Archives pour la catégorie les mots vers le courage…

chroniques proposées, posées et disposées…

les mots vers le courage… 14/8/2012 – 2

de retour d’une belle belle marche de mi-août… août, mois roux mais aussi très blond…

constat: aucun plan qui tienne… nowhere to go, now & here to be… stand-by total…

c’est vrai, pour la première fois en 51 ans, je m’en vais nulle part dans la vie… pis maudit que j’aime ça…

ça me permet d’être simplement ici, maintenant, tranquille, pas énervé, ni rushé, ni poussé… je chill comme diraient certaines jeunes personnes nées après 1995…

pas un pas en avant, ni un autre en arrière… rien qui ne me pousse non plus dans le derrière… ni demain, ni hier… juste astheure, à cette heure, maintenant, now, tusuite…

comme je travaille à la maison, je suis tout ouvert aussi côté horaire… en fait, pas d’horaire… qu’une grande plage de temps d’agenda ouvert qui coule comme le sable sur le dos d’un éléphant…

formidable de liberté et en même temps, vertigineux… que faire de sa peau 16-18 heures par jour, 7 jours sur 7, par soi-même ? beau défi mes amis… en tous cas faut être créatif… ou simplement laisser la vie se faire, la laisser se dérouler sous nos yeux et nos pieds… et la suivre… elle fait bien ça…

pour certains, c’est un morceau de gâteau – j’essaie de moins utiliser de mots anglais mais maudit que piece of cake est plus moëlleux ! ;-)…

pour d’autres ex-hyperactifs de mon espèce, ne rien faire de structuré socialement c’est l’apprentissage d’un art non pratiqué ni raffiné auparavant, mais ça s’apprend… en fait, je deviens de plus en plus paresseux… pis je commence à aimer ça… du moins à l’accepter… et à en jouir de plus en plus…

à chaque jour suffit sa peine… un peu d’écriture, un peu de guitare, une longue marche, un peu de travail sur le cours, ou dehors dans le bois, quelques repas ou collations, une heure de méditation ici et là, un peu de lecture, apprendre le logiciel de musique, recherche active d’emploi (je suis sur l’assurance-chômage pour l’été donc si un agent est sur mon cas, ceci est pour vous 😉 enregistrer quelques pièces, préparer mon groupe, un peu de jardinage, quand même une journée est vite passée… et remplie tout plein avec un gros rien de socialement utile autrement que pour moi.. pis ça a l’air que c’est là que ça doit commencer… ABC…

donc simplement filer son petit bonhomme de chemin par soi-même, pour soi-même, en soi-même… beaucoup de même ça hein ? autant de soi…

pas de temps non plus… seulement quand je suis à l’ordinateur… sinon, le soleil se lève, le soleil se couche, et il passe d’un à l’autre et vice-versa, habituellement…

une ptite vie d’ati à l’écart, une vie à part mais pas nécessairement à partager (1)… en tous cas, à petite dose, une ou quelques personnes à la fois, surtout pour méditer et chanter, pas trop pour parler car je perds le tour avec ça tranquillement à force de vivre dans le bois… aussi, on dirait que quand on écrit, on a moins à dire… tu veux savoir ce que je pense ? lis mes chroniques…

envoyé de mon Macbook Pro… avec amour…

(1) le slogan du village de Val-David est : un monde à part et à partager…

les mots vers le courage… 14/8/2012

à mort Roméo et Juliette…

et Blanche-Neige et son prince… et Cendrillon et le sien… et Pocahontas et son beau soldat anglais, et Barbie et Ken… et la grande majorité des happy ending des films américains…

avez-vous, vous aussi, au plus profond de vous, ce logiciel d’incrusté qui nous pousse, la plupart d’entre nous du moins, à la recherche de L’âme soeur avec un grand L ?

