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imprévoir et inattendre proactivement

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••• les zultimes chroniques – 5/4/19

petite confidence en ce petit vendredi matin d’avril :

je m’apprête à lancer une autre campagne de socio financement nécessitant l’aide de mes proches et moins proches… des nouvelles dans ? 3 semaines…

et je suis aussi en train de planifier un voyage en Europe ce printemps qui inclut la participation à une conférence internationale sur l’ayahuasca en Espagne (https://www.ayaconference.com/)

de même qu’une visite chez mes amis de la Humaniversity en Hollande,

voyage pour lequel je n’ai pas encore reçu de bourse… des nouvelles ? quand le comité des bourses de perfectionnement se sera penché sur ma demande… ce qui sera bientôt j’espère…

mais j’aime confronter le destin… j’aime parler de ces projets dans l’espace public, même s’ils ne sont pas confirmés, en quelque sorte pour conjurer le sort, pour tester la vie… sans être arrogant ni trop sûr de moi… juste pour poker le destin… pour laisser savoir à Dieu – ou à son gérant des commandes – ce qui m’anime et me drive… l’informer de mes préférences…

comme vous voyez, je ne peux pas vraiment dire que je ne prévois pas et que je n’attends rien… mais je fais comme si… je fake la nonchalance et le détachement… je prépare, je risque, j’ose… l’imprévisible et l’inattendu… et qui vivra verra… ou pas…

car l’inconnu ça se prépare…

comme disent les anglos: prepare for the worst but expect the best... prépare-toi pour le pire et attends-toi au meilleur… entre les deux, tout est possible et le coeur balance… et on doit être prêt à jouer, à gambler, à risquer… car comme on dit, qui ne risque rien…

on nous dit souvent que l’on ne doit pas avoir d’attentes dans la vie… et ni prendre les choses personnellement… personnellement, je ne pense pas que nous, les humain(e)s, ne soyons programmés ainsi…

car ça me semble pas futile de préparer un peu le terrain d’avance quant à ce qui nous allume, ce qui nous motive, ce qui nous drive… on ne dirige pas la vie mais on peut l’inviter dans un certain sens… et elle era bien ce qu’elle veut et ce qu’elle doit de toute façon…

me semble en effet que si on n’est pas prêt(e) à risquer, quitte à être déçu(e) big time une fois de temps en temps, à vivre de la déception qui fait mal et des changements de plan majeurs forcés par la vie, on ne va que jouer safe et petit tout le temps…

et plutôt que de vivre des déceptions temporaires ou sporadiques suite à des prises de risque, notre vie entière ne sera qu’un gros party plate qui ne lèvera jamais…

alors osons nos rêves…

alors oui à prévoir et à proposer à la vie notre idée ce que l’on voit pour la suite, nos ptits plans personnels… car de toute façon, on peut bien proposer, mais au bout du compte, c’est toujours la vie qui dispose…

parfois dans le sens qu’on aime et veut, parfois pas… mais parfois encore plus spectaculairement…

alors pas une raison pour ne pas proposer anyway

car on dit que la vie répond toujours à nos propositions… parfois comme on le veut, parfois pas, parfois pour encore mieux qu’on aurait jamais même pu imaginer…

OK la vie, let’s check it out… surprend-moi…

à suivre…

jappe toujours mon pic-bois

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••• les zultimes chroniques – 4/4/19

traduction:
colibri: je vais boire le nectar de cette fleur dans un ballet silencieux…
pic-bois: je vais faire sortir les insectes de cet arbre avec ma face de poignard

nous sommes dans l’ère du pic-bois… ère probablement révélée, du moins amplifiée, par les réseaux sociaux, où tout le monde a une opinion bien arrêtée sur à peu près tout, surtout les sujets que l’on ne connait pas…

en fait, surtout à propos des sujets qu’on ne connait pas car quand on s’est penché sur un domaine en particulier, on sait que les choses sont toujours plus nuancées qu’elles n’y semblent à première vue…

mais crier la nuance, c’est ben mal commode…

radio-poubelles à grandes gueules, commentateurs à pic qui aiment japer en ondes, influenceurs/ses et autres pic-bois qui font grand bruit sur les ondes publiques…

de plus en plus de politiciens préfèrent parler directement au peuple, bypassant les questions irritantes des journalistes et des autres commentateurs souvent plus habiles qu’eux dans la dentelle verbale et intellectuelle…

