Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

poupoum poupoum


♥♥♥ – 23/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

beaucoup d’émotions fortes ces temps-ci… alors inspirons par le nez, expirons par la bouche et branchons-nous sur notre coeur… le même seul et unique coeur qui bat partout tout le tour de la boule…

car il y a probablement un sens à cette vie… faut peut-être seulement le laisser nous trouver… ou arrêter de vouloir en trouver un, en se l’imposant à soi ou aux autres…

mais pour ça, faudrait peut-être qu’on arrête de courir partout, de consulter les médias, qu’ils soient mainstream ou alternatifs, et de respirer en profitant de l’été…

allez bon début de summertime and the feeling is easy…

père au faîte grâce à filles

83669748_2600903906630063_6013124879220473856_n

♥♥♥ – 21/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

salut lecteur/trice

désolé mais cette chronique s’adresse plus particulièrement à mes deux grandes filles… mais je te prends néanmoins en témoin… car tu fais un peu partie de la famille…

aujourd’hui c’est la fête des pères… mais pour moi, père au fâite de la fierté papaternelle c’est la fête de ma paire… de filles…

et pour l’occasion, je me suis payé la traite en nous proposant une rencontre à 3, une offre que mes filles auraient pu refusé, mais qu’elles ont acceptée… fiou…

en cette journée spéciale et en même temps comme toute autre et aucune autre, je ramasse ma plus jeune chez sa mère et on s’en va dans l’urbanité de ma plus vieille pour se faire un ptit BBrunchQ (prononcez Bibrunchquiou) ma paire de filles et moi…

j’écris ici, au monde entier, en ce petit matin extra ordinaire d’un été naissant, mais c’est à elles que s’adresse cette chronique, que leur lirai live tout à l’heure… comme apéro ou comme dessert… à moins qu’elle ne passe au BBQ…

alors tadam les voici les voilà ces ptits mot dits…


salut les filles, salut mes filles…

ce matin, je prend ce ptit morceau temps pour vous écrire… ces mots écrits tout à l’heure et que je vous lis maintenant… ati guy lit qui lit… guili guili…

car il plus facile pour moi de vous dire combien je vous aime et vous apprécie par écrit, moins gênant, moins intimidant… tsé les pères, pas toujours évidemment pour nous d’exprimer nos émôtions…

donc il a déjà été une fois… en fait, au moins deux même… sinon plus…

cette aventure de papaternité a débuté il y a 40 ans ago… pas le temps qui papasse, c’est nous je crois… oui papa… ou pas… en tous cas, pas à pas que la vie nous file dedans et dehors…

vous êtes d’ailleurs en train d’apprendre ça vous même non ? non en effet pas nécessairement…

alors, flashback, 1980, encore ti-cul idéaliste et un peu pouilleux de ma personne (aux yeux de mon beau-père de l’époque du moins), on the road dans l’ouest canadien, ne me doutant de rien et doutant d’un peu tout, dont de moi surtout, même pas la vingtaine encore entamée, j’ai croisé par hasard la destinée de Sabera qui s’appelait encore Paule à l’époque… pas pour dire combien les temps ont changé…

nous étions jeunes et fous, un peu nonos même (n’ayons pas peur des mots mon tipèpère, je sais que vous êtes d’accord avec moi sur ce point, mais non non non, ne riez pas trop, car c’est génétique, alors on se garde une ptite gêne, tout ptit tique de gêne)… et comme on dit la folie est génétique, elle se transmet des enfants aux parents…

jeunes et fous donc nous étions, alors que nos quelques rencontres passionnées ont généré une nouvelle vie… disons qu’en matière de précautions, on était loin des masques et de Corona à l’époque… et là, tout là-haut dans les Rocky Mountains, l’âme d’une Léonie s’est incarnée ici-bas… oui baba… tu es née d’un amour de jeunesse chère plus vieille…

après seulement quelques rencontres de coeur (car évidemment on ne parle pas de ces choses-là à ses filles et encore moins au grand public, ni au petit), tu as été conçue et poups, apparue 9 mois plus… je me demandais pourquoi tu m’appelles ainsi Léo, je viens de me l’apprendre (inside joke)…

et ce fut le début d’une bien belle, et un peu fofolle, aventure… qui nous a menés jusqu’ici right now… dans ta cour… avec ta tite soeur en prime…

une aventure qui nous a amenés à apprendre la job de parents, sur le tas et sur le pouce avec toi d’une marre à l’autre, à apprendre à devenir des prenants soins – care takers – nous deux ptit-culs de tout juste 20 ans, et de plus en plus… quand on sème on a toujours 20 ans…

deux kids apprenant à prendre soin de quelqu’un d’autre que soit, à faire pousser une autre vie dépendante de soi, vers l’indépendance… 1980, premier référendum… et à voir la vie éclore sur deux pattes qui ne sont pas les nôtres… ingrate job d’être la plus vieille… sorry l’ainée…

et ici, nous voilà, toi au seuil de ta quarantaine et moi de ma soixantaine, dans ta cour, les 3 ensemble… super fier de toi ma fille…

et toi Fanny, disons que ta vie a été plus normale… quoi que…

considérant nos étés aux quatres coins du lac et sur le balcon de sa vieille auberge juchée sur la colline, eh câline (toujours le mot pour rire le paternel, c’est pas pour rire), on ne peut pas dire que normal (entre italique) est vraiment normal (encore) avec nous, donc pour toi… fille de papaternel oblige… ne riez pas, vous êtes les fruits de cette folie… méchante salade méchantes malades… nouvelles pousses devenues grandes mais un peu fêlées dans le sous-sol…

donc, vie disons plus rangée en apparence pour toi Fanny disais-je, mais un peu fofolle aussi… flyée l’été, rangée l’hiver… bi polaire ça a l’air le petit frère 😉 …

et comme on s’était pratiqués à faire nos gaffes avec Léo, j’imagine qu’on a été obligés de faire de nouvelles erreurs sur ton dos… mais à voir le résultat, 25 ans plus tard, force est de constater qu’on a clairement passer le test… et si la barre était haute, le barreau fut passé haut la main… high five ! super fier de toi ma fille… et droit devant…

