Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

doutes et (in)certitudes

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♥♥♥ – 14/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et bal masqué «de force»…

certaines personnes très sûres d’elles-mêmes pourraient être choquées par cette affirmation de ces Kant dira-t-on

face à tant d’incertitudes flottant dans l’air ambiant ces temps-ci, on dirait que plus les temps sont incertains, plus on a besoin de croire, de se rassurer, de penser savoir…

tel que prévu, l’obligation du port du masque annoncée hier a fait réagir big time sur les réseaux… ces réseaux qui sont en feu ces temps-ci, tellement que l’idée de les quitter – momentanément du moins – semble de plus en plus attrayante non ? car pas certain que ça soit bon pour la santé mentale d’être en contact avec toutes ces bribes émotives

tant d’incertitudes et pourtant, tant de certitudes qui circulent sur les murs et les écrans… et tant de mépris envers les autres qui ne pensent pas comme nous…

les masques semblent n’être que la cerise sur ce gros sundae king size qui banana split notre société de moins en moins civile, que certains trouvent pourtant trop servile… nous assistons à un mélange dégoulinant de discours et d’échanges d’argumentation diverse qui prennent place dans le blender de notre virtuel Drama Queen social…

si on regarde la situation à partir d’une perspective globale, tout le monde a un peu raison et un peu tort, chacun(e) limité(e) à et dans sa petite bulle… mais quand on regarde plus large, c’est là que les vérités clashent

on peut comprendre et compatir avec les gens qui craignent la perte de nos libertés individuelles car en effet, certaines restrictions existent et depuis des mois, notre liberté rétrécit et se trouve plus limitée qu’avant… et nos nerfs s’effritent…

on peut comprendre et compatir avec les propriétaires de commerces qui doivent dorénavant jouer à la police au risque de recevoir eux-mêmes des amendes plutôt salées… en plus de la pression financière avec laquelle ils et elles sont aux prises, leur charge s’alourdit sérieusement… ça en fait beaucoup à la shoppe…

on peut comprendre et compatir avec les travailleurs/ses de la santé, surtout là où il y a recrudescence des cas… ces gens qui portent le masque toute la journée et ce, depuis des mois, sont fatigué(e)s, épuisé(e)s, brûlé(e)s, constatant et côtoyant la maladie et la mort au quotidien, leur propre santé compromise et mis à rude épreuve alors que même leurs vacances sont limitées ou incertaines…

je comprends et compatis avec les politicien(ne)s qui doivent prendre des décisions difficiles et inévitablement toujours impopulaires pour un groupe de citoyen(ne)s ou l’autre… engagez-vous qu’ils disaient… et servez… souvent surtout de boucs émissaires…

et comme ci ce n’était pas suffisant, d’autres enjeux sautent comme du pop-corn…

on peut comprendre et compatir avec les personnes de couleur (quelle expression quand même) qui en ont plus qu’assez de subir depuis trop longtemps injustice et discrimination – oui elle est systémique qu’on veuille le dire ou pas – et qui sortent dans la rue… nothing to loose anymore…

on peut comprendre et compatir avec les femmes qui ont subi toutes sortes d’abus sexuels, physiques et psychologiques et qui n’ont pas confiance au système de justice… comme on peut aussi comprendre aussi ceux qui craignent une vindict populaire injuste et incontrôlée…

décidément, toute la boue du marais remonte à la surface en même temps…

on peut aussi comprendre et compatir avec cette mère qui vient de perdre ses deux enfants et qui pleure sa peine… mais en public…  presqu’indécent de voyeurer cette peine non ? mais peut-être que de la partager ainsi est nécessaire pour elle… aucun jugement de ma part, que de la compassion et de l’empathie… car tant de douleur… qui s’ajoute au reste…

et il y a, on the side, un peu dans les estrades et dans le stade en même temps, nous le peuple, la majorité moins silencieuse qu’avant grâce aux réseaux), le monde ordinaire, souvent relégué au rôle de gérant(e) assis(e) dans les bleachers de l’actualité, ou des actualités plutôt… car l’actualité est nécessairement multiple et multiformes…

on regarde ce cirque lâché lousse se dérouler devant nos yeux – la principale porte d’entrée de notre vie publique partagée – et tout ce que l’on peut faire pour gérer ce flots d’émotions et de pensées qui nous envahit est de crier notre indignation, exprimer nos opinions, cracher notre colère et notre frustration, réagir à partir de la fleur de notre peau… avec nos doigts, et nos tripes, à frette…

et souvent nos mots trahissent notre pensée… du moins l’expriment mal… car la réalité est si complexe et varie selon notre rôle social, notre position d’observation, et les mots si limités…

et ça fait beaucoup à regarder sans broncher ce grand chaud reality show du moment… alors on bronche…

et on tire sur tout ce qui ne bouge pas comme nous ou comme on le voudrait, on exprime notre indignation, on défend notre liberté individuelle à grand coup de mots jos, souvent trop durs envers autrui, on pétarade nos opinions alors que l’on possède une bien trop petite et limitée connaissance réelle des événements dans leur ensemble… car si complexe le monde, si vaste…

si on pouvait seulement reconnaître la limite de nos connaissances et de notre compréhension face à la complexité de l’ensemble du monde… et tendre vers le bien du plus grand nombre de façon respectueuse… en réfléchissant à long terme… lentement et un peu plus sûrement…

