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doré mi mi mi

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////////////// les chroniques du ptit qui ////////////// la quatorzième

traduction :
comment devrais-je être avec les autres ?
Ramana Maharshi : il n’y a pas d’autres

donc il n’y aurait que nous… personne d’autre que nous… personne d’autre que moi… alors je m’écris à moi-même ? je me parle tout seul ? nice to meet me…

tout ce qui existe – apparemment à l’extérieur de nous car ni dehors ni dedans alors – se trouverait en réalité autant en dehors qu’en dedans de soi… nous dans le grand reste, le grand reste en nous…

en fait, soit il n’y a qu’un grand tout, donc aucune séparation, aucun dedans ni dehors, soit il n’existe rien du tout, donc encore une fois, ni dedans ni dehors…

mais quelle et où est donc cette prétendue ligne de démarcation ?

qu’une grosse projection la vie ? qu’un grand film qui tourne sur lui-même ? qu’un spectacteur/acteur ou trice se situant des deux côtés du screen ?

tous et toutes, chacun chacune le gars ou la fille des vues nous serions ?

intéressant concept, quoi que parfois difficile à saisir…

car même si on fait partie du grand tout, on vit quand même dans un corps autonome, qui a ses propres petits besoins spécifiques… et on est tous équipés d’un beau ptit mental très performant qui spinne la vie sans cesse…

OK on fait partie du tout, mais nous sommes quand même un ptit tout séparé dans une certaine mesure…

c’est probablement cette dualité – être tout et partie à la fois – qu’il nous faille apprendre à conjuguer, gérer, apprivoiser…

premièrement après avoir connu la fusion avec môman, il nous faut devenir une personne séparée, autonome, capable de fonctionner pour soi et en soi et ensuite, quand cette tâche est maîtrisée, redevenir personne, redevenir un ou une dans le grand tout… et effacer cette ligne de séparation, redevenir le tout…

beau programme non ?

et parait même que ça fait plusieurs vies qu’on apprend cette tâche… qu’on doit faire plusieurs fois le tour de la grande piste pour bien comprendre, pour tout saisir… se séparer à répétition pour refaire l’unité…

pour la plupart d’entre nous, cette unité se fait au moment de la mort du corps… c’est là qu’on rend les armes et qu’on se dissipe, qu’on se dissout…

mais peut-être qu’il est possible de mourir avant de mourir ?

peut-être que la leçon ultime en cette existence terrestre consiste justement à faire un avec le tout de notre vivant, afin d’embrasser l’immensité pendant qu’on vit… et ne pas attendre la mort avant de retrouver notre complétude…

allez bonne vie et bonne chance 😉

 

allo la vie ?

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///////////// les chroniques du ptit qui ///////////// la treizième

traduction : la vie n’est pas une série d’événements inopinés, la vie vous répond

comme ça la vie est là qui nous écoute ? en tous cas semble-t-il qu’elle nous réponde…

alors elle ne ferait pas que simplement nous arriver la vie, elle serait plutôt une réponse..

mais une réponse à quoi ?

à nos demandes ?

à nos prières ?

à nos intentions, vouloirs et/ou désirs ?

ou à nos besoins profonds ? peut-être même d’une profondeur qu’on ne ne soupçonne même pas ?

sans trop savoir avec certitude si cette citation se justifie dans tous les cas, il semble néanmoins plausible qu’en effet, la vie soit une réponse à ce que l’on émet…

émission et réception…

expression et impression…

très possible, plausible et même probable que la vie soit relativement neutre de nature et que l’on en retire ce qu’on y dépose, ce qu’on y investit, que l’on y gagne ce qu’on y risque en fait… la vie est une grande gageure existentielle… quitte ou double… ou kiff kiff… qui dit mieux ?

on dit qu’on ne décide pas de ce qui nous arrive en ce bas monde mais qu’on décide comment on répond à ce qui nous arrive…

mais si, dans les faits, on décidait de ce qui nous arrive ? si, en fait, à partir d’un espace situé dans le grand vide intergalactic, là entre deux incarnations, on avait choisi exactement tout ce qui nous arrive pendant cette vie ?

aussi possible, plausible et probable, qui sait ?

peut-être que nous sommes venus pour apprendre certaines choses précises, pour saisir l’entièreté de l’incarnation humaine, pour faire le tour complet du jardin…

alors peut-être qu’on choisit actuellement tout ce qui nous arrive durant cette incarnation, mais qu’on l’a seulement oublié ?

alors on ne fait pas que subir la vie, on la crée…

peut-être qu’avant de choisir nos parents, pendant qu’on flottait dans l’espace et dans ses alentours, on avait en tête – OK pas vraiment en tête mais du moins quelque part en notre âme et conscience – une idée précise de ce que l’on avait à apprendre pour la prochaine étape du voyage ? et qu’on a matérialisé ça exactement tel que ça se passe en ce moment ?

makes sense non ?

alors que la vie soit une série d’événements relevant d’un pur hasard, ou un parcours prévu d’avance au quart de tour dans le cadre du grand plan cosmique avec l’aide du grand Esprit, il n’en demeure pas moins que c’est à nous d’en faire sens, à nous d’infuser du sens aux événements et de faire de notre vie ce que l’on veut, et parfois ce que l’on peut…

car quand on veut on peut dit-on…

alors qu’est-ce qu’on veut au juste ?

si la vie nous répond, à nous de la nourrir de nos questions, de nos passions, de nos intuitions profondes… et on pourra toujours interpréter les événements selon notre bon vouloir…

oh excuser-moi, ça sonne, la vie m’appelle…

allo ? allo ? y a quelqu’un ?

Tchin Tchin !!!

