Archives de l’auteur : atisupino

ailleurs et plus tard ?

♥♥♥ – 28/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: si tu comprends que la vie est en soi un processus et le coeur même de la vie, tu ne désireras plus être ailleurs qu’ici, simplement là où tu es en ce moment… – Bashar

assez simple non ?

en principe du moins…

car traditionnellement, pour plusieurs d’entre nous, sinon la majorité, on vit souvent toujours un petit peu en avance par rapport à là où l’on est en ce moment…

comme si on s’en allait à quelque part ailleurs qu’ici, plus loin, plus tard, dans l’avenir…

un jour un jour, quand tu verras…

mais en réalité, la seule place où l’on s’en va ailleurs qu’ici, c’est vers la mort du corps… slowly coming home…

même en même temps, si la vie consiste à apprendre à vivre le moment pour ce qu’il est, à apprécier LE moment, ce moment-ci, et celui-là, et l’autre et l’autre, chacun de ces moments, la vie est en même temps un élan, une danse en mouvement, un work in progress (ou un jeu ?), un processus justement… un flot en cours de déploiement…

mais le truc consiste à apprendre à ralentir pour apprécier chaque étape pour ce qu’elle est, chaque pas pour le simple pas qu’il est…

observer ce qui est, sentir, être patient(e), reconnaître ce qui est pour ce que c’est, aller nulle part ailleurs qu’ici car nulle part ailleurs qu’ici en réalité… ou en réalités multiples…

goûter chaque moment, chaque pas, même si nous sommes en chemin vers l’inconnu…

car en fait, nous sommes en chemin vers nulle part, nulle part ailleurs qu’ici… que maintenant, tout simplement… et qui vivra verra… peut-être, ou pas…

apprécier chaque moment, chaque instant, et ce, particulièrement dans les moments où l’on voudrait être ailleurs… comme maintenant… comme en ces temps-ci… en ces temps dits de pandémie, ce temps de (mau)dite pandémie pour certsain(e)s, qu’elle existe ou pas cette dite pandémie, selon ce que l’on veut ou voudrait croire…

nous sommes tous et toutes affecté(e)s par les mesures restrictives de liberté actuelles… tous et toutes limitées dans nos déplacements, dans nos allers et venues, tous et toutes dérangées dans nos projets horizontaux, nos projets dans le temps autre que maintenant…

certain(e)s ont hâte au vaccin pour reprendre une vie normale, d’autres dénoncent les intérêts particuliers de certains joueurs de ce grand cirque actuel… certain(e)s rêvent à plus tard, d’autres acceptent mal, ou pas du tout, ce qui se passe actuellement…

certain(e)s veulent trouver des coupables, des responsables, d’autres révèlent des plans secrets… certain(e)s se croient éveillé(e)s, d’autres considèrent les autres comme des moutons soumis…

mais peu importe notre réaction à ce qui est right now, ou au mieux notre réponse, le monde out there est ce qu’il est pour le moment, nous renvoyant à nos propres limites, impatience, frustrations, et croyances…

car peu importe comment on conçoit ce qui se passe depuis quelques mois, peu importe ce que l’on croit, ce qui est est ce qui est… que ce qui est… comme cela est… qu’on aime ou pas, qu’on croit ce que l’on croit, ou autre chose…

on peut blâmer autrui, se rebeller, mettre en doute, remettre en question et en cause des intérêts particuliers ou des agendas cachés, la vie nous donne actuellement une belle occasion de mesurer notre liberté relative… par l’autre côté, soit celui d’une liberté brimée, qu’elle semble permanente ou temporaire…

mais même en temps normals, sommes-nous jamais vraiment libres de nos mouvements et de nos déplacements ? libre de se sentir brimé dans notre mouvance vers notre plein potentiel ?

parce qu’on peut habituellement déplacer notre corps dans l’espace sans trop mesurer l’impact des frontières, nous sommes toujours soumis(es) à des certaines contraintes… de temps, ou d’espace… en ce moment, ce n’est que plus évident…

et tant que nous sommes et serons incarné(e)s, nous sommes et seront limité(e)s de diverses façons….

