Archives pour la catégorie les chroniques qui tiquent et piquent

des mots pour se faire chatouiller l’âme et se gratter les méninges…

sujet chatouilleux…

quarante-deuxième chronique qui tique et pique… 7/11-3

attention ! cette chronique n’est pas aussi légère qu’elle n’y semble…

cette citation vous dit quelque chose ? ça vous parle ? ça touche un certain bouton de panique en vous ? si vous avez déjà été touché(e) de force, en résistant du mieux que vous pouvies, en réussissant à vous défendre de peine et de misère, ou pas… c’est certain que ça vous dit quelque chose… du guiliguili pas si drôle que ça…

pour les unilingues descendants de la tribu de Molière, la citation dit : si tu me chatouilles, je ne suis pas responsable des blessures que tu subiras… ou : si tu me chatouilles, je ne réponds plus de mes actes… quiconque s’est fait chatouiller à outrance dans le passé peut résonner et aquiescer en lisant ça non ?

se faire toucher de force, que ce soit chatouiller ou encore pire, c’est déplaisant, fatiguant, agressant, enrageant, blessant, stressant,  écoeurant, heurtant, humiliant, dégradant, opprimant, marquant éternellement…

en tant que gars, je n’ai jamais subi d’attouchement sexuel mais si je transpose simplement le harcèlement chatouilleux que j’ai subi à l’occasion de la part de mon grand frère lorsque j’étais un petit garçon moins fort que lui, je ne peux qu’imaginer l’impact de la blessure d’un tel geste… et au nom de tous les hommes, je ne peux que m’excuser car j’ai quand même une vague idée des marques que ça peut laisser… vague idée…

cette citation me parle car lorsque mon frère continuait à me chatouiller lorsque je lui demandait d’arrêter, je voyais rouge et j’étais prêt à tuer… et même s’il était plus fort que moi, je réussissais à l’occasion à lui infliger des coups qui auraient marqué quelques points dans un match de boxe… je me rappelle une fois lui avoir asséner un coup de pied sur le nez avec l’intention de lui casser ce dit nez… et j’ai presque réussi… mais en effet, je ne répondais plus de mes actes…

les gens qui chatouillent à outrance ne savent pas l’impact de leurs gestes, du moins je l’espère sincèrement… car ça touche à une telle source d’impuissance et de vulnérabilité  chez la personne assaillie, attaquée, abusée, touchée dans son intégrité… meurt ou tue…

moi-même je me souviens avoir chatouillé certains petits enfants, des garçons surtout avec qui je jouais en gars, juste pour jouer et sans intentions malines quelconques, pour me rendre compte que je les blessais même si je ne voulais et ne pensais que jouer… une chance qu’ils me l’ont dit sinon je n’aurais jamais su… merci les boys !

dans la méditation Humaniversity AUM, il y a une étape dans laquelle on invite les participant(e)s à rire, à faire les fous en interagissant et il arrive que certain(e)s se mettent à chatouiller les autres… vraiment pas drôle… au contraire, c’est frustrant, enrageant, irritant, tannant en sacram… même… l’idée c’est de rire, par de mettre en Chr… ptit Jésus…

chatouiller les autres, c’est la version physique du harcèlement psychologique et moral, la version bully de rire du monde en trépassant leur intégrité physique, en dépassant les frontières du respect, de l’acceptabilité, en pillant sur leur pudeur… la psychologie des gros sabots.. pas mieux ni pire que la version psychologique, aussi méprisant… mais plus visible…

et le pire est que nous le faisons parfois sans même s’en rendre compte… la version physique est au moins plus visible et plus détectable… mais pas plus acceptable…

sans avoir où j’irais en débutant mon tapage… de mots, cette chronique à l’allure légère et bonenfant se veut en fait une ode au respect des autres, à la sensibilité, à la délicatesse, à la compassion et à l’empathie… à notre capacité d’appréhender l’impact de nos gestes, nos attitudes et de nos paroles sur les autres, particulièrement les enfants, les plus faibles que soi physiquement, les «différents de la masse», car on ne connait la sensibilité réelle de nos frères et soeurs…

et même avec de simples jugements, on peut laisser des bleus à l’estime des autres, on peut marquer à vie…

wo beck !

