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ana chronique

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-huitième

traduction : je ne parle pas toujours en paradoxe…mais quand je le fais, je ne le fais pas

ce matin je n’avais pas envie de ne pas écrire de chronique…

alors ne voici-t-il pas une ana chronique…

bonne idée n’est-ce pas ?

ou mauvaise idée n’est-elle point ?

en ce sens, j’aime cette expression anglaise : nice day isn’t it ? belle journée n’est-ce pas ? aurait dit Mol hier, cousin de chèques pire… excusez-là, ou ne l’excusez pas, telle n’est pas la question…

mais ne vous ne faites pas, ou si, mais si peu, ou un peu moins… mais la vie est totalement paradoxale… as above, so below, enwèye jo blo…

ana chronique sans queue ni sens ce matin, ni tête il n’y a pas non plus…

parce que l’hiver revient après n’être jamais parti… car mon pays ce n’est pas un pays, ni l’hiver, ni l’été… le printemps aura été, le temps d’une fin de semaine…

chronique asymptomatique d’un trouble de mots man… symptômes d’une maladie dyslexique qui tord les mots hors de leur sens unique en cul-de-sac pour leur faire dire ce qu’ils ne peuvent pas dire, ni ne veulent, ni vous ni lire non plus…

quelques mots pitchés en vrac sur mon écran afin qu’ils aboutissent sur le vôtre… ou pas, paradoxicalement…

mais le sens que je ne leur accorde pas à ces mots en prendra un autre sous vos yeux… sens dessus, sens dessous, mots sans dessous touts nuts dans leur nullité…

car ce que je ne vous dis pas, vous ne le lirai très certainement pas non plus car on lit toujours ce que l’on veut lire, ou ce u’on peut, même anal phabête… on ne lit jamais ce que l’autre veut dire car qui est l’autre sinon nous-même ?

si vous ne me suivez pas jusqu’à ici, pas grave car nous sommes encore ensemble, et à part, en ce non sens désystématisé… petits bouts de textes composés de mots fous, de mots doux, de dos mous… pas de colonne ces mots, écrits n’importe comment… tapés sur Mac et en vrac, braqués en nac… tabar… slack mes mots…

je ne parle pas, mais quand je le fais je ne le fais pas en paradoxes car tous les non-sens sont inclus dans ce non texte paradoxalement opposé à son contraire qui n’est rien d’autre que l’inversement proportionnel trou du néant dans le plein du vide… bullseye… mon taureau…

allez puisque c’est vendredi et que la semaine tire déjà à sa fin avant que le oui quelle n’ait même commencé (mais est-ce qu’une fin de semaine peut finir ? et finir sur quoi ? le début d’une autre ?) je lèche l’écran, tranquille, et vous quitte pour quelques jours, question de vous – et moi donc – donner le temps qui n’existe pas – de faire du non sens de mon non sens unique et sationnel qui fait partir ces mots en toutes les directions, jusqu’ici…

et ailleurs…

et là-bas…

et un peu plus loin que s’ils étaient restés ici…

ou là…

allez, juste je file… et j’enfile les mots dans un collier de perles… collimateurs…

car en tout paradoxe, le vie est complète… point à la ligne qui tourne toujours en rond…et encore… et encore…

___

« Le bon sens, quoi qu’il fasse, ne peut manquer de se laisser surprendre à l’occasion. Le but de la science est de lui épargner cette surprise et de créer des processus mentaux qui devront être en étroit accord avec le processus du monde extérieur, de façon à éviter, en tout cas, l’imprévu »

— Bertrand Russell

zéros sociaux

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-cinquième

lisez ça… mais je vous avertis, si vous êtes souvent sur FB, vous serez un peu ébranlé(e)…

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/465389/eradiquer-facebook-pour-sauver-la-democratie

pis ? ça fait fléchir, et réfléchir non ?