Fa, alors que j’écris ce passage en ce môman même – oui papa – tu me Messenger pour me demander si 11 h est toujours OK pour que je te ramasse… connectés tu dis ? et je ne t’ai même pas vendu le punch… j’ai toujours été bon pour garder les ptits secrets…

alors mes filles, comme ma batterie de mon vieil ordi faiblit rapidement et que les mots semblent fuir mon cerveau – ce qui arrive de plus en plus régulièrement, sauf qui veut, je vais aller droit au but – gardiens de buts de frère en fils les Dion brothers

alors ce petit mot ce matin est pour vous écrire, et surtout pour vous dire et vous lire :

merci de m’avoir choisi comme père et de m’avoir montré le don de soi… drôle de choix mais bon, mais la vie est un mystère dit-on chez les Demers-Dagenais-Dion et filles…

que je vous aime, que je suis fier d’être votre géniteur (arch quel pas beau mot dont, dernière fois que je le dis, promis juré craché, mais en temps de Corona fini le crachage juré que j’ai catché)… catcher avant de crasher…

que je suis immensément comblé de vous avoir dans ma vie, et en ce moment même… heureux de vous savoir heureuses, épapanoui de vous voir autant épanouies, inoui… et encore plus intelligentes que moi – quoi que ça, le barreau était pas haut ho ho et c’est pas du gâteau (double inside joke lecteur/trice)…

comme on s’est déjà dit, je vous ai donné toute mon intelligence, ce qui m’en laisse bien peu, mais contrairement aux choses du cerveau, c’est en donnant que le coeur grandit (j’allais écrire que le coeur gandhi mais je vais me retenir car c’est contre ma religion)…

alors en ce petit dimanche d’ère coronarienne, grâce à vous, je me sens comme le roi des papas de papasser ce dimanche ensemble chères fifilles…

merci d’avoir dit oui car je l’entends ce oui papapoups – et ce, avant même d’avoir eu une bouche – et d’être nez dans ma cour royale…

parlant nez, si vous avez mes pieds – sorry for that – je sais que vous vous considérez chanceuses de ne pas porter le mien…

je veux aussi vous dire en phase terminale de ma batterie, que je n’ai aucune attente envers vous, aucune attente autre que celle de vous voir et de vous savoir heureuses, de vous voir prendre le risque d’être vous-mêmes, ce que vous fêtes avec mère veille depuis respectivement 39 et 25 ans… et que je souhaite que vous continuerez à le faire longtemps longtemps… éternellement… car le plus bel héritage qui soit la liberté…

parlant de mère veilleuses, un ptit mot pour souligner la présence de vos mères respectives, Lise Charu et Paule Sabera (vraiment, quelle famille !!!) car sans elles, vous ne seriez pas tout à fait ici… pas en aussi bonne forme du moins… vous ne seriez qu’une idée, un souhait, un projet, une possibilité… et grâce à elles, et à nos rencontres de coeur,  vous êtes devenues réalité…  et c’est grâce à elles que vous êtes aussi belles, et buns… paroles de ptit bum de mourial now

comme Léo n’est pas sur FB, aucune chance qu’elle ne voit ceci, alors la surprise est pas mal assurée de ce côté…

toutefois, j’espère que Fanny ne voit pas sa photo pas shoppée popper (pas pire non ? oui popa) sur son fil et qu’elle ait l’idée d’aller voir si elle y est… qu’un petit risque pas calculé du tout…

mais vous savez comme je suis bon pour garder les secrets right ?

et que je vous aime n’en est pas un du tout rendu ici…

alors bonne fête mes gracieuses… et merci pour vous…

car clairement, j’ai un penchant pour vous…

83669748_2600903906630063_6013124879220473856_n

bienveillons-nous

82870234_3316262131739162_3576663299399539417_o

♥♥♥ – 20/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

tant d’inquiétude et de peur autour de nous en ce moment… tant de frustration et d’irritation qui culminent jusqu’à la colère… bouillonnement humain… positions campées et affirmées, parfois jusqu’au manque de respect fondamental…

masque ou pas, liberté limitée, vivre ensemble complexe avec des règles sociales souvent confuses et irritantes – 1 mètre, 1,5, 2 alouette – tellement que parfois on ne sait plus trop quoi penser… alors on sent et on ressent beaucoup… beaucoup beaucoup…

mais avant de pitcher toutes ces réactions vers l’extérieur, réalisons que tout ce qui monte face à l’environnement social actuel nous appartient… matière première personnelle…

alors souvenons-nous de demeurer humain, humaine, tout en sentant et en affirmant ce qui est juste pour soi, et tout en respectant les attitudes et comportements différents des nôtres… car ni meilleurs ni pires, que différents…

alors écoutons-nous, soi-même et les un(e)s les autres… et respectons-nous les un(e)s les autres… jusqu’à nous aimer les un(e)s les autres comme aurait jadis dit quelqu’un de la grande famille humaine…

la moindre et plus importante chose à faire en ce moment tendu de l’humanité…

alors ce matin, un pot pourri de mots des autres…


tout d’abord ceux de Ram Dass

j’aimerais jouer le rôle d’une personne qui a suffisamment exploré sa propre conscience (et insconscience, ndlr 😉 que si jamais les choses se corsaient, autant en termes d’environnement, d’enjeux sociaux, d’oppression, de protection des plus démuni(e)s – peu importe – je pourrais être impliqué(e) sans être «pris» dans ma propre réactivité, sans avoir peur et ce, afin que je puisse faire partie de la solution et non du problème…


puis ceux de Jeff Foster

EMPATHIE: LORSQUE LE SYSTÈME NERVEUX SE RÉJOUIT

La plus belle qualité chez un être humain, à mon humble avis ?