alors voici une occasion de ralentir, de revenir à soi, à une existence plus lente, plus simple, plus ancrée dans les limites du temps… et de l’espace…

on peut s’évertuer à faire nos propres recherches pour tenter de trouver des coupables, identifier ceux et celles qui contrôlent ce grand jeu extra ordinaire, leurs intérêts et leurs possibles manigances, mais ce faisant, on ne fait que détourner notre propre regard de nos propres limites, notre incapacité à se voir quand le chemin ne se déroule plus autant par en avant tout à coup, quand la vie nous force à vivre à plus court terme, à plus petite échelle…

alors, saisir cette occasion pour simplement être là où l’on est en ce moment ? ici ? maintenant ?

une autre alternative anyway ?

bon moment à vous…

welcome home…

les temps sont sûrs et mûrs

♥♥♥ – 27/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: n’attendez pas que les choses aillent mieux… la vie va toujours être complexe et compliquée… apprenez à être heureux/se dès maintenant sinon vous allez manquer de temps

durs temps pour être heureux et heureuse ?

justement le meilleur moment alors… le seul moment anyway

môman môman tes enfants passent par de drôles de moments…

mais en effet, pas d’autre moment que celui-ci… toujours que ce moment… car même plus tard, ça ne sera encore que maintenant… ici et maintenant… tout le temps que maintenant… nulle par ailleurs qu’ici…

qu’ici, et tout le tout le temps que maintenant…

je sais, ça sonne simple, simpliste même…

mais quoi et quand d’autre que maintenant ? où ailleurs qu’ici ?

même hier ne vit plus que dans le maintenant du moment de ce petit et passager moment… en tant que souvenir, en tant que simple rappel de quelque chose qui a déjà été, et qui ne reste désormais que comme un souvenir dans notre ptite tête et dans notre corps, enregistré… mais évaporé…

avant n’est plus, plus tard ne sera jamais non plus… que maintenant…

alors parfait et seul moment pour être vivant(e)… heureux/se ou pas… présent ou pas, ou pas tout à fait…

que maintenant, et encore maintenant… et encore… le moment de la marmotte…

oh bien sûr, les temps sont sûrs, et durs, mais mûrs aussi pour vivre pleinement…

comme on dit en anglais, it won’t get better than this

en effet, elle ne sera jamais meilleure que ce qu’elle est maintenant la vie car que ce qui est… that’s it that’s all

tout ce que nous avons est maintenant, alors si on n’y arrive pas maintenant, on n’y arrivera jamais… it’s now or never

now now sinon on est mow

vivant vivante

♥♥♥ – 26/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: ne te demande pas ce dont le monde a besoin… demande-toi ce qui te rend vivant(e), et fais-le… parce que ce dont ce monde a besoin est de gens vivants…
– Howard Thurman

charité bien ordonnée commence par soi-même…

comment peut-on vouloir le monde heureux si on ne l’est pas soi-même ?

oui vouloir être heureux/se car tout de suite après, la réponse normale c’est qu’on veut la même chose pour le monde…

car habituellement, le bonheur déborde… habituellement, le bonheur se propage, il est contagieux…

vouloir être vivant et vivante pour propager la vie, pour allumer le monde, pour changer les choses…

vouloir être vivant et vivante, pas pour toujours être heureux, simplement pour être vivant et vivante…

car nous sommes en vie, alors soyons-le vraiment, totalement, passionément… vibrons, osons, risquons, soyons totalement nous-même…

vivant et vivante, allumée, réaliste et optimiste car sinon trop déprimant, trop sombre, trop downant… et de toute façon, pas ici encore le futur… et il n’est et ne sera jamais ici le futur de toute façon…

toujours que du présent qui, si on le remplit de vie, fera du futur à venir un avenir présent, plain, meilleur…

que naturel de vouloir être simplement vivant et vivante, pour animer la vie, simplement, totalement, spontanément…

