Archives pour la catégorie les chroniques qui tiquent et piquent

des mots pour se faire chatouiller l’âme et se gratter les méninges…

je suis prêt à mourir pour ça !

quarante-cinquième chronique qui tique et pique… 8/11-3

OK, tour du chapeau encore aujourd’hui… excusez-la mais les mots me poussent dans le culot, dans l’cul de mes culottes, alors j’ose, je me commets – beau mot ça : se commettre, je suis votre commettant… quand même assez impliquant sur le plan personnel… mais je le dis quand même je me commère…

cette citation d’Osho (en fin de texte français en anglais mais que je traduis maison dans la paragraphe ci-bas) a fait bing ! quand je l’ai lue parce que c’est de même que je me sens, même si parfois j’ai des montées de lait pis je dis fuck it (mais juste à moi-même, je dirais jamais ça publiquement voyons ! ) eh oui je clame parfois haut et fort avec mes doigts agiles et ma grande gueule que je ne veux plus courir après l’illumination mais dans le fond, c’est pas vrai… je veux l’ultime, le bliss, l’extase parce que j’y ai déjà goûté… pis souvent à part ça… pis j’en veux d’autre… peux pas me contenter de moins…

alors oui comme le dit Osho, je ressens un désir brûlant d’arriver straigth home à la maison avant que la mort ne prenne possession de moi, ressens un envie profond que la vérité soit faite (sur la terre, pas juste au ciel…)… y a rien de plus important que ça… oui le désir est si intense que toutes les fibres de mon être pulsent de ce désir… et que même quand je dors, ce désir, cet envie profond se transforme en courant sous morphéen…

j’aimerais pouvoir me contenter d’un bonheur simple au quotidien mais je recherche quelque chose de plus grand et de plus vaste que ça… quand on commence seulement à saisir l’immensité de l’univers, me semble qu’on ne peut plus se contenter de petit ni de moins… l’immensité est infinie plus que l’infini, dur dur à saisir pour la tête ça…

et toujours comme le dit mon beloved, peu importe ce que je fais, tout le reste est devenu secondaire, périphérique… et au centre même de mon être réside une quête constante de la vérité, une quête incessante de vérité… et il nous dit finalement de laisser cela devenir notre propre histoire d’amour passionnée personnelle…

pas beau ça ? pis en plus c’est exactement ça que je ressens, une désir brûlant de brûler la chandelle par les deux bouts, brûler la grande scène de la vie, la seine de paris, la cenne de la vie… un spring – toujours dans le pantalon – qui pousse intuitivement et instinctivement vers quelque chose, une pulsion qui me transforme en kangourou cosmique à la recherche d’immensité…

j’en veux plus de vie, en donner et en prendre, j’en plus de la vie, plus de mort, plus d’écrits, plus d’intensité, plus de mordant dedans, la vie of course, la course ou la vie, la course à la vie…  plus de toutt… plus près du bout, pas loin d’être fou, fou brique et braque, le cou crique et crack, crack pot, jack pot… plus de folie, plus de délire à moi d’écire, plus de délire pour vous à lire… pour moi écrire ? écrire de rire… mourir d’écrire, trop de mots à dire…

alors la vie je te défie, amène moizan, un moine toé l’zen ? la bâton et la canne… à sucre et de conserve, du duck ou du noël… allez la vie, apporte moi vents, marées et tempêtes, je suis prêt à les affronter.. apporte moi rien, calme et zen, et je serai prêt à les voir, les revoir, les vouloir, les recevoir… tout ça ce soir…

enough for tonight… 
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Make it a point, a burning desire in you that before death comes you will have arrived home – before death takes possession of you, truth HAS to happen!  

Make it such an intense longing that every fiber of your being starts pulsating with it, that even while you are asleep, the longing goes on moving as an undercurrent.  

Whatsoever you are doing, all doing has to become peripheral, and a constant search for truth and a constant thirst for truth has to become your very center.

Let that be your passionate love affair. 