La capacité d’écouter profondément.

Pour écouter à partir de la Présence, de l’immobilité.

Pour écouter sans essayer de réparer quelqu’un, de le changer ou de le «sauver».

La possibilité de permettre à un autre d’être exactement comme il/elle est.

Ne pas donner de conseils non sollicités. Ne pas leur enseigner les dernières recherches psychologiques ou l’enseignement spirituel «le plus vrai». Ne pas essayer de les modeler, de les manipuler pour qu’ils/elles correspondent à un concept de qui ils/elles «devraient» être. Ne pas projeter son propre traumatisme – ou nos réponses traumatisantes – partout.

Simplement écouter.

Écouter avec un esprit ouvert et un cœur ouvert et un système nerveux réceptif. Leur permettre de respirer, d’exprimer, de pleurer, de questionner, d’être complètement unique, de s’étendre dans l’espace, de découvrir leur propre vérité.

J’ai rencontré des experts mondiaux de l’intimité, des relations et de la communication honnête qui sont incapables de le faire. J’ai rencontré des gourous spirituels, des soi-disant «maîtres éclairés», des psychologues experts et des coachs de vie qui sont totalement incapables de le faire. J’ai rencontré des professeurs et des auteurs populaires sur «l’écoute du cœur», «l’espace de détention», la «conscience pure» et la «spiritualité incarnée» qui sont incapables de le faire.

C’est un cadeau rare que celui de permettre aux autres d’être exactement comme ils sont.

Cassé(e). Entier(ère). Triste. En colère. Apeuré(e). Perdu(e). Réveillé(e) ou endormi(e). Peu importe.

Simplement les écouter avec chaque fibre de son être.
Les recevoir par les sens, écouter comme les animaux sauvages de la forêt.
Les emmailloter dans une attention non distraite et fascinée.
Pour les envelopper d’une Présence silencieuse et chaleureuse.
Pour leur faire sentir – dans ces moments précieux lorsque vous êtes ensemble – comme s’ils étaient le plus aimé(e)s de tout l’Univers.

Lorsque vous ressentez ce genre d’écoute sacrée de la part de quelqu’un, c’est indéniable.

Il ne peut pas être fabriqué.
Il ne peut pas être truqué.
C’est tout à fait rare et saint.
Ce n’est rien de moins qu’un amour inconditionnel.

Votre système nerveux le sent et se réjouit.


puis ceux de John de Ruiter (que je choisi de ne pas traduire car poétiques)

Soften in your heart and you know.
Open in your heart and you see.
Live like that and you understand.

et ci-bas, ceux d’une femme que je viens juste de découvrir

 


allez bon solstice… enjoyons totalement !

car ce sera l’été avant la fin de cette journée…

penser savoir et se faire avoir

104281095_3054906154624598_8018014530401567404_n

♥♥♥ – 19/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: ce n’est pas ce que tu ignores qui te met «dans le trouble», c’est ce que tu crois savoir avec certitude et qui s’avère erroné… – Mark Twain

je ne suis pas certain – ni de ceci ni de cela – et ni si c’est Mark Twain qui a réellement dit ça car de nos jours avec les mots publics, on trouve de tout – dont un ami et un pepsi chez nos amis Johnny et Jici, on trouve de tout et son contraire dans l’espace public de moins en moins pudique et de plus en plus pubique… écrits érogènes et affirmations et informations qui sentent le poisson… ces écrits qui demeurent inscrits dans les annales akashiques and swell

en cette existence multi-dimensionnelle, on ne peut tout savoir ni tout connaître car beaucoup trop à savoir… on doit reconnaître que l’on ignore donc la très très très grande majorité des faits de la vie… ce qui est relativement large et multiformes

et cela est juste et bon… anyway, c’est ça qui est ça… et comme ci comme ça… tralala…

d’ailleurs une certaine citation (que je ne peux retrouver donc qu’approx. ici) dit quelque chose comme : l’intelligence n’est pas de savoir ce qu’il importe de connaître mais plutôt ce que l’on doit ignorer… makes sense non ? ou pas pour certain(e)s…

d’ailleurs, en ce sens, Neil deGrasse Tyson, populaire astro-physicien américain, affirme que l’un des problèmes de nos jours est que la plupart des gens en savent juste assez pour penser connaître un domaine, mais qu’ils sont loin d’en savoir assez pour réaliser dans quelle mesure ils sont ignorants… bon à savoir ça non ? pas facile pour certain(e)s ça…

mais pas mal la majorité d’entre nous, simples mortel(le)s ça non ?

me rappelle l’une de mes plus grandes réalisations personnelles, qui s’est produite jadis lors de la collation des grades, lorsque je suis allé cueillir mon diplôme de doctorat à l’université de mouréal…

grand flash de lumière intérieure lorsque j’ai réalisé, à la lumière de mes 6 années intenses de recherche dans mon tout petit et pointu domaine des drogues et des lois les réglementant, et me pensant ti-Jo connaissant du haut de ma toge, de mon ptit bérêt et de mon nouveau titre rutilant, que dans le fond, la réalité est que j’ignorais 149 domaines de recherche autres que le mien (en effet nous étions 150 récipiendaires de Ph. D.)… et ce ne sont que les nouveaux docteurs présents ce jour-là…

ainsi, j’ai réalisé qu’autant j’en connaissais un tipeu dans mon domaine, encore au moins 149 fois plus j’en ignorais dans les autres domaines… si en météo, il existe le concept d’humidité relative, dans le domaine de la connaissance, on doit appliquer le concept d’humilité relative…

mais comme on dit :

un(e) endormi(e) qui se sait dormir est moins endormi(e) qu’un(e) endormi(e) qui se pense éveillé(e)…

et comme le dit la maxime, je me pensais éveillé mais lorsque je me suis réveillé, je me suis rendu compte que je rêvais… vous dormirez là-dessus…

car de toute façon, un poteau est un poteau… et a post is a post

aimons-nous et partageons-nous note bien humble connaissance mes bien chers frères et soeurs…