suivre le fil qui se tisse et détisse à chaque instant… sans savoir où l’on va, sans savoir où ça mène… et demeurer vivant et vivante, simplement parce que nous sommes ici, ne sachant pas toujours pourquoi ni comment…

et ne pas absolument vouloir être heureux/se mais simplement totalement vivant et vivante…

et la vie se chargera de nous porter, de nous ouvrir le chemin…

risquer la vie, à la vie à l’amor

♥♥♥ – 24/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: ton étrangeté te rendra plus fort(e)… ton côté sombre te gardera entier/ère… ta vulnérabilité te gardera connecté(e) avec le reste de l’humanité qui souffre… ta créativité te libérera… il n’y a pas de problème avec toi…

toujours bon à lire, ou à entendre non ?

même si c’est quelqu’un d’aussi bizarre que moi qui vous le dit…

étrangeté ? côté sombre ? vulnérabilité ? créativité ?

pas de problème…

toi et moi nous sommes aussi a/normal(e) que la vie peut et veut se manifester…

pas de normalité, pas de bonne façon d’être…

que soi, que tel et telle que nous sommes…

à suivre son instinct, à faire ce que l’on sent…

et demeurer vulnérable même si cela nous fait ressentir une certaine souffrance car oui de la souffrance en ce bas monde… oui normal de la ressentir, qu’une manifestation de notre humanité, car personne n’a jamais dit que la vie ne devait pas être souffrante…

car comme l’affirme, pas d’extase sans agonie car pour devenir or, le métal doit brûler, se purifier…

et la pierre être polie jusqu’à ce que diamant s’en suive…

en fait la vie implique implicitement une part de difficulté liée à la croissance, à l’apprentissage, au simple fait de grandir, de sortir du connu du soi du moment… car soi en devenir…

la petite graine qui éclate et sort d’elle-même pour aller vers la vie se fait harakiri pour devenir quelque chose de plus que soi, pour devenir ce qu’elle doit devenir… pour devenir sa destinée… la chenille doit lâcher prise pour devenir papillon…

extase veut dire sortir de soi, un état à l’extérieur du soi connu… sortir du petit moi qui se croit tout petit pour devenir le grand monde, le tout…

la grenouille et le boeuf ? seule et même vie…

oser être soi, demeurer soi tout en devenant un soi plus grand, plus vrai, plus fou… un soi vivant… un soi sauvage…

car ce petit soi qu’est moi n’est que work in progress, ce petit soi n’est que perpétuel changement en cours, que processus de transformation permanent…

oser faire ce que l’on sent et ressent profondément, oser aller voir de l’autre côté du normal, et de sa folie, et du why not coconut ?

déborder du déjà fait et du déjà dit… oser prendre un risque, un chemin jamais marché ni exploré, oser essayer, au risque de connaître le prétendu échec…

car jamais d’échec si on le décide ainsi, que des occasions d’aimer, d’apprendre, d’essayer, de vivre quoi… et de continuer ce grand voyage vers nulle part… vers ici…

pas de problème en cette existence, que des occasions de se voir, de se découvrir, de se connaître mieux et plus et de re connaître la part de dieu en soi, de sortir de soi, de se réaliser à son plus que plein potentiel… se réaliser à l’infini, à l’infinité…

car vivre n’est pas seulement risquer de mourir, cela semble bien être une certitude…

alors vivre à mort et vive amor amor amor…

l’insoutenable – apparente – lourdeur du monde

♥♥♥ – 23/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: je me souviens d’un jour alors que je me promenais avec mon enseignant Ajahn Chah; à un certain point, il pointa un rocher dans un champs et me demanda est-ce que cette roche est lourde ?; oui bien sûr, répondis-je; il sourit et dit: mais pas si tu ne le ramasses pas ! – Jack Kornfield

très zen non ? du moins dans le sens de simple, clair et précis… et évident…

mais pourtant…

dès que j’ai lu ces quelques lignes, m’est revenu en tête le koan de l’arbre qui tombe dans une forêt et qu’on se demande s’il fait du bruit si personne n’y est;

et me suis aussi demandé si je dois laisser la misère du monde entier devenir lourde pour moi même si elle n’est pas mienne…

car souvent, nous sommes affecté(e) par la douleur du monde…

mais qu’est-ce que cette misère qui n’est pas nôtre ? existe-t’elle vraiment ? est-elle réelle ? dois-je l’ignorer ou simplement la reconnaître ?

