Archives de l’auteur : atisupino

Baie-Johan-Beetz

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les dernières chroniques – 24/3/17

ici, c’est presque le bout du monde…

ici, la mer est bleu foncé, le ciel est bleu pâle, le soleil luit fort et et la neige blanchit…

ici, il vente en ta… et le mercure était de moins l’infini hier avec ce vent…

ici, la communauté est tissée serrée… beau beau…

ici c’est à 15 heures de char deMontréal… 12 de Québec… une heure avant Natashquan, le presque bout de la route…

ici, on est sur terre, mais aussi ailleurs…

ici, c’est Baie Johan Beetz, un village de 80 quelques âmes, nommé en l’honneur d’un aristocrate Belge qui a eu un fort impact ici, parti vers l’Afrique qui a abouti ici…

ici, là où ma belle a choisi de venir travailler pour 4 mois avec petite Lilia… quelle courageuse…

ici, quoi en dire ? je suis bouche bée, et bouché par la beauté… alors je me tais… et vais le vivre…

bon week-end…

 

autre journée au bout du monde

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les dernières chroniques – 23/3/17

salut lointains lecteurs/trices… mais vaut mieux être lointain(e) qu’hautain(e) right ?

je vous dis lointains car d’ici, tout est loin, ou ici est loin de tout.. c’est selon, le bout que vous prenez ces mots… loin loin nous, mais aussi tout près… la preuve ? nous sommes encore ici, ensemble, mes doigts tout près, vos yeux juste là … tap tap, cligne cligne…

autre journée au bout du monde… le temps est lent ici… slowmo time…

les jours sont éblouissants ici… a luz scintilante comme disent les Brasileiros/ras… oh que c’est lumineux, ce bleu marin croustillant, ce ciel azur d’une douceur exquise, ce blanc pur qui relève de la virginité… et ce froid qui glace, même le sang..

slowmo pour moi, mais pas pour ceux et celles qui travaillent au quotidien, pas si différent du temps de la grand’ville même si tout près du bout du monde ici… quand la vie passe par une montre, par une job avec un horaire, tout va si vite et si petites les journées… même au bout du monde…

mais lui, slomo le chroniqueur… car il travaille dans son ordi…

en fait pas si différent ici de mon hors temps de Val-David… sauf que le fait de vivre au bout de la route implique quelques détails significatifs… entre autres il faut prévoir que son auto va briser car pas de garage à plus de 100 km à la ronde… ni remorqueuse… petit détail quand même non ?

bleu marin, bleu ciel, blanc blanc et croustillance ici… frette frette frette avec le vent du large en pleine face… et même dans le dos… le printemps que sur papier chez-vous mais encore davantage ici… quelle cristalinalité ici… le ptit gars du nord de retour du Brésil en perd son sud…

quel beau petit village ici… Baie Johann Beetz… cherchez ça sur une carte… quelques mm avant Natashquan… une cinquantaine de maisons, et des autos qu’on peut compter sur les doigts de la main… et de la main… ça c,est la 138 😉

 

matin midi et soir, je vais porter/chercher les enfants à l’école… j’en ramasse 3 sur 7… donc j’embarque la moitié de l’école dans la van et on va et vient de la maison… on se regroupe et on se partage les enfants… deux des 6 parents partent très tôt car ils travaillent à Natashquan à l’école Innue, à une heure de route d’ici, donc les autres qui travaillent à la maison prennent soin des enfants… et cette semaine la maman professeure du village ici est en formation en ville alors les autres prennent la relève…

beaucoup d’entraide ici, pas le choix sinon on meurt… ou on se complique la vie en titi… en fait on ne peut pas vivre ici sans coopérer… nature oblige… éloignement aussi… alors quelque chose de beau, d’essentiel…

lâchez pas, le printemps s,en vient nous chauffer la couenne…

et tamdilidam et tilido, comme dit le poète du bout de la route…

nouvelles du presque bout du monde

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les dernières chroniques – 21/3/17

resalut lecteurs/trices

quelques jours sans nouvelles bloguiennes car je suis au bout du monde…

et long long de se rendre au bout du monde… suis parti dimanche matin à 5 h, et suis arrivé hier… plus 1300 kms..

