Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

par en bas, follow the guide

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les dernières chroniques – 26/10/17

traduction ; le chemin d’un(e) guerrier/ère-boddhisattva mène vers le bas, et non vers le haut, comme si la montagne pointait vers la terre plutôt que vers le ciel… au lieu de vouloir transcender la souffrance de toutes les créatures vivantes, on va droit vers la turbulence et le doute, peu importe la façon de le faire… on ose explorer la réalité et l’imprévisibilité de l’insécurité et de la douleur, sans tenter de la repousser… si cela prend des années ou des vies, ainsi soit-il… à notre propre rythme, sans vitesse ni agression, on descend, descend, descend…  des millions d’autres bougent en notre compagnie, des compagnes et compagnons s’éveillant de la peur… – Pema Chodron

j’aime cette femme, Pema Chodron… et j’aime cette affirmation…

car trop souvent, on ne veut que des quick fix, des miracles magiques, des secrets, des bonbons sucrés et du menoum menoum… on veut éviter… on ne veut pas se retrousser les manches ni se salir les mains…

on ne veut pas vraiment vivre avec tout ce que cela peut comporter de vraies affaires… on veut les vacances de rêves sans faire la job de bras…

mais très possible et probable même que le chemin vers soi, vers le vrai stock, pointe vers le bas plutôt que vers le haut… pour qu’on aille voir down there ce qui se cache en soi, notre part d’ombre, nos monstres, nos peurs et tutti quanti… Halloween oblige…

car on peut bien espérer flotter libre de corps et qu’en esprit dans les hautes sphères nuageuses et vaporeuses pinky pinky  pour l’éternité, pas certain que le chemin passe way up there… pas nécessairement dans un premier temps du moins…

car si on a choisi de s’incarner encore une fois – remember ? –  c’est probablement pour aller jouer dans le coeur de la matière, pour aller confronter la bête, pour se frotter au pic pic de la vie… pour passer à-travers les vraies affaires… et les vraies affaires pour tout de suite sont faites de matière… on verra un coup passé à-travers… si travers il y a…

si on est pas prêts à faire face à la musique – drôle d’expression que celle-ci non ? – on risque de faire fausse note… it takes two to tango, soi et la vie…

ça fait du sens qu’on doive être prêt(e) à tout, même et surtout à ce que l’on ne souhaite pas nécessairement… sinon on va vivre sur le bout des pieds, on va vivre en attendant que…

et si on a pris corps encore une fois, ce n’est pas pour surfer et jouer safe

tant qu’à être ici, let’s go for it… all the way down…

maux croisés

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les dernières chroniques – 25/10/17

comme ça le crucifix va tougher encore un ptit bout dans le shack à chicanes de la vieille capitale ? dommage, ça aurait un bon moment pour upgrader la décoration, changer la déco et modifier le décorum…

mais probablement pas payant électoralement parlant… ni votant… encore une ou deux générations trop tôt…

pas religieux le crucifix, historique disent les nostalgiques du bon vieux temps…

en effet, une bien drôle d’histoire que celle-là…

de tenir à tout prix à ce qu’un homme, LE fils de Dieu – quel Dieu ? une autre drôle d’histoire – un juif par-dessus le bon marché, oui papa ! pendouille au-dessus de la tête des représentants politiques du bon peuple canadien français d’Amérique pour qu’on puisse se souvenir advitam eternam de demeurer coupables et pêcheurs/pécheresses…

car parait que JC est mort – ou agonie-t-il encore sur cette sacrée croix ? – pour nos péchés, 2000 ans avant qu’on naisse… c’est, comme on dit, naître avec quelques prises au crucifix ça mes bonnes ouailles…

non mais franchement, un peu masos les cathos non ? ou simples férus d’histoire…

tenir à tout prix à ce que nos politiciens et ciennes admirent un homme – qui a probablement exister il y a une couple de milliers d’années mais dont l’historie porte à confusion et à interprétations très variables – pendouiller sur un bout de bois avec des clous aux mains et aux pieds pendant leur ébats parlementaires… sado-maso même…

bah, remarquez, chacun ses kicks…

personnellement je n’ai rien contre JC ni contre la croix, mais le symbole d’un corps cloué et transpercé qui pendouille me coupe un peu l’appétit de vivre dans l’allégresse… pas vous ?

je pense que JC – s’il a bel et bien existé car je n’y étais pas personnellement – était un personnage flamboyant, un  bon vivant, un homme de vérité, et qu’il est toujours un des symboles d’amour les plus puissants au monde… malgré ce qu’on a fait en son nom…

je crois qu’il a probablement r’viré le temple à l’envers à la vue de tous ces dealers sans scrupules de l’époque… comme il le ferait aujourd’hui sur Wall street s’il vivait encore…

j’aime bien le symbole de la croix, mais davantage comme une représentation symbolique des axes vertical et horizontal, avec une jonction qui prend place au coeur de l’Être Humain avec un grand Ê et un grand H… comme l’équilibre parfait de nos dimensions spirituelles et humaines, comme la rencontre du corps et de l’esprit… comme le coeur, le quatrième de nos sept chakras…

