esclavâge 2.0


11427351_1028120690553583_2483031791185139923_omillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 48 et ça monte – et ça descend…

traduction : vous n’êtes pas seulement né(e)s pour aller travailler, payer des factures et mourir

mais alors c’est quoi la vie ?

avoir du fun, faire ce que l’on aime le plus possible, vivre sa passion, faire les choses avec soin et attention… et downsizer le plus possible…en vieillissant on peut tendre vers ça de plus en plus

mais quand on a des enfants et qu’on fonde famille, quand on est plus jeunes et que la carrière est à bâtir, que la maison et l’auto sont à payer à chaque mois, bien difficile d’afficher un tel détachement… hommes comme femmes, le système nous prend par les couilles, ow… et avec l’austérité justement, ça ne s’améliore pas pour nous pauvre 99 %…

cette affichette m’a d’ailleurs fait réfléchir en ce sens…

1655755_853214738093051_3192969528911621313_ocar on ne se voit pas comme des esclaves mais si on y pense juste un ptit peu, le constat nous frappe de plein fouet…

et alors ?

la simplicité est la seule solution… volontaire si possible sinon elle sera non volontaire et elle fera mal… aussi bien la décider que la subir…

alors il faut arrêter de nourrir un système corporatiste mondial qui broit du monde… qui broit du monde autant pour produire les infinis biens de consommation dont la course folle pour les acquérir nous donne tant de mal à joindre les deux bouts qu’il fait mal à la planète que pour les consommer… le grand mal du bien de consommation…

la dette mondiale enfle comme une tête sur une jeune vedette montante et nous pètera au visage au prochain virage…

car où s’arrêtera cette course folle ? où s’arrêtera ce cercle vicieux et pernicieux de la consommation galopante qui ne réussira jamais à combler le trou que l’on porte au coeur, ni le vide dans notre panse à sens… pense ou dépense…

geoges carlin dit que de consommer toujours sans cesse de plus en plus pour atteindre le bonheur est comme se taper des sandwichs sur le corps quand on a faim.. belle image… et même des clubs à trois étages ne feront pas la job…

on court comme des poules sans tête après le bonheur en pensant le trouver dans les choses, des affaires, des bébèlles de consommation… tour de babel et de passe-passe… mais ce faisant, on engraisse la bête qui nous dévore… et on scrappe la planètel qui nous nourrit… on court, de la naissance à la mort, pour produire, performer, acheter, courir, ne nourrir et mourir… vide et con…

et il semble que l’on ne puisse arrêter cette course folle… en tous cas, si on ne peut arrêter la machine de tourner, on peut au moins ralentir la cadence, pour la transformer en danse… mais nous sommes pris dans la transe de la consommation… mais les choses changent, pour certain(e)s du moins… pas le choix…

car nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus vouloir danser ce tango corpocapitaliste… il faut cesser de consommasser… faut acheter avec la tête et le coeur, pas juste avec la poche… car consommer c’est con  et ça ne sera jamais assez…

bien sûr, on ne retournera pas au communisme, alors il faut inventer un nouveau système… l’humanisme coopératiste, ou quelque chose du genre… un naturalisme écologiste respectueux de notre mère terre et de la simplicité des cycles naturels de la vie…

oui, you can day I am a dreamer… mais les faits sont là : on se dirige tout droit dans un mur et la planète nous ramènera à l’ordre… nouvel ordre mondial à établir… de gré ou de force…

mais pour commencer, je crois que l’on doive, chacun et chacune, faire un examen de conscience et revoir nos priorités.. qu’est-ce que l’on veut dans la vie ?

la question est assez simple finalement : être ou avoir ?

car de toute façon, tout ce que l’on a disparaitra un jour… l’idée de notre mort devrait nous ramener à l’ordre…

pour le moment nous sommes principalement des êtres d’avoirs, nous nous sommes faits passés quelques sapins dans différents orifices… en fait, nous nous sommes laissés faire… et parfois nous nous le rentrons nous-mêmes dans l’âme et dans le corps ces fichus sapins… Joyeux Noël les noés du financement;..

nous nous sommes laissés devenir des victimes passives d’un système qui carbure au désir et à l’illusion, à la course sans fin par en avant…

mais tout tourne en cet univers en mouvement et il est temps de ralentir la cadence car la danseest devenue trop essoufflante et pas du tout époustouflante…

mais comme it takes 2 to tango et que ce n’est pas le système qui va lâcher la danse, la solution est simple… join the dance…

la conscience dans tous ses états

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 49 et ça monte – et ça descend…

traduction :
si vous pensez que vous êtes la voix dans votre tête, alors qui est-ce qui écoute cette voix ?

indiiiiiid, telle est la question…

mais quelle est la question au juste ?

qui est la voix dans la tête ou qui écoute cette voix ? et posez la question n’est pas nécessairement y répondre… car qui la pose ? l’oeuf ou la poule de luxe ? d’ailleurs qui écrit cette chronique et qui la lit ? iou et mi…

moi et vous la même chose alors ? lamême présence ? la même réflection de la même grande illusion ? ou la même grande illusion tout court ?

oui je sais, une vraie boîte à questions ce matin le chroniqueur… c’est que voyez-vous il a pris pas mal de droye dans sa jeune jeunesse et dans ce temps-là, ces questions posent… et se reposent à jeun ! pas reposant….