en fait je ne suis tout à fait au bout du monde… mais je ne suis pas trop loin du bout… de la route 138… à une heure de Natashquan… salut Gilles ! qui n’y vient que l’été semble-t-il…

à Baie Johan Beetz que nous sommes… à plus de 15 heures de Montréal… à quelques kms du bout de la route… donc de ce monde…

assez courant de rouler jusqu’ici en été j’imagine… mais en hiver, le pays ne l’est plus, pays, il devient tout à fait hiver…

ceci ne sont que mes premières impressions car je suis arrivé depuis quelques heures…

ma belle a un contrat de prof à Natashquan, en fait passé Natashaquan, juste avant la fin de la route, dans une école innue…

et petite Lilia va ici à l’école du village… combien d’enfants à l’école vous pensez ? un gros total de 7… avec la venue de Lilia… hier, j’ai rencontré sa professeure, Émilie Bordeleau… ben pas tout à fait c’est madame Julie pour vrai, mais dans les faits c’est tout comme..  pas un enfant du même niveau alors madame Julie a 7 programmes différents à préparer…et après les cours, madame Julie ramène tous les enfants chez elle… plus une famille élargie qu’un école…

et tant qu’à être dans les devinettes, combien d’habitants ici vous pensez ? ben non, pas tant que ça… juste 86… probablement un peu plus en été…

dépaysant je vous dis… moi qui arrive de 2 mois au Brésil, je me sens plus dépaysé ici que là-bas….

hier soir à mon arrivée, on a fait un ptit souper sympathique avec 2 autres familles… et comme madame Julie est partie en formation à Montréal pour la semaine et que la belle et que quelques autres partent enseigner à Natashquan le matin, ce sont nous les papas qui nous occupons des enfants cette semaine matin, midi, soir… vraiment sympa…sympapas…

je n’ai encore presque rien vu ici – à part la mer à perte de vue – mais déjà je sens le fort esprit de solidarité qui règne ici… sommes allés à la coop hier… la survie du village se passe ici… la survie alimentaire du moins…

ma belle était venue avec ses 4 enfants pour la relâche et immédiatement la famille a été adoptée par les gens de la place…

comme je peux faire mon travail de prof virtuel de partout et de n’importe où en même temps, je peux me permettre de découvrir ce coin de pays du bout du monde…

déjà, même si j’en connais peu, je peux dire que les gens que j’ai rencontrés sont incroyables ici… une autre réalité… de ce monde et en même pas vraiment, pas tout à fait.. car un autre monde ici… surtout en hiver… même si c’est printemps…

la mer à perte de vue, les skidoos plus nombreux que les voitures, un village entrecoupé d’une route qui ne mène qu’à 2-3 autres villages…

je dois vous laisser car je vais aller me faire voir au village…avant d’aller chercher les enfants à l’école… moi l’étranger aujourd’hui… le plus récent arrivé… ce qui n’arrive pas à tous les jours… ma belle et sa petite depuis 2 semaines, et le chum hier… pour une dizaine de jours.. bon de les retrouver…

alors les prochaines chroniques tenteront de décrire ce que je vois ici, ce que je perçois d’ici, de la petite maison juste à côté de l’église, avec d’un côté la vue à l’infini sur le fleuve qui est davantage mer que fleuve et davantage froid que chaud… mais assurément superbe… j’y ai déjà perdu deux fois mon regard… que l’on finit toujours par retrouver…

à demain…

messy… mais si… bis…

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les dernières chroniques – 17/3/17

traduction : soyez bordélique et compliqué(e) et plein(e) de peur, mias présentez-vous quand même (et de toutes les façons)… – Glennon Doyle Melton

je ne sais pas si vous vous souvenez de l’affiche ouvrant ma chronique d’hier, ou même si vous l’avez vue, mais il y a clairement un lien entre celle-ci et celle-là…

entre autre par l’utilisation du terme messy que personnellement j’aime beaucoup, et que je ne peux que traduire par bordélique… mais si… même si mon dictionnaire me suggère plutôt désordonné… mais si, me semble que bordélique est plus messy que désordonné…

et merci de me donner un break malgré mes imperfections, malgré mes répétitions, malgré mes parfois moins que plus bons plus ou moins bons jeux de mots, malgré ma vision limitée du monde… merci de continuer à jeter vos yeux sur ces mots qui ne sont pas mes mots… plutôt moi qui appartient aux mots… et aux grands mots mes petits moyens…