la croix est un symbole riche, mais le symbole du gars qui pend dessus un peu moins à mon humble avis… JC aurait probablement recyclé le bois de la croix pour se faire une guitare… ou il l’aurait changé en pain…

mais j’aime moins ce que les autorités religieuses judéo-chrétiennes en ont fait : un symbole instrumenté dégoulinant de repentir et de culpabilité incarnée pour l’éternité… un gros downer dans le grand party humain, dans toutes nos parties divines et humaines…

je n’aimerai ni ne respecterai jamais un Dieu qui aurait sacrifié son seul et unique fils en le condamnant à pendre sur un bout de bois pour l’éternité – pourquoi juste un fils ce drôle de Dieu ? pourquoi pas une fille ? ou des milliards ? – pour nous rappeler que l’on doive vivre dans un aura de culpabilité toute notre vie durant…

OK pour le concept d’erreurs et de leçons à apprendre de ses erreurs, mais je n’achète pas le concept de péchés…

ce JC qui pend sonne davantage comme une histoire inventée par l’homme avec un petit h à mon avis… pas une femme qui aurait pensé à ça… les femmes sont davantage pro-vie, dans le sens de pour la vie… en général, les femmes donnent et prônent surtout la vie, pas la mort…

mais pas facile ni rapide le changement parfois… c’est certain que le crucifix va sacrer le camp un moment donné, probablement qu’une affaire de génération, une affaire de je me souviens… mais de quoi au juste ? ça aussi une autre question, de la même grande histoire…

oui je veux bien me souvenir qu’au fil des siècles et des décennies passées, les religieux et les religieuses d’ici ont bâti le Québec tel qu’on le connait aujourd’hui… merci beaucoup brodeurs et sisteures… me souvenir que plusieurs ont fait don de soi… qu’ils et elles ont fait oeuvre utile… qu’ils et elles ont éduqué, soigné, pris soin… marci ben…

mais si on se souvient de ça, il faut aussi se souvenir de ce qu’ils ont fait subir aux autochtones, de même qu’à plusieurs jeunes garçons – et jeunes aussi filles aussi probablement… car un gros package deal notre histoire…

et qui sait avec certitude si ce qui était dans les livres d’histoire était fondé… car l’histoire a cette capacité d’être modifiée… et même si on est grands et grandes, on aime encore se faire conter des histoires… toutes sortes d’histoire…

une fois c’t’un gars… pis une croix…

voici celle que je préfère…

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rire jaune et vert

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les dernières chroniques – 24/10/17

hier j’entendais à la radio du canada que des humoristes se rencontraient au Bordel !!! pour discuter des suites de l’affaire Rozon en lien avec leur implication ou non dans la compagnie Juste pour rire… ça sonne drôle non ? mais ça ne l’est pas… pas du tout…

ah cette industrie de l’humour, pas parce qu’on rit que c’est drôle…

je crois avoir lu quelque part que nous sommes les plus gros consommateurs d’humour au monde… donc probablement aussi les plus gros producteurs… on a même une université de l’humour, bon OK qu’une école, mais quand même… en fait le Québec est devenu une multinationale de l’humour…

dans cette drôle de province, on rit en masse… on rit industriellement…

chez-nous, le rire est une arme de distraction massive… massif comme dans massue, un rire qui nous assomme…  car on dirait qu’on est forcés de rire ici, on rit de force…

on rit des handicapés, on rit des gros, on rit des autres, on rit du monde en général… on rit fort en taba… nous zôtres…

mais sincèrement, je pense qu’on rit un peu jaune dans notre barbe à papa, on rit vert juste pour rire… alors mélangez les deux couleurs et vous imaginez facilement le résultat final…

depuis des années, je ne trouve pas le milieu de l’humour – que je ne connais pas vraiment en fait – particulièrement drôle…

je trouve que l’humour en général est ado, pipi-caca, pas trop élevant… même si je ne connais pas vraiment… je trouve l’humour gras et grossier… un humour qui tire vers le fond de culotte… et qui laisse des traces de grec… moi qui en perd son latin… chaud lapin qui s’est fait sortir du sac le président de la secte humoristique d’ailleurs…

j’ai trouvé le milieu de l’humour pas très drôle notamment quand les boys ont défendu leur chum clown Ward qui rait de Jérémie… important de se battre pour défendre la liberté d’esspression… quand même, c’est légitime de dire et rire du mal des autres et de faire rire en affirmant par exemple qu’il n’était pas encore mort le ptit Christ… élevant l’humour vous dites ?

j’espère qu’ils auront le même vigueur avec les événements actuels…

je ne mets pas tous les humoristes dans le même paquet car j’en connais à peu près pas à part Yvon Deschamps, les Cyniques, Paul et Paul, RBO, Pierre Légaré et André Sauvé que je trouve particulièrement songés et witty witty… mais voyez mon has beenité en matière d’humour ? je suis plutôt schroumpf grognon face à l’humour 2.0…

je ne connais pas davantage l’autre king déchu à la bizoune hyperactive à part le fait qu’il faisait apparemment un show de cuisine à la tivi avec du monde show… spiritueux en effet… on est peut-être dûs pour un upgrade humoristique ?

