Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

Inch’Allah

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♥♥♥ – 28/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: lorsque le temps arrive pour quelque chose de nouveau, tu vas le sentir… tu sentiras un désir de laisser aller, de te délester de vieilles pelures, de bouger, de re créer (créer de nouveau… tu vas le savoir parce qu’il y aura de subtils changements tout autour de toi… tu vas laisser partir le «vieux stock» parce qu’en fait, tu fais de la place autour de toi pour ce qui s’en vient… fais confiance à ce processus… sache que la vie ne nous retire rien à moins qu’il y ait quelque chose qui ne vienne le remplacer… – Brianna West

y croyez-vous vous ?

à ce genre d’affirmations pleines de promesses ? que le vieux stock part de lui-même pour faire de la place pour du plus juste, du plus actuel, du plus fitting au right here right now ?

moi je ne sais pas mais suis tout à fait ouvert à y croire…

pas avec une croyance aveugle ou forcée, juste une croyance curieuse, ouverte, willing !

car en fait, toujours du neuf la vie, toujours du plus juste par rapport à ce qui était…

un passé toujours un peu décomposé qui se transforme inévitablement en subjonctif présent…

j’ai écrit ci-haut subjonctif sans trop me rappeler avec précision ce que cela signifie et voyez ce que j’ai trouvé sur un dictionnaire virtuel de définitions :

Le subjonctif est par excellence le mode de l’incertain qui souligne les possibilités de réalisation d’une action mais peut aussi les mettre en doute.

alors tout à fait approprié avec la citation, sinon avec la situation, mais pour celle-ci, plusieurs possibilités selon nos différentes réalités, alors je vous laisse la vôtre…

mais ce matin, en échangeant quelques mots avec une amie, un peu ce qu’on se disait sans trop savoir ce que l’avenir cachait dans le backstore

car parfois, on trouve que le vieux stock est là depuis trop longtemps en même temps qu’on est un peu craintif devant le potentiel du nouveau stock à venir…

et souvent le sentiment connu qu’apporte le vieux stock est plus confortable que l’incertitude de nouveau stock à venir…

quand en fait, l’ultime nouveau stock à venir au bout de la route est la mort de notre propre corps… et même ça, et in between, que de l’inconnu, full inconnu

qu’on aimerait prédire en allant voir des voyantes, des liseuses de bonnes aventures, en tirant des cartes, en lisant dans les boules, de cristal, de Noël ou de bowling ! sans parler des feuilles de thé dans le fond de la tasse et qui auraient la capacité de définir la suite de notre route…

mais la réalité est qu’on ne sait jamais…

que tout est ouvert ou déjà prédestiné, as we wish… même prix…

et parfois, si on veut trop savoir, on risque d’essayer de forcer la main au destin, de le squeezer dans une certaine réalité imposée, décidée d’avance en fonction de ce qui a déjà été vécue… et en fonction de nos croyances, de nos peurs, de nos pré conditionnements… ou de nos rêves inavoués…

compliquée la vie quand même non ?

alors quoi d’autre que de garder ça simple et de faire confiance ?

d’espérer que tout se déploie avec perfection ?

que la vie se déroule telle qu’elle est censée le faire ?

et que de suivre son coeur ?

Inch’Allah !

as-tu 2 secondes ? as-tu 2 minutes ?

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♥♥♥ – 27/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

ce matin, en parcourant ma banque de memes, juste de même, excusez-là – c’est celle-ci qui m’a tout de suite attiré… par sa simplicité, sa générosité, sa candeur, et son auteur… oui, j’apprécie profondément Matthieu Ricard… un peu comme le Dalaï Lama… et Osho… j’aime les hommes qui ont le guts de porter des robes…

que ça soit 2 secondes par heure, ou 2 minutes, ou toute une vie dédiée à souhaiter le bien pour les autres, tellement ouvrant de souhaiter du bien, du bon, du bonheur aux autres, au monde entier…

un peu ça la prière non ? pas des demandes personnelles du genre je veux ci et je veux ça… que souhaiter le bien aux personnes de bonne volonté, et de moins bonne… souhaiter le plus juste à tout ce qui vit…

OK de se souhaiter du menoum menoum à soi aussi, mais à soi autant qu’aux autres, pas qu’à soi, à soi et à tous les autres car tous ensemble dans ce grand jeu… souhaiter du beau et du bon même et surtout ceux et celles qu’on considère nos rivaux/ales ou ennemi(e)s, ou ceux et celles plus ou moins différent(e)s de soi, le mieux, le plus juste, le plus beau, le plus grand… en tous cas le mieux adapté à ce qu’ils et elles ont besoin en chaque moment…

et parfois, la vie requiert aussi que l’on tasse ses propres besoins prioriser les besoins d’autrui… comme l’ont fait plusieurs personnes dans les derniers mois…

mais aussi faire confiance que peu importe ce qui arrive, quoi que ce soit, c’est toujours pour le mieux, car ce qui arrive est ce qui arrive anyway… même si on souhaitait autre chose… comme on dit en anglais, don’t sweat over the small stuff, and it’s all small stuff…

alors à nous d’accepter ce qui est et d’y trouver du sens…

comme ces enfants, apprécier et célébrer ce que l’on a et non avoir tout ce que l’on veut… car pas de fin à ce que l’on veut… et comme disait Osho, le désir n’est pas un problème, l’idée est remplacer les futiles objets de désir par l’ultime, celui d’être totalement vivant et vivante…

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car souvent, pas les plus riches qui sont les plus heureux…

apprendre à apprécier chaque moment, ce qui est, dans sa plus simple expression… là que réside l’une des grandes leçons de la vie…


et ci-bas, en prime, le décret de guérison et de libération, d’André Lima traduit du portugais…

*** DÉCRET DE GUÉRISON ET DE LIBÉRATION ***

Je me libère maintenant des ressentiments face à des expériences passées et je pardonne

Je me libère et pardonne à toutes celles, tous ceux qui m’ont fait du mal.

Je me libère et pardonne à toute institution, entreprise ou gouvernement qui a nui à ma vie.

Je choisis de pardonner et de me sentir en sécurité en même temps.

Je pardonne et je sais fixer des limites chaque fois que cela est nécessaire.

