Archives de l’auteur : atisupino

amour errant

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♥♥♥ – 2/8/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

quelle belle image de monsieur Bobin… des particules d’amour errant qui se mêlent aux particules d’air… et qui nous tombent dessus… parfois…

ce que j’apprécie particulièrement de cette citation bobinesque est le parfois, et le parfois non

rien de catégorique, pas de mur à mur ni rien de généralisant… pas de grandes lois one size fits all… que du peut-être, que du possible… que de la grosse nuance fine et sage…

et tout ce que l’on peut faire, le moins souvent possible en fonction de la tolérance de notre coeur, est de s’installer à résidence à l’abri… à moins qu’on préfère vivre prudemment… et se terrer dans le terroir…

et comme la vie est juste et bonne, parfois, ou pas, à nous de décider… ou pas…

et en même temps, en sortant de l’abri, en acceptant de vivre dangereusement, ouvert(e) aux intempéries, on s’expose aussi aux éléments naturels plus menaçants… comme aux peines qui peuvent venir avec l’amour, avec le fait d’ouvrir son coeur à autrui…

mais cela fait partie de la grande game de la vie, du pari, du gamble… car avec des si, on prend le pari… de la vie, de l’amour… à l’amor, à la vie…

soit on risque, soit on joue safe… avec quelques nuances entre les deux… avec des temps pour l’un et d’autres temps pour l’autre… avec des vagues, et des séquences…

parfois, quand on a été blessé(e) dans le département du coeur, on prend garde temporairement, on met son coeur au garde à vous… pour un moment du moins… question que le coeur se soigne, cicatrise… certain(e)s vont demeurer ainsi… d’autres pas…

et éventuellement, souvent sans qu’on le décide, on finit par ré ouvrir, car la vie est une grande opération de ré ouverture… constante et récurrente… nouvelle administration…

on finit par réouvrir et par sortir dehors, à l’air frais, au risque des tempêtes et des intempéries… marées hautes, marées basses… et floush et floush la vie…

certain(e)s préfèrent la sécurité, d’autres l’aventure… et souvent on alterne entre les deux…

rien à juger, rien à redire… chacun(e) choisira pour lui ou elle même… à la convenance de son coeur, à son propre rythme… à la capacité de son coeur…

suffit seulement de se rappeler , ou pas, que parapluie ou pas, nus pieds ou en bottes à tuyau, imperméable ou non, l’amour est partout autour…

il nous tombe parfois sur la tête et nous éclabousse… en fait on baigne dans l’amour… ce qui est souvent plus facile de sentir en nature… car la nature n’est qu’amour…

parfois, l’amour, on marche même dessus sans s’en rendre compte…

comme il émane de notre propre coeur cet amour… il vient d’on ne sait trop où mais il passe par notre coeur… parfois il se terre en nous, chuchotant, délicat et parfois il gronde en soi avec plus ou moins de véhémence… parfois jusqu’à la démence… car l’amour peut rendre fou, et folle…

mais au final, l’amour n’est peut-être qu’un état d’esprit, un climat intérieur comme extérieur qui se répand en soi puis autour… un sentiment, une présence, une qualité…

l’idée est d’aller jouer dans le traffic… ou se terrer à l’ombre… selon les désirs et besoins de chacun…

mais une chose est sûre, tout fait partie de l’environnement amoureux…

 

