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bla bla bla et etcetera

10955533_10152893007953558_5036893075154704438_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 109 et ça monte – et ça descend…

traduction : je crois qu’il est relativement courant pour les écrivains d’éprouver deux illusions simultanées et contradictoires – la certitude brûlante que nous sommes des génies uniques et la peur omniprésente que nous ne sommes que des imposteurs sans génie nous dirigeant directement vers un échec retentissant… – Scott Lynch

personnellement, je ne me considère ni génie ni imposteur.. je ne suis qu’un blogueur anonyme, qu’un blagueur chronique, q’un écriveux scribouilleur… qui tape à chaque matin ou presque, juste comme ci, juste comme ça…

un blagueur qui tape et tape et qui est presque rendu à 900 chroniques depuis le printemps 2012… et qui veut se rendre à 1001 chroniques, milléune et ensuite on verra…

à l’époque, j’ai commencé à écrire pour faire passer mon spleen, ma crisette de la cinquantaine, ce passage pas obligé mais marquant…

depuis j’écris par habitude, par plaisir, par amour des mots… j’écris pour taper du sens avec mon clavier, j’écris pour dire, mais rien en particulier, tout en général… je n’ai pas vraiment d’opinion permanente, que temporaires et spontanés mes points de vue sur la vie… et zoup ça passe… et encore… et toujours…

j’écris comme on le faisait jadis dans un journal intime… sauf que le mien est ouvert et lu dans plusieurs pays…

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j’écris pour lâcher prise sur qui j’étais, sur je suis, sur qui je serai… et qui je n’ai jamais été, qui je ne suis pas et qui je ne serai pas ni jamais… un peu comme cette Joan ci-haut, qui pourrait être la soeur d’adi dion… 😉 espèce d’idiot va…

comme vous venez de le constater puisque vous êtes encore ici, j’écris pour dire des niaiseries…  faire des farces, niaiseuses et moins, bonnes ou pas, grasses ou maigres… comme les vaches…

j’écris pour faire rouler mon hamster encore plus vite pour la faire maigrir à mort, sinon il me spinne trop vite en tête et y prend trop de place…

1907752_741600469236002_5108691621788536781_nj’écris pour partager les belles images de mes amis…

merci Samano pour celle-ci…

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et Shayam pour celle-là…

11143627_750354805078084_1388204241585884663_ncar il n’y a pas que les mots dans la vie… les images valent bien des maux…

parfois quand l’inspiration n’y est pas, je n’écris pas et ne fais que sourire…

10375921_973836139323542_1576640228254226319_nen méditant face à mon écran blanc… et j’attends…

que les doigts me démangent, me dérangent et que tout s’arrange… et tape et tape…

j’écris non pas pour gagner ma vie, mais non plus pour perdre mon temps… mais j’.aimerais bien écrire davantage être lu encore plus…

j’écris comme certains respirent, comme la pluie qui pleut, comme le soleil qui brille, comme l’oiseau qui chante… et comme le printemps qui tarde à nous faire nous dévêtir…

mais ce matin, je n’écris que pour vous dire bon dimanche…

bon dimanche…

bien bon le monde, tiens bon le monde

10991141_10153114714262264_2212179613140819994_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 110 et ça monte – et ça descend…

traduction : chaque geste d’amour inconditionnel se répercute dans l’éternité...

vous voulez voir pour de vrai ? checkez ça… merci Jo…
https://www.facebook.com/video.php?v=1230191476999452&pnref=story

le bon attire le bon, le bien appelle le bien, le beau apporte encore plus de beau… au final, on reçoit toujours ce que l’on donne…

alors pour continuer dans la veine bonne nouvelle entamée avec la chronique d’hier, on continue de contaminer le monde avec du bon, du beau, du généreux… juste pour contrebalancer les nouvelles sombres et grises qui embourbent la planète, pour ramener au centre du spectre de ce qui se passe dans le monde… pas que d’la marde, pas que d’la marde..

oui le monde est bon, le monde est beau, et capable d’entraide, de soin, d’empathie…

contrairement à ce que les grands merdiatiques veulent nous faire croire, tout ne va pas que mal dans ce monde, dans notre monde, les gens ne sont pas que cons, les politiciens pas que corrompus, les riches pas qu’avares et égoïstes…

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ça prend un peu de recherche et de perspicacité pour découvrir le bon qui se cache partout,le beau qui se cache en tout… et un peu de bonne volonté pour admettre que la vie est parfaite telle quelle est dans toutes ses imperfections, dans toutes ses incohérences apparentes… le monde est monde…

oui… nous, humains et humaines, sommes fondamentalement bons malgré les guerres, malgré les injustices, malgré les bombes… malgré la haine qui n’est souvent que peur et ignorance…

la plupart des gens qui forment ce monde sont capables du meilleur, capables d’aider leur prochain, leur prochaine… prêt(e)s à faire de ce monde un monde meilleur, un endroit où il fait bon vivre…

car au-delà des mots, il y a les gestes gratuits qui existent encore… du genre de ceux que ce vidéo nous illustre, nous révèle… car ces actes de bonté sont souvent négligés, oubliés, mis de côté au profit des grands événements dramatiques et spectaculaires… mais la vie est extra ordinaire dans son ordinarité, dans sa quotidienneté… ces gestes se produisent par milliers à chaque jour…

au-delà les grands discours, les grands idéaux, il y a de ces petits gestes qui parlent plus fort que les scandales et les arnaques, que les quelques fous qui défont ce  monde, qui abusent leurs frères et soeurs… des milliards de gens de bonne volonté qui font du mieux qu’ils et elles peuvent avec ce qu’ils et elles ont…

