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dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

grande d’âme

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les dernières chroniques – 6/11/17

salut Paule, Ma Paula…

hier c’était notre dernier rendez-vous, dernière rencontre… avec tes proches et tes ami(e)s… dans ta maison, dans ton salon, dans ton coeur et ton âme…

j’aurais voulu te prendre dans mes bras et te donner un dernier ptit hug and kiss mais tu étais toute faible et déjà un ptit peu ailleurs, alors je me suis gardé une ptite gêne et suis resté à ma place dans la fond de la salle, low low profile devant ta grandeur et ton omniprésence…

dernier meeting avant que ton corps ne quitte ton âme… car si tu ne vas jamais mourir, ça c’est clair et limpide comme de l’Ho de rites, ce n’est clairement pas ton âme qui va quitter ton corps…

no way

ce n’est que ton corps qui va s’esquiver, s’évaporer et laisser ton âme prendre toute la place, toute sa place… ici, totalement ici, partout de plus en plus… pas ton corps qui va rendre les armes, il ne va que te rendre ton âme…

tu nous montres que nous sommes loin loin de n’être qu’un corps physique…

tu es une grande âme ma belle… non non, je n’ai pas dit : grande dame, j’ai dit : grande âme, tu es grande d’âme Ma Paula… et hier, tu étais fébrile de corps mais géante d’âme en esprit, light in spirit… fly fly high qu’on chantait jadis… ce que tu commences déjà à faire toi qui est encore en corps… mais de moins en moins…

dernière rencontre pré passage avec tes ami(e)s… ben oui Amala l’avait déjà fait, mais celle d’hier en ta présence était essentielle pour nous, et pour toi aussi je le sentais… désormais, le ou la prochain(e) va probablement faire la même chose et  vous mentionner toutes les deux… vous partez un nouveau rite on dirait… the last satsang…

notre dernière date en gang, avec tes 3 gangs en fait, ton Gord et tes 2 précieuses nièces, tes chummettes et chums de Ho et ta famille sannyas… car tu étais multi gangs toi… toujours les pieds dans plusieurs gangs… un peu ce qui faisait qu’on se sentait si proches et semblables tous les deux… on aime marcher des chemins qui n’ont jamais été ouverts, on aime partir de nouvelles boutures…

hier, toute la gang, on a bourré ton salon d’amour…

comme tu voulais, on a chanté quelques ptites tounes d’Oshos… pour l’occasion j’ai lâché mon traditionnel répertoire brésilien et on a chanté des mots d’amour en anglais et en français… on a fait nos derniers là là là ensemble…

tu étais toute frêle de corps hier mais oh combien vivace d’esprit… car tu n’es clairement pas une annuelle toi, toute une vivace… tu vas survivre dans nos coeurs, tu vas survivre grâce à tes anciennes étudiantes devenues amies d’Ho, tu vas survivre grâce à ton parcours qui fut unique, innovateur et visionnaire…

c’était tout simple hier dans ton salon, au milieu de nous, tu étais aux pieds de ton Gord, qui était tout ému et fébrile lui aussi… tu as fait un ptit contact spécial avec deux pionnières comme toi, Chandra et Premo, deux matriarches de notre ptite gang… tu as croisé nos regards, tu as touché nos coeurs…

je te sentais déjà un peu partie de corps hier… mais full en corps ici… mais tu nous tirais vers là-haut… tu nous as forcé à sentir un peu où ton corps va aller d’ici quelques jours ou semaines… avec simplicité, avec dignité…

alors on ne se verra plus en corps… donc je veux te dire que nos dernières rencontres ont été importantes à mon coeur… même si je ne fais pas partie comme tel de ton équipe de collaborateurs à Ho, mes cérémonies seront toujours teintées de ta présence et j’aurai toujours une place pour toit sur mon autel personnel… tu as une invitation permanente et éternelle, sache-le…

j’a eu l’honneur et le privilège d’animer ton hommage l’an dernier et celui de Gordon cette année, saches que ça aura été un grand plaisir… de pouvoir te redonner un peu…

sister, je me sens de ta famille… en tous cas tu es de la mienne… saches que depuis août quand on a eu une cette belle rencontre de coeur sur la terrasse du café à Val-David pour préparer l’hommage à Gord, tu est toujours dans mes pensées…

tout comme Amala avant toi, tu nous montres à mourir, tu nous apprends à quitter dignement, à faire confiance à la vie, à la source, à garder notre dignité jusqu’au bout de cette étape… tu es une grande, une grande d’âme…

une ptite dame toute frêle peut-être, mais une grande d’âme.. moi c’est comme ça que je te voyais hier dans ton salon…