cette citation est également liée à celle d’hier en ce sens qu’elle nous renvoie à notre humanité, elle nous incite à être vrai(e), à assumer nos limites et toute notre humanité, à oser être soi-même, tout à fait, totalement, tout simplement…

même si nous sommes parfois bordélique, parfois compliqué, même si parfois on a peur, soyons ici, soyons présent(e)s et assumons-nous tel quel et telle quelle… car nous ne pouvons pas être autre ni autrement, nous ne pouvons qu’être qui nous sommes… je sais ça sonne simple et simplet mais simple la vie malgré la complexité et les complications apparentes…

tout d’abord, respirer, boire et manger, avoir chaud et se sentir en sécurité…

mais aussi se sentir lié(e) à plus grand que soi, sentir un sens à son existence, même si c’est un sens unique, un cul de sac ou une voie circulaire qui tourne en rond dans un cercle plus ou moins vicieux ou vertueux…

puis aimer et être aimé(e), se sentir lié(e), aux humains, aux animaux, aux végétaux, aux minéraux et à tout el reste qui vit et qui ne vit pas ou plus…

et de surcroît, se sentir utile, se sentir vivant, se sentir investi(e) et tributaire d’une parcelle de vie unique car unique nous sommes toutes et tous, unique comme l’est chacun et chacune de nous…

et se présenter, se tenir debout, être présent(e), soit faire acte de présence… de toute la présence dont l’on peut faire preuve, toute la présence que l’on peut afficher malgré nos moments d’absence, nos trous de mémoire, nos épisodes de lunatisation…

car nous sommes parfaitement imparfait(e)s, et imparfaitement parfait(e)s…

alors let’s show up… faisons tout ce que l’on fait du mieux que l’on peut…

et tenez, si vous voulez revoir l’affiche d’hier…

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traduction : chers humains… vous avez tout faux… vous n’êtes pas incarné(e)s pour maîtriser l’amour inconditionnel… c’est de là que vous venez, et là où vous retournerez… vous vous êtes incarné(e)s pour apprendre l’amour personnel… l’amour universel… l’amour mêlé… l’amour qui sue… l’amour brisé… l’amour total… un amour infusé de divinité… vécu avec la grâce du trébuchage… démontré par la beauté… bordélique… souvent… vous n’êtes pas venu(e)s ici pour être parfait(e)s… vous l’êtes déjà… vous vous êtes incarné(e)s pour être magnifiquement humain(e)… imparfaitement fabuleux… pour tomber et vous élever de nouveau jusqu’à vous rappeler…

mais l’amour inconditionnel ? arrêtez de (vous) raconter des histoires… l’amour, en réalité, n’a besoin d’aucun qualificatif… il n’a pas besoin de modificateurs… l’amour n’a pas besoin de condition de perfection… il ne requiert que vous vous présentiez…  et que vous fassiez de votre mieux… que vous restiez présent(e)t et que vous sentiez totalement… que vous brillez, voliez, riez, pleuriez, ayez mal, guérissiez, que vous tombiez et vous releviez,   et jouiez, et travailliez et viviez et mourriez tel que VOUS êtes… c’est suffisant… c’est en masse… – Courtney A. Walsh

l’amour… messy… beaucoup…

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les dernières chroniques – 16/3/17

traduction : chers humains… vous avez tout faux… vous n’êtes pas incarné(e)s pour maîtriser l’amour inconditionnel… c’est de là que vous venez, et là où vous retournerez… vous vous êtes incarné(e)s pour apprendre l’amour personnel… l’amour universel… l’amour mêlé… l’amour qui sue… l’amour brisé… l’amour total… un amour infusé de divinité… vécu avec la grâce du trébuchage… démontré par la beauté… bordélique… souvent… vous n’êtes pas venu(e)s ici pour être parfait(e)s… vous l’êtes déjà… vous vous êtes incarné(e)s pour être magnifiquement humain(e)… imparfaitement fabuleux… pour tomber et vous élever de nouveau jusqu’à vous rappeler…

mais l’amour inconditionnel ? arrêtez de (vous) raconter des histoires… l’amour, en réalité, n’a besoin d’aucun qualificatif… il n’a pas besoin de modificateurs… l’amour n’a pas besoin de condition de perfection… il ne requiert que vous vous présentiez…  et que vous fassiez de votre mieux… que vous restiez présent(e)t et que vous sentiez totalement… que vous brillez, voliez, riez, pleuriez, ayez mal, guérissiez, que vous tombiez et vous releviez,   et jouiez, et travailliez et viviez et mourriez tel que VOUS êtes… c’est suffisant… c’est en masse… – Courtney A. Walsh