car probablement que comme moi, certain(e)s d’entre vous êtes ambivalent(e)s face à Facebook qui est le principal réseau social…

d’un côté, formidable de pouvoir être en contact avec des ami(e)s de partout sur la boule… et les messages privés sont pour moi la source la plus facile de communication… j’ai même quelques groupes privés et/ou dits secrets (mais surveillés par qui au juste ?) grâce auxquels je peux communiquer de l’info plus délicate…

mais de l’autre, un peu tanné de voir ce que mangent mes ami(e)s, de voir des selfies à l’infini, ou encore être tenu au courant des niaiseries d’Adolf Trump…

c’est que toutes ces informations ne font que nous disperser…. rien de ce que l’on voit sur FB n’est essentiel… que de l’infotainment… un peu comme lire les journaux mais de façon éclatée… rien qui ne nous aide à combler nos besoins fondamentaux…

bien sûr, pratique de trouver les recettes du lait d’or quand on en cherche… et instructif  de constater les multiples projets impliquant de nouvelles énergies, ou de découvrir certaines expériences humaines que nous ne soupçonnions pas…

personnellement je trouve que parfois, mais aussi et de plus en plus souvent, je surfe FB plus longtemps que prévu initialement… et ça me dérange… et en même temps, je n’arrête pas…

récemment j’ai pris une pause d’une semaine mais je devais aller voir une fois de temps en temps si je n’avais pas des messages personnels qui requéraient attention…

ce n’est pas le principe des réseaux sociaux qui me dérange… c’est l’idée que je contribue à une business et à un système qui enrichit quelqu’un quelque part… salut Mark and friends… car si FB vaut aussi cher, clair que nous y contribuons…

sommes-nous des utilisateurs ou des utilisé(e)s de FB ? poser la question c’est y répondre… ça exploite notre besoin de connection… mais nous sommes libres en effet…

et je constate aussi que de plus en plus de pub s’y est immiscé… il y 6 ans quand je me suis inscrit, il me semble que la patente était moins commerciale, plus user friendly… mais maintenant, plus comme une grosse info pub roulante…  à l’infini…

et en même temps, j’aime le fait que parfois j’échange des mots d’esprit et joue virtuellement avec quelques personnes que je n’ai jamais rencontrées – salut Danielle et Paul de Ste-Agathe ;-)… des échanges purs, pour la simple joie de laisser les mots nous jouer des tours, sans filtre de jugements de corps… que des mots d’esprit… comme des âmes qui échangent dans le grand nulle part…

il y a quelques années, je m’étais inscrit sur Ello, une alternative à FB, mais n’ai pas donné suite… et plus récemment, j’ai été intrigué par Minds, un autre réseau social plus anonyme, sans pub et sans exploitation de nos données personnelles pour fins de commercialisation… mais je ne sais pas si cette sauce va pogner plus que ne l’a fait Ello…

alors voilà chers amis où en est le chroniqueur en ce matin de petit ressac hivernal ici dans son petit et grand  now de Val-David…

je ne me désincris pas de FB mais…

oh je dois vous quitter, je viens de recevoir un message personnel 😉

sans bon sens unique

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• trente-quatrième

traduction: vous trouverez le sens de la vie seulement si vous le créez…  – Osho

le sens de la vie c’est comme Dieu, ou Godot, il ne se trouve pas, il se crée… on ne peut l’attendre, on ne peut l’atteindre que si on le laisse aller de soi… unique le sens… sensé… t’sé le sens, t’sé…

rien ne se perd mais tout se crée… pour ça que certains créent Dieu et croient en lui… Cré Dieu va, il a le dos large sans bons sens…

plusieurs cherchent LE sens de la vie… comme si la vie était un sens unique… mais la vie est à sens multiples… la vie se pitche dans tous les sens, la vie est multi sources, multi manifestations… le vie est bi… et bien plus…

le sens de la vie a le dos large…

il n’y a pas de hasard disent les uns et les zunes… ni coïncidences disent les autres… pourtant, qu’en sait-on ? dans ce grand branle-bas de combat et de débats, tout est possible et rien n’est ce qu’il semble être à première vue… kaléidoscopique cette existence… pas qu’une ptite vue, grandioses et multiples perspectives…