cette douleur humaine qui n’est pourtant pas nôtre, qui ne nous appartient pas personnellement, mais qui existe quand même là-bas, de par le vaste monde…

car nous sommes tous et toutes, chacun chacune, citoyen(ne) de ce monde… notre monde… nous vivons en ce monde et ce monde vit en nous…

fine ligne entre compassion et détachement…

fine ligne entre se laisser toucher les sens et se couper et observer froidement…

fine ligne entre empathie et équinimité…

fine ligne entre connaissance et expérience…

genre la différence entre les concepts d’une maison qui brûle et MA maison qui brûle…

en général, plus un événement se déroule près de nous, plus cela nous affecte…

ma maison brûle ? immense drame…

la maison de mon voisin qui brûle ? gros choc…

une maison brûle quelque part ailleurs dans le monde ? un fait divers…

c’est quand les choses et événements nous touchent directement, par en dedans, que les émotions et les idées nous rentrent dedans…

c’est quand on prend les choses personnellement que ces choses nous affectent, nous interpellent, nous dérangent ou nous arrangent…

mais alors, ce monde ? en soi ou à l’extérieur ? réel ou illusion ? et ce que je sens face à ce monde, à moi ou pas ?

et nous, une personne ou un(e) simple observateur/trice détaché du monde ?

mais je me demande encore:

est-ce réellement seulement quand on essaie de soulever la roche qu’elle est lourde ?
___
en ce sens, un cas concret

le drame:
https://www.lapresse.ca/actualites/2020-10-21/cruel-destin-pour-une-famille-immigrante.php?fbclid=IwAR3f72H0eYBUI60zNgq4uyCGqswmKKnE3iYI0vlPk7S1BJ62LUfZpgPm-WQ

et la réponse du monde touché par ce drame
https://www.gofundme.com/f/collect-de-fonds-pour-mohamed-bouras?fbclid=IwAR1N9X9WBkZmtcGg9s09sV45MGi6J3pazG_zAapM_gXgPt2sDfvpiW6DJ3U

yé, y a de l’espoir !

par ici, follow the guides… ou pas, par pas

♥♥♥ – 21/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

anges et archanges, guides, dieux et déesses, grand esprit, protecteurs/trices divin(e)s, nommez-les comme vous voulez… nommez-les si vous voulez… ou pas…

car certain(e)s y croient, d’autres non…

d’autres leur parlent, d’autres rient d’eux/elles, de ceux/celles qui leur parlent I mean… ou des présences supérieures… ou des deux, ou de tout…

certain(e)s prient, d’autres se la ferment plutôt et méditent en silence… ils/elles écoutent…

certain(e)s mangent, prient et aiment, d’autres mangent, dorment et dorment 😉 d’autres lisent, d’autres pas…

certains croient que nous sommes protégées par des esprits, des forces up there, d’autres ne croient à rien et n’en espèrent pas plus des cieux…

moi, je crois à tout… et à rien… en même temps, et hors du temps… je crois que tout est possible, et en même temps, et hors du temps, que rien n’est impossible…

car au fond, le seul libre arbitre que l’on possède réside là, dans croire, ou pas… et à ce que l’on veut, ce que l’on peut, ou à rien…

mais même rien est déjà quelque chose non ?

vais demander conseil à mes guides à ce propos… et méditerai là-dessus… car je crois que cela est juste et bon…

miow…

ho my Dog !