peut-être un rough avant le café cette armada de questions mais que voulez-vous, on partage ou on partage pas vous et moi… allez, suivez-moi dans ma tête… ou est-ce la vôtre ? et ces yeux qui lisent, les miens ou les tiens ? coucou à toi de moi…

tout ça pour revenir à l’une des questions ultimes dans la vie : qui suis-je ? ou que suis-je si vous préférez… qu’est-ce que cette notion vague et abstraite que l’on nomme conscience ? car c’est bien de ça dont il s’agit… qu’est-ce que cette foutue conscience… car vous et moi on est familiers avec inconscience mais la conscience on connait moins…

je travaille actuellement sur un concept de débat publique/réflexion commune qui aura lieu à l’automne et qui portera sur les états modifiés de la conscience intitulé : la conscience dans tous ses états…  je suis bien fier de ce titre alors j’organiserai un événement dans lequel on se posera des questions ensemble et chacun pour soi en ce sens, ensemble…

car si moi je me prends souvent pour ati, vous et moi on prend la conscience pour acquis… mais personne ne sait vraiment ce que c’est cette conscience… ah, vous savez vous ? merci de me dire…

car même si certain(e)s prétendent enseigner la pleine conscience, notre quotidien n’est pas toujours une représentation fidèle de ce voeu pieu… vieux dieux va…

mais what’s the point of it all ?

qu’est-ce qui regarde, entend, voit, observe quoi au juste ?

sommes-nous des représentations de la grande conscience qui s’observe sans en avoir encore tout à fait  une vision complète ?

sommes-nous des créateurs/trices ou des créatures ?

sommes-nous la conscience incarnée afin d’élargir sa perception ?

quelques questions comme ça que je vous laisse pour déjeuner… et un peu plus…

_________

ci-bas, une histoire version lego d’Andy Weir intitulée The Egg que j’ai visionnée il y a quelques années – intéressant des lego pour représenter ceci 😉
https://www.youtube.com/watch?v=pgHvGg_2Lew

et l’histoire sous forme de texte plus bas, vous choisissez la forme –

peu importe la forme. ça tente de répondre à quelques-unes de ces questions…

enjoy les cocosou les petites poules, c’est selon…

_____
The Egg

By: Andy Weir

You were on your way home when you died. 

It was a car accident. Nothing particularly remarkable, but fatal nonetheless. You left behind a wife and two children. It was a painless death. The EMTs tried their best to save you, but to no avail. Your body was so utterly shattered you were better off, trust me. 

And that’s when you met me. 

“What… what happened?” You asked. “Where am I?”

“You died,” I said, matter-of-factly. No point in mincing words. 

“There was a… a truck and it was skidding…”

“Yup,” I said.

“I… I died?”

“Yup. But don’t feel bad about it. Everyone dies,” I said.

You looked around. There was nothingness. Just you and me. “What is this place?” You asked. “Is this the afterlife?”

“More or less,” I said. 

“Are you god?” You asked.

“Yup,” I replied. “I’m God.”

“My kids… my wife,” you said. 

“What about them?”

“Will they be all right?” 

“That’s what I like to see,” I said. “You just died and your main concern is for your family. That’s good stuff right there.”

You looked at me with fascination. To you, I didn’t look like God. I just looked like some man. Or possibly a woman. Some vague authority figure, maybe. More of a grammar school teacher than the almighty. 

“Don’t worry,” I said. “They’ll be fine. Your kids will remember you as perfect in every way. They didn’t have time to grow contempt for you. Your wife will cry on the outside, but will be secretly relieved. To be fair, your marriage was falling apart. If it’s any consolation, she’ll feel very guilty for feeling relieved.”

“Oh,” you said. “So what happens now? Do I go to heaven or hell or something?”

“Neither,” I said. “You’ll be reincarnated.”

“Ah,” you said. “So the Hindus were right,”

“All religions are right in their own way,” I said. “Walk with me.”

You followed along as we strode through the void. “Where are we going?”

“Nowhere in particular,” I said. “It’s just nice to walk while we talk.”

“So what’s the point, then?” You asked. “When I get reborn, I’ll just be a blank slate, right? A baby. So all my experiences and everything I did in this life won’t matter.”

“Not so!” I said. “You have within you all the knowledge and experiences of all your past lives. You just don’t remember them right now.”

I stopped walking and took you by the shoulders. “Your soul is more magnificent, beautiful, and gigantic than you can possibly imagine. A human mind can only contain a tiny fraction of what you are. It’s like sticking your finger in a glass of water to see if it’s hot or cold. You put a tiny part of yourself into the vessel, and when you bring it back out, you’ve gained all the experiences it had.

“You’ve been in a human for the last 48 years, so you haven’t stretched out yet and felt the rest of your immense consciousness. If we hung out here for long enough, you’d start remembering everything. But there’s no point to doing that between each life.”

“How many times have I been reincarnated, then?”

“Oh lots. Lots and lots. An in to lots of different lives.” I said. “This time around, you’ll be a Chinese peasant girl in 540 AD.”

“Wait, what?” You stammered. “You’re sending me back in time?”

“Well, I guess technically. Time, as you know it, only exists in your universe. Things are different where I come from.”

“Where you come from?” You said.

“Oh sure,” I explained “I come from somewhere. Somewhere else. And there are others like me. I know you’ll want to know what it’s like there, but honestly you wouldn’t understand.”

“Oh,” you said, a little let down. “But wait. If I get reincarnated to other places in time, I could have interacted with myself at some point.”

“Sure. Happens all the time. And with both lives only aware of their own lifespan you don’t even know it’s happening.”

“So what’s the point of it all?”

“Seriously?” I asked. “Seriously? You’re asking me for the meaning of life? Isn’t that a little stereotypical?”

“Well it’s a reasonable question,” you persisted.

I looked you in the eye. “The meaning of life, the reason I made this whole universe, is for you to mature.”

“You mean mankind? You want us to mature?”

“No, just you. I made this whole universe for you. With each new life you grow and mature and become a larger and greater intellect.”

“Just me? What about everyone else?”

“There is no one else,” I said. “In this universe, there’s just you and me.” 

You stared blankly at me. “But all the people on earth…”

“All you. Different incarnations of you.”