156056_10152754445417621_5369188281417838480_nnos actions démontrent qui nous sommes alors que nos mots indiquent qui nous voulons devenir

donc pour changer le monde, on commence à l’embellir à petite échelle, là où nous sommes, là où nous vivons… en aidant les gens qui sont près de nous… à notre mesure, à notre capacité…

pour qu’éventuellement, goutte à goutte, la toile devienne multicolore et se révèle dans toute sa palette de bonté, d’humanité, de bienveillance…

switch !

Capture d’écran 2015-04-09 à 14.30.35millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 111 et ça monte – et ça descend…

vous trouvez que tout va mal ?

la pluie vous fout le boules ? (je fais mon français là un tsipeu)…

l’hiver et l’austérité sont à la veille de vous achever ?

pas certains que vous passerai à travers avril ?

regardez ça !
 http://bridoz.com/37-photos-bonte-humaine/

pis l’espoir remontes-tu ? car c’est aussi ça la vie… plein de gens généreux et bons…

la vie c’est pas juste d’la marde contrairement à ce que chante Lisa !

car à force de se gaver d’austérité, de beurk et de pow pow de police contre les méchants étudiants, ça ne peut pas vraiment aller bien… surtout quand on s’obstine pour prouver qui a raison et qui a tort dans le conflit…

bien sûr, faut pas faire l’autruche, tout n’est pas rose en cas bas monde… y a kek’affaires qui tournent pas rond, ni rondement, mais overall, faut choisir de quoi on se nourrit car la vie, ça va très bien aussi merci…

car à force de manger le caca sociétal qui roule non stop virtuellement sur les réseaux sôciaux et les canaux continus de prétendue information, vous pouvez bien être déprimé(e)s et en  péril en vos demeures…

on aurait bien besoin de valium social (si j’étais de mon temps je dirais prozac mais je préfères jouer vieux jeu…) ou peut-être que plutôt que de mettre du fluor dans l’eau public, il faudrait davantage y disséminer un peu de ritalin – ou concerta pour les plus ti-joes connaissants du TDAH et autres troubles de la tension…

mais je vous soupçonne d’aimer ça feeler jaune et brun en mangeant de la cochonnaille médiatique pubique… car vous le faites souvenez et beaucoup… et en plus vous la commentez en blastant vos compatriotes…

c’est certain que le rose et le mauve ça peut donner mal au coeur si on en consomme trop, surtout aussi tôt après Pâques, mais peut-être que si on mangeait davantage dans tous les rateliers de l’arc-en-ciel médiatique, déjà on tiendrait mieux sur le fil ténu de la réalité externe à degrés variables et multicolores qu’est la santé mentale ?

car les catastrophes qu’on nous injecte à tour de tête et à tue-bras et qu’on appelle «nouvelles», et que vous buvez en trop grande quantité à mon avis, ne sont que des choix éditoriaux… et vous avez, vous aussi, un droit de décision dans ce choix éditorial à double sens…  émetteur et récepteur…

pas parce qu’on vous shoote de la mardiatique que vous êtes obligé(e)s de la manger… des oreilles et des yeux, c’est comme une bouche, ça se ferme… et un regard ça se détourne… et un esprit ça s’ouvre… et ça fouille… et ça reste ouvert…

car on a le choix de se nourrir de quoi on veut…

à force de lire le journal de mouréal et de regarder TVA et ses multiples déclinaisons de pâté chinois journalistique, vous allez finir par avoir peur de sortir de votre radioshack… mais on vous rappelle que le taux de criminalité est en baisse partout en Occident depuis une vingtaine d’années… contrairement à ce que certains cons pas serviteurs voudraient vous faire accrère

s’il ne faut pas baisser les bras ni fermer les yeux sur ce qui se passe autour de nous, il faut aussi faire attention de varier notre alimentation médiatique… car on devient ce que l’on mange, et voit, et entend…

on peut bien tenter de se comparer pour se consoler, à force de manger brun et rouge, et de voir du noir, on finit par le broyer, ce noir… et par rire jaune… et devenir critique chronique, cynique et sarcastique en câlique…

pour pallier au ressentiment généralisé et à la grisaille socio-politico-économique, levons nos verres à ce qui est beau, courageux, généreux, bon et juste… et let’s drink to that…

car la réalité, c’est qu’on a le luxe de brailler et de se plaindre, le ventre et les yeux plein, bien au chaud et en sécurité… en tous cas, bien plus privilégiés que la très grande majorité du monde, ne l’oublions pas… gros bébés gâtés que nous sommes…

