Archives pour la catégorie les chroniques du ptit qui

petites zenneries diverses

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//////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////// la vingtquatrième

traduction : dans le monde du Zen, on ne trouve pas les réponses, ce sont les questions qui s’estompent …

chronique dédiée à mon amie Chandrakala… simplement comme ça, out of friendship

ah ce cher zen… mais qu’en est-il vraiment de ce zen en question ? point de réponse…

traditionnellement et historiquement, le zen se faisait discret, se terrant dans quelques monastères japonais, se diffusant du maître au disciple à petite échelle, probablement surtout aussi par la voie orale, comme ce fut le cas de plusieurs pratiques chamaniques…

mais depuis que le zen se transige en gros et à la bourse  et qu’il se vend chez Ikea –  ce que McKenna nomme le zen that sells – le zen a perdu son âme… du moins on l’a travesti sous diverses commidités… transgenre le zen dorénavant… en effet, dorénavant le zen s’achète partout ou presque… plus qu’il ne se pratique en tous cas il me semble…

je connais peu le zen, quoi qu’il m’intéresse depuis de nombreuses années… j’ai entendu Osho en parler, nous présenter de nombreux maîtres zen, nous raconter des histoires zen… depuis longtemps on a le zen sur le bout de la langue…

puis grâce à une quinzaine de satoris en une trentaine d’années, le zen a subtilement tracé un chemin en moi… je ne sais toujours pas ce qu’il est elle – ou peut-être que le zen est plus féminin que masculin ? – mais les questions tombent les unes après les autres…

les réponses sont non seulement de moins en moins importantes, même les questions se mettent à fondre… ce courant oriental qui a bien changé depuis sa venue en Occident mais je sens que l’esprit du zen est encore bien vivant…  probablement que l’esprit zen est resté intact mais qu’il nous faille le fouiller davantage…

je vous disais récemment, à mon retour du satori, que mon koan pour cette année était: qui suis-je ?

et récemment, en lisant Jed McKenna (que je ne vous recommande vraiment pas si vous voulez garder un minimum de santé mentale, de même que quelques principes spiritualistes et/ou mystiques un brin censés), je suis tombé sur sa proposition de concevoir un peu différemment le koan qui suis-je – who am I ? en anglais…

il invite ses lecteurs à concevoir le who am I ? soit qui suis-je ? en what is me ? qu’est-ce que moi, qu’est ce moi ?… cette proposition m’a plu… car elle présente une autre vue du koan…

si qui suis-je me semble plus actif, impliquant plus directement le sujet dans le questionnement, nous engageant soi dans le processus direct de la quête… encore un je…

tandis que la formule qu’est-ce que moi ? fait du moi une chose, il transforme le moi en boule de plasticine que l’on peut moduler plus facilement à souhait… il nous permet de jouer du moi mais avec une distance, de le manipuler davantage comme un élément extérieur à soi… plus de je, qu’un petit paquet de moi…

comme je disais je ne suis pas un expert du zen… qu’un néophyte mais affichant toutefois un grand intérêt pour la chose zen… et pas seulement les illustrations que j’ai toujours adorées… ni les petits jardins avec gravier et chandelle…

j’aime le zen car il – ou elle – est mystérieux… inssaisissable, inclassable malgré que certains de ses symboles soient vendus en magasin et commercialisés…

j’aime le zen car il me semble que l’on ne pourra jamais mettre la main dessus… au contraire, tel un koan, le zen semble toujours nous glisser entre les mains…

alors je vous souhaite une zen de belle journée…

 

solo nellement

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/////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////// la vingtroisième

traduction : pouvoir être seul(e) signifie pouvoir aimer… cela peut vous sembler paradoxal mais c’est une vérité existentielle… seuls les gens qui sont capables d’être seul(e) peuvent aimer, partager, aller profondément au coeur de l’autre sans la posséder, sans en devenir dépendant, sans diminuer l’autre et la transformant en une chose, sans devenir accro à l’autre… ils donnent totale et absolue liberté à l’autre car ils savent que si l’autre quitte, ils seront heureux comme ils le sont maintenant… leur joie ne peut être prise par l’autre, car ce n’est pas l’autre qui leur donne…
– Osho

ces derniers jours, je me pratique à être seul justement…

et en effet, rien de mieux qu’être seul pour retomber sur ses propres pieds, pour se réfugier en son coeur et retrouver cette axe vertical, juste là, au centre de soi…