“Wait. I’m everyone!?”

“Now you’re getting it,” I said, with a congratulatory slap on the back. 

“I’m every human being who ever lived?”

“Or who will ever live, yes.”

“I’m Abraham Lincoln?”

“And you’re John Wilkes Booth, too,” I added.

“I’m Hitler?” You said, appalled.

“And you’re the millions he killed.”

“I’m Jesus?”

“And you’re everyone who followed him.”

You fell silent. 

“Every time you victimized someone,” I said, “you were victimizing yourself. Every act of kindness you’ve done, you’ve done to yourself. Every happy and sad moment ever experienced by any human was, or will be, experienced by you.”

You thought for a long time. 

“Why?” You asked me. “Why do all this?”

“Because someday, you will become like me. Because that’s what you are. You’re one of my kind. You’re my child.”

“Whoa,” you said, incredulous. “You mean I’m a god?”

“No. Not yet. You’re a fetus. You’re still growing. Once you’ve lived every human life throughout all time, you will have grown enough to be born.”

“So the whole universe,” you said, “it’s just…”

“An egg.” I answered. “Now it’s time for you to move on to your next life.”

And I sent you on your way.

mon cercle d’ami(e)s musicaux

1896765_10154234811382195_8470923694654815791_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 50 et ça monte – et ça descend…

traduction :  vos ami(e)s devraient vous motiver et vous inspirer… votre cercle devrait être bien rond et soutenant… gardez-le tissé serré… la qualité prime sur la quantité, toujours…

ça vous tente de partager mon obsession musicale du moment immédiat ? oui ? écoutez ça : https://www.youtube.com/watch?v=t7k7-b1M0xc

non ? OK, écoutez pas, mais vous manquez quelque chose de beau, vous passez à côté d’une petite beauté musicale… mais pays libre dit-on, et respect des différences… c’est la vie, et elle continue la vie… avec ou sans musique…

pour moi la vie est riche de musique, de chants, de partage musical… ma vie est riche d’ami(e)s avec qui je partage des chants, des espaces musicaux, des bulles de sons… je sais, je suis très chanceux… et j’écris cette chronique en écoutant mon obsession… écrire et jouer et chanter sont mes obsessions…

hier on – quelques ami(e)s et moi – a passé la journée à chanter ensemble…  eh que ça me rend heureux ça moi… en fait, c’est l’ultime fait dans ma vie, que de chanter avec des gens, c’est le faîte de mon bonheur et de ma bonne humeur, le boutt du boutt,.. le dièse de ma satisfaction…

régulièrement, on se rassemble en cercle, on se tire une chaise ou une buche, ou on se lève, et on chante, et danse, et joue… on gratte, on boum boum et on chante… en harmonie, à l’unisson, de plus en plus en tous cas…

pour moi, chanter avec mes mi(e)s surclasse toute forme de communication désormais… je ne suis pas très à l’aise en groupe dans les événements mondains ou dans les partys… non, pour moi, l’ultime échange relationnel est de chanter ensemble… espaces sonores divins, entrecoupés parfois de quelques moments de silence ici et là, silence qui donne toute sa vie à la musique, silence qui rehausse la musicalité…

depuis quelques années, je chante en groupe… depuis quelques années, on se rassemble et on joue mes ami(e)s et moi… peu importe qui on est, peu importe ce qui se passe dans nos vies, peu importe que l’on chante bien ou pas, on chante ensemble…

ces moments donnent du sens à tout le reste, ils agrémentent la vie, ils donnent de l’élévation et de la profondeur… car la vie de notre âme dans un corps physique peut parfois s’avérer demandante mais quand on chante ensemble, cette lourdeur s’estompe… arrive immédiatement une légèreté, une connexion qui n’est pas personnelle, on disparait ensemble…

tout à coup, on n’est plus séparé(e)s, on devient un, un cercle, une chaîne humaine dans laquelle chacun des maillons est important en même temps qu’il n’est pas indispensable à l’existence de la chaîne…

chaque voix est importante en ce sens qu’elle ajoute au son de l’ensemble, mais cette voix doit aussi écouter celles des autres… on les marie nos voix, on les amalgame pour n’en former qu’une seule… sens unique…

je suis toujours heureux quand je chante avec mes ami(e)s… en fait mes ami(e)s sont mes ami(e)s justement parce que l’on chante ensemble…

si on ne chantait pas ensemble, on ferait quoi ? bien sûr on pourrait parler, on le fait un peu dans nos pauses mias notre but ultime c’est de chanter, ensemble… en fait le simple fait de chanter ensemble fait de nous des ami(e)s… amimusicalité…

alors lecteurs/trices, je vous souhaite sincèrement de chanter en groupe, de vous fondre dans un ensemble qui est plus grand que vous, pour que vous puissiez devenir un et une avec le chant, avec la vie, avec les autres, avec la voix de dieu qui comprend tout… car oui, la voix de dieu est vraiment mystérieuse…

si cette invitation pique votre curiosité, poke me

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bon matin, good journeying et guiliguili…

10440790_351471001669979_6124517143478927286_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 51 et ça monte – et ça descend…

ah pis ouate de phoque tiens, let’s go, une deuxième chronique coup sur coup, comme deux cafés back à back, c’est jour férié après tout, on peut se la lâcher lousse, la chronique…

ouate de phoque que je viens de lire ? c’est ce que m’aurait sûrement dit cette chère madame rêverie qui a signé une chronique sur l’usage erroné – pas fin pas fin – du terme bon matin au lieu du correct bonjour hier sur le blogue du joual de mouréal, média qui utilise un vocabulaire potable comme de l’eau de robinet mais dont le goût nous reste lui aussi un peu de travers dans la gorge bouche… http://www.journaldemontreal.com/2013/04/30/ne-me-souhaitez-pas-bon-matin

mais boooordel (accent français de france SVP) pourquoi ne pouvons-nous pas utiliser l’expression bon matin ? qui a décidé ça ? quand ? et ça ne pourra jamais changer ?