car tant de méfiance face à tout ce qui vit à l’extérieur de nous, tant de doute non seulement face à autrui mais aussi face à soi-même… car au fond on sait bien qu’on ne sait pas tout, qu’on ne saisit qu’une infime partie de cette prétendue réalité…

si on pouvait seulement apprendre à soutenir l’incertitude, et à faire un peu plus confiance à la vie… car on dit que tout se déroule exactement comme cela doit… que c’est ça qui est ça et que tout est parfait tel quel… et que la vie est composée de doutes et d’incertitudes…

ainsi soit-il…

guerre et paix, guère de paix

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♥♥♥ – 13/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et bal masqué…

traduction: simplement parce que je ne suis pas d’accord avec toi ne signifie pas que je te déteste… nous devons ré-apprendre à débattre respectueusement socialement

je ne sais pas de qui sont ces mots, ni qui est cet homme sur la photo, probablement l’énonceur de ceux-ci… détail… mais ça part bien une chronique en ces temps covidiens et coronariens…  des temps de chamaille, temps troubles s’il en est…

avec le port obligatoire du masque qui s’en vient autant dans les lieux publics intérieurs que dans les transports en commun, on peut présumer que ça va ruer dans les brancards virtuels dans les prochains jours… comme si on venait de lancer une allumette dans un jerry can de super sans plomb… en tous cas, j’en connais 2-3 qui vont les péter, les plombs…

perso, et vous pouvez me traiter de mouton endormi si vous le voulez, je comprends tout à fait que les autorités penchent vers cette alternative… la restriction de notre liberté est relativement minime… pas encore la dictature quand même…

même si plusieurs théories relativisent l’efficacité du port du masque d’un côté comme de l’autre, je comprends les autorités de vouloir pencher vers plus de sécurité que moins… malgré l’incertitude, on veut jouer safe comme on dit dans notre américain français…

et pesonnellement non, je ne vois pas cela comme une tentative de contrôle ni comme un début de dictature… mais peut-être suis-je trop naïf… bêêê oui…

comme j’ai peu à sortir cet été, ce dit port obligatoire du masque ne me dérange pas du tout… j’ai le luxe de travailler à la maison, de vivre en forêt… après 2 mois de conduite d’autobus, et de masque au visage le printemps dernier, je peux comprendre l’irritation de ceux et celles qui doivent le porter au quotidien… mais comme on dit, on s’adapte ou on sacre…

mais en même temps je pense toujours aux divers intervenant(e)s de la santé qui portent le masque en tout temps… alors qu’ils et elles s’évertuent à prendre soin de nous et de nos proches en cas de maladie… alors je me permets de me garder une ptite gêne… ce que ne font pas tous les social justice warriors (voir ma chronique d’hier si vous voulez la pogner) du sans fil à la mèche plus courte que longue… mais what to do choobidoo ?

j’imagine que s’il y a une leçon à apprendre pour nous animaux sociaux ces jours-ci quant au vivre ensemble, c’est d’apprendre à vivre respectueusement avec ceux et celles qui ne partagent pas les mêmes opinions et vues que nous sur LA situation… certain(e)s semblent le faire, d’autres moins… car ça barde dans l’invisible espace public… insultes, jugements, mesquinerie et tutti quanti…

alors à suivre chers lecteurs/trices, car je sens que nous aurons en masse de matière à apprentissage, à réflexion et à discussion dans les jours et semaines à venir…

et rappelons-nous, les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être…

or i esse pi ti ci

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♥♥♥ – 12/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival cha cha cha…

peu m’importe si tu es pour ou contre le masque…

peu m’importe si tu te considères comme un(e) éveillé(e) parmi les endormi(e)s ou simplement comme quelqu’un qui respecte les consignes de santé publique…

peu m’importe si tu as fais tes recherches ou pas…

peu m’importe si tu penses que le ou la Covid existe ou pas… qu’il tue ou non… qu’il a été manufacturée ou qu’il n’est que légende virtuelle…

peu m’importe si tu encenses ou détestes Billy boy ou Donald and the rest of the gang…

pliiiise, respecte le monde…

peu importe ce qu’il et elle pense, dit ou fait ce monde…

respecte – ou au moins essaie tu vas voir avec de la pratique ça va venir – chacun chacune des 8 autres milliards et quelques de personnes… car sinon tu joues exactement le jeu de ceux, EUX, que tu décries et qui apparemment sont prêts à tout pour arriver à leurs fins…

relaxe, nobody is out there to get you… que toi avec toi…

car chacun chacune de ces 8 autres milliards et quelques de personnes ne sont que toi-même vivant à l’extérieur de toi…

tous et toutes simplement des humain(e)s, faisant du mieux que l’on peut avec ce que l’on a entre les mains et le coeur, avec nos propres expériences, avec nos propres leçons de vie à apprendre, avec nos défis et nos besoins, nos réalités personnelles et familiales…

car lorsque tu manques de respect envers autrui, quand tu blastes les autres verbalement et à coups d’arguments tous plus douteux les uns que les autres anyway grâce à ton clavier à-travers ton écran, ce n’est que toi que tu blastes en fait…

car les mots qu’on garroche dans nos écrans nous reviennent en pleine face, les feelings que ça génère restent pris dans notre corps… et rien de très bénéfique pour le système immunitaire tout ça…

car comme l’affirmait Ramana Maharsi, les autres n’existent pas… pas vraiment du moins… ils et elles ne sont que nous-même… des miroirs de nous, de notre relation au monde… et ceux et celles qui nous déclenchent le plus sont en fait les plus précieux… alors plutôt que frapper sur tout ce qui bouge, let’s have a look

car de ce phénomène, il parait qu’on ne s’en rend compte complètement seulement quand on meurt… mais il n’est pas trop tard car on vit encore…

peut-être ça la grande leçon du moment ? l’apprentissage du respect de nos différences ?