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et ainsi je t’entendais…

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je ne sais pas si ces mots vont se rendre jusqu’à toi, car tu dois être un peu ailleurs déjà, même si nos deux maisons sont toutes proches – peut-être pour ça que je te sens autant ? –  mais mon amour et mon amitié le feront sans doute… en fait, mon amour et mon amitié t’accompagnent constamment… avant, maintenant, éternellement…

aho ma belle, sioux now qu’on se dit ?

moment môman

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les dernières chroniques – 3/11/17

j’apprends qu’une chère amie est sur le point d’enclencher le processus de fin de vie à l’aide d’un médecin… on n’arrête pas le progrès et tant mieux si ça peut soulager la vie…

dernier appel… all aboard… dignité is calling… trop vite pour nous, mais probablement enfin pour elle… car j’imagine qu’elle doit souffrir et que son corps commence à devenir trop petit… trop grande cette dame à la grande âme en ce petit corps… elle redeviendra miss infinity bientôt… et veillera sur nous from up there…

cette nouvelle, triste et en même temps attendue, avec la pluie froide qui tombe drue depuis hier, font de ce vendredi matin, un vendredi de novembre tristounet… un vendredi matin ordinairement ordinaire…

un vendredi 3 qui se déguise en vendredi 13 pour un halloween tardif…

aussi ça la vie…

ces moments où l’on peut rien faire… rien faire d’autre qu’être dans le moment… rien à faire et encore moins pouvoir contrôler quoi que ce soit… ces moments dans lesquels il faut apprendre à lâcher prise comme le dit cette expression galvaudée, et apprécier le moment pour ce qu’il est, apprécier quand même car c’est le moment qui se présente à soi pour le moment, le seul moment pour le moment…

un moment môman… où l’on voudrait se faire prendre dans les bras et que notre tête repose sur le sein maternel… môman môman ton fils passe un triste moment… pas mauvais le moment môman, que triste… plus grand que moi… enseignant moment…

sans juger, sans vouloir changer quoi que ce soit, sans retenir la vie qui va comme elle va, parfaitement telle quelle, même si parfois imparfaite à nos yeux… ce moment qui va en portant notre ptit coeur gros sous son bras, se laissant bercer par la vie… lavé par la pluie…

on souhaite du soleil, de l’air, du yé, du light… mais la vie nous offre aussi pluie, basse pression, bouh et heavy à l’occasion…

ça vient avec notre humanité, ça vient avec le choix de l’incarnation…

on ne peut que dire oui à  ces moments, qu’accepter, qu’ouvrir les bras et inviter la lumière… cette lumière qui ne peut que faire contraste à la nuit, à l’ombre… les deux vont de pair…

alors que faire confiance que tout est parfait, garder la foi, le coeur vaillant, les yeux ouverts, l’âme en paix…

chaque chose en son temps… et tout est parfait, tout est parfait…

môman vie, prend moi dans tes bras… pliiiise… snif snif…

oui oui mon non, oui oui

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les dernières chroniques – 2/11/17 – 2

deuxième chronique quotidienne qui complète la première qui était très short and sweet quoi que droit au but…

autre chronique en lien avec le fait de regarder en soi, r’virer ses yeux, surtout le troisième qui voit autrement que les deux autres, pour observer ce qui vit en nous, particulièrement ce qu’on apprécie moins et qu’on a tendance à projeter en dehors de soi car plus facile de pitcher out there que de reconnaître et accepter en soi…

en bref on pourrait avancer qu’il est important de dire oui à son non… ça fait un peu simpliste mais c’est ça qui est ça…

osons regarder notre cave intérieure, nos racoins sombres, nos scènes de crime intérieures, nos zones d’investigation…

j’écris ceci et en même temps, je suis bien conscient que ceux et celles qui devraient regarder le plus en soi – allo chers agressifs déblatéreurs des réseaux sociaux – mais qui ne savent même pas qu’il y a quelque chose à regarder en dedans… vous qui êtes trop occupé(e)s à mordre en dehors, trop empêtrés à frapper sur tout ce qui bouge et s’exprime et qui va à l’encontre de vos perceptions, trop enclenché(e)s dans la critique externe… oh que c’est facile de trouver la faute out there ! de garrocher le blâme à l’extérieur de soi…

conscient aussi que même moi, toi, vous, nous tous et toutes qui nous considérons pourtant introspectant(e)s, pleinement conscient(e), capables de nous regarder et de nous voir, nous qui pensons qu’on regarde déjà tout tout tout en soi, sommes-nous conscient(e) qu’il y a des choses qu’on peut pas voir ? qu’on ne veut pas voir ? qu’on ne sait même pas que ces choses existent ?