mais dites-moi quelque chose… pourquoi, si je veux souhaiter à quelqu’un que du bon que du bon pour la période comprise disons entre 8 h 23 et 11 h 56, pourquoi je ne peux pas dire bon matin ? ou bonne matinée ? mais obligatoirement bonjour !

le matin ne peut-il pas, comme le bon dieu, être bon ?

car il arrive que ça ne soit pas toute la journée que je veux souhaiter bonne, que le matin car certains après-midis ne méritent pas toujours de tels bonniments… c’est comme ça, tout bonnement… je m’auto-bonnêtd’ânise ici moi là… blue bonnet bonnet bleu

alors que la moitié de la population du québec est techniquement analphabète – peu importe ce que cela signifie –  on s’enrage dans les fleurs du tapis matinales pour des pécadilles… si les gens utilisent cette expression, comme c’est le cas pour de nombreuses autres, éventuellement elle deviendra acceptée par les mêmes linguistes qui affirmaient hier et qui affirment encore aujourd’hui que c’est un anglicisme et donc qu’il est erroné de l’utiliser…

ouate de phoque… OK je sais que c’est un fuckin calque mais ça fait trop de bien…

les règles linguistiques ne sont pas des lois naturelles et immuables, révélées par dieu le père, elles peuvent se transformer, changer, évoluer…

les mots sont de la plasticine, de la pâte à modeler à se mettre en bouche, en coeur et en esprit pour arriver à dire précisément ce que l’on veut communiquer… personnellement, mes chroniques renferment here and there des termes anglais, ici et là, des jeux de mots alliant franglais et anfrais… c’est selon… de petites pépites d’une langue dans la bouche de l’autre… juste des petites bittes…

car j’aime jouer avec les mots de ma langue, dans le palais de l’orthographe… j’aime jouer avec le sens des mots dits français et anglais… j’aime switcher d’une langue à l’autre, j’aime frenchkisser l’anglais… en fait surtout l’anglaise… et forcer Molière à embrasser Shakespeare sur la bouche… ce qui embrase certains linguistes sur la touche… pied de nez aux puristes, mélangeons nos langues dans le vinaigre…

wait pour moo l’autre bord d’la street comme ils et elles disent au niou brunswick… que c’est imagé, que c’est vivant ce français slangish… cette langue a survécu à une vaste déportation et on a peur qu’elle meurt ? non ! notre langue est tough, elle est pliable et adaptable… car si on ne peut plier, on casse…

en passant comment nommer la période comprise entre le vendredi 17 h et le dimanche soir ?

fin de semaine ou week-end ? car techniquement, ce n’est ni l’un ni l’autre, samedi fermant la semaine et dimanche en ouvrant une nouvelle… devrions-nous dire l’entre-deux semaines ? ou l’antre entre deux semaines ? car fin de semaine est un calque de week-end et week-end, même s’il est officiellement accepté en français désormais, sonne pas mal anglais à nos yeux non ? imaginez aux oreilles de madame rêverie… pas facile le français, not easy en titi

et que l’on en aie peur ou pas, le français parlé tel qu’on le connait va éventuellement disparaître si il ne peut s’adapter, s’il n’apprend pas à nager dans une mer en glaise…, comme vous et moi d’ailleurs, rien n’est permanent ni infini… que du métissage, que du métis âge…

pour moi, la langage n’est pas une identité, c’est un matériau à utiliser pour être compris, pour communiquer des idées qui évoluent… on peut toujours le raffiner, le peaufiner, le polir et le sabler afin qu’il devienne une oeuvre d’art, toujours vivante et actiuelle…   

alors tout le monde, je vous souhaite de passer une belle matinée, sauf à madame rêverie.. à elle, en tout respect, je dis bonjour !

P.S. good jouneying est un jeu de mots bilingue car chaque journée est un bon voyage…

P.P.S. le guili guili c’est pour nous tous, pour qu’on se chatouille la rigidité, pour qu’on prenne les choses un peu à la légère car la vie est bien assez lourde comme ça et en plus, c’est l’été et il fait beau et c’est la singe hein ?…

citoyen du pays d’en haut

11017541_927576793965712_6590203633122633476_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 52 et ça monte – et ça descend…

parait que c’est la fête du Québec aujourd’hui ? que c’est la St-Jean ? baptême, mais moi ça ne me dit rien cette fête-là, et je ne sais pourquoi… mais dites-moi donc, c’est quoi cette fête au juste ?

la fête d’un territoire, d’une province canadienne ? la seule située sur un grand grand territoire juste là, tout juste en haut des states, la seule place où on l’on parle majoritairement français sur le continent américain…

la fête d’un pays ? certains le voudraient, d’autres non… chacun son pays, chacun son pari… et avec des si on va à paris… et qui prend mari – juana ? – prend pays ? en tous cas certains qui prennent de la mari imaginent un pays imaginaire…

la fête d’un peuple, qui comme tous les peuples de la terre, a une histoire particulière… pas plus particulière que les autres, mais pas moins non plus, juste sa propre histoire, son histoire propre…

la fête de St-Jean-Baptiste, le chum de Jésus qui l’a baptisé, ainsi que de nombreux autres il y a une couples de millénaires ?

la fête des caisses de bières et une occasion de se saoûler la gueule au son de musique trop forte ?

la fête de la fin des classes pour les jeunes et le début officiel de l’été ? ça, ça sonne assez juste… et une cloche…

un congé férié obligatoire et non bougeable pour plusieurs ? (contrairement à la fête du Canada qui est mobile elle)…

cette fête est un peu tout ça j’imagine… et en même temps, rien de cela… du moins, pas que cela…

remarquez, je n’ai rien contre cette fête… mais je n’ai rien pour non plus…

je ne peux rien faire, je ne me sens ni québécois, ni canadien, ni rien d’ailleurs… je ne me sens pas appartenir à aucun pays ici-bas en fait… aucun pays pour lequel me battre, aucun pays pour lequel mourir car mon pays, ce sont les cieux, c’est la terre… je suis un citoyen du monde qui ne compte qu’une seule race, l’humaine… quand même assez barbare l’humanité par contre on ?