car toi qui se dit éveillé(e) parmi la gang d’endormi(e)s, tu devrais te rendre compte que même si nous sommes ensemble et uni(e)s, nous sommes surtout seul(e)s avec ce que l’on émet comme vibes… seul(e) avec ce que l’on projette sur ce monde… ce que l’on voit dans notre écran n’est pas the whole picture, seulement une réflection de ce l’on porte derrière nos yeux…

alors avant de te ressembler à ça, allons prendre un peu d’air… marcher, contempler la nature, sortir de la boîte et dé penser un peu à tout ÇA…

et R E S P E C T pliiiiise…

envers les autres, et, finalement, envers soi-même…

 

don’t worry laisse aller

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♥♥♥ – 11/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival valsant…

traduction: relaxe, rien n’est sous contrôle

ces jours-ci, on dirait bien qu’on a perdu le contrôle… sauf qu’on ne l’a jamais eu… tout déboule et se chamboule… immense free for all planétaire… encore plus que d’habitude on dirait bien… soit que les choses empirent, soit que ça s’améliore, c’est selon… mais ça en jase en masse de tous bords tous côtés sur la boule qui roule et spinne…

les antis s’évertuent à nous dire combien il est inutile et même malsain de porter le masque, les pros, au contraire, indispensable…

et de multiples sources nourrissent l’une et l’autre hypothèse… difficile de se faire une tête, et encore davantage de respecter les opinions des tenants de la croyance inverse…

il fait chaud à faire fondre notre optimisme… on se dirige vers une catastrophe écologique disent certain(e), so far so good disent les autres… peu importe, il y a des raisons de s’inquiéter…

les dénonciations d’abus de toutes sortes sortent dans les médias… la marre se nettoie dit-on… y aurait-il une certaine justice humaine en ce bas monde ? à voir avec le gars et la fille des vues…

pour chaque enjeu social, on note toujours deux principales perspectives différentes sur la chose, avec de multiples nuances entre les deux pôles, mais celles-ci sont moins remarquées et font peu de bruit…

on dirait alors que le monde est en débandade car ce sont généralement les extrêmes qui attirent l’attention… showtime oblige mais la vie est tissée de multiples nuances… sauf qu’elles passent souvent sous l’écran radar de notre regard trop limité…

mais de tout temps, et en tout lieu, très possible que la vie a toujours été une immense absence de contrôle in progress… malgré ce que l’on en a pensé alors que l’idée fondamentale même de la modernité voulait que l’humain pouvait en arriver à dominer les éléments… et organiser le chaos…

pourtant qu’un grand free for all semi-organisé qui prend place sur cette boule qui tourne sur elle-même dans l’univers avec nous – drôles de bibittes – en sa surface…

on peut aimer imaginer qu’un certain groupe d’élites financières contrôle le monde, avec son plan, ses tactiques et son motus operandi… maybe baby…

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ou que c’est le plan du bon Dieu up there qui se déploie tel que prévu et qui triomphera… maybe aussi

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(Dieu a ses raisons pour laisser les choses se dérouler telles qu’elles sont… peut-être ne comprendrons-nous jamais sa sagesse, nous ne pouvons que faire confiance à sa volonté)

qui vivra verra… peut-être… ou pas…

mais très possible et même plausible que les choses se déroulent sans que rien ni personne – notre concept de Dieu inclus – ne tiennent les rênes de quoi que ce soit…

peut-être bien qu’il n’y a personne au volant du navire terre cher lecteur/trice…

aucun pilote dans cet avion qu’on dit apprendre à conduire en plein vol… ni piste d’atterrissage, ni même de moteur autre que la vie elle-même dans sa plus simple apparence de manifestation…

qu’une expérience… ni bien, ni mal… c’est juste ça qui est ça…

pour le moment, la terre et la nature semblent s’adapter, les animaux aussi (quoi qu’un grand nombre disparaisse à un rythme alarmant)… d’autre part, les humains continuent de se multiplier, malgré que notre évolution semble tirer un peu d’la patte… la boule se transforme, même si pas toujours pour le mieux selon ce que l’on perçoit…

et bien difficile de penser pouvoir avoir un impact significatif sur la situation globale quand nous ne sommes au plus, chacun/chacune, qu’un infime 1/8 000 000 000 de l’équation finale…

alors ?

faire confiance et garder la foi ? pas si évident ces temps-ci on doit l’admettre…

mais d’autres choix ?

pas vraiment… pas si simple d’extraire du sens…

alors prendre la vie, une inspiration/expiration à la fois, chaque pas dans la foi…

en appréciant chaque moment, en développant notre gratitude…

car malgré le bordel apparent, nous sommes parmi les choyé(e)s du monde…


La plupart des gens ignorent que le monde est beau et que les plus petites choses, la moindre fleur, une pierre, une écorce, une feuille de bouleau, manifestent une splendeur.

Les adultes qui ont des affaires et des soucis et qui se tourmentent de ces riens, cessent bientôt complètement de voir ces richesses que les enfants, s’ils sont attentifs et bons, ont tôt fait de découvrir et d’aimer de tout leur cœur.

