yé ! la neige a neigé !

quatrième chronique qui tique et pique… 14/10

ben non, c’est même pas vrai… c’est pas si pire que ça… c’est une vraie photo mais un faux timing… mais quand même, depuis quelques jours, c’est toublanc dehors le matin – et troublant en dedans pour certains – quand la nuit noire s’estompe, et y a du blanc qui nous tombe doucement sur la tête autour d’ici dans les montagnes – juste de tout petits et petites mottons et mottones légers et légères et flotti flottants qui nous rappellent avec lucidité ce qui nous pend au bout du nez et de la tuque… eh que c’est beau même si pas chaud…

mais que d’opposition et de grognonerie de votre part chers ami(e)s devant ces petites pellicules de dieu pourtant si cutes, inoffensives et si romantiques… bouh ! vous me décevez… je vous trouve plates franchement… déni ? négation ? résistance ? pelletage de reality check par en avant ? non-acception chronique ? cassage de party météorologique ?

pourtant quand on était petit et petite vous et moi, on se réjouissait et on s’excitait le poil des mitaines et le pompom de la tuque devant ces premiers flocons toujours surprenants et innattendus… peu importe si c’était le 12 octobre ou le 4 décembre, on sautait de joie… et de toute façon vous ne vous rappelez pas les Halloween blancs qu’on a passés ? pas nouveau un octobre blanc franchement… y a pas de date acceptable pour les premiers flocons, ils arrivent quand ils arrivent… jamais trop tôt, juste à temps… et toujours avant la pose des pneus d’hiver… arrêtez donc d’être aussi météologiquement bougon/bougonne et d’avoir autant peur d’être surpris(e) par le ciel… il ne nous tombe sur la tête que petit flocon par petit flocon, un flocon à la fois par toutatis… pas si heavy comme karma quand même… quand même…

non mais sérieusement – ou humoristiquement si vous préférez – suis-je le seul à me pâmer devant ces innocentes et minuscules poussières d’étoiles congelées qui vire-voltent down from the sky ? suis-je l’unique grand petit bonhomme à régresser à l’âge de la couche devant ces gouttes d’eau légèrement flottantes et très bien identifiées ? le seul à m’extasier devant cette magie volage et presque tellement insoutenable qu’elle lévite pour ne pas nous éviter ? vous ne trouvez pas ça incroyable vous, que tout à coup, sans crier gare, Miss Météo nous surprenne les culottes baissées et la tuque dans la garde-robe ? pas content contente vous aussi d’apercevoir ces minuscules mandalas d’oeuvres d’art qui nous tombent doucement dessus sans crier gare et sans même nous faire de mal ? de voir cette belle croute blanche recouvrir le sol le matin ?

bien sûr ces ptits matins sont croustillants, faut se gratter le pare-brise un peu, et se slacker le pompom en plus de dégeler le bol d’eau du chien, et de se renifler la goutte qui nous pend au bout du nez mais admettez que c’est beau, pur, frais, blanc et craquant sous nos pas… en tous moi je craque…

non mais les ami(e)s ! c’est quoi ce réflexe de bitcher contre l’automne qui a envie de se prendre pour l’hiver pendant quelques jours ? lui aussi a le droit de se déguiser pour l’Halloween ! et de prendre son fun ce faisant… laissons-lui le loisir de changer d’identité à l’automne, d’aller trop vite, d’être précoce un peu… de nous mêler le cycle saisonnier… t de nous brasser la boîte à bois…

on est toujours en train de se plaindre de la température de toute façon… l’été il fait trop chaud, l’hiver trop long est trop froid, l’automne est trop gris et le printemps trop slusheux… désolé les ami(e)s mais le problème n’est pas dehors avec la météo, il est dedans dans le ciboulot… il n’est pas dans le climat, il est dans le/la spectateur/trice du show nature qui n’accepte tout simplement pas les caprices d’une mère nature qui ne connaît aucune loi fixe et inaltérable… laissons-lui la chance d’être naturelle maman nature, ça lui va si bien…

et adoptons donc la même attitude face à nous-même… si ça pleut dans notre coeur et bien braillons, si ça illumine tout seul, brillons, si c’est sombre, broyons-nous donc du noir… et si ça neige dans notre tête, neigons et flocons en coeur… tout finit pas passer anyway…

il neige, c’est brun et beige, et blanc un peu… c’est beau et froid et doux en dedans… bon automne quand même et allez jouer dehors… et n’en faisons pas tout un plat de ces quelques flocons et encore moins une platitude attitude… yé, il neige maman !

Ah! comme la neige a neigé!

Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu’est-ce que le spasme de vivre
Ô la douleur que j’ai, que j’ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire: Où vis-je? où vais-je?
Tous ses espoirs gisent gelés:
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu’est-ce que le spasme de vivre
A tout l’ennui que j’ai, que j’ai!…

– Émile Nelligan

et cette variation : http://www.youtube.com/watch?v=jGm2mdTyPOI

des deux côtés du miroir… clown et bouddha


troisième chronique qui tique et pique… 13/10

des deux côtés du miroir… clown et bouddha, voilà qui je suis… qui nous sommes… qui vous êtes… visages à deux faces, êtres à deux facettes, bibittes à deux pattes, à patate et à papattes…

une face givrée, nounoune et follage, un brin niaiseuse, un tantinet fofolle et pas vite vite… qui veut être vue et reconnue, faire rire et être aimée, simple d’esprit à qui appartient le royaume des cieux… attachée, rêveuse, prise dans ses jeux mentaux, s’enfargeant dans les fleurs du tapis, innocente dans tous les sens du terme, jouant dans l’inconscience à deux mains et s’y poignant à deux pieds, répétant les même leçons sans toujours les apprendre totalement puisqu’elles réapparaissent… un grand enfant rêveur et lunatique, pas tout ici, ni tout à fait là-bas mais pas du tout ailleurs… un patof à gros souliers et à gros sabots de denver… un taureau daltonien aux grosses papattes, qui voit rouge, ou pas, lâché lousse dans une shoppe de cristal… une face à claque, un visage de tarte à la crème… un ignorant aux non jugements tranchants et découpant la réalité en ptits morceaux… bozo le fils du matelos…

et l’autre, plus posée, introspective, délicate, vaporeuse, légère et raffinée mais aussi solide et groundée, mature et raisonnée, capable de détachement et de subtilité, observatrice neutre et bienveillante, déjouant la dualité… clown et bouddha… une présence qui voit, à la vision périphérique, qui comprend et qui sait, un silence calme… une vieille âme sage et légère, une sagesse sans borne, une légèreté immortelle… siddharta gautama buddha etcetera incorporé…

clown ou bouddha, clown et bouddha… tralali tralala… nous voici, nous voilà, grujo et délicat, vous et moi… parfois à se prendre au sérieux, alors clown ou bouddha ? parfois à se prendre à la légère, bouddha ou clown alors ? joueur de tour, joueuse de mots… ceci et cela… tour à tour et tout en même temps, tout à la foi… passe passe l’eau sous les ponts petit fanfaron… trois petits tours et puis s’en vont…

on est mieux de rire de soi mes ami(e)s, et donc rire de soi avec le monde, sinon le monde rira de nous… ah ah ah, hi hi hi… rire de soi avec le monde ou ne pas rire de soi et seul au monde… peinturé dans un coin d’une grande salle circulaire… alors nous y revoici, nous y revoilà, valderi valdera, face de souris ou face de rat… comme un tout ou en ptits tas… oui papa…

pas sérieux cette histoire au fond… l’existence ? un jeu, un grand, un beau, un grand et beau jeu cosmique et comique… comique conscience cosmique… en nous… autour de nous, tout partout… et nulle part… tout ce qui vit rit, valdera valderi, guiliguili, tout danse et s’en fout, de nous, de tout… les choses se passent, à notre insu, dans notre dos et pendant ce temps-là, nous on ne voit que nous, certain(e)s d’être le nombril du monde… ah ah ah, hi hi hi… certain(e) que tout gravite autour de soi… pas la goutte dans l’océan, l’océan dans la goutte…

grande joke, grande blague, beau blogue et ptit bug… non sens et sensations, perte de sens et sensationnalisation… le monde est fou et dieu est mort de rire… la réalité surpasse la fiction, la science dépasse la fiction, le silence déclasse la diction… jeux de mots et mots qui rient d’eux-mêmes… ah ah ah, hi hi hi… non sens et ses conséquences… faut que j’y pense…

clown sans frontière, bouddha sans barrière, chroniqueur de rire, critiqueur c’est pire, pique-niqueur pour dire… dis dis le choniqueur, y faut que j’le dise astheur… cause toujours mon lapin, la carotte continue d’avancer et le bâton de menacer… chroniquer pour ne rien dire mais au moins je ne gaspille pas de papier… que de l’espace sur un serveur, que du vide dans votre heure, que des messages sur blogue, que des passages avec blagues… à tabac… ou pas…

clown et bouddha, comme mendiant et roi, comme noir et blanc… non pas dualité mais intégralité, raoul nous le disait il y a longtemps déjà : toutte est dans toutte et toutte est au boutte… du doute, d’la route… manger ses croutes pour grandir, croissance impersonnelle, coûte que coûte, croûte que croûte… boutte par boutte, jusqu’au boutte de la route… cul de sac cosmique, fin morte comique, dead end pathétique, empathique, sympathique, parasympathique et paraplégique… jouer avec les mots pour se faire jouer le tour de la vie, par la vie, mourir de trop vivre… se laisser faire jouer un tour… vouloir y croire… se faire fourrer royalement par un mendiant, comme un enfant, aimant, innocent…

si la nuit tous les chats sont noirs, et ces jours-ci la nuit traîne au lit, au cirque tous les clowns sont rois… au fond, les clowns ne sont tous pas tristes, ils rient dans leur barbe… mais comme ils se sont rasés… ah ah ah, hi hi hi… good morning !

