Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

rendre l’âme, l’âme tendre

13445328_1043214032425788_6456481854692628113_n-624x624

les dernières chroniques – 17/11/17

décidément, novembre est clairement LE mois du grand et ultime passage de corps cette année…

samedi après-midi, dans l’église/centre communautaire de notre village, se dérouleront les funérailles d’une amie de plusieurs ici au village, chère Pauline, et dimanche, au même endroit, c’est autour de Paule… back to back, on célébrera leur passage dans le gros nuage virtuel… high cloud ! high five chères amies…

et nous, nous restons ici… nous demeurons en notre demeure… en attendant notre tour… car comme le disait à l’époque la pub de Loto-Québec, un jour ce sera notre tour

alors, évident qu’on réfléchisse à la mort, à notre mort… la mort de notre corps…

alors, reprenant les mots de Foster ci-haut, si on veut mourir glorieusement, consciemment, compassionnément, vulnérablement, le coeur brisé et grand ouvert,  si on veut mourir avec vérité, maintenant et pour le reste de notre vie, mourir à chaque instant, on n’a aucune autre alternative que de vivre ainsi… pas d’autre choix… unique solution… ultime résolution…

car pas encore le moment de mourir pour nous, full vivant(e) notre job du moment…

on dirait bien que le dicton qui veut que l’on meurt comme on vit s’avère véridique…

à force de voir nos proches quitter la barque, ce constat s’impose à sa propre valeur…

et dans le cas qui nous concerne ces jours-ci, soit le passage de notre amie Paule, on a un parfait exemple que l’on meurt comme on vit… quel passage généreux et inspirant…

permettez-moi de partager une petite tranche de ce grand pain de vie…

il y a quelques années, en roulant tout bonnement en route vers la maison, assise sur le banc arrière de l’auto, Lilia, 4 ans à l’époque me demande tout innocemment mais avec affirmation : papati, quand on meurt, c’est pour toute la vie hein ?

flabbergasté fus-je…

c’était une question mais en même temps, et surtout même, une affirmation innocemment lucide comme seuls les enfants peuvent en sortir de leur bouche qui se transforme parfois en boîte à surprises…

quand on meurt, c’est pour toute la vie !

et on ne vit pas nécessairement en vue de notre mort, mais notre vie enligne notre mort…

on a toute la vie pour apprendre qu’il n’y a rien à craindre… que la perte de tout ce qui est faux, tout ce qui n’est pas vrai…

on vit grosso modo pour faire fondre le flou, pour mettre en lumière le faux, pour trimmer le flafla…

la mort surligne la vie, elle l’highlight… la mort illumine la vie… en nous soulageant du corps, la mort permet de dégager l’âme…

la mort rend l’âme libre, la mort livre l’âme à la vie…

la mort attendrit l’âme, la mort fait rire l’âme… jamais la mort dans l’âme… au contraire, plein de vie la mort…

alors en attendant que le train de la mort entre en gare pour nous ramener back home, vivons mes ami(e)s, vivons !

comme le dit Foster, mourir est un autre mot pour dire : s’abandonner… s’abandonner à ce qui est, s’abandonner à ce que l’on ne peut changer… et s’abandonner c’est en quelque sorte accepter… dire oui, faire avec, suivre le flow…

alors vivons toutt toutt toutt ! vivons jusqu’au boutt…

vivons vraiment, réellement, totalement…

vivons maintenant, car rien de mieux à faire right now !

now now on est pas mow !

et vivre la vie, viva la vie ! ça va la vie…

____
C’est toujours le faux qui vous fait souffrir, les faux désirs et les fausses peurs, les fausses valeurs et les fausses idées, les fausses relations entre les gens.

Abandonnez la fausseté et vous êtes libres de la douleur; la vérité rend heureux, la vérité libère.

– Nisargadatta Maharaj (traduction de Jean Gagliardi)

 

siyou

les dernières chroniques – 16/11/17

toujours, encore et à jamais, apprendre à dire au revoir…

good bye amores…

apprendre à ne rien prendre, ni dans ses mains, ni pour acquis… rien dans les mains, ni dans les poches, tout dans le coeur et dans l’âme…

ni rien garder, ni rien garder en ses mains, ni ne rien prendre personnellement… car pas personnelle la vie… vie commune…

toujours, les mains, ouvrir, et laisser aller ce qui y passe…

apprendre à tout rendre à Dieu, toujours tout rendre à Dieu…

et à continuer à marcher avec nos êtres chers qui ont quitté corps, car ils et elles sont encore full ici, foule d’âmes ici avec nous…

ou seule et même âme après tout ?