104390644_10158337776745970_9191640102392874450_o

 

 

 

intelligente humilité

102559314_10220073538042993_6371549393122603429_n

♥♥♥ – 17/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction :

quelques phrases importantes que nous devrions tous et toutes pouvoir affirmer en cette importante période d’apprentissage:

à la lumière de cette nouvelle information, je dois revoir ma position…

oh je ne savais pas ça avant, j’imagine qu’il m’en manquait un bout…

en tenant compte de cette nouvelle information, je vais reconsidérer ce que je croyais…

tu as un bon point, je vais en tenir compte…

je ne peux soutenir ma position, je ne sais pas pourquoi je pense ainsi…

je n’ai jamais pensé à ça ainsi, merci, je vais voir les choses autrement…


malheureusement, on ne croise pas souvent ce genre de réflexion et affirmations sur les réseaux… ni ailleurs d’ailleurs

malheureusement, ceux et celles qui auraient le plus besoin de voir ces mots ne les verront probablement pas… et même s’ils les voyaient, ils ne les liraient possiblement pas… mais sait-on jamais…

propos pas assez tranchants, ni assez catégoriques, pas assez spectaculaires, ni suffisamment provocateurs… trop wishy washy… trop mous… ambivalents… pas assez campés… trop remettant-soi-même-en-question… et ainsi trop dérangeants…

pourtant…

si on pouvait seulement arrêter de réagir et réfléchir un peu plus en profondeur en lien avec la complexité des choses… car le monde est bel et bien complexe, et non duel… inclusif, pas exclusif… le monde est multi et non uni… pas l’un ou l’autre, l’un et l’autre… multivers juxtaposés… monde kaléidoscopique…

tellement de mots sont postés dans l’invisible des ondes et toutes sortes de monde réagit… à première vue… épidermiquement…

et souvent plus on écrit fort, moins on pense profond… si seulement le deep du deep state pouvait refléter nos mécanismes de réflexion plutôt qu’un monstre invisible là-bas dans l’invisible…

car vraies ou pas, fake ou non, les news sont rendues folles… ça r’vole sur les réseaux… de chaque côté des axes du bien et du mal, on repousse les limites de plus en plus loin… ligne imaginaire de toute façon… ni de bien ni de mal… que ce qui est… car c’est ça qui est ça… ou l’est-ce ?

de toute façon, d’aussi loin qu’on se souvienne, qui peut dire ce qu’est LA vérité…

car autant de vérités que de biais d’interprétation, autant de vérités que de regards sur les choses… toutes limitées et épidermiques… alors que la vie se vit dans le deep… dans les profondeurs de l’âme…

et chacun chacune, on ne voit que la vérité que l’on veut bien voir… ou celle que l’on peut voir en fonction de la largesse et la profondeur du regard qu’on porte sur les choses, ainsi que de notre capacité de réflexion et de conceptualisation… la capacité de tisser des liens n’est pas donnée à tout le monde…

quand on ne se doute même pas que notre tout petit regard sur les choses est limité, nous forçant à choisir ceci ou cela plutôt que ceci et cela, on ne peut voir que la dualité de l’immensité…

car l’existence est bel et bien immense, mais notre regard si petit, et biaisé… et ces temps-ci, de surcroit, on a soit de la peur ou de la colère plein les yeux…

nous avons deux yeux pour voir dehors, et un autre pour ramener ce que l’on voit en dedans…

alors utile de prendre le temps pour réfléchir avant de parler et d’écrire… car on doit faire sens de ce qui se présente à nous… et cela prend du temps… et un minimum d’objectivité… car rien ne nous est donné tel quel… tant de couches d’apparences à trier et à démêler…

savoir mouvant

103460207_10224183745960317_2754291613420535185_n

♥♥♥ – 16/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

traduction: vous devriez toujours être prêt(e) à considérer avec ouverture toute évidence qui contredit vos croyances et admettre la possibilité que vous puissiez vous tromper… l’intelligence ne consiste pas à tout savoir… c’est la capacité de confronter tout ce que vous savez (ou croyez savoir)… – merci à Anika pour le lien

that’s my kind of meme… oui papa ! and the mamas… et vice et versa…

exactement ce que je tentes d’appliquer moi-même… depuis des mois… et d’écrire… en tournant autour… en osant me confronter à des concepts qui, pour une partie de mon tout ptit moi-même dans l’immensité, n’ont pas vraiment d’allure à première vue… au moins les considérer…

ne voulant pas trop faire trop de vagues… ni froisser… ni provoquer pour provoquer… et en voulant m’étirer le monde du possible le plus possible car qui suis-je pour prétendre savoir quoi que ce soit avec certitude ?