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//////////// les chroniques du ptit qui //////////// la douzième

traduction : Cheers à tous les gens qui peuvent changer d’idée lorsque confronté(e)s à des données qui contredisent leurs croyances

mais on ne fera pas Cheers à tant de monde que ça mes amis… on va vider la bouteille à quelques-un(e)s seulement je crois…

car la plupart des gens s’auto-nourissent d’information tautologique, de faits et de nouvelles qui confirment ce qu’ils pensent déjà savoir…

la plupart des gens s’auto-congratulent dans leurs croyances…

la plupart de la masse humaine ne veut pas avoir ni savoir la vérité… elle se contente de sa propre petite vérité personnelle… me myself and I… on fonctionne en circuit fermé… base données si limitée, si superficielle, si petite…

car en ce monde, il y a des milliards de petites vérités et il y a LA vérité… la seule, l’ultime, la grande… celle qui englobe tout, celle qui comprend tout, celle qui bouffe toutes les petites vérités…

mais pour avoir accès à cette grande vérité, celle qui dépasse les idées préconçues, celle qui va au-delà de la pensée binaire, la seule qui satisfasse notre âme, il faut oser penser en dehors de la boîte comme disent certains…

mais pour voir plus large, pour saisir la globalité de cette grande réalité existentielle, celle qui embrasse tout, il faut dépasser nos connaissances déjà acquises, il faut savoir faire un grand reset de notre base de données… backwash…

pour voir plus grand, il faut plonger en soi et inviter les grands vecteurs de connaissances, il faut s’ouvrir à plus grand que soi… ensuite, il faut savoir discriminer, il faut savoir lire entre les lignes, voir derrière le voile…

car la vérité est cachottière, elle est stock up… la vérité est pudique… elle ne se dévoile que dans l’intimité… dans un rapport intime et intra personnel… on ne peut vendre Le Secret à des millions d’exemplaires… le secret se distille, goutte à goutte, et se goûte dans l’intimité de soi… en contact avec le reste de l’existence…

elle a beau se trouver dans l’immensité, être logée dans l’infinité, la clé de cette vérité est aussi déposée en soi…

mais pour avoir accès à cette vérité, il faut penser autrement, il faut dé penser… indispensable de penser à côté de soi-même, penser plus grand que soi est requis…

de nos jours toute l’information nécessaire est accessible… mais une bonne part des données en circulation out there n’est que foutaise et canulars… la vérité est noyée dans une grande marre de platitudes car on ne lance pas de perles aux cochons… on doit fouiller, on doit creuser, on doit aller là où ça ne sent pas nécessairement très bon…

la vérité est ici, là, partout, tout le temps, depuis toujours…

mais pour la trouver, il faut oser abandonner tout ce que l’on croit vrai, tout ce que l’on sait et croit savoir…  il faut laisser notre bagage à la porte et vider notre tasse… encore et encore… toujours… constamment… on doit pouvoir soutenir le doute, outrepasser la peur, vivre comme si on mourrait à tout moment… risquer le tout pour le tout…

vivre sans croyances, demeurer frais, innocent comme une enfant mais curieux comme une fouine, sniffeux comme une taupe… on doit aller voir en toutes directions, s’ouvrir à toutes les possibilités, surtout celles qui nous semblent étranges ou impensables… car la vie ne se pense pas nécessairement, elle se découvre…

une certaine part de la connaissance se trouve out there, elle circule dorénavant librement sur l’internet, alors pas complètement inutile de chercher en dehors de soi… mais elle est noyée dans une marre de fausses données, alors discernement et ouverture d’esprit sont requis…

mais la plus grande partie de la réelle connaissance se trouve sur l’inner net… elle se trouve en soi, cachée à l’intérieur de soi… et on y a accès via le plus fidèle réseau wifi qui soit, celui qui se trouve en nous…

car la vraie info réside là, en soi… on bouge depuis toujours avec le trésor caché en soi… la vérité s’y cache, elle se réfugie en nous et qu’à ne chercher en dehors de soi, on se divertit, on se fait diversion à soi-même… nos yeux doivent virer de bord… et le troisième doit être activé…

alors ceci est une invitation à fouiller la vie dans tous ses racoins…

tel que spécifié auparavant, pas inutile de chercher à l’extérieur de soi, mais si on le fait, c’est surtout dans la nature qu’on peut trouver du bon stock car la nature recèle des tonnes de vérités… Dieu s’est camouflé dans la nature… alors pour trouver Charlie, il faut chercher, observer, se laisser impressionner…

mais c’est surtout en soi que la grande quête se passe… car chacun et chacune de nous sommes dépositaires de la vérité… c’est dans le coeur de l’être humain qu’est déposée la clé pour ouvrir la grande bibliothèque… c’est là que l’info se trouve…

et cette vérité ne demande qu’à se révéler, elle n’attend que de remonter à la surface… la vérité veut popper up… mais faut pouvoir arrêter et lui laisser le temps et toute la place pour ce faire… et la vérité est lente et patiente même si elle se révèle en un instant … elle est immortelle et intemporelle…

mais pour la recevoir et y avoir accès, il faut préparer l’appareil… et ensuite, il faut savoir l’interpréter correctement car la vérité se camoufle et ne veut et ne peut être trouvée que par ceux et celles qui décodent avec justesse et sincérité… par ceux et celles qui peuvent s’attendre à tout… car la vérité est coquine et nous joue des tours… la vérité nous fait des tours de passe-passe… elle est prestidigitatrice…

let’s drink to that !

