Archives pour la catégorie Non classé

lever de sommeil

14344226_10153999666333691_3696857887859854676_n.jpg

///////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
///////////////////////////////////////////////// la quarante-neuvième

traduction : nous ne pouvons vraiment apprécier le miracle d’un lever de soleil que si nous l’avons attendu dans le noir

on dirait que toute chose a besoin de son contraire, ou de son opposé, pour être appréciée pleinement et à sa juste valeur…

comme la fin de semaine après une bonne semaine de travail…

l’apéro de fin de journée après une journée de travail, ou de congé…

la retraite après une carrière bien remplie…

la mort après une vie pleine et riche…

le calme après la tempête…

un bon repas sur un ventre vide ou une gorgée d’eau dans une gorge sèche…

l’amour après une solitude bien assumée…

le soleil et ses premiers rayons aux aurores froides et humides…

même si le contre-jour n’est pas absolument nécessaire, il donne du relief aux choses, aux événements… comme une espèce de faire valoir…

pas de lumière sans ombre, ni vice et versa…

même si elle relève de la dualité, cette relation oppositionnelle donne un sens d’appréciation supplémentaire aux choses… qu’est-ce que le blanc sans noir ?

rien comme manquer ou s’ennuyer de quelque chose que l’on aime pour l’apprécier encore davantage…

prenez l’agitation de la ville versus la paix et le calme de la forêt…

je vis au paradis et même si je vais prendre de longues et belles grandes marches à tous les jours,  mais parfois j’oublie la richesse et la magie des lieux… dimanche dernier, je suis allé à Montréal… eh bien, ma marche quotidienne d’hier fut encore meilleure que d’habitude… comme si le contraste donnait encore plus de relief à ce que l’on apprécie vraiment… comme si le calme est plus calme après la tempête…

faut pas nécessairement ni absolument souffrir pour être belle ou beau, mais disons que l’effort donne un sens au chemin, une valeur ajoutée aux choses qui nous importent… ça donne de la profondeur, ça donne un axe de comparaison…

et faut parfois tout risque pour les choses et les gens qu’on aime…

et même si on dit qu’il ne faut pas comparer, très humain de mettre les choses en perspective, de mettre en rapport… par exemple, quand on regarde le sort de certaines personnes sur cette terre, impossible de même penser se plaindre vous et moi… nous sommes des gras durs de l’existence… des choyé(e)s… le mauvais sort de certains révèle encore davantage notre chance…

quand on se compare on se console..

bien sûr, pas besoin du malheur des autres pour réaliser l’ampleur de notre chance… mais disons que des alternatives plus sombres éclairent et donnent lumière à la chance que nous avons de vivre ici… maintenant… en paix… repus… comblé(e)s…

rien comme l’espoir et l’attente parfois ardue et challengeante de temps meilleurs dans les tempêtes personnelles pour donner de la valeur à ces dits temps meilleurs… fermeté et persévérance dans l’adversité finissent par donner leurs fruits…

rien comme les premiers rayons du soleil après une attente les deux pieds dans la sombritude des aurores…

rien comme boire quand on est assoifé(e)… rien comme manger quand on est affamé(e)s (ce qui est plutôt rare d’ailleurs)…

rien comme ouvrir les yeux sur une nouvelle réalité après vécu les deux yeux et l’esprit semi-fermés… rien comme le vide et le rien après un certain trop plein de vie…

il faut parfois avoir très soif de quelque chose pour pouvoir persévérer suffisamment jusqu’à son obtention et ainsi l’apprécier à sa juste mesure… l’effort donne sens au but visé… et énergie en ce chemin de vie…

rien comme s’éveiller du rêve quand on a passé une bonne partie de sa vie somnambule…

alors cette chronique pour tous ceux et celles qui ont les deux pieds dans l’aurore de leur vie et qui attendent le soleil… il est ici, juste là… il se lève… juste un autre ptit bout de chemin, ne lâchons pas…