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non… mon pays à moi, c’est celui d’en haut, je suis un citoyen du pays d’en haut, l’ultime pays… celui duquel on vient et vers lequel on retourne à chaque jour et vers lequel on retrouva une fois pour toutes lorsque le coeur cessera de battre, lorsqu’on cessera de se battre…

ma patrie ce sont les cieux… ma patrie, ce sont aussi les racines qui me poussent sous les pieds peu  importe où je foule le sol, peu importe où je me trouve… et en même temps, aucun territoire n’est mien, je ne suis qu’un locataire sur cette boule bleue pour une fenêtre de temps limitée… un locataire parmi des milliards…

alors je ne peux que prendre soin de mon bout de terre du mieux que je peux, prendre soin des gens qui foulent ce bout de sol, prendre soin de moi et des miens…

le concept de nationalisme est davantage source de division que d’union… nous ne sommes qu’une seule nation, la nation humaine… nous sommes les locataires de la planète bleue, des locataires, des locaterriens… et depuis toujours, un peu folle la planète et ses habitants, loca loca la terre…

alors comme on ne peut sauver la planète, on doit penser globalement mais prendre soin du local, localement… car très locale la terre… la terre est si grande qu’on ne peut que prendre soin de son patelin… et agrandir le terrain de jeu… lentement, respectueusement, graduellement…

en tenant compte des gens qui y vivent, en respectant les gens qui voient leur pays autrement que le nôtre, même s’ils occupent le même territoire, même s’ils ne parlent pas le même langage…

car nous ne sommes pas propriétaires de rien, ce territoire n’est pas nôtre, il apparient aux générations futures… qu’elles viennent ou pas, qu’elles nous suivent ou non… nous ne sommes pas une nation particulière… en tous cas, moi je ne suis pas une nation… je ne suis qu’un pion de dieu, qu’un dion des cieux…

nous sommes des humains qui, par hasard ou par le dessein d’un grand grand cosmique, partageons temporairement un territoire… alors prenons soin de ce territoire, voyons à le préserver… prenons soin aussi les uns des autres, car malgré nos différentes conceptions de la fête, malgré notre attachement à un pay sou à l’autre…

moi je suis un citoyen du pays d’en haut, celui qu’on ne voit pas mais qui est bel et bien là-haut et ici-bas…

bon singe hein ?

mots peau no pots nô

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traduction : la taille de ton audience importe peu… continue le bon travail

salut lecteurs/trices de par le monde…

plus de trois ans qu’on se fréquente virtuellement pour certains, un peu moins longtemps pour d’autres… quotidiennement pour certain(e)s, moins fréquemment pour d’autres…

selon la fonction «stats» de WordPress, vous êtes entre 50 et 100 à visiter ce blogue quotidiennement…

la plupart de vos écrans – et des yeux, des mains et des coeurs qui sont devant – sont situés au canada, quelques-uns et zunes en france, et d’autres têtes de pipe unitaires dans une dizaine de pays différents par jour…

à chaque jour ou presque, nous communions davantage que nous communiquons… moi, j’écris, vous, lisez… ou regardez les images…

parfois j’écris du coeur, parfois je cries de la tête… mais toujours de petits cris du coeur… je suis un fourrier du coeur… et parfois vous riez du coeur et vous vous payez ma tête… je suis un cultamateur broyé dans le collimateur des mots… je suis pris entre culture de base et tournures de phrases…

et vous,  j’imagine que vous lisez avec vos yeux – car je ne publies pas encore en braille et espère ne pas vous faire, ni bayer ni brailler – et avec votre esprit, sain et ouvert… et multicolore…

j’aurai écrit bientôt mes 1000 et une chroniques… fifti tou to go…c’est mon but dans la vie, comme disait l’une de mes filles récemment, chacun ses exploits… salut Fa 😉

pour moi c’est ça le but, tandis pour d’autres, c’est de sauter en parachute de buildings vertigineux dans la grosse pomme… en passant, regardez ça, vous allez sentir quelque chose je vous le jure… https://youtu.be/nz7sxt9xeJE

eh oui, j’aime insérer des ptits cadeaux dans mes chroniques… des bonus track… vidéos, belles images, jeux de mots difficiles à saisir à première lecture… parfois même, je modifie les chroniques après leur publication initiale… même si personne ne s’en rend compte, moi je sais et saisis…

j’aime faire des choses invisibles et inutiles, j’aime disperser de la beauté, injecter du jeu dans les mots, de la danse dans la cadence, de la chance dans nos balances…

j’aime me faire jouer des tours et vous en jouer en retour via ces coquins mots, ces lettres qui changent de place comme on change d’espace…

j’aime que mon auditoire soit limité, ainsi moi je peux être illimité et non délimité… je n’ai rien à vendre, que du vide entre des lettres à donner… je n’ai aucune autorité sur vous, vous pouvez faire ce que vous voulez ce moi et de mes mots dits nonos..

vous pouvez m’ignorer ou me fausser compagnie comme bon vous semble et je ne le prends pas personnel… rien de personnel ici, tout virtuel… nous sommes dans un espace libre… libre de frontières, libre de visage, libre d’obligations…

certain(e)s d’entre vous savez ce à quoi je ressemble, d’autres non… pour vous, voici un négoportrait de mon moi-même du moment…