on doit induire du sens à la vie, à sa vie, à l’existence dans laquelle on baigne… car une grande mer avec des milliards de petites passions rouges… une grande mare dans laquelle grenouille de multiples possibilités, un étang de tous les possibles…  où tout est probable, où tout se peut quand on veut…

on peut croire à ce que l’on veut si l’on veut et du coup on le fait exister… pour soi… mais faut être prêt à ce que tout ce en quoi on croit n’existe pas… Dieu inclut… du moins dans la forme  qu’on l’imagine ou la conçoit…

ça n’a pas de bons sens disaient les unes et les uns… évident diront les autres…  et pourtant, ni sensé ni évident pour tout le monde ce grand cirque déambulant… car on fait sens comme on veut de ce qui se déroule devant soi de même qu’en soi…

vu ainsi, même Trump fait du sens… en tous cas il existe… quand même curieux ce gland sans dessein… il canalise une énergie quelconque… vraiment quelconque indeed…

la vie, la mort, l’amour…. riches de sens quand on y pense… mais justement plusieurs n’y pensent pas trop, reléguant à plus tard ces avenues à sens multiples…

comme si on naissait et que le jeu consistait à trouver LE sens… grand jeu de cache-cache existentiel…

et quand on cherche, c’est souvent à l’extérieur de soi qu’on le cherche ce sens à tionel… mais parait que c’est en soi qu’on le trouverait… mais en soi c’est où ? c’est quoi ? en son corps ? en son âme et conscience ? dans sa boîte à pensées ? cherchez le sens…

on cherche le sens à tâtons ou à sillon mais le sens tourne en rond, le sens varie, le sens fluctue, le sens nous échappe… on vide parfois les choses de leur sens et il n’en reste alors rien, sans sens dessus ni sans dessous… mais sens partout car tout se tient, tout est plein de sens…

rien ne se perd et sens se crée…

 

pouvez-vous répéter la question ?

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• dix-neuvième

hier en jasant, un ami disait avoir réaliser que l’amour était la réponse à toutes les questions… réalisation profonde et existentielle… même si on ne peut définir l’amour avec précision, sounds right to me too… eh oui, il n’y a que l’amour…

l’amour de soi, souvent le plus difficile… mais en même temps, sur lequel repose notre capacité d’aimer le monde…

l’amour qui bat dans nos cages thoraciques… chacune des cages du monde d’où vivent les oiseaux du coeur…

l’amour qui nous pousse à aider nos proches, même et surtout quand ça demande un effort personnel et un renoncement…

l’amour qui ne s’achète pas, sorry très très chers 1 % adeptes des paradis friquaux…

l’amour qui remplit notre vide réceptacle intérieur qui ne demande qu’à être comblé par l’amour et rien d’autre…

l’amour, l’amour pas une raison pour se faire mal…

l’amour qui ne s’explique pas et qui ne s’expliquera jamais avec la tête mais qui se sent et se ressent toujours en corps et en coeur…

et même s’il n’y a pas de question, toujours la réponse l’amour… toujours la réponse…

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CENT-SIXIÈME…

traduction:
vis sous tes moyens…
rends tout ce que tu as emprunté…
arrêtes de blâmer les autres…
admets-le quand tu commets une erreur…
donnes des vêtements neufs et non des vieilles guenilles aux organismes de charité…
fais quelque chose de bien et essaie de ne pas te faire voir…
écoute davantage et parle moins…
fais une marche de 30 minutes à chaque jour…
vise l’excellence et non la perfection…
sois ponctuel(le)…
ne te justifies pas…
n’argumente pas…
sois organisé(e)…
sois gentil(le) avec les gens…
sois gentil(le) avec les gens malcommodes… 
laisse quelqu’un passer devant toi dans une file…
prends du temps pour être seul(e)… 
développe les bonnes manières…
sois humble…
prends conscience et accepte que la vie n’est pas équitable…
apprends quand te la fermer…
passe une journée complète sans critiquer qui ou quoi que ce soit…
apprends de tes expériences du passé…
planifies en vue de l’avenir…
vis le présent…
ne t’en fais pas pour des pécadilles… ce ne sont que des pécadilles…