peuw peuw té mow

13600210_550926138365874_9174963071101376200_n/////////// les chroniques du ptit qui /////////// la onzième

ces temps-ci, la peur règne en reine souveraine dans l’arène mondiale… nous vivons dans l’ère de la peur… y a d’la peur dans l’air… et l’air de la peur est épais…

plusieurs personnes ont peur, que dis-je le monde a peur… le monde a peur du  monde… peur de la violence, peur de mourir, peur de la terreur… peur d’avoir peur…

quand on suit les médias, tout à fait naturel d’avoir peur car on ne nous raconte que des histoires de peur… on y sème partout la peur… les prétendus terroristes frappent et les médias leur ouvrent leurs unes, et les urnes à peur débordent…

la peur, on la cultive, on la répand, on nous la force à-travers la gorge, on nous la vend… et plusieurs l’achètent… en fait, ils en redemandent… junkies de peur… gimme fear, feed me fear please… 

d’un côté, on collectionne les histoires épeurantes et de l’autre, on se demande pourquoi on se sent si insécure et anxieux…

même si on ne fréquente pas assidûment les médias de masse, les médias massues pourrait-on dire, on finit par être en contact avec les drames qui sévissent un peu partout sur la planète, mais surtout ceux qui prennent place dans les pays qui nous ressemblent… toujours plus épeurant la terreur quand ça se passe chez des étranges qui nous ressemblent…

il doit y avoir du monde qui aime ça qu’on aie tant peur… car quand on a peur, est peut faire n’importe quoi… quand on a peur, on ne pense plus, on contracte…

en tous cas, les terrorrissss – ou les terrorrisateurs qui ne sont pas nécessairement ceux qui se font sauter – doivent être fiers de leurs stratégies car ça fonctionne… en fait les terrorissss sont en ta et sautent de joie…  et r’volent partout… et ça fait vendre des armes… pendant que nous,  on a la larme à l’oeil, et la peur au coeur…

tellement de raisons d’avoir peur de nos jours, la principale étant probablement le terrorisme international… mais pas la seule… les compagnies d’assurance ont aussi bien fait leur job… assurancetourix a de nombreux descendants…

certaines personnes remettent même en question tout voyage à l’étranger, notamment en Europe… peur peur quand tu nous tiens… par les couilles, par les trippes ou par la barbichette…

1-0 pour les terrorissss, peu importe qui ils sont… en fait K-O pour la terreur… car tout un massacre cette game, une industrie même… terrifiant cette industrie de la peur – et de la guerre, sa grande soeur – qui se répand à l’échelle des médias mondiaux… contents contents les vendeurs de peur…

et avec les réseaux sociaux, la peur se propage dorénavant épeuramment, socialement

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la propagande pro-peur se fraie un chemin jusqu’à nous… et quand la peur réussit à s’infiltrer dans le navire, le naufrage n’est qu’une question de temps… à moins qu’on écope… mais épuisant…

mais de quoi a-t-on peur au juste ?

on dit qu’il existe quelques grandes peurs fondamentales dans la vie : la peur de la folie, la peur de souffrir, la peur de mourir… j’imagine que cette dernière regroupe les deux premières, de même que grosso modo toutes les sources de peur…

car peu importe la source, la peur est en quelque sorte toujours la même : une espèce de peur floue de perdre le contrôle… comme si on l’avait déjà eu… on ne sait ni pourquoi on est né(e)s ni quand on mourra, alors pour ce qui est du contrôle, on reviendra et revenons-en…

alors comme le dit notre cher Terence, réapproprions-nous notre propre esprit et extirpons-le des mains des ingénieurs culturels qui veulent nous transformer en simples morons consommateurs de cette cochonnerie produite à partir des fragments d’un monde en perdition

 

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car les médias produisent de la cochonnerie de première classe… ils sont les vecteurs d’un océan de cochonnerie destiné à semer la peur dans la mer humaine…

mais je soupçonne qu’en cette société encore adolescente sur plusieurs plans, tout comme les ados qui adorent se faire des peurs en regardant des films d’horreur macabres, le fait d’avoir peur nous fait nous sentir vivant(e)s… cheap thrills… mais on se paient les plaisirs qu’on peut…

on dit qu’il existe deux émotions fondamentales:  la peur ou l’amour et qu’elles sont exclusives… que c’est l’une ou l’autre…

mais peut-être que certain(e)s aiment avoir peur ?

devenons des résistant(e)s, devenons des anarchistes, des révolutionnaires, cessons d’avoir peur, arrêtons de jouer le jeu des semeurs de peur… sortons les rats de la calle et foutons-les à la mer…

branchons-nous sur l’amour, sur l’humanité qui est partout autour quand on prend le temps de regarder… et arrêtons de nous gaver de cochonneries épeurantes… car on devient ce que l’on ingurgite parait-il…

buvons de la nature, mangeons de la beauté et  arrêtons de vivre et de mourir de peur… arrêtons de nous nourrir de peur… car c’est exactement ce que certains veulent…

soyons braves, vivons d’amour…

dors-je ? ou éveille-je ?

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////////// les chroniques du ptit qui ////////// la dixième

traduction : la clique du 1 % contrôle le monde, 4 % sont des marionnettes à leur solde, 90% des gens dorment, tandis que 5 % savent et tentent de réveiller le 90 % qui dort… mais le 1 % ne veut pas que le 5 % ne réveille le 90 %…

alors vous, dans le 5 % ou le 90 % ?

car clairement, nous ne somme ni 1 % ni 4 % ni vous et moi… pas dans le sommet de la pyramide… à moins qu’un ou deux Illuminatis ne suivent mes chroniques, ce qui me surprendrait, me semble qu’ils doivent surtout parler anglais, quoi que sûrement quelques francophiles dans la gang… alors si c’est le cas, bonjour chez vous… d’ailleurs, nous sommes presque parents de nom vous et moi… réveille ati que je me dis souvent, réveil comme dans illumine…

alors la question à 100 $ est : 5 % ou 90 %…

en tous cas, moi, je me la pose ce matin… mais il ne me démange tant que ça de vouloir trouver la réponse… j’aime jouer aux devinettes et dès qu’on trouve la réponse, le jeu est fini… alors je me fais languir moi-même… 5 % ou 90 % ?

de toute façon, cette question ne m’est pas essentielle, donc la réponse l’est encore moins…

suis-je un éveilleur de conscience ou un dormeur ?

ou un peu des deux peut-être ?