 

to do/be list, bidou bidou bidou

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♥♥♥ – 31/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: formule simple pour vivre

vis sous tes moyens…
retourne tout ce que tu as emprunté…
arrête de blâmer les autres (et toi aussi tant qu’à faire)…
admet tout simplement quand tu fais une erreur…
donne des vêtements neufs aux oeuvres de charité…
fais quelque chose de généreux et essaie de ne pas te faire prendre 😉
écoute davantage, parle moins…
marche 30 minutes à chaque jour…
vise l’excellence, pas la perfection…
sois ponctuel(le), pas d’excuses…
n’argumente pas, organise-toi
sois gentil(le) face aux gens qui ne le sont pas…
laisse passer quelqu’un devant toi quand tu fais la ligne…
prends du temps pour toi seulement…
développe de «bonnes manières»…
sois humble…
réalise et accepte que la vie n’est pas toujours juste…
apprends à savoir quand rester muet(te)…
passe une journée complète sans critiquer autrui…
apprends du passé, et prépare en vue de l’avenir…
vis le moment présent…
ne t’en fais pas avec les petites choses de la vie…
tout n’est que petites choses…

ce matin, parce que j’aime traduire, chronique traduction… d’une to-do list qui parle davantage d’être que de faire… une to-be-list

même si elle implique quelques actions à mettre en place, à mon humble avis, c’est surtout d’une disposition intérieure qu’elle suggère…

car il me semble que nous ne pouvons qu’agir comme nous sommes en nous-même…

nous agissons face à autrui comme nous aimerions qu’elles et elles agissent envers nous… me semble en tous cas…

nos actions ne peuvent qu’être le résultat de notre disposition intérieure… a way to be… do be do be do…

avoir, faire et être…

la saine trinité…

qui débute par être… qui se traduit par le faire, qui éventuellement finit par un avoir qui partira en fumée de toute façon…

alors soyons bien et bon(ne)… bien bon(ne)…  car tout n’est que petites choses… alors pas de souhaits autres que ce qui est et sera…

oui chose…

ombre et lumière

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♥♥♥ – 29/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: quiconque perçoit son ombre et sa lumière simultanément se voit sous deux angles différents et peut ainsi trouver son centre... – C. G. Jung

entre l’ombre et la lumière… telle est l’expression consacrée… moi je dirais même que c’est une expression sacrée…

voir ses qualités comme ses défauts… voir sa divinité comme sa plus profonde humanité… profonde dans le sens d’inconscient, de moins alerte, de mécanique…

comme nos pulsions animales qui ne sont pas nécessairement négatives mais plutôt instinctives… et si l’instinct est quelque chose d’utile, parfois il nous garde dans des patrons de comportement prévisible et de survie… et parfois la vie nous demande de nous élever, de voir plus large, de flirter avec les cieux…

mais une de nos tendances naturelles consiste à ne voir que ses forces, notre – prétendue plus que réelle parfois – grandiosité… on aime se considérer dieux et déesses incarnés mais personnellement, je pense que nous ne le deviendrons qu’un fois que nos zones d’ombre auront été mises en lumière, que nos plus bas instincts auront été explorés et expérimentés avec conscience…

et je crois aussi qu’il ne fait pas avoir peur de fouiller l’intérieur à la recherche de tout ce qui bloque la voie de la lumière… jusqu’à risquer d’en mourir… car là que nous nous dirigeons de toute façon…

alors pourquoi ne pas descendre en soi jusqu’au fond, jusqu’aux tréfonds de notre être… et pour cela il faut plonger en soi, fermer les yeux souvent, et ne rien faire… pour voir ce qui remontera du fond de notre mer intérieure…

et éventuellement trouver ce centre, notre scaphandre intérieur, notre poste d’observation jusqu’au coeur du milieu de la tempête…

souvent en mêlant le soleil et la tempête qu’on finit par trouver les arc-en-ciels non ?

floush floush et bon voyage…

Inch’Allah

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♥♥♥ – 28/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: lorsque le temps arrive pour quelque chose de nouveau, tu vas le sentir… tu sentiras un désir de laisser aller, de te délester de vieilles pelures, de bouger, de re créer (créer de nouveau… tu vas le savoir parce qu’il y aura de subtils changements tout autour de toi… tu vas laisser partir le «vieux stock» parce qu’en fait, tu fais de la place autour de toi pour ce qui s’en vient… fais confiance à ce processus… sache que la vie ne nous retire rien à moins qu’il y ait quelque chose qui ne vienne le remplacer… – Brianna West

y croyez-vous vous ?