 

P.S. Cette chronique est la deux-centième, let’s read to that !

et vous pourquoi vivez-vous ?

quarante & unième chronique qui tique et pique… 7/11-2

• et vous, pourquoi vous levez-vous le matin ?
• qu’est-ce qui vous incite à sortir des bras de la belle Morphée – ou du beau Murphy, c’est selon – chaud(e) et dou(x)ce?
• vers quoi vous mène le premier pied – gauche ou droit, bon ou mauvais  – à toucher le sol le matin ? 
• que voulez-vous faire d’ici votre dernière sortie de piste ?

moi, c’est simple, j’écris… je ne vis que pour écrire en ce moment, c’est mon obsession, ma lubie, ma passion, ma déraisonnable raison de vivre… ça me sauve la vie… ça me rend juicy, ça me fait tiguiliguili dans les doigts…

j’aime ça scribouiller, même si pas de papier, que dis-je, j’adore écrire, j’en jouit de joie, j’alphajouis… les mots sont mes gurus, mes disciples, mes profs, mes maîtres, mes maîtresses que je caresse et ils me laissent… eux aussi en jouissent et s’en réjouissent…

j’écris les mots, eux ils me crient : écris écris… encore encore… ils me guident, me donnent raison, de vivre, et de mourir plus gaiement… et je prends leurs ordres – alphabétiques – au pied de la lettre, au sommet des lettres… main dans la main… danse à claqulettre… gigue à mots… gigolo de mots dits éécrits… voyelle bébelle, consonne qui cogne…

je viens de terminer la chronique précédente que j’entame déjà celle-ci… je suis fou des mots… je suis – devenu ou l’ai-je toujours été – boulimique alphabétique… bête bête ou pas mon tic ? pas grave, allez tic tac, tic tac… tape tape tape, clack clack clack… les mots me dictent… et le temps passe en mots et en espace entre eux…

quand je vais être grand, même couché, même assis, je veux et je vais écrire… j’écris gros, j’écris large et déménage, j’écris, pas sage, en ce passage de vie qui semble parfois à vide de gens et avide de sens mais en même temps si plein… je cries, je vais et je viens, entre les lettres… et les mots, de dos de face et du dedans… me sautent à la face… et prennent leur place sur mon écran radar… écran hasard…

j’aime tellement écrire que je veux gagner ma vie avec les mots un jour, ou le soir ou la nuit aussi, car ça écrit bien dans le noir… les mots éclairent… gagner sa vie avec des mots, drôle d’idée… ne rien faire d’autre que de taper dans le vide mes bribes de vie, mes spareribs de vie… écrire beaucoup, des mots BBQ, des mots pour vous, des mots pour nous lier et délier ma langue… dans le vinaigre… pour vivre sa vinaigrette…

plutôt que de me faire jouer avec par les mots, moi je veux jouer avec eux, aussi… leur jouer des tours, en faire le tour… du haut de ma tour lettrée d’illettré… je veux devenir sol, coquineur de mots, fabriqueur de sens, gosseur de messages, et même ultimement sortir de scène et partager ces mots avec vous en chair et en os…

je veux découvrir de nouveaux mots, en inventer s’il le faut pour dire ce que dire ne peut dire… apprendre le latin pour revenir à la source du sens des mots, parler pour les sans mots, les muets du clapet et du clavier… écrire pour les yeux des lecteurs tristes, des lectrices soeurs… écrire de la prose en latin le matin, en français par temps frais et en chinois dans le pâté de maison… jeux de mots, farce alpha et bête…

avec ce blogue, je peux compulser, m’impulser, me pousser, me lâcher lousse sur le vocabulaire, faire du pouce sur les mots… sortir tous ces mots du placard et leur faire prendre l’air, éventer le sens de vivre, rafraîchir les jours d’aujourd’hui..

allez au soleil les mots, fait trop beaux…

et vous pourquoi vivez-vous ? vous pouvez répondre si vos mots veulent le dire…

Sacbrlbe eisxeitentl (Scrabble existentiel)

quarantième chronique qui tique et pique… 7/11

itésrnsnat ce phnéoènme qui cnostise à puoovir lrie un mot aevc les ltetres tuoets plêe-mlêe, suaf la perimrèe et la dreiènre… puls fcaile à lrie qu’à ércrrie en tuos cas…

et il paraît que c’est pareil pour plusieurs phénomènes de la vie, on ne se souvient à peu près que du début et de la fin… on ne conserve des souvenirs que de la levée et de la tombée du rideau…

vous faites un spectacle ? assurez-vous de commencer avec un bon classique – ça campe l’ambiance dans le connu, rassurant – et de terminer par un de vos greatest hits en rappel… en espérant que les gens vous demandent un rappel…

vous donnez une conférence ? punchez en partant avec une ligne passe-partout et trouvez un autre punchline killer pour la fin… et vous renverrez les gens à la maison avec du menoum menoum en tête… vos fans se souviendront de leur soirée avec joie… succès assuré et bonheur remémoré…

mais la vie me semble un peu différente, plus complexe… évidemment, la naissance – le A minuscule – et la mort – le Z majuscule en gras, italique et sousligné – constituent  des phénomènes primordiaux, fondateurs, marquants, initiatiques… aucun doute là…

si on se souvient peu de notre naissance, on croit toutefois savoir qu’elle marque de façon débile et indélibile le reste de la route de notre vie… ça teinte, ça détermine, ça enligne, ça donne une trajectoire… mais certaines personnes qui sont venues au monde avec de nombreuses complications peuvent aussi vivre des vies remplies et hautement créatives et tripatives (salut monsieur Languirand)… vive la résilience !