populisme qu’on dit…

royaume du pic à grande gueule et au raisonnement simpliste… dont certains vivent encore sur une boule plate…

on nous demande notre opinion ici, là et encore là-bas, comme si notre opinion importait vraiment…

mais notre opinion est totalement futile… en fait nos opinions nous bouchent les yeux, et le coeur surtout…

en fait, on nous invite à japper ici et là comme si cela allait changer quelque chose… et certains en profitent gaiement et le font haut et fort… et à certains, on offre même un micro en plus pour réverbérer leur jappement…

tant de haine et de poison déversés au grand air que le monde semble tellement agressif et menaçant que jamais auparavant… pourtant ce n’est pas le cas… jamais auparavant dans l’histoire humaine, la violence, le nombre de guerres et les taux de criminalité n’ont été aussi bas…

pourtant… on dirait que le monde est un grand champs de bataille…

avec l’avènement de toutes ces tribunes, on a prêté le micro aux pics à grandes gueules…

et oh my dog ! que les pic-bois jappent fort… haine, mépris des autres, ridiculisation de ce qui est différent, surtout ce ceux et celles…

on n’arrête pas le progrès dit-on…

pendant que les colibris mind their own business et boivent et dansent délicatement, car le monde est rempli de colibris amateurs de grâce et de beauté, mais généralement back stage, ne laissant deviner que le vroum vroum de leurs ailes et de leur coeur vaillant, les pics-bois démolissent le tronc de l’arbre social… à grand coups de becs, ils poignardent ceux et celles qui ne partagent pas leurs opinions…

opinions souvent si obtues, petites, empreintes de peur et de fermeture d’esprit, opinions souvent passées date mais qui persistent et saignent… opinions qui semblent de la majorité, de souche, car souvent les plus faciles à crier sur tous les autres tois autres que soi…

aille, on est che-nous icitt, qu’ils s’adaptent les étranges…

OK mon gros pic-bois subtil comme un pachyderme (ça c’est un éléphant mon Woody Wood Pecker !) dans une shoppe de cristal, si tu veux penser que t’es che-vous icitt et que tes valeurs sont celles qui priment, fine with me

mais derrière tes coups de gueule, on la sent ta peur, on la voit ton insécurité qui se mesure en décibels… on le resent ton malaise… on voit toute la fougue que tu mets à tenter de garder le monde comme il a toujours été dans ta ptite tête de pinotte, ptite tête qui est aussi petite que n’est grande l’ouverture de ta bouche quand tu cries ta haine et ta peur…

mais c’est OK, cries mon gros pic à face rouge et à grande gueule, on t’écoute de moins en moins…

car les colibris sont ailleurs, en train d’embellir le monde, en train de butiner et de virevolter pendant que tu fais du bruit… t’inquiètes, on a baissé le volume et on s’occupe de nos ptites affaires…

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nature humaine

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••• les zultimes chroniques – 3/4/19

traduction: nous oublions souvent que nous sommes la nature… la nature n’est pas séparée de nous… alors lorsque nous affirmons que nous avons perdu le contact avec la nature, en réalité, nous avons perdu le contact avec nous-même…

quand même… aussi simple que ça…

mais la nature humaine est si vaste… multiforme… capable du meilleur, comme du pire… et la nature humaine semble un passage obligée vers la nature divine… à moins que ça ne soit la même et unique chose ?

même la mère nature, la nature naturelle, a des soubresauts rock n roll et même meurtriers par moments, que l’on pense seulement aux volcans, aux tremblements de terre, aux raz-de-marées… la vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille…

la nature est naturellement turbulente…

et à 7 presque 8 milliards d’humains sur terre, je trouve que l’on ne s’en tire quand même pas trop pire, nous, la human race

déjà un miracle en soi que sur une boule qui tourne sur elle-même dans le néant, autant de personnes vivent à peu près normalement, naturellement, si un tel concept peut exister…

mais malgré cet apparent ordre des choses, vrai aussi qu’on semble se diriger tout droit dans le mur de Humpty Dumpty sur le plan environnemental… ça commence à sentir le réchauffé, climatiquement parlant…

pendant que certains politiciens nient que nous soyons responsables de cette surchauffe planétaire et se font photographier en train de remplir leur gros char de gaz, notre mère terre nature semble s’emballer et se rebeller… le thermomètre global grimpe, la boule chauffe, s’échauffe et se réchauffe… certains esprits aussi…

