Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

ding dong très fort

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les dernières chroniques – 2/8/18

m’entendez-vous ?

je cries ding-dong-très-fort…

car ma sonnette est cassée… et brisée en plus…

mais pas mon serpent à sornette… celui qui me sonner un peu sonné… OK pas mal sonné… criez ding dong résonnez musette…

j’aime écrire en niaiseux… ce langage très lousse qui fait relaxer… écrire pour rien, écrire pour ne rien dire, écrire pour rire… jaune ou aux alarmes…

écrire sans penser, ni dépenser, sans faire de sens… comme ça, ça vous permet de lire ainsi vous aussi… vous pouvez lire relax et décousu… car j’écris décousu de fil d’or, je cries sans fil même… j’écris sur le wifi.. oui ma fifille, j’écris en tiguidille…

j’aime que les mots se jouent de moi car moi je me déjoue ainsi de moi-même… je me tricote une réalité nounoune hors de moi… au cas où… trop au sérieux je me prendrais… et me suspenderais… ça serait pas surprenant…

comme ca matin, parfois les mots me prennent à bras le corps et à brassière raccourcie et me font dire dire n »importe quoi… et quelques neznormités… innocent votre horreur, ce sont les mots qui m’ont fait dire ces toutes petites grossièretés… ces mini grossièretés pas fifinnes…

grossièretés un peu banales à split with a curve on the side qui ne font de mal à personne, mais pas nécessairement de bien non plus… des mots sans dualité, des mots nuls…

ces quelques mots nonos ne feront sûrement pas se dérider quelques faces à claques qui en auraient pourtant bien besoin… car certains souffrent de quelques tensions dans la face et de crampes certaines au cerveau lent….

toute une ride de mots parfois sur laquelle les mots  nous entraînent…

les mots sont mon entraîneur personnel, mon coach de vice, mon prof de yoga split rituel… les mots me dérident moi-même dans leur rock n rollitude… les mots sont flyés, les mots sont fous de rage et me font divaguer sur la mer de ma ptite folie folle, ma ptite folie chonne…

récemment j’ai lu une citation qui nous invitait à détruire sa propre réputation régulièrement… j’ai beaucoup aimé, aimé beaucoup beaucoup le concept de détruire sa réputation pourtant pas si propre… détruire sa propre réputation soi-même plutôt qu’attendre que quelqu’un d’autre le fasse à notre place… au moins ainsi on peut choisir quand et comment…

alors cher lecteurs/trices, en vérité en vérité je vous le cries : ding-dong-très-fort…

mais pas trop car

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et nous on aime les sauve-chouris…

on aime se moquer des mots qui se moquent de tout… car les mots ne peuvent rien dire dece qui veut vraiment se faire dire… la vérité est muette, il faut l’écouter longtemps avant de l’entendre et de la comprendre…

ou encore lire le nono pour se faire expulser de son propre emmental… car plein de trou dans notre esprit… par là que la lumière entre…

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alors osons, osons…

faire ce qu’il faut

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les dernières chroniques – 31/7/18

traduction : quand les gens me demandent : que fais-tu ? je réponds, ce que ça prend

que voulez-vous ? il faut faire ce qu’il faut… quand il faut le faire, il faut le faire…

mon ami Veeresh aimait dire : a man has to do what a man has to do… une femme aussi en passant…

parfois la vie exige que l’on fasse des choses que l’on aurait pas choisi de faire de prime abord… elle est ainsi la vie… coquine va… et coquette parfois…

et bien sûr nous avons toujours le choix de faire ou pas…

mais, parfois, pas vraiment… parlez-en au karma…

parce que parfois, il n’y a qu’une seule chose à faire… la bonne chose, la chose juste… LA chose…

on fait comme il faut, ce qu’il faut… comme et quand il le faut…

alors on le fait du mieux qu’on peut…

et on fait la vie qu’on veut, du plus et du mieux qu’on peut…

même si on ne comprend pas toujours sur le coup, on ze spot, on le fait si et quand ça feel right… et on fait confiance que ça va tourner pour le mieux… même si de façon générale la planète semble pas mal mal en point globalement…

in God we trust… et on fait ce que doit…

nwow

38012381_1780437532049557_319668274038046720_n.jpgles dernières chroniques – 30/7/18