Je pardonne à la vie, à Dieu et à l’Univers pour tout type de situation dans laquelle je me sentais une victime.

Je choisis de dissoudre tout sentiment d’injustice, de mal, de colère ou de tristesse maintenant

Je me pardonne pour toutes les erreurs que j’ai faites et pour toute occasion que j’ai ratée.

Je me libère de la culpabilité et mets fin à toute forme d’autopunition.

Mon esprit prospère pardonne à tout le monde sans condition parce que je mérite de ressentir la paix intérieure et d’être heureuse, heureux.

Cette paix est mon essence même et je la laisse se manifester.

Je laisse le pardon nettoyer et détoxiquer chaque cellule de mon corps.

Toutes les personnes et les expériences qui ont traversé ma vie m’ont apporté un grand apprentissage. Je vous remercie donc toutes celles, tous ceux qui contribué à ma croissance et pour tout ce que j’ai vécu

Je pardonne aussi à ma famille, à mes parents et à mes ancêtres, quel que soit le type de souffrance qu’elles, qu’ils m’ont fait subir.

Ma paix intérieure est plus importante que tout attachement, émotions négatives et ressentiments. C’est à travers la libération de ces sentiments que je me libère complètement de toute complainte ou modèle de victimisation et je suis libre du passé.

Je prends désormais l’entière responsabilité de bâtir une vie de paix et de bonheur.

Mon esprit est ici et maintenant totalement concentré sur le moment présent, pour créer la vie de prospérité et d’abondance que je désire et que je mérite.

Je laisse le sentiment de gratitude grandir et s’étendre en moi encore et encore, vibrant dans chaque cellule de mon corps physique et de mon esprit, vibration de guérison, de nettoyage et de détoxification.

Je laisse cette gratitude s’étendre au-delà de mon corps, aidant à soigner l’environnement autour de moi, ma ville, mon pays, les eaux, l’air et la TERRE, ainsi que tous les royaumes et tous les êtres qui les habitent.

Ainsi soit-il

et parlant prière…

noms de Dieu

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♥♥♥ – 26/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

salut lecteur/trice…

t’ennuies-tu toi ? moi un peu… de toi, de vous.. alors quelques mots de moi à toi, de moi à vous ici et tout partout…

et comme c’est dimanche, le jour du Seigneur, plutôt que de discuter de choses et d’autres, pourquoi ne pas jaser de choses divines ?

et toi, comment comprends-tu cette citation ?

pour moi, pas tout à fait clair…

car habiter la maison de l’éternel, un peu ésotérique non ?

j’imagine que quand on passe de bons moments, on les voudrait durer toujours right ?

et j’imagine aussi que l’éternel c’est plus grand que petit moi… et petit toi…

et tant qu’à imaginer, j’imagine que l’éternel, c’est cette partie de nous, nous tous et toutes et chacun chacune, qui était là avant ce corps – ce corps par lequel on perçoit une certaine réalité limitée souvent – et qui persistera aussi après que this little body of ours aura lever les pattes…

drôle aussi car dans cette citation des psaumes – que je ne connais pas à part le nom et le fait que je pense que ça soit une partie de la bible – la demande d’éternel se présente à l’éternel justement…

peut-on remplacer l’éternel par Dieu ? j’imagine…

vous avez remarqué que j’utilises beaucoup l’expression j’imagine…

c’est que dans les choses de Dieu, je ne peux qu’imaginer, ne possédant aucune certitude… que des intuitions, que des indices… notamment la beauté…

mais je peux affirmer que je sens cet appel vers Dieu, vers le divin, vers l’éternel, de plus en plus fort, de plus en plus criant… même si je soupçonne que ce cri doit être chuchoté et chuchotant… pour ça que Jésus-Christ ?

j’imagine que si l’on parle d’éternel, on pense en unité de temps… mais peut-être qu’au-delà du temps, il y a aussi l’espace… et peut-être que Dieu est autant l’immensément grand qu’infiniment éternel ?

sur ce, comme le temps est encore une mesure, m’en vais préparer ma pratique musicale car mes ami(e)s collègues musiciens s’en viennent bientôt m’émerveiller avec leurs prouesses sur mes petits hymnes…

alors je me tasse et fais tout l’espace aux merveilleux mots de France-Marie Chauvelot…


Laisser en soi la place à l’Immense

On arrive à l’Immensité parce qu’elle nous attend au fond de nous-même.

Comment y arrive t’on ?

Tout le monde fait l’expérience de cette Immensité sans forcément mettre le mot juste dessus. Parce que le mot juste c’est que l’expérience spirituelle commence par l’émerveillement.

L’intérêt de l’émerveillement, c’est qu’il vous ravit à vous-même, ce qui signifie qu’il vous enlève à vous-même. Vous devenez l’objet de votre contemplation, ce que Stéphane Zweig appelle « Les heures étoilées ».

Chacun va les vivre dans son propre domaine, celui qui l’exalte. Cela peut être la musique, cela peut être l’art, cela peut être la beauté, cela peut être la contemplation, cela peut être la générosité, la prière, l’amour.

Tout ce qui nous exalte et qui fait tomber par là même nos frontières intérieures. Tout ce qui claque en nous les portes étroites de l’ego. Et justement, quand on est ravi, on est pris, on est emporté et on communique ce qui nous emporte. En se plongeant dans l’émerveillement, en devenant ce que nous contemplons, on l’irradie, on le transmet.

L’Immense est en nous, c’est à nous de la rencontrer, c’est une rencontre à faire en soi. C’est donc par une intériorisation, une intériorité, un silence …

Quand nous prenons conscience de ce que nous pouvons éclater de nos limites, nous comprenons que l’infini est en nous. La porte d’accès est chez chacun d’entre nous.

Un jour on découvre que l’on a une dimension infinie et comment la maintenir est la véritable question ?

On découvre que l’on a un espace particulier qui nous exalte, qui nous fait sortir de nos limites. Et puis nous suivons notre condition humaine.

On se lève le matin, on fait nos courses, on se couche et voilà. Il y a un moyen d’agrandir ces moments là, notamment par l’Amour, la gratitude et par l’élan généreux. La gratuité et le don de soi, c’est ce qui allume le monde !