mais même si je ne la connais pas et n’ai pas envie de la connaître, me semble que l’industrie de l’humour québécois ne vole pas très haut en général… un lien à faire avec ce qui arrive avec le président maître clown en chef qui n’était pas drôle drôle avec les femmes en particulier ? peut-être, je ne sais pas… mais disons que les clowns du grand cirque de l’humour sont tristes en ce moment…

parfois, je me demande pourquoi les québécois(e)s veulent tellement rire ?

rire à tout prix… rire au gros prix en fait… à n’importe quel prix ? même quand ça rit des autres, même quand c’est pas drôle, même quand c’est dégradant…

il me semble que le milieu de l’humour et les shows d’humour sont over ratés… chers, pas drôles, pas spirituels… industriellement culturels… étatiquement financés…

alors que l’humour pourrait être tellement sharp, satiriquement éclairant, caricatural…

vous nous fourrez avec vos paradis fiscaux ? attendez qu’on rit de vous autres…

on est en criss face aux austères politiques ? on ne mets pas des bombes, ni ne prenons action, attendez qu’on rise mortellement de vous autres… ça défoule pis ça va faire rouler l’industrie…

peut-être que nous, les souchiens et souchiennes québéco francofuns canadien(ne)s d’Amérique du Nord qui parlons à peu près la française, au fil des conquêtes et de notre petitpaintitude, peut-être que nous avons adopté l’humour comme arme d’évitement massif…

rions au lieu de pleurer, rions au lieu de nous mettre en tab… et de changer les choses, rions au lieu de confronter les profiteurs de toutes caca bites, rions au lieu de nous tenir debout, rions de force mais peu importe, rions sacrament ! juste pour pas pleurer, juste pour pas exploser…

un autre de nos fleurons vacille… notre industrie du rire est ébranlée… good !  on rit en canne en ce moment, mais ce n’est vraiment pas drôle… alors réfléchissons avant d’en rire… car à force de rire de ce qui n’est pas drôle, l’humour devient beuark…  black et dark…

mais peut-être que c’est juste moi… peut-être que je vais finir par pogner les jokes avec l’éventuelle légalisation du cannabis ?

môman c’tu fini ?

une fois c’t’un gars…

farewell

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les dernières chroniques – 23/10/17

j’ai pris part à une cérémonie funéraire hier… une autre… eh oui… on dirait que le monde meurt de plus en plus…. autour de moi du moins…

superbe cérémonie… émouvante, touchante, réjouissante, mémorante…

nous avons dit au revoir et sioux à notre ami/frère Bevan… dans la superbe église St-James à Montréal..

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une partie avec sa famille Santo Daime, une partie avec sa famille autochtone, et une autre avec ses amis du monde des arts… car Bevan était quite an artist…

nous avons chanté pour lui, écouté sa musique, entendu des témoignages… nous nous sommes rappelés combien cet homme était aimé et apprécié, comment il a touché le coeur de nombreuses personnes, comment il a bien vécu… honorablement…

quand je mourrai, j’espère qu’on se souviendra de moi ainsi… avec joie, avec respect, avec coeur…

impressionnant de voir comment la pasteur anglican qui officiait le service – une ami de longue date de Bevan – était sensible et délicat… souvent ainsi désormais les services funéraires, du moins ceux auxquels j’ai participé dans les dernières années : simples, inclusifs et chaleureux…

comme l’automne nous l’enseigne si bien si on veut l’apprendre, très riche ce processus de laisser aller de nos proches et amis en cet automne de nos vies… des gens, des choses et tout ce qui a déjà été et qui n’est plus… adieu, adios et arriveddechi…

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la mort nous rappelle simplement de vivre… totalement, intensément, sans lendemain…

à chaque ami qui quitte, une partie de nous qui part aussi… on se déleste lentement mais sûrement… on se dénude…

alors apprendre à vivre chaque instant les mains ouvertes et vides, toujours prêt… sans attentes, sans plans à long terme… car la vie n’est que court terme… même si on ne sait jamais…

la mort nous enseigne que nous sommes tous et toutes égaux devant elle… en l’attendant…

la mort est ensemenceuse de vie… elle nous rappelle l’humilité, le respect, la connexion avec le reste du grand vivant…

this too shall past…

aho la mort…

et sioux soon brother…

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graine de sagesse

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les dernières chroniques – 21/10/17

traduction : une vierge qui donne naissance, je peux y croire mais de là à trouver 3 hommes sages ?