LA seule personne sur les 7 milliards d’humains qui pourra satisfaire nos besoins, nous rendre complet, heureux/se ? combler tous nos besoins, autant affectifs, sexuels, familiaux, amicaux et autres… pour le meilleur et pour le pire… et en plus, pour le reste de nos jours…

si vous répondez non, je vous invite à y regarder par deux fois… car en tant qu’enfants, avant même que nous en ayons été conscient(e), on nous a inoculé ce ver de tête et de coeur illusoire via les contes de fées et autres histoires fantastiques…

un germe qui fraye même éventuellement son chemin jusqu’à l’âme… après de multiples obstacles et une course tumultueuse, la rumeur veut qu’ils se retrouvèrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants…

cette recherche de notre tendre moitié, consciente ou pas, du prince charmant ou de la princesse – car oui oui nous aussi les gars on a ce programme intégré malgré certains comportements un peu fanfarons face à ça – est essoufflante… nous entraînant hors de nos souliers… pour moi le premier elle l’a été longtemps… sauf qu’en ce moment précis de ma vie, cette illusion commence à perdre pas mal de son sens…

personnellement je valorise beaucoup les relations amoureuses… pour en avoir connu quelques-unes très riches et chaleureuses… elles m’ont été précieuses pour observer plusieurs zones de moi auxquelles je n’aurais probablement jamais eu accès autrement… pour la plupart des zones inconscientes et pas toujours faciles à voir en pleine face… surtout quand pointées par quelqu’une d’autre… ouch ! de voir mon besoin parfois pathologique de l’autre quand je ne peux trouver cette complétude en moi… ouch me sentir needy…

miroir miroir, montre-moi qui je suis dans tes yeux… quand la source de notre bonheur marche à côté de soi et se trouve hors de nous, ça fout la trouille car ça devient tout à coup si fragile et facile à perdre… ça insécurise, ça sort de soi, ça shake les fondations mêmes de notre autonomie… et indirectement et paradoxalement, ça nous renvoie à nous-même…

si le concept d’une seule âme soeur/frère est difficile à acheter – sans nier que certaines personnes puissent avoir un chemin de vie commun à long terme et possiblement du stock à travailler ensemble dans cette vie suite à des vies passées – je peux par contre accepter sans problème le concept d’âmes soeurs/frères multiples… et d’une grande roue qui tourne… avec des leçons particulières à apprendre avec chacun/e… pour des temps plus ou moins longs…

les sages ne disent-ils pas que finalement, nous sommes tous et toutes la même personne, différents reflets de la même présence… et en amour, il me semble que l’on ne peut passer à côté et comprendre seulement avec sa tête… faut parfois se brûler… le coeur et les trippes…

je considère précieuses les relations amoureuses… je ne sais pas si elles sont essentielles, car certains s’en passent aisément pour diverses raisons… mais elles sont certainement riches de sens… pour la plupart d’entre nous…

l’autre peut nous en apprendre tellement sur soi… malgré les risques de se perdre dans l’autre à certains moments, car cela aussi est riche d’enseignement… se perdre dans l’autre pour se re/trouver soi-même…

l’enfer ce n’est pas les autres, c’est davantage notre attente face aux autres… face à l’autre… face à L’autre…

et quand la recherche de l’amour en dehors de soi a échoué, nous devenons alors prêts à entreprendre le grand voyage en soi… dorénavant, nous devenons la porte vers le grand tout, le reste de la création… développer l’amour de soi pour soi pour qu’éventuellement, ça en vienne à déborder et englober le monde entier…

un moment donné, les yeux arrêtent de regarder vers l’extérieur pour se fermer et se tourner en soi… pour se porter vers soi et à partir de ce point de vue, la perspective change et un autre monde s’ouvre… plus vertical qu’horizontal… pas mieux ni plus facile, simplement autre point de vue… qui arrive en temps et lieu dans une vie…

__________

A relationship is a koan. And unless you have solved a more fundamental thing about yourself, you cannot solve it. The problem of love can be solved only when the problem of meditation has been solved, not before it. Because it is really two non-meditative persons who are creating the problem. Two persons who are in confusion, who don’t know who they are – naturally they multiply each other’s confusion, they magnify it.

Unless meditation is achieved, love remains a misery. Once you have learnt how to live alone, once you have learnt how to enjoy your simple existence, for no reason at all, then there is a possibility of solving the second, more complicated problem of two persons being together. Only two meditators can live in love – and then love will not be a koan. But then it will not be a relationship either, in the sense that you understand it. It will be simply a state of love, not a state of relationship.