traduction : tout ce que nous avons est maintenant…

et je dirais même plus, tout ce qui nous a est maintenant…

car on ne possèdera jamais le moment en aucun moment, c’est lui qui nous a, lui qui nous possède…

que ce bref instant qui nous happe, que cette milliseconde qui nous prend par l’âme et qui nous propulse vers la prochaine… et encore et encore… le moment nous botte le cul… alors que nous pensons l’avoir en mains…

la vie passe, elle file, elle coule, tout le temps… sans arrêt, sans pause… et nous dedans… nous qui pensons posséder quelque chose, des biens. des gens ou des moments… sauf que c’est lui, ce mystérieux temps on the flye, qui nous a… on ne possède aucun moment, on ne possède jamais anyway… ni avant, ni maintenant ni plus tard… nous sommes des possédés…

car maintenant, le moment présent, est un joker… now is a joke… dès qu’on pense saisir le moment, il s’enfuie et devient le moment d’après… et d’après, et d’après…

le temps est une chaîne de moments fuyants… le temps qui ne passe pourtant pas vraiment nous joue un drôle de tour en nous offrant à penser que c’est nous qui l’avons… quand dans les faits, c’est lui qui nous a…

car nous n’avons rien et n’aurons jamais rien… d’autre que la capacité d’observer tout ce qui passe avec le temps et ce qui nous passe au visage… tout ce qui nous passe dedans et à-travers…

on peut bien tenter de fermer nos mains sur le moment qui passe… mais tout ce qui nous restera ne sera toujours que de l’air, que du vide, que le trop plein de la vie…

alors bonne journée que nous ne verrons peut-être même pas passer…

 

tout tel quel

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les dernières chroniques – 28/7/18

traduction: la douleur peut se manifester, ne la rend pas pire en résistant… le plaisir peut se manifester, ne le réduit pas en tentant de le saisir… permet à tout d’être, tel quel… – Wu Hsin

rien à rajouter… ainsi soit-il… et elle…

la vie ? telle quelle !

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les dernières chroniques – 26/7/18

traduction : comment va la vie ? telle qu’elle est !

ni blanche ni noire la vie… que telle quelle… que telle qu’elle est…

ni bonnes ni mauvaises les choses qui nous arrivent… que telles quelles sont-elles…

on aime transformer ce qui se passe – en nous comme à l’extérieur – soit en bénédiction ou en malédiction, en souhaitable ou en répréhensible, et pourtant…

et pourtant…

que neutre la vie, que plain plain les choses…

rien de bien, rien de mal… que neutre, que ce qui est…

les qualificatifs ne servent qu’à nous réconforter dans nos croyances, dans nos pensées, dans nos tracks déjà toutes tracées… plus simple que ça la vie, que telle… virtuelle réalité…

on peut bien utiliser les jugements de bien et de mal pour décrire la vie si on veut, un pays libre après tout… mais la vie n’est ni l’un ni l’autre… la vie est… la vie ne fait qu’être… comme nous… la vie est l’un et l’autre et ni l’un ni l’autre…

un homme, quand on lui demandait comment ça va ? répondait toujours : pour aller ça va, c’est pour revenir que c’est plus difficile…

alors comment ça va ? ça va… le va et vient normal quoi…

je vous souhaite une journée exactement telle que vous déciderez qu’elle soit…

really…

 

noire soeur

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les dernières chroniques – 25/7/18

traduction: le fait de connaître sa propre obscurité est la meilleure façon de composer avec celles des autres… – Carl Jung

petit retour sur certaines zones plus sombres de ma retraite satori…

petit détour par le chemin de la noirceur…

la psychologie des profondeurs…

les abîmes de nos âmes…

petit voyage dans le sous-sol de la présence existentielle visitée à l’occasion…

la noirceur, cette ombre, l’obscurité, cette présence si précieuse et tant révélatrice de l’inconnu que l’on voudrait pourtant souvent cacher, nier ou tout simplement éviter…

et pourtant…

tant de richesses s’y cachent, tant de ressources s’y puisent, tant de mystères s’y terrent…

pour quiconque ose s’y fourrer le nez… et les yeux… et y rester un peu… car c’est seulement de l’ombre… et même pas vraiment la nôtre… et même pas vraiment réelle… que l’ombre de ce que nous avons peur de regarder… que les contours de qui nous pensons être…

la beauté de cette noirceur, que l’on nomme aussi inconscient, obscurité ou ombre, est que lorsqu’on explore celle qui nous est propre, celle qui flotte en nous, on en vient à connaître automatiquement celle des autres… et à en avoir moins peur…

car de la noirceur, il semble y en avoir en masse en ce bas monde en ce moment…

et pourtant…

peut-être n’y en a-t’il moins que jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité ? vous vous rappelez vos quelques incarnations lors du Moyen-Âge ?