photo via Almasta, merci !

sacrée la paix !

deuxième chronique qui tique et pique… 12/10

ah ! la paix ! la sainte paix, la paix, grande ou petite… la PaiX avec un P ou un X majuscule ou la PAIX toute en capitales… car c’est la fin qui justifie les moyens… eh qu’on la veut cette sacrée paix, cette paix sacrée !

la paix, possible de la développer ? la cultiver et la faire grandir ? la favoriser, la conserver et la préserver ? la séduire et la forcer tantôt… l’inviter et l’inventer parfois… la caresser et la cajoler pour qu’elle se sente confortable autour de soi, une paix en soie… la doudouner pour qu’elle veuille rester avec nous, déménager chez-nous, qu’elle s’installe à résidence…

la job d’une vie ça mes ami(e)s non ? être en paix… dans son corps, dans son esprit, dans son âme… mais aussi dans sa maison et son environnement immédiat… un art, une mission, une grande réalisation… l’accomplissement du travail d’une vie, la grande paye, la sainte paye… la seule justice en fait car peu importe les moyens, nous sommes tous et toutes seul(e)s face à la paix, notre paix… tous égaux devant et dans la paix…

la paix… une disposition intérieure surtout ? qui nous fait accueillir et accepter les mouvements intérieurs ou les événements extérieurs avec réalisme, curiosité, souplesse, entrain et enthousiasme… ou encore un état qui découle de qui nous sommes dans un environnement donné ? donc cultiver la paix autour de soi pour qu’elle vive en soi ? ou la semer en nous pour qu’elle irradie tout partout ? un peu des deux j’imagine…

la paix, état de calme ou de tranquillité à créer ? ou simplement une absence de perturbation, d’agitation ou de conflit ?

et si la paix n’était pas tout simplement omniprésente et sous-jacente quand les source de dérangement disparaissent ? positif ou négatif la paix ? notre background existentiel ? a-t-on quelque chose à faire pour l’acquérir cette foutue paix ? ou simplement, comme c’est le cas de la noirceur et de la lumière, les deux ne peuvent tout simplement pas cohabiter… l’un ou l’autre ? ou l’un et l’autre ? éliminer le chaos pour retrouver la paix qui se cache en arrière-plan de toute vie…

car si la vie naît du chaos, la paix en est l’utilme objectif… la fin et le moyen, la finalité et rien de moins…

peut-on être entouré(e) de chaos et demeurer en paix ? comme on peut vivre dans la ouatte et se sentir dérangé ? paix et bonheur, même combat ? peut-on être heureux en temps de guerre ? certains soldats le sont… certains ne sont en paix que dans la guerre… comme si la scène de guerre extérieure camouflait le terrain miné à l’interne…

même chose pour les petites et grandes guerre intérieures… car il faut se l’avouer, nous sommes champion(ne)s parfois pour attiser nos propres conflits et guerres à l’interne… nous voulons la guerre car nous ne savons pas vraiment comment vivre en paix… l’histoire nous le démontre clairement… les bulletins de nouvelles aussi… de même que notre propre vie…

dans les médias, les nouvelles ne sont pas bonnes et en fait, plus elles sont mauvaises, plus elles se vendent… les humains sont des junkies de la catastrophe… on aime ça quand ça brasse, quand ça rock et que ça roll… c’est quand ça craque que c’est drôle… comme si le chaos en dehors de nous nous faisait oublier celui du dedans… il nous divertit… quand on se compare on se désole… camoufler le bruit intérieur par celui de l’extérieur, plus grand, plus fort, plus fou… monte le volume jack !

mais la paix est possible, dans la guerre comme dans le calme, dans la tête comme dans le coeur.. éventuellement elle est même inévitable…

car la paix est dans le coeur, notre coeur, au fond de notre coeur, au coeur de notre vie… toujours présente, prête à être cueillie, downtown ou dans le bois, dans l’action ou la relaxation…

mais il faut savoir l’écouter, la goûter, l’apprécier, la déguster, l’assumer aussi… car vivre en paix dans un monde en guerre demande un certain twistage de la réalité… une capacité à être bien dans un monde de mal, monde mal à l’aise mais bien dans sa peau… car le monde a mal et nous sommes du monde, dans le monde… nous sommes le monde et le monde est nous… le monde est moi, et toi…

la paix demande un certain entêtement, mais surtout un encoeurement, une mise en coeur et un écoeurement du malheur et du chaos…

et chercher et surtout trouver la paix dans les petits gestes du quotidien car la paix n’aime pas nécessairement les grandes histoires fantastiques… elle se plait aussi dans la quiétude et la simplicité ordinaire du quotidien, les routines bienveillantes et chaleureuses, la capacité de voir toujours fraîche et renouvellée du même monde qui change constamment…