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car ben beau l’amour inconditionnel en tant que concept, mais pas ça notre job en tant qu’humain(e)…

non, notre job c’est de s’impliquer, d’apprendre, de s’engager, de se mêler au monde et de s’emmêler, de risquer, de faire des noeuds et de les défaire, de mettre nos tripes sur la table et sur la route, d’ouvrir notre coeur, de se révéler, de s’enfarger et de se relever… et si on a à tomber, faisons-le avec grâce et élégance, mais surtout avec sincérité, simplicité et transparence…

quand on décide de s’incarner, quand on vient ici bas en corps et encore, faut accepter de se salir les mains, et de s’ouvrir le coeur, de se le mettre sur la table…

ne fakons pas et ne prétendons pas que nous savons ce qu’est l’amour inconditionnel… des mots, des mots…

car pour la plupart d’entre nous, l’amour est encore un processus en apprentissage… l’amour est encore et toujours un work in progress… et probablement que ça le demeurera toujours… apprendre l’amour, toujours apprendre l’amour…

et tout à fait OK et humain ainsi… vivre pour apprendre et servir l’amour… serviteurs/trices de l’amour…

premièrement, apprendre à s’aimer soi-même, ce qui n’est pas encore acquis ni une mince affaire… pas si simple à faire… mais primordial et ensuite seulement pourrons-nous aimer les autres avec la même générosité… car on dit qu’on ne peut aimer les autres plus qu’on s’aime soi-même… makes sense non ? tout part de notre capacité d’aimer…

notre job d’incarnation consiste justement à ça, apprendre l’amour… alors ne prétendons pas qu’on sait déjà… nous ne sommes pas des profs, nous sommes d’éternel(le)s étudiant(e)s…

car on ne nait pas ti-Jos ni Jeanettes connaissant(e)s en terme d’amour…

l’amour, c’est une grande leçon… ça s’apprend, lentement, graduellement…

notamment en connaissant des hauts de coeur… et les bas qui les suivent… des ouvertures de coeur, puis des backlash temporaires…

l’amour s’apprend aussi en vivant la peur, la fermeture, la haine, en s’approchant puis en s’éloignant, et surtout en s’en s’engageant avec les autres et se dégageant de nos peurs…

l’amour, ça s’apprend parfois à la dure… l’amour ça s’apprend parfois en se brisant le coeur et en le patchant avec de l’amour propre, de l’amour à soi, de soi, en soi, pour soi… de soi vers le reste du monde…

bien souvent dans la vie, les leçons s’acquièrent the hard way comme disent les sujets de sa majesté… en se salissant les mains, et en ayant parfois mal au coeur… en se l’ouvrant, en le mettant tout grand ouvert sur la table, ce qui nous rend vulnérable… mais vivant…

car beaucoup messy l’amour… alors merci beaucoup l’amour…

plus ou moins

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les dernières chroniques – 15/3/17

traduction : si moins est plus, alors rien est tout

attachez votre mental sous votre tuque ce matin car il va spinner dans la neige, et sur lui-même… pensez-y deux minutes… ou un peu plus, ou un peu moins… ou beaucoup, ou pas du tout… anyway toute la même chose right ? ou gauche…

si moins est plus, alors rien est tout…

bien twistée celle-là non ? ou devrais-je plutôt dire bien ficelée je veux bien perler la française… et comme disait la française justement : I don’t speak english but I french very well

ça vous parle ce twisté dicton qui avance audacieusement que rien est tout ?

beaucoup ? pas du tout ? plus ou moins ? moins que rien ?

moi j’aime un peu, beaucoup, énormément, tout à fait et totalement… alors est-ce à dire que je n’aime pas du tout ?