Trump un bon gars ? immense supercherie que celle-ci ? situation hors de contrôle ? ou qu’un plan divin se déroulant tel que prévu ?

tout est possible… et en même temps, tout est illusion… rien de ce qui semble être n’est tel quel, pas vraiment ni tout à fait du moins…

surtout que tout est de source de plus en plus secondaire… sinon tertiaire… et plus encore… de plus en plus loin de LA source dirait-on…

tenter de ramener son juge intérieur de la situation au centre du mandala qui ne peut qu’être de toutes les couleurs… et tendre un peu soit-il vers une certaines objectivité…

ni ci ni ça… et ci et ça… et quelque part entre les le ci et le ça…

et toujours prendre une certaine distance – une distance certaine – face à ce que l’on pense croire, ce que l’on a parfois tendance à prendre pour du cash… car en ce moment, pas très in le cash… et très volatile… cré cash va…

besoin de sentir notre capacité à dé penser notre cashette de connaissances usagées et de plus en plus empruntées…

sincèrement, peu m’importe que vous penchiez d’un bord comme de l’autre – comme s’il n’y avait que 2 côtés à une médaille kaléidoscopique aussi complexe que le sort réel du monde – c’est notre intelligence que j’ai besoin de sentir… notre capacité de se remettre en question… notre flexibilité mentale, notre plasticité intellectuelle

car qui sait quoi que ce soit au fond ? d’ailleurs y a-t-il même un fond au fin fond de l’affaire ? à part un fond d’investissements…

car oui il y a du monde intelligent et critique aussi chez les masqué(e)s, comme des gens qui posent des questions plus que pertinentes sans être nécessairement con… spirationnistes… ni com.. plotistes…

car oui il y a des scientifiques qui questionnent et se remettent eux-mêmes en question, et des illettrés bornés imposant leurs certitudes… d’un bord comme de l’autre d’ailleurs, même si grand bar ouvert que tout ce cirque médiatique… mainstream, alternatif ou somewhere in betwen

car oui il y a des affaires qui sentent le poisson dans ces tonnes de mots dits, d’images et de vidéos qui circulent… de gros sophismes bien gras et dodus des deux côtés de l’enflure verbale…

car oui les pharmas ont de malades plans d’affaires pour récolter encore plus de bidous, alors que les gouvernements n’ont parfois pas de plans du tout… et improvisent allègrement… au fil de la situation… décousue stratégie…

douter de tout mais en même temps faire confiance que tout est OK puisque tout est…

car c’est ça qui est ça…

car oui les preuves sont faites, et défaites, et refaites, sans arrêt, au gré des biais et des intérêts personnels de chacun(e)…

alors douter de tout… en particulier de la dite vérité qui s’effrite à la vitesse grande V en cet ère de surinformation… comme des poissons dans l’eau médiatique, nous sommes noyé(e)s d’information, et it smells fishy…

la situation actuelle est hyper complexe, multi facettée, étrange et louche… personne ne sait trop, même si certains sont persuadés de tout savoir… car vu sur le web… mais peut-être qu’ils se font savoir ? car lorsqu’on veut savoir à tout prix, on finit par savoir de force…

savoir de force et devoir de réserve…

oui des gens meurent pour de vrai… du covid ou pas, who knows for sure ? et de plus, who cares de quoi les gens meurent ? on care qu’ils et elles meurent et même ça au bout du compte, ça constitue la seule certitude…  la mort est l’ultime justice et la suprême démocratie…

depuis des mois, de nombreuses personnes vivent des situations fragiles, fébriles, débiles… autant sur les plans personnel qu’inter, économique, émotionnel et existentiel… grosse tempêstivale en vue…

j’ai des ami(e)s qui penchent d’un bord, d’autres qui swignent de l’autre… et d’autres qui dansent entre les deux… car là que la vie se situe, entre les deux bouts de la vie… entre la naissance et la mort…

m’importe peu de quel côté les gens portent… tant qu’ils font preuve d’une certaine ouverture, d’une certaine souplesse, d’un respect de l’autre et d’une certaine réserve face à toute généralisation…

car qu’en surface les différences d’opinions… qui de toute façon se mélangent dans toutes leurs déclinaisons… toutes mêlées nos opinions… démêlons-nous de nos oignons… la situation est tellement complexe que tout le monde devrait se mêler dans ses propres opinions…

car au fond, tous et toutes nous voulons ce qui est mieux pour tout premièrement pour soi, et ensuite pour le bien du plus grand nombre… et ce, peu importe le nombre exact, on le veut simplement le plus grand possible… pour tous les gens de bonne volonté…

tout le monde se pose les mêmes questions, la seule différence étant qu’on ne s’entend pas sur les réponses… et vaut mieux ne pas trop s’attendre à des réponses… car l’important est la pose… de toutes les questions… sans chercher la bonne réponse… car ni bien ni mal dans ce test… et autant de réponses que de questions, et de questionnateurs/teuses

ce qui m’intéresse est notre capacité de réfléchir ensemble, de mettre face à face nos réflexions, et non dos à dos… discuter, parler, questionner, les autres mais tout d’abord soi-même…

réfléchir, fléchir et re fléchir de nouveau, un peu plus large, un peu plus grand, un peu plus ouvert… d’esprit… et de coeur… et de tolérance qui ouvre jusqu’à l’entière acceptance… de tout ce qui est… de tout ce qui est pensé, dit, et entendu… bien entendu… car toutes les réponses se valent… jusqu’à preuve du contraire…

et toutes les opinions ne valent pas grand chose, et toutes doivent être dépassées…


et quand c’est too much… car tout est possible… et libre choix pour tous et toutes…

Dès le matin, pensez à vous accorder avec les entités célestes.

Dites-leur que vous voulez entrer dans leur harmonie.

Faites appel à toutes ces créatures lumineuses qui peuplent l’espace.

Concentrez-vous un moment sur elles, pensez combien elles sont belles, pures et pleines d’amour.

Si votre désir est sincère, par la loi de l’affinité, vous arriverez à entrer en contact avec elles.

Quelque chose se passera en vous.

Votre cœur, votre intellect, votre âme et votre esprit vibreront à l’unisson avec le monde divin, et tout votre être deviendra un instrument bien accordé.

Tellement de rencontres et d’événements dans la vie sont là pour vous troubler, vous faire perdre votre paix !

Mais quoi qu’il arrive, il vous reste toujours la volonté de vous accorder avec le monde divin, afin que l’harmonie vienne habiter en vous.