Il est très important de préciser que l’oubli de soi est un ravissement au sens où nous l’avons précisé et non jamais un déni de soi. Ce n’est ni un déni, ni un mépris de soi, ce qui serait jamais qu’un retour sur soi puisque l’on passerait son temps à se dire « je ne m’aime pas », « je ne vaux rien » etc, ce qui est encore une forme de narcissisme quelque part.

C’est un oubli de soi par le ravissement, par ce qui nous élargit, par ce qui nous approfondit, par ce qui nous grandit et nous emmène.

C’est quand on est en contact avec ce qui en nous est plus grand que nous, que l’on s’oublie soi-même.


et ci-bas… témoignage d’éternel…

héros du rien du tout

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♥♥♥ – 23/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: n’importe qui peut trancher la gorge d’un dragon me dit-elle, mais essaie de te réveiller à chaque matin et d’aimer le monde entier à nouveau encore et encore… pour ça, ça prend un vrai héros, une vraie héroïne

petites journées de vacances extra ordinaires ces temps-ci… avec pas de dragons dans les parages… avec peu d’âmes – visibles – qui bougent aux alentours…

peu à faire et pas envie de faire quoi que ce soit d’autre que d’écouter chanter les oiseaux, principaux acteurs de mes jours ces temps-ci…

que prendre le temps de regarder passer le temps… ou le perdre ce temps qui dit-on n’existerait même pas… ou se perdre dans ce temps qui ne passe nulle part ailleurs que dans notre petite boîte du moment…

ou regarder couler et s’écouler le temps… faute de plage horaire, le sablier éternel sans fin ni fond…

ce temps, modulé par les rotations du soleil, et de la lune, sa douce compagne… et par les cycles et séquences de la nature terrestre… comme ce subtil changement de lumière qui, un moment donné bientôt quelque part au début d’août, nous annoncera que l’été fera place bientôt à une autre longue saison de l’intérieur…

comme je disais à une amie tout à l’heure via les ondes 😉 première fois de ma vie que je peux réellement me reposer… et le veux…

même si les multiples projets et autres illusoires to-do-list caquètent dans mon backstore, dans ma beatbox… mais de plus en plus fading out… car pas vraiment envie de faire pour faire… pas envie de faire simplement parce que juste pas capable de ne pas faire…

ne rien faire qui vaille… ah this ! rien d’autre que respirer – et même ça ça se fait tout seul pas simple la vie ? et capter le moment, et le laisser aller… pour observer un peu plus loin un autre moment passager… and on and on…

et comme on dit, si tu ne finis pas de ne rien faire aujourd’hui, tu continueras demain…

qu’un flots de pensées, de sensations subtiles, de moments qui passent… en nous, sur nous… et à côté…

en choisissant de ne pas regarder le monde entier via son écran pour un temps, on peut mieux voir ses dragons… ceux-là même à qui certains voudraient trancher la gorge, allez donc savoir pourquoi ? sympas les dragons non ?

et apprendre à se réveiller à chaque matin et se pratiquer à aimer le monde entier à nouveau, beau défi…

car imparfait autant qu’il est le monde, au fond que nous le monde, car que nous le monde… ce monde qui passe par nous, ce monde entier qui vit en nous…

avec le temps qui passe, passent aussi les ambitions, les désirs d’aller ailleurs, de se rendre à quelque part d’autre qu’ici… non avec le temps, on ne veut que se rendre… ici… souvent le plus loin qui soit…

bon moment cher lecteur/trice…

l’amour de soi, l’amour en soie

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♥♥♥ – 22/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: pratiques-toi à aimer jusqu’à ce que tu te souviennes que tu es l’amour
– Swami Sai Premananda

beau non ? incarner ça totalement ? beau défi… infini work in progress j’imagine… car l’amour est un grand mystère…

5-6 jours de sevrage de FB et un minimum de mainstream et autres sources d’info…

les sources et objets d’attention extérieurs diminuent, les yeux regardent de moins en moins un écran et davantage le dehors, et le mental ralentit dans la même mesure… sevrage en cours…

les choses environnantes prennent plus de place, les affaires du monde au contraire…

quand on limite le contact avec le monde extérieur médiatisé, on prend davantage conscience de celui de l’intérieur… l’horizon rétrécit, les sensations prennent plus de place, et le monde se transforme… lentement et doucement… décélération graduelle et relative…

car on vit beaucoup en fonction de l’extérieur… on ouvre nos yeux et la vie entre en nous… on répond, on réagit, on s’oppose… quand on ferme un peu les écoutilles, la vie émerge davantage de l’intérieur… et on se repose… en soi…

si on a la chance d’y vivre, la nature se révèle davantage, les oiseaux notamment, eux dont le chant occupe plus d’espace via nos oreilles…

et l’amour dans tout ça ?

l’amour est un concept qui a souvent plus rapport à autrui qu’à soi-même…

mais en mode restreint sur le plan social, l’occasion est idéale pour retrouver la relation à soi, reprendre son propre pouls, écouter ce que ça dit en soi… mais pour ça, un autre type d’écoute est requis…

alors que l’été bat son plein, très plein mais autrement, le monde intérieur se révèle et se réveille…

bonne écoute… et soyons cet amour… cet amour soyeux…

 

qui vivra jouera

♥♥♥ – 21/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

salut lecteur/trice,

je ne sais pas si vous lirez ces mots avant ou après avoir regardé la vidéo ci-haut… ou même si vous lirez du tout… 😉 mais salut quand même…

ptit son de vie du chroniqueur en cette pause virtuelle bien réelle…

comme je vous disais dans l’une de mes chroniques précédentes, pendant cette pause, je veux mettre du temps et de l’énergie sur la confection d’un nouvel album… en ce sens, j’ai commencé hier à regarder les programmes des divers organismes subventionnaires dans le but d’aller chercher du soutien financier…

mais pour les mêmes raisons pour lesquelles j’avais décidé de ne pas appliquer sur des postes de prof dans les universités après avoir reçu mon Ph. D. en criminologie en 2003, vraiment pas certain que je vais avoir la patience de parcourir la course à obstacles – aussi un jeu de serpents et échelles – des demandes de subventions et du remplissage de formulaires… mais peut-être aussi que je passerai par-dessus ou au-travers… on verra…