malgré le fait que l’on pense vouloir tout voir, on ne voit pas tout… pas encore… un jour peut-être ? qui vivra verra… peut-être…

alors pour le moment imaginons seulement que l’on sache que l’on ne voit pas, que l’on ne sait pas tout… et que ce n’est pas certain que l’on veuille tout voir…

et demandons à Dieu, à la vie, aux saints, au Grand Esprit, ou à nos ami(e)s, de nous donner le courage d’oser regarder ce que nous ne voulons pas voir, ce qui est moins brillant en nous-même… notre part d’ombre…

SVP existence, merci de nous aider à voir l’invisible…

intro spection

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les dernières chroniques – 2/11/17

traduction : la personne sage cherche en elle-même ce que la personne frustrée essaie de trouver chez les autres

tout est là, tout est dit ici, mais pas toujours évident, j’avoue…

quand quelque chose nous dérange, peu importe quoi, le premier réflexe consiste à chercher la faute ou la responsabilité en dehors de soi… avec les yeux… sauf que…

si la faute repose hors de soi, notre paix sera toujours en péril… et on dit que la vérité ne se trouve pas avec les yeux…

évidemment, ce voyage vers la paix est un voyage à sens unique et infini…

bon voyage…

novembrez-vous doux

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les dernières chroniques – 1/11/17

alors mes ami(e)s, on rentre encore une fois dans novembre…

on rentre souvent dans novembre comme on rentre dans le mur…

on rentre dans la grisaille, dans le froid, comme la grisaille et le froid nous rentrent dedans…

novembre est un peu le pendant avril de l’avant hiver… entre novembre et avril, une éternité à passer… alors profitons-en avant de nous faire rentrer dedans…

plus de feuilles dans les arbres, pas encore de neige… un temps in between… parfait pour ne rien faire, pour n’être personne…

cette entre saison qui s’étend du lendemain de l’Halloween jusqu’à Noël est souvent tout aussi éprouvante pour les adultes que pour les jeunes qui doivent faire un grand sprint sans congés ou presque jusqu’au rush des fêtes…

les gens du sud n’ont aucune idée de ce que l’on s’apprête à vivre dans les 2 prochains mois nous gens du nord… esprit du Nord, priez pour nous je vous en pries…

mais si, cette année, on appréhendait ça autrement ?

si cette année on décidait d’apprécier novembre ?

car souvent on choisit d’avance de rentrer dans novembre comme on choisit de rentrer dans un mur…  comme quand on voit une roche sur le chemin en roulant en vélo et qu’on ne veut surtout pas rouler dessus et bang ! en plein dessus et badaboum…

cette année, pourquoi ne pas envisager novembre comme un rendez-vous doux, ou fou… un novembrez-vous smooth avec soi-même ?

une période relaxe, intérieure, chaleureuse sur le bord du poêle à bois – ou au gaz ou électrique, même si pas pareil…

une période pour prendre soin de soi, et de ses proches et ses amour et amoures…

une période grise comme dans ni noire ni blanche, une période en divers tons… et pas seulement 50… mais parfait temps pour explorer les couvertures aussi 😉

une période tiède, comme une pause avant les folles fêtes, comme un break après les tempêtes d’automne que nous subissons présentement…

un temps mollo pour changer ses pneus, ralentir, r a l e n t i r,  r  a  l  e  n  t  i  r

et lentement, l e n t e m e n t, l  e  n  t  e  m  e  n  t

se préparer avant la grande noirceur à venir… et le temps de la dinde folle et des fêtes hyperactives… rien de tout çencore en novembre… chillout time

novembre pour se tirer une bûche et se tenir près de la bavette du poêle, en pantoufles et en polar… si pas rien, au moins à faire en novembre…

je nous souhaite un novembre ni polaire, ni bipolaire… un novembre en demies-teintes, un novembre de rien du tout…

un novembre pour prendre soin, un novembre pour rien de trop… rien de spécial, un mois pour n’être rien d’autre que ce personne que nous sommes au fond, cette petite personne toute simple…

contrairement à novembre dans l’hémisphère sud qui se prend pour notre mai, pas excitant novembre ici…

mais relaxant, calmant, chillant… chilly dehors, chillant dedans…

alors novembre, wanna chill?