rien de mieux qu’être seul pour retrouver sa capacité de s’aimer soi-même en premier lieu… car cliché of course, mais ça commence ici, ça part et revient de là… rien de mieux qu’être seul, ou pourrait-on dire rien de mieux qu’être seul sans soi… car le soi vous avez, overated… simplement être is more than enough

alors ramener à soi le centre du monde, redevenir nombril de son monde, pour aborder la vie à partir de là… retrouver l’ultime poste d’observation panoramique face au monde…

revenir à soi et faire du sur place, et attendre… au lieu de partir par en avant comme on fait souvent…

attendre que quelque chose se passe, que quelque chose nous appelle, que quelque chose nous call… attendre mais sans attente… attendre sans rien attendre… attendre simplement pour le plaisir de ne pas savoir…

et si rien ne se manifeste, alors faire du sur place… qu’à respirer, écouter les oiseaux, pousser quelques notes et regarder août qui arrive et s’installe devant nous… prendre le temps de voir le temps filer… car rien ne file vraiment, qu’un même et toujours nouveau tableau devant quand les yeux demeurant frais…

me trouvant actuellement dans un entre deux relationnel, je contemple la possibilité de vivre seul de nouveau, comme celle de vivre à deux encore… qu’une pause…

mais l’une comme l’autre possibilité m’est OK… et ni l’une ni l’autre ne l’est pas… OK I mean… ni bien ni mal, ni bon ni mauvais,  la vie telle quelle… et avec le temps, on apprend qu’on ne décide pas vraiment rien… avec le temps, on apprend qu’on ne décide vraiment rien…

de toute façon, c’est  la vie  qui décide, la vie qui décidera… en général la vie propose, et nous on dispose… et parfois la vie impose… et dans ce cas, soit on dispose, soit on s’indispose…

alors, pour le moment, tout ce que je peux faire, c’est revenir à moi, trouver la fondation du socle de mon existence, ici, juste là, deep down…  retrouver mon ground, mais en même temps, laisser les ailes sorties, les affilant même… car le vent souffle et la vie appelle… amen la vie… on disposera…

après quelques jours tumultueux à voyager dans l’univers rocknrolesque de mes émotions, celles-ci dansant le tango avec mon mental, le lac retrouve tout doucement mon calme… centro livre… le centre est libre… et le ciel est bleu, et la mer est calme… alors je me la ferme pis je rame… back home

et que sera sera…

sitting silently, doing nothing

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////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////// la vingtdeuxième

traduction : vous n’avez pas besoin de quitter votre chambre, restez assis à votre place et écoutez… en fait n’écoutez même pas, ne faites qu’attendre, tranquille, immobile et solitaire… le monde s’offrira librement à vous afin d’être démasqué, il n’ a pas le choix, il roulera en extase à vos pieds…

voilà mon programme ces jours-ci… mais je troque la chambre pour le balcon et la forêt en ce superbe été… car tout ce que je cherche et ai besoin se trouve déjà ici, juste à m’arrêter et cueillir…

je vous bientôt reviens au sujet de ce qui s’offrira librement à moi dans les prochains instants d’éternité…

j’illuminAti

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///////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////// la vingtéunième

traduction : l’illumination est un projet de destruction massive… ça n’au aucun lien avec le fait de devenir meilleur ou plus heureux… l »illumination est l’écroulement de tout ce qui est faux… c’est voir à-travers la façade et les prétextes… c’est l’éradication complète de tout ce que nous imaginons vrai

aucun doute, je suis en train d’illuminer moi là là… avant la vie était blanc sur rouge rien ne bouge… dorénavant clairement rouge sur blanc car tout fout le camp…

tout ce que je pensais connaître est douteux, louche, incertain… le sol sur lequel je marche tremble… le volcan gronde…

rien n’est certain, zéro contrôle… enjoy the ride mon ati…

vous ne me croyez pas que j’illumine ? …

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décidément ces jours-ci, la vie me poke… je ne peux pas dire que je like…

mais je regarde, je prends conscience, je vois les morceaux de casse-tête qui tombent les uns après les autres… car bien de cela qu’il s’agit ce voyage, un casse-tête… rien à comprendre… on descend de la tête au coeur…

alors aimer, prendre soin, apprécier la grande danse magique… observer le processus de destruction qui prend place en ce moment en ma vie… et faire confiance, car rien d’autre pour le moment…