♥♥♥ – 20/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: lorsque tu es tellement éveillé(e) que tu réalises que l’état d’éveil tant rêvé n’est qu’un autre rêve duquel s’éveiller…

semblerait que plusieurs éveillé(e)s circulent en toute liberté ces temps-ci… danger pubique… épidémie de 100 watts dans le cyberespace… watts the Del… risque au niveau de la santé somnolale et de la sécurité électrique…

et oui, ici et là au fil du grand défilement de nos écrans cathodiques, et pas du tout catholiques, au gré des glands scrolls et des throlls de tout aca bites, grandes et petites, et des petits hasards virtuels, on rencontre full gens full woke out there… des éveillé(e)s de l’écran, des illuminé(e)s de la vérité auto-proclamé(e)s… c’est tout dire… et quand on dit ça on dit rien… ou tout… et son contraire… ou pas…

na na na na, je suis plus éveillé(e) que toi…

non non, moi la/le plus éveillé(e), dans mon plus ou moins grand rêve plus que moins lucide… sweet dreams are made of theseand mickey mouse’s dreams are made of cheese…

wow, tellement d’éveillé(e)s ben dur(e)s out there… ben dur… oui chers et chères…

et pourtant…

le monde dort… au gaz… ouillis ou aux nouvelles… mainstream ou fakeasleep ou awake… veillent les nouvelles…

la Vérité à la vitesse grand V majuscule nous bouscule et l’ultimathomme doit se r’tourner à toutes trombes comme une bombe… ben oui, ça tombe bien…

je sais je sais, comme si on pouvait savoir quoi que ce soit… hein certitude ?

comme si on pouvait savoir tout du rien… encore moins quoi que ce soit… ou rien du tout…

comme si on pouvait prétendre savoir what’s going on en ce bas monde avec nos 3 ptits yeux, nos ptites antennes et notre encore plus ptite tête de peanut…

en tous cas, à voir l’homme le plus épuisant de la terre, on devrait se garder une grosse gêne, dans nos gênes et dans nos jeans… ben gênant en effet ce cher gros potus en chef et bien en chair… et en os…tit gars des vues va…

si on ne sait rien de l’ici-bas – ou si peu à part qu’on ne sait rien qui vaille, ce qui est déjà quelque chose d’un tsipeu su – imaginez ce que l’on ignore de l’au-delà… imaginez ce que l’on ne sait même pas ignorer… sans parler du grand fait… néant… et du nain… possible… plausible du moins, que rien…

non rien de rien… ni regret, ni navet…

car la réalité, et la seule chose qu’on devrait savoir selon Socrate, Platon ou était-ce Jean Gabinça, c’est qu’on ne sait rien… au moins ça de su…

ou du moins on devrait s’en méfier, et s’en douter… sans aucun doute…

mais comment en est-on venus à savoir qu’on ne sait rien me demandez-vous ? et vous de même cher et chère nonchalant(e) non sachant(e)…

bonne question… dont je ne sais la réponse, et ne m’en doute même pas…

malgré tant de recherches en cours chez plusieurs d’entre nous en ce bas monde depuis plus courte lurette que belle, on ne sait toujours rien qui vaille… certitude 100 % nada… rien qu’il ne faille savoir du tout… car tout savoir a sa faille… et sa science… fiction ou réalité ? à moins que la réalité ne soit télé… guidée…

tout ce que l’on sait révèle davantage d’une douce ignorance que d’une réelle connaissance en soie… savoir au cotton…

nous sommes davantage des savant(e)s sans connaissance que ti djos connaissant… ni djosée… osez doser notre savoir avec humilité…

ahurissant, à en presque perdre toute connaissance… si jamais elle osait se prétendre telle… jam de méconnaissance… et déconfiture…

alors essentiel de pratiquer la méditation de la vide conscience… car trop pleine, la conscience déborde du cadre et rentre dans la boîte à chaussure et se fait piétiner…

un certain lien entre conscience et connaissance, du moins un lien bien incertain… de ça, je suis bien certain… même si de rien ne suis certain… full doute, surtout face au vide, et encore plus au rien, néant dans les espaces entre les mots de la méconnaissance…

où voulais-je en venir avec ce non-sens ?