tiguidou right through

on dit qu’on ne peut dire adieu, qu’on ne peut que dire au revoir…

alors sioux right now mes amors… mes amares en cette vaste mer…

see you later alligator, see you in a while crododile, see you soon baboon

arrivedercci ! see you right now… hasta luego… ate logo…

à plus… à plus d’ici, à plus subtil, à plus loin, à plus vrai…

au final, et au quotidien, on ne peut qu’accepter ce qui se passe, tout ce qui passe et qui ne repassera pas nécessairement…

souvent qu’une one shot deal cette patente qu’est la vie…

et laisser aller les gens qu’on aime, en continuant de marcher, notre main dans leurs mains, nos coeurs ensemble, à l’unisson, nos âmes en connexion, en union, en fusion… car une seule et même âme…

et pour terminer, ces quelques puissants et en même temps tout doux mots de Christiane Singer, qui résonnent pas mal comme ce que Paule et Amala auraient pu nous dire…

ah ces grandes âmes…

ULTIME MESSAGE DE CHRISTIANE SINGER

C’est du fond de mon lit que je vous parle – et si je ne suis pas en mesure de m’adresser à une grande assistance, c’est à chacun de vous – à chacun de vous, que je parle au creux de l’oreille.

Quelle émotion !

Quelle idée extraordinaire a eue Alain d’utiliser un moyen aussi simple, un téléphone, pour me permettre d’être parmi vous. Merci à lui. Merci à vous, Alain et Evelyne, pour cette longue et profonde amitié – et pour toutes ces années de persévérance.

Des grandes initiatives, comme c’est facile d’en avoir ! Mais être capable de les faire durer – durer – ah, ça c’est une autre aventure ! Maintenant ces quelques mots que je vous adresse.

J’ai toujours partagé tout ce que je vivais ; toute mon oeuvre, toute mon écriture était un partage de mon expérience de vie. Faire de la vie un haut lieu d’expérimentation. Si le secret existe, le privé lui n’a jamais existé ; c’est une invention contemporaine pour échapper à la responsabilité, à la conscience que chaque geste nous engage.

Alors ce dont je veux vous parler c’est tout simplement de ce que je viens de vivre. Ma dernière aventure. Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence. Calcinée jusqu’à la dernière cellule. Et c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable.

Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Ce qui est bouleversant c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création.

Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau ! C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous.

On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir. Et je crois que, tout de même, ma vocation profonde, tant que je le peux encore – et l’invitation que m’a faite Alain l’a réveillée au plus profond de moi-même, ma vocation profonde est de retourner parmi mes frères humains.

Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres.

Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le mystère. C’est cela le plus grand vertige.
Au fond je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte.

Et puis, il y a autre chose encore.

Avec cette capacité d’aimer – qui s’est agrandie vertigineusement – a grandi la capacité d’accueillir l’amour, cet amour que j’ai accueilli, que j’ai recueilli de tous mes proches, de mes amis, de tous les êtres que, depuis une vingtaine d’années, j’accompagne et qui m’accompagnent – parce qu’ils m’ont certainement plus fait grandir que je ne les ai fait grandir. Et subitement toute cette foule amoureuse, toute cette foule d’êtres qui vous portent ! Il faut partir en agonie, il faut être abattu comme un arbre pour libérer autour de soi une puissance d’amour pareille. Une vague. Une vague immense. Tous ont osé aimer, sont entrés dans cette audace d’amour.

En somme, il a fallu que la foudre me frappe pour que tous autour de moi enfin se mettent debout et osent aimer. Debout dans le courage et dans leur beauté. Oser aimer du seul amour qui mérite ce nom et du seul amour dont la mesure soit acceptable : l’amour exagéré. L’amour démesuré. L’amour immodéré.

Alors, amis, entendez ces mots que je vous dis là comme un grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément. Tout est mystère.

Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille ; vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous. La main sur le cœur, je m’incline devant chacun de vous…

–  Christiane SINGER

et ici, notre dernière rencontre avec Paule…

main dans la main dans l’amor

23472852_10155913931441983_6346487935932057672_n.jpg

les dernières chroniques – 15/11/17

douce mort qui nous encercle graduellement au fil du temps qui passe…

dans le fil organique de la vie, après les grands-parents, en général, ce sont nos propres parents qui nous quittent…

puis au fur et à mesure que le temps qui ne passe pas vraiment mais quand même, quelque chose se passe, ce sont nos ami(e)s qui commencent à quitter la barque…

nos amies et amis qui débarquent du même ici direct que nous partagions et qui ré-embarquent dans un ici ailleurs, un ici autrement…

et nous, restons ici…

avec la mort plus près de l’âme, avec la vie plus pleine de coeur, avec le coeur encore plus en vie, et l’âme plus grande, plus légère, plus vaste et de plus en plus lointaine…

avec la mort qui s’infiltre plus concrètement dans notre réalité immédiate, notre conscience s’élargit, s’agrandit, prend de plus en plus de place…

avec la mort qui nous chatouille de plus en plus près, la vie devient plus légère et moins dense… la vie redevient plus danse… et mélodique… et poétique… allégorique…

même si on sait que les gens qui passent et trépassent ne nous quittent pas, ni jamais, loin de là…

ils et elles continuent de nous tenir la main, les mains de plus en plus pleines d’étoiles…

ils et elles continuent de veiller sur nous, ils et elles continuent de squatter notre coeur…

sans vraiment pouvoir connaître exactement cette nouvelle cosmologie tant que n’y serons pas nous-même, on aime penser qu’ils et elles nous préparent le terrain up there, peu importe notre conception de ce terrain.. terrain astral et inter sidéral…

avec quelques deuils derrière ma cravate, je réalise qu’il y a diverses étapes à la mort…

tout d’abord, la veille…

comme un calendrier de l’avant… comme un compte à rebours… le processus d’accompagnement, du graduel lâcher prise de la part de la personne la plus concernée, mais aussi de son entourage…

puis il y a ensuite le passage en tant que tel…

le moment culminant, la déconnexion de l’âme et du corps… pouf et woush !

il y a ensuite le juste après

la période entre le final push et l’événement des adieux publics qui, dans le cas de notre Paule, aura lieu dimanche prochain 19 novembre à 14 h à l’église/centre communautaire de Val-David…

et la dernière étape est en quelque sorte la première année sans la personne en question…

premier Noël, premier anniversaire de naissance, premier été, etc… les premiers ceci et cela… premier tour de piste sans le corps de l’être aimé…

par la suite, le souvenir de la personne voyageuse se fait de plus en plus vaporeux,  devenant davantage voile et fumée que matière concrète… mais toujours aussi présent…

comme tout dans la vie, la mort est un cycle, une série d’étapes…

bien sûr, il y a toujours des exceptions et certaines personnes meurent subitement, d’autres meurent très jeunes, trop jeunes… mais en gros, la mort, comme la vie, suit un certain cours, un certain courant…

et un moment marquant dans notre vie est lorsque nos deux parents sont partis, lorsque nous devenons les derniers et dernières de la lignée filiale et familiale… quand nous devenons les prochain(e)s en lice à sauter la clôture, la vie devient autrement plus vraie… plus de garde-fou, first in line…

et nous toutes et tous qui restons suite au départ d’ami(e)s et d’amour(e)s communs, nous nous tenons aussi par la main, nous partageons un processus de deuil qui nous unit, qui nous lie… dans des émotions communes, dans un même et grand sentiment d’unité…

clairement, l’une des grandes leçons de la vie réside dans la mort…

et l’une des grandes leçons de la mort, c’est justement que la mort du corps n’est pas la fin de l’amor… qu’une transformation, qu’un changement de forme…

d’ailleurs, on dit que la racine du mot amor est a mor, à côté de l’amour… l’a mor, car quand on aime, l’autre ne meurt jamais… quand il y a de l’amor, il n’y a pas de mort… tant qu’il y a de l’amor, il n’y a pas de mort… les personnes trépassées deviennent alors éternelles avec la mort du corps…

et la mort du corps ne fait que nous rapprocher de l’amor perpétuel, l’amor incoditionnel, l’amor universel et infinito !

et tout doucement, avec nous dedans, la rivière de la vie coule et s’écoule, jusqu’à la mer… jusqu’à l’a mor… amor amor amor…
____________

et ici, quelques mots d’Osho sur la mort, via Kishori

Méditez, parce que ce moment aura du sens pour vous.

Chaque fois que quelqu’un meurt, quelqu’un avec qui vous avez été profondément proche, quelqu’un avec qui vous avez été très intime, avec qui vous avez été heureux et malheureux, triste et fâché, quelqu’un avec qui vous avez connu toutes les saisons de la vie et qui est d’une façon ou d’une autre devenu une part de vous et dont vous êtes devenu une part de lui ou d’elle, lorsque quelqu’un comme cela meurt, c’est non seulement une mort qui arrive à l’extérieur, c’est aussi une mort qui arrive à l’intérieur.