 

câline de dîme

13907082_666258153530143_1895334259725162568_n.jpg

////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
////////////////////////////////////////////// la quarante-sixième

c’est ce temps de l’année encore une fois… non non, pas le retour à l’école, pas la récolte du jardin, pas le feu qui pogne dans les feuilles des arbres de la forêt laurentienne, pas le temps de faire ramoner sa cheminée… quoi que tout ce qui précède ne soit pas faux… c’est l’automne quand même, et après tout, notamment un superbe été qui ne veut plus finir… l’été n’a pas été, il est encore…

non, c’est le temps de renouveler mon abonnement WordPress… mon cinquième renouvellement annuel…

cette année, pour la première fois, je me suis demandé si je continuais à pondre chroniquement et quotidiennement chronique…

comme un besoin profond de me renouveler moi-même, changer mes habitudes, faire autre chose et faire différent, voyager de par le monde et lâcher les amares… notamment au Brésil que j’affectionne particulièrement…

mais me revoici me revoilà, alors ça doit être que j’ai décidé de continuer… à moins que ça ne soit que le Grand Esprit qui me joue des tours… ah ce ptit maudit de Grand Esprit… excusez-moi GE, moi pis mes mauvaises manières avec mes mots dits…

l’an dernier, j’ai pris l’abonnement de luxe de WordPress afin de vous éviter les publicités… de rien, mon plaisir… et j’avais fait un appel à tous afin de m’aider à contribuer à ramasser les 100 quelques dollars que l’absence de publicité requérait… et vous avez été quelques-uns et zunes à me faire parvenir quelques dollars… merci à vous en passant…

car voyez-vous, nous sommes dans une époque ou c’est l’absence de qui se paie : nous vivons dans l’ère du sans… sans gluten, sans colorant ni additifs, sans pesticides, sans gras trans et autre sans tutti quanti ni tutti frutti… sansations

mais pourquoi je vous parle de ça, et de dîme, câline de bine, me demanderez-vous ? OK OK vous ne me l’avez pas encore demander j’avoue, mais je sens que ça s’en venait… alors je vais vous répondre avant que vous ne me posiez la question…

c’est que j’ai envie de vous confronter un ptit peu ce matin…en me confrontant moi-même car en cette ère de wifisation et de trouve tout tout tout sur le net, notre rapport à l’argent et particulièrement à payer pour des choses qu’on apprécie se trouve bouleversé…

en effet combien de jeunes n’ont jamais payé un sous pour obtenir de la musique de toute leur vie durant ? ce ne sont pas des voleurs/ses ces jeunes, que l’époque dans la quelle on vit qui fait croire que tout est gratuit… et que la musique pousse toute seule sur le web…

prenez ce blogue… il se donne à vous, il s’offre à vous et vous en disposez comme vous voulez… ou vous l’ignorez… mais si vous êtes ici, il vous intéresse minimalement…

et ce blogue vous coûte gratis… free free… et de mon côté, mon plaisir de vous donner pour rien mes ptits mots dits, et parfois mes gros…

alors ce matin, je relance mon appel à tous pour cette nouvelle année… si le coeur – et le porte monnaie – vous dit de contribuer à faire en sorte que ce blogue soit publicité free, please feel free to do so

et si vous ne le faites pas aucun problème, j’ai déjà payé pour que la pub ne vous poppe pas dans la face ni dans votre écran lorsque vous lisez ces pages… car on n’aime pas la pub vous et moi right ?

alors si vous aimez consulter ce blogue et appréciez que la pub ne vous poppe pas dans le toupet, vous pouvez m’envoyer un ou quelques dollars de votre compte de banque via interac (adresse courriel : atidion@gmail.com) ou encore via paypal, j’y suis ati dion… le seul probablement…

si vous ne m’envoyez rien, aucun problème, sincèrement… je vous aime quand même… même si je ne vous connais pas encore… qu’une simple demande pleine de détachement, ou avec sans attachement comme dans avec pas de casque, car j’adore écrire et je le fais par pur plaisir… ma vraie paye… en fait c’est moi qui devrait peut-être vous payer pour me lire… peut-être l’année prochaine 😉

si vous ne voulez pas m’envoyer d’énergie verte, aucun problème, vous pouvez simplement m’envoyer quelques mots gratuits, question d’avoir un peu de feedback aussi de votre part… car la vie est échange, give and take… je vous donne mes mots, vous les lisez… je vous laisse décider ce que que vous voulez me donner en retour… du vide ou du plein, des mots ou des sous, du cash ou du rien, des traces ou du lien…