– Osho, Philosophia Perennis Vol 1 (via Subbhan)

embrasser l’ombre de sa lumière…

quarante-quatrième chronique qui tique et pique… 8/11-2

je ne sais pas si vous êtes comme moi mais quand j’entends ou je lis trop de positif, trop d’affirmations sucrées, trop de citations wise, quand je suis témoin de trop de wishfull wishing autour de moi, l’autre facette s’éveille automatiquement en moi… je commence à ticquer, à bucker, à me dresser… trop de blanc appelle du noir en moi… j’observe ça… action réaction ?

car à ne vouloir que du beau, du bon et du propre, me semble qu’on passe à côté du laid, du mauvais et du sale… et que la moitié de la vie doit bien se trouver là-dedans aussi… car la vie doit toujours bien avoir au moins deux faces… au moins deux… et que là se cachent certaines des plus grandes leçons de la vie… the devil is in the details… et les détails sont dans la schnout…

car à ne vouloir que du menoum menoum, le yark va sûrement finir par nous attaquer sans merci et dans le dos sans qu’on se rende compte ni qu’on s’en attende…  l’ombre laide du beau viendra nous hanter tôt ou tard… à trop regarder la lumière on va finir par devenir aveugle… apprendre à donner un break à ses yeux…

ainsi pourquoi donc ne pas accepter la vie dans toute sa globalité… et là je me parle surtout à moi-même quand je vous écris ça… comme vous probablement, je nous souhaite que le mieux, que le bon, que le côté givré de la céréale, comme si un seul côté pouvait exister… pourtant, les jours de pluie peuvent être si reposants…

on vit une passe difficile ? let’s drink to that ! une relation se termine et nous brise le coeur ? ayons donc tout simplement de la peine, pleurons, braillons, tordons-nous les boyaux et pesons la tonne de tristesse que nous ressentons pendant le temps que ça dure car ça ne peut qu’être la seule réponse possible si on a vraiment aimé, si on s’est attaché, la suite logique mais surtout illogique et dramatique à vivre… et un moment donné, l’amour reviendra, le coeur réouvrira… peut-être, possiblement, probablement, assurément…

plus capable d’entendre qu’il ne faut pas s’attacher ! fuck ! il faut s’attacher si on veut apprendre le détachement sinon comment apprendre autrement que par son contraire ? évidemment que les gens qui ne s’attachent pas n’auront jamais le coeur brisé… mais dans quelle pauvreté vivront-ils !

grosse journée lourde aujourd’hui ? rentrons là-dedans comme un couteau bien chaud dans du beurre bien froid ! plongeons dans cette lourdeur, tranchons avec la lame fine de la conscience, de la totalité, avec toute notre humanité car ça va finir par passer dans le temps que ça prend de toute façon, que l’on se batte contre ou pas…

je sais, je sais, c’est parfois plus long qu’on le voudrait… plus difficile qu’on pense pouvoir… mais est-ce qu’on peut apprendre à faire confiance à la vie ou pas ? si c’est ce que la vie nous envoie, ça doit bien être ce qu’il nous faut non ? ça a l’air que la vie nous donne toujours ce que l’on a besoin et non ce que l’on désire… je sais, je sais, pas toujours évident mais un moment donné il faut bien avoir la foi, même et surtout quand la tête est plus forte que le coeur, quand le mur est dressé grand devant soi…

apprendre à faire confiance à son coeur, à la vie, à l’existence tout en faisant face aux obstacles, aux difficultés de la vie, ça s’apprend en doutant, en se perdant, en mindfuckant, en oubliant, en sacrant… apprendre à ouvrir son coeur passe inévitablement par la fermeture de ce même coeur une fois de temps en temps… un lent et sage processus d’expansion, un incessant aller-retour au paradis et en enfer, jusqu’à ce que l’on voit que ni l’un ni l’autre n’existe… mais pour ça, il faut les visiter les deux…

en tous cas, moi, plus envie de faire semblant… envie d’être vrai, vivant, souffrant s’il le faut car la vieille peine ne peut guérir qu’en la reconnaissant, qu’en la respirant, qu’en lui faisant face et qu’en la laissant aller… sinon les petits fils s’accrocheront, se retricoteront et nous ramèneront et il faudra y retourner pour en découdre de nouveau…

envie de vivre ce que la vie me donne à vivre, envie d’accepter tout ce que la vie me propose et m’impose, même si ça m’indispose, quitte à peser sur pause pour que je me repose une fois de temps en temps, pour peser de nouveau sur play quand le temps est juste et bon… stop…