déconnectés de nous, nous sommes déconnectés du tout… car nous c’est tout et tout est nous… un point c’est tout… tiguidou tourlou…

nous faisons partie intégrale de la nature… la nature humaine n’est pas séparée de la nature dite naturelle… nous ne sommes qu’une des multiples formes d’organismes dans ce grant tout… des animaux dotés d’une certaine dose d’intelligence, et de génie même parfois, de coeur et d’esprit, et en même temps, les seules bêtes capables de détruire l’habitat dans lequel nous vivons…

sommes-nous vraiment en train de disparaître de la surface de cette terre ? tuons-nous lentement mais sûrement notre mère ?

certains l’affirment, d’autres le nient, d’autres encore en rient… allez savoir…

comme on dit : qui vivra verra et que sera sera… ou pas…

car peut-être on périra (vraiment pas certain de l’orthographe 😉 plus tôt que tard… anyway, il semble que tôt ou tard…

est-ce que la nature humaine tire à sa fin, est-ce qu’on marche vers un mur ?

en fait peut-être que cette human race y court justement ?

en attendant, il y a toujours ce moment, et celui-ci, et le prochain…


time to wake up ?

L’éveil n’est pas un état, mais tous les états.

Non pas un réalisé, mais un réalisant, car on est en réa­lisation constante.

La réalisation n’est pas une fin, mais un phénomène constant, un saut sans fin.

On ne peut être établi dans l’éveil ; ce serait de nou­veau le fixer. C’est le bourgeois qui s’établit.

« Être établi », c’est un peu avoir pignon sur le Soi, comme d’autres ont pignon sur rue…

L’éveil est la fluidité de l’éveil et du non-éveil.

L’éveil, c’est ce mouvement permanent de soi vers soi, et c’est ce mouvement permanent qui fait qu’on est à chaque instant sa propre voie et sa propre destination.

On n’atteint pas l’éveil ; un jour, on se rend compte qu’on vit l’éveil !

C’est l’empêcheur de l’éveil qui cherche un moyen de provoquer l’éveil.

Quand on dit : « La recherche de l’éveil est obstacle à l’éveil », ce n’est pas la recherche qui est obstacle, mais le fait de la fixer sur l’objet « Éveil ».

L’éveil n’est pas non-recherche, mais recherche sans objet (sans Nom).

Ce n’est pas l’éveil qui arrive ou s’en va, c’est le moi qui disparaît ou apparaît.

L’éveillé ne peut jamais être malade, un malade ; mais il connaît la maladie. De même qu’il ne peut jamais être un penseur, bien qu’il pense, jamais être un acteur, bien qu’il agisse.

Dire que l’éveil ne connaît pas la colère, c’est appauvrir l’éveil d’autant, et le limiter par elle. Si la colère est ca­pable de limiter l’éveil, alors elle est plus puissante que lui. Conclusion logique : il vaut mieux être coléreux qu’éveillé !

L’éveil connaît la colère, mais l’éveillé n’est pas coléreux.

L’éveil n’est pas un état, mais tous les états.

L’éveil n’est ni clair ni obscur ;

l’éveil rend le clair et l’obscur vivants. »

Entrer dans l’éveil, c’est comme entrer dans une mer sans rivages. Il n’y a pas d’autre bord, il n’y a pas de fin. C’est parce que la réalisation meurt à chaque instant qu’elle est vivante ; et c’est parce que nous nous refu­sons à mourir à chaque instant que nous ne sommes pas vivants.

La réalisation (libération-éveil-délivrance) n’est pas le terme, l’aboutissement d’un processus, mais la nature fondamentale même de tous les processus.

C’est parce que le rêve s’arrête que l’on appelle ça l’éveil. Mais en fait, l’éveil, cela n’existe pas.

Cela s’appelle l’éveil du point de vue du rêve, mais quand le rêve cesse, cela n’a plus de nom, cela est Cela, c’est tout.

L’éveil s’évanouit avec le rêve.