la vraie réponse à cette question – un peu inutile à mon avis – consiste à savoir si ça fait vraiment une différence qu’on s’imagine éveilleur ou dormeur…

mais peut-être comme pour les fous ? un dormeur qui sait qu’il dort dort moins qu’un dormeur qui prend son rêve pour du cash…

je dis imagine car on est toujours le dormeur de quelqu’un d’autre il me semble… celui ou celle qui rêve est persuadé que le rêve est vrai… jusqu’à ce qu’il/elle se réveille…

la vraie question est davantage de savoir face à quoi je dors ? qu’est-ce que je ne vois pas ? ou ne peut ou ne veut pas voir ?

j’imagine que la plupart d’entre nous n’aimons pas nous considérer comme des dormeurs et que nous préférons nous voir en tant qu’agent(e)s de changement, comme un/e éveilleur de conscience…

mais dans les faits, ne dormons-nous pas tous nous aussi face à certains faits, face à certaines choses ? n’avons-nous pas quelconques zones d’ombre en nous ? de même qu’une vision périféérique ?

ne sommes-nous pas nous-même inconscient(e) de certaines dimensions terrestres ou extra terrestres ? humaines ? spirituelles ? métaphysiques ?

sommes-nous vraiment dans la pleine conscience mes bien chers frères et soeurs ?

pouvons-nous prétendre détenir la vérité et, du coup, prétendre vouloir éveiller les autres de leur rêves et de leur profond sommeil ? d’ailleurs est-ce que quelqu’un d’autre que nous peut vraiment faire cela pour nous ?

good morning !

je sais, je sais, quelques petites questions anodines en ce samedi matin de début de vacances annuelles de la déconstruction…

et ces questions ont été alimentées depuis hier par une réflexion d’un ami pour qui j’ai beaucoup de respect et qui appartient clairement au 5 % des éveilleurs de conscience… s’il y en a un en ce bas monde que je connais pour de vrai, c’est bien lui…  son commentaire questionnant et pertinent faisait suite à ma chronique en lien aux événements de Nice… et il a fait remous en moi…

cet ami a semblé penser que j’étais émotivement déstabilisé hier par ces événements, alors que ces dits événements ne me surprennent pas, ne me surprennent plus – en fait je suis surpris qu’il n’y en ait pas davantage… sincèrement, ces événements me laissent même un peu de glace en cet été show

oh, je ressens bien sûr une quelconque émotion quand je pense aux enfants et autres innocents tués, et à leur proches qui restent tout particulièrement – mais en même temps, la mort du corps est inévitable et possiblement la seule réalité universelle, sur cette terre du moins… alors now ou plus tard, telle n’est pas vraiment la question…

mais le monde est devenu une espèce de réalité show face auquel on s’insensibilise car devenu trop dur, trop fou le monde…ou du moins ce que les gros médias hollywoodiens veulent bine nous en montrer… on deal comme on peut avec la folie qu’on nous présente en boucle… et le monde aime la saucisse hygrade malgré que ses ingrédients plus que douteux…

mais de là à laisser peur guider notre vie, non merci… si je me trouve à la mauvaise place au mauvais moment, ou vice versa, so be it ! mais pour le moment, assez choyé vous et moi non et loin du danger…

la mort la mort, pas une raison pour arrêter de vivre… comme disait un certain chroniqueur…

oui, comme le sous-tendent plusieurs sources sur le web, je crois très plausibles les théories voulant que ces dits événements ne soient que manigances et conspirations d’une certaine classe dirigeante et de leurs marionnettes afin d’instaurer un régime de peur généralisée… que EI soit une pure création d’un certain groupe intéressé à vendre des armes, maintenir la peur et accroitre ses profits… pas de preuve, qu’une ouverture à ce que ça soit possible… et bien heureux si ce n’est que pure fabulation… mais le monde est surprenant, au-delà de la surprise…

d’autre part, je crois plausible et même probable que le monde soit en train de s’éveiller et que les forces de l’ombre – ou quel que soit le nom qu’on leur attribue – sont en train d’être renversées par les forces de la lumière… mais que des intuitions, que des prémonitions… aucune preuve ni certitude… mais très possible qu’il se passe quelque chose de gros out there, up there…

mon ami m’a fournit plusieurs sources qui sont dérangeantes pour le rationnel cartésien en soi quine veut pas sortir de sa boîte car ces sources nous présentent des faits et données troublants… des sources que la plupart d’entre vous n’ira pas consulter mais que j’inclues quand même pour vous tester un peu… oserez-vous ?

car la plupart des gens ne veulent pas être dérangés dans leur sommeil… la plupart des gens ne vont consulter que des sources qui les confirment dans leur propre position ou croyances…

plus plaisant de se divertir que de s’informer à partir de sources contraires à nos croyances et de questionner sa réalité, notre propre réalité construite et reconstruite quotidiennement… mais je ne crois pas que la réalité ne se conjuge au singulier… la réalité est pluriel, que des réalités, différentes réalités, selon les diverses sources de perception… comme la vérité d’ailleurs, pas une seule, de multiples vérités…

en vérités, en vérités, je vous le dit prêchait sûrement JC…

alors 5 % ou 90 % vous ? éveillez-vous or dormez-vous ? toutefois, les chances sont que si on dort, on ne le sache… ou qu’on ne veuille pas le savoir…

pour moi, cette question est aussi importante que crémeuse ou traditionnelle ? qu’ailes ou cuisses ? ou que vrai ou faux for that matter ? does it really matter ?

car la seule vérité que je cherche et recherche sincèrement est celle qui n’existe pas, celle qui m’empêche de percevoir – perce voir, regard perçant, hum, intéressant –  le monde tel qu’il est, sans filtre, sans voile, sans croyances déformantes…

et je ne pense pas – mais peut-être me trompe-je ? – que cette vérité se trouve à l’extérieur de moi, le témoin ultime de ce monde… mais peut-être que des indices se trouvent bel et bien en dehors de moi, des indices qui me ramèneront éventuellement à la juste place en moi…

la seule pulsion qui m’anime fondamentalement est celle qui consiste de retrouver le regard de Dieu en moi, retrouver la source de l’amour qui me permet de tout embrasser, d’accueillir tout ce qui se présente à moi… le beau comme le laid, le vrai comme le faux, le fou comme le génie… l’éveil comme le sommeil… le mine comme celui des autres… et de continuer à aimer, aimer tout, malgré tout…

on dit qu’il n’y a que deux émotions fondamentales dans la vie : l’amour et la peur… et que les deux sont exclusifs, c’est un ou l’autre… l’amour ou la peur…

alors simplement envie de choisir la vie, de choisir l’amour… épeurant ça non ?

alors, 5 % ou 90 % vous ?

peu importe, donnons notre 110 % !