«la maturité émerge seulement lorsque vous êtes prêts à faire face à la douleur de votre être, lorsque vous êtes prêt à accepter ce défi… et il n’existe de plus grand défi que l’amour»..
– Osho, Dang Dang Doko Dang, Talk #8

petit quizz : dans quel pays a été prise cette photo ?

j’me sens vieux, j’me sens mieux…

quarante-troisième chronique qui tique et pique… 8/11

j’suis pas vieux, j’suis pas jeune non plus… j’ai 1 an, j’ai 100 ans, je suis sans temps, en moyenne j’ai 51 ans mais j’ai pas d’âge… un demi-siècle et des poussières… au milieu de la vie, au milieu du trajet, terminus on descend pour un bon de temps… avant de reprendre la route… 51 ans, toutes mes dents et au sommet de la colline, sur le point de descendre la côte… retour vers l’avenir, back home boy… enwèye à maison…

notre corps passe, mais notre âme le dépasse, en vigueur, en coeur et en hauteur… quelques signes indiquent le passage du temps dans notre corps mais rien comme le visage… la mort du corps mais jamais la mort dans l’âme, jamais la mort de l’âme… rendra-t-on un jour les armes ? en tous cas d’autre eau coulera sous les ponts et d’autres larmes couleront sur les joues d’ici là… face à face avec la vie…

la vie est un long fleuve tranquille, parfois plus ou moins tranquille, parfois pas tranquille du tout… quelques rapides en route, des points sèches, de la broue dans le toupet et de la houle dans la face… quelques rivages pour reprendre son souffle, quelques plages pour se la couler douce…

la vie est parfois un désert, chaud, sec et à en perdre la vue…  parfois une vaste banquise glacée, aveuglante et isolée, mais fondant à vue d’yeux… un jour la navigation suivra peut-être son cours sans entrave esprit du nord…

le visage de cette femme de 127 ans a vu vivre, a vu vie, a vu la vie en face, a reçu la vie en pleine face, est resté de marbre et a ri et pleuré en masse… et quand elle se voit dans la glace cette vieille dame plissée, c’est tout l’infini, l’éternité qui s’y reflète… on dit que dans nos yeux réside toute l’existence… dans les siens, les traces d’au moins deux siècles y sont logées… et la vie continue, et la grande roue se perpétue…

notre corps vieillit et l’accepter constitue un grand défi… accepter le corps qui passe, le temps qui glisse sur notre peau, accepter l’amour qui nous passe dans le corps et qui reste dans l’âme… l’amour qui vient, l’amour qui va, et qui ne revient pas toujours parce qu’il y est tout le temps… accepter les liens qui se font et se défont… pour la douleur et pour le prix… pour le meilleur et pour le pire…

mais qu’est-ce que le pire sinon les plus grandes et précieuses leçons de vie… que quelques plis de plus au visage… dur dur sur le coup mais tellement précieuses dans le coffre à bagages, dans le pli au visage… les coups durs sont les coups sûrs de notre résilience, notre système de défense devant l’adversité… l’adversité nous rend sage… sage, pas sage, j’y vas… rite de passage, miroir miroir, quel est le message ?

on accumule les kilomètres au compteur, les chocs et les victoires au coeur, grandes et petites, de même que les amours et les bleus au coeur… le coeur s’ouvre et se ferme, respire respire, inspire, expire… qui donne et reçoit, et la vie qui passe et continue son passage… laissant ses traces au coeur et au visage, du coeur en pleine face… regardez-vous dans le miroir et vous y trouverez les traces de votre vie, le passage de votre temps sur terre… tout est inscrit sur notre visage… le temps qui passe nous dévisage…

dans les plis du visage se cachent tous les détails de notre parcours, les moindres traces de notre trajectoire humaine… notre visage comme une carte de tarot vivante, pleine de vie et de messages… dans chaque ride se cache nos rides de manègemanège, parfois lent et calme, parfois militaire, parfois solitaire, parfois carrousel qui tourne lentement et qui monte et descend légèrement, parfois grande roue qui tourne régulièrement, mais dans l’autre sens et qui monte et redescend avec plus d’amplitude, mal de coeur temporaire, et finalement manège parfois comme grand cynique, roller coaster de ptits malheurs et de grands bonheurs…