~ Yvan Amar

 

friends forever

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••• les zultimes chroniques – 2/4/19

traduction: si je veux ressentir la paix dans ma vie, je dois moi-même être en paix… si je veux que les gens prennent soin de moi, je dois moi-même prendre soin… si je veux qu’on me respecte, je dois inspirer le respect… tout doit commencer avec soi-même, ceci est mon message... – Veeresh

ces temps-ci, en cette nouvelle phase de ma vie, je remercie et apprécie mes mentors du passé plus et moins lointain… Osho, Veeresh, Carioca pour la musique, Mestre Irineu pour le Daime, notre famille de Ceu Sagrado au Brésil…

mais ce matin, c’est vers Veeresh que j’aimerais diriger mon appréciation… c’est que je suis à préparer un voyage en Europe fin mai début juin et, après plusieurs années, je compte aller visiter mes ami(e)s de la Humaniversity, l’une de mes familles les plus précieuses en ce bas monde, un endroit qui a été une grande influence et inspiration dans ma vie…

pour moi, la Humaniversity, c’est le foyer de Veeresh… son home… c’est ma maison en Europe… mon quartier général depuis 1988… ça fait quelques années déjà que j’y suis passé et l’idée d’y retourner réjouit mon coeur et mon âme…

je suis en plein processus de demande d’une bourse de perfectionnement pour participer à la conférence AYA2019 qui a lieu en Espagne à la fin mai,

https://www.ayaconference.com/

où je dois prononcer une allocution et jouer un peu de musique, notamment la pièce Amazonia, oui oui, celle-ci, précisément…

et par la suite, l’idée est de me rendre à Egmond aan Zee près d’Amsterdam et de prendre part à la rencontre annuelle des gradué(e)s de la Humaniversity qui a habituellement lieu en mai mais exceptionnellement cette année, elle a lieu en juin… bon bon le timing…

important je trouve de pouvoir reconnaître et apprécier nos influences, nos inspirations, la chance d’avoir côtoyer des êtres d’exception, ce que fut sans doute aucun Veeresh… et ce qu’il est encore, même de l’autre côté de cette apparente réalité… car la Humanivesity, la place à Veeresh, institut qu’il a fondé à la fin des années 1970, continue de vibrer, grâce à l’amour de ses ami(e)s, de mes ami(e)s…

j’ai séjourné à la Humaniversity pendant quelques années à la fin des années 1980 et pendant quelques années au début des années 2000, ici au Québec, nous avons offert des ateliers et formations inspirés par l’approche de Veeresh… cette inspiration a teinté tout le reste de ma vie…

même si le projet actuelle de légalisation, d’église et les nombreux projets qui mijotent ne sont pas directement en lien avec le travail de la Humaniversity, ils le sont aussi tout à fait… du métissage, de nouvelles boutures, du travail de coeur et de générosité…

je me souviens que Veeresh nous disait souvent d’oser être des étoiles… je l’ai pris au mot… en ce sens, je lui dois totalement la folle audace d’avoir osé lancer une campagne de $ocio$ l’an dernier, ce qui a permis de réaliser l’album Les Hymnes du Pays d’en Haut en compagnie de mes ami(e)s musicien(ne)s…

https://atisupino.hearnow.com/

même si je ne suis plus connecté directement au quotidien avec la Humaniversity, après avoir animé de nombreux ateliers et avoir guidé la méditation Humanivesity Aum pendant 25 ans ici au Québec (la Aum continue à Montréal avec Pritam et son équipe), les fruits du travail de Veeresh rayonnent encore ici et trouve tout à fait racine en moi… et murissent en mon coeur…

et ce matin, je trouve important de dire merci à mon mentor, mon ami, mon enseignant dont l’amour sans borne pour Osho a pu me permettre de me sentir soutenu au sein d’une grande famille spirituelle… et encore aujourd’hui…

comme ce que nous apprend l’approche des constellations familiales, c’est soutenu par mes tous mes prédécesseurs que j’avance sur ce chemin encore tout à fait inconnu pour moi, la foi et la force au coeur, inspiré par des êtres qui n’ont jamais eu froid aux yeux, et encore moins au coeur…

important pour moi d’exprimer haut et fort, et en même temps silencieusement, humblement et délicatement ici, toute mon appréciation, sachant que d’où tu es Veeresh, d’où vous êtes toi et Osho, notre maître, tu m’entends et tu sens bien la sincérité de cette appréciation…

encore aujourd’hui, quand je tremble en dedans parfois au moment de prendre certains risques ou des décisions délicates, c’est à toi que je pense Veeresh… my favorite spiritual gangster…

