-decede.php