et si plutôt que m’envoyer quelques bidous pour la pubfreetitude,  vous préférez donner à une oeuvre de charité, ou 2 piasses à un sans abri pour un café, une bière, un snack ou un pétard – car quand on donne on donne sans regarder et sans attente right ? – ainsi soit-il et alléluia…

car l’idée est que l’énergie circule… car bientôt l’énergie redeviendra libre foi de Nicolas Tesla… et la source sera totalement ouverte de nouveau… nous sommes en train de libérer le chemin… et la rivière coule jusqu’à la mer…

et parce que j’aime aussi jouer, de la musique s’entend, tant qu’à donner, je vous donne du même coup ma musique… pour celle-ci, je prépare une campagne de socio-financement car j’aimerais enregistrer en bonne qualité bientôt… et en bonne compagnie avec quelques ami(e)s musicien(ne)s.. ce qui requiert quelques bidous sur le plan logistique et technique… et on s’en sort pas, l’argent est le nerf de la chair…

calîne de bine… comme l’impression que je vais avoir la paix aujourd’hui moi là là… comme dit le diction, si tu ne veux plus voir quelqu’un, prête lui 100 $ 😉

amour tout le tour

aho chanceuses de la lune !

PRp0xN4/////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////////////////// la trente/sixième/

ORAÇAO DA LUA offered to Kaivalya (Myriam)

o Lua Dai me força
o Lua Revelo meu coração

Dança da Lua / Madrinha Lua

o Lua Sagrada Firmeza
o Lua Companheira do sol

Dança da Lua / Madrinha Lua

o Lua Astro do amor
o Lua Limpar meus emoçaoes

Dança da Lua / Madrinha Lua

o Lua Mirror of my soul
o Lua Shining light in the dark

Dança da Lua / Madrinha Lua

o Lua Illuminar da floresta
o Lua Luz de meu coraçao

Dança da Lua / Madrinha Lua

 

intro et extro spection

62900_600••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/huitième

depuis quelques temps, je me questionne sur mon utilisation des médias sociaux, nommément FB car c’est le seul que je fréquente plus assidûment… un c’est assez… car déjà que parfois, je trouve que je le fréquente trop ce mur d’image…

il me tire la manche, il me garde parfois plus longtemps que je le voudrais vissé à l’écran… j’aime pas le feeling

mais depuis quelque temps, cette relation me dérange un peu, cette relation me titille… d’ailleurs la raison pour laquelle je prends une petite distance depuis quelques semaines… bien que j’aie repris à temps partiel depuis quelques jours, je vais me garder une petite gêne pour l’été… petit sevrage virtuel…

c’est que le web – et ses nombreuses déclinaisons – attire inévitablement notre regard toujours vers l’extérieur…de plus en plus…

alors que la voie royale passe inévitablement par le regard vers soi-même…

208359_4297838850437_1299338463_n

alors que le web nous en donne toujours plus à voir et à lire en dehors de soi… mais cette extase – état hors de soi –  nous éloigne de nous-même… elle nous fait monter dans notre tête, elle nous divertit en portant notre regard sur autre que soi, sur des événements mondains et externes…

mais un moment donné, un gars – et une fille – en a assez des niaiseries de Trump et de ses pauvres concitoyens… car un mur c’t’un mur… qu’il soit FB ou de frontière…

donc cet été une cure d’amincissement virtuel pour le chroniqueur… on tire la plogue un peu… temps d’aller jouer dehors, dans le bois, temps d’aller se faire manger par les bibittes un peu… et de casser cette habitude qui est devenue de plus en plus régulière, de plus en plus assujetissante… trop parfois…

car après des années à se regarder, un peu étrange de se retrouver à regarder le monde à-travers un écran, à voir les gens donner leur opinion sur tout et rien… d’ailleurs que tout ce qui circule n’est pas de l’information de première main… tout est filtré, tout est rapporté par l’extérieur, de l’extérieur…

et toute cette prétendue information n’est souvent rien d’autre que propagande, bais d’interprétation rapportés par nos prétendu(e)s ami(e)s…