et la paix, c’est surtout à l’automne qu’elle se mesure en soi… en ce moment même… quand le temps de rentrer en dedans se montre le bout du nez à nouveau… quand les feuilles sont retournées au sol, quand les couleurs spectaculaires de l’automne en feu reposent en paix et en terre, quand l’ours commence à spotter sa caverne pour le grand repos…

alors pour ceux et celles pour qui ça brasse ces temps-ci, ceux et celles pour qui la paix joue à cache cache, je vous souhaite de rentrer en vous, de préparer confortablement la caverne et de prendre soin, de vous et de ceux que vous aimez, car la tempête passera, elle finit toujours par passer, et la saison de la paix reviendra, car elle est déjà là, déjà ici, déjà en vous…

so be it et ainsi soit-il ! Amen !

photo : Survivalism (via Facebook)

première chronique qui tique et pique… 11/10

ça y est mes ami(e)s, Facebook et autrement, le papillon est sorti du cocon… mais pas le chat du sac… première nouvelle chronique qui n’en est même pas une… na na na na t’es même pas une chronique ! … oui bon, ou OK, plutôt une anti chronique, une a/chronique… un allo  de bienvenu éclaté, excité, fébrile, fier, content comme dans le sens anglais de contentment, abouti, plein d’enfin et de yé et de hip hip hip… et tiens au moins un hourra ! hourra ! hourra ! et un autre…

après quelques semaines d’attente impatiente, (fun fun de se faire désirer mais ça comporte son lot d’attentes croyez-moi…, je suis mieux d’être bon ;-), les mots sortent du sac, du tac au tac… et prennent vie/trine sur une nouvelle plateforme; bizarre de devenir un point com… mais on n’arrête pas le progrès… je suis point com, donc je suis… mais je ne suis point com, comme vous…

ce fut un processus hautement intégrateur et ramassant que de me regrouper tous les ptits morceaux d’humble vie et d’en faire un tout… processus qui force le qui suis-je aujourd’hui ? je suis ce blogue, sans farce, cet amalgame de mots, de choses et d’intérêts divers, de passion et de désirs de dire, de m’écrire, de me faire lire… et peut-être m’ouvrir et vous faire rire avec mon délire…

je suis qui je suis – vraiment ? – et je suis disciple de maître, fier disciple d’un fier maître spirituel…

je suis chronique, des mots plein la tête et plein les doigts, qui deviennent fous s’ils ne sortent pas de leur cage, des mots qui brassent la mienne, ma cage à mots… fous de rage si contenus, donc un contenant et son contenu, un homme et son PC, en fait je suis un type Mac totalement brainwashé par la pomme mordue… vive le péché originel, vie pas banale… voici donc mon contenu content du moment, un contenu lâché lousse sans bon sens… juste entre vous et moi… un con tenu en laisse, sans laisse, sans foi, ni loi, mais avec 10 doigts et un clavier… âme d’introspection massive…

je suis shaking, ma méditation préférée qui me permet de me secouer le pommier, vive le Mac père Steeve, I’m on the jobs for you ! ce shaking qui brasse et qui me permet de me libérer de ce que je ramasse au fur et à mesure des quotidiens qui s’accumulent, mais aussi du trop plein de l’enfance que je ne sais même toujours pas exister en moi, que je ne sais même plus mais qui est bel et bien logé dans ma cage thoracique et qui me colle toujours au corps et au coeur… shake shake shake…

je suis événements, une fois de temps en temps, dans l’Aiglise, dans le tipi, dans le sweat, dans la forêt autour… saviez-vous que je vis au paradis ici ? vous viendrez sentir de votre peau de plus en plus blanche et voir de vos yeux bleus, bruns, verts, noirs ou pers, oui oui votre paire d’yeux au grand complet bien sûr… pas seulement le troisième… je passe aussi par le presbytère de Val-David à l’occasion, j’ai toujours aimé le religieux et son annexe… et en novembre à Montréal par la seule AUM de la saison…

je suis l’Aiglise, comme aigle et comme dans sacré, ma belle petite salle de méditation située à côté de ma maison, qui est ouverte principalement pour qu’on y vienne s’y fermer les yeux, s’y ouvrir le coeur et s’y évader en soi… et au cotton… bon voyage !