vous pouvez continuer de vous brancher sur la grande noirceur ondulaire qui passe devant vos multiples écrans si vous aimez le feeling. et si vous croyez que ça changera vraiment quelque chose si vous savez tout ça, mais il existe aussi en ce bas monde du bien bon monde, des gens de coeur, de chair et généreux, qui aident leur prochain et les un peu plus loins… pas mal de gens biens parmi nous…

la prochaine fois que vous vous prendrez en flagrant délit de masochisme médiatique, switchez à off et allez prendre de l’air pour respirer par le nez et du même coup voir du vrai monde, des gens de bonne volonté qui ont les mêmes besoins que vous, les mêmes aspirations, les mêmes rêves… des gens comme vous… comme moi…

car la vie ne se passe pas qu’à la tivi… ni dans nos ordis… ou dans nos téléphones intelli…

et en général, le monde est poli, gentil et il dit oui…

du/ré/alité

11002601_10152737817154150_586187978032148211_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 112 et ça monte – et ça descend…

traduction : tout ce que tu vois t’appartient, sans exception

ce matin l’extrait qui suit, tiré du livre An Uncommon Bond de Jeff Brown m’a croisé sur son passage virtuel à travers mon écran…  en fait je l’ai vu passer deux fois de suite, une fois en anglais, une autre en français… j’ai pris ça comme un signe… j’adapte la traduction de mon ami PK ici pour vous :

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Peut-être que la question la plus importante que vous pouvez poser à un partenaire amoureux potentiel concerne sa relation avec sa propre ombre, et l’ombre qui émerge dans la relation elle-même.

 « Combien de travail êtes-vous prêt à faire sur vous-même et la relation » lorsque «la tempête grondera» ?

Sommes-nous prêts à aller aussi profondément que nous le devons pour faire le vrai travail, ou êtes-vous seulement intéressé par une relation légère et sans profondeur ?

Peu de gens abordent ce sujet lors de la phase lune de miel, parce qu’ils ne veulent pas envisager les défis à venir, mais c’est une question essentielle.  J’ai connu de nombreuses  personnes surpris de voir leur «grand amour» prendre la porte lorsque la connexion requiert et exige une responsabilité personnelle et thérapeutique pour passer à travers les difficultés.

Certains d’entre nous braveront le voyage; d’autres vont fuir. Certains d’entre nous font le travail pour transformer nos histoires dans la lumière jusqu’à la source; d’autres vont s’ enfuir, avec leurs «histoires» entre les jambes, seulement pour découvrir plus tard que leurs histoires les suivront partout où ils iront. Si nous pouvions déterminer la réelle volonté de quelqu’un au début de la relation, nous pourrions nous faire économiser beaucoup d’ennuis plus tard.

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la première question se pose en effet, mais le seul bug à mon avis est que Brown nous invite à la poser à l’autre personne…

mais pourquoi ne pas commencer par se la poser à par soi-même ?

car comme la citation ci-haut l’indique : tout ce que l’on voit nous appartient, sans exception…

ce comportement relationnel voyeur – soit regarder les travers de l’autre avant les siens – est typique dans nos relations de toutes sortes… plus facile de voir la brindille chez notre voisin que la poutre dans notre oeil… ou quelque chose du genre…

nous, les humains, dotés d’une paire d’yeux qui regardent vers l’extérieur, sommes davantage occupés à regarder en dehors de soi justement… car notre propre part d’ombre réside justement dans l’ombre… donc bien difficile de percevoir son propre angle mort… qui finira par nous tuer si on ne s’y attarde pas…

toujours plus facile de voir les travers des autres – policiers, étudiants, adversaires politiques (parlez-en aux partis d’opposition), partisans des points de vue opposés au nôtre… car notre point de vue n’est qu’un point de vue parmi 7 000 000 000 et quelques autres… donc par définition, partiel, limité, imparfait…

on observe une situation – n’importe laquelle – à partir de sa propre petite réalité optue et on appose notre propre regard, qui baigne dans la dualité, sur le reste de l’existence… moi et le monde, nous et eux, le bien et le mal, bleu contre rouge et tutti quanti…

mais justement notre propre ombre est quasiment imperceptible à nos pas si propres yeux, en tous cas difficilement visible… on a souvent besoin du regard de l’autre pour se voir complètement, se connaître, pour saisir toute notre ampleur…

imaginez face aux situations sociales complexes et multiformes…

bien difficile de distinguer entre nos propres sales préjugés et notre biais d’observation d’avec la réalité multiple et complexe qui prend place devant nous… car la vie est dualité, et la réalité un concept bien flou et abstrait… qu’est-ce qui est réel au juste ? du alité et ré alité… Dieu allité ?

car la réalité de l’un(e) n’est clairement pas celle de l’autre…

alors le temps peut-être de se regarder soi-même ?

et de réaliser que lors du prochain brassage dans nos relations amoureuses ou amicales, on ne verra probablement pas tout clairement ?