j’aime ce dicton car ça veut tout dire et en même temps ça ne veut rien dire du tout…

car peut-on dire du tout ? rien ! car tout ce que l’on dira du tout n’est pas cela… et cela ce n’est pas rien… c’est tout dire non ? non, et moi je suis tout ouïes… oui ma Ninon… ni ouïes, ni nom mon titi…

mais si tout est dans tout – salut mon Raoul – et que rien est inévitablement dans tout, et que tout est rien qui finit bien, donc au bout du compte rien est dans tout et tout est bel et bien rien… rien de moins… plus que tout… soin soin… et tourlou…

et si rien est dans tout, et que donc que rien contient tout, tout est dans rien et rien est le bout… de la marm…alade, comme l’est aussi le bout du beurre de pinotte…

cette dense danse entre le rien et le tout est un peu comme celle de la vie et la mort… la vie qui inclut la mort, et la mort qui fait partie intégrale de la vie…

rien et tout sont deux absolus… en fait les deux prétendus bouts du même absolu… et en fait, même l’absolu est questionnable… et non répondable…

plus et moins, plus ou moins, tout et rien, tout ou rien… eh qu’on est extrémistes et dualistes…

comme lorsqu’on oppose noir et blanc, bon et mauvais, bien et mal, jamais et toujours…

et d’expérience, je sais que je dis jamais à propos de quelque chose, il est certain que la vie me le resservir un moment donné… va me le resservir toujours jusqu’à ce que je n’aie plus à le dire… et on sais qu’on ne dit jamais jamais, toujours…

compliquées mes affaires ce matin vous dites ? mettez-en… encore plus, donc un peu moins car…

OK OK je sais vous avez compris.. que rien n’est pas plus qu’un ptit peu, ou un peu moins et un peu plus…

car on a beau utiliser les mots pour dire l’indicible, la vie est ici et passe, se passe, nous passe dessus et dedans…

et en même temps, rien ne cesse de passer et de revenir… un grand jour de la marmotte cette réalité… une illusion tellement concrète…

car eh oui, encore plus de neige de tombée, donc moins à tomber… car on a toujours – ou jamais ? – nos limites, nos quotas, que ce soit de neige ou d’autre chose…

même des bonnes choses… car rien de bon rien de mauvais… et comme on dit, trop c’est comme pas assez…

cette neige qui semble si réelle aujourd’hui demain ne sera plus… alors vraie ou fausse ?

OK OK, je sens que vous en avez assez de tous ces mots qui tournent en carré et qui coupent les coins ronds… car on a beau tourner en rond, on finit toujours par arriver à rien au bout de tout… à moins que rien…

et comme on dit, moins est plus, tout est rien et trop c’est comme pas assez…

comprenez-vous de quoi vous ? moi je comprends tout et rien du tout… mais après tout, un peu moins qu’avant…

OK car trop c’est comme pas assez… alors assez… à tout jamais…

être soi-même et tasse de thé

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les dernières chroniques – 14/3/17

traduction : il existe plein de gens qui, peu importe ce que vous ferez ou tenterez de faire, ne vous aimeront tout simplement pas… mais il existe aussi plein de gens qui vous aiment passionnément, et ces gens qui vous aiment, ce sont «vos gens»…

ne gaspillez pas votre temps – ni  votre coeur – à essayer de démontrer votre valeur aux gens qui ne sont «des vôtres»… ils vont passer à côté… ils n’achèteront pas votre salade…

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n’essayez pas de convaincre ces gens de marcher le chemin avec vous car ne ferez que perdre votre temps et votre santé émotionnelle… vous n’êtes pas faits pour eux/elles ni eux/elles pour vous… vous n’êtes pas leur tasse de thé et elles/ils ne sont pas la vôtre…

laissez-les doucement aller et poursuivez votre chemin… partagez votre route avec ceux et celles qui partagent et apprécient vos talents, qui apprécient qui vous êtes…

soyez qui vous êtes… vous n’êtes pas la tasse de thé de tout le monde et cela est parfait