on dirait de nombreuses et différentes ombres… mais une seule et même obscurité de l’âme en nous tous et toutes… comme la lumière, la même ombre de cette lumière en chacun chacune… flamme différente mais même chaleur, même humanité, même défi à regarder… et à transcender…

toute cette noirceur qui semble extérieure à nous n’est peut-être simplement que la nôtre… que notre ombre projetée à l’extérieur de soi sur l’écran de la vie…

et vice versa, la nôtre, que celle des autres ?

qui sait vraiment avec la noirceur car on en a si peur que bien peu parmi nous la connaissent vraiment…

et même unique petite part d’ombre en chacun chacune, jusqu’à preuve du contraire… le même semblable inconscient… personnel comme collectif… car le personnel est aussi intimement collectif, et vice versa…

et quand on pointe avec courage la flashlight de notre attention sur cette prétendue noirceur, en fait bien souvent elle disparait…

car comme disait Osho, on ne peut se battre contre la noirceur, on ne peut que laisser briller notre ptit bout de lumière… et immédiatement, la noirceur disparait… même avec la plus petite flamme… aussi simple que ça…

même chose pour nos racines qui ne peuvent vivre à la surface de la terre et qui ont besoin des profondeurs de la terre pour croître… là où c’est sombre, humide, frais…

alors noirceur, welcome home

I am here

avec ma flashlight à batterie…

semer l’amour

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les dernières chroniques – 23/7/18

traduction : mets ton jus sur ce que tu aimes au lieu de démolir ce que tu détestes

makes sense non ?

pourtant ce qui nous dérange gobe souvent davantage notre attention – et notre focus – que ce que nous apprécions…

souvent on cherche et trouve les bibittes chez les autres plutôt que de proposer et suggérer des solutions…

mauvaises habitudes right ? mais ça se change…

ça demande de consciemment changer la cible de notre attention…

ça demande de se mettre en mouvement – et de se remettre en cause…

ça demande d’être clair(e) quant à ce que l’on veut et de prendre des risques, de se mouiller…

ça demande beaucoup d’énergie et de détermination… et du courage…

et pourtant c’est aussi tout simple…

suffit de se garder à l’oeil… de rester humble… de se voir tomber dans le piège car vieille habitude que celle-ci de se plaindre et critiquer… qu’on va sûrement répéter… plusieurs fois…

mais avec attention, en gardant en tête la futilité de chercher les bibittes en dehors de soi, c’est possible et réalisable… et souhaitable…

même si c’est plus facile de voir le cure-dent dans l’oeil du voisin que le séquoia géant dans le sien, suffit de changer le focus… et de beaucoup de bonne volonté…

car le sarcasme et la critique ne sont que des échappatoires face à sa propre douleur et impuissance…

car ce que l’on fait aux autres, on le fait à soi-même…

en tous cas moi je veux changer cette habitude très petit painienne

en effet, les peuples conquis ont traditionnellement développé l’habitude de blâmer les conquérants qui eux, au contraire, ont tendance à être arrogants…

dans mon village en ce moment, il y a quelques personnes qui ont des pris des moyens très questionnables sur le plan éthique pour dénoncer leur désaccord avec certaines situations publiques… en attaquant personnellement la mairesse… sans se nommer… mais ça a comme conséquence de mobiliser les gens autour de la – formidable mairesse – comme jamais auparavant… comme si la noirceur et la rancoeur peuvent aussi aider à faire surgir l’amour et la solidarité…

alors on tourne notre regard vers soi, on identifie ce que l’on veut changer dans notre vie et en ce monde et on se met à l’action positivement… petit à petit, pas à pas…

on bâtit sa vie, et notre village, comme on les veut… et comme on les peut… en commençant en soi-même, et ensemble…

 

 