et que l’on fera probablement face à un certain aveuglement involontaire de notre part…

car se voir tel quel, le plus près possible de l’absolu – si cela existe – n’est jamais chose facile… surtout quand ce que l’on voit n’est pas édifiant ni flatteur dans le sens du poil…

allez bon face à face avec vos ptits yeux…

mais attention car en amour, toutes nos lunettes sont des miroirs qui ne reflètent que nous-même en premier lieu… et ultimement ?

je suis – aussi – les terroristes

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la plus récente tuerie a eu lieu dans une université au Kénya la semaine dernière (tuerie globalement médiatisée du moins car il y en a certainement eu d’autres depuis dont on ne nous souffle mots ou images) alors que 140 quelques étudiants ont été massacrés… évidemment, horrible, scandaleux, inhumain…

attention aux âmes sensibles mais voici quelques-unes des victimes innocentes de cette malade boucherie :

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et voici la plus récente manifestation résultant de cette vague de sympathie face à ce massacre :

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depuis la tuerie de Charlie Hebdo, le mouvement JE SUIS en lien avec diverses tueries a vu le jour, tel que l’illustre l’image du haut…

c’est tout ce qu’on peut faire devant ces actes abominables et inhumains…

mais est-ce réellement tout ce que l’on peut faire au juste ?

étrangement, si tout le monde s’identifie aux victimes de ces carnages, personne n’ose affirmer que : je suis les terroristes… moi le bon, eux les gros méchants… pas de ma faute bon…

sauf qu’on ne peut être que victime dans la vie… on est ou on est pas…

on porte en soi et la victime et ses agresseurs, et les causes à la base de ces tueries, et l’observation distante de ces tueries… et le voyeurisme les englobant, les créant même dans une certaine mesure… car ces actes sont fondamentalement commis pour être vus par le monde… et nous on regarde en masse…

car trop facile d’être simplement un pauvre Charlie et de se laver les mains de ces crimes odieux… it takes 7 000 000 000 to tango…

bien sûr, ce n’est pas nous qui avons tiré sur la gâchette, mais on ne peut rester que simple spectateur/trice – et triste ou en colère – devant ces scènes d’horreur… on doit assumer une partie de la responsabilité de ces événements macabres, notre part de responsabilité… OK peut-être pas plus d’un sept milliardième de la chose, mais au moins ce sept milliardième…

car nous sommes humains, nous faisons partie de la grande famille humaine et à notre humble et limitée mesure, nous portons une part de cette responsabilité…. que l’on aime ou pas… que l’on veuille ou pas…

quand nous critiquons avec sarcasme et cynisme les politiciens, nous sommes ces agresseurs…

quand nous ignorons nos frères et soeurs et nos enfants qui souffrent, nous sommes ces agresseurs…

quand nous n’acceptons pas un point de vue opposé au nôtre et le rejetons et le dénigrons avec arrogance et condescendance, nous participons à cette dualité qui mène ultimement à la violence…

quand nous blâmons quelqu’un d’autre pour nos petites difficultés personnelles ou celles du monde en général, c’est une petite mitraillette que nous chargeons…

quand nous caricaturons les images divines de certaines religions, nous alimentons la guerre…

quand nous disons que nous ne sommes pas racistes mais… nous attisons les différences…

bien sûr, vous et moi sommes civilisés, nous sommes pacifiques, nous sommes des gens biens, nous sommes opposés aux armes et à la violence, mais nous faisons partie de ce monde… et nous portons une part, même si infinitésimale – de ce qui s’y déroule…

alors OK pour être Charlie et Kenyan, OK  pour être victime des attentats, mais on doit aussi assumer la part d’ombre de cette victimisation… nous vivons dans ce même monde qui fait en sorte que ces crimes sordides se déroulent… et nous regardons ces événements se dérouler – à distance Dieu merci – dans notre monde…

car on ne peut que s’offusquer de ces crimes – peu importe les motifs – et remettre la responsabilité aux grands et/ou puissants et/ou fous de ce monde… ceci est notre monde et nous sommes aussi bien les victimes de ces actes que les bourreaux…

trop facile de se déclarer Charlie sur son mur Faccebook, de prendre un abonnement et de continuer sa vie sans se trop poser de questions… les gens de Charlie ont assumé leurs gestes et savaient ce qu’ils faisaient en le faisant… moins facile de comprendre le rôle des étudiant(e)s du Kénya, ou toute autre situation impliquant des victimes de gestes aux apparences gratuits… mais tout cela se passe devant nous, et en nous… car nous sommes ce monde, dans toutes ses parties…

pas que noir ou blanc ce monde… des milliards de nuances de gris…

nous sommes Israëlien(ne) et Palestien(ne)… nous sommes Catholique et Musulman… nous sommes croyant(e) et athé(e)… nous sommes eux autres et nous autres… nous sommes les gentils et nous sommes aussi les méchants…

11044624_10152954710182819_2696764858958182291_ntraduction : les gens méchants ne me dérangent pas… les gens méchants qui se déguisent en gentils me dérangent beaucoup

un certain dicton avance que je suis responsable de tout ce que je penses et de tout ce que je  sens… mais aussi de tout tout tout ce qui se passe dans mon monde…

je suis 100 % humain(e)… je suis le monde entier

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tenez… pour tenter de faire un peu de sens de toute cette folie…

“When we don’t want something, even things that make us suffer, it’s the same as desiring something but in the opposite direction.  When we accept whatever arises in our lives, even the perceived suffering, suddenly, everything becomes peaceful again.”  