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la semaine dernière j’étais plutôt…

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ainsi va la vie, à la vitesse de l’éclair au chocolat dévoré par le glouton…

hier vous avez été nombreux et euses à aimer les mots autour du parlé des autres… ça nous touche tous et toutes ce mal actuel, cette malle à potins… nous sommes tellement bombardés d’images et de mots qui nous font réagir, qui nous font pondre des opinions comme certaines poules pas de dentiers pondent des oeufs…

je tiens à vous remercier de me faire exister en tant que boggueur blogueur blagueur… sans farce, ni attrape à homard… sans poils à gratter ou nauséabombes…

merci de me donner l’occasion de déposer mes mots nonos, ou pas trop trop nonos – merci pardon amour et autres lolo – dans votre dépôt à mots, mais surtout dans vos coeurs et vos esprits, saints ou pas, sains ou fous…

si jamais vous avez envie de redonner quelque chose sous forme de bidous, de sous ou d’autres offrandes en retour de l’appréciation de ces mots, vous pouvez toujours aller à la section «la shoppe» de ce blogue et faire un don du montant de votre choix en vous procurant un item quelconque… ou pas… et personne ne le saura… surtout pas moi… moi le dernier…

il y a quelques années, j’ai découvert qu’il est important de permettre aux gens de redonner… et parfois si on veut recevoir quelque chose de la vie, il faut tout d’abord donner… pour faire de la place, pour dire merci, pour devenir plus grand et grande…

car

rrrrque vous donniez quelque chose, ou pas, je vous aimerai tout autant, tout autant que l’amour que mon coeur peut porter… je vous aimerai même si je ne vous connais pas… car l’amour il ne faut le prendre trop personnel, ni le donner… on peut aimer le monde entier sans connaître chacun des 7 milliards de locataires…  en fait il parait qu’on peut aimer autant qu’on s’aime soi-même… à vérifier chacun pour soi…

alors chers amis et amies, merci d’avoir accepter mes petites pépites et petites patates encore ce matin… cela fait de la place en moi pour en semer et planter d’autres, pour en récolter encore davantage…

car lorsqu’on donne par plaisir, la vie n’est jamais plate et on ne fait jamais patate…

du mal parlé et du mal être

11406979_10152979598712621_1824747984734463723_n millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 54 et ça monte – et ça descend…

traduction : un esprit sain ne parle pas en mal des autres

quelle mauvaise habitude on a vous et moi de parler en mal des autres non ? pas vous ? ah, moi si en tous cas…

mais sincèrement, je ne vous crois pas quand vous dites que vous ne parlez négativement pas des autres… il semble que tout le monde le fasse… en tous cas, quand on lit un peu les tribunes et commentaires de bouge, où ? là là ! et oh lala…

je le fais encore une fois de temps, mais de moins en moins – parler contre les autres I mean – et voudrais ne plus le faire du tout,  car de plus en plus conscient et alerte de ce pattern pernicieux et malsain… mais encore un peu là chez moi quand même j’avoue… parfois je me pogne les culottes baissées, et les babines ouvertes à parler dans l’ombre…

en fait c’est dérangeant de prendre note de ce vilain petit canard de pattern car pas beau à voir ça chez son soi-même… mais en même temps, essentiel d’en prendre note de ce petit travers de bouche pour l’éclairer, et modifier… la plupart du temps, quand on parle contre quelqu’un – ou en mal de ou qu’on dénigre – c’est qu’on n’a pas dit à cette personne ce que l’on avait à lui dire… alors on dit à d’autres ce que le ou la concerne… on le dit dans son dos…

mais le dos n’a pas d’oreilles, ni de bouche, ni de coeur… et le dos est aveugle… en général, on passe beaucoup de temps à parler des autres… on perd beaucoup d’énergie à penser et à parler des autres… on vit beaucoup en fonction des autres d’ailleurs…

personnellement, j’en ai assez… tanné… j’en peux plus… plus envie de parler des autres si ce n’est pas constructif, si ce n’est pas aidant… tourner sa langue 7 fois avant de parler…. est-ce que ça aide ? est-ce positif ? est-ce utile et nécessaire ? est-ce élevant ? sinon on se la ferme pliiiise… sinon on se scelle la trappe à potins et on observe… 1 2 3 4 5 6 7…

depuis quelques années, j’essaie de me faire une règle d’hygiène relationnelle de ne rien dire au sujet de quelqu’un su je ne lui ai pas dit personnellement auparavant… pas encore 100 % installée mais chantier en cours…

car de toute façon, les autres c’est nous et parler contre les autres, c’est se tirer dans le pied, ou les deux… perler contre les autres c’est se mettre les pieds dans la bouche… car lorsqu’on parle négativement des autres, on sème la guerre, de toutes petties graines de guerre mais la guerre quand même…

parler des autres et surtout les un(e)s contre les autres c’est de la petite guerre… et contrairement au diction, il n’y a pas de bonne guerre… la guerre n’est guère bonne en rien… la guerre n’est bonne à rien…

alors de jaune, on passe à blanc dans nos paroles, nos dires et nos délires… finie la parole jaunissante, finie la médisance, finie la malparlance… finie la critique qui ne prône pas la vie, la compassion, la bonté… on se libère de nos patterns… cri désormais, pourquoi ne pas cultiver la parole droite, la parole juste, la parole bonne ?