– Omraam Michaël Aïvanhov

à la bonne heure

100913621_3259613630736944_8593921927968456704_n

♥♥♥ – 15/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

ces temps-ci notre confiance, notre foi et notre capacité à cultiver le bonheur, donc à aimer la vie, sont mises à rude épreuve…

alors un temps parfait pour se pratiquer…

car facile de faire confiance et de garder la foi quand tout coule, quand tout roule et que tout est smooth… c’est quand ça brasse que ça passe… ou pas… quand c’est rock n roll et que c’est moins drôle et quand il y a de la houle qu’on doit mettre notre résilience à l’épreuve…

alors toujours capable d’aimer la vie ? encore capable ? et d’aimer toutes les personnes qui meublent cette vie ? en particulier ceux et celles qui ont des positions différentes – pour dire le moins – des nôtres ?

même si nous sommes mis à l’épreuve par les événements actuels, brassés de toute part dans nos certitudes, dans nos convictions, avons-nous vraiment le choix ?

car certaines personnes sont confrontées à des situations plus qu’inquiétantes en ce moment et ce, depuis des mois en fait…

tout ce qu’ils et elles avaient planifié et/ou construit risque de s’effondrer…

impossible pour plusieurs de savoir, même de soupçonner, ce qui arrivera à court et moyen terme… on oublie carrément le long terme pour tout de suite… que quelques moments présents et un peu plus…

alors si notre situation est relativement sécure et confortable, prenons le temps – et le soin – de penser aux autres pour qui c’est plus difficile en ce moment… juste comme ça… à les porter dans notre coeur, en les soutenant en pensées… devoir de mémoire… et de solidarité…

parce que nous sommes une famille…

parce que nous sommes solidaires… ou devons nous rappeler de le demeurer ou le devenir car pas toujours acquis…

parce qu’il n’y a pas d’EUX et de nous… que du nous…

nous sommes un, une, uni(e)s…

nous sommes toutes et tous ensemble… chacun et chacune respectivement dans nos chaloupes, canots, paquebots, pédalos, bouts de bois, mais toutes et tous dans la même grande tempête planétaire…

so ? so ? so ?

solidarité, solidarity, solidaeridade…

notamment pour les gens de l’état de l’Amazona au Brésil chez qui le Covid frappe particulièrement fort en ce moment, eux et elles qui sont très vulnérables… et dont l’existence même est en jeu…

Capture d’écran 2020-06-15 à 10.05.30

comme c’est le cas pour certains groupe d’autochtones d’ici qui sont à haut risque et qui ont choisi de se protéger avec vigueur… avec vous, de tout coeur…

boules d’amour

104187352_10159869585513957_965772527506837498_n

♥♥♥ – 14/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

aurais-je vraiment eu besoin de traduire ?

d’ailleurs, vous pouvez choisir le type de boules que vous préférez… boulettes carne ou végé, bulldozer, bulles eyes ou bullschnout…

car de toute façon, nous vivons tous et toutes ensemble sur cette même grosse boule bleue qui tourne dans l’infini des multivers… où est-elle verte ? il semble que de moins en moins… mais toujours ronde aux dernières nouvelles… quoi qu’elle pourrait être de plus en plus plate…

en tous cas, aux dernières nouvelles, elle tournait toujours puisque Galarneau (capice Boomers ?) s’est de nouveau la boule levé ce matin… et il nous éclaire de nouveau la et les boules des environs…

on en plein la boule poilue de ce Corona non ? il nous fout les boules ce Covid…

pas tant du virus comme tel qu’on en a plein la boule, car les virus on doit apprendre à vivre avec puisqu’ils sont légions – engagez-vous qu’ils disaient – mais plutôt des propos autour du virus, et surtout les propos autour des propos des autres autour du virus… plein la boule des bulldoseurs argumentatifs et argumentaires… oui, non, peut-être…

quelle pandémie les ami(e)s… pour certains, la vie est en train de devenir une panne d’ami(e)s…

alors on fait dans l’humour de bull de taureau ce matin car parfois assez c’est too much… et alors mieux vaut en rire… et s’éclater la boule…

depuis 3 mois, on se déchire, on se désamifie à tour de doigts et de claviers et par écrans interposés et certains beaucoup moins posés, on s’engueule à tours de langue virtuelle et on argumente à qui mieux mieux à coups de Youtube, on se grafigne l’âme pour des positions probablement somme toute assez semblables : amour de soi et de son prochain et de sa prochaine, fragile équilibre entre sécurité et liberté, vivre et laisser vivre et faire le moins de torts possible en toutes circonstances…

et vivre en laissant le moins de traces possible de notre passage… pour la plupart d’entre nous car pour d’autres, pas si grave les traces qu’ils laissent sur la boule…

la situation actuelle redéfinit autant notre vivre ensemble que nos relations sociales personnelles… les choses sont exacerbées, amplifiées, multipliées, et parfois exagérées… on a l’épiderme à fleur de boules, la patience mise à rude épreuve… tout le monde à la recherche de preuves… certains surtout des preuves du contraire…

la dualité terrestre est à son summum en ce moment sur la grosse boule des zumains et zumaines… probablement que notre propre dualité interne extériorisée et magnifiée… pas comme dans magnifique, plutôt comme dans pathétique…

alors slackons-nous les boules – autant celle qui git sur nos épaules que toutes les autres boules de l’arc-en-ciel – et apprécions le moment, savourons la chance de vivre sur cette boule de paix, d’amour et de protection…

car à force de vouloir se sauver la boule, on finira par la perdre…

foi de pirate maboule…

prenez bien soin des vôtres… vous tous et toutes, chères boulettes d’amour…

que ce soit dans le dalot de la vie, avec réserve ou dans tous vos abats 😉

et aimons-nous tout le tour de la boule…

104170429_3176331452426663_7673499910384690375_n

bêêê oui bêêê non

Capture d’écran 2019-12-09 à 06.49.59

♥♥♥ – 13/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

salut chers gardiens et gardiennes du troupeau, bergers et bergères de tout acabit qui vous évertuez à nous éveiller, nous moutons devant l’éternel, cet éternel flots de faits pourtant si évidents qui se révèlent à nous, vous qui vous échinez à nous réveiller hors de nos rêves d’inconscients endormis à coup de jugements arrogants et méprisants…