à pas de tortue

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les dernières chroniques – 22/7/18

traduction: la patience, c’est être en paix face au processus de la vie

hommage aux tortues…

vive les parcours lents, posés et méticuleux…

bravo pour les slomos…

on aimerait que tout aille exactement comme on le veut dans notre vie personnelle comme dans le monde… et vite à part de ça… souvent plus vite que ça va dans les faits en tous cas… on voudrait pousser au cul de Dieu…

et en même temps, on trouve que tout va trop vite… de plus en plus vite, de plus en plus trop vite…

on souhaite que tout coule dans le sens qu’on voudrait, toujours, tout le temps… à notre rythme à nous, pas celui de la vie…

on voudrait que tout change, tout de suite… en notre faveur tout le temps…

mais la vie est changement, et faite d’étapes…

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qu’il nous faut appendre à respecter, et traverser… une par une…

la vie est une grosse slomo… une grosse patate chaude… une grosse pente lente… parfois montante, parfois descendante…

la vie se fait parfois tortue, parfois éléphante…

mais la vie est aussi parfois lapine, surtout trop vite à notre goût quand ça ne va pas comme on le voudrait…

mais souvent aller lentement mais sûrement plutôt que de vouloir sauter les étapes s’avère plus efficace… du moins plus reposant… la paix quoi…

suffit de clairement déterminer où se trouve la maison… où on s’en va…

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home is where the heart is

nothing to do, nowhere to go

 

 

écrire Zen

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les dernières chroniques – 21/7/18

citation:  le seul Zen que vous trouverez au sommet de la montagne est le Zen que vous apportez avec vous… proverbe Zen

chronique dédiée à mon amie Zen préférée… merci et smack…

ce temps de l’année again… le retour de retraite… de la retraite Satori à la réalité ordinaire… du monastère à la chambre à coucher… et au tas de compost…

après 5 jours passés à m’être scruter l’intérieur, du scrotum jusqu’aux cieux and back à l’infini, et aller-retour, à m’observer l’infinie boîte à idées, ce mental si vigoureux et plus créatif que le créateur lui-même, temps du doux retour à l’ordinairité du quotidien ordinaire… extra ordinaire retour…

après avoir surfer sur diverses vagues d’émotion et d’élation, après avoir visité l’enfer et ses multiples sous-sols inférieurs, après avoir été Dieu et avoir séduit et été flirté par le yable en personne et désincarné, back home again

plus de structure pour soutenir l’introspection, plus de cloches pour nous la fermer ou nous l’ouvrir, plus de partenaire ou de miroir à remercier, on doit apprendre et ré-apprendre par soi-même à se regarder par soi-même… en soi-même, et pour soi-même… au-delà de soi même… en miroir… en silence… et avec des mots… que quelques… écrits… ici… la plupart là-bas… car j’écris la plupart du temps tout bas…

mon koan pour l’année à venir est dis-moi ce qu’est liberté… le même que l’an passé d’ailleurs qui, pour une raison sur laquelle je me pencherai et plancherai dans les mois à venir, j’avais complètement remisé dans une sous-couche profonde de mon inconscient personnel et connectif…

durant cette récente retraite, je me demandais si j’allais continuer à rédiger chroniquement tel que je le fais depuis des années, presque quotidiennement… compulsif…

et telle une surprise sortie spontanément de sa boîte de Cracker Jack, hop !

voici donc quelques mots pour dire toute mon appréciation du Zen et de ses anecdotes… les Zenecdotes… ses ptites histoires coquines et subtilement twistées… alors toute ma reconnaissance au Zen et à son non-sens qui nous dit le rien en plain face…

pas le Zen des magazines de décoration, ni celui des dernières tendances du développement personnel…

pas le Zen qu’on vend en boutique nouvelâgeuse…

pas le Zen des magasins à une piasse… ou deux… ou trois…

pas le full zen à la mode de la grande foule en masse pas très critique…

juste le Zen…

le Zen plain, dénudé, sans artifice…

le Zen nature…

le Zen Oriental du bon vieux temps sans temps qui ne passe pas autrement que sur et dans notre corps…

le Zen de la roue et du boeuf…

le Zen du bois et de l’eau…

celui du non-sens et du sens multiple et infini… ce sens simple qui nous renvoie au plus simple en soi… simplicité de la Zenitude cosmique et pas mal comique quand on pogne la divine joke… ou quand on se pogne soi-même…