mais en même temps, pas encore prêt à tirer la plogue ni pour de bon ni complètement… car quand même pratique cette ptite bête-là…

pratique pour diffuser mes chroniques

https://atidion.com/

pratique pour partager ma musique

et pratique pour avoir des nouvelles de mes nombreux ami(e)s et connaissances de partout de par le monde…

alors à voir et à suivre comment se développera cette méchante habitude

mais avec modération pour l’été, modération qui a toujours meilleur goût évidemment…

alors si vous avez le goût de réfléchir à ça, tenez :

http://plus.lapresse.ca/screens/a60c80f8-1453-44a0-a288-9813e8e7c204%7C_0.html

et une pub super touchante de Gillette pour la fête des pères sur les limites du web versus une vraie relation en chair et en os justement :

oh my juicy God

13413757_626234894219459_2100011729520855881_n

••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/septième

traduction : Dieu est conscience, et non un créateur… Dieu est la source même de toute création… cela (et non il ou elle) n’est séparé de vous – Cela est la somme totale de tout… ainsi, lorsque je me dis Dieu, je ne réfère pas à mon ptit moi personnel… je réfère à l’expression de Dieu qui repose en moi… le verbe, l’Énergie et non le nom… lorsque tu crois que Dieu est un nom, une personne, un endroit, ou une chose, tu te sépares de cette source et deviens instantanément un être limité… c’est ce qui distingue les croyants (religieux) de ceux et celles qui savent (spirituel)

pas beau ça ?

pas un créateur Dieu, ni même une créatrice… que la source de toute création, toute la source de toute création…

pas un nom ni une personne à barbe, ni un endroit ou une chose… tout…

Dieu est la conscience même de tout ce qui vit, ce qui est vu, tout ce qui voit… Dieu n’est ni l’arroseur ni l’arrosé, Dieu est l’arrosoir de même que tout ce qui est arrosant et arrosable… Dieu est le jus même de la vie… la source de tout jus, de même que l’ultime destination où retournera tout ce même jus… Dieu est juicytude…

récemment je suis tombé sur un dicton qui disait que le but de la vie consistait à passer de avoir/faire/être à être/faire/avoir…

non pas se définir prioritairement par ce que l’on a, ce que l’on possède, car cela nous amène inévitablement à toujours en faire davantage pour éventuellement être un peu plus, soit plus heureux ou plus complet, plus content comme dans un contenant bien plein…

alors que si l’on replace être au sommet de la pyramide existentielle, cela nous amène à faire en fonction de cet état d’être, surtout pas faire n’importe quoi pour être davantage… même si éventuellement on sera porté à avoir quelques affaires en ce bas monde quand même… car nous sommes encore matière vous et moi… mais l’avoir n’est qu’une conséquence, et non une fin en soi…

quel repos que que de ne plus définir notre plénitude intérieure par le quantitatif mais davantage par la qualité, par l’être plutôt que par l’avoir… car en se définissant par l’avoir, on n’en finit pas de finir d’en vouloir davantage… tandis qu’être est par nature complet en soi… on est ou on est pas… on est et on ne peut pas ne pas être assez… on est ou m’est pas…

et si l’on n’est pas assez maintenant, on ne le sera jamais plus tard non plus… car nous ne sommes et ne serons toujours que maintenant… alors qu’on peut toujours avoir plus… pour éventuellement tout perdre si on s’y attache… on risque de crouler sous nos avoirs, on risque de couler avec nos savoirs…

avoir est horizontal, être est vertical… suffit de trouver la dimension qui nous définit…

être Dieu, ou l’avoir…

être Dieu, ou y croire…

être Dieu, faut y voir…

car à force de trop vouloir avoir, on se fait avoir… ça faut le savoir… et rien qu’à voir, on voit bien…

soleil couchant éveil touchant

1979343_10153683747906038_221200473208038090_ocrédit photo : Annie Béliveau via FB

