Archives de l’auteur : atisupino

ah si seulement…

Capture d’écran 2019-09-24 à 06.07.01

••• les zultimes chroniques – 24/9/19

Capture d’écran 2019-09-24 à 06.06.46

comme ça cher Dalaï, le monde irait peut-être mieux sans religion ?

le monde irait probablement mieux aussi sans les humains…

mieux sans la guerre…

mieux sans la haine…

mieux sans la jalousie…

mieux sans l’hommerie…

mais comme on dit, le monde est monde… et le monde est tel qu’il est…

et comme on dit aussi, avec des si, on couperait toutes les forêts du monde… et on semble bien partis mes kikis…

j’aime et j’apprécie le Dalaï Lama, mais je considère que celle-ci n’est pas sa meilleure… désolé votre très honorable…

car que dit-on vraiment quand on dit que le monde serait peut-être mieux autrement qu’il est actuellement ?

wishful thinking…

pourtant cher Dalaï, le monde n’est-il pas parfait tel qu’il est ?

ni bien ni mal ? que monde ?

pas la seule façon qu’il peut être le monde cher Dalaï Lama?

je ne veux pas vous faire la morale mon très honorable, mais le monde est monde, le monde est imparfaitement parfait, et vice et versa…

le monde n’est que tel qu’il est…

on pourrait souhaiter qu’il n’y ait aucune religion, mais il y en a tout plein… partout, depuis longtemps longtemps, de toutes sortes… même la vôtre, même la mienne…

mais vu autrement, comme pour Ramana par exemple, le monde n’existe pas… le monde n’est qu’une illusion, une projection de ce qui se passe en soi… autre version pas banale…

alors peut-être bien que le monde n’existe même pas…

alors si on ne peut contredire le Dalaï Lama quand il avance que le monde irait peut-être mieux sans religion, cette affirmation ne veut absolument rien dire… je n’aurais imaginé dire ça au Dalaï-Lama… excusez-moi son excellence…

mais le monde est full religionfull politique, full guerre, full envie, full folie

mais le monde n’est que monde… le monde est en évolution, même si parfois on peut mettre en doute cette dite évolution qui semble parfois jammée sur le R du Reculons… ou est-ce R pour Rapido ?

si vous voulez mon humble avis, le problème n’est pas la ou les religions, le problème est qu’on veut imposer ses croyances et ses valeurs aux autres… quand on croit que la sienne est meilleure que celle des autres… qu’on parle de religion, de politique, de croyances ou de valeurs…

car vivre et laisser vivre me semble plus porteur de vie que d’affirmer que le monde serait peut-être mieux sans religion…

car partout dans le monde, plusieurs représentant(e)s des diverses religions échangent, aident leur prochain et tissent des ponts et des liens entre eux et elles… aussi…

le problème n’est pas dans le pudding, le problème est dans le pitch de vente de son pudding…

car le terme religion ne signifie que relier, se relier au monde, se relier aux autres… et peu importe l’objet de sa religion, l’important me semble l’amour, le respect, l’humilité…

le problème me semble davantage résider dans le politique religieuse que dans sa pratique… car la pratique religieuse ne peut être que personnelle, individuelle, et ne peut prendre place qu’entre soi et le reste de la vie, qu’on appelle ça Dieu, vie, Grand Esprit ou l’Existence…

la religion n’existe pas vraiment en dehors de soi…

d’après moi, on met beaucoup trop d’importance sur les mots et leur sens, et pas assez sur l’essence… de cette vie…

peut-être que le monde serait mieux sans les mots ?

mais où se rejoindrait-on vous et moi quotidiennement ?

au fond, écrire des chroniques est ma religion…

Amen… en des chroniques…


pour l’article complet:
https://www.inspirant.fr/dalai-lama-sans-religion.html?fbclid=IwAR1Y6KTEfXGobKZ7jHOi9-eP2Eya5ibKIwltcKyMdACtaT5jpNHq2LoAwuo

spirituellement religieux

61365448_2468624756521993_1654869921558953984_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 23/9/19

traduction: la spiritualité ne vient pas de la religion… elle émane de notre âme… nous devons arrêter de confondre religion et spiritualité… la religion est un ensemble de règles, de normes et de rituels créés par les humains, initialement censé nous aider à s’épanouir spirituellement… mais à cause de l’imperfection humaine, la religion est devenue corrompue, politique, divisante et un objet de pouvoir… la spiritualité n’est pas une théologie ni une idéologie… c’est simplement une façon de vivre, pure et originale, qui nous fut donné par les instances supérieures de la création… la spiritualité est un réseau qui nous relie à la sagesse supérieure, à l’univers et à nos frères et soeurs… – Haile Selassie