je suis arts divers, où logent mes quelques mandalas pour le moment mais où logeront bientôt mes futures autres tentaculaires tentatives d’art… et à venir, dans un avenir pas trop lointain j’espère – l’espère-je ? – mes propres compositions musicales, que je compte enregistrer puisque j’ai dorénavant une place pour les loger, ainsi que quelques interprétations de mes chants préférées pondus par des musiciens de partout sur la boule qui tourne et qui tremble parfois… musique de coeur, musique de choeur here I come…

je suis IRMS, dont je vous parlerai davantage bientôt… mais après seulement une expérience avec cette machine technologique impressionnante, je fus flabbergasté… j’ai voulu acheter la compagnie comme le monsieur des rasoirs mais j’ai commencé par une machine que je reçois ces jours-ci… je vous en reparle donc… mais je sens que mon avenir s’y trouve…

je suis contact, moi avec moi, moi avec vous, vous avec moi… si vous voulez communiquer avec moi… curieux de vous entendre, de vous lire et de vous sentir… les mots…

un seul site donc et que moi, tout moi, tout ce que je suis et serai, ce que je suis et suivrai, et vous aussi j’espère… en passant, vous savez que vous pouvez dorénavant vous abonner et recevoir mes chroniques ? simplement en cliquant sur le ptit bouton suivre en bas à gauche et en inscrivant votre adresse courriel… car elles ne seront plus sur Facebook… mais j’y passerai quand même régulièrement pour y poster de la beauté trouvée sur l’espace virtuel…

par la présente, je tiens à remercier la famille Facebook de m’avoir donner la chance de jouer à l’apprenti chroniqueur, de même qu’à vous, ceux et celles qui sont encore ici à me lire et moi à me dire… belle plateforme, conviviale et connectante que Facebook, mais l’idée de céder les droits sur tout ce qu’on y poste me souriait de moins en moins… merci bonjour et succès ! ma révérence je vous tire côté chroniques…

en terminant cette a/chronique, quelques mots sur le papillon… je me souviens avoir lu dans un bouquin de Élisabeth Kubler-Ross, spécialiste du processus de la mort, que lorsque les enfants en phase terminale commencent à dessiner des papillons, c’est qu’en général ils vont décéder dans les 48 heures qui suivent… et éventuellement devenir papillon… intéressant non? la chenille est morte, donnant sa vie et se donnant à la vie pour la suite des choses… la chenille est morte, vive la chenille, et que vive le papillon !

à demain

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /1


et en revoilà des chroniques, toujours des chroniques, encore des chroniques… des chroniques éveillées, réveillées, échevelées et ébouriffées… pour chatouiller l’âme et le ptit orteil… pour chatouiller vos yeux et vos oreilles…

pas capable de m’en passer trop longtemps de ces chroniques… c’est devenu une maladie chronique, une dépendance, une addiction, une non-sérieuse maladie mentale… faut que j’écrive, faut que je me livre et me délivre… de mes mots, de mes idées et de mes péchés… yé !

ce matin, débute non seulement une nouvelle série de chroniques, mais aussi une nouvelle session universitaire… en ligne pour moi… eh oui, un prof sans chair et sans os… comme la boucherie dans Tintin… 150 étudiants qui ne me verront jamais et que je ne verrai pas plus… mais nous cheminerons ensemble sur la voie lactée… par mots et par bits…

de retour d’un week-end plein plein de courage votre chroniqueur… quel bel espace… une douzaine de courageux beaucoup plus que peureux, des gens de guts, de courage et de coeur… nous continuerons à nous suivre virtuellement… comme mes étudiant(e)s et leur prof virtuel… pour atterir, intégrer dans nos vies, maintenir un contact pour quelques semaines…

première chronique d’une nouvelle série… ce matin, tournant autour de la jeunesse et de la vieillesse… mais surtout sur la jeunesse, celle du coeur, celle de l’âme, celle du corps qui pourrait même lui aussi être éternel si on ne se précipitait pas dans la mort… après m’être senti vieux cet hiver, je me sens rajeunir jour après jour… comme Jeremy Button, back vers l’avenir…

la vieillesse recule avec les années vous trouvez pas ? aujourd’hui 60 ans c’est jeune, avant on ne se rendait même pas là… contrairement au temps qui passe de plus en plus vite, l’âge ralentit malgré l’accélération du temps qui passe… le temps passe plus vite et les années reculent, bizarre non ? quand on est petit, 30 ans c’est vieux… donc notre perception de l’âge varie donc surtout en fonction de notre point de vue…

si nous sommes une âme et non un corps, c’est peut-être ce qui explique qu’on ne se sent pas vieillir…

quoi ? vous vous sentez vieux et vieille ? inspirez-vous de la photo… et chantez, marchez, jouez de la musique ou avec des enfants, faites les fous et folles, bougez, criez, sautez, sentez, osez, faites l’amour, vivez ! la temps passe si vite et nous aussi…

et regardez young at heart, ça va vous inspirer…

www.youngatheartchorus.com

photo: béla kuti

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /2

Stop ! basta ! arrêtons de chialer… dès maintenant !

une seconde… seconde chronique right now... prime le chroniqueur… piqué au vif… chronique inspirée d’un commentaire entendu à la radio : si vous voulez avoir le droit de chialer pour les 4 prochaines années, allez voter… bâtard !