dans nos faces de gars de filles file le temps, s’empilent nos tourments, s’expriment nos joies et s’inscrivent nos enfants… dans nos visages, notre enfance ne s’efface jamais complètement, notre enfance se cache et se loge dans nos yeux rieurs… dans nos visages s’accumulent les traces du temps, les amours et les enfants qui furent et durent… et passent et cassent la glace…

notre visage constitue le reflet de notre âme et les yeux ses fenêtres… allez on ouvre grand et on prend l’air…

sujet chatouilleux…

quarante-deuxième chronique qui tique et pique… 7/11-3

attention ! cette chronique n’est pas aussi légère qu’elle n’y semble…

cette citation vous dit quelque chose ? ça vous parle ? ça touche un certain bouton de panique en vous ? si vous avez déjà été touché(e) de force, en résistant du mieux que vous pouvies, en réussissant à vous défendre de peine et de misère, ou pas… c’est certain que ça vous dit quelque chose… du guiliguili pas si drôle que ça…

pour les unilingues descendants de la tribu de Molière, la citation dit : si tu me chatouilles, je ne suis pas responsable des blessures que tu subiras… ou : si tu me chatouilles, je ne réponds plus de mes actes… quiconque s’est fait chatouiller à outrance dans le passé peut résonner et aquiescer en lisant ça non ?

se faire toucher de force, que ce soit chatouiller ou encore pire, c’est déplaisant, fatiguant, agressant, enrageant, blessant, stressant,  écoeurant, heurtant, humiliant, dégradant, opprimant, marquant éternellement…

en tant que gars, je n’ai jamais subi d’attouchement sexuel mais si je transpose simplement le harcèlement chatouilleux que j’ai subi à l’occasion de la part de mon grand frère lorsque j’étais un petit garçon moins fort que lui, je ne peux qu’imaginer l’impact de la blessure d’un tel geste… et au nom de tous les hommes, je ne peux que m’excuser car j’ai quand même une vague idée des marques que ça peut laisser… vague idée…

cette citation me parle car lorsque mon frère continuait à me chatouiller lorsque je lui demandait d’arrêter, je voyais rouge et j’étais prêt à tuer… et même s’il était plus fort que moi, je réussissais à l’occasion à lui infliger des coups qui auraient marqué quelques points dans un match de boxe… je me rappelle une fois lui avoir asséner un coup de pied sur le nez avec l’intention de lui casser ce dit nez… et j’ai presque réussi… mais en effet, je ne répondais plus de mes actes…

les gens qui chatouillent à outrance ne savent pas l’impact de leurs gestes, du moins je l’espère sincèrement… car ça touche à une telle source d’impuissance et de vulnérabilité  chez la personne assaillie, attaquée, abusée, touchée dans son intégrité… meurt ou tue…

moi-même je me souviens avoir chatouillé certains petits enfants, des garçons surtout avec qui je jouais en gars, juste pour jouer et sans intentions malines quelconques, pour me rendre compte que je les blessais même si je ne voulais et ne pensais que jouer… une chance qu’ils me l’ont dit sinon je n’aurais jamais su… merci les boys !

dans la méditation Humaniversity AUM, il y a une étape dans laquelle on invite les participant(e)s à rire, à faire les fous en interagissant et il arrive que certain(e)s se mettent à chatouiller les autres… vraiment pas drôle… au contraire, c’est frustrant, enrageant, irritant, tannant en sacram… même… l’idée c’est de rire, par de mettre en Chr… ptit Jésus…

chatouiller les autres, c’est la version physique du harcèlement psychologique et moral, la version bully de rire du monde en trépassant leur intégrité physique, en dépassant les frontières du respect, de l’acceptabilité, en pillant sur leur pudeur… la psychologie des gros sabots.. pas mieux ni pire que la version psychologique, aussi méprisant… mais plus visible…

et le pire est que nous le faisons parfois sans même s’en rendre compte… la version physique est au moins plus visible et plus détectable… mais pas plus acceptable…

sans avoir où j’irais en débutant mon tapage… de mots, cette chronique à l’allure légère et bonenfant se veut en fait une ode au respect des autres, à la sensibilité, à la délicatesse, à la compassion et à l’empathie… à notre capacité d’appréhender l’impact de nos gestes, nos attitudes et de nos paroles sur les autres, particulièrement les enfants, les plus faibles que soi physiquement, les «différents de la masse», car on ne connait la sensibilité réelle de nos frères et soeurs…

et même avec de simples jugements, on peut laisser des bleus à l’estime des autres, on peut marquer à vie…

wo beck !