ça sonne simple et facile non ? lol évidemment… 😉

que 27 petits trucs pour être intègre, ordinaire, simplement humain… car pas si compliqué la vie quand on y pense… que des petites choses… la vie n’est que petits détails…

on ne reprendra pas chaque item de cette checklist ici mais quel beau miroir pour voir où nous sommes face à soi-même non ?

je ne vous dirai pas où j’en suis personnellement face à cette checklist (et ne veux pas savoir de votre côté) mais personnellement je la garde sous la main car ces quelques recommandations toutes simples me semblent plus que pertinentes pour développer ce que certains nomment parfois une bonne hygiène de vie (quelle drôle expression platement médicalisante)…

mais si justes ces quelques affirmations pour adopter une pratique de vie simple, pas compliqué et près du sol… rien de spectaculaire, que du ptit bon sens… zen zen…

easy is right and right is easy, disait Osho…

mais aussi compliqué quand c’est simple comme ça… et nous sommes toujours right… genre…

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allez, je vous souhaite un bon petit dimanche pour mettre en pratique cette checklist…

________
Be patient toward all that is unsolved in your heart and try to love the questions themselves, like locked rooms and like books that are now written in a very foreign tongue.

Do not now seek the answers, which cannot be given you because you would not be able to live them.

And the point is, to live everything.

Live the questions now.

Perhaps you will then gradually, without noticing it, live along some distant day into the answer…

– R.M. Rilke

 

ti galop existentiel

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DOUZIÈME…

traduction : ne cherchez pas, ne demandez pas, ne cognez pas, relaxez… si vous relaxez, tout vient… si vous relaxez, tout est ici… si vous relaxez, vous commencez à vibrer à la même fréquence que ce que vous cherchez… – Osho

ça fait du sens non ?

ne plus chercher pour se laisser trouver, ne plus regarder en dehors de soi pour enfin tomber dedans, pour enfin devenir cela même… et arrêter de chercher à tout comprendre… la vie es un mystère…

car peut-être qu’à force de toujours courir, ce que l’on cherche tant, ce bonheur, cette paix intérieure, ne peut pas nous trouver car nous sommes toujours on the move… jamais à la bonne place au bon moment, celui de la livraison du cadeau qui nous est donné à chaque instant…

car parfois on ne sait pas où l’on s’en va vous et moi mais on continue de courir… on avance vers…

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même sans savoir où l’on va, on continue de courir par en avant… comme une poule sans tête… sans même savoir où l’on va, on y va… et de plus en plus vite… one way les yeux fermés vers la mort… poule sans tête et poule mouillée, oui mon colonel…

mais peut-être une bonne idée d’arrêter une fois de temps en temps non ? d’arrêter de vouloir tout savoir et comprendre et simplement arrêter, et faire confiance…

pas tanné de courir vous ? en tous cas moi je fais la grève…

je démissionne, j’arrête de chercher et de rechercher, j’arrête de chasser… je ferme la shop et j’arrête, autant de chercher ce qui me fait me sentir bien que d’éviter ce qui risque de me faire me sentir mal… I give up

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car de toute façon…

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et on s’en remet à la vie, on fait confiance que ce qui est est parfait, car ce qui est est anyway… peu importe le sens que l’on donne à ce qui est…

alors chronique sur place, acceptation chronique de ce qui est, de ce qui n’est pas, et de ce qui ne sera jamais… on se met au neutre pour faire un face à face avec la vie telle qu’elle se présente… dans toute la simplicité du quotidien, dans cette très soutenable légèreté de l’être…

celle qui coule doucement, celle qui, comme l’hiver, ralentit la cadence et prend le temps de regarder la vie faire son sur place elle aussi… sur place existentiel de début janvier…