et évidemment, le mois des morts novembre, alors soulageons-nous et mourrons à tout ce qui n’est plus nécessaire ni actuel…

Peace, my heart, 
let the time for the parting be sweet.
Let it not be a death 
but completeness.
Let love melt into memory 
and pain into songs.
Let the flight through the sky end 
in the folding of the wings over the nest.
Let the last touch of your hands be gentle 
like the flower of the night.
Stand still, O Beautiful End, 
for a moment, 
and say your last words in silence.
I bow to you 
and hold up my lamp 
to light you on your way. – Rabindranath Tagore

bouh !

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les dernières chroniques – 31/10/17

bouh l’horreur !

bouh l’arrogance !

bouh la commercialisation et les magasins à une piasse, et deux et trois !

bouh le sucre à outrance !

bouh la peur et l’épouvante !

et allons-y…

yahoo la beauté,

yahoo la bienveillance,

yahoo le fait main,

yahoo les gourmandises saines et à petites doses,

et yahoo la promotion de la confiance et de la sécurité de vivre…

cette fête de l’Halloween est un peu à l’image de la société…

commercialisée à outrance, un peu poussée de force par l’industrie du sucre et les commerçants dans notre gorge sociale, une petite montée de fièvre collective d’une journée détournée de son sens fondamental qui consistait autrefois à faire contact avec les morts, les fantômes et avec les esprits…

bien sûr que lorsqu’on a des enfants, on est un peu pris dans la roue commerciale des divers événements… difficile d’y échapper…

maintenant que les partys d’adultes sont passés, bonne tournée chers parents !

et bon dealage de bonbons et surbrossage de dents dans les prochains jours…

 

je (vous en) pries

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les dernières chroniques – 30/10/17

prier et méditer, même affaire au fond non ?

après des années de méditation, je me suis récemment mis à la prière…

sauf que je ne sais pas prier… alors je le fais en amateur, en découvreur…

avec une tête vide et un coeur confiant…

mais qu’est-ce que prier ?

prier c’est émettre une intention, un souhait… de paix, de calme, de bonheur – ou whateveure – envers la vie en général (vous remarquez que je fais un effort pour bien parler la française right ?)…

je ne sais pas ce qu’est prier, mais je sais ce que ce n’est pas…

prier ne consiste sûrement pas à faire des demandes personnelles pour obtenir des désirs personnels, ou pour les gens qu’on aime… imaginez dieu s’il devait répondre  toutes ces demandes… ça risquerait de fucker sérieusement son divin plan…  car on dit que le plan divin se déroule exactement tel que prévu, même si cela est parfois à voir et concevoir… in God do we trust ?

alors si prier consiste en une demande, ça ne peut qu’être que tout continue de se dérouler selon le plan divin … la seule chose à faire est d’accepter ce dit plan divin avec absolument tout ce qui se passe…

prier, ce n’est pas demander quelque chose en particulier à quelqu’un ou quelque chose en particulier… prier ce n’est que rassembler ses deux mains pur accoupler nos deux parties et attendre rien… ne rien attendre de précis pour que tout le général devienne OK et parfait…

car voyez-vous, comme le dit Georges Carlin, soit on croit en Dieu et en son divin plan qui est en principe parfait, soit on prie en voulant qu’il change son plan selon nos désirs personnels… c’est l’un ou l’autre… soit on croit, soit on prie…

si je ne sais pas ce qu’est prier, je ne sais pas davantage ce qu’est méditer, même si je me pratique depuis des années… car la plupart, je suis perdu dans mes pensées… et me pogne en  flagrant déni de présence entre deux moments de lucidité relative… et retourne à la respiration…

méditer c’est peut-être seulement écouter et recevoir la vie… observer son mental (même racine que menteur en passant), sa respiration, ses émotions, des sensations, etc… en gros écouter et prendre note… et laisser aller… ne rien retenir… être au neutre, à pause… et attendre le next play…

alors prier et méditer, même chose au fond… l’un n’est que le yin de son yang, et vice et versa… on peut méditer avec intention, et prier en silence… mais toujours accepter ce qui est… tel quel… en confiance, en toute foi…

en terminant, quelques mots au sujet de la croyance, concept justement souvent associé à Dieu, à la prière et à la religion… tous des concepts à actualiser et dépoussiérer… pour moi du moins…

car j’ai lu récemment quelque chose d’intéressant à ce sujet… je ne me souviens plus si si ça vient du judaïsme ou de la kabbale, mais c’est juif en tous cas…

on demandait à quelqu’un s’il croyait… et l’homme dont j’oublie le nom de répondre (en mes propres mots car ma mémoire est une faculté qui euh ???) : croire est quelque chose qui arrive suite à long processus d’investigation et d’introspection, non au début… la croyance est une expérience, le résultat d’un long chemin et non le pré requis au début d’une quête… intéressant non ?

