à bas les résolutions !

psychdeliccinquième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 2/1

traduction maison : vous êtes parfait(e) exactement tel(le) que vous êtes…  avec tous vos défauts et vos problèmes, pas besoin de changer quoi que ce soit… tout ce que vous devez changer est l’idée que vous devez changer quoi que ce soit…

le voici mon souhait ultime pour la nouvelle année… pour moi, pour vous, pour le monde entier… pour tout le monde et pour personne… simplement s’accepter tel que l’on est et dropper une fois pour toute l’idée de changer quoi que ce soit… se changer, s’améliorer, grandir, croître, devenir une meilleure personne, fini, basta ! on reste comme on est bon !

ne rien changer d’autre que la croyance qu’il faille changer quelque chose… car changer c’est fatiguant et ça ne marche pas de toute façon… changer c’est renier comment dieu nous a fait… changer c’est de ne pas se prendre tel que l’existence nous a conçu(e)…

car que peut-on vraiment changer anyway ? éliminer quelques rides, changer quelques habitudes, nos vêtements, les couches du dessus, les artifices, les détails de surface, des broutilles, quelques comportements que l’on juge innoportuns… dieu nous a créé parfait(e) alors honorons-le en étant exactement qui nous sommes tel(le) que nous sommes… basta… nothing to change… ce qui doit changer va le faire de soi anyway… en s’acceptant tel quel, on ne fait qu’éliminer le supplice… mais c’est de la maturité ça ?

enfin ! finies toutes ces résolutions non tenues plus que quelques jours, tout ce wishful thinking, source d’encore plus de culpabilité, de déception, d’échecs auto-administrés… on peut bien émettre quelques intentions, exprimer quelques désirs et lancer ça dans l’univers mais si le grand plan prévoit autre chose, qui sommes-nous pour lui mettre des bâtons dans les roues… on prendra ce qui vient… à la grâce de dieu et du diable…

enfin ! laisser tomber cette idée de vouloir que les choses soient autrement que ce qu’elles sont car la vie va suivre son cours de toute façon… ainsi soit-il…

enfin ! s’accepter exactement tel(le) que l’on est, simplement, totalement, en assumant la rose mais aussi ses épines, car celles-ci sont précieuses pour protéger la beauté de la rose si fragile… et franchement, ce que l’on veut changer c’est souvent pour plaire aux autres, ou du moins ne pas déplaire… alors on s’assume et se présente au monde tel que l’on est… avec fierté, imparfaitement parfait(e)…

alors je nous souhaite d’arrêter de vouloir changer… kapout cette idée de changement que l’on peut dorénavant laisser tomber, écrapoutir, smasher, piler dessus, mettre dans le blender… et s’assumer sincèrement, définitivement, une fois pour toutes… simplement dire oui à qui l’on est, à ce qui est, ce que l’on aime ou ce que l’on déteste… déjà un bon premier pas non ?

donc je nous souhaite une année 2013 exactement tel qu’elle sera… pas bonne année… car ni bonne, ni mauvaise cette nouvelle année, juste une autre année à nouveau numéro… même pas nouvelle l’année en fait car c’est toujours la même vie, le meme témoin qui la regarde passer… les années ne sont qu’un autre carré aux dattes dans ce grand lunch planétaire…

donc je nous souhaite une étape à venir pleine de promesses de tout, de rien, une plage vierge, pure, sans plan pré établi, sans planification aucune donc sans surprise autre que celle qui voudront se manifester d’elles-mêmes…

shttt… écoutez…

6646_10200142622229511_446140914_nquatrième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 2/1

pour entendre, faut écouter…

bizarrement, ou pas, quand on commence à vivre dans le silence de la nature, on entend beaucoup le bruit de son propre mental, du son mental en stéréo… on le voit, on le rencontre, on le confronte, il nous fronde et nous inonde… mais lentement et graduellement, il se calme et le silence clame et réclame préséance…

pour finalement se laisser décoder et apprécier, ce cher silence… et de plus en plus, un silence de qualité émerge, de plus en plus sûr, de plus en plus pur…

mais les premiers temps sont hasardeux, touffus, brouillons, bruyants, chaotiques… il faut passer à travers cette tempête d’idées, de bruits, de chaos, incontournable… pour éventuellement déboucher sur le silence, inévitablement déboucher le silence… mais faut y mettre le temps, le soin, la présence… faut se déboucher les oreilles…