car la beauté de nos hivers ici au nord est de nous offrir la chance justement de ralentir, d’arrêter de courir vers cet ailleurs qu’on imagine toujours meilleur mais qui ne vient jamais de toute façon car toujours qu’ici quand il arrive…

alors en ce début d’année, prendre le temps de marcher dans la nature et constater que le rythme réel de la vie est lent, lent, lent… et que les arbres sont couverts de neige… patients, tranquilles…

fermer nos écrans et regarder le temps filer lentement derrière nos yeux…

ouvrir nos coeurs et sentir toute la beauté du monde en soi… ressentir tout ce que le monde ressent lui aussi…

car on dit que le monde est en nous… allons y voir si nous y sommes aussi… prenons le temps de sentir si ça vibre vraiment là-dedans…

ti galop, ti galop…

 

moment ? présent !

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-ONZIÈME…

traduction : si tu n’es pas dans le moment, tu es soit en train de regarder en avant vers l’incertitude ou derrière vers la souffrance et le regret… – Jim Carrey

ah ce fameux moment… être dans le moment, et le présent en plus… le seul bon moment qui existe dit-on…

il faut spécifier que le moment doit être présent…

car on peut aussi être dans le moment passé ou à venir, cela ne fera pas la job… c’est dans le présent qu’il faut être…

mais le moment – et le présent en plus – c’est un peu comme dieu, tout le monde en parle mais personne ne l’a jamais rencontré…

avant tout le monde voulait aller au ciel – mais personne ne voulait mourir… maintenant, tout le monde veut vivre dans le moment – le présent là là – mais très peu de gens y arrivent… vraiment je veux dire…

car tout le monde parle du moment – le présent I mean – mais personne ne le vit vraiment, seulement, totalement, intensément, purement…

car on pense souvent à l’avenir – avec inquiétude ou des pensées rosées, un peu la même chose en inversé – ou au passé – avec regret et nostalgie – aussi pas mal semblable…

et quand on pense à l’avenir, c’est souvent l’image de la mort qui nous fait coucou au bout du chemin… pas la vraie, car on ne sait pas vraiment ce qu’elle est cette grande faucheuse – mais l’idée qu’on se fait de la mort, celle qui nous soutire tout, celle qui nous délivre du mal, de vivre… et celle aussi qui nous incite à vivre… car parait qu’on peut vivre autant qu’u est prêt(e) à mourir… parait…

mais parait aussi qu’on ne meurt pas vraiment… mais parait aussi que…

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nous sommes des êtres éternels et que les fins ne sont pas des destinées… parait… is that so ? on verra bien en temps et lieu… au moment – le bon… on verra lorsque l’on sera rendu sur le seuil de la grande porte…

on lui prête toutes sortes d’intentions à ce moment  présent – le parfait… l’idéal…

certains nous invitent même à ne pas attendre le moment parfait – ou l’instant c’est selon –  et à le saisir et à le rendre parfait…

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wow saisir le moment, ça c’est de la gymnastique mes ami(e)s… surtout par le collet… on le prend à deux mains et on le serre pour le rendre parfait… on lui squeeze pour lui extraire tout le jus… un gros frappé de vie bien tassé SVP !

mais comment on fait ça au juste saisir un instant ?

car le propre des instants, et de leur moment et leur popa, c’est justement de ne durer qu’un moment… le propre des moments c’est de passer… et meilleur le moment, plus il passe vite… les bons moments sont instantannés… et les instants sont tannés de se faire emprisonnés dans les mains des planificateurs et des actuaires… less actuaires qui sont pourtant obsédés de l’avenir…

les instants aiment davantage le free for all, les instants préfèrent couler librement, les instants sont des électrons libres… et ils aiment bien que tout demeure possible… et imprévisible…

mais les instants ne composent pas une famille fonctionnelle… les moments sont des enfants uniques, indisciplinés, des enfants terribles…

alors vivre le moment présent, vivre un instant à la fois… beau programme mais quand on réussit, surtout quand on réussit, c’est toujours à recommencer… un moment à la fois, des milliards de moments…

ou est-ce plutôt toujours le même moment ? qui recommence et recommence et…

allez lecteur/trice, on se revoit dans un moment… ou deux… ou trois…

parfum d’éternité

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-QUATRIÈME

traduction : qu’est-ce que le pardon ? et Sufi répondit: c’est le parfum que répand la fleur lorsqu’elle se fait écraser...