à ce genre d’affirmations pleines de promesses ? que le vieux stock part de lui-même pour faire de la place pour du plus juste, du plus actuel, du plus fitting au right here right now ?

moi je ne sais pas mais suis tout à fait ouvert à y croire…

pas avec une croyance aveugle ou forcée, juste une croyance curieuse, ouverte, willing !

car en fait, toujours du neuf la vie, toujours du plus juste par rapport à ce qui était…

un passé toujours un peu décomposé qui se transforme inévitablement en subjonctif présent…

j’ai écrit ci-haut subjonctif sans trop me rappeler avec précision ce que cela signifie et voyez ce que j’ai trouvé sur un dictionnaire virtuel de définitions :

Le subjonctif est par excellence le mode de l’incertain qui souligne les possibilités de réalisation d’une action mais peut aussi les mettre en doute.

alors tout à fait approprié avec la citation, sinon avec la situation, mais pour celle-ci, plusieurs possibilités selon nos différentes réalités, alors je vous laisse la vôtre…

mais ce matin, en échangeant quelques mots avec une amie, un peu ce qu’on se disait sans trop savoir ce que l’avenir cachait dans le backstore

car parfois, on trouve que le vieux stock est là depuis trop longtemps en même temps qu’on est un peu craintif devant le potentiel du nouveau stock à venir…

et souvent le sentiment connu qu’apporte le vieux stock est plus confortable que l’incertitude de nouveau stock à venir…

quand en fait, l’ultime nouveau stock à venir au bout de la route est la mort de notre propre corps… et même ça, et in between, que de l’inconnu, full inconnu

qu’on aimerait prédire en allant voir des voyantes, des liseuses de bonnes aventures, en tirant des cartes, en lisant dans les boules, de cristal, de Noël ou de bowling ! sans parler des feuilles de thé dans le fond de la tasse et qui auraient la capacité de définir la suite de notre route…

mais la réalité est qu’on ne sait jamais…

que tout est ouvert ou déjà prédestiné, as we wish… même prix…

et parfois, si on veut trop savoir, on risque d’essayer de forcer la main au destin, de le squeezer dans une certaine réalité imposée, décidée d’avance en fonction de ce qui a déjà été vécue… et en fonction de nos croyances, de nos peurs, de nos pré conditionnements… ou de nos rêves inavoués…

compliquée la vie quand même non ?

alors quoi d’autre que de garder ça simple et de faire confiance ?

d’espérer que tout se déploie avec perfection ?

que la vie se déroule telle qu’elle est censée le faire ?

et que de suivre son coeur ?

Inch’Allah !

as-tu 2 secondes ? as-tu 2 minutes ?

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♥♥♥ – 27/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

ce matin, en parcourant ma banque de memes, juste de même, excusez-là – c’est celle-ci qui m’a tout de suite attiré… par sa simplicité, sa générosité, sa candeur, et son auteur… oui, j’apprécie profondément Matthieu Ricard… un peu comme le Dalaï Lama… et Osho… j’aime les hommes qui ont le guts de porter des robes…

que ça soit 2 secondes par heure, ou 2 minutes, ou toute une vie dédiée à souhaiter le bien pour les autres, tellement ouvrant de souhaiter du bien, du bon, du bonheur aux autres, au monde entier…

un peu ça la prière non ? pas des demandes personnelles du genre je veux ci et je veux ça… que souhaiter le bien aux personnes de bonne volonté, et de moins bonne… souhaiter le plus juste à tout ce qui vit…