moi qui disais récemment ici être en réflexion quant aux concepts de religion, spiritualité, traditions culturelles autochtones chamaniques et médicinales, bref autour des divers courants du grand monde du sacré, cette citation constitue un excellent starter…

cependant cher Mr Selassie, avec tout le respect que j’ai pour vous, je m’excuse, mais je trouve que vous généralisez… car qu’est-ce LA religion, qu’est-ce que LA spiritualité ? ne pourrait-on pas plutôt parler des religions et des spiritualités ? car celles-ci me semblent polyformes…

oui de nombreux actes de barbarie ont été commis – et continuent de l’être – sous le grand parapluie de la religion… mais en généralisant et en parlant de LA religion, on ne dit rien… rien de très précis du moins… on sacre tout dans le même grand fourre-tout…

car lorsqu’on parle de LA religion, de laquelle parle-ton au juste ?

quand on parle de LA religion, souvent nous ne sommes qu’en mode réaction… on pense au passé, on se remémore tout ce qui a mal tourné jadis, et encore aujourd’hui, on ramène à la surface les grandes conquêtes et les crimes… et on nie la soif du sacré des gens qui ont choisi telle ou telle religion…

ici, en ces parties du monde, quand on pense religion, on pense aux multiples abus des prêtres catholiques, à la richesse du Vatican, aux extrémistes d’Allah, à la droite religieuse pro-vie mais prête à tuer pour protéger la vie… et leurs valeurs… rien de bien glorieux avouons-le…

alors le doute face au religieux est fondé… mais le sens profond du terme religion consiste à relier… se relier à plus grand que soi, se relier à nos frères et soeurs, se relier à toute source de vie… que l’on nomme cela religieux ou spirituel, same same quant à moi

par ailleurs, quand on parle de spiritualité, de quoi parle-ton au juste ?

de yoga (drapés dans nos ptits kits Lulu Lemon) ? de méditation pleine conscience ? de Zenitude ? des études de la Caballe ?

rien de très précis ici non plus avouons-le aussi…

bien sûr, plus spirituellement correct de se déclarer spirituel que religieux…

mais au fond, qui n’est pas spirituel ? qui n’est pas un âme, un esprit incarné dans un corps ici-bas sur cette terre ?

que l’on veille ou non, que le reconnaisse ou pas, très plausible que nous ne soyons qu’esprit incarné ? qu’on le sache ou pas, qu’on le sente ou pas…

car même pour les plus matérialistes parmi nous, l’argent et les choses ne peuvent-ils pas devenir un Dieu ?

tandis que pour les athé(e)s, rien n’est Dieu, en fait, Dieu est Rien avec un R MAJUSCULE… et souvent les athé(e)s sont les plus extrémistes… qui croient très très fort à rien… il faudrait leur prouver que Dieu existe pour qu’ils/elles croient… et pourtant, tant de beauté en ce monde… pas besoin de croire, rien qu’à voir on voit bien…

il me semble que l’on ressent publiquement, ici et ces temps-ci, une grande résistance à tout ce qui est religieux… tendance de fond à séparer à tout prix état et religion, efforts pour qu’on ne voit aucun signe ostentatoire, il ne faut surtout pas que nos enfants n’en voient…

tendance érigée en loi pour s’assurer que rien de religieux ne dépasse publiquement, qu’aucun signe ne sorte de la maison… obligation de laïcité…

votre religion, on ne veut pas la savoir, et on ne veut non plus la voir… comme si elle existera moins si on la pousse sous la table de la cuisine…

pourtant, pourquoi pas une multitude de religions ouvertes sur le monde et visibles aux yeux de tous et toutes ? que de la religion après tout…

mais en rejetant le religieux, comme l’impression qu’on jette notre soif du sacré avec l’eau du bénitier…