Cette personne habitait une part de votre être, ainsi lorsqu’elle meurt, cette part dans votre être meurt aussi. Elle accomplissait quelque chose en vous, elle disparaît et des blessures restent. 

Nous avons beaucoup de vides dans notre être. À cause de ces vides nous cherchons la compagnie de l’autre, l’amour de l’autre. Par la présence de l’autre nous réussissons d’une façon ou d’une autre à remplir ces vides.

Lorsque l’autre disparaît, ces vides sont de nouveau là… grand ouverts comme des abîmes. Vous les avez peut-être oubliés, mais vous les sentirez et en souffrirez. Utilisez donc ces moments pour une méditation profonde, parce que tôt ou tard ces vides seront remplis de nouveau. Ces vides disparaîtront de nouveau. Avant que cela n’arrive, il est bon d’entrer dans ces vides; entrez dans ce vide qu’elle laisse derrière elle…

Okahe all the way

les dernières chroniques – 14/11/17

pas sommeil… trop plein de mystère, trop plein d’amour, trop plein d’amitié, trop plein de vie… alors on veille… on continue…

3 h du matin, l’heure des esprits… tout frais encore…

Okahe ! selon certaines sources, une expression d’origine autochtone d’Amérique du Nord, qui signifierait à peu près : today is a good day to die !

grâce à ce chant (ici dans une first take un peu rugueuse et voix fatiguée enregistrée l’hiver dernier au Brésil, une version plus léchée viendra), que j’offre à vous savez qui, et à Gordon en fait car je me souviens l’entendre, lui, dire ce mot, dans lequel j’ai intégré cette expression, mais comme je la trouvais incomplète, j’ai brodé autour…

car la mort, la mort, y a pas juste ça dans la vie !

pour la bonifier avec de la vie, et de la gratitude pour le fait d’être vivant(e)…

alors c’est devenu :

Okahe, Okahe, Okahe
today is a good day to live – aujourd’hui est une bonne journée pour vivre
today is a good day to die – aujourd’hui est une bonne journée pour mourir
today is a good day to be – 
aujourd’hui est une bonne journée pour être
to be grateful –
pour être reconnaissant(e)
to be alive
 –
pour être vivant(e) 

car si on le veut ainsi, tous les jours sont des journées parfaites… surtout et premièrement pour vivre, car on nous a prêté un bout de la grande flamme, alors aussi bien la garder vivante right ?

et quand on est prêt(e) à vivre totalement, on est prêt à mourir tout autant… la flamme ne peut que brûler par les deux bouts… mais en temps et lieu bien sûr…

parait que l’on meurt comme on a vécu… makes sense ! en tous cas, on en a une belle preuve ces jours-ci…

la mort semble culminer l’ultime de notre vie, mener à l’apothéose de notre passage ici-bas… la floraison, les fruits, la crème fouettée et une tonne de cerises sur le sundae…

alors vivons totalement, soyons prêt(e) à mourir à tout instant, à chaque matin, à chaque fois qu’on va dormir car tant de choses peuvent se passer pendant notre sommeil…

mais en n’oubliant jamais et surtout pas d’y shooter de la gratitude à ce grosse vie-là…

et de la reconnaissance…

et de l’appréciation…

et de l’humour et de la légèreté…

et de l’amour et de l’amitié…

et de la vérité…

et de l’empathie…

et du don de soi….

et alouette, OK et Okahe gentille alouette !

car tant qu’à vivre, faisons-le royalement, faisons-le dignement, faisons-le juteusement, faisons-le rondement, avec intégrité… et dignité… et droiture…

tant qu’à être ici, tant qu’à être en vie… rendons la force créatrice fière !

semons la beauté, plantons l’abondance, nourrissons le feu…

brûlons nos plus chandelles chaque jour et pas seulement dans les occasions spéciales…

brûlons-les par tous les bouts car quand y en aura plus, y en aura d’autres…

et encore… et toujours… à jamais…

une histoire sans fin que celle-ci… avec diverses étapes, et multiformes… ever changing…

c’est ce que nous rappelle le passage de nos ami(e)s… transmutation de matière, transcendance humaine, dernière transformation… pour le moment… mais éternelle connexion de coeur et d’esprit…

plus la mort se rapproche de nous, plus la vie prend de l’ampleur et de la valeur, toute son ampleur, toute sa valeur…

on dit aussi qu’il faut parfois perdre quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur… j’imagine que ça marche pareil avec les gens…

mais les concepts de perdre et gagner sont des jokers… car qui perd gagne…

et quoi perdre gang ?