à toi que je réfère aussi quand je perds patience avec quelqu’un, toi qui nous a enseigné que le but, when working with people, est ultimement de devenir ami(e)… toi qui a enseigné à des milliers de thérapeutes de continuer à se regarder et à se remettre en question quand on était off dans nos interventions, dans notre façon d’être… de simplement demeurer des êtres humains sincères…

comme tu m’as écrit au bas d’une photo qui trône fièrement dans notre petite église ici : ati, my dear brother I love you very much…

so…

Veeresh, my dear brother, I love you very much…

friends forever… para sempre…

smells fishy

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••• les zultimes chroniques – 1/4/19

la joke c’est que nous ne sommes pas notre porte-monnaie non plus… car presque plus de monnaie anyway… nous ne sommes plus gran chose qui vaille…

ni le premier avril, ni le 23 septembre… ni any other time

nous ne sommes ni corps, ni esprit, ni mental, ni pensées…

et en même temps, nous sommes tout cela, et tout ceci…

nous sommes l’observateur/trice de ces quelques mots… mais que temporairement… que ce moment…

en ce moment, vous êtes cette présence qui lit ces mots…

et aujourd’hui, nous sommes tous et toutes des poissons….

smells fishy

quelle bouillabaisse…

relié(e)s

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••• les zultimes chroniques – 31/3/19

traduction : les gens me demandent parfois, de quelle religion te réclames-tu ? je réponds toujours: un peu de chacune d’entre elles, mais surtout d’aucune ! – Osho

quel beau twist de mind cette réponsequi représente pas mal ce que je feel en matière de religion…

d’ailleurs ça qui m’a attiré chez Osho il y a presque 40 ans… plusieurs des choses qu’il disait me faisait me dire à moi-même : enfin quelqu’un qui dit tout haut ce que je ressens profondément tout bas depuis toujours…

probablement aussi pour ça que j’ai ressenti un méga choc électrique – un éclair du génie dans la bouteille –  la première fois où j’ai été en sa présence au début des années 1980… une brèche s’est tracée jusqu’à mon âme… et par la suite, ma vie n’a plus jamais été pareille… pour le meilleur, et pour le dire…

justement, au cours de sa vie, Osho, en tant que philosophe et maître spirituel, a parlé pendant des milliers d’heures au sujet de toutes les religions et divers courants spirituels… il nous a appris l’existence de divers courants autant religieux, spirituels, philosophiques que psychologiques… il a fait notre éducation à de si nombreux niveaux…

donc un peu de chaque courant religieux, mais aussi d’aucun… j’aime le semblable de toutes les religions et j’adore la possibilité d’évolution de chacune… le respect des traditions et liberté d’application…

car au fond chaque religion, dans son essence fondamentale, ne peut prôner que l’amour, le partage, l’humilité, la justice, la vérité (face aux autres mais surtout face à soi-même) et autres vertus du genre…

moi qui suis justement en processus d’établir une nouvelle église pour célébrer la vie, grâce à la musique, aux chants/hymnes, au silence et pour nous relier aux diverses entités et êtres célestes qui nous protègent way up there, et way in here, fondé sur la tradition du Santo Daime, je suis en plein milieu de la matérialisation et l’incarnation de cette fragile équation…

respecter et reconnaître la tradition du Santo Daime, honorer Mestre Irineu et sa vision, tout en adaptant leur réalité de jadis au monde actuel, au contexte local dans lequel nous vivons…

fragile équilibre que celui de vouloir s’inscrire dans un courant religieux ou spirituel déjà existant, depuis plus ou moins longtemps, et laisser ce courant évoluer et se développer ici et maintenant… car la vie et les moeurs changent…

conserver vivant l’esprit de la tradition, l’inspiration initiale de jadis, comme un fil d’or qui puise dans l’origine même du courant en question, et lui permettre de suivre ce qui vit ici, maintenant…

en ce sens le Santo Daime n’est pas à proprement parler une religion en tant que telle… on retrouve au Brésil et dans de nombreux endroits dans le monde diverses facettes et applications de ce courant qui lui-même puise autant dans le christianisme (et non le catholicisme, l’esprit christique), le chamanisme et l’Africanisme (Umbanda et Candoble)… et qui fait d’ailleurs ici au Canada une place à l’amérindianisme, aux premières nations d’ici…

esprits du ciel et de la terre, inspirez-nous…

un peu de chaque religion car le terme religion veut justement dire relier… ce à quoi sert la religion dans son essence fondamentale, nous relier autant à nos frères et soeurs qu’aux esprits qui veillent sur nous… peu importe leur forme…