– Osho

les mots vers le courage…13/8/2012 – 2

chronique hommage à Ève Cournoyer !

partie au moment juste pour elle… mais trop tôt pour nous… okahe ! yesterday was the day to die… pour toi Ève !

vivre le désespoir ? vive le désespoir !

vivre en désespoir de cause… oui ! vivre avec toute son énergie, tout ce que l’on est… on lui doit au moins ça à la vie non ? vivre tout tout tout, maintenant, ici, right now… jusqu’au bout…

vivre comme si hier n’avais jamais existé car hier est disparu il y a une éternité déjà…

vivre comme si demain n’existera pas… car demain n’existera pas… demain c’est toujours maintenant, ici, right now…

donc que vivre maintenant, sans espoir de mieux plus tard, sans rêve de better later, espérer que tout ce qui sera mieux est mieux right now…

désespoir, intensité du tout de suite, de l’immédiat, du moment présent… parfois trop pour un seul corps…

merci pour le présent môman… merci du cadeau de la vie, du pouvoir et du vouloir en faire ce que peux et veux… même décider que trop c’est trop…

oui au désespoir qui signifie vivre vivre vivre, tout tout tout, tout de suite, brûler la chandelle par les deux bouts car la vie est pleine de bouts, full bouts, des bouts qu’on coupe et qui repoussent tout de suite… infiniment éternelle cette chandelle… une infinité de bouts…

vivre avec désespoir, vivre et voir, même dans le noir, vivre et croire.. ou pas… continuer d’avancer, même quand on ne sait pas, quand on ne sait plus, surtout quand on ne sait rien… surtout quand on ne veut plus avancer…

désespoir tiens-nous droit dans le vent, porte-moi au creux de tes bras, laisse-moi poser ma tête sur ta poitrine et déposer les armes, déposer mes larmes, qui coulent chaudes et vivantes… pleines de vie…

désespoir, qui porte tout l’espoir du monde, merci d’emporter avec toi les illusions vaporeuses qui font écran et filtre entre la vie et ses sujets, entre toi et nous, entre le vécu et le vivant…

désespoir qui rend ce moment intense, vrai, unique, à fleur de peau, criant de vie, de feu, qui fait cet instant si présent…

vivre et vive le désespoir car on peut mourir d’espoir, transformant la vie en salle d’attente d’un meilleur plus tard, plus rose, plus doux, reporter sa vie indéfiniment… plutôt mourir maintenant right Ève ?

donne-nous du vrai maintenant, même si difficile et ardu, plutôt que du possible plus tard plein de promesses et de vide même pas plein…

aho désespoir ! source d’espoir de l’immédiat…

salut Ève… repose-toi… maintenant…

(chronique écrite sous influence, celle de Show me the place, par Leonard Cohen qui joue en boucle)…

les mots vers le courage…13/8/2012

donner le meilleur de soi…

une fois de temps en temps, j’aime donner à une personne que j’aime l’une des choses les plus précieuses que je possède… j’aime… I like… donner quand ça tire un peu… ça m’élasticise, ça me fait me sentir plus grand, plus vaste, plus léger… comme si j’appartenais maintenant à l’autre… et que l’autre faisait partie de moi…

donner du précieux, ça enseigne le détachement, la générosité vraie, en fait quand on donne quelque chose de très précieux, à laquelle on tient beaucoup, ça nous permet de se sentir plus libre et de mourir un peu… et de vivre davantage…

donner en héritage avant de mourir… et voir l’autre apprécier de son vivant …

ou donner anonymement, donner et que personne ne sache que ça vient de nous… pas de gros chèque avec son nom dessus et une photo dans les médias, ni crédit d’impôt… un don gratuit et invisible… donner invisiblement de l’invisible… sans que personne ne le sache…

donner du «plus précieux», c’est un peu oser défier la mort, oser laisser aller ce à quoi on tient le plus, ce qui nous retient au monde, faire du lâcher prise quelque chose de concret et non seulement un slogan… essayez et vous m’en donnerez des nouvelles…

en fait donner du précieux c’est aussi laisser aller les gens qu’on aime… à chaque instant… ouvrir ses mains et espérer que nous nous rencontrerons de nouveau si la vie le veut… foi, espoir.. et que ce qui est dû arrive ! pour le bien du plus grand nombre…

donner du précieux, c’est aussi parfois ne pas donner, ne rien donner, c’est laisser faire, ne pas intervenir, laisser l’autre faire ses propres expériences… plus c’est moins… accepter que nous ne sommes pas requis…