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peu importe ce que l’on fait ou fera dans la vie, il y aura toujours des gens qui sont ou seront favorables, et d’autres pas… alors que la grande majorité du monde ignore notre existence même anyway, restons humble

peu importe qui l’on était, qui l’on est ou qui l’on sera, ça faisait, fait ou fera l’affaire des un(e)s et pas celle d’autres personnes…

et vice versa pour les autres… en effet, nous ne pouvons ni ne voulons acheter pas la salade du monde entier… on ne plait pas à tous ni toutes comme les autres ne nous plaisent pas tous ni toutes… alors vivre et laisser vivre disait le dicton ?

ceci est le cours normal des choses… on partage la route avec certain(e)s pendant un bout, puis à un moment donné, nos chemins se séparent… inévitablement… parfois cela est tout à fait naturel et ça coule de source pour les deux parties concernées, parfois cela est unidirectionnel et plus difficile quand ça se passe ainsi…

mais toujours et dans tous les cas, on ne peut que respecter la distance qui veut et doit se prendre et dire oui au risque de la liberté et de l’autonomie, autant pour soi que pour les autres…

même si on sait ceci, et cela, quand même parfois confrontant et dérangeant quand nos routes se séparent…

ces derniers temps, quelques relations de moyenne et longue date dans ma vie ont pris des tournants différents… quelques chemins auparavant communs et partagés se sont déployés vers des directions différentes et même opposés…

et cela est toujours questionnant, pas toujours facile… et souvent, un des réflexes dits normaux consiste à trouver des points négatifs aux autres pour justifier ces écarts de route qui se prennent… ou de se questionner soi-même… comme s’il y avait un problème à ce que nos routes divergent…

mais au fond, ainsi coule tout naturellement la grande rivière de la vie, ce long fleuve qui n’est pas toujours aussi tranquille que dans le film de ce nom…

car de toute façon, tous les cours d’eau rejoindront un jour la mer… tous et toutes la mère qui nous porte… et nous tous et toutes de gouttes dans ce océan de vie… et si on peut se rappeler ultimement que nous sommes davantage la mer que les petits cours d’eau séparés, cela peut aiguiller notre cours… et nous rassurer… car nous nous noierons éventuellement dans la grande marre…

pour utiliser une autre image issue de la nature, tout arbre développera inévitablement de nouvelles branches au cours de sa croissance, de nouvelles pousses, sinon il mourra… même les bonsaïs… et tout naturellement, l’arbre soutiendra ces nouvelles pousses, il les alimentera… il les encouragera à trouver leur voie vers les cieux…

pas besoin de tirer les autres vers le bas quand nos chemins doivent se séparer…

pas besoin non plus de se trouver des bibittes… ainsi va la vie…

on doit simplement trouver ses valeurs fondamentales et demeurer intègre… flexible, donc capable de s’adapter face au changement… et en même temps solide, capable de persévérer en ce que l’on croit et sent juste… et d’autre part, laisser aller les autres sur leur propre chemin…

si tout cela sonne beau et facile sur papier comme sur écran, toujours un peu ébranlant quand des chemins partagés avec des gens de qui nous nous sommes rapprochés sur une période importante divergent…

tout ce que l’on peut faire est de reconnaître ce que cela nous fait ressentir, d’exprimer sincèrement ce que l’on ressent, écouter ouvertement l’autre ou les autres personnes concernées, apprécier ce qui a été vécu et partagé, et continuer son chemin… et in God truster…

et parfois ces chemins se recroiseront, et parfois non… parfois qu’un besoin de distance temporaire, parfois des tournants de chemin permanents…

mais toujours faire porter l’attention sur la richesse de ce qui fut et qui n’est plus, et mettre l’emphase sur ce qui a utile et bénéfique… apprécier et remercier la moitié pleine de la tasse de thé qui fut partagée… apprécier le bout de chemin partagé pour ce que cela nous a apporté réciproquement, et continuer son chemin… sur le chemin du thé, ou autre…

car la tasse est toujours vide… et toujours remplissable par du nouveau, par du frais, par du chaud… thé veut dire…

qu’on la voit à moitié vide ou pleine notre tasse, au fond, l’idée est de toujours garder sa tasse vide et disponible, pour qu’elle demeure toujours prête pour ce qui veut se vivre dans la fraîcheur de l’instant, dans le vent…

allez, bonne tasse vide si vous êtes du coin, elle se remplira de neige pour le moment…