••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatre/vingt/sixième

hier midi, notre ami, qui s’occupe de notre amie, partageait sur le groupe virtuel qu’il sentait venir la fin pour sa belle… il partageait sa tristesse, disant qu’il profitait de sa présence de notre amie d’amour en corps pendant que l’âme est encore attachée au corps…

et suite à son message qui est rentré dans le dash de mon âmerie, toute la journée durant mon ménage du printemps forestier j’ai été imbibé par lui, par ses mots, par sa peine, par son coeur qui bat si fort ces temps-ci que je l’entends jusqu’ici, lui le drummer, malgré la scie à chaîne, malgré les arbres qui tombent du haut de leur cîme avec fracas…

et nous avons été nombreux à lui exprimer notre soutien via quelques mots de réconfort… et en silence aussi notre impuissance… nous l’avons pris dans nos bras canadiens et virtuels et l’avons serré fort fort fort… car sa peine est ma peine, notre peine, sa douleur est la nôtre… mais démultiplié exponentiellement… je n’ose même pas imaginer…

mais les mots sont un peu nonos dans ces moments… comme ils le sont maintenant…

mais quoi dire à nos amis qui vivent la mort ?

et qu’avons-nous d’autre comme pare-choc face à la mort ?

de quel autre bumper pouvons-nous nous munir contre les chocs quand nos ami(e)s changent de corps ?

le silence bien sûr, la contemplation, l’intériorité, la sensibilité, la délicatesse…

mais à distance ainsi, le silence et ses comparses sonnent un peu creux parfois, ils sonnent vides, ils résonnent le vide… les mots disent peu, mais ils traduisent notre impuissance, notre méconnaissance et notre insignifiance devant l’inconnu…

quand un ami vit à-côté de la mort de son amour, que côte-à-côte il la suit dans son dernier sprint de vie,  qu’il l’accompagne, quoi dire ? quoi faire pour lui ?

bien sûr, être ici, être là, lui dire qu’on l’aime et qu’on est ici… et rester disponible… le porter dans son coeur… mais encore…

quand quelqu’un qu’on aime vit ses derniers souffles, on se relie et on compatit, on exprime son soutien… on touche à sa propre mort…

mais quoi faire pour celui qui accompagne ?

cette personne qui doit rester forte, qui doit veiller sur l’autre, prendre soin… mais qui prend soin de celui qui prend soin ? comment aider quand parfois rien n’est à faire ? comment soutenir sans envahir ? comment faire sans ne rien faire ?

si vivre ses derniers moments doit être l’expérience d’une vie pour quiconque, accompagner l’être aimée doit l’être tout autant… car pour l’aidant, l’aimant, la vie continue… et continuera… avec cette immense vague qui frappe, qui cogne… cet immense vide qui suivra…

j’imagine que l’on ne peut savoir ce que la personne sur le point de partir expérimente tant qu’on ne l’a pas vécu soi-même, mais on ne sait pas davantage ce que constitue le fait d’accompagner la sortie de piste d’un être aimé…

décidément, rien comme la mort pour insuffler la vie pour tout le monde autour… rien comme la mort pour faire émerger l’amour… rien comme la mort pour nous rappeler de se laisser brûler les ailes par la vie…

même si elle me bouleverse, la mort de notre amie reste intangible, inconnue et un peu étrangère pour moi… trop grand la mort pour les vivants…

mais l’amour de son mari, et sa peine, et son douloureux accompagnement amalamoureux me touche concrètement, me remue jusque dans mes bottes de travail, jusque dans mes bois…

la mort nous enseigne à vivre avec passion, avec amour, avec totalité…

la mort nous parle dans la face en ce moment…

mais mes pensées, aujourd’hui, vont à mon ami qui prend soin, mon ami qui accompagne, mon ami qui marche main dans la main avec la mort, mains dans la main avec l’amor…

je t’aime Pravasa, je pense à toi, je te porte et te serre dans mes bras et dans mon âme… juste ici… et j’entends ton coeur qui bat haut et fort, full tempo !

fraternel poum poum d’amour et d’amitié…

VivAmala

13178997_10154180584513875_262159677741811274_n

••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• soixantéquinzième

écoutez ça, c’est de l’amour… du mieux que je peux… pour le moment… une première take… in love et out of love

si une image vaut 1000 mots, alors on connait la chanson…

je t’aime ma amala


VivAmala

Amala belle Amala
nous sommes ici avec toi
Amala chère Amala
nous sommes tous tout près de toi 

chacun de nous silencieux
en pensée avec toi
chacune en nous silencieuse
full feeling avec toi