il y a un temps pour prier, émettre ses intentions, faire sa liste de résolutions, passer sa commande… enter… puis vient ensuite le temps de faire le vide, se rendre disponible, écouter, et laisser le mental s’apaiser… mais c’est long, ça prend du temps, ça se cultive, lentement, patiemment, passionnément, scrupuleusement…

dieu nous parle à travers la nature, il/elle chuchote dans le silence des arbres, dans le blanc de la neige, dans la chute des flocons, dans le voyage des nuages, dans la pureté du vent qui secoue les arbres, forts et flexibles, dans le chant des oiseaux, dans le bruit de leurs ailes qui fendent et tranchent l’air immobile… le silence est suspendu à nos oreilles… et nous à ses lèvres…

l’existence nous émerveille et nous interpelle dans la majestuosité du silence des éléments… mais faut prendre le temps de se laisser interpeller, se laisser accoster par les détails environnants, par la perfection de l’environnement, par la magie de la vie des environs… se faire silence comme on se fait harakiri…

donc tout d’abord se «silencieuser» la boîte à idées, se mettre la tête à off, un peu du moins, ralentir le mental jusqu’à un doux ronronnement… respirer, lentement, être à l’écoute, patiemment, placidement, platement, oui… pas excitant ni spectaculaire mais captivant, par en dedans… pas évident mais payant, calmement… écouter, simplement…

comme un grand jeu d’observation, chaque détail compte, chaque frisson renferme son  silence propre, doux, délicat… chaque moment apporte son son, chaque son son silence… attentif, présent, à l’affut, shttt, écoutez…

éventuellement, tout est révélé à qui sait attendre, à qui veut entendre… le murmure de l’existence, la danse de la vie, le déploiement du temps dans le vent… la subtilité peut envahir nos oreilles puis le message atteint graduellement le coeur, l’âme, la caisse de résonance… pour finir en transe et en cadence…

les paroles s’affolent et s’envolent, le silence est d’or… le silence est d’ores… et déjà en nous… suffit de le réveiller, le retrouver, le réclamer, de le clamer à nouveau, se le réapproprier… le perdre pour mieux le retrouver… mais pour ça, faut abandonner pour un moment walkman, diskman, cell. et Ipod, touch ou pas… faut cesser le constant blabla, laisser spinner le mental jusqu’à ce qu’il s’épuise, qu’il nous épuise, et s’apaise… paix en son âme…

et là, ici, tout de suite, maintenant, right now, on redécouvre que le silence est toujours présent, en arrière plan, en toile de fond, en background… qu’il a toujours été là sous les bruits, il n’a jamais quitté la scène… faut simplement savoir l’entendre, attendre et entendre, tendre l’oreille, tendrement, patiemment, cultivant, captivant ce silence…

l’écoutez-vous ? l’entendez-vous ? l’attendez-vous ?

c’est ce que je nous souhaite en 2013…

Succès !

Sistahintheraw
troisième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 1/1

traduction maison : «le succès ? c’est s’aimer soi-même, aimer ce que l’on fait et aimer la façon dont on le fait… – Maya Angelou (que je ne connaissais pas mais que je veux connaître davantage, voir lien ci-bas d’ailleurs pour un peu plus)… donc le succès c’est l’amour…

I like it !

intéressant d’avoir la photo de la «personne propriétaire de la bouche/main/tête/coeur de laquelle a sorti la citation» non ? ça humanise, ça donne un visage, ça donne du coeur aux mots… ça montre d’où ça vient… belle madame en tous cas… une poétesse activiste, entre autres choses…

donc résolution première, et la seule en fait : avoir du succès selon les normes de Mme Angelou… aimer plus, aimer mieux, aimer tout court et toujours… aimer personne en particulier, aimer tout le monde en général, en commençant par soi-même… donc pour moi, écrire autant de chroniques qu’il veut en sortir de ce corps… car en fait, écrire, vous écrire, est ce que j’aime le plus faire au monde et j’aime aussi ce qui en ressort… je suis mon plus fidèle lecteur… donc deux sur trois, check !

en fait, c’est plus facile pour moi d’aimer écrire que de m’aimer moi-même si je suis sincère… plus facile d’aimer ce que je fais que d’aimer qui je suis… ouain… à self-inquirer

m’aimer moi-même ? c’est ma ligne à moi celle-là, parmi les trois, à développer, travailler, jouer avec, inviter, améliorer, expandre, apprendre, répandre, bref, vous saisissez… apprendre à s’aimer, easy right ?… et si j’écris parce que j’aime ça, ben ça va aider à aimer le monde en général, donc moi inclus ! smart non ?