bêêêê oui on vous entend…

nous, peuple à genoux, nous les suiveux de consignes, à qui vous ordonnez avec plus ou moins de délicatesse et d’humanité de nous réveiller, de réfléchir tab… comme vous évidemment…

bêêêê oui on vous entend…

vous qui nous envoyez pourtant tant de nombreux faits validant vos prétentions sans qu’on allume… vos données justifiant vos croyances qui sont évidemment plus justes et vraies que les nôtres, nous simples moutons mortels à genoux en route vers l’abattoir… nous, à cause de qui le monde sombrera dans la soumission… nous qui les laissons, EUX, les élites corrompues, arriver à leurs fins sans broncher… pendant que vous vous luttez pour notre liberté…

bêêêê oui on vous entend…

car il pleut il pleut tant de faits bergers et bergères, et pourtant nous dormons encore au gaz – à effet de serre – encore et toujours… en pleine dictature,  nous nous laissons manger le phenthex sur le dos… et le reste du corps astral…

pourtant, sur Youtube et les réseaux et les médias alternatifs, tout est pourtant si clair, les chiffres et les faits sont là, le monde court à sa perte et pourtant, nous on n’allume toujours pas… comme vous le voudriez tant… pour notre bien…

bêêêê oui on vous entend…

nous nonos citoyen(ne)s qui devraient allumer et lier les points les uns aux autres car la vérité est pourtant si évidente… là juste sous nos yeux de moutons ébahis…

bêêêê oui on vous entend…

car vous hurlez haut et fort…

mais je pense qu’on ne se comprend pas… car on s’entend si peu mais on ne s’écoute pas du tout…

bêêê non…

même si on utilise les mêmes mots, même si on réfère parfois aux mêmes sources toutes plus secondaires et douteuses les unes que les autres car personne n’a accès à LA source, sources plus ou moins fiables selon notre qualité de jugement et de discernement… mais évidemment votre jugement est plus juste que le nôtre… nous bêtes moutons…

sincèrement, ce n’est pas en insultant les autres, en les méprisant, en les infantilisant parce qu’ils et elles ne partagent pas la même vérité que vous que nous allumerons… car les moutons sont de douces bêtes et ont besoin d’amour et de compassion, vous devriez savoir ça… doux doux un coeur de mouton…

car au fond, même si chacun chacune se regroupe en son propre troupeau, nous sommes tous et toutes dans le même grand troupeau… que des sous-troupeaux en apparence… composant une seul et même grand troupeau…

et d’ailleurs, nous sommes tous et toutes le mouton de quelqu’un ou de quelque chose d’une certaine façon… même quand on fait la révolution virtuelle, on consomme les bébelles des moutons qui se pensent ptits loups…

tous et toutes des moutons qui louvoyons en cette louve vie… qui nous mangera éventuellement la laine sur le dos… car chacun chacune on tricote son chemin jusqu’à la destination finale…

tous et toutes aux prises avec de fortes émotions plus ou moins faciles à contenir, ou à poster, ces temps-ci… tous plus ou moins apeurés(e)s devant l’incertain inconnu, devant une route qui semble aller droit vers un mur d’abattoir cosmique… certain(e)s optimistes, d’autres moins… car à la base de l’existence du mouton la peur… comme du loup d’ailleurs…

mais au fond, nous faisons tous et toutes partie du même grand troupeau humain…

même si certains moutons se pensent loups et louves, tous et toutes nous hurlons à la lune, et à la une… ou sur notre mur ou fil d’actualités… et toujours à soi que l’on hurle éventuellement…

certains moutons se plaisent à blaster et à sermonner les autres moutons avec plus ou moins de délicatesse… la chicane pogne régulièrement dans le troupeau, de brebis plus ou moins égarées…

car toutes et tous nous sommes soumis à certaines lois, à certaines règles… certaines créées par l’humain, d’autres par la nature… et d’autres encore inconnues même des Dieux…

et vous aurez beau hurler et insulter haut et fort, le chemin continue de se déployer sous nos pattes et nous continuons d’avancer… vers une inconnue destination… c’est le chemin qui compte dit-on… celui-ci est surprenant…

mais vous aurez beau crier et hurler haut et fort pour tenter de réveiller le troupeau, la masse des moutons endormis, le problème est que vous dormez probablement aussi fort que nous vous aussi… en rêvant que vous êtes éveillé(e)s… tout en blastant les autres moutons…

d’un côté, les moutons conspirationnistes et fiers de l’être qui réfléchissent, de l’autre, la masse endormie et inconsciente des bêêêtes moutons et brebis… tout un zoo mes ami(e)s…

mais au fond, même seul et unique troupeau…

en route vers l’inconnu, sur une boule tourne dans le vide, sans certitude aucune… en ébulition comme jamais actuellement… la seule certitude étant notre suite commune incertaine vers l’ultime méchoui… à vos BBQ brebis égarées !