quant à la mort, on en sait si peu à son sujet nous, pauvres vivants… mais on dit que l’on meurt comme on a vécu… ça fait sens non ? en fait, même si on l’oublie à peu près systématiquement et totalement avant 50 ans, processus de survie oblige, on se préparerait inconsciemment à ce passage ultime toute notre vie… on la craint à divers niveaux probablement tout le long du chemin… on l’appréhende, on la sublime, on la devine à certains moments pénibles alors qu’elle se pointe le bout du nez, ou on la déplace sur d’autres objets de peur, mais elle nous hante… last call

toutefois, dans le grand show de la vie, chaque moment est aussi important que le début et la fin…par exemple, à part ce moment-ci, alors que vous lisez ce mot, oui ce moment-ci, ici, maintenant, quoi d’autre existe ? pour vous, ce moment unique est le plus important du monde.. pour moi c’est du passé déjà mais pour c’est du maintenant… le seul qui existe, toute l’existence y réside, s’y cache… toute votre et le monde entier est concentré en ce moment…

ce moment, qui mène vers le moment suivant, toujours maintenant, toujours suivant, et qui mène lui aussi au prochain et s’y fond… qu’un collier de moments qui nous porte la vie, qui nous prend et nous amène vers le suivant qui, ultimement culminera dans la mort, versant dans l’au-delà… et qui peut-être s’enchaînera vers une nouvelle vie ultérieure… à suivre…

car en fait la prochaine naissance commencerait dès la fin de la vie précédente… après un bref passage dans le nowhere du bardo pour 49 jours et des poussières… en fait, il n’y aurait ni commencement, ni fin marquant cette vie, qu’un long et perpétuel voyage de petits moments présents… un enchaînement, une suite, une mélodie de notes, qu’un chapelet d’espaces qui s’ouvrent sur l’ici, l’ailleurs et sur tout ceci en même temps, maintenant…

intéressant aussi comment les gens qui souffrent d’alzheimer oublient tout du présent, donc faiblesse de mémoire à court terme, pour ne se souvenir que des événements du début de la vie ? mémoire sélective à sa plus simple expression ou mécanisme de défense ? oublier ce qui est actuel – trop difficile à vivre ? –  pour se souvenir de ce qui était – beau beaux les doux souvenirs…

alors la leçon consisterait-elle à plonger à fond dans chacune de ces bribes d’existence ? à vivre chaque moment comme si c’était la fin ? sounds good non ? alors on commence ça maintenant ? tout de suite ? aujourd’hui ? right now ? car c’est peut-être aujourd’hui que la mort viendra nous rappeler à elle ? on ne prendra pas le risque que ça ne soit pas vrai en tous cas !

dnoc le creaveu ne dsiitgune pas les lttrees mais viot le mot cmome un tuot ? voit-on aussi la vie comme un tout en ne distinguant pas les moments spécifiques ? la qeotiusn se psoe misa on rxalee puor la rpéosne… et on commence à vivre chacune des lettres pour ce qu’elle est, en prenant le temps, tout le temps, même si certaines lettres ne semblent pas faire de sens, même si elle on dirait que certaines sont placées à la mauvaise place dans le grand mot de la vie…

aellz, je vuos sutohiae une bnnoe juornée… une lrtete à la fois…

se prendre pour Dieu… se rendre et adieu

trente-neuvième chronique qui tique et pique… 6/11-3

ptite chronique de fin d’après-midi pour la personne qui me disait qu’une chronique par jour n’est pas suffisante… trois ça suffit pour aujourd’hui ?