alors oui au succès ! et simplement laisser les mots me pousser dans le dos, dans l’cul du sac à lettres du grand jeu de scrabble universel… qu’ils me délient les doigts ces mots, et qu’ils aident à délivrer un chapelet trouvé dans une boîte d’alphabits, un cordon alphabétical qui pourra – et pis qui pourra / hip hip houra – espérons-le, faire comprendre au monde ce que je pense et ce que je veux dire le plus précisément possible… si ça intéresse quelqu’un ou pas ? pas grave, le besoin de dire est trop fort… alors premièrement clarifier pour soi-même dans la boîte de cérébélum puis ensuite mettre en mots dans la soupe alphabète… beau contrat… faire du sens de cette vague alpha…

avez-vous remarqué que Mme Angelou utilise like et pas love ? et ça passe bien, mieux même que love non ? en tous cas pour moi si… plus simple, plus ordinaire, plus terre à terre… pas un monde de Dieux ni de Déesses, mais un vrai monde de bonnes et bon’yables… du monde ordinaire, le «vrai monde»… une madame qui s’est battue pour les droits des siens… simple et forte… ça se sent… juste à la voir, on sent son coeur… donc yes to like !

alors du succès pour tout le monde pour ce nouveau tour de piste, bien sûr on commence chacun chacune par soi-même, mais aussi et ensuite, on en souhaite tout autant pour toi, lui, elle, eux, nous, vous, ils et elles… de l’amour chacun pour soi puis ensuite pour tout le monde… hi ha…

bien sûr, succès pour nos ami(e)s ! mais aussi et surtout peut-être encore plus pour nos ennemi(e)s, nos adversaires, pour ceux et celles qui nous font suer dans cette vie… si on en a… c’est probablement eux et elles qui nous font le plus grandir, apprendre, bouger, nous garder éveillé(e)s, bouger sur notre chaise… eux et elles qui nous gardent vivant(e), qui nous poussent par en avant… être en paix quand leur nom nous passe en tête… en leur souhaitant the best…

tchin tchin !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maya_Angelou

psstt… c’est la troisième de la journée, ça se peut que vous ayez manqué la deuxième 😉

pureté blanche…

IMG_2172.1deuxième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 1/1

de retour d’une marche au paradis… le soleil, le froid, la neige, la forêt camouflée, la pureté pure tout autour… une vérité de cristal frappe les environs de mon home ces temps-ci… sharp, juste, froide, précise, raffinée… tout ce qui dépasse y passe, plus de place pour le superflu, pour le rough…

si, au Japon, le zen se décline sur mode de «fendre le bois et transporter l’eau», au Québec, il se transforme en «rentrer le bois, chauffer le poêle et pelleter la neige»… un zen sec, pur, léger et fluffy, qui descend sous le zéro absolu de minutes en minutes… une vérité de glace, pure, immaculée…

une fin 2012 et début 2013 en solo dans mon igloo de mon côté… sans pulsion pour sortir, ni parler trop trop, ni voir de monde… qu’un peu de ménage, un peu de correction, manger parce qu’il le faut parfois… m’assoir et contempler… pas habitué à faire ça aussi longtemps l’ex-hyperactif… retraite fermée jusqu’à ce que mood s’en suive et change… on se bat pas avec la vie…

une partie de moi aimerait bien feeler social, party animal, mais ce n’est clairement pas ce qui est là, présent… plutôt mood retraite zen en blanc… alors je suis ce qui veut être… clairement pas moi l’boss ces temps-ci, c’est la vie qui fait à sa tête, c’est elle qui décide, moi j’m’attache pis j’suis… je suis la vie… qui passe et fait du sur place… qui me laisse de glace, dans un duel avec ce qui je pensais être, un face à face avec ma face à claque… un saut dans le vide… un look dans le miroir, qui me reflète et me reflète et me reflète et… que du vide à la longue… n’être plus rien… pour devenir tout ?

comme un grand détachement croissant qui prend place en moi, parfois soulageant, parfois épeurant… vertigineux ce saut dans le vide… une disparition de l’ambition qui ira jusqu’où ? que je me demande… vivre dans un monde un peu hors du monde, en marge… comme une quête interne qui demande complétion, qui ne laissera aucune illusion survivre, aucune zone d’ombre demeurer, ni brouillard vaporer… décapant, épurant, détachant, dérouillant, polissant…

un laisser aller inévitable, trop fort pour s’y opposer, trop forte la vague pour la surfer, que la laisser nous porter, jusqu’au rivage, nous chavirer, ou nous noyer… et que faire se peut… à la grâce de dieu… trop tard pour les résolutions, la vie s’en est chargée… elle apporte ce que doit…

tiens en vous quittant pour aujourd’hui, deux ptites perles comme récompense d’avoir lu jusqu’ici… un texte et un vidéo…

le texte:

I believe that if you’re meant to do something, you’ll end up doing it someday. You may take a while to get there, to reach your destination but eventually if it’s meant to be yours, destiny will eventually catch up with you. 