et avec le thé Daime, pas d’intermédiaires qui viennent pervertir la connexion… chacun et chacune peut communiquer directement way above and inside, ensemble… et chanter, prier, s’introspecter… seul(e), car une partie de la job doit se faire seul(e), et ensemble, car lié(e)s nous sommes, serons et avons toujours été…

un peu de chacune, mais beaucoup d’aucune…

jouez avec ça en ce beau dimanche pluvieux, dernier jour de mars…

slow life

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••• les zultimes chroniques – 30/3/19

traduction: donne-toi le temps, ou donne-toi du temps…

même si tout va de plus en plus vite, la vie est lente et longue… je ne parle pas des choses fofolles à la surface du quotidien, les multiples rendez-vous et obligations et multiples choses à faire encore et encore… day in day out…

je parle des choses importantes, les choses de fond, les enjeux fondamentaux de la vie, de nos vies respectives…

depuis que je vis à la campagne, soit depuis plusieurs saisons, c’est la nature qui est ma plus grande enseignante… même si je suis le disciple de deux maîtres spirituels, la nature est ma mère enseignante, la mère de mes gourous…

ce qui me fait d’ailleurs penser à l’expression la mère de Dieu… j’aime cette expression qui fait voler en éclat toute conception à propos du début de la vie… car ça ne peut être qu’une mère qui a pu donner vie à la vie, peu importe sa forme… toute vie vient de la mère… qu’elle se nomme Marie, Kali ou Durga… la vie a été enfantée… et toute grossesse prend du temps… le temps que ça prend, ni plus ni moins…

d’ailleurs la mère de Dieu n’est pas le bout de l’équation… car qui est la mère de la mère de Dieu ? décidément on n’y échappe…

pour revenir à la nature, le cycle des saisons nous en apprend beaucoup sur la vie… toujours en évolution, jamais jamais identique sous des allures semblables, jamais rien n’est comme cela a déjà été… les arbres, les animaux, même les roches se transforment au fil du vent et des éléments…

observer la nature nous enseigne quant à notre impermanence, tout comme sur l’éternel recommencement du cycle des saisons… une après l’autre, elles se suivent et se fondent l’une en l’autre… une après l’autre, elles se succèdent et nous rappellent que le temps ne se mesure pas en minutes mais davantage en succession de cycles…

lents, rythmés, successifs… ainsi va la vie…

la terre ne s’en fait pas trop face aux changements climatiques, elle s’y adapte et les intègre, elle s’y plie, elle danse avec les ptits nouveaux… la terre est vieux jeu et en même, ultra moderne… la mère a vu neiger… et veille sur ses enfants un bon père de famille

parlant saisons, j’ai appris l’autre jour que notre bon vieux jeux de carte de 52 cartes est fondé sur le calendrier grégorien : 4 couleurs (ou sortes) pour les quatre saisons de l’année, 12 figures pour les 12 mois, 52 cartes pour les 52 semaines et la somme de tous les points d’un jeu de 52 cartes plus le joker est de 365 pour les 365 jours de l’année…

le total de chaque couleur donne 91 points (les valets, dames et rois valant respectivement 11, 12 et 13 points), ce qui donne en multipliant par quatre 364 points, auquel on ajoute un point de joker… un jeu classique est livré avec 2 jokers, ce qui donne alors un total de 366 pour les années bissextiles…

flush royale non ? un grand jeu la vie… de 52 ramasse… encore et encore…

si on ferme un peu cet ordinateur quand même si pratique et qu’on prend la joie de regarder dehors, on verra la vraie vie, celle qui observe le monde spinner sur lui-même, celle qui nous voit s’en faire pour rien… toujours là, patiente, calme, pas énervée… lente, posée, respirant au rythme des jours, des saisons, des années qui lui passent dessus, dedans… sans que rien ne la touche vraiment…

allez, à plus, m’en va voir la vraie vie moi là là…

apparente laïcité

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••• les zultimes chroniques – 29/3/19

alors ça y est… il est déposé ce sacré projet de loi… évidemment, certains sont pour, d’autres contre… on a beau dire, la religion ne laisse personne indifférent, surtout quand les gens le sont, différents religieusement… et avec le métissage de la société, surtout dans les villes en fait, le débat ne peut que s’enflammer…

et dans la plupart des cas, ce sont les plus extrêmes de tous les camps qu’on entend, et de qui on entend parler… en ce sens, avec ce qui sort comme dégueulasseries commises par les prêtres de l’institution catholique, personne n’est tout à fait blanc comme neige…

en gros, on veut interdire à certaines personnes en situation d’autorité de porter des signes religieux… visibles ou pas… mais parait qu’on ne procèdera pas à des fouilles à nu selon le ministre dit de l’inclusion… fiou…  mais quel est le problème à porter une croix ou la photo de son gourou sous sa chemise ? et même par-dessus for that matter ?