le droit de chialer ? quelle niaiseirie, quelle petitesse, quelle stupidité… maudite attitude de looser, de gérant d’estrade passif agressif refoulé… société éternellement adolescente… rebelle et réactionnaire et infantile et irresponsable… la masse est épaisse… je vote donc j’ai le droit de chialer… le droit de vote qui donne le droit de chialer…

société de droit, des droits sans responsabilités proportionnelles… société de droit jusqu’à faire de chialer un droit… société menée par des avocats, par le «j’ai raison tu as tort / I am right you’re wrong»… baignant dans la dualité… la loi du plus fort, du plus smart… justice injuste, justice du riche, de l’avocat le plus astucieux… à tout prix, à gros prix, avoir raison sur son voisin… le bien et le mal, au-delà de la vérité… toute la vérité, juste la vérité je le jure! sur la tête de ma mère… surtout ne faites pas ça à votre mère…

société de droit, société de droite, société gauche et maladroite, société de victimes… allez, votez, puis tapez sur les politiciens, sur les gens qui font la job de bras, qui essaient de faire quelque chose et dégagez-vous de toute responsabilité…

bon deal : prenez quelques minutes pour vote et ayez le droit de chialer pendant 4 ans… allez les enfants, blâmez popa pis moman… pis divertissez-vous ! regardez ailleurs… pis chialez…

se donner le droit de chialer ? no way ! au contraire, arrêtons de chialer, construisons notre vie à bout de bras, faisons le monde que l’on désire voir se manifester… contribuons, changeons le monde, personne par personne… mettons notre énergie dans nos bras et notre coeur plutôt que dans notre bouche… allons pour la vie, par soi-même et ensemble…

car chialer c’est néfaste pour la santé… ça nourrit le corps de négatif, jusqu’à donner le cancer… ça ratatine l’âme, ça sûrit l’esprit… ça déteint sur son environnement immédiat, ça éteint son feu interne, ça écoeure le peuple… ça réduit le quotidien, ça pourrit l’ambiance… ça radiopoubellise les ondes et ça jaunit les journaux… ça provoque et ça confronte et ça manque de respect, pour soi et les autres… ça gangrènise le corps social… c’est l’opium du peuple…

les policiens/nes c’est nous… Jean Charest et Stephen Harper, c’est nous… car tout dans ce monde est nous… nos projections, nos jugements, nos croyances, alors assumons… on a les policitiens qu’on mérite…

la corruption systématique c’est nos ptites passes-passes individuelles pas cleans, mais à grande échelle… la bureaucratie, c’est notre mental qui partitionne, qui classe et structure… les tribunaux c’est nos jugements, notre juge intérieur qui est sur la job même quand on dort… les injustices sociales ce sont nos propres égoïsmes…

plutôt que chialer et de disséminer notre énergie, faisons quelque chose, changeons le monde, prenons des risques, soyons créatifs et audacieux/ses, prenons le monde dans nos bras et prenons soin du monde, en nous et autour de nous… aimons-nous plutôt que de bitcher à qui mieux mieux…

alors concitoyens, concitoyennes, québécoises et québécoises, mesdames et messieurs, allons voter, avec notre coeur pas notre tête, et ensuite, marchons notre parole plutôt que de la disséminer à tout vent avec fiel et véhémence dans le vide… commençons à construire le demain aujourd’hui…

responsabilité : abilité à répondre, plutôt que de réagir… et chialer…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /3

propos sur la très soutenable légèreté d’être… des bois val-davidiens…

c’est la rentrée, la cohue, le retour des embouteillages, mais d’ici on ne le sent pas du tout… les arbres s’en balancent, dans le vent… les chevaux de ma voisine encore plus… les 4 fers à terre… les légumes de mon jardin tout autant…

c’est la rentrée mais ici, les grillons continuent à chanter, les grenouilles croassent et tentent de traverser la route sans se faire écrapoutir, les arbres changent lentement leurs habits et la lumière continue de pâlir sur le jour qui ratatine de jour en nuit…

c’est la rentrée alors que septembre a tassé août mais ici on s’en fout, ici tout est doux… et mou et un peu flou… mais pas fou du tout… plutôt fou de tout…

c’est la rentrée post-élections mais ici, tout ce qui vit le fait un peu à côté de tout ça… ici dans mes bois, mes amis – arbres, fleurs, petites et grosses bêtes – et moi, nous sommes a/socialisés, nous vivons dans le monde mais nous ne sommes pas du monde, le monde ne nous touche pas vraiment et nous aussi ne faisons que l’effleurer… de loin… avec respect et distance…

c’est la rentrée mais ici le temps ne s’accélère pas car nous vivons sans horloge, sans temps… les jours ne font que passer et raccourcir un peu, la nuit, elle, s’allonge et avale des bouts de jour de jour en jour…

c’est la rentrée mais ici la rentrée prend plutôt place en nous, en notre âme, même si l’automne n’est pas encore commencé, on se prépare déjà à l’hiver… le bois est cordé et la cheminée ramonée… et l’âme en mode rentrée…