le Zen miroir… celui de notre visage original…

le Zen qui nous demande 100 fois par jour de quel côté de la porte on a laissé nos souliers…

pas le Zen philo ni psycho, juste le Zen Zen…

mais évidemment, je ne partagerai pas ici les mots qui me sont les plus personnels… même moi je ne les connais pas encore…

non ça je le ferai face à mon âme et les yeux ouverts, face à mon miroir intérieur, les yeux fermés dans ma ptite tête de pinotte et dans mon coeur incandescent et transcendent… et la plupart du temps transparent…

yeux fermés, cieux et coeur ouverts…

car j’aime écrire Zen… une écriture privée, pudique et réservée… une écriture décapante… une écriture de fond d’âme… une écriture face à un blanc, un blanc d’écran… le blanc Zen d’un blanc bec…

car l’écran blanc recèle un écrin qui n’est que mien… et qui relève du mystère… caché de moi-même…

en terminant, quelques mots qui pourraient bien être Zen… ou pas…

car tout est Zen… et rien ne l’est non plus…

Un écrivain ne doit jamais s’installer devant un panorama, aussi grandiose soit-il.
J’avais oublié la règle.
Comme saint Jérôme, un écrivain doit travailler dans sa cellule.
Tourner le dos.
On a une page blanche à noircir.
Écrire est une vue de l’esprit.
C’est un travail ingrat qui mène à la solitude.
On apprend cela à ses dépens et aujourd’hui je le remarque.
Aujourd’hui, je n’ai que faire d’un paysage, j’en ai trop vu!
«Le monde est ma représentation.»
L’humanité vit dans la fiction.
C’est pourquoi un conquérant veut toujours transformer le visage du monde à son image.
Aujourd’hui, je voile même les miroirs.
Tout le restant est littérature.
On n’écrit que pour «soi».
C’est peut-être immoral.
Je vis penché sur moi-même.
«Je suis l’Autre.»

• Blaise Cendrars
via Richard T. Chartier – un de mes préférés pushers de bons mots (bene diction)…

in L’HOMME FOUDROYÉ, p.115

gratte gratte gratitude

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les dernières chroniques – 14/7/18

traduction : la gratitude se manifeste lorsque les souvenirs sont conservés dans le coeur et non dans la tête… – Lionel Hampton

elle va avec celle d’hier celle-là… oui oui celle-là justement…

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pas tant à dire sur la gratitude en soi car elle parle d’elle-même et demande surtout à être vécue plutôt que décrite… vécue et ressentie partout dans son corps… à mon avis autant dans le coeur que dans la tête et tout le reste des parties du petit et grand tout…

reconnaissance et appréciation pour qui l’on est, ce que nos parents nous ont transmis du mieux qu’ils ont pu et avec les moyens qu’ils avaient…

reconnaissance pour tout ce qui est… ce que l’on aime beaucoup, et ce que l’on aime moins… et encore plus ce que l’on déteste… car un filon précieux là il me semble…

reconnaissance pour la facilité et le confort de notre vie matérielle… car relativement facile cette existence en ce bout du monde non ? cette facilité qui résulte notamment du travail de tous ceux et celles qui nous ont précédé ici bas… et de ceux et celles qui veillent sur nous de la-haut…

reconnaissance pour la capacité de pouvoir être empli(e) de gratitude justement…

car toujours le choix au fond vous et moi, peut-être la principale justice qui soit en ce bas monde… malgré les apparentes injustices… surtout matérielles…

toujours le choix… gratitude pour qui ou ce qui, ou insatisfaction face à ce qui n’est pas… ce qui n’est pas encore ou pas du tout et qui ne sera peut-être – probablement ? – jamais…

même si on la désire fortement autrement, la vie ne peut être que telle qu’elle est… du moins telle qu’on la perçoit, donc telle qu’on l’imagine, telle qu’on la créée si on aime se considérer co-créateur/trice… nous le gars et la fille des vues au fond… en équipe avec l’affaire plus grande que soi…

on projette sur l’écran de notre vie les motifs de nos choix… perpétuels choix qui se recréent à chaque instant, chaque moment… et zoup ! parti ce moment… jusqu’à celui-ci qui deviendra l’autre, et l’autre, et l’autre… qui n’est toujours ai fond que celui-ci… en perpétuelle recréation…

toujours, que cet éternel moment de gratitude… si c’est ça qu’on veut…