Jacques Mabit me disait il y a quelques années que l’on doit minimalement faire la paix avec la religion dans laquelle on a grandit… pas se convertir, pas devenir fanatique, que faire la paix… gros défi que celui-là…

pas que je désire que l’on revienne au bon vieux temps ou l’église catholique faisait de la loi une loi divine… et plusieurs choses pas du tout catholiques…

seulement que l’on permette et que l’on reconnaisse autant le religieux, le spirituel, le sacré, les diverses traditions ancestrales et autochtones…

qu’on valorise cet élan primordial chez l’humain(e) pour l’extase, pour qu’on sorte de petit soi… qu’on permette ce besoin de religiosité, de reliance, qui est fondamental à la vie humaine… ce besoin de se sentir faire partie de…

dommage pour Mr Singh mais malgré son humanité et sa vivacité d’esprit, la pertinence de son programme, son turban constitue une arme de destruction massive électorale pour lui, particulièrement au Québec… car ici, les traces laissées par les abus de l’église catholique sont encore fraîches sur nos âmes… et notre résistance et réaction encore vigoureuse…

après avoir été menacées et attaquées par les prétendus religieux catholiques et protestants, les traditions culturelles autochtones semblent faire un retour partout sur la planète… tant mieux, car on y retrouve plusieurs valeurs précieuses in there… tant mieux car plusieurs de nos sociétés dites modernes sont en déficit de sacré, de contact avec la nature, avec les éléments… avec le sens de la vie…

car plusieurs courants religieux originent des pratiques chamaniques autochtones… notamment le Santo Daime, un mouvement religieux originant du Brésil et canalisé par Mestre Irineu, amalgamant composantes chrétiennes, chamaniques et d’inspiration africaine… salade de fruits religieuse… amalgame, intégration, métissage…

évolution organique et évolutive des éléments de la nature au sein de pratiques et de rituels humains… car toutes les pratiques chamaniques, comme toutes les religions qui en découlent, ont des bases païennes… fondées sur et dans la nature

donc religion, spiritualité, traditions culturelles ancestrales autochtones, same same… au-delà des dissemblances, surtout des ressemblances, et des correspondances entre toutes les branches du sacré…

d’autre part, parallèlement à ce rejet du religieux,  on note une grande popularité pour plusieurs rituels chamaniques à l’aide de plantes médicinales, de plus en plus populaires et générant un nouveau tourisme en Amérique du Sud, avec tous les abus qu’une mode spontanée et pas toujours ancrées dans les traditions peut créer…

bien sûr, certains pays sont entièrement contrôlés par les mouvements religieux… et cela n’est jamais souhaité…

autant le sacré semble perdre de son sens en ces temps de réseaux sociaux virtuels eet impersonnels, autant les extrémismes poppent up un peu partout sur la planète… s’insinuant autant à la cour suprême des USA que se consolidant au sein de plusieurs pays du Moyen-Orient… comme si populisme et droite religieuse dansaient main dans la main et que les ayatollahs imposent impunément leurs  dogmes…

tout ça en même temps…

personnellement, je pratique l’usage de certaines plantes enthéogènes (qui génère le divin en soi) afin de sortir de ce corps une fois de temps en temps et de retrouver cette connexion avec plus grand que moi… car petit moi trop petit pour la grande âme que nous sommes tous et toutes…

après avoir exploré diverses traditions chamaniques, j’ai choisi d’adopter la voie du Santo Daime… ou probablement la Santo Daime qui m’a choisi car pas vraiment ma décision… pas consciente du moins…

ce courant, dit religieux, offre un solide contenant et une protection divine pour voyager dans les divers espaces explorés grâce au thé Daime… et aucune doctrine ne peut sévir avec trop de rigueur quand on fait usage d’un enthéogène…

comme une image vaut 1000 mots, en voici une qui explique assez clairement ce que je tente de dire ici :

Capture d’écran 2019-05-10 à 04.26.02

désolé pour le décousu de cette chronique, réflexion à peaufiner…


et quant à l’usage des plantes médicinales…

Le problème n’est pas que vous utilisiez des plantes médicinales, des crapauds, des grenouilles, des racines, des champignons ou du tabac médicinal. Le problème est de savoir comment vous les utilisez.

Le problème est de savoir pourquoi vous les utilisez. Quelle place occupent-ils dans votre vie et que voulez-vous accomplir avec eux? Et comment.

Le problème n’est pas des médicaments ancestraux pour élargir la conscience.

Le problème est votre façon de les utiliser… pour combler les lacunes.

Le problème ne réside pas dans les médicaments sacrés, mais dans le fait que vous ne savez pas quoi faire de votre vie lorsque vous ne les avez pas sous la main.

Non, ne vous y trompez pas.

Le problème n’est pas de prendre des médicaments, mais de croire que seul le médicament vous fera évoluer.

Ce ne sont que des outils comme tant d’autres, ils collaborent mais ils ne supplantent pas votre propre travail intérieur.

Ne vous trompez pas. Rien ne vous aidera à grandir dans l’amour et à évoluer si vous n’êtes pas disposé à travailler pour cela. Rien n’est absolu

Rien ne vous sauvera si vous n’êtes pas disposé à abaisser ce paradis sur terre.
Rien ne vous informera si vous ne voulez pas voir vos blessures et agir.