OK de se souhaiter du menoum menoum à soi aussi, mais à soi autant qu’aux autres, pas qu’à soi, à soi et à tous les autres car tous ensemble dans ce grand jeu… souhaiter du beau et du bon même et surtout ceux et celles qu’on considère nos rivaux/ales ou ennemi(e)s, ou ceux et celles plus ou moins différent(e)s de soi, le mieux, le plus juste, le plus beau, le plus grand… en tous cas le mieux adapté à ce qu’ils et elles ont besoin en chaque moment…

et parfois, la vie requiert aussi que l’on tasse ses propres besoins prioriser les besoins d’autrui… comme l’ont fait plusieurs personnes dans les derniers mois…

mais aussi faire confiance que peu importe ce qui arrive, quoi que ce soit, c’est toujours pour le mieux, car ce qui arrive est ce qui arrive anyway… même si on souhaitait autre chose… comme on dit en anglais, don’t sweat over the small stuff, and it’s all small stuff…

alors à nous d’accepter ce qui est et d’y trouver du sens…

comme ces enfants, apprécier et célébrer ce que l’on a et non avoir tout ce que l’on veut… car pas de fin à ce que l’on veut… et comme disait Osho, le désir n’est pas un problème, l’idée est remplacer les futiles objets de désir par l’ultime, celui d’être totalement vivant et vivante…

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car souvent, pas les plus riches qui sont les plus heureux…

apprendre à apprécier chaque moment, ce qui est, dans sa plus simple expression… là que réside l’une des grandes leçons de la vie…


et ci-bas, en prime, le décret de guérison et de libération, d’André Lima traduit du portugais…

*** DÉCRET DE GUÉRISON ET DE LIBÉRATION ***

Je me libère maintenant des ressentiments face à des expériences passées et je pardonne

Je me libère et pardonne à toutes celles, tous ceux qui m’ont fait du mal.

Je me libère et pardonne à toute institution, entreprise ou gouvernement qui a nui à ma vie.

Je choisis de pardonner et de me sentir en sécurité en même temps.

Je pardonne et je sais fixer des limites chaque fois que cela est nécessaire.

Je pardonne à la vie, à Dieu et à l’Univers pour tout type de situation dans laquelle je me sentais une victime.

Je choisis de dissoudre tout sentiment d’injustice, de mal, de colère ou de tristesse maintenant

Je me pardonne pour toutes les erreurs que j’ai faites et pour toute occasion que j’ai ratée.

Je me libère de la culpabilité et mets fin à toute forme d’autopunition.

Mon esprit prospère pardonne à tout le monde sans condition parce que je mérite de ressentir la paix intérieure et d’être heureuse, heureux.

Cette paix est mon essence même et je la laisse se manifester.

Je laisse le pardon nettoyer et détoxiquer chaque cellule de mon corps.

Toutes les personnes et les expériences qui ont traversé ma vie m’ont apporté un grand apprentissage. Je vous remercie donc toutes celles, tous ceux qui contribué à ma croissance et pour tout ce que j’ai vécu

Je pardonne aussi à ma famille, à mes parents et à mes ancêtres, quel que soit le type de souffrance qu’elles, qu’ils m’ont fait subir.

Ma paix intérieure est plus importante que tout attachement, émotions négatives et ressentiments. C’est à travers la libération de ces sentiments que je me libère complètement de toute complainte ou modèle de victimisation et je suis libre du passé.

Je prends désormais l’entière responsabilité de bâtir une vie de paix et de bonheur.

Mon esprit est ici et maintenant totalement concentré sur le moment présent, pour créer la vie de prospérité et d’abondance que je désire et que je mérite.

Je laisse le sentiment de gratitude grandir et s’étendre en moi encore et encore, vibrant dans chaque cellule de mon corps physique et de mon esprit, vibration de guérison, de nettoyage et de détoxification.

Je laisse cette gratitude s’étendre au-delà de mon corps, aidant à soigner l’environnement autour de moi, ma ville, mon pays, les eaux, l’air et la TERRE, ainsi que tous les royaumes et tous les êtres qui les habitent.