je trouve que cette citation – cruellement touchante de vérité – représente bien les gens avec qui je passe la semaine… des gens de peuples ancestraux qui, dans bien des cas, ont été abusés et exploités pendant des centaines d’années par les conquérants anglais, français, espagnols ou portugais…

et malgré tout, ils sont encore debout, vivant(e)s, très même vivant(e)s même, et prêts à partager leurs savoirs, leurs connaissances, leurs visions de la vie…

en effet, quand une fleur se fait écraser elle nous laisse son parfum, sa fragrance.. comme certaines personnes qui souffrent et endurent et qui, pourtant, font le bien, aident les autres, se donnent à la vie…

pendant que certains humains exploitent leurs concitoyens(ne)s, font la promotion de la peut et de la guerre, visent les profits à tout prix et à tout prendre, d’autres plantent des graines d’amour… d’autres rendent l’amour visible…

pendant que tombent les bombes, certains et certaines veillent à prendre soin, surveillent et protègent…

pendant que tombent les bombes, certains fleurs révèlent leur parfum…

mais ces parfums, on ne peut toujours les voir, on ne peut toujours les mesurer… mais comem tout parfum et fragrance, on peut toujours les sentir… pas avec le nez, avec l’âme…

car l’ultime parfum humain se sent, avec l’âme et avec le coeur… la bonté inspire la bonté et peut-être que les événements actuels sont là pour nous éveiller à cette bonté en nous… à cette capacité de partage et d’empathie qui sommeille en nous, qui n’attend que le bon moment pour se faire sentir et révéler sa fragrance…

choisissons de donner ce sens aux événements tragiques actuels car sinon la vie ne fait plus de sens…

on peut s’indigner devant les guerres et autres actes de barbarie, devant les malversations des petits magouilleurs et les trop nombreuses injustices, soit…

mais ensuite transformons cette indignation en gestes de bonté, en actes de foi… car l’humanité a besoin de chacun(e) de nous pour changer ce monde… et particulièrement de nous qui somes les choyé(e)s de l’humanité, le petit pourcentage des gâté(e)s…

allez je file, début de la deuxième conférence aujourd’hui… on m’attend…

mais en terminant, ce superbe témoignage odorifique de sagesse de Christiane Singer…

oui…

ne laissons sur cette terre aucune trace de notre souffrance… transformons-là en bonté, en beauté, en humanité… en fines fleurs de l’humanité…

croisière abracadabrante

23:11.1((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-TROISIÈME

hier, lundi 23 novembre, avec ma famille adoptive du moment, nous sommes partis en croisière… nous sommes allés visiter un village ancestral Quechua dans les montagnes de l’Amazonie péruvienne…

le village se nomme Chazuta et est situé à quelques heures de route de Tarapoto… superbe lieu, parfois complètement coupé de la civilisation car d’énormes roches jonchent la route qui est parfois fermée pour des jours et même des semaines…

une randonnée de 12 heures; au retour, nous étions tous et toutes cuits et cuites au retour… mais comblés… heureux d’avoir passé la journée ensemble… à rire et à déconner royalement…

quelle formidable randonnée chaleureuse et informelle… dans ce contexte plus informel que celui de la conférence, je crois que nous avons tous et toutes réalisé qu’en l’espace de quelques jours, nous sommes devenus une vraie famille des nations unies…

une trentaine de guérisseurs/sses et curanderos/ras – dont un en chaise roulante – de tous les pays d’Amérique du Sud et Centrale, mais aussi de l’Australie, du Canada et de quelques pays africains qui visitent, en groupe, un village amazonien… vieux de plus de 500 ans…