et accepter de ne rien comprendre… et de continuer à marcher… et danser le chemin…

tenez, mon auteur du moment…prenez ma parole… this guy is it…

http://topfamousquotes.com/jed-mckenna-quotes/

silence du tonnerre

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//////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////// la vingtième

traduction : quand je suis silencieux, je sens le tonnerre caché en moi… – Rumi

quelle belle image non ? autant la photo que les mots de Rumi… et encore là, on n’a même pas le son du tonnerre pour aller avec les éclairs… mais en ce moment on dépasse le 3D, c’est live in action que ça se passe…

cette illustration – et son commentaire – représente pas mal mon état interne actuel… ce qui se passe en moi ces temps-ci…

si je ne résiste pas, divin… mais si je tente de résister et de rester petit, scary

full intensité la vie présentement en ce corps… la totalité et la force de vie qui se déploient en moi actuellement m’obligent à repousser mes limites personnelles, à grandir au-delà de ce que je connais… je me sens devenir un géant par en dedans… Hulk sort de ce corps… ou pas… car it seriously kicks my nice little ass

l’énergie immense qu’apporte le fait de rester branché sur cette intensité du tonnerre est succulente… aucune place pour le compromis, pour la petitesse, pour nulle autre chose que la vérité, la vérité crue et dure s’il le faut… et parfois, il faut ce qu’il faut…

mû par cette intensité, je ne me suis jamais senti aussi intègre, aussi droit en moi, aussi digne…

cela pourrait être épeurant de sentir toute cette énergie qui se déploie à-travers moi… mais ça ne l’est pas… au contraire… plutôt une énergie crystal clear, sharp,  pointue… tranchante… qui ciselle en moi toute forme d’ambivalence, qui coupe court tout ce qui dépasse, tout ce qui retrousse et ne va pas dans le sens du poil cosmique…

quelle bénédiction de recevoir et d’avoir accès à tant d’énergie… maintenant commencer à créer à partir de celle-ci, façonner la vie à ce niveau d’intensité…

mais je réalise aussi qu’être habité d’une telle énergie demande délicatesse et sensibilité car du gros courant ce jus-là… alors enfiler ses gants de velours dans ses mains de fer et transformer cette puissance qui ne m’appartient clairement pas… cette source de pouvoir qui me dépasse, me surclasse, me bypass… court-circuit du divin…

tonnerre peut-être, mais surtout éclair… pour éclairer toutes les zones d’ombre en soi… car lorsque cette lumière nous foudroie ainsi de l’intérieur, presque par surprise, en choc, elle soulève aussi l’ombre de nous-même, le part d’ombre en soi… alors bouger avec précaution et finesse, dans l’extrême précision de cette force… car peu de marge de manoeuvre…

alors plus aucune place pour le wishy-washy, pour l’à peu près, pour le peut-être, pour le zignage et le zigonnage… ne subsiste qu’un grand besoin de clarté, de droiture, de dignité… en moi et autour de moi… car la même chose anyway in & out…

plus aucune tolérance pour rien d’autre que la vérité, la pure, la dure, la claire et limpide… mais plus que tout la brillante… celle qui shine through comme un diamant fou…

car lorsqu’on touche à un tel silence du tonnerre en soi, on reconnait immédiatement le tonnerre divin qui gronde partout dans les cieux.. un bruit sourd, un grondement céleste, un ronronnement surpuissant… si Dieu existe, il ne parle pas, il gronde… comme le lion, il rugit au royaume des silencieux… un silence plein, un silence lourd de sens…

mais pour entendre et contenir un tel silence, il faut oser la solitude, faire confiance à l’amour de soi et l’amour tout court, et plonger en soi sans masque, ni tuba, ni bonbonne… oser se retrouver seul en soi et fermer les portes, les oreilles et la bouche pour écouter, et peut-être entendre… ce silence de l’au-delà, juste ici… tellement puissant que presque imperceptible tellement il assourdit…

car paradoxalement, ce silence gronde si fortement qu’il nous rend sourd à l’inutile, au superflu et à la frivolité… tout ce que l’on peut faire lorsqu’il nous tombe dessus est de nous laisser absorber par ce silence du tonnerre, s’y réfugier, s’y laisser brûler, se laisser gronder par la vie elle-même…

car cette force ne pardonne pas, et tout ce qui n’est pas vérité se dilapide en elle dans un grand vacarme silencieux…