mais j’imagine qu’il faut trouver un compromis quelque part…

on considère les enseignant(e)s des écoles publiques comme des personnes en position d’autorité, soit, un choix que le gouvernement a fait… mais pourquoi pas ceux et celles des écoles privées ? faudrait nous expliquer mieux celle-là…

mais over all, cheap deal quant à moi…

on retire notre JC agonisant sur une croix depuis 2000 ans imposé par Duplessis (ce que la CAQ ne voulait pas faire en fait) en échange de l’interdiction pour certain(e)s à porter un signe religieux de leur choix, qu’on le voit ou pas… quelle hypocrisie…

en fait, on dit subtilement : gardez vos croix sous vos chemises, pas de problème, mais le foulard, le kippa et tous autres bouts de tissus de Dieux divers qui peuvent souiller nos yeux laïcs, no way mes fidèles !

quant à moi, au lieu de vouloir les cacher et les rendre invisibles, je trouve qu’on devrait permettre plus de signes religieux partout… de toutes les traditions et de toutes allégeances… car les pires signes religieux sont ceux qu’on force à cacher… et les pires signes religieux sont ceux qu’on porte dans la tête et non sur… surtout ceux que la majorité ne veut ni ne peut voir…

le monde est en manque de religieux, en manque de sacré, en manque de spirituel… alors shootons-y du sacré partout…

mais le sacré ne se trouve pas les objets, il se tient dans le coeur et dans le respect des différences… pas dans la tolérance des autres, dans leur acception car ils et elles vivent ici, avec nous…

apprenons à nous connaître, parlons-nous, échangeons sur nos différences religieuses et nous verrons bien que sous d’apparentes différences cosmétiques, nous sommes des enfants de Dieu, peu importe comment on le conçoit, même si on ne le conçoit pas…

de toute façon, les gens les plus racistes et à l’esprit le plus étroit ne portent pas de signes religieux… c’est dans la tête qu’on retrouve les signes de leur évidente fermeture d’esprit… et souvent de coeur… empreint de beaucoup de peur…

quant à moi, l’extrémiste athéiste est le plus sournoise des religions car elle nie toutes les autres que la sienne… si Dieu n’existe pas pour moi, alors LES Dieux des autres ne peuvent que me déranger dans ma croyance… et toute croyance est bien petite si elle ne permet pas celles des autres…

alors fuck le Dieu unique ou pas de Dieu du tout, quels qu’ils soient, et vive tous les Dieux et Déesses, même ceux et celles qui n’existent pas… ca de nos jours, on découvre que tout est possible, et son contraire aussi…

de nos jours, nous vivons dans un société de droit et les nouveaux prêtes sont les avocats et les juges qui interprètent la justice des hommes… encore beaucoup plus que celle des femmes d’ailleurs… société laïque et de droit… un peu sec non ? ça manque d’inspiration divine… si on moins on vénérait la nature… mais même elle on se donne le droit de la massacrer…

de plus en plus, nous sommes aux prises avec une religion de droit, qui penche toujours un peu plus à droite… ça a ben lair que Dieu porte à droite…

une religion de consommation ou avoir devient être, mais qui tire à sa fin car la planète a des limites…

une religion du paraître, ou le regard des autres semble plus important que notre propre introspection…

mais à quand une vraie spiritualité ? qu’elle passe par des institutions multiples ou pas, qu’elle se vive en solo ou en groupe, mais qu’elle permette la volonté de tous et toutes…

car la société change et ce n’est pas en tentant de régler nos différences à coups de lois que la justice divine se fera… c’est en gardant au coeur les valeurs importantes de tous et toutes, et ça, on ne peut cacher ça sous sa chemise…

Amen, Allah, Shalom et ainsi sera-t-il anyway !