simplement vous dire que je suis éveillé en chien et que je vois des troisièmes yeux tout le tour de la terre… wouf wouf…

chercher à la bonne place


♥♥♥ – 19/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

traduction: peut-être que tu cherches entre les branches ce que tu ne peux que trouver dans les racines… – Rumi

l’automne est une saison parfaite pour recommencer à creuser… pour se remettre à chercher dans ses racines, dans les fondations de notre être… deep down under

au printemps et en été, on farfouille davantage dans les bourgeons et dans les fleurs… on garde ça léger… on flye ici et là, on butine léger… alors qu’au début de l’automne, on s’émerveille devant les feuilles et leurs beauté colorée…

mais dès la fin octobre

photo: Luc Vallières

une fois que les feuilles sont retombées au sol pour pourrir et nourrir les racines de nouveau – le cycle se complète et toutt est dans toutt – les arbres se retrouvent nus et dépouillés de nouveau, et le retour aux sources reprend… comme en nous…

le grand cycle de la nature… rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… et on ne peut rien cacher pour toujours… tout finit par remonter à la surface…

en ce sens, le grand rite de passage hivernal qui approche, et qui revient d’année en année, ce grand passage étroit qui se déroule dans nos contrées du grand now de novembre à avril, finit par tout révéler… inévitable de devoir fouiller en soi… incontournable de devoir louvoyer dans et entre ses racines… éventuellement…

particulièrement en ces temps ou notre apparente liberté de déplacement semble brimée et où on ne peut rêver d’ailleurs, ni de partir… ni dans le sud, ni ailleurs, pour aller butiner de fleurs en fleurs, de branches en branches… si d’habitude on arrive à éviter quelques fonds d’âme grâce à quelques projets horizontaux, cet hiver s’annonce particulièrement décapant… voyage intérieur inévitable…

car cet hiver, qu’en soi qu’on pourra voyager semble-t-il… contrairement aux autres hivers, comme les voyages qui nous amènent souvent d’un horizon à l’autre ne seront pas possibles cet hiver – ou beaucoup moins en tous cas – surtout verticalement que l’on pourra se déplacer… s’élever et/ou descendre… on fera du surplace en soi cet hiver… up and down…

un hiver qui s’annonce racinien à souhait… mais quand on peut fouiller dans nos racines, possible aussi de déployer ses ailes…

et plutôt que de considérer la période à venir comme une entrave de liberté, peut-être que la vie nous donne l’occasion de chercher à la bonne place… pour trouver le vrai stock

peut-être que la vie nous force doucement à fouiller en nous, là où les vrais trésors se trouvent… à aller au fin fond des racines, là où la vie prend forme, là où les choses se cachent, là où les réponses aux vraies questions se cherchent…

et se trouvent…

éventuellement… toujours au bon moment…

prières pour un ami

♥♥♥ – 18/10/2020 (2)
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

chronique spéciale… j’étais dehors, au soleil, et je pensais à mon ami…

car demain matin à 6 h, un ami à moi va se faire opérer… selon ce que j’en comprends, quand même une grosse affaire… selon ce que j’en comprends, mais je ne comprends pas grand’chose aux opérations…

alors pour ne pas prendre de chances (drôle d’expression quand même non ?), miniati va prier des 2 bords…

et même à l’envers…

car comme en matière d’opérations, je ne comprends grand’chose non plus à la prière… alors mains par dessus tête… pour lui souhaiter le mieux… à lui en particulier, et tant qu’à y être, au monde entier… mais ici, à lui en particulier… que tout aille bien… comme dans ça va ben aller

pourquoi j’écris ceci ? me suis-je demandé…

pourrais me contenter de penser à mon ami, en ratelant les feuilles, en buvant du soleil d’automne au grand verre, en rentrant les meubles de jardin… et lui envoyer de bonnes vibes

mais me suis dit que si j’écris ici, ça peut juste aider… pour ne pas prendre de chances… ou pour prendre la chance par en arrière…

écrire quelques mots pour lui souhaiter que tout se déroule mieux que prévu… que tout soit tiguidoutourlou dans la salle d’opération… et avant, et après…

car que souhaiter à un ami qui va se faire opérer demain ?