premièrement, je n’ai pas un parcours antérieur de vrai artiste – ayant seulement autoproduit un album avec les moyens du bord (et un créatif lutin technicien de son multi instrumentiste ambulant et de bon(ne)s ami(e)s musicien(ne)s bénévoles – grâce à une campagne de $ocio $ et fait quelques concerts – et de plus, je ne connais pas le langage bureaucratico-institutionnel du monde des arts… pas encore abandonné le filon mais gros gros doutes pour le moment devant l’ampleur de la tâche…

avant la pandémie, l’idée était de lancer une seconde campagne de $ocio$ le jour de mon anniversaire (alors que tous les ami(e)s FB de par le monde nous disent que c’est à notre tour de nous laisser rappeler l’amour) et explorer si mes ami(e)s seraient de nouveau au rendez-vous pour m’aider avec ma wannabitude musicale pour la take two

mais disons que le timing ne semble pas propice à demander des sous quand la situation économique est difficile pour tans de gens…

et voilà que cette fille, Amanda Palmer, dans ce Ted Talk de 2013 me tombe sous les yeux… quelle énergie, quelle ouverture, quelle force quand même…

évidemment, mauvais timing ici aussi pour partir sur la galère de cette façon… et pas nécessairement mon style de faire du couchsurfing, ni du crowdsurfing – mais son énergie et son entrain sont contagieux (excusez-là juste un tout ptit peu) et donne matière à réflexion… apprendre à demander de l’aide, that is a good question

peu importe la suite de la manifestation bidouienne de ce projet, dimanche prochain mes ami(e)s et collègues musicien(ne)s reviennent pour une deuxième séance agrémenter mes 13 hymnes en gestation et verra qui vivra…

l’idée est d’une part de peaufiner un peu le jeu de groupe et si Dieu le veut -et eux trois aussi – offrir quelques concerts ensemble… et d’autre part, au gré du budget trouvé en cours de route, installer le studio mobile de Charles dans l’église et enregistrer tout d’abord ma guitare sur une track initiale, puis ma voix (et/ou celle des choristes) puis d’y rajouter la contre-basse, puis le violon et la guitare et enfin quelques percussions lorsque propice… petit train ira ainsi… tout près ou un peu plus loin, mais toujours ici dit-on…

mais comme on dit aussi, qui vivra jouera…


et qui a vécu a joué… premier album disponible en ligne

https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut

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moment présent

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♥♥♥ – 18/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et bal masqué «de force»…

resalut lecteur/trice

que pour toi cette chronique… que pour vous…

tel que je l’indiquais hier, votre petit chroniqueur des grands chemins prend une pause des réseaux et des médias… alors que pour vous cette chronique…

pause afin de prendre un temps et un espace plus restreints pour me concentrer à vivre à plus petite échelle, à définir un environnement plus limité, ici dans la forêt, la nature environnante…

à voir ce qu’un présent plus lent voudra bien manifester au pas à pas, à un rythme plus lent, à plus courte vue…

comme l’été nous permet de le faire en plein air, nous poursuivons ici nos cérémonies à petite échelle, en silence, en musique et en introspection… en toute intimité crise sanitaire oblige…

à prendre le temps de fermer les yeux et de patiemment laisser monter l’inspiration du moment…

en ces temps incertains et fébriles socialement, il me semble plus important que jamais et ce pour chacun(e) de nous de se ressourcer et d’explorer l’espace en soi, de puiser dans le silence, de savourer chaque moment dans une simplicité toute spontanée, inattendue et imprévisible…

comme nous ne pouvons rien planifier avec certitude pour l’à venir, la situation nous force à vivre maintenant, à court terme, sans trop de possibilités lointaines… ce que l’on a toujours dit que l’on voulait faire, mais que nous ne sommes pas toujours habiles à faire… la vie nous y convie dès maintenant…

alors pour les prochains jours et semaines, je ne sais pas à quel rythme je posterai des chroniques ici sur ce blogue…

possible que je le fasse plus que moins régulièrement car j’aime vraiment l’acte d’écrire, j’apprécie la possibilité de me recentrer en moi-même face à un écran via un clavier, ce qui me permet de rassembler mes idées, de les exprimer et de partager réflexions et prises de conscience… pour mieux m’en distancier, et observer l’observateur de ce mental si actif…

en cessant de poster sur FB, je peux du même coup me permettre d’être plus personnel, plus intime, et de développer une relation plus directe avec vous, les presque 300 et quelques personnes qui ont pris le soin et le temps de s’abonner à ce blogue… seul accès à ces mots pour le moment… en famille donc…

disons que nous sommes en circuit fermé pour le moment…

alors au plaisir de partager quelques bribes de vie avec vous dans les prochains temps, et si vous avez envie de poster des commentaires en réponse à mes écrits, il me fera plaisir de vous lire…

bonnes vacances estivales si c’est le cas… sinon je vous souhaite de trouver une façon relaxe de faire ce que vous avez à faire…

je vous rappelle bientôt cher(e)s Ed 😉

 

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♥♥♥ – 17/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et bal masqué «de force»…

salut lecteur/trice…

comme il y a beaucoup de bruit sur les réseaux ces temps-ci, un peu trop aux goût de mes 2-3 ptits yeux et de ma cervelle de moineau, je vais plutôt aller écouter les oiseaux (justement) et serrer les arbres de mes bois dans mes bras pour les prochains jours… ou semaines…

question d’aérer mon âme, de ventiler comme dans laisser passer le vent, élever this little soul of mine et m’extirper temporairement de ce tourbillon social vicieux (dans le sens qu’il tourne en rond, quoi que…)…

je vais aller prendre un peu d’altitude, adopter une autre perspective, faire de l’espace dedans et autour et reseter la machine…

je suis sur les réseaux principalement pour garder contact avec mes ami(e)s de par le monde, de même qu’à la recherche de beauté sous diverses formes, mais ces temps-ci, flotte dans la toile beaucoup d’interférences: peur, mépris, arrogance et méfiance, sans parler des fausses croyances – mais est-ce qu’une croyance peut être vraie anyway right ? car elle me semble souvent ne l’être que jusqu’à preuve du contraire…