donc journée trichronique… mais que voulez-vous ? c’est cette citation, cette image qui me dicte les mots, qui me force à parler, qui me donne la force de dire… qui me chavire et m’inspire… le risque de taper d’autres mots sur l’écran… des mots qui sonnent et résonnent en moi, dans mon coeur et ma tête, des mots qui passent par mes doigts, à travers mon écran, ENTER schouppp… right dans le grand esprit wifi… des mots qui font le tour du monde, puis qui arrivent jusqu’à vos yeux et finalement, bing ! à votre coeur et tête… aussi… longue route et welcome home

pour ne plus être, pour que seul dieu soit, pour que dieu soit seul en nous et nous tasse de la place, et de tout partout, dieu right throughgod passe-partout… tiguidou tourlou

enfin finalement n’être plus rien, pour pouvoir finalement devenir tout… le tout… le grand manitou qui manie tout… donc nous… disparaître pour enfin réapparaître au grand jour, quitter son enveloppe à soi pour englober le monde autour… si je ne suis plus moi, je suis tout, jamais tout seul… j’essuie-tout toutes les tâches, tous les péchés du monde, en commençant par les miens, en débutant par les moins que rien, les pas encore rien…

laisser la vie se vivre à travers soi, laisser dieu parler par notre bouche pour livrer sa parole et délivrer mes mots, pour marcher sa parole, pas la mienne, la sienne… je marche les pas de dieu, je suis les pas de dieu… sur la terre de mes aïeuls… la seule terre qui soit de toute façon… quel soulagement que de ne plus être simplement un petit soi pour enfin redevenir le grand tout, le tout, tout à fait, le tout en fait… le grand tout, juste et bon… pauvre petit moi, pauvre petit soi alors… marcher sur le sol… du Grand Esprit…

Grand Esprit, terme neutre et moins heurtant que dieu, allah, etcetera… on ne tue pas pour défendre le Grand Esprit… on est pris par le Grand Esprit… Esprit saint dans un corps saint, sien, mien, tien… tiens tiens, serait-ce la même chose?  offrir ses pas à dieu, faire ses dons à dieu, maintenant et pour l’heure de notre passage, amen… et à toutes les heures pendant notre passage, à tout jamais, pour l’éternité du moment… maintenant, juste ici, surtout pas là-bas dans l’au-delà d’ailleurs… dieu qui est ici aussi, seulement ici…

la spiritualité amérindienne est simple, naturelle, ancrée dans la terre, dans la grand-mère terre, dans l’arrière cour de la terre… guérissante comme l’ours, lente comme la tortue, pesante comme la blanche buffle… déployée jusqu’au ciel sur les ailes de l’aigle… si j’avais les ailes d’un aigle, je partirais du Québec, je surferais dans le ciel et ne reviendrais plus car je serais toujours ici…

se prendre pour dieu ? Oh my God ! et pourquoi pas… nous riches prêcheurs… agir comme lui, être lui, ou elle car sans genre ce dieu, transgenre ce dieu… du ciel et de la terre… Grande Espiritu…  Grande Esprit douce…

om metakweasin… à toutes mes relations…

________
traduction : après tu aies réalisé l’unité, lorsque tu parles, Dieu parle, lorsque tu agis, dieu agis… Grand Esprit, libère moi de ces blocages qui me coupent de toi, permets-moi aujourd’hui d’expérimenter cette unité…

and I need one too… free… for l’amour

trente-huitième chronique qui tique et pique… 6/11-2

allez hop ! un hug de blogue ! un blhug, sans bug… allez les bibittes… on se prend dans nos bras respectifs… hum… clavier à clavier, souris à souris, âme à âme… hug à hug…

donner un hug ou recevoir un hug ? y a t’il seulement une différence ? donner et recevoir, peu importe quoi, y a t’il seulement une différence ? quand on donne, on fait de la place en soi et on reçoit… soi et re soi… moi moi moi, encore, j’arrête ou je continue… donner c’est recevoir…

je sais que tu as besoin d’un hug dit le poster … non mais soyons honnêtes mes amis, quand même, parle en je mon ptit poster ! j’ai besoin d’un hug… beaucoup mois impliquant de demander si l’autre a besoin, d’offrir, que d’avouer que moi j’ai besoin d’un hug…

quel hug pour déjeuner ? un bol de hug, un hug de blogue… un hug de toi, lecteur/trice, un courant d’énergie de toi à moi, de moi à toi… pour se réchauffer le coeur via nos ordinateurs… un hug de mots, pour se rejoindre d’âme à âme, un hug à l’âme… pour calmer nos downs, pour condamner nos downs d’âmes…

un hug d’homme, surtout pas comme un hug de femme, surtout pas pareil comme un hug d’homme à femme… hug d’homme à homme, grosse tape dans le dos, hug de femme à femme, plus délicat, hug de femme à homme, ou vice et versa, hug très délicat, parfois hug dangereux…

ayant vécu et étudié à la Humaniversity pendant quelques années en Hollande et longtemps ici au Québec, reconnue comme une hugging university, j’ai donné des milliers de hugs dans ma vie, que dis-je des dizaines de milliers de hugs… j’ai fait une overdose de hugs, j’ai été overhuggé, hugged out comme on est wipped out, worked out, burned out… trop de hugs c’est comme pas assez, c’est trop ! alors j’ai été hugguement abstinent pendant un temps, j’ai gardé mes distances, terrain privé, interdit de hugger… no trespassing… mais depuis j’ai ré-ouvert la shoppe à hug… slowly but surely…