soyez béni(e)s

les dernières chroniques – 13/3/17

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traduction : à quiconque lit ces quelques lignes, j’espère et je prie pour que tout ce qui vous fait souffrir et/ou ce qui vous inquiètes s’allège et s’améliore… soyez béni(e)s

qu’il est bon de souhaiter le mieux et le meilleur à tous et toutes et chacun et chacune… soi-même inclus mais pas nécessairement en priorité, ni non plus obligatoirement davantage que les autres… car nous sommes tous et toutes dans le même bateau…

bon de souhaiter sincèrement le meilleur pour tout le monde, tous les êtres vivants, la planète incluse…

car chacun et chacune d’entre nous veut, désire et souhaite ce qui est le mieux pour soi-même… alors pourquoi ne pas allonger à tout le monde ?

mais quand on apprend que des millions de personnes sur la terre ne savent pas d’où viendra leur prochain repas et que nous faisons face à la plus grande crise humanitaire depuis la deuxième guerre mondiale selon l’ONU, on peut bien souhaiter le mieux pour le monde, sauf qu’un moment donné il va falloir que nos actions suivent nos belles paroles…

car en tant que privilégié(e)s parmi les plus privilégié(e)s de la planète, facile de se contenter de beaux mots, de bene dictions… sauf que sans actions concrètes, les mots ne remplissent pas la panse… mais ça commence quand même pas de bonnes idées et de bons mots…

car on peut bien donner quelques dollars aux agences humanitaires, déjà un bon début, mais comment vraiment faire quelque chose pour que nos paroles se transforment en résultats concrets ? go figure…

alors sans faire dans l’absolu car le monde est si vaste, commençons par vous, toi, chaque personne qui lit ici comme le dit le dicton…

car soyons modestes chers et chères ami(e)s, limité aussi ce que l’on peut faire pour changer le monde… déjà beau et bon de souhaiter le mieux à tous et toutes… si on peut le faire et le vouloir sincèrement, déjà un bon modeste début…

le simple fait de souhaiter du beau, du bon, du juste et du bien à tous et toutes est déjà un antidote qui défait de nombreux noeuds… et en cette ère d’individualisme, déjà une bon pas sur la route de notre humanité… et le dicton souhaite que ls choses s’améliorent et non pas ne les règlent complètement… bon modeste début…

allez, bonne journée et bonne semaine à tous et toutes… en attendant la tempête…

et que tout ce qui vous fait souffrir et/ou ce qui vous inquiètes s’allège et s’améliore… soyez béni(e)s…

salut chair lecteurs/trices

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les dernières chroniques – 12/3/17

ce matin, après avoir perdu une heure encore dans le grand now here – mais on te retrouvera bien toi crée heure mystère et rieuse – envie de simplement dire salut et merci à mon monde…

alors salut et merci mon monde !

à vous qui me lisez rarement, parfois, une fois de temps en temps et particulièrement ceux et celles qui me lisez souvent, tout le temps, quotidiennement…

en fait, même vous qui ne me lisez jamais, je vous salue… and even you that don’t read french, good’day mates et ogendudesuka

certain(e)s d’entre vous sont en Indonésie ou en Asie, d’autres au Bici ou aux States, d’autres tout près d’ici, presque là… meus novos amigas e amigos no Brasil…  certain(e)s en Europe ou plus bas ou plus haut, d’autres ailleurs ou plus loin… quelques-un(e)s même nous rejoignent d’Afrique… la plupart encore vivant(e)s, mais quelques autres aussi de l’autre bord qui lisent autrement…

alors où que vous soyez, en corps ou en âme, on se retrouve toujours ici un moment donné… nous qui aimons les mots, mais aussi le silence, nous qui nous cachons derrière leurs jeux, nous qui glissons entre les lignes, se camouflant entre les idées et les concepts, mais jamais ne nous voilant l’âme ou ne nous fermant les yeux…  j’écris et vous lisez, je me dis et vous me recevez… mais comme moi c’est toi, alors vous écrivez et je vous lis aussi…

car certain(e)s d’entre vous m’envoyez parfois des commentaires, mais je ne réponds pas, ou du moins très très rarement… alors par la bouche de mon clavier, ce matin je fais contact… je vous dis que je vous sais ici, même si là-bas… car moi-même, toujours un peu là-bas aussi… ici mais toujours un peu ailleurs…

de par le vaste monde, via les ondes, nous entretenons un contact, une communication virtuelle mais tout de même bien réelle… la preuve ? nous sommes encore ici… en chair et en post…

car virtuelle la relation mais bien réelle…

on peut dire que les chances statistiques que vous tombiez sur ces mots sont moins que probables… mais tout de même, vous y êtes, et moi aussi… alors nous y sommes… nous y voilà… encore une fois, connectés, par le biais de ces mots… que quelques personnes sur ces presque 8 milliards… quand même… rare comme connexion non ?