LA source de la vérité doit être ailleurs… higher…

tellement de bruit ici-bas que ça en contamine jusqu’à la moëlle de nos os, s’inscrivant dans la chair de notre chair, s’immisçant subtilement jusqu’à l’âme me semble-t-il parfois…

on dirait que plusieurs personnes ont peur de perdre leur liberté ces temps-ci, mais la réelle liberté se trouve-t-elle principalement ici bas ? pas un peu plus haut ?

alors un peu d’élévation me semble requise, une remise à niveau…

une certaine distance… pour s’élever au-dessus du bruit ambiant, pour aller explorer des ailleurs higher et retrouver la perspective de l’aigle…

je vais donc aller à la recherche d’un peu de vide et de silence forestier et m’éloigner de ce trop plein de mondanités…

j’en profiterai pour travailler également sur un deuxième album, sur lequel 3 amis musiciens m’accompagnent déjà… dring dring wow wow…

je partagerai peut-être quelques bribes ici et là sur ce blogue si les mots débordent de minha cabeça pendant cette période indéterminée mais je m’éloignerai de FB et des principaux médias… pour un moment du moins…

alors à la revoyure…

coeur net, distance et empathie

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♥♥♥ – 16/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et bal masqué «de force»…

traduction: je choisis d’être une personne qui voit le bien et le bon en autrui, qui juge moins et qui aime davantage… mais je choisis aussi de m’aimer suffisamment pour savoir quand m’éloigner et aimer à distance… – Anna Grace Taylor

ces temps-ci, plus que jamais envie d’une certaine distance…

car les vibes sociales sont weird, sur le net en tous cas, principal lieu de rencontre actuel si on sort peu ou pas… clivées et clivantes, baveuses, savantes, sarcastiques et méfiantes les vibes…

on voit ici et là sur les réseaux des : je respecte ton opinion mais… gros gros ce mais… et plein de sous-entendus…

ici, dans la forêt, beaucoup plus harmonieux… les oiseaux chantent juste… les arbres se bercent dans le vent sans peur ni résistance… les éléments dansent…

même si on peut ressentir un certain élan d’isolement envers ce courant de négativité ambiant, comme on fait partie de cette société, on s’informe quand même un peu…

sur les ondes, certaines personnes appellent conformistes, endormi(e)s, moutons – moutruches même (cute ça non ?) – les gens moins dérangés qu’elles par les diverses mesures de prévention sanitaires…

count me in si vous voulez, no problem with that… bêêê non…

un masque obligatoire dans les magasins ? sure… comme les vêtements… comme les ceintures de sécurité en auto… comme les lignes d’attente… comme d’autres restrictions à nos libertés individuelles… c’est ça vivre en gang… et on le fait quand même pas si mal ici… alors pour la dictature, on repassera…

oui je crois plausible le fait que des individus peu scrupuleux veulent tirer profit de cette situation, peut-être même qu’ils l’ont créée…

oui je crois plausible le fait qu’il existe de la gammick derrière cette pandémie qui n’en serait pas une aux yeux de tous… question de gros bidous for sure

oui je crois plausible le fait que les pharmas sont plus attirées par les profits que par la santé et la qualité de la vie…

oui je crois plausible le fait que les autorités tentent de contrôler la situation, car qui voudrait avoir sur la conscience des milliers de morts, d’un coup que ça serait vrai les dangers réels de ce virus ? je mets au conditionnel car difficile d’en avoir le coeur net…

anyway, plus facile de critiquer dans son salon que lorsqu’on a la responsabilité de contrôler ou enrayer une épidémie… je n’aimerais certainement pas occuper ce rôle social en ce moment that’s for sure

ce que je constate d’ici, entre les 4 murs de mon ordinateur, c’est qu’il y a beaucoup de colère et de mépris envers ceux et celles qui respectent les directives de la part de ceux et celles qui contestent la réalité même de la situation actuelle, port du masque inclus…

je respecte vos opinions mais

êtes-vous certain(e)s de ce que vous avancez ?

avez-vous double checker vos sources ?

100 % certain(e)s que vous ne le pognerez pas ce cher Covid ?

certains que vous l’avez pas déjà passé à l’un(e) de vos proches sans le savoir ?

certains que personne n’en meurt pas réellement ?

let see…

vous pouvez nous traiter de moutons le reste du troupeau et moi – quoi que je préfère moutruche personnellement – car en effet, je choisis souvent de me mettre tête dans un trou de réalité différent du vôtre… celui de l’espoir et de la bonne volonté… au service du bien du plus grand nombre… malgré l’avarice et les désirs twistés de certains…

car lorsqu’on regarde dehors parfois, surtout par la fenêtre obtue et biaisée de notre ordinateur, on voit des affaires qui n’existent pas nécessairement… du moins pas exactement telles qu’elles peuvent sembler l’être dans une certaine réalité… alors important de savoir garder un certain doute face à nos certitudes…

je préfère faire confiance, jouer safe s’il et quand il le faut, et penser en terme de gang… avec le plus de respect possible même si et quand certaines réactions me déclenchent…

et à une certaine distance de mes semi certitudes afin de garder le coeur net…

car je crois que le coeur de tous et toutes est net net net au fond…


si vous avez le temps de lire davantage, ci-bas 4 textes représentants 4 histoires différentes et touchantes…

que 4 parmi  8 000 000 000 et quelques d’autres histoires humaines…

4 points de vue qui donnent un peu de perspective sur une situation qui est très complexe…


ci-bas le texte d’une infirmière vu sur FB (dont je ne retrouve plus le nom mais y a sa photo)

Je travaille depuis le mois de mars sur un rythme de travail qui m’est imposé, sans avoir le droit de refuser. En choisissant mon métier, j’étais consciente qu’une pandémie, c’était dans les possibilités avec les conséquences sur ma vie privée qui viennent avec. Je porte le masque et les lunettes de protection plus souvent et longtemps que je ne dors et ce, depuis le 13 mars.

Je pourrais pratiquement grimper les murs tellement mes mains sont rudes. Je vois à peu près pas mes enfants. Nous avons réinventé le fonctionnement de l’urgence de A à Z. À tous les jours, on avait de nouvelles procédures toujours plus contraignantes. Les infirmières ont trié les patients dans des tentes à -10 et à 40 degrés.