 

P.S. Cette chronique est la deux-centième, let’s read to that !

et vous pourquoi vivez-vous ?

quarante & unième chronique qui tique et pique… 7/11-2

• et vous, pourquoi vous levez-vous le matin ?
• qu’est-ce qui vous incite à sortir des bras de la belle Morphée – ou du beau Murphy, c’est selon – chaud(e) et dou(x)ce?
• vers quoi vous mène le premier pied – gauche ou droit, bon ou mauvais  – à toucher le sol le matin ? 
• que voulez-vous faire d’ici votre dernière sortie de piste ?

moi, c’est simple, j’écris… je ne vis que pour écrire en ce moment, c’est mon obsession, ma lubie, ma passion, ma déraisonnable raison de vivre… ça me sauve la vie… ça me rend juicy, ça me fait tiguiliguili dans les doigts…

j’aime ça scribouiller, même si pas de papier, que dis-je, j’adore écrire, j’en jouit de joie, j’alphajouis… les mots sont mes gurus, mes disciples, mes profs, mes maîtres, mes maîtresses que je caresse et ils me laissent… eux aussi en jouissent et s’en réjouissent…

j’écris les mots, eux ils me crient : écris écris… encore encore… ils me guident, me donnent raison, de vivre, et de mourir plus gaiement… et je prends leurs ordres – alphabétiques – au pied de la lettre, au sommet des lettres… main dans la main… danse à claqulettre… gigue à mots… gigolo de mots dits éécrits… voyelle bébelle, consonne qui cogne…

je viens de terminer la chronique précédente que j’entame déjà celle-ci… je suis fou des mots… je suis – devenu ou l’ai-je toujours été – boulimique alphabétique… bête bête ou pas mon tic ? pas grave, allez tic tac, tic tac… tape tape tape, clack clack clack… les mots me dictent… et le temps passe en mots et en espace entre eux…

quand je vais être grand, même couché, même assis, je veux et je vais écrire… j’écris gros, j’écris large et déménage, j’écris, pas sage, en ce passage de vie qui semble parfois à vide de gens et avide de sens mais en même temps si plein… je cries, je vais et je viens, entre les lettres… et les mots, de dos de face et du dedans… me sautent à la face… et prennent leur place sur mon écran radar… écran hasard…

j’aime tellement écrire que je veux gagner ma vie avec les mots un jour, ou le soir ou la nuit aussi, car ça écrit bien dans le noir… les mots éclairent… gagner sa vie avec des mots, drôle d’idée… ne rien faire d’autre que de taper dans le vide mes bribes de vie, mes spareribs de vie… écrire beaucoup, des mots BBQ, des mots pour vous, des mots pour nous lier et délier ma langue… dans le vinaigre… pour vivre sa vinaigrette…

plutôt que de me faire jouer avec par les mots, moi je veux jouer avec eux, aussi… leur jouer des tours, en faire le tour… du haut de ma tour lettrée d’illettré… je veux devenir sol, coquineur de mots, fabriqueur de sens, gosseur de messages, et même ultimement sortir de scène et partager ces mots avec vous en chair et en os…

je veux découvrir de nouveaux mots, en inventer s’il le faut pour dire ce que dire ne peut dire… apprendre le latin pour revenir à la source du sens des mots, parler pour les sans mots, les muets du clapet et du clavier… écrire pour les yeux des lecteurs tristes, des lectrices soeurs… écrire de la prose en latin le matin, en français par temps frais et en chinois dans le pâté de maison… jeux de mots, farce alpha et bête…

avec ce blogue, je peux compulser, m’impulser, me pousser, me lâcher lousse sur le vocabulaire, faire du pouce sur les mots… sortir tous ces mots du placard et leur faire prendre l’air, éventer le sens de vivre, rafraîchir les jours d’aujourd’hui..