le silence du tonnerre de la désillusion…

 

droit au coeur de l’âme

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/////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////// la dix-neuvième

traduction : lorsque la tempête sera passée, tu ne te souviendras pas comment tu es passé à-travers, comment tu as réussi à survivre… tu ne seras pas non plus certain si la tempête est vraiment terminée… mais une chose est certaine… lorsque tu sortiras de la tempête, tu ne seras pas la même personne qui y est entrée… c’est justement la leçon à retenir de cette tempête…  – Haruki Murakami

une tempête passe sur et dans ma vie ces jours-ci… gros vents, rafales, du feu tombe du ciel, des monstres sortent de mon inconscient, des éclairs dans mon coeur…

et je choisis de regarder – ai-je vraiment le choix ? – de me mettre le nez là où ça ne sent pas bon, de mettre mon doigt là où ça fait mal… ce n’est pas la première fois que je touche ce à quoi je touche en ce moment…

alors un autre tour de piste face à ce que je croyais pourtant complet… pour mieux voir, pour voir autre chose, perspective plus large, pour découvrir ce que je porte en moi qui ne m’appartient pas mais qui est sorti de moi récemment… quelque chose qui a blessé une des personnes que j’aime le plus au monde, la personne de qui j’étais le plus près… une personne qui m’a tant aimé que je crois que ça m’a fait peur…

il y a de ces choses en soi qu’on aimerait mieux ne pas voir mais parfois, pas le choix… et les relations sont un miroir unique pour voir nos zones d’ombre…

Bouddha dit que si on s’aime vraiment, on ne pourrait jamais blesser quelqu’un d’autre…

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une chose est certaine, il y a un ptit bout de moi que je n’aime pas, car mes comportements et mes paroles ont blessé une personne chère à mon coeur…

une chose est certaine, il y a un ptit bout de moi que je n’aime pas, car mes comportements et mes paroles ont blessé mon amoure…

même si je me sens affreusememt mal d’avoir blessé, je ne peux pas dire que je regrette car parfois ce n’est qu’après avoir exprimé notre part d’ombre qu’on peut réaliser la portée de nos paroles…

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et en relation, nos ombres à soi se reflètent directement dans le miroir de l’autre… afin qu’on en prenne conscience… mais ouch ! de réaliser qu’on a blessé quelqu’un qui nous ouvre tout grand son coeur… mais justement ce sont les personnes qui nous ouvrent leur coeur qu’on blessera sans le vouloir consciemment…

alors j’ai blessé, et j’ai mal…

mais comme le dit ici mon beloved, la douleur ne sert pas à nous rendre triste, la douleur sert à nous rendre plus alerte, plus conscient, car les gens ne deviennent alertes que lorsque la flèche atteint profondément le coeur et les heurte

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alors de ce grand bouleversement, je vous salues et continues à maintenir l’état d’alerte générale…  en ayant confiance de passer au-travers…

faibellesse

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///////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////// la dix-septième

traduction : la faiblesse est beauté… – Osho

ouch, difficile à s’avouer ça…

pendant longtemps, j’ai été reconnu comme un tough

récemment justement, une amie ne m’ayant point vu depuis faible lurette me disait qu’elle m’avait toujours perçu comme un bully – le fait que je sois taureau et buffle dans quelques horoscopes y est peut-être pour quelque chose ? – mais elle disait qu’elle me voyait autrement depuis quelques temps, notamment grâce à mes écrits et ma musique… ça doit être l’âge… ou ce que l’on nomme maturité…

mais hier, dans une des rares altercations hautement émotives qui ponctue ma vie désormais, avec une personne très chère à mon coeur, mon inner Hells Angel s’est réveillé pour les besoins de la cause… vieux motard qui jammait… mais pas toujours juste la cause… et je me suis vu remettre froque de cuir, armure, bouclier et autres outils guerriers et monter à la charge sur mon Harley

plutôt que de sentir la douleur dans mon ptit coeur de rockeur et d’entendre et recevoir les mots qui me parvenaient de mon miroir du moment, j’ai aveuglément foncé tout droit devant et toutes voiles ouvertes et j’ai passé à l’attaque… pas par des gestes, non pas mon style… par la contraction, par la fermeture, par le jugement, par la peur… j’ai retraité à l’intérieur de moi… et j’ai fermé la shoppe de mon coeur pour quelques brefs petits moments mais oh combien importants d’éternité…