ces temps-ci, comme Leonard Cohen dans la chanson ci-jointe avec paroles ci-bas, il me prend l’envie de devenir un esclave… servir la vie, servir la cause, quelle qu’elle soit… mais un esclave sans liens, ni chaînes ni attachement, free, gratuit, sans prix… car trop de valeur…

lâcher les chaînes, déployer les ailes et répondre à ce que la vie nous demande, ce que l’existence requiert de soi…

simplement en attente, attente patiente et lente, de ce que la vie veut…

SHOW ME THE PLACE 

 show me the place where you want your slave to go

show me the place I forgotten I don’t know

show me the place where my head is bend and low

show me the place where you want your slave to go

show me the place help me roll away the stone

show me the place, I can’t move this thing alone

show me the place where the word became a man 

show me the place where the suffering began 

the troubles came I saved what I could save

a shred of light, a particle away

but there were chains so I hastened to the hay

there were chains, a lot of chains like a spade

show me the place, where you want your slave to go

show me the place, i’ve forgotten i don’t know

show me the place, where you want your slave to go

the troubles came I saved what I could save

a shred of light, a particle away

but there were chains so I hastened to the hay

there were chains so I loved you like a slave

show me the place show me the place show me the place show me the place, help me roll away the stone

show me the place, i can’t move this thing alone

show me the place where the word became a man

show me the place where the suffering began

– Leonard Cohen

pour écouter:

http://www.youtube.com/watch?v=WCtoVoE5Mm4

les mots vers le courage…12/8/2012 – 2

5 sur 7 de cordées, mais la pluie m’indique que je dois prendre une pause… OK OK on ne s’obstine pas avec Miss Météo… ou avec Dieu, c’est selon…

je sais pas pourquoi mais avec 7 cordes de bois bien cordées près de la maison, j’ai moins peur de la mort… l’hiver peut venir, nous sommes prêts !

quel plaisir d’assurer en partie sa survie avec ses propres mains… travailler avec son corps, penser en bougeant, bougeant et pensant, sentir sa machine corporelle répondre aux commandes, sentir la force dans les bras, bâtir sa vie avec ses mains… sales de vie…

oups, le soleil qui fait un clin d’oeil, restez là, je reviens tout de suite…

OK 10-4 ! back la chronique…

7/7, le bois de chauffage ! check !

cette semaine, je sors la scie à chaîne et vroum vroum dans la forêt, y a du ménage à faire… le printemps, l’été et l’automne, on fait le ménage dehors (un peu en dedans aussi), l’hiver on se concentre sur le dedans, sur tous les plans… l’hiver fait sortir le yogi l’ours en nous…

aujourd’hui en cordant, je pensais  – on a beaucoup de temps à dé/penser quand on corde – à mon «hommitude», mon rôle de père de grandes filles maintenant autonomes, ma vasectomie, je sais bizarre de penser à sa vasectomie en s’accordant du bois – mais c’est quand même à ça que je pensais –

et je me disais qu’en tant qu’homme dans la cinquantaine, avec une bonne expérience de vie, j’ai envie de partager ça avec les gars plus jeunes, envie de redonner… on est rares les gars à avoir eu des modèles masculins inspirants quand on était jeunes… alors on a dû se les chercher et les trouver par nous-mêmes… et on a trouvé…

donc à compter de septembre, avec mes amis Pierre et Ravi, on compte mettre sur pied un cercle d’hommes et de gars avec paroles, musique et sweatlodge… des hommes et gars, de la vingtaine à la soixantaine, d’un côté et de l’autre de la montagne, des mâles aux parcours uniques mais pas si différents, pour créer un pont entre les gars et les hommes, pour conserver «le gars» dans les hommes et aider les gars à devenir des hommes…

en passant quand est-ce qu’un gars devient un homme ? (la même question se pose au féminin, quand une fille devient-elle une femme ?) chacun(e) a probablement sa propre réponse…

donc mes amis, bonne fin de dimanche, moi je m’en vais voir mes filles et souper avec mon amie Chandra à l’auberge…

smack

les mots vers le courage…12/8/2012

croyez-vous aux anges ? sentez-vous vos guides au-dessus de vous qui vous protègent ?