Le plus beau serait pourtant que chacun s’efforçât de rester toujours, à cet égard, comme un enfant, attentif et bon, candide et pieux de cœur, et ne perdit jamais le don de tirer autant de joie d’une feuille de bouleau, d’une plume de paon, d’une plume de corneille mantelée que d’une haute montagne ou d’un magnifique palais. »

– Rainer Maria Rilke, Lettre à Helmuth Westhoff via Jean-Louis Ragot via Jean Gagliardi

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certain(e)s et d’autres

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♥♥♥ – 10/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival valsant…

traduction: plusieurs personnes – tout le monde en fait non ? (ndlr 😉 – ont seulement besoin qu’on soit bienveillant(e) envers eux et elles aujourd’hui…

le bar humain est ouvert… and kicking…

certain(e)s sont en colère, d’autres ont peur…

certain(e)s sont tanné(e)s des restrictions à leur liberté et d’autres s’y conforment…

certains y pensent tout le temps et d’autres s’en fichent complètement…

certaine(e)s se protègent, pour eux/elles et/ou les autres, d’autres résistent et s’en foutent et prennent des risques…

certain(e)s disent I love you, d’autres fuck you…

certain(e)s portent le masque, d’autres non, et le disent souvent…

certain(e)s se sentent contrôlé(e)s, d’autres résistent sur les réseaux… et pourtant 😉

certain(e)s suivent les consignes, d’autres les traitent de moutons asservis…

certain(e) rêvent qu’ils/elles sont éveillé(e)s et traitent les autres d’endormi(e)s…

certain(e)s prônent la liberté, d’autres la santé et la sécurité publique…

certain(e)s disent oui, d’autres crient non…

certain(e)s croient, d’autres doutent… de tout ou de rien…

certain(e)s pensent que ça va ben aller, d’autres que tout est arrangé avec les gars des vues…

certain(e)s attendent le vaccin, d’autres s’en méfient comme de la peste bulbonique 😉

certains s’informent, d’autres pensent qu’ils et elles sont désinformées…

certains font leurs recherches Youtube, d’autres s’en moquent…

certain(e)s respectent mais, d’autres même pas…

certain(e)s sont optimistes, d’autres vraiment pas…

mais chose certaine, on a tous besoin de d’amour…

et de bienveillance, de bonté, d’humanité, d’amitié, de douceur, de tendresse, de menoum menoum tout le tour de la terre…

car nous sommes tous ensemble, uni(e)s dans l’adversité, une famille… avec ses chicanes et ses partys…

ainsi soit-il aux hommes et aux femmes de bonne volonté…


Ce ne sont pas des contenus qu’il faut transmettre.

Les Dieux se rient de nos théories.

C’est une manière intense d’être.

Ce qui manque le plus à notre vie d’aujourd’hui, c’est cette intensité surgie de l’intérieur

C’est dans la rencontre de personnes vivantes qu’on en donne le goût.

Chacun est dans une telle richesse ! Mais il faut que cette richesse soit réveillée.

La transmission, c’est cette attention portée à un autre qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même.

– Christiane Singer via Jean Gagliardi

perdre la tête mais conserver son coeur

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♥♥♥ – 9/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival valsant…

ces temps-ci, quand je regarde mon écran, j’ai l’impression que certains individus ont perdu la tête… en tous cas, leur coeur semble en chamade…

en effet, certaines personnes sont devenues méfiantes, arrogantes et condescendantes si on ne partage pas les mêmes opinions qu’eux et elles… ça brasse sul wifi m’ssieurs dames ! et ça s’insulte drû par claviers interposés…

viva la liberté d’expression !

certains et certaines parmi eux et elles, je ne reconnais pas… je ne reconnais plus en fait… même l’amitié en prend pour son rhume… atchoum ! oups ! s’cuzez-moi…

et je parle bien d’opinions car il me semble qu’aucun fait concret ne ressort encore sans équivoque de LA situation… qui est mondiale rappelons-le… alors les nuances et une ptite gêne devraient au moins être de mise car loin d’être uniforme la boule qui tourne et ses divers contextes…

même si les experts des divers domaines semblent aussi confondus que les sceptiques des histoires du capitaine bonhomme sept heures, certain(e)s individus, après des recherches exhaustives sur Youtube et les médias alternatifs (russes de préférence) peuvent entretenir un discours savant… et infirmer du revers des deux mains (et un bon coup de pied du cul de l’ignorance scientifique) tout discours des chercheurs qui ne vont pas dans le sens de leurs conclusions arrêtés définitivement dans la certitude de leur stratosphère personnelle conceptuelle…

merci internet pour la démocratisation de l’éducation at large !

si on constate cette attitude d’un côté comme de l’autre – comme s’il n’y avait que deux versions à cette existence complexe et multi dimensionnelles… disons qu’il y a deux extrêmes et qu’entre les deux l’humanité balance…

au moins si tout le monde pouvait au minimum demeurer sceptique… que cela qu’on vous demande… car le scepticisme est une grande qualité…

sceptique:

qui a tendance à mettre en doute les croyances et les vérités couramment admises

qui doute de quelque chose, qui refuse de se prononcer et réserve son jugement sur une question particulière…

mais depuis quelques mois, sans qu’elles ne possèdent AUCUNE preuve hors de tout doute, certain(e)s sont convaincu(e)s sans équivoque de toutes sortes d’affaires… et méprisent ceux et celles qui ne pensent pas comme eux et elles…

on dirait que certain(e)s ont perdu la tête

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perdant du même coup leur coeur