pit pit, cui cui et autres truculents roucoulements

111millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 55 et ça monte – et ça descend…

traduction : un oiseau ne chante pas parce qu’il a une réponse… il chante parce qu’il a une chanson… – proverbe chinois

sagesse made in China… même pas un dollar, gratuite, fwitt fwitt… car la vraie richesse a trop de valeur être monnayée…

que c’est beau… et simple… et chantant cette citation… je vois tout à fait l’image d’un oiseau qui chante tout bonnement et innocemment pour exprimer sa chanson… chantant tout simplement parce que ça lui sort littéralement – mais sans mots – de la gorge, qu’elle soit rouge ou multicolore… tellement chantante cette citation, tellement mélodique… pit pit… et cuite cuite… et tant qu’à y être rourou et frédéric frédéric… comme chez moi le matin…

cette citation décrit très bien votre chroniqueur wannabe chanteur et humble pusher de mots et de notes…

chaque matin que dieu amen, les mots me sortent du cerebelum… et du coronarium… et du sanctorium… alléluia, I see the light…

quotidiennement, je compulse chroniquement… je joue avec les mots et ils se jouent de moi… j’aime écrire comme d’autres aiment faire certaines choses… que dis-je ? j’adore écrire… j’aime me laisser prendre sur les ailes des mots, j’aime qu’ils me prennent et me guident vers nulle part ailleurs qu’ici…

à chaque matin, j’aime envoyer ma bouteille de ptits mots pits pits à ma mer de lecteurs/trices virtuels (en fait, plus une flaque qu’une mer, mais mer fait plus romantique et rime avec bouteille)… j’aime venir roucouler dans les creux de vos oreilles – et même sur l’oreiller peut-être – mon ptit pit de non-sens moins que plus sensé mais senti quand même et sorti de moi-même…

comme l’oiseau cuite cuite, moi j’écris parce que ça me sort de partout… j’écris pour vous entourlouper dans mon sillon, et peut-être un jour dans mon microssillon quand mes chansons se feront plus insistantes…

à coup de chroniques, je me monte une tour de bébélles construite en mots dits, en mots émis, en mots tapés… parfois cachés, parfois croisés mais toujours osés… chaque matin, j’ose ma prose, j’ose ma dose de mots vers votre écran… mon écran de fumée dans le vôtre, d’ordi pardi… en fait, ce sont mes mots qui m’osent, mes écchimoses… j’écris, peut-être pour ne pas m’écrier, car quand j’observe mes fellow human being. avec leurs guns et leurs guerres, parfois je ne comprends pas… alors j’écris… sinon je crierais… et m’écrierais… à moi-même…

j’écris et me questionne, moi et le monde… j’écris, non pas des réponses à quelconque question, mais surtout des questions pour éloigner les réponses certaines et suffisantes d’elles-mêmes… pourquoi ? pourquoi pas ? parce que pas.. pas parce que…

car je préfère de loin les questions aux réponses… les questions ouvrent l’horizon, les questions rendent tout possible, les questions permettent l’impossible… les questions sincères appellent davantage réflexion qu’elle ne cherchent réponse… les parce que ferment, les pourquoi permettent, de s’envoler, de s’élever, de se cultiver l’esprit… cui cui, pit pit et frédéric frédéric…

alors que souvent, les réponses tuent tout envol lyrique, les réponses ferment et enferment dans une certitude qui n’est pas naturelle ni de nature, à faire réfléchir ni à l’esprit ouvrir… avoir réponse à tout est épuisant tandis qu’avoir question…

si j’écris sans raison, je chante pour la même raison…

par amour. je chante à chaque jour… en cachette souvent… je chante par amour, je gratte et caresse ma guitare et roucoule mes mélopées encore gênées, mes pits pits chants d’amour encore feutrés ou enragés…

car la passion de vie se chante et enchante, ou parfois déchante ou se fait méchante… la passion se déchaîne et nous sort de nos chaînes car la passion n’a jamais la chienne, elle est un feu à contenir, à couver, à découvrir… la passion est hot en enfant de chienne…

alors, ne pas taire les mots, s’exprimer et le faire en mots, en notes, et en bloc.. mais des blocs notes fluides, des notes qui ne bloquent jamais la porte à ce qui veut sortir… car la vie ne veut que se manifester et qui sommes-nous pour l’en empêcher ?

alors petits minous lecteurs/trices qui attendez peut-être que l’oiseau sorte du cul-de-sac pour le croquer, voici mes quelques mots matinaux – sonnez les matines – que vous cueillerez peut-être en après-midi, à mistissini ou en bikini…

si vous avez envie de me lire, c’est déjà fait, mais si vous avez envie de m’entendre, par ici en effet…
http://www.eloibrunelle.com/ati

pas encore tout à fait cuit cuit, mais tout à fait free free… via wifi…

beu bye ptits pits pits… 

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pas r’gardant du d’dans

11406764_1044096268964195_8042783904046151856_omillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 56 et ça monte – et ça descend…

traduction : votre vision ne deviendra claire seulement lorsque vous pourrez regarder en votre propre coeur… qui regarde à l’extérieur rêve, qui regarde à l’intérieur s’éveille… – Carl Jung

mais comment on fait ça regarder dans notre coeur au juste ? en tous cas, notre Jerry lui savait comment voir la vie avec ces yeux !