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http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.veteranstoday.com%2F2016%2F07%2F14%2F77dead%2F&h=NAQH3X4Ch&s=1 

http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx4k481c_ted-gunderson-former-fbi-chief-most-terror-attacks-are-committed-by-our-cia-and-fbi_news&h=wAQF1Ropi&s=1

http://galacticconnection.com/the-internet-psyop-the-coming-collapse/

http://www.newmessage.org/the-message/volume-4/life-universe/facing-greater-community-life

réalité show

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///////// les chroniques du ptit qui ///////// la neuvième

traduction: la réalité n’est qu’une illusion, mais elle est très persistante… – Albert Einstein

comme vous, j’ai pris connaissance de ce nouvel acte de folie meurtrière hier en France…

comme vous probablement, je ne sais trop quoi penser de ce monde qui se déploie hors de moi, hors de nous, ni de toutes ces situations inquiétantes dans lesquelles des êtres innocents perdent la vie, lesquelles situations sont incompréhensibles…

un monde fou, dans lequel on doit apprendre à vivre et duquel on doit faire sens…

ce matin, j’ai échangé avec une amie FB qui affirmait que cette guerre qui sévit un peu partout out there sur notre boule qui tourne est aussi en nous… elle a  bien raison à mon humble avis…

et elle disait aussi avoir honte pour son impuissance devant cette folie meurtrière… personnellement, je ne peux dire que je ressens comme elle de la honte… mais j’admets toutefois mon impuissance moi aussi devant ces actes bien difficiles à comprendre, ressentant davantage de l’humilité que de la honte… humble devant le chaos…

on réagit différemment devant ces actes qui nous dépassent, ces actes qui nous outragent… certains blâmant gens ou religions, d’autres prônant une escalade de la violence et la contre-attaque… mais contre qui au juste ?

une réalité parmi d’autres est que l’on doit apprendre à vivre dans ce monde – notre monde car on y contribue au moins à un sept presque huit milliardième et duquel on fait partie à 100 % – ce monde qui semble de plus en plus fou, mais qui, dans le fond, l’a toujours été… on n’a qu’à regarder l’histoire des guerres et conflits pour se rendre compte que la violence humaine est un des fils les plus constants de l’histoire de l’évolution humaine, si on peut parler d’évolution…

que davantage de diffusion, que complexification d’une situation planétaire de plus en plus multiformes…

personnellement, ce matin je ne vais pas me nourrir des détails de cette histoire… j’ai bien saisi les grandes lignes, merci beaucoup…

pour le reste, je vais continuer à vivre ma vinaigrette, à embellir mon monde autour de moi, je vais me brancher sur le canal nature, le plus vrai reality show qui soit, en tous cas celui qui me semble le plus réel parmi les multiples réalités environnantes…

ce matin, lors de mes échanges avec mon amie FB, je me demandais pourquoi ces actes de tuerie qui prennent en Occident nous touchent et nous bouleversent clairement plus que les beaucoup plus nombreux actes de violence tuant beaucoup de personnes en Syrie, Afghanistan, Iraq et autres régions lointaines – de nous et de notre confort du moins – sans parler de l’Afrique ou des millions de personnes meurent sans qu’on en soit même au courant ?

car on peut bien se dire sick of this shit sur FB du haut de notre tour d’ivoire, ou partager sa sympathie pour la France, mais c’est le monde entier qui est en feu… et ce sont des humains – hommes,femmes et enfants – partout qui souffrent, d’ailleurs en majorité des musulmans innocents qui sont victimes des fous de Dieu peu importe leur allégeance… alors blâmer un groupe en particulier ne résoudra rien… au contraire, ça nous empêche de voir the big picture

car le monde est complexe, et surtout interconnecté… et nous faisons tous et toutes partie du problème autant que de la solution… ou des solutions… car à voir la taille du chaos humain, ça en prendra plus qu’une…

mais la réalité se pose ainsi : que peut-on faire ? y a-t-il seulement quelque chose à faire ?

que peut-on faire à part prendre soin de son petit monde, ce monde qui se déroule autour de soi, et prendre soin des gens et de la nature qui nous entourent…

quoi faire à part se nourrir de beau, créer de la beauté et du bon en soi et autour de soi ?

car se nourrir de cette violence en la suivant sur les divers réseaux dit d’information ne fera qu’accroître notre peur, notre stigmatisation, notre tendance à rejeter le blâme à l’extérieur de soi… alors que c’est en nous que le monde existe… en premier lieu du moins… dans nos yeux et notre regard que l’on porte le monde…

suite à de tels événements, certains disent avoir peur pour leurs enfants et petits-enfants… naturelle comme réaction… mais faut aussi revenir à ce qui se passe en ce moment, à cette réalité… et passer du temps avec eux et elles maintenant car la peur du plus tard ne fera que saboter la chance actuelle de partager de bons moments avec les petits…

et qui sait ce que l’avenir nous réserve anyway ?

seulement que cet instant qui existe…

allez, bonne journée quand même… malgré les événements d’hier… en fait bonne journée surtout à cause des événements d’hier… qui nous permettent d’apprécier encore davantage le simple fait de vivre ici, dans le confort de notre foyer, de cette nature généreuse, et d’être encore en vie, bien portant et avec tous nos besoins comblés…

commençons à changer le monde dès maintenant, ici… autour… dans cette réalité, peu importe laquelle on choisit de créer…

et à plus grande échelle, prions pour la paix bien sûr si on veut

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mais aussi et surtout assurons-nous que tous et toutes aient les mêmes chances, les mêmes opportunités… là le vrai défi…

car sinon nos belles prières, nous qui sommes les privilégiés de ce monde, resteront voeux pieux et paroles vaines et roses bonbons… un luxe d’ainsi pouvoir prier… car