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mais derrière cette arrogance intellectuelle, personnellement, moi je sens l’odeur de la peur… cette émotion fondamentale qui implique et impacte (je ne pensais jamais utiliser ce terme mais au yable les dépenses, nous sommes en christ, euh en crise) autant la tête que le coeur, jusqu’au plus profond des fruits de nos entrailles… Amen !

comme la politique et quelques autres sujets épineux, la situation actuelle – et les diverses approches qui devraient être mises en place pour régler la situation – nous divisent et nous séparent… provoquant du même cou (jeu de mots et non faute de frappe 😉 une scission entre le coeur et la tête…

en fait, pour certain(e)s, il n’y a même pas de situation… qu’une grosse mise en scène et peu importe les arguments qui sont apportés et rapportés, toute la même bouette car les médias mainstream sont vendus… alors impossible de discuter… ce qui est devenu ma stratégie personnelle… j’évite la discussion car elle inévitablement en confrontation et quand on veut croire, on croit…

peu importe ce que l’on pense, peu importe les jeux de tête que l’on peut mettre en place, n’oublions pas notre humanité, ne perdons pas notre capacité d’empathie et notre compassion car c’est la base de notre humanité…

car un jour la situation se résorbera – peut-être –  et nous devrons continuer à vivre ensemble…

et les idées, les concepts et les croyances ne sont que ça, des idées, des concepts et des croyances… et nous, les humains(e)s, nous sommes fondamentalement des êtres de coeur, d’émotions et de relations d’amour et d’amitiés…

avec la tête au service du coeur…

avec la mort d’une amie encore toute fraîche en mon coeur et en ma tête, toutes ces guerres de mots qui font se battre le monde me semblent si vaines et inutiles, inhumaines jusqu’à débiles (celle-là est pour la rime câline)…

alors peu importe ce qui se passe dans nos ptites têtes de pinotte, ne larguons pas notre coeur et faisons preuve de compassion et d’humilité… pliiiise…

parce que tout ce que l’on pense savoir n’est peut-être pas tel que cela semble être…

mais le coeur, lui, ne ment pas…

tenez… si vous avez un peu de temps pour pousser un peu votre réflexion…

Voir sur Medium.com

on verra bien

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♥♥♥ – 8/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et hésitant…

tant de scénarios qu’on aime se faire pour la suite des choses… mais dans les faits, rien que l’on sache vraiment… alors on verra…

tant de scénarios apocalyptiques ou idylliques, c’est selon… mais dans les faits, rien que l’on sache vraiment… alors on verra…

certains voient la suite des choses rose, tandis que d’autres la visualise grise et qui s’enlise… ainsi sera-t-il…

à vous qui picturez l’avenir sombre et fataliste, possible que ça soit vos prédictions qui le rendront ainsi ? je n’affirme rien, je pose la question…

mais tant de gens craignent tant de catastrophes qu’on a parfois l’impression que ces projections façonneront l’avenir…

souvent je me demande si les choses arrivent comme je les pré sentais parce qu’elles étaient déjà en chemin et que je ne faisais que prendre acte, ou si elles se manifestent ainsi parce que les ai provoquées en les imaginant ainsi… pas toujours clair pour moi…

alors quelle sera la suite des choses ?

personne ne peut dire ni prédire…

même si les choses sont inquiétantes et que ça ne regarde pas bien, on doit maintenir l’espoir, on doit faire confiance à l’humanité et aux divinités et garder la foi… pas vraiment d’autres choix right ? in God we have to trust… ou en whatever the name…

comme on dit parfois en anglais – en tous cas ça se dit mieux qu’en français 😉 : prepare for the worst and hope for the best… OK OK ayatolhas de la loi 101: prépare-toi pour le pire mais espère le meilleur… voyez que ça se roule et coule moins bien dans la bouche de molle hier ?

nos attentes sont ben maudites…

soit elles peuvent créer ce qu’on doute et redoute, soit elles peuvent nous servir à se prémunir et à prévenir un avenir catastrophique…

si personne ne sait exactement comment fonctionne ce grand mystère, on dit qu’on voit mieux avec les yeux du coeur… lui l’opticien ? on verra… mais for sure, on voit mieux avec le coeur…

alors pour commencer, je vous souhaite bonne journée et on verra bien…

Oraçao – prière de tout respecter

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♥♥♥ – 7/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et hésitant…

traduction: la gratitude est la plus parfaite des prières… – Osho

cette citation d’Osho, traduite en portugais et retraduite en français, représente bien mon état d’esprit actuel…

car tant d’occasions ces temps-ci de voir les problèmes, les bibittes, tant d’occasions de débattre, d’en découdre avec autrui sur les champs de batailles verbales, qu’on peut s’y perdre jusqu’à Chibougamou, Waterloo, and beyond

mais pendant ce temps, la vie file… le sablier se désable… pendant qu’on perd notre temps à vouloir convaincre les autres de notre vérité, mettant l’emphase sur les gros méchants de ce monde, la mort s’approche… celle de notre amie Bagiya il y a une semaine aujourd’hui se voulait un bon rappel en ce sens… final destination

alors plutôt que de se concentrer sur la moitié du grand verre du liquide de notre choix, beaucoup plus simple et regénérateur pour notre système immunitaire d’apprécier ce qui est… ce qui est déjà beaucoup… ce qui est déjà tout…