allez au soleil les mots, fait trop beaux…

et vous pourquoi vivez-vous ? vous pouvez répondre si vos mots veulent le dire…

Sacbrlbe eisxeitentl (Scrabble existentiel)

quarantième chronique qui tique et pique… 7/11

itésrnsnat ce phnéoènme qui cnostise à puoovir lrie un mot aevc les ltetres tuoets plêe-mlêe, suaf la perimrèe et la dreiènre… puls fcaile à lrie qu’à ércrrie en tuos cas…

et il paraît que c’est pareil pour plusieurs phénomènes de la vie, on ne se souvient à peu près que du début et de la fin… on ne conserve des souvenirs que de la levée et de la tombée du rideau…

vous faites un spectacle ? assurez-vous de commencer avec un bon classique – ça campe l’ambiance dans le connu, rassurant – et de terminer par un de vos greatest hits en rappel… en espérant que les gens vous demandent un rappel…

vous donnez une conférence ? punchez en partant avec une ligne passe-partout et trouvez un autre punchline killer pour la fin… et vous renverrez les gens à la maison avec du menoum menoum en tête… vos fans se souviendront de leur soirée avec joie… succès assuré et bonheur remémoré…

mais la vie me semble un peu différente, plus complexe… évidemment, la naissance – le A minuscule – et la mort – le Z majuscule en gras, italique et sousligné – constituent  des phénomènes primordiaux, fondateurs, marquants, initiatiques… aucun doute là…

si on se souvient peu de notre naissance, on croit toutefois savoir qu’elle marque de façon débile et indélibile le reste de la route de notre vie… ça teinte, ça détermine, ça enligne, ça donne une trajectoire… mais certaines personnes qui sont venues au monde avec de nombreuses complications peuvent aussi vivre des vies remplies et hautement créatives et tripatives (salut monsieur Languirand)… vive la résilience !

quant à la mort, on en sait si peu à son sujet nous, pauvres vivants… mais on dit que l’on meurt comme on a vécu… ça fait sens non ? en fait, même si on l’oublie à peu près systématiquement et totalement avant 50 ans, processus de survie oblige, on se préparerait inconsciemment à ce passage ultime toute notre vie… on la craint à divers niveaux probablement tout le long du chemin… on l’appréhende, on la sublime, on la devine à certains moments pénibles alors qu’elle se pointe le bout du nez, ou on la déplace sur d’autres objets de peur, mais elle nous hante… last call

toutefois, dans le grand show de la vie, chaque moment est aussi important que le début et la fin…par exemple, à part ce moment-ci, alors que vous lisez ce mot, oui ce moment-ci, ici, maintenant, quoi d’autre existe ? pour vous, ce moment unique est le plus important du monde.. pour moi c’est du passé déjà mais pour c’est du maintenant… le seul qui existe, toute l’existence y réside, s’y cache… toute votre et le monde entier est concentré en ce moment…

ce moment, qui mène vers le moment suivant, toujours maintenant, toujours suivant, et qui mène lui aussi au prochain et s’y fond… qu’un collier de moments qui nous porte la vie, qui nous prend et nous amène vers le suivant qui, ultimement culminera dans la mort, versant dans l’au-delà… et qui peut-être s’enchaînera vers une nouvelle vie ultérieure… à suivre…

car en fait la prochaine naissance commencerait dès la fin de la vie précédente… après un bref passage dans le nowhere du bardo pour 49 jours et des poussières… en fait, il n’y aurait ni commencement, ni fin marquant cette vie, qu’un long et perpétuel voyage de petits moments présents… un enchaînement, une suite, une mélodie de notes, qu’un chapelet d’espaces qui s’ouvrent sur l’ici, l’ailleurs et sur tout ceci en même temps, maintenant…

intéressant aussi comment les gens qui souffrent d’alzheimer oublient tout du présent, donc faiblesse de mémoire à court terme, pour ne se souvenir que des événements du début de la vie ? mémoire sélective à sa plus simple expression ou mécanisme de défense ? oublier ce qui est actuel – trop difficile à vivre ? –  pour se souvenir de ce qui était – beau beaux les doux souvenirs…

alors la leçon consisterait-elle à plonger à fond dans chacune de ces bribes d’existence ? à vivre chaque moment comme si c’était la fin ? sounds good non ? alors on commence ça maintenant ? tout de suite ? aujourd’hui ? right now ? car c’est peut-être aujourd’hui que la mort viendra nous rappeler à elle ? on ne prendra pas le risque que ça ne soit pas vrai en tous cas !