si on ne fait que passer sur terre, avec rien à gagner, rien à perdre, que tout à partager, alors let’s jump and do it totally

si nous sommes des étoiles filantes, alors filons et feelons…

et see you right now chère et précieuse étoile flyante et flyée qui flye de plus en plus high in the sky… with diamonds…

______

La mort n’est pas uniquement ce qu’on nous fait subir, c’est au contraire nous qui en sommes les acteurs:

éprouvant le passage de notre corps, c’est NOUS qui réalisons au niveau psychique l’accomplissement de la mort;

nous ne subissons pas seulement la résistance qui lui est opposée, nous sommes aussi des êtres déliés de leurs contradictions;

nous ne sommes pas seulement la trame rompue des liens qui nous retenaient, nous sommes aussi des restaurateurs de cette réalité qui n’avait jamais cessé de nous englober, bien que toute notre vie consciente l’ait reléguée à l’arrière-plan et s’en soit détournée….

– Lou-Andreas Salomé, Lettres à Freud, via Ginette Paris

lendemain de veille

les dernières chroniques – 13/11/17

that’s it !

la wild woman a jumpé !

woosh !

je sentais bien ce matin qu’il se passait quelque chose…

quand j’écrivais qu’on veillait, il me semblait qu’on ne veillait pas pareil pareil… me semble qu’on veillait plus large, plus léger, plus loin… qu’on touchait au paradis…

le corps de Paule est parti, alors son âme est plus ici que jamais…

partout désormais, all over the place via ses ami(e)s et aimant(e)s… et son école de mystère qui va lui survivre…

à jamais… pour toujours…

non plus confinée à un ptit corps, elle pourra se dissoudre désormais en nos coeurs…

j’ai quelques espions up there et parait qu’Amala l’attendait… en swignant sur son nuage…

et Osho aussi…

… l rarely promise, but if you are absolutely certain that you go on digging deeper and deeper to the very ultimate center of you, l promise you l will be there to welcome you… 

même si on dit que ça ne fait pas de différence la mort du corps, le fait qu’on sache qu’elle ait quitté la barque pour sauter à la mer, n’empêche non ?

ça fait un ptit et un gros quelque chose… quand même…

ça gonfle le coeur, ça fait piquer les yeux un tipeu, ça nous gargouille dans le grand canyon…

il nous reste une dernière étape dans ce grand voyage de veille avec Paule, celle de la cérémonie de sa vie où nous nous rassemblerons en sa mémoire, pour faire rouler le feu d’artifice de nos émotions communes…

le rituel du grand nanana gooooodbye…

détails à suivre…

d’ici là… let’s switch the flame on and on and spread the fire all over the world…

Lao et Érika, kiss kiss, smack smack…

Claude et Paul… amor amor…

and Gordon… thinking of you dearly… big bear hug bro and let’s go for a beer soon !

mer veilleuse et bien veillante

download.jpg

les dernières chroniques – 13/11/17

depuis une semaine, on te veille chère amie…

goutte d’eau, rivière, vague qui retourne doucement à la mer…

depuis notre dernier meeting en chair et en os de dimanche dernier, nous tenons une chère et précieuse veille… une veille commune, une garde partagée, une mère veilleuse…

une mer d’amies et d’amis qui veillent avec toi… une veille mielleuse… car oui comme le miel cette veille: dorée, riche et so sweetas sweet as you are…

on te sait sur tes derniers milles belle amie, à effectuer ton passage, à dire see you à ton corps physique, à ta famille et à tes amours de proches… on te devine sur le seuil de la grande porte, apercevant le port ultime… tu es à la porte des battantes…

on t’imagine encore en corps… même si probablement un peu de moins en moins… de pls en plus légère, de plus en plus étoilée et scintillante…

on t’imagine encore en corps sinon j’imagine qu’on aurait su…

en tous cas, on le saura bien en temps et lieu mais pour le moment tu es encore tout à fait ici, en fait encore plus ici que jamais… tu es à ton paroxysme, tu brilles de tes derniers feux corporels… tu luis en nous et partout…

quand on l’apprendra, on le prendra pour du cash… mais quand et seulement quand arrivera ce précieux passage… en attendant, on te veille en masse, on te veille en gang, on te veilletuellement et à distance mais oh combien près de toi si tu savais… ah tu sais ? great !