plutôt que de chercher noise – si belle expression aux si désagréables conséquences – sur les réseaux sociaux aux effluves confrontationnelles, beaucoup plus nourrissant de s’attarder aux si nombreuses bénédictions – bonnes paroles et bonnes actions – qui nous entourent… car elles sont là, juste ici… qu’à ouvrir les yeux et les oreilles… et à regarder… la plupart des gens autour de nous sont bons, de bonnes personnes nous sommes…

mais si on veut absolument blâmer les mainstreams, c’est qu’ils ne nous alimentent qu’en mauvaises nouvelles… mais le problème n’est pas les mainstreams en tant que tels, il me semble que ce soit plutôt qu’on s’y abreuvent si goulûment, qu’on s’y vautrent, qu’on s’en gavent jusqu’à trop plein… et après on se demande pourquoi on a de tels problèmes digestifs… et que certaines rumeurs nauséabondes circulent…

la vie est aussi et surtout ce qui se passe autour de nous… dans la simplicité du quotidien, dans l’ordinaire de nos ptites vies simples… dans la réalité de nos existences si choyées dont nous jouissons…

oh bien sûr de grands drames sévissent un peu partout sur notre boule bleue, mais la gratitude est définitivement la plus parfaite des prières… gratitude simplement de ce qui est… car tout est parfait…

nul besoin de quémander pour plus ou autre, pas besoin d’exiger d’une quelconque force divine que les choses soient différentes de ce qu’elles sont, elles sont ainsi… alors disons merci et apprécions… that simple

en musique, en innocence, en simplicité… créons la vie que l’on veut à notre petite échelle car l’autre, la grande, existe surtout pour les pompiers…

tu veux porter le masque, porte-le, et tu ne veux pas, ainsi soit-il… that simple… et mêlons-nous de nos affaires… et démêlons nos propres affaires… en respectant pour de vrai les choix des autres et non seulement en l’écrivant à coups de je respecte ton opinion mais… pas de mais au respect…

et la vie prendra soin d’elle même, avec nous dedans… et nous tout pleins et pleines d’elle… car nous sommes la vie… tout simplement…

et pendant qu’ici à Val-David, je traite d’Oraçao en citant les mots d’Osho en portugais, les amis Raja et Lu Chi postent ceci sur FB live du Brésil… one we are

et viva Yemanja !

changer changer

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♥♥♥ – 5/7/2020

l’amour au temps du Corona

traduction:  avant de prétendre enseigner aux autres, avant de vouloir changer les autres, nous-même devons changer… – Dalai Lama

une partie de nous tous et toutes aimerait bien pouvoir changer le monde

une partie de nous-même voudrait que ceux et celles qui ne pensent pas comme nous – allo Covid 5G vaccins et autres etc – en arrivent aux mêmes conclusions que les npotres…

faites vos recherches qu’ils disaient…

mais arrivez aux mêmes conclusions que les miennes par contre… car comme moi j’ai fait mes recherches, j’ai déjà mes conclusions… réveillez-vous ! mais pas possible que ça change, que ça évolue ? pas possible que je sois en train de rêver que je suis éveillé et que les autres dorment ?

le propre de la recherche, que les choses avancent et qu’elles soient perçues différemment au fil de ces dites recherches…

de toute façon, nos recherches ne sont souvent rien d’autre qu’une recherche de confirmation de nos biais d’interprétation… ce qu’encouragent d’ailleurs les fameux nouveaux Dieux, les algorythmes… qui roulent au rythme de l’égo… alt news, alt égos…

les égos de rebelles sont bien plus reluisants que ceux des prétendus moutons… mais moutons noirs, moutons blancs, moutons quand même…

bêêê oui, bêêê non… mais peut-être après tout ?

de toute façon, la vraie révolution est intérieure, le vrai changement ne peut venir que de soi, la vraie recherche ne être dirigée que vers soi… la vraie recherche se fait les yeux fermés… en soi… nous sommes notre propre terrain de recherche… objet et sujet de recherche simultanément…

que ce soit pour montrer le chemin aux autres en terme de spiritualité ou de quête d’information extérieure face à EUX, prétendre changer le monde n’est que foutaise…

vouloir changer les autres, vouloir enseigner, éclairer… même si le coeur est sincère, la route est faussée dès le début… qu’une sens unique la vie, avec le coeur ouvert pour les autres… car par en dedans que ça se passe, par en dedans que ça doit passer… et repasser et repasser car jamais terminée cette grande et folle quête de vérité…

tant de jovialistes, tant de prétendu(e)s coach de vie out there… place du marché du mieux-être…

mais messieurs dames, comment se porte votre propre quête personnelle ? comment sont vos relations ? comment êtes-vous en relation avec les enfants, avec les animaux, avec les gens venus d’ailleurs ? comment vous sentez-vous seul(e) en nature ? ou dans les passages plus serrés de votre propre vie ?

car la vie est simple, humaine et ancrée dans le corps… pour le moment…

bien sûr, on nous a dit que nous ne sommes pas ce corps physique, que nous sommes une âme incarnée temporairement et autre bla bla bla… mais pour le moment, ce corps, ces émotions et ces hauts et ces bas de la vie ordinaire, c’est ce que nous sommes, totalement, réellement, concrètement… pour le reste on verra bien plus tard…

au moment de quitter ce corps, on verra bien si ce n’est pas NOUS… car pour le moment, c’est tout à fait nous… what you live is what you are…


ENSEIGNANTS SPIRITUELS, RÉVEILLEZ-VOUS!