immédiatement, des images anciennes, enfouies très très loin, tout juste là, ici, au repli du creux de mon coeur mou et moumoune… et sont remontées des images encore liées à des expériences souffrantes de cette vie… des images attachées à des émotions, à des souvenirs… et moi, encore attaché à elles… sans que je ne le sache… ni comment ni pourquoi…

alors que la situation actuelle n’a fait que les réveillées, ces carcasses d’émotions enfouies dans ma cour à scrap intérieure me sot remontés au coeur et au visage, et ont repris leur place, pour se consumer et s’envoler immédiatement en fumée… et j’ai alors senti la douleur, la peine, la craque au coeur, la peur intense qui se cachait en moi… moi le big shot ancien thérapeute confrontant, moi Ti-Jos qui pense parfois tout connaître…

et moi qui pensait que la cour à scrap était vide… et j’ai alors compris dans mes trippes cette très pertinente affirmation de James Baldwin (personnage à découvrir en passant) :

13718748_992233147561442_6580516135585954626_n.pngj’imagine que la raison pour laquelle les gens s’attachent avec autant d’entêtement à leur haine est qu’une fois que cette haine sera liquidée, ils seront forcés de sentir et d’assumer leur douleur…

car à la guerre, la meilleure défense est peut-être l’attaque… mais pas en amour, pas dans les affaires du coeur… car pas une business l’amour…

alors vlan… hier, en touchant à cette douleur, le mur a craqué, flanché… et ati Dumpty est tombé su’l cul… et est monté dans son coeur… bing ! comme le gong du Parc Belmont !

et alors la beauté qui accompagne cette re connaissance est qu’une fois que la peur – et la douleur qui l’accompagne probablement toujours j’imagine – est révélée puis acceptée et reconnue, la guérison est immédiate, instantanée, le take-off immédiat… toute l’énergie que l’on déploie – sans même le savoir – à ne pas approcher cette zone sensible est libérée et peut atteindre le coeur de soi… et la lumière peut jaillir jusqu’aux étoiles… accompagnée de liberté et de légèreté…

et c’est ici que la citation d’Osho ci-haut prend tout son sens…

car se permettre d’être faible, vulnérable, de choisir l’amour au-delà de la peur, c’est faire preuve d’intelligence, d’humanité… être faible c’est être beau et belle… et être faible, ça demande énormément de courage…

encore une fois, moi qui croyais avoir tout compris au sujet de mon ptit moi-même qui voudrait être calife à la place du calife, j’ai réalisé que ma toughitude solidement intégrée en ce corps n’est rien d’autre qu’une forme de protection… protection qui fut utile dans un passé que je pense parfois lointain mais qui n’est au fond jamais très loin du coeur, et de la vieille peur qui s’y terre… vivement un trou dans les nuages…

alors je continue et j’apprends et ré-apprends à faire confiance à l’amour… j’apprends à sortir du chemin tracé droit devant que j’avais déjà pavé jusqu’à la mort de mon corpsen retraite hermite et hermétique… et je contemple la possibilité de changer de track, de prendre un chemin de travers qui me surprend moi-même ainsi que ma tête, car c’est l’amour qui m’y appelle… et l’amour, c’est le coeur qui le comprend…

si les armures sont très pratiques pour faire la guerre, ce qui se déploie devant nous n’est pas un champs de bataille…

et probablement que les plus faibles sont, dans le fond, les plus forts…

con prendre en toute con fiance

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//////////////// les chroniques du ptit qui //////////////// la seizième

traduction : j’apprends à faire confiance au voyage même quand je ne le comprends pas
-Mila Bron

moi aussi… j’apprends à faire confiance…

et moi non plus… je ne comprends pas…

faire confiance… mais à quoi au juste ? quel est ce voyage ? où allons-nous ? d’où sommes-nous partis et vers où allons-nous ? sommes-nous jamais partis de quelque part ? si oui d’où ? et où arriverons-nous à part qu’ici ?

car parait qu’ailleurs n’existe pas… dedans dehors non plus… la seule et même grande chose… le seul et même grand lieu, seul et même grand Dieu…

ma foi du bon Dieu… et le mauvais lui ? car si un bon, aussi un mauvais… inévitable mes chers Watson… ou pas de Dieu du tout et on règle la question, alors pas besoin de réponse…

vous comprenez ? non ? alors faites confiance… la chose la plus facile – et en même temps la plus difficile – à faire quand on ne comprend plus, quand on ne comprends pas… mais même quand on comprend, est-ce que ça change quelque chose ? y a-t-il actually quelque chose à comprendre anyway ?