une rentrée scolaire pleine d’achats et de magasinage et de centre d’achats mais ici la rentrée est solaire, alors que le seul magasinage consiste à emmagasiner le soleil en nous… pour les longs mois d’hibernation à venir…

c’est la rentrée dans nos contrées intérieures qui se préparent à l’événement à venir, mais avant les couleurs viendront éblouir nos yeux, les odeurs chatouiller nos narines et le vent caressera notre peau qui pâlit elle aussi de jour en jour… comme la lumière du jour…

c’est la rentrée ici mais elle est douce, graduelle, naturelle, coulante, oui elle coule sans coupure, choc ni brusquerie… seulement marquée par le retour du rouge feuilles d’érable, du jaune autobus sur les routes et des ptits pits avec leur gros sacs d’école sur le dos et sur les trottoirs…

c’est la rentrée mais ici tout le monde vit encore dehors, dans les éléments, paisiblement, naturellement, simplement et légèrement… la très soutenable légèreté de l’être…

photo : thomas keller

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /4

blablablas autour des amours, amitiés, connaissances et autres humaineries…

j’ai connu beaucoup de gens dans ma vie… j’ai eu vraiment plusieurs amis… en fait, j’ai eu de nombreuses connaissances… un peu partout sur la planète… j’ai participé à des ateliers avec des gens du monde entier et donné des milliers de hugs…

j’enseigne depuis 15 ans et anime des groupes de toutes sortes depuis 20… donc j’ai inter/agi dans de multiples circonstances et situations… et un moment donné, après plus de 25 ans de vie «groupée», c’est devenu trop… je me suis retrouvé perdu ! perdu en eux, en elles… dans l’autre et les autres… mes frontières sont devenues floues… je vivais pour les autres, tenant davantage compte de leurs besoins que des miens…

qui étais-je ? qui suis-je ? qui fuis-je ?

au fil du temps, j’en étais venu à me définir par le regard des autres, j’étais devenu ce qu’ils voyaient de moi, ce qu’ils pensaient de moi, ce que je pensais qu’ils pensaient de moi… dites-moi qui je suis… installé pour un moment sur un piédestal, je flotte, l’instant suivant, critiqué et contesté, je coule et croupis… tout ce qui monte redescend… up and down, as above so below… in and out…

alors il y a deux ans, je me suis retiré dans la forêt… seul… me mysef and I... come on ati, solo… j’ai en quelques sorte deleter toutes mes relations… ai flushé mon carnet d’adresses, je suis reparti à zéro…

je me suis isolé, j’ai coupé, me suis retiré en mon home et conscience… j’ai eu gros envie et fondamental besoin de me retrouver: je, moi, moi seul, moi-même, moi, seul, même si ça fait peur…

et peur ça a fait… et la frousse m’a pris, m’a envahi, m’a possédé… et je l’ai laissé faire… je l’ai même invité… j’ai shaké, de peur et devant l’inconnu… j’ai paniqué jusqu’à ne plus savoir où me sauver de moi-même… alors je suis resté et j’ai fait face… et j’ai brûlé… brûlé de peur, de force et de courage…

et du courage ça en a donné cette retraite isolée… de la force interne, de vivre en solo, sans regard autre que celui des arbres qui veillent sur moi… ai travaillé avec le koan sur la solitude pendant un an, à temps plein…

et tout à coup, la vague solo commence à se résorber, la pancarte «fermée» retirée de la porte d’entrée, la fermeture se modifie, la vie sociale réapparaît droit devant, l’ouverture se manifeste de nouveau, les gens commencent à réapparaître dans mon pare-brise…

yé, de nouveau envie de voir et revoir du monde, me faire des nouveaux ami(e)s, en retrouver d’autres, anciens et anciennes mis au rancart pour les besoins de la cause… ouvrir ma porte d’en avant… graduellement…

d’ailleurs, ces temps-ci, je redeviens ami/amie avec mes ex… tellement important pour moi… en fait, à mes yeux, la relation amoureuse n’a aucun sens si elle ne se transforme pas en amitié… ça me rend foncièrement heureux d’«amitiatiser» mes anciennes amoures… de pouvoir rire ensemble, rire de nous, de nos travers, de nos différences… apprécier notre histoire commune pour ce qu’elle a été et pour ce qu’elle peut devenir…

au fond, nous sommes fondamentalement des êtres de relations, mais en même temps, des êtres relationnels qui doivent absolument mettre en priorité la relation avec soi…

aho !

om metakweasin

à toutes mes relations, dont celle avec moi-même… en premier lieu…

photo: streetmystic (via Facebook)

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /5

l’automne arrive, vive le printemps !