non ? pas grave, il paraît qu’ils sont ici quand même et veillent sur vous… juste là, ci-haut… regardez…

priez-vous ? appelez-vous à l’aide dans les moments difficiles ? peut-être devriez-vous… car certaines études scientifiques indiquent que les gens qui prient sont en meilleure santé et sont plus heureux que ceux qui ne prient pas…

j’ai longtemps méditer en négligeant la prière… mais finalement, les deux gestes sont relativement similaires : méditer consiste à écouter Dieu – ou donnez-lui le nom que vous voulez – la vie, l’existence, la nature, la petite voix en soi…

tandis que prier relève davantage de l’émission d’une intention.. pas une demande précise de gagner la loterie mais une intention générale qui favorisera le mieux-être pour soi, et pour le plus grand nombre… accompagnée d’une acceptation totale que ce qui arrivera dans la réalité sera pour le mieux… pour soi et pour les autres… que ça corresponde à notre demande ou pas…

je n’ai jamais reçu de preuve tangible de l’existence des êtres désincarnés – d’ailleurs comment prouver la présence d’un ange ? mais depuis que je suis tout petit, j’ai toujours pressenti que j’étais accompagné… que je n’étais pas seul… ce qui tombe sous le sens non ? il ne reste qu’à découvrir quelles sont ces présences, ces accompagnateurs, ces guides invisibles… premièrement s’y ouvrir et ensuite inviter… et mettre de côté nos incroyances… puis attendre…

les athé(e)s ont décidé ne ne pas croire en Dieu, parfait !

les croyants quand à eux/elles ont plutôt choisi d’y croire, peu importe sa représentation, parfait ! mais croire ou ne pas croire, telle n’est pas la question… on parle plutôt de foi, de confiance, d’intuition et entre les deux, il y a nous, avec nos doutes, nos questionnements, notre incertitude qui accompagnent cette foi et confiance…

et ça revient de plus en plus fort pour moi depuis quelque temps cette sensation d’être accompagné…

je sens mon maître, Osho, toujours présent, encore plus présent que de son vivant en fait… dans mon coeur, dans ma tête, dans mon corps, dans ma peau, dans mes yeux, diffusé dans toutes les sphères de ma vie… une inspiration toujours présente, une présence dans laquelle je me fonds et qui se fond aussi en moi… one with the master…

je sens aussi ma mère qui m’accompagne avec bienveillance, sa présence diluée dans la mer de ma vie… ma mère, comme la terre mère dont je suis le fils… un fils de Dieu, un fils de la Terre… racines invisible pointant vers l’au-delà et l’en-deça…

je sens aussi de façon plus diffuse plusieurs êtres désincarnés, disponibles et qui se préoccupent de moi et de ce qui se passe sur la terre… et d’autres êtres incarnés rencontrés sur le chemin qui se sont avérés des anges dans un corps… car corps ou pas, un ange est un ange…

que l’on y croit ou pas, que l’on veuille y croire ou pas, qu’on en doute et qu’on veuille ou pas, qu’on en aie eu la preuve ou non, me semble qu’il est impossible que de telles manifestations éthériques n’existent pas… car où vont toutes ces âmes qui meurent ?

probablement que nous nous faisons une image romantique des anges, fantômes, extra-terrestres, déités, dieux et déesses, etc… mais à un certain niveau, qui nous dépasse largement nous bibites humaines au mental limité et aux croyances qui vont avec, je choisis de rester ouvert à leur existence, à leur accompagnement…

car lors de voyages à l’aide de plantes enthéogènes au cours des dernières années, j’ai visité des endroits qui n’existent pas dans cette réalité mais qui étaient plus que réels à l’époque… et je ne crois pas que ces endroits mystérieux ont disparu malgré l’atténuation de l’ouverture mystique… univers parallèles…

ça me fait du bien de penser et de sentir – que ça soit fondé ou pas – que des présences nous assistent dans ce grand voyage que nous comprenons si peu… que de l’aide est disponible si on ose s’y ouvrir et demander…

et demander de l’aide est probablement l’un des actes de foi les plus challengeant en cette époque d’autonomie et d’individualisme… non non je suis correct, je peux me débrouiller tout seul… pas besoin d’aide… si vous saviez, vous mourrez d’avoir de l’aide… juste une petite porte à ouvrir…

amors (amour en latin) : à côté de la mort, à-mort, qui ne meurt jamais…

quand on aime quelqu’un, qu’il ou elle soit vivant(e) ou mort(e), sa présence se fait sentir pour toujours dans notre vie, donc on en fait un(e) ange… rien ne se perd, rien ne se crée, tout change de forme…

et vous, quand vous allez mourir, allez-vous continuer à accompagner les gens que vous aimez ?