***

tu vis en chacune de nous
et nous te gardons bien vivante
tu vis en chacun de nous
et nous te gardons bienveillante

tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur au chaud
tu nous réchauffes de ton amour
et nous gardes le coeur Osho

***

tu nous gardes le coeur au chaud
et du sourire plein la face
tu nous gardes le coeur Osho
et du sourire plein la face

tu nous ouvres le chemin
pour toujours nous allons chanter
tu nous ouvres le chemin
all the way nous allons danser

***

para sempre / para sempre
je t’aime ma belle Amala
para sempre / para sempre
on t’aime belle Amala

tu vis ici dans mon coeur
maintenant et pour l’éternité
et tu vis dans tous nos coeurs
maintenant et pour l’éternité

*** para sempre = pour toujours – en portugais

sur un air «pas mal adapté» d’un hymne de Mestre Irineu
Chamo Estrela – Cruzeiro # 88
un hymne qui invoque une étoile

déclaration de guerre

12802758_237427483263864_8249278504652699571_n

••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• cinquante-septième

traduction: la responsabilité des guerriers est de prendre soin des aîné(e)s, des gens sans défense, des gens qui ne peuvent prendre soin d’eux-mêmes et surtout, des enfants, l’avenir de l’humanité… – Sitting Bull

c’est le printemps des Indiens… et la guerre doit être déclarée… une guerre à la pauvreté, au désespoir, au manque d’humanité et de sens pour tout un peuple…

bien que le terme guerrier m’ait toujours sembler trop agressif et exagéré, il semble toutefois que la situation nécessite bel et bien une déclaration de guerre…

guerre à la pauvreté, guerre à la méconnaissance, guerre aux préjugés, guerre à nos fantômes et démons de conquérants qu’on voudrait ne pas voir ni reconnaître… notre passé de colonisateurs nous rattrape…

Attawapiskat, Lac-Simon, Kitcisakik, les endroits où ça saute en territoires autochtones sont nombreux en ce moment…

c’est sans parler des nombreux crimes commis sur des femmes autochtones partout au pays depuis des décennies qu’on s’est finalement décidés à investiguer…

quand des jeunes font des pactes de suicide, on ne peut vraiment plus attendre, la situation est plus qu’urgente…

pactes de suicide par des jeunes, toxicomanie, violence et pauvreté chroniques, conditions de vie carrément inhumaines telles que manque d’eau potable, surpopulation et isolement ne sont que quelqu’uns des enjeux actuels auxquels on doit s’attaquer…

mais que peut-on faire me direz-vous ? je sais, je sais, moi non plus je ne sais pas…

car c’est une chose de constater que les multiples problèmes sont criants et urgents, on a voulu le cacher longtemps mais là ça saute de partout – mais autre chose de trouver des solutions… surtout pour nous, babas blancs, qui vivons dans le confort et dans la méconnaissance d’une situation sociale qui nous dépasse…

mais peu importe notre couleur, notre descendance ou notre âge, nous avons tous et toutes quelque chose à voir avec la situation actuelle… qui découle directement des décisions et actions de nos ancêtres et prédécesseurs…

car on ne parke pas des peuples pendant une centaine d’années dans des établissements en les coupant de leur valeurs ancestrales et en les déracinant sans générer une situation telle que celle qui éclate aujourd’hui… d’ailleurs, est-on vraiment surpris ?

nos frères et soeurs des premières nations, autant ceux et celles qui vivent dans les centres urbains qu’en régions éloignées, ont besoin d’être entendus, écoutés et reconnus… et on doit leur fournir des moyens concrets pour qu’ils s’en sortent… des moyens qui vont coûter cher… très cher… aussi cher que la violence qu’on a fait subir pendant des décennies à des peuples qui étaient ici avant nous… il faut toujours payer pour nos erreurs passées…

le nouveau gouvernement semble comprendre l’urgence, espérons que les moyens promis seront suivies par des actions concrètes… et adaptées… on peut comprendre les dirigeants autochtones d’en douter, ce ne sont pas les premières promesses qui leur auront été faites… et que l’on n’aura pas respecter si cela s’avérait…

bien que rien ne soit simple et que rien ne sera réglé par un simple coup de bâton de parole, il faudra sûrement faire attention à ne pas répéter notre attitude et actions passées et absolument impliquer les premières nations dans toute tentative visant à résoudre cette crise actuelle, ces crises actuelles devons-nous dire… car chaque situation est unique et différente… et multifactorielles…