alors puisque si rare et précieuse notre relation, je tiens à la souligner car nous l’entretenons, nous la maintenons, nous la nourrissons… et à vous remercier…

moi, en envoyant mes ptits mots ou proverbes en pâté chinois qui ne veulent rien dire de particulier, ou rien du tout, et vous qui les recevez et les comprenez ou pas mais surtout ne les prenez pas pour du cash… car je joue à cache cache avec vous derrière mes mots… ces mots, vous les sentez et les appréciez, et moi, ça me donne envie de continuer… de tisser des liens, de tendre des perches pour que les saisissiez… pour qu’on sente la présence de l’un et l’une comme de l’autre… vous et moi, guiliguili…

alors au re plaisir de laisser mes doigts retoucher vos yeux puis vos âmes… car âme à âme cette connexion…

tchin tchin…

l’aigle et le colibri

les dernières chroniques – 11/3/17

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jaune en ce cas-ci l’aigle, et non blanc comme le dit la chanson… mais soyons daltoniens ce matin… pour les besoins de la chose…

car on ne badinera pas avec les détails, ni ne nous enfargerons dans les fleurs du tapis… car le colibri embrasse les fleurs, il ne s’enfarge pas dedans, quelles soient sur le tapis ou dans la nature…

comme vous commencerez peut-être à vous en douter un de ces 4, l’idée est d’écrire un ptit quelque chose à propos des hymnes que j’ai mis en ligne récemment… question de vous les présenter un à un, pour raconter un peu leur histoire… d’où ils viennent, de quoi ou de qui ils sont inspirés…

ce matin, c’est un hymne dédié à mes amis Mikhael et Juliana de Brasilia, l’une de mes nouvelles familias Brasileiras, sur lequel je mets la lumière… deux amis de coeur, pour qui je suis le padrinho (ça s’est fait dans un rituel de baptême lors d’une cérémonie)… je suis leur padrinho mais autant lui qu’elle pourraient très bien devenir ma madrinha et mon padrinho à moi aussi… ce fut coup de foudre réciproque… lui l’aigle, elle la beija flor… et les deux sont des anges… et les chantent, et les jouent…

si vous suivez ces chroniques depuis quelques années, vous savez que j’aime bien les beija flor… et que mon lieu de cérémonie porte le nom d’Aiglise… deux êtres volants, deux qualités différentes… deux oiseaux de bonheur qui élèvent…

deux symboles volants de qualité différente : fébrilité, légèreté, rapidité et grandeur de coeur pour le colibri; force, domination, élévation et vision pour l’Aigle… et les deux nous mènent à danser et chanter jusqu’aux anges…

deux oiseaux, deux qualités… mais même élévation… peut-être qu’après avoir été des aigles et des faucons pendant des siècles, temps de redevenir des beija flores pour nous humains ?

alors peu de mots ce matin… place aux belles images de colibri ce matin…

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et pour terminer, un aigle qui se prend pour un phénix, car il faut toujours se renouveller et renaître un peu à chaque jour, surtout à moins 20 en mars…

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11- ÂGUIA BRANCA E BEIJA FLOR
(Mikhael et Luciana)

Águia Branca e Beija Flor
Águia Branca e Beija Flor

Cantando (Voando) nas alturas
Voando (Cantando) em Alto Paraiso

Águia Branca elevação
BeijaFlor aberto meu coraçao 
Aguia Branca elevação
elevação elevação elevação

BeijaFlor aberto meu coração
Águia Branca elevação
BeijaFlor aberto meu coração
elevação elevação elevação

Águia Branca e Beija Flor
Cantando (Voando) com Sao Miguel
Águia Branca illuminando
Beija Flor voando (Cantando) 

Águia Branca e Beija Flor     
Águia Branca e Beija Flor…