So don’t be dismayed when the people you meet in your journey of life try to put you down, stab your back or block your way to reach your destination.  Just focus. Keep on walking out of the darkness and into God’s light. Have faith that what God plans and puts together, no human can tear apart.

et le film, un présent de 7 minutes de pure beauté pour le nouvel an… mais pour apprécier pleinement, faut tout arrêter et contempler… ça joue d’ailleurs pendant que je vous écrivais… pure beauté que je vous dit… chanceux chanceuses va… à demain si inch allah…

http://player.vimeo.com/video/6518109?autoplay=1

photo : bela

hug de mots… aho !

528580_10151307324399729_1326417967_n première digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 1/1

salut lecteurs/trices ! long time no write, long time no read, long time no seelong time

nouvelle année, nouvelle série de chroniques pour chevaucher 2013… au trot ou au galop… mots nouveaux pour tourner la page sur 2012, qui en fut toute une… mots humbles et discrets mais mots passionnés quand même, mes mots passionnés quand même… mots en provenance de mon moi sous mon toit, de mon chez-moi dans mes bois à votre chez-vous un peu partout…

image parlante non ? image touchante en fait, cadeau de mon amie clélia… merci l’amie… tu m’as bien saisi…

c’est comme ça que je me sens quand je pense à vous… écrire… gros envie de vous prendre dans mes bras, de vous enlacer de mes mots… de vous hugger les yeux et le coeur… de vous flatter avec mes mots simples d’esprit…

envie de nous bercer les mots de l’âme avec mes doigts de soi qui ne parlent pas la langue de bois… faire la job de bras de bois avec des mots de soie… presque deux semaines de sevrage chronique… j’avais hâte de rechuter… hâte de vous shooter un dose de mots, de vous faire une accolade de mots nouveaux, de nouveau… hâte de vous enfiler mes mots de nouveau à travers les yeux et le coeur…

tellement que ça m’a réveillé à 4h30… tout excité le chroniqueur à l’idée de vous retrouver, vous et mon clavier… accolade de mots enfilés les uns aux autres, enfilade de mots de moi à vous… collier de mots tapés de mon coeur à vos yeux, vos oreilles, vos coeurs… bouquets de mots fleuris qui s’ouvrent et se révèlent… des mots pour vous, mes mots à moi, de moi à vous… mais mes mots avouent… des mots tout doux… ré et ex pression de mots… qui veulent jaillir, qui veulent sortir, qui veulent tout dire. qui veulent fou rire…

des mots mous, des mots doux, des mots fous, d’envie, de vie, d’envie de vie… des mots transparents, des mots criant, des mots urgents, pour dire, se dire, vous dire, se dire et être lus, vus et sus… des mots à la vue et au su de toutes et tous… des mots flambant lus…

depuis quelques jours, j’me retenais pour ne pas écrire… en sevrage chronique le chroniqueur… à l’intérieur le chroniqueur… mais on n’empêche pas un coeur d’aimer écrire… ni un chroniqueur de croquer les mots trop longtemps… mais néanmoins je me contenais, j’étais patient chronique, j’attendais la nouvelle année… comme un enfant attend minuit le 24… ces nouveaux moments éternels… pis là yahoo ! ça peut sortir de nouveau, ça peut jaillir le nouveau…

le coq niqueur a envie de pondre ses mots cocos, parfois sunnyside up, parfois brouillés, d’autres fois pochés ou cuits durs et même crus s’il le faut… ses mots pleins de jaune comme le soleil de plus en plus blanc… ses mots chlorophyle pleins de vert espoir… ses mots écarlates, d’un rouge plein de coeur, ses mots blues du coeur, ses mots purple, ses mots people, multicolorés… un arc en ciel de mots, un jardin de sensations, un pont de couleurs et de sens à cin’cenne, de moi à vous, vers vous de moi, des mots à distance, mes mots quand même, mais mots quand même…