Ainsi soit-il

et parlant prière…

noms de Dieu

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♥♥♥ – 26/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

salut lecteur/trice…

t’ennuies-tu toi ? moi un peu… de toi, de vous.. alors quelques mots de moi à toi, de moi à vous ici et tout partout…

et comme c’est dimanche, le jour du Seigneur, plutôt que de discuter de choses et d’autres, pourquoi ne pas jaser de choses divines ?

et toi, comment comprends-tu cette citation ?

pour moi, pas tout à fait clair…

car habiter la maison de l’éternel, un peu ésotérique non ?

j’imagine que quand on passe de bons moments, on les voudrait durer toujours right ?

et j’imagine aussi que l’éternel c’est plus grand que petit moi… et petit toi…

et tant qu’à imaginer, j’imagine que l’éternel, c’est cette partie de nous, nous tous et toutes et chacun chacune, qui était là avant ce corps – ce corps par lequel on perçoit une certaine réalité limitée souvent – et qui persistera aussi après que this little body of ours aura lever les pattes…

drôle aussi car dans cette citation des psaumes – que je ne connais pas à part le nom et le fait que je pense que ça soit une partie de la bible – la demande d’éternel se présente à l’éternel justement…

peut-on remplacer l’éternel par Dieu ? j’imagine…

vous avez remarqué que j’utilises beaucoup l’expression j’imagine…

c’est que dans les choses de Dieu, je ne peux qu’imaginer, ne possédant aucune certitude… que des intuitions, que des indices… notamment la beauté…

mais je peux affirmer que je sens cet appel vers Dieu, vers le divin, vers l’éternel, de plus en plus fort, de plus en plus criant… même si je soupçonne que ce cri doit être chuchoté et chuchotant… pour ça que Jésus-Christ ?

j’imagine que si l’on parle d’éternel, on pense en unité de temps… mais peut-être qu’au-delà du temps, il y a aussi l’espace… et peut-être que Dieu est autant l’immensément grand qu’infiniment éternel ?

sur ce, comme le temps est encore une mesure, m’en vais préparer ma pratique musicale car mes ami(e)s collègues musiciens s’en viennent bientôt m’émerveiller avec leurs prouesses sur mes petits hymnes…

alors je me tasse et fais tout l’espace aux merveilleux mots de France-Marie Chauvelot…


Laisser en soi la place à l’Immense

On arrive à l’Immensité parce qu’elle nous attend au fond de nous-même.

Comment y arrive t’on ?

Tout le monde fait l’expérience de cette Immensité sans forcément mettre le mot juste dessus. Parce que le mot juste c’est que l’expérience spirituelle commence par l’émerveillement.

L’intérêt de l’émerveillement, c’est qu’il vous ravit à vous-même, ce qui signifie qu’il vous enlève à vous-même. Vous devenez l’objet de votre contemplation, ce que Stéphane Zweig appelle « Les heures étoilées ».

Chacun va les vivre dans son propre domaine, celui qui l’exalte. Cela peut être la musique, cela peut être l’art, cela peut être la beauté, cela peut être la contemplation, cela peut être la générosité, la prière, l’amour.

Tout ce qui nous exalte et qui fait tomber par là même nos frontières intérieures. Tout ce qui claque en nous les portes étroites de l’ego. Et justement, quand on est ravi, on est pris, on est emporté et on communique ce qui nous emporte. En se plongeant dans l’émerveillement, en devenant ce que nous contemplons, on l’irradie, on le transmet.

L’Immense est en nous, c’est à nous de la rencontrer, c’est une rencontre à faire en soi. C’est donc par une intériorisation, une intériorité, un silence …

Quand nous prenons conscience de ce que nous pouvons éclater de nos limites, nous comprenons que l’infini est en nous. La porte d’accès est chez chacun d’entre nous.

Un jour on découvre que l’on a une dimension infinie et comment la maintenir est la véritable question ?

On découvre que l’on a un espace particulier qui nous exalte, qui nous fait sortir de nos limites. Et puis nous suivons notre condition humaine.