les mots vers le courage… 11/8/2012 – 2

wow quelle belle journée d’automne en août…

on dit souvent que tout est relatif (on ajoute parfois «par ailleurs» pour faire plus chic), et bien ça s’applique tellement aujourd’hui ça… une journée comme celle-ci après deux semaines de pluie en ligne nous ferait brailler des grosses gouttes, mais après un été comme celui qu’on a eu, c’est du baume sur la peau, du mollo sur l’âme, du slow & confort weather, du menoum menoum pour le jardin et la terre..

petite journée douce, grise, grisée de calme…

avec une matinée à 2 cafés et la radio canne, à commencer très lentement à penser et à préparer mon cours pour l’automne, à communiquer avec les gens de l’atelier courage avec qui je tentes l’expérience de commencer le groupe virtuellement deux semaines avant l’atelier en chair et en os…

un petit snack et ensuite on va jouer dehors, faire de la place pour le bois qui arrive bientôt, planifier un nouvel abri à bois, etc… bref juste du fun, doux, calme, pas énervé… un vrai calme de pré-retraite…

bip bip bip, justement même si je ne parle pas la langue de bois car ça donne des échardes sur la langue de chair excusez-moi mais le gars du bois arrive, faut que je lui dise ou dumper le bois, je reviens bientôt, ça sera pas long…

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OK, c’est fait, 7 cordes à corder… pas aujourd’hui, demain… pré-retraite quand même…

beau terme ça, pré-retraite – retraite ça a l’air plate un peu, tellement dur que plusieurs se tapent une dépression –  trop définitif la retraite, proche de la mort 😉 plus de vie sociale d’un coup, plus de rôle, gros ré-ajustement il paraît… tu en rêves toute ta vie, travaillant jusqu’à 40 ans pour ça, souvent dans une job que t’haïs et c’est loin d’être aussi le fun qu’on t’a fait croire pour te garder sur la job…

tandis que pré-retraite ça veut rien dire de précis, on peut y metttre et y faire dire ce qu’on veut… avec pas ou peu de «fond de pension» comme c’est le cas pour certain(e)s d’entre nous, le terme pré-retraite s’applique et s’appliquera jusqu’à la mort…

et c’est tant mieux, ça va nous garder allumé(e), vivant, créatif(ve), à faire de plus en plus, et éventuellement seulement, ce qu’on aime faire, beau cadeau ça non ?

c’est comme le terme «fiancée» de Foglia : plus qu’une blonde sans la paralysie possible du mariage, avec un flou qui garde vivant !

donc samedi de pré-retraité dans mes bois, à bouger, à penser, à travailler – terme qui signifie toutefois davantage jouer que se faire suer – méditer en bougeant, une chose à la fois, pas de résultat visé…

la pré-retraite c’est aussi la satisfaction avoir perdu la grande majorité de ses illusions, accepter la vie et qui l’on est tels quels, what you see is what you get ! tiens en voilà une qui a plus de punch en anglais… la vie simple à la zen, avec une touche de rien, un peu de bois à corder et de l’eau à charier…

une journée comme aujourd’hui, c’est une autre journée sans temps, sans temps tension, sans heure ni minute ni date, si une date ! celle de la grosse nuit des étoiles filantes…

une journée qui ne sert à rien dans l’univers, qui ne sert à rien d’autre qu’être vécue, simplement, par nous tous et toutes, appréciée pour ce qu’elle est, une journée perdue dans l’univers…

OK gang, le préretraité chroniqueur va aller faire une sieste et lire un peu… on se parle plus tard…

les mots vers le courage… 11/8/2012

une chronique sur Facebook est comme une étoile filante, elle passe, vite vite vite… puis ne revient pas… elle sera parfois partagée par d’autres… mais aussitôt publiée, elle commence à mourir, non, elle entame sa lente agonie qui prendra place sur un mur… sur la ligne du temps (Timeline)…

les Israéliens ont leur mur des lamentations, Facebook a ses millions de murs de l’agonie…

alors éloge de l’agonie… lente, discrète, silencieuse, calme, paisible… celle de nos mots, celle de notre vie qui passe aussi… avant la mort, avant une nouvelle étape, avant la prochaine prise de corps…

combien de murs FB contiennent silencieusement des joyaux peu ou pas du tout vus ? combien de maisons de soins palliatifs hébergent des gens en fin de vie, se préparant pour l’au-delà ?