ouf ! finie 2012… elle fut tout un numéro celle-là non ? en tous cas elle a fait son numéro… bingo ! et nous on a fait notre tour de piste…  grosse digestion de passé cette 2012, mâchage de vieux karma, long détour dans nos histoires, nécessaire faut croire, voyage vers le bas, dans la cave en soi et dans le noir en nous, pour aller y allumer la ptite flamme jusque deep down… une sorte de face à face dans le miroir originel… mais faut que ça se fasse une fois de temps… back home babydoo…

alors welcome nouvelle floppée de mots… même mots, mots nouveaux, mots hauts, mots bas… touchez-y, touchez-y pas… des mots pour dire l’essentiel, pour préciser l’inutile, pour définir l’insaisissable… des mots pour dorer l’existence, des mots pour beurrer nos souffrances, des mots pour crèmer de sens, pour créer du sens… enduire d’onguent, de soin, de doux… des mots pour broder de soie…

allez, feelons doux

_____

Une digression (du latin digressio, du verbe digredi signifiant «action de s’éloigner»2 ; en grec: « παρεκβάσις (parekbásis) ») est une figure de style qui consiste en un changement temporaire de sujet dans le cours d’un récit, et plus généralement d’un discours, pour évoquer une action parallèle ou pour faire intervenir le narrateur ou l’auteur (c’est l’épiphrase pour le roman, ou la parabase pour le genre théâtral).

Considérée comme un ornement inutile par la rhétorique antique, la digression est cependant une technique narrative éprouvée. Elle permet de dilater le récit, de ménager des pauses, de divertir ou d’ironiser, ou, enfin, d’insérer un commentaire de l’auteur.

La digression, qui se distingue de la parenthèse, constitue en effet une pause dans la narration, soit à une fin ludique (sans relation au fait principal raconté) soit à une fin explicative lorsque le narrateur veut éclairer un point de l’histoire, soit enfin dans un objectif métadiscursif, c’est-à-dire de réflexion sur le discours lui-même.

Si elle peut être rapide et ne constituer qu’un moment sans enjeu, elle est cependant très utilisée pour interroger le lecteur. En ce sens, elle peut être un ressort des stratégies discursives de l’auteur.  source : wikipédia

dafhu

echo ? OK ! OK ! OK ! OK !

La vita e' un'altracinquante-huitième offrande 20/12 (demain le 21… et comme la neige va neiger)

that’s it mes ami(es)… dernière journée, dernière offrande… je pensais arrêter les nouvelles chroniques le 21, mais spontanément, aujourd’hui s’annonce comme la parfaite journée pour ça… le 20 fait le mois… plus rien de nouveau à dire, plus rien de nouveau à lire… tout à rire, tout à vivre, tout de suite… right now…

maintenant le temps de récolter ce que l’on a semé toute notre vie durant et qui nous revient en plein visage… le temps de récolter ce que l’on s’aime… si j’ai semé de l’amour, so be it ! si j’ai espéré la fin du monde, ainsi en soit-il et ainsi soit-elle cette faim d’amour du monde… si j’attends à demain pour vivre totalement, ça sera trop tard… c’est aujourd’hui que ça se passe… right here, right now… pas le 21 le plus important, c’est le 20, aujourd’hui à tous les jours… 

nous, humains et humaines, sommes des drama queens… ça nous prend une menace, une fin apocalyptique pour s’éveiller, s’allumer, se réveiller… un happy ending qui arrive après un crescendo de tension et d’intensité émotionnelle, après de nombreuses difficultés, juste avant la fin du monde, la fin du film… après nous ? le déluge…

mais l’humanité se déploie depuis des milliards d’années alors une ptite date comme celle de demain ? le monde en a vu d’autre… la terre, le film, la suite perpétuelle…

ce fut un plaisir de vous connaître… jusqu’à maintenant… de corps ou d’esprit… colocataires, covoyageurs et covoyageuses de cette même planète terre… et c’est encore un plaisir de se connaître maintenant… et maintenant… et maintenant…

mayas merci… de nous avoir prédit ce temps, de nous avoir préparé cette joke cosmique… de nous avoir fait vibrer, fait nous exciter avec une date quand dans les faits, c’est le 21 décembre à tous les jours depuis l’éternité pour qui daigne oublier les carrés aux dates…

et ça le restera encore pour le reste de la même éternelle éternité… un miracle se déroule sous nos yeux à chaque instant, sachons le voir… aujourd’hui plus que jamais, nous l’apprécierons… et demain ? nous l’apprécierons aussi… comme chaque moment…