On se lève le matin, on fait nos courses, on se couche et voilà. Il y a un moyen d’agrandir ces moments là, notamment par l’Amour, la gratitude et par l’élan généreux. La gratuité et le don de soi, c’est ce qui allume le monde !

Il est très important de préciser que l’oubli de soi est un ravissement au sens où nous l’avons précisé et non jamais un déni de soi. Ce n’est ni un déni, ni un mépris de soi, ce qui serait jamais qu’un retour sur soi puisque l’on passerait son temps à se dire « je ne m’aime pas », « je ne vaux rien » etc, ce qui est encore une forme de narcissisme quelque part.

C’est un oubli de soi par le ravissement, par ce qui nous élargit, par ce qui nous approfondit, par ce qui nous grandit et nous emmène.

C’est quand on est en contact avec ce qui en nous est plus grand que nous, que l’on s’oublie soi-même.


et ci-bas… témoignage d’éternel…

héros du rien du tout

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♥♥♥ – 23/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: n’importe qui peut trancher la gorge d’un dragon me dit-elle, mais essaie de te réveiller à chaque matin et d’aimer le monde entier à nouveau encore et encore… pour ça, ça prend un vrai héros, une vraie héroïne

petites journées de vacances extra ordinaires ces temps-ci… avec pas de dragons dans les parages… avec peu d’âmes – visibles – qui bougent aux alentours…

peu à faire et pas envie de faire quoi que ce soit d’autre que d’écouter chanter les oiseaux, principaux acteurs de mes jours ces temps-ci…

que prendre le temps de regarder passer le temps… ou le perdre ce temps qui dit-on n’existerait même pas… ou se perdre dans ce temps qui ne passe nulle part ailleurs que dans notre petite boîte du moment…

ou regarder couler et s’écouler le temps… faute de plage horaire, le sablier éternel sans fin ni fond…

ce temps, modulé par les rotations du soleil, et de la lune, sa douce compagne… et par les cycles et séquences de la nature terrestre… comme ce subtil changement de lumière qui, un moment donné bientôt quelque part au début d’août, nous annoncera que l’été fera place bientôt à une autre longue saison de l’intérieur…

comme je disais à une amie tout à l’heure via les ondes 😉 première fois de ma vie que je peux réellement me reposer… et le veux…

même si les multiples projets et autres illusoires to-do-list caquètent dans mon backstore, dans ma beatbox… mais de plus en plus fading out… car pas vraiment envie de faire pour faire… pas envie de faire simplement parce que juste pas capable de ne pas faire…

ne rien faire qui vaille… ah this ! rien d’autre que respirer – et même ça ça se fait tout seul pas simple la vie ? et capter le moment, et le laisser aller… pour observer un peu plus loin un autre moment passager… and on and on…

et comme on dit, si tu ne finis pas de ne rien faire aujourd’hui, tu continueras demain…

qu’un flots de pensées, de sensations subtiles, de moments qui passent… en nous, sur nous… et à côté…

en choisissant de ne pas regarder le monde entier via son écran pour un temps, on peut mieux voir ses dragons… ceux-là même à qui certains voudraient trancher la gorge, allez donc savoir pourquoi ? sympas les dragons non ?

et apprendre à se réveiller à chaque matin et se pratiquer à aimer le monde entier à nouveau, beau défi…

car imparfait autant qu’il est le monde, au fond que nous le monde, car que nous le monde… ce monde qui passe par nous, ce monde entier qui vit en nous…

avec le temps qui passe, passent aussi les ambitions, les désirs d’aller ailleurs, de se rendre à quelque part d’autre qu’ici… non avec le temps, on ne veut que se rendre… ici… souvent le plus loin qui soit…

bon moment cher lecteur/trice…

l’amour de soi, l’amour en soie

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♥♥♥ – 22/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

traduction: pratiques-toi à aimer jusqu’à ce que tu te souviennes que tu es l’amour
– Swami Sai Premananda

beau non ? incarner ça totalement ? beau défi… infini work in progress j’imagine… car l’amour est un grand mystère…