dans ce grand ménage du printemps automnal qui prend place ces temps-ci, on voit comment le trop grand pouvoir de certains mâles peut mener à de l’abus en les déconnectant du bien-être et du respect des autres…

c’est que, voyez-vous, tous les ptits gars naissent avec une ptite graine de sagesse… certains la développent, d’autres ne restent que graine… jammés à la phase bizoune, pognés dans le zip de leur immaturité et de leur narcissisme …

ils décident de suivre leur queue avec leur tête et leur satisfaction immédiate plutôt que de la brancher sur leur coeur… il se contentent de rester au stade de la graine, comme de potentiels germinations… mais peut-être que la situation actuelle sera le déclencheur d’une poussée de croissance…

pourtant cette little graine of ours peut fleurir et nous aider à devenir apprenti sage, puis éventuellement full sage… de petite graine on peut devenir homme avec un grand H…

ou pour d’autres, comme on le constate, cette graine – ou la satisfaction de celle-ci si elle est dénuée d’empathie et de sensibilité et déconnectée du bien du plus grand nombre – peut ne zigonner que sur elle-même, tout et en éclabousser d’autres autour et hypothéquant leur intégrité…

et même si on peut et veut jeter la pierre à quelques porteurs de graines débusqués – quelle débandade ! escusez-là – nous tous, soit chaque et chacun de nous, hommes, porteur de graine, nous sommes vulnérables à de telles dérives si on on ne fait pas attention…

si on oublie le respect, si on néglige les besoins des autres, leurs émotions, leur intégrité… si on se prend pour le nombril du monde qui n’est si loin de l’engin en question…

greyons-nous d’un support empathique s’il le faut… ou d’un tuteur…

hommes comme femmes évidemment peuvent subir les éruptions libidinales des porteurs de graine méprisants et débordants d’ambition et de pouvoir, quoi que plus de femmes que d’hommes paient pour ces débordements comme nous le constatons…

alors les boys, gardons à l’oeil ce que nous portons dans nos jeans et dans nos gènes car cette petite graine hyperactive pour nous faire perdre la tête, de même que la confiance de nombreuses autres personnes en les blessant à long terme…

même si chacun de nous, gars et homme, nous sommes responsable de nos propres actions et comportements, chacun de nous est aussi responsable de la réputation des milliards d’autres hommes du monde… prenons cette responsabilité au sérieux…

mais surtout nous sommes responsable de contribuer à faire de ce monde et des rapports humains qui le peuplent un endroit plus sécure, plus chaleureux, plus humain… où la sexualité peut être célébrée et non instrumentalisée et où elle se conjugue davantage avec amour et respect qu’avec abus et mépris…

osons regarder en nous, chacun pour soi, car nous portons tous et chacun des zones d’ombre qui risquent de monter à la surface si on n’y fait pas attention… car personne ne peut garantir que certains de ses comportements antérieurs n’a pas blessé une ou un autre…

pour le respect et l’amour de toutes les filles et les femmes, et celui des autres gars et de tous les hommes, et finalement envers toute source de vie…

 

 

pain quotidien

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les dernières chroniques – 20/10/17

traduction : si tu es trop imbu de toi-même, la vie se chargera de te pétrir… il n’y a aucun autre traitement… – Sadghuru

aucun autre remède que celui-ci parfois…

quand notre ego a pris trop de place…

quand on pense que tout est possible… que tout nous est dû…

quand on se pense trop puissant… oh mon dieu…

quand la queue nous mène par le bout du nez…

quand on ne respecte plus l’humanité des autres…

quand on oublie l’empathie, la compassion…

quand on ne sent plus la sensibilité de l’autre…

quand on oublie de prendre soin de l’autre, tous les autres, comme s’il ou elle était notre amour, notre enfant, notre soeur, notre frère, notre père et/ou notre mère…

quand on oublie de prendre soin de l’autre comme aimerait faire prendre soin de soi, on prend sa place mais on prend trop de place, même la place de l’autre……

quand tout ça, la vie ne peut que nous rappeler à l’ordre, et nous pétrir…

quand en réaction à notre petitpaintitude peut-être, suite à succès public quelconque, quand notre pâte lève trop et nous enfle jusqu’à la tête, la vie ne peut que nous pétrir d’humilité…

et quiconque a déjà fait du pain sait que lorsque la pâte lève une première fois, il faut la faire retomber d’un bon coup de poing et la pétrir de nouveau… avec force, avec amour…

alors quand on n’entend pas ou plus la vie qui nous chuchotait stop, qui nous disait d’arrêter, d’écouter, de prendre soin… deuxième séance de pétrissage…

et qui quiconque s’est déjà fait masser en profondeur sait combien ça fait mal…

mais se faire masser l’égo est encore plus douloureux que le corps… et encore plus quand on se retrouve en première page, sur la place publique…

peut-être pour nous faire ressentir ce que l’on a fait subir aux autres, celles et ceux envers qui on a été aussi insensible…

cette insensibilité nous revient au visage… et au centuple…

dure dure leçon à apprendre… mais pas plus difficile que celle qu’on a fait subir…

mon dieu, donnes-nous ou délivrez-nous de notre pain quotidien, c’est selon…

P.S. pain en anglais = douleur… ouch

espérance

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les dernières chroniques – 19/10/17

ce matin, une traduction d’un texte fort, inspirant et plein d’espoir… malgré les apparences de surface, change is happenning

Silent Revolution Spiritual Evolution
Révolution silencieuse, Évolution spirituelle

On the surface of the world there is some noise, violence, crisis and things seem dark.
… à la surface de la planète, il y a du bruit, de la violence, des crises et des événements qui semblent sombres…

But calmly and quietly, at the same time, something is happening deep down.
… mais calmement et tranquillement, en même temps, quelque chose est en train de se passer en profondeur…