si j’ai oublié quelqu’un dans mes excuses publiques de l’autre jour, allez en voici une dernière: pardon ! excusez-moi, excusez-là… moi le premier, on a tous et toutes fait du mieux qu’on a pu avec ce qu’on a nous a prêté en début du voyage… et on continuera aujourd’hui, à chaque instant, et demain, jusqu’à l’éternité présente… alors soyons, soyons…

même si je n’écrirai plus de nouvelles chroniques à compter de maintenant, je ne me ferai pas complètement oublier pendant les fêtes, je vous en reparle demain… si dieu le veut… et le yable s’en doute… et moi aussi… et vous aussi…

pour aujourd’hui, que ce qui soit soit, et que sera sera…

allez bonne fin le monde…

que tu penses pouvoir ou ne pas pouvoir, tu as raison…

rockinwellnesscinquante-septième offrande 19/12 (plus que 2 jours avant le 21… comme la neige a neigé)

quoi que l’on pense, attention… quoi que l’on croit, peut-être et pourquoi pas ? quoi que l’on sente, écoutons… et quoi que l’on soit, soyons-le et ainsi soit-il…

au-delà de la pensée, des croyances, des sensations et des émotions, nous sommes simplement ici… incarné(e)s, vivant(e)s, ensemble… ne sachant pas vraiment tout ce qui se passe, ni pourquoi, ni comment… ne sachant pas pourquoi ce qui s’est passé s’est passé mais ça c’est le passé… ne sachant pas non plus ce qui s’en vient, ce qui sera… mais nous sommes ici, maintenant, vivant(e), en cette période charnière, importante, comme toujours… comme jamais…

la vie est un mystère, nous avançons un pas après l’autre, sans trop savoir où l’on va… foi, espoir, confiance, amour de soi et des autres, ingrédients de base… ou nous n’avançons pas et nous attendons car le prochain pas ne se fait pas… à pas…

que l’on pense pouvoir ou non, on a raison ? une importance vraiment ce que l’on pense ? modifier notre pensée ou simplement en prendre note ? la laisser être ? car modifier la pensée semble être un combat portant sur le contrôle, un combat perdu d’avance… la gestion de la pensée, ouf ! que ça sonne fatiguant ça…

alors plutôt que de se battre avec les pensées, incessantes anyway, et qui de toute façon ne feront que popper up autrement, à un autre moment donné, ou probablement dans le sommeil dans nos rêves, peut-être plutôt mettre l’attention sur la conscience plus large, sur les petits signes du corps, de l’esprit et de l’âme ? s’occuper de la big picture ?

la vie est un mystère et ce qui a été est parfait, ce qui doit être est exactement tel que doit et ce qui devra être sera, qu’on le veuille ou non, qu’on le souhaite ou pas… fini le combat, terminée la bataille, le temps maintenant de laisser tomber les armes et de se rendre, nu(e), ouvert(e), transparent(e)…

que l’on pense pouvoir ou non, on a raison… dit le dicton… mais en sommes-nous encore au stade de la raison… de l’avoir raison… j’ai raison, donc tu as tort ? ou avons-tous et toutes raison ? en tous cas, nous avons tous et toutes nos raisons… qu’elles soient justes ou non, jamais mauvaises ni bonnes… simplement des raisons… inconnues et inconscientes pour la plupart… alors foi et détermination…

petit matin ouvert sur le now, ouvert sur le sort du monde… à quelques jours d’une date qui fait jaser, probablement davantage le symbole d’un alignement quelconque qu’une date fatidique en soi, le monde retient son souffle… qui a raison qui a tort ? est-ce vraiment important ce que nous en pensons ?

nous en sommes à notre dix-neuvième matin de shaking au presbytère de Val-David, plus que trois matins à se réunir, prendre le temps, immortaliser ce compte à rebours vers nowhere… merci à mes collègues, vous savez qui vous êtes… merci de votre assiduité qui, comme la mienne, nous connecte l’un(e) à l’autre, dans le silence, dans la détermination, dans la présence à soi… dans la gratefulness…

derniers jours avant de plonger dans l’inconnu, un inconnu tant attendu, espéré par certain(e)s, craint par d’autres, mais anyway, inévitable, inconnu quoi qu’on en dise… un inconnu à inviter à sa table, dans sa vie, pour la suite des choses… un inconnu maintenant, ici, aujourd’hui même…

que l’on pense pouvoir ou non, on a raison… et si on ne pensait plus ? si on vivait plutôt ?

tout est en nous / nous est en tout / en ces temps fous / merci beaucoup

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cinquante-sixième offrande 18/12-3 (encore 3 jours avant le 21… la neige, toujours la neige)

ouin… vu de même ! ça a ben du bon sens… nous sommes tous et toutes le même univers qui s’exprime en tant qu’humain(e) pour un bout de temps… l’océan dans la goutte, toutt est dans toutt… dondainebienhumaine, maridondondé… excusez-là… je tu il elle nous vous ils elles, qu’illusion donc ? basically, tous et toutes le même univers entier…  un même grand je comique, un même grand jeu cosmique… dans lequel nous sommes un pion… ati pion…

et que dire de celle-ci ?