nos chandelles et nos lanternes sont allumées et brillent de tout ton feu…

car oui, on a allumé nos chandelles et lanternes pour toi, pour être avec toi, alors on luit… et toi tu brilles de tous nos feux…

tout feu tout flamme tu continues de nous allumer, de nous rassembler, de nous tenir en haleine… comme tu as vécu, nous on te veille par les deux bouts de nos chandelles…

nous sommes ici, avec toi, chacune et chacun chez-nous, avec toi… prends ton temps et tu eux même prendre le nôtre si tu as besoin… on te donne notre temps, et notre présence…

te sentant et te pressentant encore ici avec nous, et en même temps un peu plus loin, de plus en plus loin… tellement que tu te rapproches de tout… ou es-tu de plus en près de notre coeur à mesure que tu te rapproches de la grande source ?

tout doucement, toi la goutte si unique, tu es en train de redevenir la mer…

et en même temps, tu redeviens une étoile… même si you are already a star dearest

alors sans attente, on attend patiemment, ne souhaitant qu’un evanescent passage tout en douceur pour toi… perfect as it is… shooting star…

on attend à tes côtés sans savoir quoi attendre au juste… on t’attend sans rien attendre et en faisant du surplace avec toi, toi qui refait lentement surface dans la grande cosmologie… ton rite du passage ultime amongst the stars

nous sommes ici, nous remémorant, chacun chacune, nos bons moments avec toi… en te veillant, en nous réveillant… nous émerveillant face à cette grande beauté, ce grand mystère qui nous berce tous et toutes…

précieux ces moments présents avec toi, cadeaux partagés en cette vie que cette veille…

alors belle amie, pensées et sentiments de soutien vers et envers toi… prends ton temps, prends le temps que ça prend… on ne s’en va pas nulle part ailleurs qu’ici, avec toi… pour toujours…

sache que l’on veille ici, on veille avec toi, on veille sur toi… toi qui se réveille de nouveau à ton immensité… toi, la rivière qui coule et s’écoule et qui retourne tout doucement à la mer…

back to the sea…

coucher-soleil-mali-1312345.jpg

we keep the sun alive…

écrin de veille !

23244585_10155023226621127_1530304728068163401_n
les dernières chroniques – 11/11/17

pas de nouvelles depuis quelques jours…

pas de nouvelles, juste pas de nouvelles… ni bonnes, ni mauvaises… pas de nouvelles…

rendu en fin de vie, le corps sur le bord de quitter l’âme, qu’est-ce qui pourraient être de bonnes ou de mauvaises nouvelles anyway ?

on ne peut que souhaiter pas trop de souffrance, de la conscience, de la présence, de la confiance… et de la patience…

une patience tranquille, patience patiente… une patience éternelle…

et de la grande joie… à l’infini…

mais c’est toi qui sait ce que ça te prend et le temps que ça a besoin de prendre j’imagine… car on n’a aucune idée de ce que tu vis belle amie…

alors nous sommes présents, nombreuses et nombreux, avec toi, loin de corps , mais surtout tout près… près d’esprit… près du coeur… juste ici, sur le bord du tien… à partir du nôtre, des nôtres… tes frères et soeurs d’âme..  juste ici… veillant bienveillamment, te veillant tout simplement…

en présence simple et patiente, chacune chez soi, chacun chez-nous, seul(e) avec toi, et toutes et tous ensemble en pensées et/ou sur le forum dédié à ton ultime quête en corps, cet espace dédié à te célébrer, y envoyant tous nos souvenirs et appréciations de ton passage parmi nous qui en a marqué plusieurs… beau, beaux… les photos sur lesquelles on te voit particulièrement…

probablement que tu te fais lire des bouts de nos messages par tes proches…

oh Hi Gord ! take care brobear… many are thinking about you too

quelque chose hein cette avalanche de mots d’amour hein belle amie ?  c’est que tu en as touché des coeurs toi tu sais ça ? tu le vois tout ça ? tu le sens ?

alors précieux temps de hang out virtuel avec toi ces jours-ci, nous, tes amies et amis, aimantés à toi en cet au revoir de corps, toutes et tous en esprits… en ce grand stand by de veille pour nous, mais probably quite a ride for you my dear non ?

on juste ici, et là… hanging in with your heart… rien à attendre… on attend sans attentes… on attendrait quoi anyway ? quoi qu’avec toi, on peut s’attendre à tout…

qu’est-ce qu’on attend pas ?