«Je suis pure conscience. Le sujet immobile de l’expérience. Ce qui ne change jamais. Je suis la Conscience même ».

C’est peut-être vrai, à un niveau absolu. Mais essayez de dire ça à votre partenaire, quand il ou elle se tient devant vous, exigeant votre cœur d’humain, votre vérité, votre vulnérabilité, votre fragilité et votre courage, votre feu, votre chagrin, votre peur, votre cruauté et votre maladresse authentique.

J’ai vu trop de professeurs spirituels essayer d’éviter une connexion humaine profonde et une intimité en utilisant des concepts spirituels, un langage de non dualité et une gymnastique verbale brillante.

J’ai aussi été coupable de ce «contournement spirituel» de mon temps, comme je l’ai écrit. (J’ai discuté une fois avec ma mère pendant des heures au sujet de la non-existence de l’arbre qu’elle me montrait. Oups !)

Une fois, un enseignant de la lignée de l’Advaita m’a littéralement dit: « Jeff, cet enseignement de la non-dualité n’a rien à voir avec la relation ».

Oh, je suis respectueusement et profondément en désaccord, cher ami. Cet enseignement a tout à voir avec la relation. Relation avec notre moi le plus profond, avec la putain de réalité du terrain, avec nos parties génitales et nos tripes et nos pieds, avec des cœurs appelant les autres cœurs, avec la solitude et la nostalgie d’un milliard de milliards d’êtres, avec Celui ou Celle en face de nous, exigeant un lien.

La conscience ne peut se détacher de tout ce qui se produit. Le multiple est l’Un. Nous sommes l’air mais nous sommes aussi le feu.

Oui – à un niveau indescriptible et mystérieux, nous sommes tous la même Conscience.

Mais – nous sommes aussi des êtres humains magnifiquement en désordre, imparfaits, inachevés, traumatisés au point que nous sommes traumatisés. Réaliser que nous sommes la Conscience ne change rien à ce fait. En fait, la réalisation ne fait que nous faire prendre conscience plus que jamais des subtilités de notre propre humanité. Plus disposé à être brut, vulnérable, nu. Admettre que nous ne savons pas, admettre nos erreurs, admettre que nous apprenons toujours. Pleurer, trembler, dire notre terrifiante vérité humaine, révéler notre désordre.

Lorsqu’il y a moins à défendre, nous pouvons nous connecter plus profondément que jamais.

Lorsque les enseignements de la conscience se détachent de la «honte saine» – c’est-à-dire nos imperfections humaines, notre vulnérabilité, notre admiration et notre émerveillement, notre faillibilité, notre ignorance et nos cœurs tendres – ils ne deviennent que des enseignements de violence, des enseignements toxiques enseignés par des enseignants toxiques qui essaient d’éviter leur propre douleur, honte et traumatisme.

Je ne dis pas cela pour juger des individus en particulier, mais seulement pour éclairer un malentendu collectif.

J’ai vu une fois un enseignant de la non-dualité» interpellé par une femme courageuse qui traversait une profonde transition de vie.

Elle a dit: «J’ai une profonde anxiété dans mon ventre».

Il a répondu, sans compassion, « Vous êtes toujours attachée à votre corps, trop identifiée avec le soi séparé ».

Dans son désir d’être un expert, il est passé à côté de son cœur, de ses tripes.

Elle a été écrasée après cette interaction, encore plus anxieuse et déconnectée qu’auparavant. Je lui ai fait un gros câlin et je l’ai laissée raconter son histoire. Elle pleura, son anxiété diminua et elle se sentit de nouveau entière. L’amour n’est pas difficile. La vulnérabilité n’est pas honteuse – elle peut nous guérir.

J’ai vu le terrible dogme d’Advaita. La diffamation du «moi séparé». Le déni et la honte de la douleur et des traumatismes humains. J’ai vu comment les enseignements de la Conscience peuvent être utilisés – par les esprits les plus brillants – pour écraser notre humanité, engourdir notre vulnérabilité, faire taire nos doux doutes et anéantir notre peur exquise.

C’est pourquoi j’ai abandonné le métier de professeur de la non-dualité il y a de nombreuses années. La vérité ne peut être trouvée dans aucun dogme, et pour beaucoup, malheureusement, la non-dualité est devenue simplement un autre dogme.

Personnellement, je suis profondément amoureux de ce délicieux gâchis d’humanité. Je suis en relation profonde – oui, en relation – avec des cœurs tremblants, des ventres flottants, des aspirations, de la confusion et de l’anxiété aussi. Je ne vois rien de tout cela comme séparé de la non-dualité, rien de tout cela comme un «signe» que nous échouons, ou de ne pas encore être «pleinement réalisé(e)».

Je vois tout cela comme profondément sacré; je crois que c’est au plus profond de ce sacré ordinaire que nous trouvons notre vraie liberté.