– Tenzin Jampa http://www.tenzinjampa.com/accepting-suffering-for-peace/

nous sommes la nature et rien n’arrêtera notre élan

10995925_10153051536721211_9027983439688035828_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 114 et ça monte – et ça descend…

que c’est rafraîchissant, que c’est inspirant, que c’est encourageant de lire cette lettre commune…  et pas des 2 de pique à part de ça…

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/436476/manifeste-pour-un-elan-global

que je les aimes ces gens-là… même si je ne les connais pas… car je m’y reconnais….

que je m’identifie à eux et elles, à leurs valeurs, à leurs idées, à leur frustration mais surtout à leur simplicité… volontaire ou pas… simple ou pas…

oh que oui, vous pouvez bien dire que nous sommes des rêveurs, des penseurs et penseuses roses, des rosythinkers… 

eh bien dans ce cas, moi aussi je pense et je vois rose… comme eux et elles, comme les signataires…

alors oui, moi aussi je suis un mou, une moumoune même du développement… en plus du rose, je pense aussi vert, je pense doux, je pense au futur, je pense loin dans le temps, je pense durable… je pense et penche de plus en plus vers le moins…

moins vite, moins grand, moins de ressources, moins de déplacements, moins de gaspillage… moins de magasinage… et de moins en moins de pétrole, pour de plus en plus de solaire et d’éolien…

de plus en plus de science, avant d’agir comme le faisaient nos bons pères de famille… car si jadis le gouvernement disait agir en bon père de famille, je veux, que dis-je j’exige, que le gouvernement du môman devienne maintenant une mère de famille sensés, écolo, bio et grano s’il le faut… car môman a raison… pendant que popa chauffe son char…

bien sûr, les objecteurs de conscience demanderont si ces gens ont vendu leur voiture pour ne prendre uniquement que le transport en commun… bien sûr que les négationnistes du réchauffement riront de ces bien pensants qui jouent les vierges offensées de la terre mère… bien sûr que les économistes riront des visées bon enfants de ces écologistes…

mais pourquoi pas une éconologie ? une économie économe éco et logique ? équilibrée ? réductionniste et étapiste dans ses ratatinages ? pourquoi pas une économie plus verte ? une écologie verte qui ne roule pas dans le rouge sans saigner à blanc les passagers des bancs arrières ? hein pourquoi pas ?

bien sûr qu’on ne lâchera pas le pétrole demain matin… on est verts mais pas épais. oui on roule encore en char mais on est aussi lucides… et ce n’est pas ce que disent les signataires de cette lettre vous concombres à gros spots de dents vertes qui arrivez avec vos arguments massues et vos  faits surmâchés… trop pillées vos patates…

ce que disent ces gens c’est qu’il faut prendre un nouveau tournant… c’est qu’il faut penser autrement… c’est qu’il faut agir rapidement car le temps presse… encore plus que les presses à dollars… et les pipelines qui fouinent partout dans la cour des grands… mais aussi et surtout des petits…

le pétrole ? c’est pas encore out mais ça s’en vient… bien… tôt… ou tard…

faut penser soleil, faut penser vent et autres éléments… car la terre nous a enduré mais pas certain qu’elle ne se tannera pas… et les ressources sont là… suffit d’adapter d’autres façons de faire, faut voir autrement, agir localement mais penser globalement… et pas que des slogans ça les enfants… une nouvelle façon de voir, une nouvelle façon de faire…

car la terre est fragile, la terre est à boutt… on ne peut plus continuer à lui fouiller les entrailles sans qu’elle nous vomisse sa vérité en pleine gueule… on peut attendre qu’il soit trop tard, mais on est pas obligés… on switche du brun pétrole au vert espoir, au vert nature, avec pourquoi pas une touche de rose ?

et si vous êtes de ceux qui défendez le système actuel, les gros bazous et le gros jus brun et bitumineux made in Alberta, lisez ça… mais pas certain que vous lisiez beaucoup vous autres…

http://reseauinternational.net/pourquoi-les-gens-defendent-ils-des-systemes-injustes-incompetents-et-corrompus/

alors on prend nos rêves et on en fait une nouvelle réalité ? tchoo tchoo, all aboard !