hug ou accolade ? telle est la question… hug est plus égalisant, hug à hug, moins attaché attachant, accolade est plus marmalade, plus collé collant… aie tu veux-tu t’accoler avec moé ? ça sonne bizarre non ? veux-tu t’accoler sur moi, se coller toi et moi, t’accoupler sous mon toît… toi et moi… et calin ? plus enfantin, moins collé collé, plus innocent…

se rejoindre dans le cyberespace, s’étreindre pour ne pas s’éteindre, seul chez soi, seul en soi, seul en selle, tout un rodéo la vie !

vous hugger avec mes mots, une chronique quotidienne ne me suffit plus, besoin de lancer mes hugs virtuels de plus en plus, vous toucher, vous rejoindre, librement et sans attache… vous donner des hugs libres, free of charge, sans charge, téléchargés, légers, pas trop longs mais tout là, tout de suite…

et comme dit l’indien/ne, hug !

photo : flowergirl

je suis en train de mourir…

trente-septième chronique qui tique et pique… 6/11

riez pas, vous aussi ! nous sommes toutes et tous en train de mourir ! en train de mourir, mourir d’entrain, un peu plus à chaque jour, toujours un peu plus près, le retour aux souches…

mourir de vivre, mûrir de vie, mourir de rire, fou fou ce vivre, la vie nous tue… et nous enseigne tant de leçons… mais rien n’y fera, la mort vaincra, valderi, voldemort… et qui vivra mourra, et on verra… verrât !

en fait, la vie n’est qu’une mort continuelle… la vie ? un bouquet de petites morts à chaque seconde, une série d’étapes qui passent back à back, next next next… un chapelet de grandes et petites morts quotidiennes la vie, vivre sa vie à mort, amor amor amor la vie… un grand cirque que cette vie pour un gang d’acrobates qui tiennent sur un mince fil, une trajectoire la vie, qui nous mène directement vers la mort du corps mais non de celle de l’esprit ! objectif urne la vie ! chacun chacune on fera la Une du quotidien Vie…

la vie me tue… en fait déjà la naissance est un tel phénomène éprouvant que ça nous rend à moitié mort… ça prend toute une vie pour s’en remettre… pour finalement lever les pattes, remettre la clé et passer la flambeau…

auparavant, après notre date d’expiation, on se dirigeait directement six pieds sous terre, pour se faire manger par les vers, beurk cette mort… dorénavant on se brûle la carcasse pour s’élever l’âme en l’air… crémation, finale récréation… il paraît qu’un maître zen, lors de sa mort, avait caché des pétards à mèche dans ses vêtements… sauté le sacré coquin…

nous sommes en train de mourir mais aussi en train de mûrir, mûrir avant de quitter le navire…  vogue vogue le grand petit paquebot… car chaque jour, quitter sa mère, surfer la mer, voguer l’écume des jours et des nuits…

mourir un peu, mûrir beaucoup… mûrir avant de pourrir sur pattes, avant de dormir debout, avant d’attendre la call final, avant de rendre les âmes, mûrir avant de surir et de cailler, mûrir avant de caller l’original… mûrir pour apprendre à rire de vivre, rire de la mort…

squeezer tout le jus avant de s’étendre pour une dernière fois, serrer la vis, serrer la vie à tour de bras… avant de manger ses bas et les pissenlits par les racines… tordons la guenille, filles et gars, on se prend dans nos bras, on relève nos manches et 1-2-3, on vit on vit on vit… vite vite vite car le temps passe, de plus en plus vite… et on verra ce qui suit, on verra ce que la vie nous propose… et là soit on ose, soit on dispose ou on se repose avant de déposer les armes… et que les larmes coulent sur nos joues et celles de nos amours…

prendre sa place dans la vie car y a de la place pour toutes et tous… et y a la mort qui pousse et pousse… avancez en arrière, la mort nous pousse dans le derrière, avancez en avant car on ne peut reculer… on va, on avance, on devance mais nous y arriverons tous au bon moment… peut-être que notre mort est déjà planifiée, prévue, peut-être nous attend-elle dans le détour ? à chaque jour, la vie nous joue un tour… à chaque jour, tous les jours, toujours, toujours… l’amour, la mort, toujours plus fort…

mourir neuf, mourir veuf, vivre sans peur, de vivre, de soi, de la mort car mourir est notre finale destination… terminus tout le monde descend…

avant la mort ? amor amor… prépare toi la mort, prépare moi amor, j’m’en viens la mort… je te sens, de plus en plus fort… amor la mort…