et peut-être qu’un jour, on se réveillera de ce grand rêve commun actuel qui nous semble  pourtant si réel actuellement… et qu’on bêlera d’étonnement… en restant bête devant l’évidence de la réalité si twistée ces temps-ci… à se dire que ce rêve semblait pourtant si réel… good morning gang de

finalement, je me demande vraiment où on s’en va…

ou peut-être devrais-je me demander où on est ? car qu’ici en ce moment qui existe…

je sais je sais, j’essaie encore de faire mon ptit intello…

bêêêê oui…

 

masques à deux visages

96790230_1332380280288872_5710631668298022912_n

♥♥♥ – 12/6/2020

l’amour au temps du Corona / déconfinement in progress…

cette image me semble bien refléter les deux extrêmes du moment… qu’on le veuille ou non, qu’on le dise ou pas…

en gros, dans un coin du ring, la sécurité/santé publique, dans l’autre, la liberté individuelle… et plus de 50 nuances de toutes sortes de couleurs entre les deux…

dans le cadre de mon emploi temporaire de chauffeur d’autobus scolaire, je porte masque et lunettes de protection… mais deux fois par jour pour moins d’une heure à la fois, alors l’inconfort est de courte durée… les règles du jeu que j’ai choisies d’accepter… pour 6 semaines… one more to go

vraiment pas confo ce masque… surtout pas au volant, d’un autobus, avec des kids, en pleine canicule et dans le trafic… masque que je retire dès que mon dernier enfant est débarqué…

j’ai choisi aussi de porter le masque quand je vais dans un endroit public intérieur… pas tant pour moi… plus par respect pour les autres… that’s it ! pas pour faire le mouton, ni par peur non plus… simplement et principalement par respect pour les autres… pour dire tout haut : I care about you all… pour jouer le jeu de la santé et la sécurité publique… au cas où… car on en sait si peu au fond… alors je préfère jouer safe… et signifier mon soin envers les autres…

je ne considère pas nécessaire de le porter dehors, sur la rue, ni avec mes ami(e)s proches… mais on fait quand même plus attention que d’habitude…plus attention qu’avant…

la position avec laquelle je me sens à l’aise… une espèce d’entre deux acceptable… pour moi… et pour le respect des autres… pour le moment…

portant un peu le masque, j’ai beaucoup de respect et de compassion pour les gens – particulièrement les travailleurs du domaine de la santé dans son ensemble – qui doivent le porter toute la journée… car je trouve qu’ils et elles font preuve de dévouement et de caring pour les autres, et cela j’apprécie grandement et ça me touche beaucoup…  car je sais ce que c’est… généreux don de soi je trouve…

hier plusieurs intervenant(e)s de la santé – que je respecte tous et toutes beaucoup – se sont prononcés publiquement pour le port obligatoire du masque… je crois sincèrement que si je travaillais dans le réseau, cela serait également ma position… malgré l’incertitude quant à l’efficacité réelle du port du masque… les données ne sont pas totalement claires en ce sens… mais ça risque de diminuer les risques… alors why not coconut ?

d’autre part, je comprends les gens qui ont des réticences à porter le (mau) dit masque… moi-même qui ait décidé de la porter le fais en maugréant intérieurement… mais je le fais néanmoins, au cas où…

mais ce fameux masque est plus que symbolique…

le port du masque – ou son non port c’est selon – indique clairement notre position face à la situation actuelle…

je comprends très bien les spécialistes qui ne prônent ni le port du masque ni les 2 mètres pour les enfants… je peux le constater la difficulté de cette application dans mon bus et avec les flots et je suis plutôt souple en ce sens… pas applicable et pas sain pour la santé émotionnelle et psychologique des ptits bouts de choux qui ont de toute façon un système immunitaire assez performant pour combattre la bibitte… tout est question de calcul du risque…

mais tout adulte qui décide de ne pas porter le masque fait clairement un statement public… je respecte, mais j’avoue du bout de mes doigts que je trouve cette position un peu égoïste… car sommes-nous certain(e)s à 100 % que le virus est un scam ? et qu’il ne se propage pas ? pas moi en tous cas, alors je préfère jouer safe…

il me semble que les démasqué(e)s disent haut et fort, sans pourtant dire un mot, qu’ils et elles ne croient pas vraiment à cette pandémie, qu’ils et elles n’ont pas peur de pogner le virus, et qu’ils et elles s’en foutent un peu de le transmettre aux autres… grosso modo… simpliste mais en gros ça me semble résumer la situation… avec diverses nuances bien sûr…

personne n’apprécie la situation actuelle… tout le monde la subit… tout le monde a hâte que les choses redeviennent plus normales, peu importe ce que cela peut et veut dire

mais il me semble que le moins que l’on puisse faire serait de porter le masque lorsque nous sommes dans une situation de proximité avec des étrangers…

coutume pourtant très courante chez les Asiatiques qui ont beaucoup plus de facilité que nous, individualistes occidentaux vivant dans de grands espaces, à se conformer à des règles qui visent à protéger le plus grand nombre… entre autre, trait culturel et réalité socio-géographique…

quand j’entends quelqu’un dire qu’il s’en fout de transmettre le virus aux autres, il y a toujours une partie de moi qui se crispe… really ?

car peu importe comment on perçoit la situation, quelque chose rode autour et peut tuer sinon affecter du monde… combien et comment ? pas tout clair…

mais ceux et celles qui travaillent dans le milieu de la santé, eux et elles qui sont au coeur de la tempête, se dévouent pour les autres.. et si ce n’était que ça, même si on ne croit pas à la pandémie, il me semble que cela serait la moindre des choses de les soutenir en portant le masque… juste au cas… et pour leur laisser savoir qu’on les soutient, nous qui n’avons pas se taper la sale job…

la comparaison est un peu poussée et pas tout à fait juste mais néanmoins, les gens qui disent ne pas croire au virus et qui ne portent pas de masque en disant se foutre de le pogner ou de le transmettre – ou en affirmant qu’il n’y a rien à transmettre anyway – me font un peu penser aux blancs d’épiderme qui affirment que le racisme – systémique ou whatever – n’existe pas…

tout est question de perception, et varie selon le côté de la clôture où l’on se situe… car on dirait bien qu’il y a clivage depuis quelques temps… et tant qu’à moi, ce virus est pire que l’autre…

et si on écoutait, entendait et acceptait les points de vue différents du nôtre pour trouver un seuil minimal de vivre ensemble ?