joyaux de mots, photos, citations, dessins mais aussi des joies, des expériences et des souvenirs humains non révélés aux yeux, où à si peu d’yeux… mais toujours à Dieu… Big Brother is watching you… and your wall… et il/elle prend soin de vous… et de votre murmure…

la rédaction de chroniques sur Facebook, comme la vie en général, est donc un sport extrême et éphémère… dans cette vie de plus en plus éphémère… selon le temps où on envoie chaque message, il sera vu ou peu, ou pas… tout est question de timing en cette vie…

bonne idée alors d’écrire principalement pour soi car certaines chroniques pourraient ne pas être lues du tout, par personne d’autre que son humble auteur… et même encore… peut-être que lui-même l’a écrit sans même la lire…

personnellement, je suis mon plus fidèle lecteur, je me lis et relis souvent et je découvre à chaque fois quelque chose de nouveau de moi, de mon inconscient… que j’ai grand d’ailleurs… sens dans les mots et entre les mots…

donc écrire pour son propre plaisir, parce que ça pousse en dedans, du dedans vers le dehors… de moi vers vous…

au fil des mois, au fil de moi, les mots sont devenus mes colocs, mes compagnons, mes confidents, et vos yeux et vos âmes mon déversoir, mon lien au monde… mon cordon d’ondes biblicales… même si je ne suis pas lu, je suis connecté au monde grâce à mes mots, ces mots car pas miens vraiment… attention, bouteille à la terre…

pour pallier cette courte vie éphémère facebookienne, j’ai décidé d’éditer mes trois séries de chronique à compter de septembre… question de recycler, ramasser, rassembler, relire et relire, trier et lier, tirer et lire… on s’en reparle…

d’ici là, je continue ma vie de coq, à pondre, des oeufs d’or, des oeufs cuits et/ou pour qui ? des oeufs de coeur, d’âme et d’esprit… des mots qui filent dans ma tête et qui se faufilent derrière vos paupières…

et observez bien le ciel dans les soirs qui viennent, vous y verrez peut-être quelques chroniques scintillantes qui y passeront sans laisser de traces… ou encore quelques étoiles filantes… filant de nulle part à nulle part mais attrapées par vos yeux en chemin…

les mots vers le courage… 9/8/2012

le coeur humain est courageux, si fort… et si fragile…

il peut endurer les pires horreurs de la guerre, les conflits armés, les trahisons, et en même temps, gonflé d’amour, il peut mener directement au ciel…

le coeur humain nous relie aux autres, horizontalement, et verticalement, il nous permet de se connecter à la terre autant qu’au ciel… le symbole de la croix d’ailleurs, la rencontre de l’humanité et de la divinité… droit au coeur…

avoir du coeur, en tête, au ventre, et dans tout le corps, passer de sa tête à son coeur et descendre de son coeur à son ventre… pour habiter tous les quartiers de son corps…

le coeur nous donne du courage, le courage de faire face aux défis, aux difficultés de la vie… de continuer à foncer quand ça fait peur, quand c’est incertain devant soi, en soi…

le coeur est notre réservoir à courage, à amour, notre moteur dans cette vie… plus grande la peur, plus notre courage est requis… et plus d’amour envers soi…

même brisé, le coeur continue son courageux travail, sa mission de vie, aimer, soi-même, les autres, la vie… même si on ne sait pas toujours ce qu’est aimer, on continue à le découvrir, à chercher, sincèrement, du mieux qu’on peut…

s’aimer soi-même constitue la première étape, la cible première de notre amour, pas nécessairement la plus facile ni la plus évidente, mais le reste devrait suivre… vivre à partir de son coeur, gonflé d’amour, jusqu’à ce qu’il englobe le monde entier…

aimez-vous, vous-même, les uns les autres, donnez-vous à l’amour… sans compter…

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If you live with love, through love, you will live a great life, because love makes everything great.

Love is just like a breeze: it comes, but you should not close your doors to keep the breeze inside.