Renouvelle-toi complètement chaque jour; fais-le encore et encore et tous les jours de ta vie.  – Proverbe chinois

c’est moi qui écris, c’est toi qui cries

trente-sixième chronique qui tique et pique… 5/11-2

toi mon ami qui a mal, toi dont le corps, l’âme et l’esprit crient de douleur et souffrent de pleurs et de peur, toi qui vague de tout bord avec ton âme, avec l’âme dans la vase, avec l’âme qui tangue dans  la vague, que dis-je c’est un tsunami dans ton âme… down d’ouragan…

toi qui dit même contempler partir de l’aut’bord… du bord des morts, de l’autre bord du corps… toi dont la peau est à fleur, gros gros bouquet ces jours-ci, je t’offre ces mots pour peut-être ainsi alléger tes maux… dire mes gros et petits mots pour ces maux qui sont trop et de trop… pour en finir avec le statu quo… gros mots nonos et slow maux pas jojos…

pour toi, je veux bien, pour toi, je veux le bien, ne veux que le mieux, mais pour toi je ne peux rien, ou si peu, pour toi je ne peux que si peu, que faire se peut, je ne peux que tenter de faire du mieux que je peux et de faire mien, un peu, ton fardeau… ce lourdeau… pour soulager le poids de ce lourd body de pain sur tes épaules… et me tenir derrière toi, dans ton dos et soutenir tes maux…

toi mon ami qui me dit bien ton mal, qui le prend avec impatience, toi qui veut le bien pour toi  et les tiens mais qui sent surtout le rien, le dur, le trou en toi… trou noir, ouvert, béant, géant, néant, profond, à vif… viens sous mon toit et prend ma main, ne fais rien, regarde et ressens le train te passer sur le corps, te laissant à moitié mort… mais encore un peu fort… moi je garde le fort… et la lumière au bout du tunnel arrivera peut-être…

toi qui veut guérison mais qui ne ressent que tension, confusion, motton d’émotion, pulsions, de vie mais aussi et surtout de mort en ce moment… mort illusoire mais promesse d’allègement de la souffrance, idée de mort pour créer espérance, que faire ? que dire ? que lire ? fait que j’me tire, faut que j’me livre et me délivre, de ce mal de vivre…

que te dire d’autre que patience patience patience… patiente et attends, que le temps passe, que le motton se tasse, attends que ça passe car tous les trains finissent par passer, à travers nous ou bien tout droit… et vive ce désespoir qui décape, qui délivre, qui allège, qui nettoie et qui clean, qui détend et qui prend, la vieille peine, la vieille pain,  qui parfois nous entraîne… dans le fond du tonneau, duquel on rebondit…

okahe !

… la guérison n’est pas un processus qui prend place en une seule nuit, c’est un nettoyage quotidien de la souffrance, un nettoyage quotidien de ta propre vie…  – Leon Brown

voix intérieuse

trente-cinquième chronique qui tique et pique… 5/11

la façon dont nous parlons à nos enfants devient leur propre voix intérieure… c’est beau non? et ça sonne plutôt juste à mes yeux, mes oreilles et mon coeur… donc les enfants naîtraient sans voix, sans voie… tabula rasa nos ptits poupons et poupounes ? peut-être mais…

chacun chacune arrive aussi avec ses propres prédispositions génétiques, émotionnelles et psychologiques, naissant dans des contextes familiaux spécifiques, des incabutateurs sociaux personnels… se développant chacun chacune à sa façon… épanouissement grandiose, miracle de vie à chaque fois qu’une âme s’incarne et se déploie…

oui nature versus nurture comme disent les descendants de Shakespeare un peu des deux… passablement, beaucoup, énormément, humainement, ultimement…

paraît même qu’avant de naître, les enfants choisiraient leurs parents pour apprendre des leçons précises… intéressant concept qui demeure à vérifier dans notre prochaine vie s’il y en a une… restons alerte dans le bardo on s’en reparle…

donc peut-être que les origines du début sont relativement neutres, mais nous, en tant que grandes ex-petites personnes, on contribue à leur inculquer un soi, un moi, une voix, une voie, une foi… on leur ouvre grandes les portes, on leur prépare le terrain de jeu… on les guide pour mettre la table pour le grand repas de la vie à venir… grand buffet all you can live… bar ouvert

en terme de voix, évidemment que chacune de ces vieilles âmes incarnées dans des corps flambants neufs suivra la sienne, chacun chacune exprimera sa petite et grande voix à sa façon… ils et elles suivront la voie qu’ils et elles traceront…