la nouvelle que ton coeur a cessé de battre ?  il ne cessera jamais vraiment… il bat dans le nôtre, avec les nôtres…

d’apprendre que ta respiration a cessé ? nous sommes ton souffle, nous sommes ta flamme qui ne mourra jamais car we keep it alive ! right gang ?

moments précieux d’hanging out and hanging in dans la twiligh zone avec toi que ceux-ci…

précieuse en effet cette vaste salle d’attente virtuelle… chacun et chacune chez-nous, chez-soi, en synchronie avec toi, en symphonie avec nos souvenirs, les unes avec les uns, les coeurs à l’unisson… en veillant sul’ perron…

toi ça va belle Paula ? you’re here ? you hear me ? c’est comment se départir d’un corps d’humain ? ça que je ne te demanderai pas… car le silence dit tout…

et sache que nous sommes nombreuses et nombreux en reliance avec toi, connecté(e)s, soudé(e)s à ton âme, en pensées avec Gord et tes proches proches…

rien que l’on puisse faire pour toi, rien d’autre que d’être ici, que de penser à toi, te porter dans notre coeur, te serrer dans nos bras, comme on peut, de loin…

rien d’autre à faire que de veiller à tes côtés, même si ces côtés ne sont pas juste à côté…

avec toi en cette étape dont nous ne savons rien, nous te supportons juste au cas ou tu aurais besoin de support… du mieux que l’on peut dans les circonstances… car on a aucune idée de ce que tu vis…

nous poursuivons chacun chacune notre petit train train quotidien, mais en pensant à toi beaucoup, tout le temps, sans cesse…

nous sommes nombreuses… mais y a des gars en masse aussi… mais on  féminise OK ? pour qu’enfin le féminin l’emporte sur le masculin… fini le temps ou le masculin l’emportait sur tout… place à la yinnitude… tu te prépares à partir à un moment où les femmes reprennent une plus grande place publique… tu as contribué à ça… tu vois une partie des fruits que tu as contribué à planter… tu les vois du bout de ta route…

toi femme loup ? ahou ahou !

t’es où en ce moment ?

juste ici !

nous chuchotes-tu…

juste ici, écoutez…

OK…

oh que j’écoute…

ho qu’on écoute…

P.S.
on va chanter aujourd’hui, we’ll drink to you, Gordon et tes proches !
Cheers !
et on en allume une à ta santé ! une chandelle of course 😉

novembre entre terre et ciel

23244077_10154910002916776_4701397111577525526_n.jpg

les dernières chroniques – 10/11/17

tout blanc ici ce matin… tout calme ici… dedans, dehors…

mais où est donc la limite entre l’un et l’autre ? on continue à investiguer…

avec les années qui nous passent au visage, de même que dans et sur le corps, avec nos ami(e)s qui nous quittent tout doucement les un(e)s après les autres, jusqu’à ce que soit notre tour, le sens de la vie se modifie… de même que notre perception, et notre rythme…

avec les hauts et les bas du quotidien, avec l’implication qu’être humain requiert, on marche sa vie… ou la danse, ou la chante…

cette vie dans laquelle on baigne, dans laquelle on nage, et parfois se débat, on ne la connait pas… pas vraiment, pas toute, pas toujours, pas encore…

peu importe les noms que l’on donne à ce Dieu que certain(e(s ne veulent ou ne peuvent reconnaître et pour lequel ou laquelle d’autres tuent leurs propres frères et soeurs… quelque chose tient ce tout… quelque chose nous tient, nous, tous ces petits morceaux de ce grand tout…

en ce moment même, nous tournons sur nous-mêmes dans le grand vide cosmique…

et en même temps en cette grande vacuité, nous vacquons* à nos occupations quotidiennes, tout en emplissant ce grand vide du mieux que l’on peut… du mieux que l’on peut avec ce que l’on est… en attendant le passage… le prochain… celui du temps, celui du corps, ou simplement la prochaine limite…

un pas à la fois, en route vers nulle part, ailleurs qu’ici… maintenant… car toujours que du ici et du maintenant… mais ça vous le savez…

et pourtant…

cette lumière luit toujours…

Capture d_écran 2017-11-10 à 07.17.30

traduction :
il y a une lumière qui luit, au-delà du monde… au-delà de tout, au-delà du tout… au-delà du paradis ultime celle-là est la lumière qui luit en votre coeur…  – Chhandogya Upanishad

___
Désormais, tout est changé.
J’ai goûté – comme par mégarde – à la saveur d’être, et tout est changé.Quelque chose, en moi, n’est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi.Par cette certitude, tout est changé.