An inner revolution is taking place and some people are called to greater clarity.
… une révolution intérieure prend place et certaines personnes développent une plus grande clarté… 

It is a silent revolution: From the inside out. From bottom to top.
… c’est une révolution silencieuse, du dedans vers le dehors, du bas vers le haut…

This is a global operation, a spiritual conspiracy.
… c’est une opération globale, une conspiration spirituelle…

There are dormant cells in every nation on the planet.
… il y a des cellules dormantes au sein de toutes les nations de la planète…

You will not see us on television, nor read us in the newspapers, nor listen to the radio.
vous ne nous verrez pas à la télé, ni ne lirez à notre sujet dans les journaux, ni ne nous entendrez à la radio…

We seek no glory.
… nous ne cherchons pas la gloire…

We do not wear any uniform.
… nous ne portons aucun uniforme…

We come in all shapes, sizes, colors and styles.
… nous prenons diverses formes, tailles, couleurs et styles…

Most work anonymously.
.. la plupart travaillent dans l’anonymat…

We are working quietly behind the scenes in all the countries and cultures of the world.
… nous travaillons en douce en arrière-scène dans tous les pays et toutes les cultures du monde…

In small and large cities, in mountains and valleys, on farms and villages, in tribes and remote islands.
… dans les petites et grandes villes, dans les montagnes et les vallées, fermes et villages, au sein des tribus et sur les îles éloignées…

You could walk past somebody down the street … and not even notice.
… vous pourriez croiser quelqu’un sur la rue, et ne même pas remarquer…

We are behind the scenes.
… nous sommes en arrière-scène…

It is not our concern who takes the recognition, but only that the work is done.
… il ne nous importe pas de savoir qui recevra la reconnaissance, mais seulement que le travail soit fait…

Occasionally we meet on the street. We greeted each other quietly and went on our way.
à l’occasion, nous nous croisons sur la rue… on s’est salués et avons poursuivi notre chemin…

During the day many have normal jobs but in the afternoon or evening is where the actual work takes place.
… pendant le jour, plusieurs ont des emplois ordinaires, mais à la fin de la journée, c’est alors que le vrai travail prend place…

Some call us the army of Consciousness.
… certains nous appellent «l’armée de la conscience»…

We are slowly creating a new world with the power of our minds, hearts and silences.
… nous créons lentement un nouveau monde avec le pouvoir de nos esprits, nos coeurs et nos silences…

We follow our inner guidance with passion and joy. Our orders come from the central spiritual intelligence.
… nous suivons notre sens de direction intérieur avec passion et joie… nos ordres sont émises par la centrale de l’intelligence spirituelle… 

We are throwing soft, secret bombs when no one looks:
… nous larguons doucement nos bombes quand personne ne regarde…

Poems/ poèmes
Hugs / accolades
Music / musique
Photography / photos
Retreats / retraites
Films
Workshops / ateliers
Kind words / mots tendres
Meditation and prayer / méditations et prières
Indoor Silence
Websites
Perspective and understanding …

We each express ourselves in our unique form, with our unique and natural gifts and talents that we each possess. Being the change we want to see in the world.
… nous nous exprimons sous des formes uniques, avec nos talents et nos dons innés… nous incarnons le changement que nous voulons voir en ce monde…

That is the motto that we want to see in the world, and that fills our heart.
… ceci est le mouvement que nous voulons voir en ce monde et cela remplit nos coeurs…

We know that it is the only way for real transformation to take place. We know quietly and humbly that we have the combined power of all oceans.
… nous savons que cela est la seule façon dont la réelle transformation peut prendre place… nous savons doucement et humblement que nous pouvons compter sur le pouvoir de tous les océans…

Our work is slow and meticulous, like the formation of mountains. It is not even visible at first glance and yet with it, entire tectonic plates will move.
… notre travail est lent et méticuleux, comme la formation des montagnes… invisible à l’oeil nu et malgré cela, des plaques tectoniques sont en mouvement…

Love is the new spirituality of the 21st century.
… l’amour est la nouvelle spiritualité du 21 siècle…

You do not have to have a high education or have exceptional knowledge to understand it.
… vous ne devez pas posséder une éducation supérieure ni une connaissance exceptionnelle pour comprendre

It arises from the intelligence of the heart found in the timeless evolutionary beat of all human beings.
…ceci émerge de l’intelligence du coeur qui prend racine dans le rythme évolutif de tous les êtres humains…

Be the change you want to see in the world.
… incarnez le changement que vous voulez voir se produire dans le monde…

No one else can do it for you.
personne d’autre ne peut le faire pour vous

– Unknown author / auteur(e) inconnu(e)

via our friend Kairava… hello amore…

oui maître

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les dernières chroniques – 18/10/17

traduction : bébé, mon travail consiste à te brasser la cage… – Osho

depuis ma chronique de dimanche au sujet de ma disciplinitude et de la gouroutitude, ça bouge dans l’astral, et dans mes méninges…

ça ne bouge pas nécessairement pour mon gourou où qu’il soit car je ne sais rien de la vie avec pas de corps, mais pour moi, ça bouge en mon âme et inconscience en lien avec ça.. riches réflexions… qu’of course je vous partage ici de façon chronique…

car par hasard, ceci m’est tombé dessus hier (merci Claude) quand mon âme voguait sur un certain réseau asocial et sur le web à la recherche d’infos:

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You are only a disciple because your eyes are closed. The day you open them you will see there is nothing you can learn from me or anyone.