alors aidons-les à voir toutes les possibilités, faisons-leur miroiter toutes les différentes possibilités, les multiples voies… ouvrons-leur grand les portes battantes et tournantes… pour qu’ils et elles choisissent la leur parmi le plus grand choix possible… pour le bien du plus grand nombre… pour qu’ils et elles voient bien grand leurs ombres…

offrons-leur en donc plusieurs, des voix et des voies, toutes, même plus qu’il en existe en fait, inventons-en même des nouvelles pour eux et elles… leur ouvrir toutes les voies…  contribuons avec grâce à ce qu’ils et elles forgent leur propre petite voix, qu’ils et elles la modèlent à leur goût, à leur façon, à leur saison et à leur rythme… trémolo mollo dans la voix… mollo mollo sur la voie…

nos enfants constituent notre plus grande richesse, la trésor de l’humanité, le plus précieux présent de la vie, le plus frais, le chemin qui mène vers maintenant et vers nulle part car toujours ici right now les enfants… oui les enfants ne peuvent vivre plus tard, ils et elles ne vivent qu’ici et maintenant, premièrement dans la présente moman… pour éventuellement en sortir et déployer ses ailes et s’envoler, pour vivre dans le vent… et vivre éternellement dans le moment, oui papa, pas à pas… ailes à ailes… ils et elles…

nos enfants, qui arrivent de nulle part via maman, puis rampant au sol, se levant lentement, marchant leur vie, courant vers l’autre, volant vers l’au-delà… entend ma voix petit frère, petite soeur… et expose ton âme, explose ton cadre…

au-delà de la voix… notre regard sur nos enfants devient aussi leur façon de se voir, oui, notre regard sur eux et elles devient aussi le leur, nos yeux deviennent les leurs… notre voix, nos yeux et nos oreilles… nous leur passons un peu de nous alors soyons alertes et prenons soin… grande grande notre responsabilité nous grand(e)s ex-petit(e)s… donnez au suivant suivante… donner et recevoir immédiatement…

notre propre saveur, héritée elle aussi de celle de nos ancêtres, se perpétue en eux et elles, la source se transmet, se distille, coule vers l’aval… pas l’île, l’au-delà…

tata… 😉

l’heure normale de l’est…. normal ?

trente-quatrième chronique qui tique et pique… 4/11

hier à cette heure-ci, il était une heure plus tard… bizarre non ?

nous sommes actuellement dans l’heure qu’on vient de gagner…  celle qu’on a souvent perdu avant, aussi, maintenant, éternellement… l’heure trickster, l’heure joker, la jok’heure… l’heure coquine, l’heure magique, l’heure qui disparaît, apparaît et ré apparaît, coucou pickabou, je suis là, non ici, non partie… l’heure qu’on ne saisi jamais, celle qui glisse entre nos doigts, entre les aiguilles des montres, l’heure qui ne paraît pas, l’heure qu’on ne voit jamais… comme toutes les autres…

cette Heure de l’année, l’heure réduite, l’heure full minutes, l’heure belzébuth… l’heure maudite, l’heure gratuite… celle qui dure depuis le début des temps, et qui se perd dans le néant jusqu’à l’éternité… right here, l’heure de dire, maintenant… l’heure coquine, l’heure maligne… l’heure qu’on s’amuse à gagner et à perdre à chaque année… l’heure qui n’existe pas… mais aussi la seule qui existe… Harry Pott’heure…

twilight zone, temps zen, temps de rien temps du rien… temps perdu et retrouvé… deux heures moins dix de perdue et de retrouvée… timex… toujours deux heures moins dix…  ou dix heures et dix… minuit, six heures, quatre heures et quart… neuf heures et demi… nommez-là comme vous voulez… anyway elle n’existe pas et ne sera jamais heure… l’horrheure pour les gardiens du temps, pour les compteurs de minutes, pour les joueurs de tour du cadran payés à l’heure…

le temps c’est mêlant, le temps c’est perdant, le temps c’pas d’l’onguent… le temps c’est d’l’or riant en occident… le temps, ça vaut tellement cher que ça n’a pas pas de prix, c’est toujours ça de pris… OK OK si vous voulez, le temps c’est d’l’argent… une heure payante quand on est payés à l’heure, mais en même temps, l’heure dela  banque route… car la banque doute de sa valeur à cette heure ast’heure…

au printemps on se fait croire qu’on perd une heure, pour mieux la re gagner à l’automne… on gagne rien, on perd tout, on perd rien et on s’en fout de cette heure fourre-tout… car de toute façon, elle est où ? entre moi et vous ? non mais entre vous et moi, franchement ce temps…

on gagne une heure et qu’est-ce qu’on fait ? on la dort… je nous faire rire et vous me faites dire que le temps peut bien disparaître, rien n’y paraît… dormir le temps perdu… pour mieux rêver, s’illusionner et disparaître…nous qui prétendons vouloir s’éveiller, se réveiller, arrêtons de dormir, sur la switch, sur la job