12814529_10154021290202244_6517449472023038363_n

traduction : marcher la voie rouge consiste à savoir que chaque personne et chaque chose créée par le Grand Esprit possède un savoir à transmettre à autrui, quelqu’un qui écoutera avec un coeur et un esprit ouverts

aho !

___

un premier geste concret à poser :
http://www.thepetitionsite.com/529/326/087/demand-clean-drinking-water-on-all-first-nations-reserves-in-canada-immediately/?cid=fb_LG_AdsFirstNationsWaterCrisis&src=facebook_ads&campaign=sign_529326087&z00m=27650771

et les politiciens sont au travail:
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201604/12/01-4970483-debat-durgence-aux-communes-sur-la-crise-a-attawapiskat.php

Very Ignorante Personne

12806095_10153454364397621_624314326330614643_n

••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-neuvième

traduction : apprendre à ignorer certaines choses constitue l’une des voies royales vers la paix intérieure

personnellement, j’aime l’audace de cette citation… j’aime son audace car elle nous déboulonne le mythe… et les boules à mites… ignorer pour trouver la paix…

nous du new age (même si on n’aime pas trop s’associer à ce courant, désolé chummys et chumettes, mais c’est notre gang ça…) on conçoit habituellement qu’il faille se souvenir de notre nature profonde… devenir plus conscient, pratiquer la conscience dite pleine…

d’ailleurs notre ami Bouddha disait Samasati à ses disciples … souviens-toi de ta nature profonde, clamait-il… rappelle-toi qui tu es…

j’aime bien que l’on prenne la chose à l’inverse… pour aller à la même place.. par le biais de l’ignorance des choses inutiles, j’ai l’impression que l’on se souviendra de ce dont il faut se souvenir de… on illuminera par élimination…

car trop de détails dans la vie mondaine, trop de choses qui nous divertissent de l’essentiel… trop de choses à connaître, trop de niaiseries à s’occuper de… la vie est tellement plus simple que ça..

alors ce matin, apologie de l’ignorance… devenons des VIP…  assumons notre statut de Very Ignorantes Personnes

même si ignorer n’est pas oublier, ignorons le non-essentiel pour être tout à fait disponible à se souvenir de l’essentiel, du coeur de la vie, du noyau cosmique… ignorer pour faire le vide et laissé le plein possiblement émerger… possiblement que si, possiblement que pas…

béni(e)s soient les ignorants et les ignorantes car le royaume des cieux est à eux et elles…

car on nous fait constamment miroiter l’acquisition de connaissances, de faits, d’innovations… on nous vend toutes sortes de sources de divertissement, autant à droite qu’à gauche…  mais pour éventuellement retrouver le centre, le point de bascule qui nous permettra de retrouver l’infini, l’ultime, l’essentiel… ignorer la droite, ignorer la gauche…

ce qu’il faut chercher alors est : quoi ignorer ?

beau koan mes ami(e)s… car comment ignorer ce que l’on ne sait pas ? beau koan vraiment…

il y a déjà tellement plein de choses que l’on ignore… mais choisir d’ignorer n’est pas identique à ignorer ce que l’on ne peut pas savoir… la beauté est qu’on ignore ce que l’on ignore… et ce que l’on ne sait pas ne nous fait pas mal dit-on…

car si on savait seulement tout ce que l’on ne sait pas… ouf ! on en serait soufflé, et essoufflé… presqu’inimaginable la somme de choses que l’on ignore déjà… plus on sait de choses, plus on sait qu’on en ignore une somme encore plus grande…

si on ne sait pas ce que l’on ne sait pas, on peut dire que l’on ignore tout ce que l’on ignore…

alors figurons ça nous ignorants que nous sommes 😉