What then is a Master for?

To make you see the uselessness of having one.

– Anthony de Mello

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en plein ça… mais pour réaliser la non utilité du gourou, il faut déjà avoir dit oui… no free ride ici…

les yeux pas encore tout à fait ouverts mais peut-être s’ouvrent-ils en ce moment même un peu plus ?

s’ouvrir sur quoi ? telle est la question…

car c’est vers plus grand que ce que l’on soupçonne même exister que le maître pointe… mais pas le doigt qu’il faut regarder, ce vers quoi il pointe… la lune and beyond…

ce chemin avec Osho est mystérieux pour moi… pas qu’important, essentiel… puisqu’il a lieu… pas un choix… car je n’aurais jamais pu imaginer être le disciple d’un gourou… mais ça fait presque 35 ans que ça dure…

et en disant oui à un gourou, on apprend à dire à la vie… on ouvre à l’inconnu… au mystère… et quand la shop à mystères ouvre, watch out !

je me doute bien qu’Osho ne va pas nécessairement m’apprendre ce que j’ai apprendre… d’ailleurs pas certain qu’il y ait quoi que ce soit à apprendre – peut-être suffit-il simplement de désapprendre tout ce qui n’avait pas à être appris ? et compris ainsi… peut-être est-ce simplement ce qu’il fait… m’aider à désapprendre…

je sais avec ma tête que je ne peux rien apprendre de personne et en même temps, ce chemin avec un maître se déroule… pas pour apprendre anyway… pas rationnel la patente… un disciple est comme un satellite qui tourne autour d’une étoile en attendant de devenir étoile lui-même… comme une certaine loi du cosmos… patience et discipline justement…

car on peut bien affirmer que nous sommes déjà une étoile, moi je n’en voit pas beaucoup se déplacer autour de moi…

pas pour rien que la relation maître-disciple existe depuis des millénaires… partout sur la terre, depuis toujours, des disciples étudient auprès de gourous… ou devrais-je dire s’étudient face à un gourou… l’objet d’étude est le sujet…

et même si le gourou est mort de corps, toujours présent d’âme et d’esprit…

et parait qu’il n’est même pas essentiel que le gourou soit sincère pour que quelque chose arrive au disciple, parait que certains disciples ont allumé même avec de faux gourous…

et même si après un bout de temps dans la relation, on ne veut plus du gourou – même si on voudrait le congédier ! – pas nous qui décidons de ça… pas le disciple qui choisit right ?

on est en quelque sorte – OK OK je vais parler au je –  je suis en quelque sorte habité par l’esprit de mon gourou, mes gourous car je suis polyamoureux guruwise… Osho, Mestre Irineu, le Daime, Virgem Mae, Jesus-Cristo, Ogum, Yemanja et y en d’autres, de plus en plus d’ailleurs… mais Osho est mon main squeez

d’ailleurs la relation avec un gourou est unidirectionnel, que le disciple qui entretient une relation… car semblerait qu’il n’y a plus personne de l’autre côté… et au fil du temps, l’image qu’on se fait du maître change… car au début surtout ça une image le gourou… puis, c’est comme si on devenait ce gourou, comme s’il se dissolvait en nous, et nous on se dissipe… car ce gourou n’a jamais existé en dehors de nous… du moins comme on se l’imagine… il est un miroir qui reflète une certaine qualité qu’on a reconnue et qui dort en nous… ensevelie depuis des vies… emprisonnée dans une personnalité et un mental limité et limitant…

Osho disait qu’il était comme du sel et que tous ses disciples deviendraient éventuellement la mer… pas lui, la mer… cette qualité, cette connexion avec l’immensité… cet hauteur d’être qui fait voir les choses avec une perspective plus large, plus claire…

combien de fois, de son vivant, quand j’entendais ce qu’il disait en discours, j’ai eu l’impression qu’enfin quelqu’un mettait des mots sur ce que je sentais, voyais, pensais, vivais, étais depuis toujours…

relation sacrée que celle entre un disciple et un gourou… et c’est un peu ce qui me dérangeait du titre dont je vous parlais l’autre jour… l’utilisation du terme gourou qu’on peut congédier – terme que j’utilise souvent et intentionnellement dans ce texte car je me voyais vouloir l’éviter et le remplacer par maître ou enseignant, comme si c’était plus socially acceptable –  quand on ne connait pas du tout la teneur, la nature, l’ampleur d’un gourou… car pour savoir qu’un gourou n’est pas nécessaire, faut savoir ce qu’est un gourou et faut avoir dit oui…

et quiconque a déjà cheminé avec un vrai gourou sait qu’on ne peut le congédier… pas nous le boss avec un gourou, pas nous qui décidons… apprenti sage… mais surtout apprenti…

car avec un gourou, le iceberg s’en va tout droit se faire fondre dans la mer justement…