 

coucouticocos

1620734_858976394147544_4784117176883816685_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 115 et ça monte – et ça descend…

traduction : maman je suis désolé si tu es fatiguée… ben non, j’niaise… ça me dérange pas

all right ! vendredi sein… je sais je sais un peu têteux mais que voulez-vous ? un éternel enfant ce chroniqueur… alors de quoi on parle ? sinon des enfants en ce sein vendredi à la veille du week-end le plus chocolaté de l’année…

car il ne faut pas s’enfouir la tête entre les deux seins de la mère providence, Pâques, tout comme la fête de la première naissance du plus grand ptit Christ de l’histoire, est une fête commerciale qui s’adresse principalement aux enfants… mais on prend leurs parents comme cibles premières et en otage… dur dur week-end pour les ptits diabétiques…

alors chronique hommage aux touts ptits choux et ptites chouettes… chouette…

ces touts petits que j’aime d’amour, ces petits êtres que je sens, comprends et avec qui je me sens toujours connecté, sont fondamentalemômant égoïstes … ces ptits humains avec qui j’aime faire le fou, même le fol s’il le faut… avec qui j’apprécie tomber directement dans le moment car avec les touts petits et petites, toujours dans le môman présent.. car toujours un présent pour les enfants leur môman… mais en même temps, sans pitié pour elles, surtout la nuit…

alors chronique coquine, mischievious comme diraient certaines Francines et François… une chronique à deux sens, l’unique et l’autre, dont on ne connait pas la direction… mais toujours double sens dans la vie… surtout chroniquemôman…

l’image ci-haut, et les mots qui l’accompagnent, sont quand même parlants non ?

les enfants sont des êtres  formidables, attachants, spontanés mais terriblement égoïstes et exigeants… ils vivent surtout pour eux et elles, sur leur nombril… jusqu’à qu’il sèche… et jusqu’à ce qu’ils et elles apprennent l’empathie, la capacité de se mettre à la place de l’autre… même si certains apprennent mieux et plus vite que d’autres…

car dans au fond de notre nombril qui demeure toujours un peu humide et odorant, nous restons toujours des enfants, malgré l’accumulation des centimètres et des kilos et de la connaissance infuse de même que de l’apparition de poils de tout acabitte…

malgré que l’on devient des grandes personnes, sommeille en nous toujours un ptit coco… on reste des bébés toute notre vie quoi !

nous restons des êtres fondamentalement égoïstes, des êtres qui doivent trouver le bonheur en nous car on ne peut donner ce que l’on a pas reçu dit-on… dit-on…

quand même impressionnant ce que les adultes peuvent faire dire aux enfants…

surprenant comment on peut attribuer aux enfants des idées machiavéliques – mais qui contiennent quand même une certaine part de vérité… car celle-ci sort de la bouche de ceux-ci dit-on… dit-on…

celle-ci est cute, dans le genre alimentaire… drôle et vraie… à souvenir pour nos vieux jours…

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mais celle-ci bas est ma préférée… vraiment twistée non ?
406154_542034415821697_2071386853_nje vais t’empêcher de dormir en braillant toute la nuit et au ptit matin, je vais têter les seins de ta femme…

épeurant ça les boys non ? et après on se demande pourquoi certains gars hésitent avant de dire oui à avoir des enfants…

et celle-ci, rock’n’roulante… pour les grands et grandes musicophilous…

viaLori MascoloDave Haze

mais malgré nos débuts plutôt centrés sur l’autosurvivance et notre nombril, la capacité de s’attacher, de se voir en l’autre et d’aimer finit la plupart du temps à se développer… l’humain est fondamentalement bon, capable du meilleur… et du pire bien sûr, mais pour la plupart capable d’amour, de soi et de son prochain, et sa prochaine…

1011769_10152321804432859_784001956_ncomme le dit le Bouddha, tous les êtres tremblent devant la violence, tout le monde craint la mort, tous aiment la vie, se voient dans les autres… alors qui peut-on blesser ? quel mal peut-on faire aux autres ?

car malgré ce que l’on peut percevoir d’expression de haine et de déshumanisation en la bibitte humaine dans les divers médias, cette bibitte humaine est fondamentalement bonne… bien sûr, quelques tôtons dans la grosse gang, mais en général, du bien bon monde nous les enfants du monde…

un peu le sens de Pâques non ? une fois le chocolat englouti…

10487479_652816728147624_4917295631271973799_nretrouver son coeur d’enfant, sentir à partir de là..

et parlant d’enfants et de maternité, je vous invite à visiter le blogue de cette witty mama qui s’intitule Montée de lait… quelle créative façon de transformer une potentielle dépression post-partum, car avoir un enfant c’est souvent le début de la période post-party

http://monteedemilk.tumblr.com

pour donner le (tô)tton (excusez-là) deux de ses photos, celle-ci tirée de son blogue :

Capture d’écran 2015-04-03 à 07.38.09l’autre de sa page Facebook :

Capture d’écran 2015-04-03 à 07.38.35un sein c’est bien, mais deux c’est mieux !

bon vendredi sein les ptits pits pits… beaucoup de beaux mômans ce week-end…

et on se revoit après la grande digestion chocolatée, tsé comme la mouche… souriez si vous la pognez, la joke pas la mouche…

*&?$ ?&$ #?&*( &%$ ? fuck @#@ ;-)

179968_10151755415495623_1682982221_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 116 et ça monte – et ça descend…

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it smells fishy, trouvez pas ?