personnellement, ce qui m’intéressait le plus dans cette randonnée de 12 heures dans une autre époque, était davantage d’observer mes collègues que les lieux à visiter… car ce fut une croisière un peu psychédélique…

partir en deux autobus de 15 personnes chacun, pour aller se perdre dans les montagnes amazoniennes, dont une partie en chaloupe… iconoclaste, absurde même, mais tellement plaisante et chaleureuse.. que du plaisir, des farces, une volonté de connexion…

que plaisir pour le yeux et l’âme que celui d’observer des gens vivant eux-mêmes en régions éloignées, en effet certain(e)s ne sont pratiquement jamais sortis de chez-eux, jouer aux touristes et prendre des photos avec leur cell. dans un autre village aussi éloigné que le leur…

pour le ptit gringo blanc que je suis, quel exotisme, quel dépaysement, surtout quand j’entends ce matin que la première neige est tombée sur le Québec…

ces gens, avec qui je passe encore cette semaine, sont profondément sympathiques, simples, la plupart gêné(e)s même… comme moi…

mais en même temps, en quelques jours nous avons développé une franche camaraderie, une collégialité sans frou frou ni formalisme… malgré certaines barrières de langage – la plupart parlent espagnol tandis que les autochtones canadiens et africains que l’anglais – nous trouvons des façon de communiquer jusque à pisser de rire…

l’un des endroits visités qui nous a tous et toutes marqué est une petite chocolaterie artisanale fondée il y a une dizaine d’années par 14 femmes de la région et qui ont gagné un prix international pour la qualité de leurs produits… l’une d’elles, qui n’était jamais sortie de son village, est allée chercher son prix à Paris l’an dernier… un bel exemple de prise en charge de la part de personnes aux valeurs à la bonne place…

tout le monde désire apprendre des autres et en même temps partager ses connaissances et pratiques culturelles… des milliers d’années de culture variées qui se côtoient… un pur party de plaisir pour l’anthropologue amateur que je suis…

je suis profondément par tous ces gens que j’ai l’honneur de connaître, avec qui j’ai la chance de passer du temps de la plus haute qualité…

je tiens à remercier personnellement le Dr Jacques Mabit pour avoir oser inviter toutes ces personnes pour mettre sur pied un tel noyau de gens aux grand coeur, au savoir énormes et à la simplicité criante… ce voyage provoque chez-moi une grande ouverture d’esprit, une nouvelle façon de voir le monde et m’inspire une immense dose d’humanité et d’empathie…

merci la vie…

et en cadeau quelques photos de mes nouveaux potes pour vous..

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nations unies curanderiennes

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déjà 2 jours de marinade dans une sauce culturelle riche et dense…

déjà 2 jours de baignade dans une mer de traditions ancestrales…

ici, présents et présentes, des guérisseur/sseuses de l’Ouganda, de l’Afrique du Sud, des représentants des premières nations du Canada et des États-Unis… des guérisseuses traditionnelles de l’Australie… des gens vivant dans des régions éloignées autour d la grande région amazonienne, du Vénézuela, Brésil, Bolivie, Pérou, Colombie, Argentine, Équateur, quelques-uns plus au nord, Mexique, Guatemala… impressionnant de penser que certains d’entre eux et elles n’étaient jamais sorti(e)s de leur région natale auparavant, encore moins de leur pays…

des gens de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel humain, invités par Jacques Mabit, directeur de Takiwasi… entre 40 et 50 personnes rassemblées pour échanger sur leurs façons de traiter et de prendre soin, sur leurs pratiques et savoirs traditionnels en général, mais plus spécifiquement face aux problèmes de santé et de toxicomanie caractéristiques de leurs régions d’origine…