des fois on se retrouve au milieu de nulle part, des fois on s’y perd… no where, now here, nowhere total, noir absolu, nouère de monde, nowhere où être ailleurs… noyer sa peine et sa bédaine, et allez hop mon capitaine… tuer le temps, tuer cette heure, killer qu’il est… killer le temps… une heure à tuer… et à créer, une heure gratuite… freetime, temps libre… gratuit et maintenant d’ailleurs… ici et ailleurs… le temps, le temps ! pas une raison pour attendre de vivre intensémment…

présent intemporel, temps qui ne passera jamais à côté de notre vie, car cadeau caché dans le présent… entre le passé et l’avenir, heure zen, heure vide et pleine… l’avenir c’est maintenant, passé hein ? et parfait, composé, plus que parfait, passé absolu car unique… passé go et réclamez une heure ! et tic et tac, le temps qui passe… l’étang qui glace en ce matin blanc… on se regarde dans le blanc des yeux, le blanc du temps… la temps passe vite? mais non, que nous qui passent…

allez je vous fais le présent de l’éternité… à tout de suite, à tout jamais… temps normal de l’est…

Zen’s understanding is that in the present moment the whole past is hidden, and in the present moment the whole future also is hidden. The present moment contains the whole universe — past, present, future. If you can manage to understand the present moment, you have understood the whole phenomenon of eternity.     – Osho

citation: via memories of the soul

esp/rituel…

trente-troisième chronique qui tique et pique… 3/11

petit matin extra et ordinaire… levé avec une grande soif, une faim de divin, un appétit sans borne pour l’inconnu, pour l’au-delà… pour le plus grand que soi, que moi, que toi, etcetera…

quête de sens, besoin d’amour, encore et toujours, soif de rituel pour mon âme et mon esprit… sensation de jamais vu, de jamais su, de toujours voulu mais d’encore vu et inconnu… grand matin pour oser le nouveau, pour sauter, à deux pieds dans l’ici d’ailleurs, sauter en dehors du contenant, pour jouer en dehors de la boîte, noire ou à surprise, nager dans une mer de nouveau contenu, dans de l’inconnu contenu joufflu… de vie et d’esprit… de mystère et de magie… inviter les anges à déjeuner… croissant de lune, gâteau des anges et café lacté…

élan pour du plus grand, du géant, du néant, du tout puissant, comme pouvoir et vouloir tout voir, même dans le noir… envie de magie, envie de génie, envie de vie, vivante et envoûtante… envie de vous donner, envie de vivre, de me donner, envie de suivre, le fil conducteur, le grand misteur masteur à cette heure… à toute heure du jour et d’ici… soif d’immensité, d’immenses cités galactiques, et tac, soif de briques et de brac, de tic et de lacs, titicaca ou autres…

petit matin blanc, sec et froid… petit petit matin cru et croustillant, de bienveillance et de sens… petit refrain d’ange gardien pas loin… anges, gardiens de sens, de puissance et de jouissance de vivre, inspirants d’espérance… vivre tout simplement et magiquement, sur ce plan, vivre le plan, le grand et les petits, plans de l’aigle plus grands et plus blancs… élan de surpassement, élan de dépassement, blanc de ciel gris qui laisse tomber ses flocons…

Michaël, Gabriel, Uriel, et autres archanges et anges gardiens protecteurs rédempteurs, veillez sur moi, sur nous, sur tout, tous et toutes qui en faisons la demande, in ou consciente… soyez doux avec nous, soyez fous de nous… accompagnez-nous dans cette aventure plus grande que nous, connue de vous, dans cette quête d’infini, quoi qu’encore floue pour nous… éclairez-nous sur le chemin de vie, vers la mort et la décadence du corps et la vie éternelle et la persévérance de l’âme, soutenez-nous dans nos ups et highs et downs d’âmedans nos mouvements intérieurs, saules pleureurs et sourires rieurs…

à tout ce qui vit, tout ce qui voit, à tout ce qui me chatouille la petite flamme, à tout ce qui me touche et me pousse sur la route, prenez-nous sur vos ailes, élevez-nous et levez-nous bien droit comme un fil de fer fier tendu vers les astres… un vortex du plus profond de la terre, guidez-nous vers le ciel… nous enfants et gardiens de la terre éphémère et délétère…

« Ô grand Esprit, aide-moi à toujours dire la vérité, avec calme, à écouter avec un esprit ouvert quand les autres parlent, à ne pas oublier la paix qui se trouve dans le silence. »
– Prière Cherokee

aho !