– Jeff Foster

les pensées sont – surtout – des fleurs

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♥♥♥ – 4/7/2020

l’amour au temps du Corona

parfois, pour écrire, j’aime partir de citations que je n’endosse pas…

comme celle-ci…

car sincèrement, je ne partage mes pensées ni pour changer les vôtres, ni pour que vous réalisiez que vous n’êtes pas seul(e)s à penser comme vous pensez… car je suis seul à penser comme je pense et same for you…

et je crois que nous sommes tous et toutes seul(e)s, surtout et encore plus quand on pense… la mort de notre amie Bagiya nous a admirablement rappelé les limites de la pensée mardi dernier…

je pense donc je suis disait le dicton…

penser comme le reste du troupeau (terme à la mode ces jours-ci, bêêê oui, bêêê non), ou penser à l’encontre, comme disait Yvon, ou était-ce Manon (non elle c’est le piton), quess’ ça change ? je pense pour et je pense contre… quelle est la différence au fond ?

alors quand je meurs, ça ne pense plus ? je vais y penser… et pensez-y vous aussi si vous voulez…

d’ailleurs, cette expression, je vais y penser, signifie souvent qu’on veut refuser une offre mais qu’on veut pas dire non tout de suite… laisse-moi y penser… les chances sont bonnes que la réponse soit non…

de toute façon, la pensée nous sépare bien plus qu’elle nous unit… si le coeur nous rassemble dans le même grand rythme, la même grande et ultime pulsation cosmique partout dans les multi univers, la pensée fragmente… autant le corps social que le corps physique… une certaine dichotomie certaine entre la tête et le coeur ? entre la raison et la passion ? pensons-y pas trop…

je pense donc je suis… tout seul(e) avec mes concepts patentés…

alors partager ses pensées pour rejoindre les autres ?

bof… on reviendra pour ça… et revenons-en…

car entre vous et moi, je crois tout simplement que l’on pense parce que ça pense tout seul… parce qu’on a pas le choix… et que si on pouvait ne plus penser, si on pouvait seulement dépenser et tarir la source de ses pensées, on achèterait right ? pour ça il y a toujours l’observation… car nous vivons dans un observatoire…

personnellement, c’est probablement davantage pour faire de place pour des pensées plus neuves que je partage mes pensées… pour les garder fraîches, pour m’en détacher, pour entretenir des pensées plus actuelles…

et pour les observer…

car je les pitche et les garroche sur l’écran via mes doigts qui tentent de suivre le fil – de mes pensées bien sûr – et je les regarde en dehors de moi, car nos yeux sont ainsi conçus… parfois ça fait du sens, parfois moins et d’autres fois pas du tout…

d’ailleurs l’expression ma pensée est différentes de mes pensées… ma pensée est en quelque sorte le fil continu de toutes mes pensées… nouvelles continues, flots de pensées sans cesse incessante…

mais la pensée n’est qu’un processus autonome et indépendant de notre intention… ça pense tout seul… parfois, on se fait prendre dedans, parfois pas… mais la plupart du temps si… pèse sua clutch mon titi…

un fil sans fin qui ramasse des concepts déconnectés les uns des autres qui roule en boucle, et en masse, et sans cesse, sans sens et en sens unique en rond…

le mental est une grande roue folle de parc Belmont de laquelle on a perdu la switch off… la pensée est un fil continu de bulles qui poppent et poppent… certaines douces auxquelles on s’associe, d’autres étranges desquelles on se détache vite…

une cage de hamster qui rock’n roule et roule sans fin, même quand on dort… welcome to my nightmare disait un certain pouête… un petit hamster surdopé qui se garroche sur les fil des faits se produisant dans le monde extérieur… et qui les mâche et remâche, les masse et ramasse…

suivez le fil du réseau continu… à quoi pensez-vous ? nous demande d’ailleurs FB… fil qui défile et petit moi témoin de millions de pensées continues de la part des autres penseurs… jour et nuit, sans cesse et sans relâche, ça roule à la shoppe… ce qui peut devenir épuisant on en conviendra…

et sincèrement aussi, je m’en fous un peu et même pas mal si je suis le seul à penser comme je pense et/ou si vous pensez comme moi ou pas… viva la différence anyway…

mais pas ce n’est pas le cas de tous et c’est OK… mais étrange… l’autre jour, dans un échange virtuel de commentaires au bas d’un post à controverse, une amie a répondu à un autre ami qui pensait comme elle: toi je t’aime… parce qu’il allait dans le sens de sa pensée… décidément, tous les prétextes sont bons pour aimer… ou pas nécessairement, c’est selon… je vais y penser… ou pas…

de nos jours, beaucoup de monde pense beaucoup, haut et fort, et ils/elles l’écrivent ou le repiquent de toutes les manières et à la vue de tous… le monde out there…

personnellement, je ne sais pas vraiment pourquoi je partage mes pensées… je pense et je dépense facilement… en effet, je peux changer d’idée facilement, constamment, follement… car la pensée est une guidoune, une grande folle qui virevole au vent…

et de toute façon, ma pensée n’est même pas mienne…

les pensées qui roulent dans ma ptite cage de hamster sont un ramassis de concepts, d’éléments culturels, de traces de mon histoire autant familiale, culturelle que personnelle… toutes les pensées du monde se bousculent dans ma tête… si vous saviez… et je n’en suis pas propriétaire… même pas locataire… un gros AirB and B dans ma tête… des portes battantes qui battent le rythme et la chamaille…

un free for all, un all you can think up there, in here

allez, je vous ai encore partagé mes pensées… et la vie continue… avec ou sans elles…

en voici de plus belles… éphémères, alors profitez-en pendant que ça sent… en pensée…

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Baisse du QI, appauvrissement du langage et ruine de la pensée

https://www.agefi.com/home/acteurs/detail/edition/online/article/baisse-du-qi-appauvrissement-du-langage-et-ruine-de-la-492129.html?fbclid=IwAR1ufgPYB8hHN3nCKMby7YiB6Ps0ba2jPJ5C8Of6ZTHK-bvxmhAy0QzXTqo