rien à faire

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••• les zultimes chroniques – 28/3/19

traduction: si tu cherches à ne rien faire, quoi que tu fasses se révèle être de l’extra

déjà quelque chose en soi ça hein ?

on l’aime celle-là right ? quoi que la barbe du gars soit louche à mon avis…

belle philosophie quand même, sous des allures délurées… chercher à ne rien faire – ou ne pas chercher à faire quelque chose è tout prix – transforme tout ce que l’on fait en quelque chose… quelque chose d’apprécié, d’inestimable, de précieux… qui aurait pu ne jamais être fait ni réalisé…

mais est-ce que penser est faire quelque chose ? pensez-y et ça fera déjà ça de fait…

car au fond, vouloir faire quoi que ce soit est un peu illusoire et vain…

car qui sommes-nous au fond pour penser que c’est nous qui faisons ?

et faire quelque chose de son vivant pour qu’on se souvienne de soi après sa mort est un tout ptit peu prétentieux non ?

pas tant ce que l’on fait qui compte mais comment on le fait et comment on se sent quand on le fait qui compte… me semble…

ne rien faire est précieux… et pas tout à fait la même chose que faire rien… qui est plus de travail…

et ne rien faire pendant un bout de temps peut s’avérer très bénéfique…

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mais certains trouvent toujours à en faire beaucoup de peu, peu importe…

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allez bonne journée chez-vous

wouf wouf

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••• les zultimes chroniques – 27/3/19

parfois, je regarde le monde et je suis perplexe en chien…

on défend devant la justice des pitbulls qui ont mordu des enfants et on s’entête à protéger des chiens qui tuent des humains…

on laisse circuler des armes qui tuent – et de plus en plus souvent des enfants – quand on sait qu’on pourrait les bannir en quelques jours comme on a vu récemment en Nouvelle-Zélande…

d’ailleurs des humains en tuent d’autres quotidiennement, notamment dans des écoles, que ça en soi questionnant non ?

d’ailleurs, à chaque jour, des humains s’enrichissent à vendre des millions d’armes et d’équipements militaires qui servent à tuer leurs concitoyen(ne)s…

dans les pays riches et débordants d’abondance, on refuse l’entrée à des gens qui fuient les guerres et les persécutions et qui n’ont plus rien…

malgré des milliards de $ de lousses, on refuse d’en donner aux parents qui s’occupent d’enfant malades à la maison, aux proches aidants…

tout le monde doit des milliards de $, mais à qui au juste ?

n’importe quel pousseux de puck professionnel fait de nombreuses fois plus que médecins, infirmières, préposé(e)s et autres gens qui sauvent des vie et prennent soin du monde…

un joueur de baseball vient même de signer pour un demi milliard de $… certains veulent ravoir les expos à Montréal pour pouvoir en payer d’autres comme ça…

on produit des guguss qui s’auto-détruisent presque, et qu’on s’assure de ne pas pouvoir réparer non plus… pendant que la planète…

on détruit la terre mère, la terre même sur laquelle on vit…

les écoles de nos enfants sont pleines de moisissure pendant qu’on manque de profs nombreux nombreuses à lâcher le bateau, pendant que ceux et celles qui restent sont épuisé(e)s…

les quelques plus riches du monde le sont plus qu’un bon pourcentage de la population mondiale, et ceux-ci continuent d’en vouloir plus… pendant que de plus en plus en ont de moins en moins…

et Trump…

et la radio-poubelle de Québec…

et la liste de telles incohérences pourrait être encore beaucoup plus longue…

quand même quelque chose de vivre avec autant de non-sens autour de nous non ? autant d’injustices, autant de vulgarité, autant de grossièreté… sans devenir fou ou folle…

l’humain est capable du meilleur, mais aussi du pire…

malheureusement – et mystérieusement – on ne nous montre souvent que le pire…

ce de quoi l’on veut se nourrir de… ou ce que l’on nous a habitués à voir et à prendre comme réel ?

of course, le monde est ce que l’on choisit de voir et de regarder… mais tout ce qui a été cité plus haut existe aussi… et nous, en cette partie du monde, avons le luxe de choisir ce que l’on veut voir…

certain(e)s n’ont pas ce luxe, ils et elles ont ce non-sens dans la face quotidiennement et vivent dedans… que pour ça gratitude et compassion…

étrange en chien ce monde non ?

allez… bon mercredi quand même…