Il n’y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit – plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit…

A l’instant où cesse en moi toute représentation – toute idée « sur » les choses, les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse, leur vide lumineux.  – Christiane Singer

___
* Être vacant, ne pas être occupé, ne pas être rempli; Cesser les fonctions ordinaires, pendant quelque temps; S’occuper de quelque chose. (wikictionary.fr)

lumière d’étoiles

les dernières chroniques – 9/11/17

au coeur de ce mois de novembre, alors que certain(e)s de nos amis, amies et proches font, ou se préparent à faire leur passage de retour vers les étoiles, ces images touchantes…

parce que parfois, les mots sont de trop et, en même pas temps, pas suffisants pour transmettre la luminosité des étoiles…

Ho !

Ho chère Paule

23172961_1459985034050633_619578299773014584_n

les dernières chroniques – 7/11/17

ho la la… quelle vague d’amour depuis 2 jours… que dis-je c’est un déferlement… et c’est fort et beau… et ça déferle encore…

hier matin, tout bonnement, comme presqu’à tous les matins, j’ai rédigé ma ptite chronique comme certain(e)s font leur jogging ou d’autres leur yoga…

spontanément, comme le coeur me le disait, j’ai mis en mots notre rencontre de dimanche dernier avec notre amie Paule Lebrun qui prépare son ultime passage…

ce fut touchant et doux, plein de vie, plein d’amour et d’amitié profonde… intime et familial…

suite à la mise en ligne de la dite chronique, les stats de mon blogue se sont mises à s’énerver.. au début, je fus un peu surpris… puis en quelques heures, ça a commencé à s’affoler… et là c’est flabbergasté que je devins.. des centaines de personnes lisaient,  principalement du Canada, mais aussi de la France, de la Suisse et d’un peu partout… hier plus de 1100 vues, aujourd’hui tout autant… et ça continue…

décidément, l’amour est viral…

moi qui est lu habituellement par un petit groupe de lecteurs/trices variant entre 50 et 100 personnes par jour… il se passait clairement quelque chose…

ce quelque chose qui doit être l’amour, le respect et l’affection que les gens vouent à Paule… à voir cet achalandage, j’ai pu mesurer la portée de l’appréciation des gens envers Paule…

puis dans une deuxième temps, la surprise a fait place à une certaine inquiétude car je ne soupçonnais pas que cette chronique deviendrait ainsi virale… je ne voulais pas transformer un événement aussi intime et personnel en événement public… j’ai alors contacté Gordon et la famille de Paule pour premièrement partager cette immense source d’appréciation qui prenait feu, et pour savoir quoi faire pour la suite…

car je ne voulais surtout discourir à si grande échelle quant au passage à venir de notre amie, si jamais elle désirait garder cela intime et réservé à ses proches, ni être le messager improvisé d’un événement qui est nettement plus grandiose que ma petite personne…

et de plus, les gens partageaient de si beaux mots d’amour envers elle, mots qui n’étaient pas pour moi…

lors du passage de notre amie Amala au printemps 2016, son chum Pravasa avait créé un groupe FB par lequel on a pu suivre les derniers jours de notre amie…

on pouvait lui exprimer notre amour, nos mots lui étaient lus et on recevait aussi un peu de ses nouvelles… c’est comme si nous étions avec elle dans ses derniers moments… les réseaux sociaux n’ont clairement pas que des vices… ce fut une expérience très touchante, de part et d’autres… uni(e)s autour d’Amala nous fumes…

alors suite à l’avalanche de ce grand traffic d’amour sur mon blogue, les gens de Ho Rites, après consultation avec Paule et ses proches, ont décidé d’ouvrir un tel espace de partage…

alors afin de laisser l’amour envers Paule circuler tout en recentrant ce flow d’amour autour de Ho Rites, qui est son bébé à elle et Gordon, et maintenant dans les soins d’une équipe solide, je vous partage ici l’info…

23172961_1459985034050633_619578299773014584_n

vous trouverez le groupe sur FB, sous cette photo de Paule et Gordon avec l’équipe actuelle de Ho – Francyne, Delphine et Mimi !

le groupe se nomme : Au coeur du passage de Paule, groupe lié au groupe FB de Ho Rites…

https://www.facebook.com/groups/1902369290079578/

alors chers Paule’s lovers and friends,

amour amour amour envers notre grande amie et source d’inspiration qui s’apprête à vivre l’ultime rite de passage de sa vie…

sioux toute sweet grande âme…

et à nous see you sur le site FB si le coeur vous y mène…