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avec beaucoup d’amour…

Osho est un portail vers la mer, il est une chauffrette à iceberg… un port duquel on part vers le final nowhere… qu’on ne sait pas du tout en quoi il consiste… un amour pas tout à fait de ce monde… mais plus fort que soi…

et l’égo peut même s’emparer d’un gourou… surtout lorsqu’il est mort… car en face à face, on va éventuellement se faire ramasser par le maître…

je me souviens encore des mots de Jed McKenna – un gourou anti-gourou – qui disait que si tu étais avec un gourou depuis longtemps sans avoir fait ding ding pow pow, soit que le gourou est incompétent, ou encore c’est toi qui est un stupide disciple qui continue de passer à côté… ça garde son disciple humble ça m’sieur dame, si jamais il avait l’intention de se construire un égo de disciple…

la relation avec un gourou est une histoire d’amour… après la lune de miel, la vraie affaire commence… au quotidien… lentement et sûrement… et les couches et les couches d’illusion tombent l’une après l’autre, l’oignon s’effeuille, le bois se sable et la bran de scie s’accumule…

cheminer auprès d’un gourou – drôle de formulation non ? – est une forme de suicide pour l’égo…

bon, premièrement on ne chemine pas vraiment, on fait surtout du surplace, ça descend creux creux et ça monte haut haut… ho que oui… aho que oui…

il y Osho, et il y a aussi le Daime… autre guide et professeur…

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à suivre…

qu’ici qu’ici

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les dernières chroniques –17/10/17

traduction : sois où tu es, sinon tu vas passer à côté de ta vie… – Bouddha

être ici… simplement… tout à fait ici… qu’ici…

car sinon soit on passera à-côté de notre vie…

ou c’est notre vie qui nous passera à côté…

d’ailleurs où pourrions-nous être ailleurs qu’ici ?

car même l’ailleurs est ici…

alors on peut même se permettre d’être ailleurs…

même l’avant est maintenant, et l’avenir aussi ici déjà…

il n’y a qu’ici, partout, tout le temps…

en tous cas notre corps est ici, arrangeons-nous donc pour que notre âme y soit aussi…

car une chose est sûre : notre conscience est ici… oui ?

reste alors à incarner tout ce bataclan et à unifier et aligner esprit, âme et conscience en ce corps…

ici of course…

car qu’ici…

guili guili, qu’ici qu’ici…

même là-bas, tout est ici…

alors soyons-y…

sinon on manquera le bateau et à l’eau on sera…

allo…

je suis là-bas, ici avec toi…

pas moi, mais…

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les dernières chroniques –16/10/17

traduction : on parle du nombre de femmes qui ont été violées l’an passé, pas du nombre d’hommes qui ont violé ces femmes… on parle du nombre de filles qui se sont fait harcelées dans un district scolaire en particulier l’an passé, pas du nombre de garçons qui les ont harcelées… on parle du nombre de filles au (Vermont) qui sont tombées enceinte l’an dernier, plutôt que des hommes et des garçons qui les ont enfantées…

alors vous pouvez voir comment l’utilisation de la forme passive peut avoir un impact politique… cela détourne notre regard des hommes et des garçons en le reportant sur les filles et les femmes…

même l’expression «violence envers les femmes» s’avère problématique… c’est une construction passive, il n’y a pas «d’agent actif» dans la phrase… comme une «chose mauvaise qui arrive aux femmes», car lorsqu’on analyse l’expression «violence envers les femmes», on dirait que personne ne leur fait subir cette violence… elle ne fait que leur arriver… les hommes ne font même pas partie de l’équation… – Jackson Katz

Oh là là… pourquoi je m’aventure sur ce terrain là moi là là ? j’aurais pu simplement aller prendre une marche et me la fermer plutôt que de taper ces mots et risquer de me faire taper sur la gueule…

rare que je tape tape au sujet d’enjeux de société plus généraux, mais une fois n’est pas coutume et lorsque la roue tourne, laissons la tourner et tapons tapons justement…

ce matin, en début de journée, j’ai commencé à remarquer l’inscription moi aussi/me too qui circulait un peu partout sur les murs FB de certaines personnes… ça m’a surpris dans un premier temps – car je ne savais à quoi ça avait rapport – puis ensuite j’ai compris… j’ai compris que c’était des femmes – en presque totalité car quelques hommes aussi l’ont fait – qui postaient ces mots… et là j’ai allumé et j’ai compris que l’on parlait de violence envers les femmes…

mais on parlait de quoi au juste ? seulement de violence ? de harcèlement ? de trop grande insistance ? d’abus ? de viol même peut-être ? j’imagine un peu de tout ça… mais clairement que c’était des gestes d’hommes posés sur des femmes…

puis au fil de la journée, comme vous probablement, j’ai été surpris du grand nombre de femmes à qui cette situation est arrivée et qui ont utilisé ce moyen pour le dénoncer…

mais par la suite, un certain malaise s’est mis à monter en moi… malaise que je ne cerne pas encore tout à fait… car gros enjeu que celui-ci, plus gros que chacune et chacun de nous… malaise social qui sort du sac…

malaise parce que je suis un homme ? peut-être un peu, en partie, probablement même, mais pas seulement…