alors je vous en pries, permettez-moi d’aller méditer là-dessus…

https://www.nbcnews.com/better/amp/ncna812376

et voile ici et voile là-bas

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les dernières chroniques – 29/10/17

personnellement, je prône la liberté pour chacun, mais en particulier pour chacune…

et Pascale Navarro s’exprime clairement ici… les plus convaincu(e)s auront-ils et elles le courage d’au moins la lire ?

et voici, et voile là…

http://plus.lapresse.ca/screens/38ae55f3-31b9-4d83-859f-e4d8afdffc2b%7C_0.htmlhttp://plus.lapresse.ca/screens/38ae55f3-31b9-4d83-859f-e4d8afdffc2b%7C_0.html

pourquoi vit-on ?

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les dernières chroniques – 28/10/17

hier soir, j’ai pris part à une cérémonie spéciale… un jour je pourrai vous en parler davantage, mais pour le moment tout en nuances… nuances et discrétion

pour dire qu’il y a des cérémonies et qu’il y en a d’autres… hier soir c’en était une de l’autre type… au moins le troisième… mais en fait, rendu là, il n’y a plus de numéros… on ne peut plus penser à en dehors de la boîte car il n’y a plus de pensage, ni de boîte, donc pas de hors boîte…

probablement que le fait que certains de mes ami(e)s – de plus en plus près de moi – sont de plus en plus nombreux à mourir stimule mes questionnements existentiels dans les cérémonies et viennent nourrir ma réflexion… mais toujours est-il que de plus en plus, la toute simple question : pourquoi vis-je ? alors la suite est pourquoi vit-on ?

pas si pressé de trouver, la quête est en soi stimulante… le simple fait de rester ouvert et d’être prêt à tout moment de recevoir la réponse – les réponses ? –  ou pas me satisfait pour le moment… car anyway, pas nous qui décidons pour ce genre de réponse… on met la table et Dieu/Grand esprit/Allah/Yavhé l’Essence name it dispose…

nous sommes les sujets objectivés, nous sommes les serviteurs du plus grand que soi… car voyez-vous, on vit pour apprendre avant le mort… on vit pour apprendre à devenir prêt à quitter anytime… now, sonner or later… all fine with me…

la vérité et la sagesse ne se transmettent pas, elles s’acquièrent… elles se laissent trouver mais ne se donnent jamais… elles ne se donnent pas, et se vendent encore moins, car elles valent trop cher, beaucoup trop cher… hors de prix… tellement cher qu’on ne peut les acheter ni même les louer… peut-être les louanger tout au plus…

on doit préparer le terrain, on doit labourer le champs, on doit préparer la terre, puis aveuglément et en toute confiance planter les graines et attendre… sans attentes – ou du moins les voir car il y en a aussi évidemment… attendre sans trop d’attentes… et les laisser aller… comme attendre l’autobus sans savoir quand il va passer… car il va passer, mais le moment reste à déterminer…

oui définitivement, la mort de nos amis et amies chatouille notre propre mort, de même que de grandes questions de fond…

alors ce matin, c’est de celle-ci que je suis accompagné : pourquoi vis-je ?

et à nous tous et toutes, je nous la pose aussi : pourquoi vit-on ?