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et ce sont ces situations sans espoir qui incitent à poser des gestes insensés… quand on n’a plus rien à perdre…

bien sûr, la paix mondiale requiert temps, patience, générosité, responsabilisation, compassion et collaboration entre tous les humains et les peuples… et désidentification à un groupe au détriment des autres…

une seule nationalité, l’humanité…

et si cela commence en soi, cela soit aussi s’étendre, pour le bien du plus grand nombre…

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Une seule solution pour lutter contre le terrorisme:

travailler inlassablement pour assurer l’épanouissement de TOUS les habitants de la planète. Offrir à tous des conditions d’existence décentes.

De l’eau potable pour tous. De la nourriture pour tous. Des perspectives d’avenir pour tous. L’éducation pour tous. Des soins de santé pour tous. De l’espoir pour tous.

Travaillons dans ce sens, et il ne restera que les fous pour prendre les armes et tuer des innocents.

Nous soignerons les fous avec humanité.         – Jean Barbe

Ahouuuu Grande Amie

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//////// les chroniques du ptit qui //////// la huitième

traduction : O Grand Esprit, aide-moi à toujours dire ma vérité avec douceur, à écouter avec un esprit ouvert quand les autres parlent, et à me souvenir de la paix qui réside dans le silence
– Prière Cherokee

ces temps-ci, j’ai besoin de silence et de solitude… besoin de faire peu, presque rien, d’arrêter, car grand besoin de prendre le temps, d’écouter le silence… besoin de rien en fait… de ce grand rien qui englobe tout, de cette immobilité qui ramène tous les axes en une seule ligne verticale en soi, avec l’ancrage dans le coeur…

parfois ce besoin de solitude et de silence de loup ne se conjugue pas si aisément ni fluidement avec la vie en petit ou grand troupeau…

parfois le loup solitaire peine à conjuguer ce besoin viscéral de solitude et de silence avec l’amour de ses proches…

tout un art que celui de trouver le silence avec des gens autour, même si ce sont des êtres aimés…

parfois le loup s’oublie, parfois le loup étouffe… et alors il n’entend plus, il n’écoute plus… il ne parle plus non plus… le loup se terre dans ses terres…

la mort d’ami(e)s proches nous ramène à l’essentiel, la mort du connu nous force à trouver refuge en soi… à trouver un nouvel équilibre… la mort qui se rappelle à nous avec vivacité nous ébranle dans nos convictions profondes…

c’est ce que la mort récente de mon amie a provoqué en moi, avec une intensité qui me surprend encore…

alors le loup se referme et regarde en soi, cherche dans le silence et la solitude…

mais évidemment, il ne doit pas oublier de garder ouvertes les portes de la communication, autant l’écoute que l’expression… et pour cela rien comme l’échange à tour de rôle, les oreilles et le reste de la tête ouverts, la bouche branchée sur le coeur… les yeux dans sa vérité… apprentissage de tous les instants…

en ce sens, le satori, avec sa structure qui permet les échanges en alternance de 5 minutes à la fois, constitue un parfait modèle de communication… pendant 5 minutes, j’écoute l’autre, sans l’interrompre ni réagir, attentif à ce que ses mots suscitent en moi… et à mon tour, après 5 minutes, je communique ce qui prend place en mon coeur dans le moment… et ainsi de suite…

communication consciente dit-on…

dire sa vérité avec douceur, écouter avec un esprit ouvert quand les autres parlent…

personnellement ces temps-ci, ce n’est pas le Grand Esprit que j’invoque en premier lieu, c’est mon amie Amala, qui nous a dit avant de partir que maintenant qu’elle est n’est plus limitée à son corps physique, elle peut dorénavant nous donner son amour où que l’on soit… que nous n’avons qu’à demander…

alors ce matin je te demande, Grand Esprit d’Amala, de m’aider à trouver en moi l’intelligence et la sensibilité de dire ma vérité avec douceur et d’écouter avec un esprit ouvert et empreint de compassion…

car le loup, s’il a besoin de solitude et de silence, a aussi besoin d’aimer et d’être aimé… et ce besoin d’être aimé, il sait qu’il doit venir avant tout de lui-même, qu’il est en lui-même et qu’il doit le diriger en premier lieu vers lui-même…

ahouuuuu ahouuuuu Grand Esprit !

la mort ? full vie

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/////// les chroniques du ptit qui /////// la septième

traduction: si vous mangez sainement, dormez bien, faites de l’exercice et buvez beaucoup d’eau, vous allez mourir quand même

j’aime l’impertinence de cette affirmation… et j’aime la côté un peu baveux de la mort… celui qui challenge la vie, celui qui nous r’vire dans nos shorts comme dirait mon ami Stéphane… car la mort ne ménage rien ni personne… la vraie justice dit-on…

busy busy avec la mort ces jours-ci le chroniqueur, vous avez remarqué ?

c’est que la mort de mon amie Amala me touche plus que je ne le pensais, ou que j’aurais pu soupçonner… je suis bouleversé par la mort ces jours-ci… mais un bouleversement positif, créatif, inspirant, vivifiant…

la mort de cette proche amie de coeur, qui symboliquement m’avait adopté il y a plus de 30 ans, a du même coup réveillé un motton de peine non vécue il y a 12 ans lors de la mort de mon autre mère, ma mère bio, ma mimi d’amour…  le ptit gars à ses mômans avait encore du stock sur le coeur… bouhouhou…

mais pas inquiet, ni troublé par la mort le chroniqueur, au contraire… content d’être brassé et bouleversé… motivé à vivre totalement, plus que jamais, à vivre all the way… maintenant… forever…

car on n’a pas autant de temps devant nous qu’on aime le penser… ou surtout ne pas y penser car on n’aime pas beaucoup penser à la mort… surtout la nôtre… on n’a pas le temps qu’on pense avoir pour remettre à plus tard nos projets les plus chers… ce temps n’existe pas… alors maintenant la vie, que maintenant…

car sans qu’on s’en doute nécessairement, la mort nous guette, she’s just around the corner… ou dans notre dos…