5-6 jours de sevrage de FB et un minimum de mainstream et autres sources d’info…

les sources et objets d’attention extérieurs diminuent, les yeux regardent de moins en moins un écran et davantage le dehors, et le mental ralentit dans la même mesure… sevrage en cours…

les choses environnantes prennent plus de place, les affaires du monde au contraire…

quand on limite le contact avec le monde extérieur médiatisé, on prend davantage conscience de celui de l’intérieur… l’horizon rétrécit, les sensations prennent plus de place, et le monde se transforme… lentement et doucement… décélération graduelle et relative…

car on vit beaucoup en fonction de l’extérieur… on ouvre nos yeux et la vie entre en nous… on répond, on réagit, on s’oppose… quand on ferme un peu les écoutilles, la vie émerge davantage de l’intérieur… et on se repose… en soi…

si on a la chance d’y vivre, la nature se révèle davantage, les oiseaux notamment, eux dont le chant occupe plus d’espace via nos oreilles…

et l’amour dans tout ça ?

l’amour est un concept qui a souvent plus rapport à autrui qu’à soi-même…

mais en mode restreint sur le plan social, l’occasion est idéale pour retrouver la relation à soi, reprendre son propre pouls, écouter ce que ça dit en soi… mais pour ça, un autre type d’écoute est requis…

alors que l’été bat son plein, très plein mais autrement, le monde intérieur se révèle et se réveille…

bonne écoute… et soyons cet amour… cet amour soyeux…

 

qui vivra jouera

♥♥♥ – 21/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival en circuit fermé…

salut lecteur/trice,

je ne sais pas si vous lirez ces mots avant ou après avoir regardé la vidéo ci-haut… ou même si vous lirez du tout… 😉 mais salut quand même…

ptit son de vie du chroniqueur en cette pause virtuelle bien réelle…

comme je vous disais dans l’une de mes chroniques précédentes, pendant cette pause, je veux mettre du temps et de l’énergie sur la confection d’un nouvel album… en ce sens, j’ai commencé hier à regarder les programmes des divers organismes subventionnaires dans le but d’aller chercher du soutien financier…

mais pour les mêmes raisons pour lesquelles j’avais décidé de ne pas appliquer sur des postes de prof dans les universités après avoir reçu mon Ph. D. en criminologie en 2003, vraiment pas certain que je vais avoir la patience de parcourir la course à obstacles – aussi un jeu de serpents et échelles – des demandes de subventions et du remplissage de formulaires… mais peut-être aussi que je passerai par-dessus ou au-travers… on verra…

premièrement, je n’ai pas un parcours antérieur de vrai artiste – ayant seulement autoproduit un album avec les moyens du bord (et un créatif lutin technicien de son multi instrumentiste ambulant et de bon(ne)s ami(e)s musicien(ne)s bénévoles – grâce à une campagne de $ocio $ et fait quelques concerts – et de plus, je ne connais pas le langage bureaucratico-institutionnel du monde des arts… pas encore abandonné le filon mais gros gros doutes pour le moment devant l’ampleur de la tâche…

avant la pandémie, l’idée était de lancer une seconde campagne de $ocio$ le jour de mon anniversaire (alors que tous les ami(e)s FB de par le monde nous disent que c’est à notre tour de nous laisser rappeler l’amour) et explorer si mes ami(e)s seraient de nouveau au rendez-vous pour m’aider avec ma wannabitude musicale pour la take two

mais disons que le timing ne semble pas propice à demander des sous quand la situation économique est difficile pour tans de gens…

et voilà que cette fille, Amanda Palmer, dans ce Ted Talk de 2013 me tombe sous les yeux… quelle énergie, quelle ouverture, quelle force quand même…