pendant que l’automne se pointe la palette de couleurs ici au Québec, c’est le printemps là-bas au Brésil comme partout au sud de l’Équateur… rouge Érable, rose Brésil… pendant qu’on se prépare à rentrer en soi ici, toute la nature du Sud se prépare pour bientôt exploser de couleurs et de chaleur…

des saisons de toutes les couleurs en nature et en l’âme… qui agissent sur nos corps et âme… dehors dedans, pas si différent paysage…

eh oui, les couleurs ont commencé à flasher par chez-nous… à shower off… à se faire belles et bonnes… plate pour les daltoniens et bienveillants malvoyants mais combien jouissif pour nous bienvoyants… on vous en fera un compte rendu, promis…

oh ! que septembre est beau ici dans nos contrées nordiques… la nature nous offre un ultime cadeau multicolore pour les yeux avant de prendre une pause pour l’automne gris et l’hiver blanc à venir… cadeau nasal et olfactif aussi, pour le nez et les narines, car quelles odeurs cet automne… et cadeau aussi pour les oreilles, cigales et grillons criquettant et fendant l’air automnal qui sonne si différent de l’air estival… feuilles tombant silencieusement, soupirant lors de l’arrivée au soleil puis crissant sous nos pas… compostant en silence…

un automne de toutes les couleurs en nous et en dehors… quotidiennement, la montagne se transforme sous nos yeux, le jardin flétrit et nous offre ses légumes et ses fruits… les arbres se transforment, une feuille à la fois, se dénudant pour passer l’hiver dégarnis, à vif, transparents… se donnant en spectacle pour le plaisir de nos yeux… s’ajoute aussi le jaune autobus scolaire qui passe matin et soir…

panoplie de changements extérieurs pendant que même le point de vue du témoin de ce miracle multicolore se modifie…le regard devient plus humble, plus lucide, plus prêt à regarder et voir, soi et plus près de soi… le regard d’automne voit différent et différemment…

ce dégarnissage de feuilles dans les arbres enlève du même coup les voiles sur notre âme… dévoilement extérieur reflété en soi… l’automne nous décape, ramène tout au plus petit commun dénominateur intérieur… si faiblesse réside dans l’âme, novembre saura bien nous la révéler…

au contraire, en ce moment même, c’est le printemps dans le sud de toutes les couleurs… tout ce qui pousse le fait vers l’extérieur, toute la vie est appelée à bientôt se déployer… dans quelques mois… quand la neige arrivera chez-nous, les fleurs ouvriront leurs ailes de papillons là-bas, en bas du monde…

mouvements inverses et complémentaires comme le reste de la création… as above, so below… des vieux meurent, de nouvelles âmes s’incarnent… le soleil se lève à quelque part et au même moment, il se couche ailleurs… et la vie continue… un humain pleure, un autre sourit et rit… et la vie continue… un couple se forme, un autre se scinde… la vie, la mort, la mort, une renaissance…

dualité qui se rejoint dans le tout, l’ombre embrasse le soleil… rouge Érable, rose Brésil…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /6

Vive le mind !

quel beau concept que cet intuitive mind plutôt que strictement le rational mind… merci monsieur Albert… un temps pour chaque chose et pour chaque mind… un temps pour compter, un temps pour projeter et imaginer… un mind pour grounder, un mind pour flyer… chaque mind en son temps… et on mind nos propres business…

le mind, quel enjeu dans nos vies, quel ennemi souvent, quel ami parfois… quel tortionnaire sans pitié par moments mais aussi quel allié précieux en d’autres temps…

le mind se traduit en français par l’esprit, le mental, la tête – en opposition au corps –  mais le mind est le mind… ici le français ne peut être à la hauteur… de mon mind… car un mind est un mind est un mind…

vive le mind pour ce qu’il est… un outil, une boîte à idées et à surprises… une boîte à folie et à génie… une boîte harakiri au sens et à la vie, une boîte à sixième chakra qui crie… un nique à grigri…

le mind, un serviteur à notre service qui bien souvent, prend les commandes de la machine…

vive le mental, gros bloc d’emmental dans lequel je creuse des trous, des trouées dans ma pensée, des vides entre mes pensées… pensées qui enseignent, pensées qui singent, les autres, pensées qui saignent, pensées pansées… pensées qui pensent et qui dépensent, qui percent et qui dispersent… qui affrontent et qui confrontent…

oui à cette partie de nous, la petite souris dans sa cage qui tourne et qui tourne sans cesse, oui à l’observer, l’apprécier, pour ce qu’elle est… oh my mind ! ce grand mystère…

traduction de la vignette: l’esprit intuitif est un cadeau sacré – un sacré cadeau ? – tandis que l’esprit rationnel est un serviteur loyal.   Nous avons créé une société qui honore le serviteur mais qui a oublié le cadeau… vive le cadeau !

leitmotiv de l’État de New York jadis :  A New York State of mind… beau non ?

dicton du journal le Devoir : libre de penser… et si on devenait aussi libre de ne plus penser ?