quoi lui souhaiter d’autre que tout roule, que tout coule, que tout roucoule…

et lui envoyer de

OK, et on retourne prier dans la grande église forestière…

un monde à la carte

♥♥♥ – 18/10/2020
l’amour au temps du Corona… take 2… vert, jaune, rouge et zone orange…

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traduction: suis responsable pour tout ce qui m’arrive ?

pendant 24 heures, observez vos jugements à-propos d’autrui… sont-ils positifs ou négatifs ? observez d’où émergent vos réactions/réponses aux autres… viennent-ils de l’extérieur ou de vous ?

ce monde entier empli de misère et de souffrance est en vous… le monde entier peut devenir un monde de béatitude et de bénédictions si votre perception change

– Osho
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ces temps-ci, peu intéressé par ce qui se passe dans le monde votre humble chroniqueur… mon regard porte en dedans… sur l’émetteur de ce monde…

plus occupé par le changement de saison, par la grande métamorphose, par l’ultime strip tease forestier… et tout ce qui vient avec.. car dans le grand now, beaucoup à faire avant la grand’veille… le grand sommeil… faut se préparer à l’hiver quoi…

mais même sans connaître tous les détails du monde out there, je sais que beaucoup de chaos et d’incertitude en ce bas monde… donc plusieurs choses sur lesquelles faire porter son regard pour se rendre compte que tout ne roule pas toujours si rond… que parfois et par endroits, ça jamme dans les coins… notamment south of the border… le monde bouille… et s’embrouille… ou se clarifie, c’est selon…

intéressant donc, comme le suggère Osho, d’observer la source de nos jugements, l’origine de nos pensées en lien avec ce monde… car si on ne fait que vivre les yeux ouverts et le regard sur ce out there, à l’affut de stimulis extérieurs, on finit par penser que le monde se passe surtout out there

mais très plausible que ça soit surtout en nous que l’action se déroule… dans notre regard, dans nos lunettes, dans notre ptite tête de peanut

plus que plausible en fait que le monde ne soit qu’un écran de cinéma sur lequel on transpose et impose notre propre version d’une certaine réalité, qu’une toile vide qu’on emplit de tout ce qui se trouve en dedans, dans notre caboche si fertile en toutes sortes de catastrophes…

très possible que le monde ne soit plein que ce qui se trouve dans nos yeux…

alors selon ce que l’on décide de regarder, et comment on choisit de le voir et de le conceptualiser, ainsi sera le monde…

bien sûr que beaucoup de souffrance, d’événements tragiques, de terribles drames out there… et que la vie finit habituellement par la mort…

mais entre-temps, comment faire face au monde ?

d’ailleurs y faire face ou s’y fondre ? y faire face ou le prendre en soi ?

car ce monde dans lequel nous vivons est nous, ce monde est en nous… et en retour, nous sommes ce monde… et il y a beaucoup de monde en nous et beaucoup de nous en ce monde… pertinent d’observer, de sentir, de voir d’où tout cela émane…

de prendre le temps de réaliser – comme dans rendre réel – ce que l’on fait subir au monde en le considérant tel qu’on le pense et l’imagine… car jamais tel quel le monde, que comme on le voit et on le veut… ou le peut… que comme on le projette… et qu’on l’accepte ou le rejette…

la vie – ce grand mystère que certain(e)s nomment Dieu – passe en soi, devant soi, sur soi… la vie nous passe dessus et dedans et nous on la prend pour du cash… sans toujours se poser de questions… les bonnes questions…

mais jamais du cash pur la vie…

qu’une certaine illusion diront certain(e)s, ou une illusion certaine diront d’autres…

mais cette illusion ne se cache peut-être surtout que dans notre propre regard…

moitié vide ou moitié plein, mais pas un verre d’eau la vie… qu’un écran sur lequel on voit ce que l’on veut, ou ce que l’on peut…

comme un forfait télé… on choisit le poste de son choix…

alors misère et souffrance ou béatitude et bénédictions ?