certains affirment que lorsqu’on meurt, on s’en va dans l’au-delà… d’autres disent au contraire qu’il n’y a que de l’ici… partout, que de l’ici…

et le maintenant on en parle même pas… on a bien le temps car toujours maintenant…

oui apprendre à faire confiance, ce que certains nomment la foi… faire confiance que ce qui doit être car c’est…simple non ? si ça n’avait pas à être ça ne serait pas…

des milliards de milliards de possibilités autres que celle-ci mais nenni, kapout, no way Jose, ça n’existe pas… donc ça doit être juste… ce qui est doit être juste sinon il serait autrement, justement comme il devrait être…

suffit peut-être de modifier notre perception de ce qui est & car qu’en est-il vraiment ? le monde semble sur le point d’éclater, mais peut-être qu’il ne fait que se révéler, se nettoyer de ses  zones d’ombre ? qui étaient toujours ici anyway depuis des millénaires… ne font que se révéler au grand jour, pour prendre de l’air…

car ce qui est n’est que comme on le perçoit… en fait, ce qui est n’est pas vraiment, pas vraiment tel quel, pas comme ça nous semble être… car nos perceptions font le monde… et possible de modifier nos perceptions… alors du coup le monde change…

faire confiance car la vie ne se comprend pas… elle se sent, se ressent, elle résonne, elle se vit… la vie se pense et s’émotionne, la vie se sent et se ressent… mais ne se comprend pas… trop de morceaux, trop de chaos, trop de non-sens pour penser pour voir en faire, du sens I mean

alors apprendre à vivre sans sens… sans dessus dessous, en sens unique, en sens inverse… sans sens et à senscionnel…

la vie passe et nous aussi… à moins que rien ne passe, qu’un tour de passe-passe qu’on essaie de nous passer dans la gorge ? ou dans le coeur ?

à moins que tout reste en place et que nous fassions que du surplace… pendant que le voyage vers nulle part ne continue… ici, maintenant, tout le temps…

et peut-être ne pas trop chercher à comprendre… observer, regarder, prendre note que, contacter, sans juger… sans opinion… car que faire de ces opinions, qui ne reposent anyway que sur du vide, sur du vieux stock, sur des croyances, que de l’air…

alors faisons confiance – à n’importe quoi car l’important n’est probablement pas l’objet de la confiance mais la capacité de faire confiance… et on verra bien où nous nous ramasserons… là où on ramassera tous ses morceaux… de réalité…

sans non-sens

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/////////////// les chroniques du ptit qui /////////////// la quinzième

moi je prendrai le dernier train… qui ne part pas, car le premier serait trop tôt pour aller nulle part… surtout que je ne veux pas y aller… ni y revenir, ni y retourner…

j’aimerais ne jamais aller ici… car j’y suis déjà, alors pas besoin right ?

et d’ailleurs, ici c’est comme maintenant, toujours présent… pas à y aller, ni à y revenir… même quand on est ailleurs on est here here here… même quand nous vivons dans le passé ou la tête pleine d’avenir, toujours now now now… de ça on s’en sauvera jamais… pas besoin de toute façon…

alors pour ne pas aller où l’on ne veut pas, aucun train à prendre… aucune autoroute requise…

la route est verticale, ni par en haut, ni par en bas… toujours juste, toujours juste ici… là, oui juste là… toujours un ptit point au coeur la vie, un poing dans le coeur… toujours un battement, un roulement de tambour, un éclair de génie, un tonnerre de brest…

toute une gare pleine de trains pour nulle part… alors faut pas s’en faire avec le départ car on ne quitte jamais pour ailleurs… on s’emmène toujours avec soi, nous qui ne sommes même pas ici… simple la vie non ?

toujours qu’un moment qui se vit, un moment à la fois, chaque moment dans la foi…

petite chronique non-sens du dimanche matin… non-sens comme dans sens unique, non-sens comme aller nulle part, non-sens comme dans pas de direction à suivre ou ne ps suivre…

suite à ces quelques mots, irai prendre le train pour aller écouter les oiseaux, pour écouter le silence car tout se dit dans ce silence…

d’ailleurs en anglais silent et listen contiennent les même lettres…

alors ?

c’est l’heure d’arriver évidemment…