Si le port du masque vous ramène à la perte de liberté et au contrôle, amenez des suggestions concrètes, fonctionnelles et sécuritaires. La population est déconfinée, pas nous qui travaillons dans la santé. Est-ce qu’on peut juste mettre toutes les chances de notre côté mettons? C’est comme mettre un casque ou une ceinture en auto; On trouve ça inutile et contraignant jusqu’au jour où ça sauve la vie d’un proche ou de nous mêmes.
Je vous épargne les détails de notre quotidien, on met tout en œuvre pour votre sécurité covid ou pas, c’est notre responsabilité. La vôtre, c’est d’être de bonne foi. Comme ça, on va pouvoir dire qu’on travaille tous ensemble pour le bien-être collectif.

 


« Pourquoi je suis contre le port obligatoire du masque (texte très modéré déjà posté sur mon mur FB)… par François Drouin

J’ai longtemps hésité avant de m’exprimer sur ce sujet car, contrairement aux positions tranchées de certains, je ne trouvais pas cette question si évidente. Maintenant, après avoir laissé le tout mûrir à l’intérieur de moi, je suis prêt à partager où je me situe.

C’est un point de bascule pour chaque personne car nous assistons à un débat de société qui en précédera plusieurs autres, sur des variantes similaires. Nous vivons l’histoire avec un grand H.

D’emblée, je vais résumer ma position de la manière la plus simple possible: je suis opposé à cette autre mesure de contrôle mais pas pour les raisons que je vois défiler sur mon fil Facebook depuis quelques semaines.

D’abord, je ne me sens pas à l’aise de parler de dictature pour le port obligatoire du masque dans les transports en commun et les lieux publics fermés, pour ne pas manquer de perspective par rapport à ce qui se passe véritablement dans les totalitarismes. Corée du Nord et Québec, même combat? Euh, non.

Ensuite, je trouve fallacieux d’affirmer de façon péremptoire que les personnes qui choisissent de porter un masque le font par soumission à l’autorité. Ça pue la prétention et le mépris.

Enfin, sauf exception, je trouve ridicule d’avoir peur pour sa santé en portant le masque sur une courte période. Croire que ta santé sera compromise parce que tu portes un masque 30 minutes en faisant ton épicerie, c’est une croyance qui ne tient pas la route. Alors, je comprends les « yeux en l’air » des pro-masques devant ce type d’argument d’une faiblesse abyssale. Quant à ça, aussi bien arrêter de porter des foulards l’hiver, c’est probablement dangereux aussi pour notre santé.

Non, mes réserves n’ont rien à voir avec tout ça.

Mon opposition est d’ordre philosophique. Vous me direz, c’est certain, tu es un sacré rêveur! Eh non. J’ai les deux pieds ancrés dans la réalité que nous sommes en train, collectivement, de transformer notre rapport à la vie. Nous vivons un changement de paradigme majeur, au-delà de la crise du coronavirus. L’impact concret dans le réel suivra très rapidement car tout part des conceptions que nous pouvons formuler dans notre esprit.

Il est maintenant correct et même souhaitable, pour la vaste majorité de la population, de contraindre les individus à accepter des mesures sanitaires pour le « bien-être du plus grand nombre » ou plus simplement parce que « la science le dit ».

Je n’adhère pas à cette vision, à mon avis potentiellement plus destructrice globalement que le mal qu’elle prétend combattre.
Cela mène tout droit à une prétention quasi-religieuse sur le corps d’autrui, nappée d’une bonne dose de culpabilisation envers les personnes qui n’acceptent pas de se subordonner aux conceptions médicales modernes. Je vais maintenant rejeter avec force cette supériorité morale déguisée en conscience sociale, en disant à certains pro-masques: « Back the fuck off ».

Votre doigt accusateur, vous pouvez vous le rentrer où je pense. Qui sait, ça vous fera peut-être même du bien.

En cinq minutes avec n’importe qui, je pourrais lui démontrer que TOUT LE MONDE est égoïste avec ses choix de vie, c’est juste un peu différent pour chaque personne. La vérité c’est que nous sommes toutes et tous des êtres profondément égoïstes. Nous faisons bien peu pour transformer la barbarie et la cruauté.

Vouloir rendre honteuses les personnes qui ne portent pas le masque, pendant qu’on achète certainement soi-même des vêtements ou des chaussures fabriqués en Inde par des enfants dans des conditions dignes de l’esclavage, c’est sûrement une des plus grandes hypocrisies de ce jeune siècle.

Admirons l’étalage de la fausse vertu et de la bien-pensance dans toute sa gloire: je porte un masque, je suis une bonne personne. Ben oui, ben oui.

En plus, qui êtes-vous pour déduire les motivations profondes des personnes qui ne veulent pas porter un masque? Il y a des gens pour qui ça leur rappelle des traumatismes, d’autres qui ont des problèmes pulmonaires, etc.

Comme le disait si bien Jésus, « avant de vouloir enlever la paille qui est dans l’oeil de ton voisin, commence donc par enlever la poutre qui est dans le tien ».

Bref, j’ai été assez intimidé dans ma vie pour reconnaître cette énergie subtile du « bully » et du manipulateur qui s’ignore et qui ne se rend pas compte que son mal-être et sa peur est en train de le corrompre au point de commencer à rabaisser les autres et à vouloir les contrôler.

C’est ce que j’observe de plus en plus et cela fait partie du changement que j’illustrais précédemment. Ce phénomène de harcèlement est très présent aussi chez certaines personnes qui s’opposent aux mesures gouvernementales mais ces gens n’ont aucun pouvoir réel. Ils n’ont pas l’appareil de l’État à leur disposition. Chialer sur Facebook, ça change pas grand chose.

Ce n’est pas le cas des adeptes d’un monde ultra-hygiénique et d’une conscience sociale orientée et forcée. Vous avez l’appareil de l’État à votre service et les autorités utilisent même vos récriminations pour durcir toujours un peu plus les mesures en place.

Je me questionne: où est la ligne? Y-en-a-t-il même une pour vous?

Si c’est correct de forcer des gens à porter le masque en leur refusant l’accès à des commerces essentiels ou en leur donnant des amendes salées, j’imagine que vous seriez prêts à bien pire pour soutenir votre vision du monde. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin?