Rawforbeauty

ouin… vu de même encore ! aussi ben du bon sens… ça va dans le même sens… nous ne sommes qu’un(e)… tous et toutes le même univers de monsieur Eckhart de plus haut… seuls les égos, les croyances et les peurs nous séparent… avez-vous encore ça vous ces affaires-là ? moi si… mais maintenant je sais que je suis un univers… je suis tout oui…

souvent je me demande si, à force de lire ces citations punchées et oléolément spirituelles à profusion, y a vraiment quelque chose qui rentre dans notre conscience/esprit/caboche, appelez ça comme vous voulez… si ça agit vraiment… ou si c’est seulement une façon de se garder éloigné(e)s d’une expérience ? en mentalisant l’affaire et en pensant qu’on sait ? mais sait-on vraiment ? est-ce que ça peut passer par les yeux, puis le cerveau, puis le mental et bingo ! on pogne la patente !

ou si c’est plutôt simplement en se tannant de chercher en dehors de nous qu’on arrête et que bingo ! la patente nous pogne ! j’ai l’impression que tous les efforts qu’on fait pour comprendre, réaliser, atteindre, pogner la patente… appelez ça comme vous voulez… ne servent qu’à nous épuiser pour que finalement on tombe la face à terre, cul-par-dessus-tête et qu’on se rende à dieu, qu’on abandonne finalement, et que ce faisant, on réalise qu’il y a pas de patente à pogner, que c’est nous qui devons se faire pogner par la patente !

car j’ai bien beau lire que je suis l’univers, que je suis un avec tout, quelque part je le sais mais ce n’est pas mon expérience, du moins la plupart du temps… mais peut-être que ça me donne assez le goût de le devenir… et que peut-être aussi il faut bien commencer par y croire puis ça deviendra peut-être une expérience ? à suivre…

comme ptit cadeau de tempête, ce feel good vidéo… de rien… mon plaisir… si nous ne sommes qu’un, tous et toutes l’univers, la même grosse goutte de toutes les mers, ça fait bien du sens de s’entraider… très touchant et la musique est succulente… je l’ai écouté 3 fois…   http://www.facebook.com/photo.php?v=10151211016113780

j’niaise… je l’sais pas… ça me fait rien… c’est OK…

WOYScinquante-cinquième offrande 18/12-2 (3 jours avant le 21… la neige, encore la neige)

comment ça va ? ça va bien ! sure !  mon oeil… pas tout le temps mais souvent…

mon père, homme d’esprit ritueux qui avait bien des défauts et quelques qualités, s’il manquait de nuances, avait au moins le mérite d’être original quand il répondait à cette question : pour aller ça va, c’est pour revenir que c’est plus tough…

entre deux pelletées, une chronique vérité, une chronique truth cul-de-sac… juste pour prendre un break, juste pour m’assoir quelques minutes et pelleter des idées par en avant plutôt que de la neige sur le côté… depuis dimanche les centimètres de blanc s’accumulent et poussent sur les multi mètres de mon entrée pour devenir des pieds tranquillement… alors quelques taches et tâches noires alphabétiques sur fond blanc avec fesses sur banc pour pelleter des nuages de mots…

belle citation que celle-ci, une citation qui va derrière le sens des mots, derrière la caméra du gars des vues, qui montre les dessous des mots, haut et bas… leur devant et leur derrière… truth cul-de-sac… une citation qui révèle, qui lit entre les lettres, qui expose un ptit peu d’inavouable et de ce que l’on n’ose pas afficher ouvertement…

comment ça va ? ça va bien ! un jeu que je ne veux pas jouer avec ces chroniques qui, comme vous l’avez probablement remarquer, se veulent vraies, straight, sincères et transparentes… what you read is what I am and what you see is what you get… 