ça prend pas une autre paires d’yeux ? ou peut-être un seul, celui que l’on nomme le troisième… mais en général nous sommes moins familier avec celui-ci… mais jamais deux sans trois…

on dit que tout ce qui est près du coeur dans la vie se fait les yeux fermés… méditer, prier, jouir, goûter, pleurer…

quand même intéressant ce thème de l’introspection… qui regarde quoi ? sommes-nous davantage le vu – ou la vue – que le/la spectateur/trice ? sommes-nous sujet ou objet ?

peut-être bien que nous sommes tout bonnement un témoin qui regarde autant ce qui est vu que le/la spectateur/trice qui watche cette ptite vue ?

car il semble bien que nous sommes autant l’une/e et l’autre… avec un regard englobant… pour voir autant ce qui est vu que ce qui voit… nous sommes des big brothers et des big sisters… mais l’idée est de cibler la matière observable… car à regarder tout le buzz constant du monde extérieur, on perd son temps… divertissant mais éparpillant… aucun pouvoir ni contrôle sur ce qui se passe à l’extérieur.. ou si peu…

si cela nous divertit, on peut bien passer son temps à regarder ce qui se passe à l’extérieur de soi, mais cela est bien futile… on peut facilement se perdre à suivre le fil continu d’actualités extérieures à soi mais les événements se sont succédés, se succèdent et se succèderont sans cesse, comme nous d’ailleurs… plus ça change plus c’est pareil sur le plan horizontal… les événements se succèdent sur le radar… et même sur le plan vertical, les choses bougent vite mais nous ne sommes ni l’axe vertical, ni l’horizontal…

nous sommes la tour d’observation, nous sommes le/la contrôleur aérien du mouvement intérieur… nous sommes les regardeurs du coeur, les gardien(ne)s de ce coeur qui bat en nous, le même coeur qui bat en chacun(e) de nous… un même coeur divisé en plus de sept milliards de morceaux… tous et toutes es dépositaires du grand coeur global… le même coeur déposé au fond se chaque être humain… le même qui fait se mouvoir chaque planète, chaque particule… coraçao do mundo…

alors chers téléspectateurs/trices de l’intérieur, synthonisons le canal coeur, tournons notre regard – et la manette – vers l’intérieur afin de prendre note de celui et celle qui regarde et ses mouvements, observons l’opérateur/trice du poste d’observation…

osons nous fourrer le deuxième nez dans notre coeur pour sentir ce qui s’y passe et tourner notre regard et son troisième oeil en soi, pour voir ce qui s’y brasse…

osons nous réveiller, même si cela se révèle parfois être difficile car pas toujours beau ce qu’on y découvre dans les premiers tours de reconnaissance…

car à force de regarder en dehors de soi pour y trouver les bibittes, on finit par les trouver… mais ces bibittes ne sont peut-être nulles autres que nos propres bibittes… peut-être que les bibittes vivent dans nos yeux et dans notre tête et que nous faisons que les projeter vers l’extérieur en regardant hors de soi…

who looks outside dreams, who looks inside awakes… good morning !

crénullité


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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 57 et ça monte – et ça descend…

traduction : je ne crois en rien… la plupart des gens, même parmi les plus éduqués, pensent que tout le monde devrait «croire» en quelque chose, ou en autre chose… que si quelqu’un n’est pas croyant(e), il ou elle doit être un(e) athé(e) dogmatique… et que si quelqu’un ne croit pas que le capitalisme est parfait, il devrait croire avec ferveur dans le socialisme… et que si quelqu’un(e) n’affiche pas une foi aveugle en quoi que ce soit, il ou elle avoir foi en tout ce que n’est pas cette chose ou en son contraire…  ma propre opinion est que la croyance est la mort de l’intelligence
– Robert Anton Wilson

moi aussi… je crois que la croyance signifie la mort de l’intelligence…

moi non plus je ne crois en rien de particulier ou en tout en général… je ne crois en rien, rien d’autre que tout peut être vrai… et que tout peut être faux… ou du moins que tout peut être cru autrement, différemment, contrairement… et si tout peut être cru, on est cuit, du moins notre mental l’est… car on doit croire pour le voir…

car si on ne le croit pas, on ne le verra pas… il parait d’ailleurs que les autochtones ne pouvaient pas voir les navires des conquérants qui arrivaient par la mer car ils n’avaient jamais vu auparavant de tels navires… donc faut le croire pour le voir…

personnellement je crois tout, et rien… je crois à tout et à rien… je suis un athé croyant, qui croyanniste athéiste…

je crois à une certaine forme de dieu, mais en même temps, la forme peut être n’importe quoi… et même ne pas être… quant à moi, dieu peut être invisible… ou pas… peut-être que ce n’est que moi qui ne le voit pas ce grand gaillard… ou plutôt gaillarde car si jamais dieu existe, il doit être une elle…

je ne vois pas dieu sous une forme particulière, mais je vois la beauté de la nature, je vois la bonté des humains… et en même temps, je vois la brutalité de la vie, et je vois aussi la méchanceté humaine… tout existe et son contraire, alors ouvrons-nous l’esprit et croyons en tout, croyons tout, et en meme temps, ne croyons rien, ne croyons à rien…

alors tout devient possible, tout devient probable, tout devient éventuellement une manifestation à créer ou à réaliser… car tout peut être, tout est, possible… même ce que l’on ne peut concevoir, du moins pas encore…

car le monde n’est pas tel qu’il semble être dans le monde de nos croyances… ce monde est fluctuant, changeant, modifiable et peu fiable… car tout ce que l’on considère comme existant à l’extérieur de nous n’est pas ce que cela semble être… tout peut être…

quel riche mot que peut-être… tout peut être, ou ne pas être… ou être autrement… ou être en devenir…

le monde n’est pas une croyance… le monde est un matière, un fait, un constat… et en même temps, notre perception de ce monde varie dans le temps et dans l’espace… comme nous, pauvre petite source perceptuelle qui pourra éventuellement éclater, devenir un et une, le tout, la vie…

si on ne peut cesser de croire, on peut au moins relativiser nos croyances, changer les objets de nos croyances… car tout peut être vrai, ou faux, selon la position adoptée, selon la croyance du moment…

la croyance n’est qu’un petit moment présent…  qui sera remplacé par un autre… et un autre… et un autre…

mais surtout ne me croyez pas… je ne me crois pas moi-même… je ne crois à rien, et même ce rien je doute qu’il existe vraiment… et même nous, pas si certain qu’on existe… de toute façon, car cette chronique existe-t-elle vraiment ? et vous ?

bonne puff d’illusion ami(e)s…