 

 

ciboulot de belle giboulée

unnamed-1millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 117 et ça monte – et ça descend…

hier était ce genre de journée…

unnameddu genre grosse neige lourde de la fin mars…

du genre : si c’était en décembre ça serait wow wow wow !

mais plus du genre : wo wo wo car c’est fin mars big time… lente fin de mars en masse…

mais ici, dans mon parc d’introspection, c’était : wow wow wow en masse en cette fin de mars…

oui, mon parc d’introspection, car comme un enfant roi au milieu de soi en la forêt ici le chroniqueur… je me sens comme un maître des lieux, dans un immense parc d’introspection comme un grand bébé gâté dans une shoppe à bonbons, car gâté je le suis… et enfant roi aussi… de vivre ainsi entouré d’épinettes pleine de bière, de bouleaux en eau et d’érables en sirop…

mais hier c’était des millions de petites boules d’anges qui tombaient des cieux, des millions de mottons de ouate, de la ouatette, des boules de plumes de poules, pock pock pock, blanches, grosses, parfois légères et fofolles, parfois drues et sérieuses… mais parfois les flocons étaient tellement lourds qu’ils faisaient du bruit à leur contact au sol, ou sur moi… pock sul’ploque…

si certain(e)s avaient des pensées suicidaires à cause de l’hiver, hier était une journée de grand risque, une journée de tous les possibles… car lorsque l’hiver s’étire comme ça, la patience s’étire aussi… plus ou moins que l’hiver c’est selon… mais toujours risqué ces tempêtes de fin mars… ce climat à nous nous rend résilient(e)s, patient(e)s, délirant(e)s, critiquant(e)s… et chiâleux…

mais quand on vit dans ce paradis qu’est ici, et qu’on oublie la date, ce manque d’Head and Shoulders divin qui se manifeste du paradis sur nous humbles humains demeure beau et chaud… et fin… et infini… et infiniment beau… quand on réussit à oublier le temps qui passe, toujours beau le moment qui reste… la neige qui tombe, l’hiver qui s’étire comme la tire Ste-Catherine du 25 novembre… de novembre à avril l’hiver qu’on se le tienne pour dit… qu’on aime ou qu’on haïsse…

pour les amérindiens il y a au moins quelques printemps… ils ont des noms pour chacun que j’ai oubliés…

le premier printemps est celui-ci, celui qui annonce le début de la fin… de l’hiver, genre l’entrée dans la période du début des soins palliatifs… moins fort l’hiver mais pas encore mort le bonhomme…  pas vraiment le printemps le 21 mars, qu’une date qui nous donne un peu d’espoir… encore un bon mois d’attente patiente et impatiente, un mois de langueur et de longueur… avant qu’un peu de vert ne vienne percer… on a même hâte aux bibittes…

vous souvenez-vous il y a quelques années ? il avait fait 27 degrés en mars… pas cette année… et bizarrement ce grand froid de cet hiver est causé par le réchauffement de la planète…

définitivement, plus ça change plus c’est pareil… long en mars l’hiver…

mais vu d’ici, très OK mars… surtout le 31…

poisson d’avril… en avance…

 

 

docteurs Wealthys

Capture d’écran 2015-03-30 à 07.20.49millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 118 et ça monte – et ça descend…

traduction : ces trois médecins sont maladivement riches… perception personnelle du chroniqueur…

suivez ce lien ci-bas… ou pas… mais ça dit tout… (OK OK j’ai copié-collé le texte à la fin de la chronique pour vous éviter un clic)

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201410/18/01-4810365-les-millionnaires-de-la-sante.php

bravo Monsieur Bergeron, retraité de Québec…

en ce matin où plusieurs étudiants en médecine du Québec vont prendre la rue, pour, espérons-le, ne pas se faire tirer dans la face par les forces du désordre – voici une montée de pénicilline envers nos trois bons Dr Welby (ici la joke du titre 😉

c’est rare que ce chroniqueur sorte son méchant et crache son venin, mais le serpent n’est-il pas le symbole de la médecine ? poison et antidote…

je dis bravo à Mr Bergeron car il dit clairement et directement ce que je pense, et probablement ce que plusieurs d’entre nous pensons…

en fait, je dis merci à nos 3 mousquetaires MD (dont l’un est retourné, avec une autre prime en prime à sa pratique et à son restaurant de fast-food)… les 3 mousquetaires étaient 4, les nôtres ne sont maintenant que 2, coupures exigent…

merci messkieurs de la santé qui surfent sur la controverse austère de nous montrer le type de comportements que l’on ne veut plus jamais voir de la part de nos dirigeants qui manient tout… merci de nous écoeurer assez des amuseurs publics (j’allais écrire «abuseurs» mais mon correcteur en a décidé autrement et a changé pour amuseurs, mais peut-être que c’est lui qui a raison finalement, vaut peut-être mieux en rire, jaune ou autre)…

car lorsqu’on lit l’opinion de Mr Bergeron, l’évidence nous rend un peu lucidement malade…