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la mort nous parle dans le dos… parfois elle chuchotte, parfois elle crie… faudrait peut-être se retourner une fois de temps en temps…

car dans quelques années, quelques mois ou quelques jours, la mort viendra… inévitablement… la mort du corps bien sûr, car parait que l’âme ne meurt jamais… on verra bien un jour… mais la mort du corps quand même… et on est attaché(e)s à cette ptite bête-là nous les humains…

qu’une question de temps la mort…

et comme le temps n’existe pas, alors pas de temps à perdre justement…

mais la plupart du temps, on ne veut pas y penser à la mort, on ne veut surtout pas l’imaginer… trop macabre, trop déprimant semble-t-il… mais pourtant, pourtant…

la mort c’est le moteur intrinsèque de la vie… la mort c’est le coeur de la vie… c’est le contrejour sur lequel se reflète la lumière de la vie… la mort est l’écran sur lequel se projète la vie… sans la mort, il n’y aurait aucune raison de vivre… la vie ne serait qu’un long fleuve tranquille… et plate surtout, sans risque, sans challenge… même si la sécurité est essentielle, trop de sécurité tue la vie…

depuis que j’ai eu la chance de veiller le corps de mon amie Amala quelques heures après qu’elle ait soufflé son dernier air et que son coeur ait arrêté de battre de vie il y a quelques semaines, et encore plus particulièrement depuis dimanche dernier alors que par centaines on a célébré sa vie, quelque chose s’est passé en moi… une étincelle s’est rallumée…

j’ai senti l’âme de la vie se réveiller en moi de nouveau… j’ai entendu la vie qui m’appelle… wake-up call comme disent les mortels… rien comme la mort pour nous réveiller l’instinct de vie…

depuis, s’est installée comme une urgence de vivre en moi, quelque chose comme une impulsion de vie qui me fouette du dedans et qui me crie : enwèye mon ati, squeeze-y le jus à cette vie-là, la seule que tu as… et on s’en sortira pas vivant anyway

quelque chose comme une intransigeance existentielle devant le mensonge, devant la tiédeur, devant le wishy-washiness… la mienne probablement…

quelque chose comme une envie de mordre dans la vie, en fait, de mordre la vie elle-même… grrrrr…

après avoir senti une sorte d’élan à mourir, une certaine montée de tanathos comme on dit d’une montée de lait – car j’ai vu sur le visage de mon amie une paix que peu de vivants affichent – et après avoir temporairement senti mon corps surtout comme une entrave à la liberté plutôt que comme un moyen de l’atteindre – un switch a eu lieu… alléluia, I saw the light

en effet, au début de la retraite satori la semaine dernière, pendant quelques jours, j’ai ressenti quelque chose comme une profonde démission devant la vie, un abandon, un lâcher-prise (maudit que j’hais cette expression là ;-)…

puis petit à petit, la vie a r’kické inreset la vie… avec une vigueur nouvelle, avec un élan revivifié… la vie m’a r’kické le cul de nouveau…

alors mangeons sainement, dormons bien, faisons de l’exercice et buvons beaucoup d’eau si cela sonne juste et nous fait bien nous sentir pendant le voyage…

mais aussi tout à fait OK de manger quelques cochonneries, de dormir peu (et de faire beaucoup l’amour), de fouerrer en masse et de paresser et de boire quelques bières ou coupes de vin au lieu de l’eau car la vie est faite pour être vécue, appréciée et goutée à son max… pendant qu’elle nous passe dans le corps, profitons d’elle…

alors viva la vie ! et merci la mort…

et merci Amala de nous avoir montré comment bien faire ça, avec courage et dignité… et comme tu dis, si on a besoin, on a juste à te demander maintenant que tu n’es plus contraintes par les limites de ton corps…

aho my God !

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////// les chroniques du ptit qui ////// la sixième

le silence est le langage de Dieu, tout le reste n’est qu’une inadéquate tentative de traduction…

aho Rumi…

mais moi, personnellement, si j’avais à traduire le langage de Dieu, je m’essaierais avec ceci :

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mais en attendant, coffeetime gang…

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cheers, let’s drink to that… and the rest…

rendons Grâce à Dieu

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///// les chroniques du ptit qui ///// la cinquième

il y a belle lurette, elle est née France…

dans les années 1980, suite à sa rencontre avec notre maître bien-aimé, elle est devenue Ma Prem Amala… qui signifie Amour Pur, en sanskrit… elle tout craché… fort le gourou…

dans les derniers mois, elle est devenue courage, dignité, fragilité, force et bonté…

et hier, elle est devenue Grâce… elle est redevenue Grâce…

et hier, nous avons rendu Grâce à Dieu…

hier, devant famille, amours et ami(e)s, dans une vibrante cérémonie guidée avec une main de maître et aucun pied dans les plats par notre ami Stéphane Crête, un pro de la délicatesse ritualisée et de l’humour tout aussi délicat, nous avons accompagné France-Amala vers les Cieux, mais surtout nous avons rendu  Grâce à Dieu…

soeur bio pour certains, soeur de coeur pour d’autres,  cousine ou matante pour quelques autres, mère pour trois d’entre nous, amie appréciée par des centaines sinon des milliers de personnes de par le monde, Grâce est retournée aux Cieux hier…

pas qu’elle en ait été jamais séparée tout au long de sa vie, mais hier, au cours de cette cérémonie chaleureuse et tout à fait à son image d’amour débordant, les derniers fils qui la rattachaient à nous ont été coupés…