Jacques Mabit, l’instigateur de cette rencontre, représente à mes yeux un parfait exemple d’intégration entre l’Occident et les cultures traditionnelles… médecin français né en Nouvelle-Calédonie, éduqué en France et établi au Pérou depuis près de 30 ans, formé comme chamane par divers curanderos de la région de Tarapoto et marié à une Péruvienne… cet homme est reconnu et apprécié par plusieurs observateurs de monde entier… et depuis quelque temps un cher ami…

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son équipe ici à Takiwasi est composée de curanderos locaux et de psychologues et médecins, autant européens que péruviens, et les deux cultures d’intervention semblent cohabiter harmonieusement ici…

cette rencontre vise donc à mettre en commun les problématiques de chaque clan, peuple, tribu, mais surtout à trouver des solutions face aux divers problèmes de santé et de toxicomanie que la modernité a amené à des contextes qui ne connaissaient auparavant pas ces nouvelles réalités… d’ailleurs, deux femmes vivant dans une région éloignée du Vénézuela ont partagé comment c’est la route qui a apporté les problèmes… la route construite par une compagnie minière qui a amené avec elle des réalités auxquelles ces gens n’avaient jamais été confrontés auparavant : alcool, drogues, maladies face auxquelles le corps n’était pas préparé…

tous les gens présents ici invoquent leurs ancêtres comme inspiration dans leur travail, dans la perpétuation de leur peuple, dans la guérison des problèmes actuels auxquels plusieurs font face : perte d’identité et de repères culturels, invasion de leurs régions pour l’exploitation des ressources naturelles, quand ce n’est pas carrément la menace de disparition, tous des problèmes découlant des conquêtes par les espagnols, portugais, anglais et français…

nous sommes quelques blancs parmi cette foule à la peau plutôt foncée : deux stagiaires – Iliana de la Suisse et Sylvia de l’Espagne – qui ont leur Ph. D. ici à Takiwasi, Fabienne une psychologue française qui travaille à Takiwasi depuis plusieurs années, Ghyslaine collaboatrice du Dr Mabit en
France, mon ami Bran Rush, de Toronto directeur d’ATOP, un projet de recherche sur le traitement de la toxicomanie à l’aide de l’ayahuasca, Simon un curandero australien aux dreadlocks qui descendent aux genoux, ami de Jacques Mabit lui aussi et que j’ai rencontré à quelques reprises…

je ne sais pas si c’est le cas pour eux aussi – je compte d’ailleurs aborder la question avec eux aujourd’hui – mais personnellement, contrairement aux autochtones et ce peu importe le continent d’origine, je ne suis pas très fier de mes ancêtres – les nôtres – car ce sont eux qui sont à la base des graves problèmes que plusieurs de ces groupes vivent actuellement…

bien sûr je ne suis pas mes ancêtres et je ne veux pas porter la culpabilité de leurs actes barbares, mais culturellement, on porte tous et toutes une part de ces atrocités commises dans le passé…

sans crouler sour le poids de cette culpabilité, je sens que queque chose de ce sombre passé vit encore aujourd’hui en nous et se doit être guéri, transcendé, transmuté… et c’est que nous faisons ici cette semaine… des gens de différentes culturelles et groupes culturels qui se côtoient, discutent, échangent afin de trouver une meilleure façon de vivre ensemble et de tisser des liens sur de nouvelles de coopération, collaboration et d’échange…

avec c’est beaucoup d’humilité et d’ouverture que je suis ici, ouvert à entendre, voir, sentir, apprendre, comprendre mieux des approches millénaires dans bien des cas…

car n’étant pas issu moi-même d’une nation première, je suis ici principalement à titre observateur et comme partageur d’une certaine expertise en matière de toxicomanie et de problèmes d’abus de substances psychoactives… car peu importe notre provenance, un problème de d’alcool et de drogues demeure un problèmes d’alcool et de drogues… peu importe le contexte, celui-ci occupe un rôle déterminant dans l’équation… substance, individu et contexte… on en sort pas…

en vrac ci-bas quelques photos,

et plus détails demain probablement quant à notre journée finale qui débute dans quelques minutes…

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