vraies et intimes au risque d’être perçu comme un névrosé chronique virtuel et recevoir des mots de soutien de certains d’entre vous qui s’inquiètent sérieusement pour ma santé mentale… mais rappelez-vous, on ne rêve que de soi… mes états d’âme sont nos états d’âme, mes downs, nos downs… et so far so good… ça va bien, mais c’est le retour qui est plus laborieux parfois comme disait à peu près mon paternel… mais peut-être qu’on fait un voyage à sens unique ? pour l’aller, no problem ! alors on oublie le retour… voyage à sens unique au bout du monde, au bouts des mots…

comment ça va ? ça va bien !  un jeu que je ne veux plus jamais jouer autrement qu’en toute vérité, plutôt m’abstenir que de dire la vérité… même si elle dérange, même si elle n’est pas ce que l’on veut entendre… même si elle n’est pas bienvenue… c’est ça qui est ça… la vérité, juste la vérité, toute la vérité, c’est sûr… je l’jure…

envie d’être vrai, envie d’être frais, pas «frais chié» mais rafraîchi, rafraîchissant, frais comme un fruit, même un légume s’il le faut… mais vrai et frais seulement… pas faux, pas menteur, pas tricheur… plain truth… 

pis vous, comment ça va ? c’est OK ? OK !

OK back à l’appel de la pelle…

citation: wings of your soul / traduction maison :
il y a toujours un peu de vérité derrière chaque «j’niaise»…
un peu de connaissance derrière chaque «je l’sais pas»…
un peu d’émotion derrière chaque «ça me fait rien»
un peu de souffrance derrière chaque «c’est OK»…

disparaître d’amour…

402990_10151174511412798_47195097_ncinquante-quatrième offrande 18/12 (3 jours avant le 21 décembre… encore, la neige)

état de veille, état d’éveil… quête de vision, veille et vision…

chronique somnifère pour inviter le sommeil, chronique mélatonine pour bercer mon âme qui veille et réveille, qui tourne et retourne… les fantômes et les mémoires dans tous les fonds de tiroir…

parfois l’amour nous demande de disparaître… donc disparaissons pour l’amour, disparaissons par amour… pour laisser la place à l’autre, toute la place, briser la glace, libérer le chemin, laisser le champ libre au renouveau, à l’inconnu… simplement s’effacer, ne devenir rien, transparent, l’ombre de soi… sans l’ombre d’un doute… clairer la place de sa besace et de sa carapace…

comme l’amour parental qui, quand les enfants sont grands, requiert une présence effacée, une présence juste au cas où… une présence inutile mais oh combien précieuse alors, la plupart du temps requise en cas de chute et rechute, un filet de sécurité… en cas de chute et de cascade… un amour passif mais oh combien important… présence discrète… présence complète… présence secrète…

comme l’amour protecteur et invisible, comme l’espace du cercle que l’on crée et dans lequel les gens peuvent venir puiser, se ressourcer, se protéger… comme un filet de protection invisible bien rond que l’on tend au-dessous du trapèze sur lequel se balancent en équilibre les gens qu’on aime…

comme l’amour non-dit, l’amour caché, qui attend patiemment, de se révéler, peut-être au moment juste, peut-être au mauvais moment, peut-être jamais môman… mais un amour sans attente, un amour aimant aimer en silence et en cachette… amour cachottier… amour détaché… de soi… des autres… amour pur qui dure… toute l’éternité durant…

comme l’amour sans objet qui aime aimer simplement, totalement, pour l’amour et pour toujours…

car aimer implique parfois de disparaître et de laisser la vie décider, ce qui est et ce qui sera juste, au juste… faire confiance qu’au nom de l’amour, la bonne chose arrivera au bon moment… par amour… pour l’amour… car a-t-on déjà vu la bonne chose arriver au mauvais moment ou encore la mauvaise chose au bon moment ? non la vie est imparfaitement parfaite… et parfaitement hyper fête…

aimer en fantôme, légèrement, subtilement, transparemment, de loin et sans attache… un amour qui ne colle pas, un amour léger… un amour qui donne de l’air et du souffle… un amour qui ne parait pas mais est d’autant plus précieux… un amour état d’être, un amour union libre… un amour sans mot et dans le silence… un amour de peau et de patience…

aimer par absence, aimer comme le vent qui passe et qui caresse la joue du temps qui passe… enfin retrouver ses ailes d’ange, reprendre de l’altitude, retrouver une perspective… s’alléger, libéré, soulagé, épuré mais aussi effrité et fragilisé… le ptit ange secoue ses ailes et repart en cavale… galopa angelo cavalo…

amour impossible qui tue, mais qui rend fort et sage, amour possible qui sent le bon dosage… l’un et l’autre nécessaires dans la grande équation… amour + amour = amour