désormais full wifi notre Amala… on n’arrête pas le progrès… comme la vie n’arrête pas la mort, et vice et versa… et tralala…

lorsque ses deux frères ont transporté la superbe urne hors de la salle au son du chant Fly, Fly high, let the earth touch the sky, moment touchant plus que tout autre s’il en était un, on a senti que France Amala, devenue pure Grâce, nous quittait pour de bon dans la forme telle qu’on l’a connue sur terre… elle a quitté la matière dense, elle a complété sa désincarnation et a quitté définitivement la Terre…

mais pour toujours, elle demeure dans nos coeurs… pour toujours, elle s’est réfugiée en nos souvenirs et demeure profondément logée en nos âmes… c’est là qu’elle vit sur terre dorénavant… nous sommes ses dépositaires terrestres… car elle est redevenue une extra terrestre…

on dit que nous ne sommes qu’une seule et même âme… que seuls nos égos logés en nos corps nous séparent du grand buffet tout inclus… et que tant que nous chillons incarné(e)s, la plupart de nous expérimentons une sensation de séparation d’avec le tout, avec le reste de l’existence… on dit d’ailleurs de cette séparation qu’elle constitue la grande blessure originelle…

mais semble que certain(e)s réussissent à réaliser cette non-dualité de leur vivant… lucky yous va…

pour le reste d’entre nous, on continue de chercher le trou de la serrure… mais Osho dit qu’il est inévitable que nous y arriverons éventuellement, que c’est un droit de naissance (birth right)… thank you pour le lovely reminder Beloved Master

personnellement, j’ai l’impression que notre amie d’amour a réalisé ce retour au Grand Tout au cours des derniers mois… car elle est partie si sereine, volontaire, flowing comme on dit dans notre tribu 😉 et encore prête à aider, même le prête selon ce que l’on a appris hier 😉

j’imagine qu’on meurt comme on a vécu…

alors si cela s’avère, nous avons eu la preuve hier que notre gracieuse amie aura bel et bien vécu une grande vie pleine d’amour et d’amitié, débordante de générosité de don de soi…

et bien, tout cela lui a été rendu exponentiellement…

la plus claire manifestation de ceci étant les nombreuses personnes entassées hier dans cette trop petite salle pour contenir tout son amour… comme son corps qui était devenu trop petit pour son grand coeur… de si nombreux et touchants chants, mots d’amour et d’appréciation, photos en boucles qui nous faisaient sourire le coeur à profusion, sans compter les larmes et multiples émotions qui tissaient des fleurs sur nos peaux rassemblées…

les fleurs du coeur d’Amala effleuraient la peau du monde hier…

et au moment du départ de l’urne, il était évident pour nous qu’il nous faut la laisser aller, une dernière fois mais une fois pour toute… pour nous, pour elle… il nous faut la laisser aller ouvrir les portes du paradis pour nous qui iront bien la rejoindre à plus ou moins courte échéance…

la mort ? plus certaine que le gros lot de la loterie… mais plus rassurant maintenant que notre amie a si gracieusement ouvert la trail

alors voilà…

ceci est et était ma dernière chronique dédiée à notre France-Amala…

tout au long de son chemin de retour vers la maison au cours des derniers mois, j’ai senti le besoin de mettre des mots sur ce que je vivais en lien avec le départ annoncé de notre amie d’amour… parfois avec gêne, d’autres fois avec pudicité, mais toujours avec amour et respect, de même que la certitude que c’était nécessaire… des mots pour nous lier à soi mais surtout à elle et à sa communauté…

comme un besoin de rassembler, par la parole écrite, ce que nous vivions tous et toutes séparément dans nos homes respectifs en lien avec le départ graduel de notre amie, chacune et chacun de nous encore en corps et se retrouvant aussi seul et seule face à la mort…

puisque la mort de notre amie a été, et est en quelque sorte, aussi notre propre mort, car avec elle, c’est une certaine partie de nous qui quitte le grand navire qui vogue sur la mer terre… une partie certaine…

mais hier, tout au long de la cérémonie, et particulièrement lors du départ de l’urne, il devenait clair et évident il me semble que nous devions libérer notre amie… que désormais, il est temps pour nous l’aimerons toujours de couper tous les fils qui la relient ici-bas et de continuer à vivre en l’honneur de la vie…

chacun et chacune pour soi, chacun et chacune en soi, mais ensemble aussi et, surtout, en portant, chacun, chacune, une partie de l’immense coeur de France pour certain(e)s, d’Amala pour d’autres… en portant ce coeur d’amour avec dignité, et en le partageant avec le monde entier car immense ce coeur d’Amala…

alors ça y est, nous rendons Grâce à Dieu…. beaucoup de plaisir à vous deux up there… attendez-nous avant de finir toutes les bulles

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et pour une dernière fois, au cas où…

VivAmala

Amala belle Amala nous sommes ici avec toi
Amala chère Amala nous sommes tous tout près de toi

chacun de nous silencieux en pensée avec toi
chacune en nous silencieuse full feeling avec toi

***
tu vis en chacune de nous et nous te gardons bien vivante
tu vis en chacun de nouset nous te gardons bienveillante

tu nous réchauffes de ton amour et nous gardes le coeur au chaud
tu nous réchauffes de ton amour et nous gardes le coeur Osho

***
tu nous gardes le coeur au chaud et du sourire plein la face
tu nous gardes le coeur Osho et du sourire plein la face

tu nous ouvres le chemin pour toujours nous allons chanter
tu nous ouvres le chemin all the way nous allons danser

***
para sempre / para sempre je t’aime ma belle Amala
para sempre / para sempre on t’aime belle Amala

tu vis ici dans mon coeur maintenant et pour l’éternité
et tu vis dans tous nos coeurs pour toujours et dans l’immensité

*** para sempre = pour toujours – en portugais

sur un air «pas mal adapté» d’un hymne de Mestre Irineu Chamo Estrela – Cruzeiro # 88

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