car tous et toutes dans le même grand bateau… a barca que corre no mar…

pas certain s’il y a une réponse à cette question, et s’il y en a une, ni si elle se formule avec les 26 petites alpha bits que l’on utilise pour transcrire ce qui se passe en nous – mais le simple fait de – me – la poser est en soi un processus… vider la boîte de cracker jack jusqu’à trouver la surprise…

pourquoi vit-on ou comment vit-on ? telles sont quelques-unes des questions…

en attendant que l’autobus de la mort du corps nous ramasse, aimon-nous, soi-même puis les autres, marchons le chemin, poursuivons la route, dansons et chantons notre existence… chacun et chacune pour soi, et ensemble… uni(e)s en cette grande chaîne humaine dans laquelle nous sommes le seul maillon que nous puissions être pour le moment, jusqu’à ce que nous devenions la chaîne entière et dans laquelle nous ne pouvons qu’être aussi vrai(e) et transparent(e) que l’on puisse être…

et si on ne sait pas toujours s’il y une justice en ce bas monde, on peut penser qu’il y a au moins une justesse… une justesse d’être… soyons juste d’être… car juste être est en soi déjà beaucoup…

et pendant que ces grandes questions nous chatouillent les tréfonds et gardent nos yeux ouverts et notre âme disponible et ouverte au mystère, des miracles se produisent chaque jour sous nos yeux… alors let’s look, observe and see… la nature est en ce sens une grande professeure… minha professora…

ainsi soit-elle…

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les dernières chroniques – 27/10/17

traduction : le monde n’est pas fait que de trous de cul, mais ils sont placés stratégiquement  pour que vous en rencontriez au moins un par jour… chaque… jour

en fait, c’est ce que font les médias de masse… et ils le font en masse… en fait, ils ne font que cela… nous présenter des trous de cul… au moins un par jour… au moins une historie croustillante par jour… et les menus du jour ces jours-ci ne sont pas piqués des vers et des pas mûrs…

des crosseurs, des voleurs, des abuseurs, des crapules, des extrémistes… en voulez-vous ? en v’là !

de drames on se régale, de mauvaises nouvelles on se shoote… car s’l y a de l’offre c’est sûrement parce qu’il y a de la demande non ? quand on va arrêter de lire leurs histoires, les annonceurs vont arrêter de les financer…

une grosse shoppe à saucisses le monde de la dite information…

on dirait que plus les nouvelles sont mauvaises, plus on aime ça…

comme certains fromages, plus ça pue, meilleur c’est !

quoi ? lui aussi ? oh my God…

en fait, on se shoote aux trous de cul… on se nourrit de troudecuïté… comme dans vacuité…

pour se comparer et se consoler ? peut-être…

pour se convaincre que le monde court à sa perte ? aussi…

pour hausser notre estime de soi ? en tous cas, si c’est le cas, drôle de stratégie…

les grands médias semblent construire stratégiquement une brune réalité, alors of course que le règne du trou de cul s’impose…

on fait des tueurs en série des héros… ce qui donne le goût à d’autres d’aussi devenir des vedettes…

mais en fait, le monde qui nous entoure n’est pas aussi brun qu’il n’y parait… regardez autour de vous… la très grande majorité des personnes qu’on rencontre sont des gens biens, généreux, ordinaires… le monde est ordinaire… peuplé de monde ordinaire…

avez-vous déjà rencontré une femme intégralement voilée vous ? moi non plus… mais maudit qu’elles nous font peur…

des islamistes intégristes ici ? peut-être que oui, peut-être que non… inch allah et qui vivre verra !

l’économie risque de s’effondrer ? évidemment, les nouvelles économiques prennent tellement de place et comme tout ce qui monte doit redescendre un jour… de notre côté, chacun essaie de boucler sa fin de mois… ordinaire en effet…

la fin du monde s’en vient ? bien sûr, si pas maintenant, un moment donné… tout ce qui a un début a aussi une fin… ça sera soit le monde, soit nous, on verra bien qui finira premier…  pas une raison pour ne pas vivre en attendant… pas une raison pour ne pas célébrer la vie qui se passe autour et en nous… pas une raison pour ne pas aimer et s’attacher…

ni noire ni blanche la vie… qu’une infinie gamme de nuances de gris… beaucoup plus que 50… multicolorement et arc-en-cielement grise la vie…

on finit par devenir ce que l’on choisit de voir et regarder…

a-t-on vraiment besoin de savoir tout ce dont nous gavent les médias de destruction massive ? à chacun(e) de choisir ce dont l’on veut se nourrir…

mais pour le moment, j’ose croire que tout va parfaitement comme cela doit aller… good and bad included si on veut absolument voir la vie en dualité…

oh ça va peut-être pas aussi bien que l’on aimerait que ça aille, mais so far so good non ? en tous cas, on est encore ici vous et moi… moi tapant, toi lisant…

à moins que vous souhaiteriez que ça aille plus mal ? dans tel cas, il y a toujours le journal de Montréal, les radios poubelles et autres inspirantes sources d’information… bon appétit !