car pas mal certain que les femmes ont été surprises et se sont senties au moins aussi mal que moi de constater le nombre effarant de filles et de femmes qui ont été harcelées en voyant ce nombre si répandu de moi aussi/me too

elles sont probablement touchées autrement que moi, qui me sens mal et un peu coupable par le seul fait d’être un homme, comme par défaut, mais j’imagine que tout le monde doit être dérangé par cette situation qui nous concerne tous et toutes…

sauf que ce sont les femmes qui subissent et pas nous, les hommes, qui plutôt proposons et/ou imposons… les boys, on force la note parfois, on abuse… on pense dans nos culottes…

et c’est ici que je me questionne…

bien sûr, ce sont les femmes qui subissent ce problème qui n’est pas que personnel, car c’est aussi et surtout un problème social à constater l’amplitude du phénomène… mais ce sont de vraies personnes, notamment les femmes, qui subissent ces agissements… c’est terrible… et on doit le dénoncer…

on n’a qu’à constater le grand nombre de moi aussi/me too qui poppent up de partout pour en constater l’ampleur… la trainée de poudre virtuelle du jour…  qui cache une problème bien réel… et charnel… d’ailleurs, toute mon admiration à celles qui affichent ces mots lourds de sens.. je ne sais pas si moi je l’aurais fait si j’avais vécu cela…

pas un problème propre à quelques hommes, pas mal répandu dans la grande meute si autant de femmes l’affichent…

OK on a trouvé un bourreau qui a sévi pendant des années dans la ville du bois sacré et on peut bien lui bûcher dessus si ça nous défoule un peu, et lui faire nos ptits procès personnels, mais il n’y a pas que lui… c’est systémique comme on dirait à l’université…

mais Mr Katz mets un doigt sur mon dérangement en soulignant la nature passive du discourscomme si ce phénomène était une maladie qui tombait sur les femmes… comme s’il n’y avait pas d’hommes à l’autre bout du problème…

en un sens, il est probablement nécessaire et essentiel que toutes ces révélations remontent à la surface comme elles le font en ce moment… rien comme mettre de la lumière sur les zones d’ombre un peu puantes, qu’elles soient personnelles ou collectives, pour que les choses commencent à respirer…

mais cela dépassera-t-il cette première étape ?

tel que le dit le Mr Katz up there, d’une étrange façon, on semble encore faire porter le fardeau aux filles et aux femmes en présentant cette situation sous une formulation aussi passive… comme si c’était principalement leur responsabilité…

comme s’il n’y avait pas un comportement mâle qui sous-tend un méchant problème d’abus et de manque de respect quasi généralisé…

moi qui suis père de 3 filles depuis près de quatre décennies, bien sûr que cela m’inquiète de savoir que ces abus masculins sont si répandus… mes propres filles posteront-elles un moi aussi/me too qui viendra me surprendre et m’ébranler ?

mais les vraies questions me semblent être :

comment fait-on pour que les gars et les hommes pognent le message ?  comment on fait pour les rejoindre ? car ils ne posteront je l’ai fait / I did it sur leur mur FB !

comment on fait pour que, socialement, le respect envers les femmes se rende au-delà des mots jusqu’aux attitudes et aux comportements masculins intrinsèques ?

comment on fait pour que cette force physique, ou ce fumeux pouvoir que procure l’argent et autres gadgets sociaux, ne se traduise en abus ?

probablement autant en éduquant les gars à démontrer plus de respect que les filles à se tenir debout… et ici je fais une nette distinction entre jeunes filles et femmes…

mais ce qui est simple sur clavier l’est moins dans l’incarnation… tout d’abord, prenons conscience et arrêtons d’utiliser cette forme passive pour décrire ce très très dérangeant et persistant phénomène social que l’on ne pourra que régler en assumant notre responsabilité personnelle et commune…

les hommes bien sûr en premier lieu…

moi le premier en tant qu’homme, je dois voir ce que je porte en moi même si je n’ai jamais passé à l’acte en ce sens… pour m’être fait cruisé avec insistance à quelques reprises par certains hommes, j’ai pu mesurer la violence d’une insistance non-désirée… je fais d’ailleurs dorénavant plus attention à mes simples regards envers les femmes…

et nous aussi tous les hommes, nous qui agissons ainsi depuis des lustres… même si on n’a rien à se reprocher personnellement, on est dans la gang…

mais bien difficile de dire, en tant qu’homme, que les femmes ont aussi quelque chose à voir dans ce phénomène… et ici, je refais et souligne à gros trait à cette même claire et nette distinction entre jeunes filles et femmes… car les enfants sont à préserver à tout prix…

d’ailleurs, aujourd’hui, sur FB, une amie FB a écrit un très bon texte sur une expérience personnelle dans le monde du cinéma et qui disait que souvent, c’est un jeu qui se joue à deux dans ce milieu-là… je ne pense pas qu’un homme aurait pu écrire cela… quoi que j’ai remarqué que ce n’était que des hommes qui ont commenté… je ne sais pas mais peut-être qu’il y a de quoi là ?

même écrire ce texte est un peu casse-gueule, mais que voulez-vous, les mots, comme certains hommes, nous poussent parfois au derrière…