Osho

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vu sur l’espace public: l’espoir consiste à souhaiter que quelque chose se manifeste…la foi, de croire que cette chose se manifestera et le courage, de faire en sorte que cette chose se manifeste…

les mots vers le courage… 8/8/2012

ces temps-ci quand je ferme les yeux ça ressemble à ça… plein de couleurs, de formes, de voiles, de beauté… et de petites bibittes bougeantes… et vous, quand vous fermez les vôtres, ça ressemble à quoi ?

intéressant le changement radical de dimension que provoque une simple petite couche de peau qu’on appelle paupières quand elle vient recouvrir nos yeux non ? sésame ouvre toi, et ati ferme-là…

les yeux ouverts, on regarde et on voit le monde extérieur, que certains décrivent comme une illusion, soit les autres, tous et toutes différents, mais aussi la nature, la beauté, la laideur, tout plein d’écrans différents sur lesquels on peut projeter jugements et/ou amour et empathie… on regarde le film qui joue autour de nous… avec un filtre qui déforme de diverses façon cette réalité, qui transforme la réalité extérieure en notre propre petite réalité privée…

on se fait son propre show à partir de ce que l’on voit… en fait, on dit qu’on impose ce qui est en nous quand on perçoit l’extérieur.. c’est donc surtout nous que nous voyons quand on regarde dehors… on ne rêve que de soi selon Betty…

les yeux fermés, alors là, c’est nous avec nous avec au programme: idées multiples et infinies et en boucle, vieilles expériences complétées ou non, sensations, images belles, laides, plus ou moins belles et/ou laides, et autres divertissements issus du passé, que l’on embellit pour former un avenir plus rose ou plus noir, ça dépend des styles et des périodes de vie…

les yeux fermés, notre mental a plus de grip sur nous, c’est lui le boss encore plus que lorsque l’on regarde hors de soi… car rien pour se distraire de soi… les yeux fermés, on se retrouve davantage avec soi-même… plus difficile pour la plupart d’entre nous… car les côtés plus sombres ont tendance à se manifester alors… et prennent plus de place, parfois toute la place… et on ne veut pas vraiment ça…

on dit que nous sommes en grande partie des visuels, que la vue est le sens le plus interpellé chez l’humain… vrai pour moi en tous cas, je vous laisse dire pour vous-même… pas surprenant alors que nous soyons portés à regarder en dehors de soi, plus habiles à voir les bibittes des autres que les nôtres… ainsi que leur beauté… et tout ce qui se retrouve entre… très difficile pour la moyenne des ours de se fermer les yeux et d’être à l’aise dans son propre antre noir…

car pour se voir soi-même, il faut regarder en dedans et ça prend un autre oeil pour ça, le troisième… et on ne fait pas encore de lunettes ni de vers de contact pour celui-ci… alors faut ajuster le tir, la vision, faire focus…

ce que j’apprends lentement et sûrement, c’est que peu importe ce que je regarde, il m’importe de garder le focus ce qui regarde et perçoit et non pas sur ce qui est regardé… checker le sujet et non l’objet… ou du moins checker le sujet qui checke l’objet… l’observateur observé… observer l’observateur observer l’objet observé…

facile de se perdre dans l’objet quand il reflète beauté et calme, plus difficile quand ça renvoie à quelque chose de soi que l’on aime moins… en ce sens, les gens sages disent que plus l’objet observé – gens, chose, pensées, sensations etc… – est dérangeant, plus il est riche de prises de conscience pour l’observateur car il pointe vers quelque chose en soi que l’on peut difficilement voir soi-même de l’intérieur…

il semble vrai que c’est lorsque l’on voit et vit les choses les plus difficiles que l’on apprend le plus… les gens et les situations qui dérangent, si pas toujours faciles à accepter sur le moment, sont souvent les plus riches de leçons lorsque rencontrées, traversées et intégrées… ce que l’on nomme «crises» dans la vie constituent ses étapes les plus cruciales… à nous de foncer ou pas… et vive les tricksters…

pour terminer, un petit jeu le fun : fermez vos yeux et regardez le dedans de vos paupières… vous allez y voir plein d’affaires qui bougent, des couleurs changeantes et si vous êtes chanceux, vous y verrez peut-être même votre visage originel… bonne chance… et belle méditation…