L’avantage avec mes convictions se résume à ceci: je n’ai personne à contraindre de quoi que ce soit. Je ne vois aucun humain comme un danger potentiel et je ne me vois pas comme un danger potentiel. Toute cette rhétorique, je ne la laisse pas pénétrer dans mon esprit car elle me pue au nez.

Alors, compte tenu de ce qui se passe présentement, je me sens de plus en plus comme un étranger dans ma société. Plus encore, un déserteur. Cette guerre contre les virus, je ne veux pas la faire.

En fait, la première fois où j’ai entendu François Legault dire durant un point de presse que nous étions « en guerre », j’ai frissonné de dégoût. Je ne suis pas un soldat et je ne le deviendrai pas, quelque que soit la supposée noblesse de la cause. Cet état d’esprit abrutissant, je lui dis non de toute la force de mon âme. Un non ferme mais dénué de toute négativité.

À ma connaissance, depuis ses origines, l’humanité est en guerre perpétuelle: ce combat contre les virus n’est que le dernier chapitre d’une épopée malheureuse où nous empirons constamment ce que nous voulions améliorer. C’est probablement, avec le culte des morts, notre signe le plus distinctif par rapport aux autres espèces.

De mon point de vue, le nouveau monde arrivera uniquement lorsque le dernier humain aura déposé ses armes et fondu en larmes entouré des siens, sa valeur intrinsèque et inaliénable pleinement reconnue. Le nouveau monde arrivera lorsque nous entrerons en résonance intime avec la nature, ce qui inclut les virus, plutôt que de vouloir tout combattre. Ce jour est probablement très loin.

En attendant ce moment qui n’arrivera peut-être jamais, je peux participer, jusqu’à un certain point, à un effort collectif que je considère absurde. Toutefois, ce ne sera pas au-delà d’une limite précise, que je trace moi-même dans le sable devant l’arbitraire qui gouverne toute cette crise. En ce qui me concerne, nous ne sommes plus très loin de cette limite.

Comme pour bien des choses de la vie en société, je suis prêt à accomplir des actes en lesquels je ne crois pas juste parce que « c’est comme ça ». Ce sont des compromis inévitables pour vivre avec d’autres êtres humains qui ne ressentent pas forcément les choses comme moi. C’est ce que j’ai fait en pratiquant la distanciation physique et le confinement au début de la crise lorsqu’il y avait une éclosion en Estrie. C’est ce que je continue de faire en respectant toute personne qui applique à la lettre le fameux deux mètres et qui tient à sa bulle, même s’il n’y a plus de nouveaux cas dans ma région. Cela dit, je ne suis pas prêt à entrer en compromission de moi-même à long terme, simplement pour écouter les autorités et sécuriser mes semblables qui ont peur de mourir du coronavirus.

Alors, peut-être que j’irai à l’encontre de la loi, peut-être pas. Après tout, je porte bien des vêtements lorsqu’il fait 30 degrés en plein été, pour ne pas froisser la majorité des gens qui sont coincés dans une pudeur à la noix. Et aussi pour ne pas me ramasser en prison, bien sûr… Je pourrai donc porter temporairement le masque en allant faire mon épicerie, ce n’est pas si différent.

Toutefois, si ces toutes ces mesures perdurent dans le temps et deviennent un « nouveau normal », je n’ai pas vraiment d’intérêt à demeurer dans notre société. J’organiserai ma vie en conséquence pour m’en retirer le plus possible, ou même carrément déménager, car je ne souhaite pas vivre dans un climat social où nous sommes mutuellement des dangers potentiels pour les autres. C’est contraire à l’humanité réelle et je souhaite connecter avec des humains qui en ont encore conscience, qui ne se sont pas laissés contaminer par le discours toxique des autorités.

Non, je ne crois pas à une vision du monde où nous avons à nous protéger sans arrêt devant des ennemis potentiels. Encore pire, à NOUS voir comme des ennemis potentiels. Lorsque nous envisageons la vie sous cet angle, nous sommes en enfer sans même nous en rendre compte.

Alors, je serai un déserteur de cette guerre et de toutes celles qui suivront assurément.

Après la lecture de ce texte, je suis probablement aussi pour plusieurs d’entre vous un danger public et un parfait imbécile dénué de la raison la plus élémentaire. À ceci, je répondrai que je suis plein de gratitude d’avoir en partie perdu la raison il y a plusieurs années de cela. J’ai commencé à vivre pour vrai ce jour-là et à saisir intimement, au-delà des mots, le début des Béatitudes: « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. »


 

L’APPROCHE MÉDICALE À LA VIE
Claude Leclerc

Le but de la médecine moderne
Est de garder la personne en vie
Coûte que coûte !

Chaque mort
Est vécue comme un échec
Blessure d’ego pour le ou la médecin…

Dans une société matérialiste
Où la vie « biologique » est tout ce qu’il y a
Où même la vie psychologique ne fait pas le poids
Que dire de la vie spirituelle ?
La majorité adopte cette philosophie « médicale »…

Sauver la vie « biologique » coûte que coûte !

Garder une personne en vie coûte que coûte
Mène à des dérives
Comme l’acharnement thérapeutique
Qu’importe l’enfer psychologique vécu
On a sauvé une vie, mesdames et messieurs !

L’aide médicale à mourir
Corrige partiellement cette dérive
Plusieurs n’y ont pas accès
Des médecins refusent de la pratiquer…

Vouloir augmenter coûte que coûte l’espérance de vie
De personnes malades menacées par un virus
Au prix d’une agression psychologique violente
De toute une population
D’une destruction à grande échelle
De la vie économique et artistique
Détresse sociale sans précédent
Augmentation de la violence conjugale
De la violence faite aux enfants
Augmentation des suicides, etc
Est une autre forme de dérive difficile à qualifier…

On peut mourir de détresse ou de solitude
Mais au moins la face de la médecine est sauvée
On les aura protégés du virus…

La cause de cette absurdité :
Une approche matérialiste, médicale, à la vie
Une approche sans aucune profondeur
Sans humanité…

On sauve des corps, mais on se fout des personnes !