chers ducktape (chers dans le sens de ce que vous nous coûtez, et ducktape juste parce que ça sonne comme docteur et que ça bouche l’expression de l’opposition), j’ai comme un malaise chronique… je ne me sens pas bien en vous regardant aller… c’est localisé un peu partout dans mon corps, surtout au niveau du coeur, ça fait mal… dans ma tête, c’est comme engourdi… et dans ma poche, y a comme un trou… et mon moral subit une baisse de pression significative quand je vous observe gouverner…

merci de remettre les choses en perspective pour moi cher trio sympathique de Mc Do… car j’ai longtemps crû que le problème avec la politique était le fait que c’était une gang d’avocats qui menaient le jeu… je vois maintenant que si on confie nos affaires publiques à des toubibs or not toubibs, la santé notre état ne s’améliorera pas nécessairement…

en vous regardant aller mes ptits Welbys, je me dis que la place d’un bon docteur c’est à l’hôpital et non au parlement… mais ça ce n’est que mon humble diagnostique… les jeunes futurs médecins dans la rue, les vieux has-been médecins au parlement… vous devriez les écouter nos jeunes car ils disent quelque chose d’important… sans parler de la presque totalité des médecins su système qui sont opposés à vos coupures chirurgicales mais dirigées vers les mauvaises cibles… ça vous tenterait pas de couper les paradis ?

alors cher trio de gros bébés gâtés du système, merci de m’avoir permis de laisser sortir un peu de steam, ma pression est dorénavant revenue à la normale… je vais arrêter ici car de toute façon, pas mal certain que nos commentaires ne font pas le tour de votre taille pour atteindre… en fait c’est à moi que j’écris… merci quand même…

P.S. grâce à vos coupures austères de… un café de rue dans Lanaudière vient de fermer ses portes car il est short de quelques milliers de $…

let’s go, on coupe dans le gras… watchez-vous les ptits gars, euh gras… !

____

Les Millionaires de la santé
MARCEL BERGERON
Retraité, Québec

Le Dr Barrette a contribué plus que n’importe qui à l’explosion des coûts de santé en négociant pour les médecins spécialistes des augmentations dont ils n’osaient pas rêver eux-mêmes. Une fois la job bien ficelée, il a empoché une grasse compensation de sortie et est entré en politique comme ministre pour «mettre de l’ordre dans le système». En gestionnaire lucide conscient des limites de ce système, il retrouve la mémoire et souligne la nécessité de se serrer la ceinture.

Pour éponger un déficit dont il a lui-même accru la gravité, il compte effectuer des coupes dramatiques, non pas dans le salaire exagéré des médecins, mais partout ailleurs. En fait, ces coupes serviront essentiellement à financer les augmentations de ses confrères, et ce n’est pas sa petite mise en scène gueularde où il fait passer pour un exploit l’étalement superficiel de salaires coulés dans le ciment qui gommera les effets récurrents de cette catastrophe. Comme comble de cynisme, c’est difficile de grimper plus haut.

Le bon Dr Bolduc, pour sa part, a profité sans aucun état d’âme des failles d’un système qu’il connaît à fond. Légalement, il ne peut être poursuivi, mais il s’est définitivement discrédité en jouant sur les mots et en garnissant son compte de banque avec de l’argent qu’il n’a pas gagné. Le comble de l’ironie, c’est qu’il soit titulaire du ministère de l’Éducation ; quel beau modèle d’égoïsme et d’abus de système à offrir à nos jeunes!

Le Dr Couillard, enfin, profitant de sa formation de spécialiste, essentiellement subventionnée par le système d’éducation du Québec, a préféré monnayer ses services à grands frais en Arabie saoudite pour profiter de paradis fiscaux avantageux au lieu de faire bénéficier la population du Québec de ses compétences. Là encore, il n’y a rien d’illégal à tourner le dos à la société qui l’a formé pour améliorer son sort, mais, moralement, son égocentrisme laisse planer un doute suffisamment important pour que l’on se questionne sur son jugement et sa capacité à prendre en compte de façon désintéressée les intérêts des Québécois.

Le plus incroyable dans ces exemples d’abus de système et de conflit d’intérêts est de constater qu’aucun de nos ministres nouvellement millionnaires ne semble avoir conscience de la gravité des dérapages éthiques dont ils se sont rendus coupables. Leur attitude d’enfant gâté qui considère comme légitimes des manoeuvres éthiquement intolérables aura un effet pédagogique très négatif à long terme sur notre société et déteindra inévitablement sur tout l’appareil gouvernemental. Beaucoup de petits futés auront maintenant la tentation d’imiter les «modèles de réussite» qui nous dirigent avec autant d’élasticité morale.

Cette nouvelle – ou très ancienne – manière, cynique et corporatiste, de gérer les fonds publics n’augure rien de bon pour l’avenir économique et social d’un Québec à bout de souffle qui doit désormais s’en remettre à des gestionnaires qui, les deux mains enfouies dans l’assiette à beurre, adoptent des comportements d’enfants-rois.