dnoc le creaveu ne dsiitgune pas les lttrees mais viot le mot cmome un tuot ? voit-on aussi la vie comme un tout en ne distinguant pas les moments spécifiques ? la qeotiusn se psoe misa on rxalee puor la rpéosne… et on commence à vivre chacune des lettres pour ce qu’elle est, en prenant le temps, tout le temps, même si certaines lettres ne semblent pas faire de sens, même si elle on dirait que certaines sont placées à la mauvaise place dans le grand mot de la vie…

aellz, je vuos sutohiae une bnnoe juornée… une lrtete à la fois…

se prendre pour Dieu… se rendre et adieu

trente-neuvième chronique qui tique et pique… 6/11-3

ptite chronique de fin d’après-midi pour la personne qui me disait qu’une chronique par jour n’est pas suffisante… trois ça suffit pour aujourd’hui ?

donc journée trichronique… mais que voulez-vous ? c’est cette citation, cette image qui me dicte les mots, qui me force à parler, qui me donne la force de dire… qui me chavire et m’inspire… le risque de taper d’autres mots sur l’écran… des mots qui sonnent et résonnent en moi, dans mon coeur et ma tête, des mots qui passent par mes doigts, à travers mon écran, ENTER schouppp… right dans le grand esprit wifi… des mots qui font le tour du monde, puis qui arrivent jusqu’à vos yeux et finalement, bing ! à votre coeur et tête… aussi… longue route et welcome home

pour ne plus être, pour que seul dieu soit, pour que dieu soit seul en nous et nous tasse de la place, et de tout partout, dieu right throughgod passe-partout… tiguidou tourlou

enfin finalement n’être plus rien, pour pouvoir finalement devenir tout… le tout… le grand manitou qui manie tout… donc nous… disparaître pour enfin réapparaître au grand jour, quitter son enveloppe à soi pour englober le monde autour… si je ne suis plus moi, je suis tout, jamais tout seul… j’essuie-tout toutes les tâches, tous les péchés du monde, en commençant par les miens, en débutant par les moins que rien, les pas encore rien…

laisser la vie se vivre à travers soi, laisser dieu parler par notre bouche pour livrer sa parole et délivrer mes mots, pour marcher sa parole, pas la mienne, la sienne… je marche les pas de dieu, je suis les pas de dieu… sur la terre de mes aïeuls… la seule terre qui soit de toute façon… quel soulagement que de ne plus être simplement un petit soi pour enfin redevenir le grand tout, le tout, tout à fait, le tout en fait… le grand tout, juste et bon… pauvre petit moi, pauvre petit soi alors… marcher sur le sol… du Grand Esprit…

Grand Esprit, terme neutre et moins heurtant que dieu, allah, etcetera… on ne tue pas pour défendre le Grand Esprit… on est pris par le Grand Esprit… Esprit saint dans un corps saint, sien, mien, tien… tiens tiens, serait-ce la même chose?  offrir ses pas à dieu, faire ses dons à dieu, maintenant et pour l’heure de notre passage, amen… et à toutes les heures pendant notre passage, à tout jamais, pour l’éternité du moment… maintenant, juste ici, surtout pas là-bas dans l’au-delà d’ailleurs… dieu qui est ici aussi, seulement ici…

la spiritualité amérindienne est simple, naturelle, ancrée dans la terre, dans la grand-mère terre, dans l’arrière cour de la terre… guérissante comme l’ours, lente comme la tortue, pesante comme la blanche buffle… déployée jusqu’au ciel sur les ailes de l’aigle… si j’avais les ailes d’un aigle, je partirais du Québec, je surferais dans le ciel et ne reviendrais plus car je serais toujours ici…

se prendre pour dieu ? Oh my God ! et pourquoi pas… nous riches prêcheurs… agir comme lui, être lui, ou elle car sans genre ce dieu, transgenre ce dieu… du ciel et de la terre… Grande Espiritu…  Grande Esprit douce…

om metakweasin… à toutes mes relations…

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traduction : après tu aies réalisé l’unité, lorsque tu parles, Dieu parle, lorsque tu agis, dieu agis… Grand Esprit, libère moi de ces blocages qui me coupent de toi, permets-moi aujourd’hui d’expérimenter cette unité…