La maladie et la mort
Font partie intégrante de la vie
Et en feront toujours partie…

La vie biologique n’est qu’un support
Pour la vie psychologique
Pour la vie spirituelle
Qu’un tremplin
Pour avoir accès à quelque chose de plus profond
De plus grand
Si elle ne permet pas tout ça
Elle n’a pas beaucoup de valeur…

Au siècle dernier
On a remis la destinée du Québec
Entre les mains des religieux
Qui étouffaient tout le monde
Avec la peur de l’enfer
Période de grande noirceur…

Aujourd’hui
On remet la destinée du Québec
Entre les mains d’un médecin paternaliste autoritaire
Qui menace de jouer au « Bad boy »
Avec le peuple québécois
Qui cultive la peur de la mort
Comme les curés cultivaient la peur de l’enfer…

La majorité tombe dans le panneau !
Facile de faire peur, l’ego n’est qu’un rêve !

Nous nous sommes débarrassé des curés
Nous devons maintenant nous débarrasser
De la dictature de cette médecine à courte vue
Prête, sous des airs de faux altruisme
À détruire toute une société pour sauver la face…

Mais il semble que ce ne sera pas demain la veille
Nous pénétrons dans une autre période
De grande noirceur
La vie fonctionne par cycles…

Vivrais-je assez vieux
Pour voir la prochaine révolution, tranquille ou pas ?

La prochaine révolution devra être spirituelle
On a noyé les curés dans leurs bénitiers
On devra déboulonner les médecins de leur piédestal
Et remettre la médecine au service du bonheur collectif
Plutôt que de la survie biologique…

À quand un ministère du Bonheur national brut ?
À quand des dirigeants conseillés par des sages ?
À quand une vision sociale avec de la hauteur ?


À toi qui n’a pas peur du virus
Je n’ai pas peur non plus. On a ce point en commun. Pas peur car, en prenant les moyens connus, le virus risque peu de m’attraper, et je risque peu de le refiler. Mais toi, je comprends que tu ne les prends pas.
Tu veux dire quoi par «Je n’ai pas peur»?

Pas-Peur, c’est une émotion. Crois-tu que ça change quelque chose à la réalité de la transmission? L’émotion ne change rien aux faits.

Pas vu de malades encore, donc crois-pas? Crois-tu au vent? Pourtant on ne l’a jamais vu. On voit les branches d’arbres bouger et on entend son bruit. Le virus fait bouger les personnes, les familles, les entreprises, les gouvernements et les hôpitaux. On en rapporte le bruit sur les médias professionnels (infos validées) et sur les réseaux sociaux (opinions non validées). Quand on le voit… trop tard!

Peut-être crois-tu que toutes les opinions se valent? Que chacun a droit à son opinion? Voici ce qu’en dit un certain Harlan Ellison : «Vous n’avez pas le droit d’avoir votre opinion. Vous avez le droit d’avoir votre opinion éclairée. Ignorer, ce n’est pas un droit».

Ou te dis-tu que tu es libre après tout? Seul dans son canot individuel, on peut prendre tous les risques qu’on veut. Comme on est le seul qui va prendre la tasse, on peut librement choisir la quantité qu’on va boire. Mais, avais-tu remarqué, tu n’es ni seul, ni dans un canot? Ta liberté aurait-elle un problème de GPS?

Regarde le monde qui tourne autour de toi. Tu es dans le bateau qu’on partage ensemble, où le virus s’est installé, caché. Tous : amis qui veulent profiter de la vie, jeunes qui veulent rentrer à l’école, familles qui veulent garder leur logement, commerces qui veulent vivre, et tous tes proches. Ah oui, j’oubliais; et les travailleurs de la santé qui vont devoir s’occuper la liberté à soigner ceux que plusieurs n’auront pas eu peur de leur envoyer.

Hélas, rendu là, si tu dis «Je suis désolé. Je ne pensais pas. Avoir su!», on ne pourra pas te croire. On comprendra plutôt : «Moi je n’ai pas peur; le reste c’est votre problème».

Mais Pas-Peur n’est qu’une distraction. Revenons aux faits: comme tu sais, quand tu ne prends pas les moyens connus, tu deviens un risque à la santé physique, psychologique et économique du bateau communautaire. Pire. Beaucoup prennent les moyens pour avancer ensemble et toi tu rames dans l’autre sens, le mauvais. On ne peut pas rester menacés par ta liberté. On a tous eu quatre mois pour comprendre. On n’a pas la santé pour t’attendre. Si on te laisse faire, c’est nous qui allons payer pour ta négligence. On deviendrait complices, responsables de nous être laissés mettre en danger par ta liberté mal informée. Vite le masque pour tous à l’intérieur public.

Tu n’as pas peur des faits, dis ?

Pierre Paul Gingras
Granby

dépensez… à vous-savez-quoi

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♥♥♥ – 15/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et bal masqué «de force»…

traduction : ne penses-tu pas toi non plus à ce que je ne pense pas ?

voilà, tout est dit pour aujourd’hui…

bonne journée en ce plein coeur d’été full soleil… lâchons l’écran et allons jouer dehors pour dépenser notre énergie… et ouvrons nos yeux et nos narines plus grands que la pense…


et en lieu et place de mes mots à moi ce matin, ceux d’Eckhart Tolle… car comme on dit, au yable la dépense…

Q:
La pensée n’est-elle pas indispensable pour survivre en ce monde ?

R:
Votre mental est un outil, un instrument qui est là pour servir à l’accomplissement d’une tâche précise. Une fois cette tâche effectuée, vous déposez votre outil.

Je dirais ceci : telles que sont les choses, environ quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent de la pensée chez l’humain est non seulement répétitive et inutile, mais aussi en grande partie nuisible en raison de sa nature souvent négative et dysfonctionnelle.

Il vous suffit d’observer votre mental pour constater à quel point cela est vrai.

La pensée involontaire et compulsive occasionne une sérieuse perte d’énergie vitale.

Elle est en fait une accoutumance.

Et qu’est-ce qui caractérise une habitude ?

Tout simplement le fait que vous sentiez ne plus avoir la liberté d’arrêter.

Elle semble plus forte que vous.

Elle vous procure également une fausse sensation de plaisir qui se transforme invariablement en souffrance.

– Eckhart Tolle
Le pouvoir du moment présent