évidemment, mauvais timing ici aussi pour partir sur la galère de cette façon… et pas nécessairement mon style de faire du couchsurfing, ni du crowdsurfing – mais son énergie et son entrain sont contagieux (excusez-là juste un tout ptit peu) et donne matière à réflexion… apprendre à demander de l’aide, that is a good question

peu importe la suite de la manifestation bidouienne de ce projet, dimanche prochain mes ami(e)s et collègues musicien(ne)s reviennent pour une deuxième séance agrémenter mes 13 hymnes en gestation et verra qui vivra…

l’idée est d’une part de peaufiner un peu le jeu de groupe et si Dieu le veut -et eux trois aussi – offrir quelques concerts ensemble… et d’autre part, au gré du budget trouvé en cours de route, installer le studio mobile de Charles dans l’église et enregistrer tout d’abord ma guitare sur une track initiale, puis ma voix (et/ou celle des choristes) puis d’y rajouter la contre-basse, puis le violon et la guitare et enfin quelques percussions lorsque propice… petit train ira ainsi… tout près ou un peu plus loin, mais toujours ici dit-on…

mais comme on dit aussi, qui vivra jouera…


et qui a vécu a joué… premier album disponible en ligne

https://atisupino.bandcamp.com/album/les-hymnes-du-pays-den-haut

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moment présent

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♥♥♥ – 18/7/2020

l’amour au temps du Corona… déconfinement estival et bal masqué «de force»…

resalut lecteur/trice

que pour toi cette chronique… que pour vous…

tel que je l’indiquais hier, votre petit chroniqueur des grands chemins prend une pause des réseaux et des médias… alors que pour vous cette chronique…

pause afin de prendre un temps et un espace plus restreints pour me concentrer à vivre à plus petite échelle, à définir un environnement plus limité, ici dans la forêt, la nature environnante…

à voir ce qu’un présent plus lent voudra bien manifester au pas à pas, à un rythme plus lent, à plus courte vue…

comme l’été nous permet de le faire en plein air, nous poursuivons ici nos cérémonies à petite échelle, en silence, en musique et en introspection… en toute intimité crise sanitaire oblige…

à prendre le temps de fermer les yeux et de patiemment laisser monter l’inspiration du moment…

en ces temps incertains et fébriles socialement, il me semble plus important que jamais et ce pour chacun(e) de nous de se ressourcer et d’explorer l’espace en soi, de puiser dans le silence, de savourer chaque moment dans une simplicité toute spontanée, inattendue et imprévisible…

comme nous ne pouvons rien planifier avec certitude pour l’à venir, la situation nous force à vivre maintenant, à court terme, sans trop de possibilités lointaines… ce que l’on a toujours dit que l’on voulait faire, mais que nous ne sommes pas toujours habiles à faire… la vie nous y convie dès maintenant…

alors pour les prochains jours et semaines, je ne sais pas à quel rythme je posterai des chroniques ici sur ce blogue…

possible que je le fasse plus que moins régulièrement car j’aime vraiment l’acte d’écrire, j’apprécie la possibilité de me recentrer en moi-même face à un écran via un clavier, ce qui me permet de rassembler mes idées, de les exprimer et de partager réflexions et prises de conscience… pour mieux m’en distancier, et observer l’observateur de ce mental si actif…

en cessant de poster sur FB, je peux du même coup me permettre d’être plus personnel, plus intime, et de développer une relation plus directe avec vous, les presque 300 et quelques personnes qui ont pris le soin et le temps de s’abonner à ce blogue… seul accès à ces mots pour le moment… en famille donc…

disons que nous sommes en circuit fermé pour le moment…

alors au plaisir de partager quelques bribes de vie avec vous dans les prochains temps, et si vous avez envie de poster des commentaires en réponse à mes écrits, il me fera plaisir de vous lire…

bonnes vacances estivales si c’est le cas… sinon je vous souhaite de trouver une façon relaxe de faire ce que vous avez à faire…

je vous rappelle bientôt cher(e)s Ed 😉

 

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