Non, ne vous trompez pas.

Être spirituel est un travail quotidien que rien ni personne ne peut faire pour nous.

Les médicaments sacrés vous aident à voir que tout est disponible si vous voulez vous aider.

Ne pas idéaliser, soyez votre propre moteur de transformation.

Plus on prend conscience de soi, moins on donne de pouvoir à l’étranger et aux autres.
A quoi donnez-vous le pouvoir aujourd’hui?

Le DIEU de l’univers entier est en vous.           

– Sandra Palomino

 

vivre et laisser vivre

70513752_10156368199206781_9121024009868148736_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 22/9/19

traduction: peu importe ce que vous entendez à-propos de moi, croyez-le… je n’ai plus le temps de m’expliquer… vous pouvez même en rajouter si vous voulez

comme vous peut-être, possiblement ou probablement, ce chroniqueur est pas mal habitué à entendre toutes de sortes de choses à-propos de lui… on ne peut arrêter les quand-dira-t-on… mais avec les années qui passent, on apprend à laisser les choses non essentielles… on limite notre focus…

et comme les canards, on apprend à laisser passer les commentaires telle l’eau sur leurs plumes… coin coin… avec l’âge, on apprend à laisser passer les propos des connards…

mais ces temps-ci, on dit des faussetés non pas à mon propre petit propos, mais au sujet d’un groupe dont je fais partie…

vraiment du n’importe quoi… et à grande échelle à part de ça… les gens qui ne savent rien de nos activités seront flabbergastés et choqués s’ils/elles se fient à ce qu’ils/elles voient à la tivi… c’est que ce que l’on rapporte est vraiment gros, et loin de la beaucoup plus ordinaire réalité telle que vécue par nous… je vous épargne les détails… pour le moment…

bien sûr, c’est dans une émission de fiction que l’on nous caricature… alors il faut en prendre et surtout en laisser beaucoup beaucoup… sauf que ce que l’on colporte à notre sujet pourrait avoir des conséquences réelles sur la suite des choses car notre situation est socialement délicate…

d’un côté, nous nous disons que nous devrions laisser passer les choses et que le monde finira bien par oublier…

mais de l’autre, même si les choses passent et passeront et finissent toujours par passer, elles laissent parfois et laisseront sûrement des traces… et tout ce dont les gens se souviendront sera ce qu’ils ont vu dans la dite émission… et ils et elles, même s’ils et elles ne devraient pas nécessairement, ils et elles sont nombreux à croire ce qu’ils et elles voient à la tivi… real fake news… ou une autre fiction…

alors, en ce moment, en ce léger dilemne, on se demande si on répond ou si on laisse passer le vent du moment… on surfe sur la vague ou on fait le canard ?

pour le moment, on prépare une réponse au cas où… pour rectifier les faits, pour informer, pour préciser, pour jouer transparent… mais de nos jours avec la folie diffusionnelle des égouts sociaux, on ne sait pas dans quel engrenage on risque de se faire prendre une fois qu’on a pesé sur send…

ces temps-ci, les infos sont follement contagieuses et partent en tous sens… et bougent vite… tout en attirant des réactions virulentes, fausses et carrément vicieuses… alors jouer dans ce jeu ? pas certain… vivre incognito a ses propres beautés…

alors petite pause avant de décider de la suite… sur le neutre… pour le moment…

comme on dit parlez-en en bien ou parlez-en en mal, mais parlez-en…

vraiment ?

moi je n’ai pas du tout envie qu’on parle de moi, encore moins de nous…

car vivre et laisser vivre est un si beau dicton…

coin coin…

tradition, religion, médecine, culture ?

70493549_2382516535296216_8395626126885519360_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 21/9/19

ces temps-ci, je suis à réfléchir aux notions de religion, de tradition, de médecine et de culture… plus précisément la différence entre tous ces concepts… des concepts qui se chevauchent sur plusieurs points… notamment en ce qui concerne l’ayahuasca…

c’est qu’hier, un ami médecin qui travaille avec cette substance auprès des toxicomanes depuis des années au Pérou, à qui j’ai partagé l’affiche ci-haut au sujet de cette conférence  que j’aide à organiser, me disait que lui considérait l’aya davantage comme une médecine que comme une religion…

et cette remarque a fait son chemin en moi… car en effet, qu’est-ce qui distingue une tradition, chamanique entre autre dans ce cas, d’une religion, dUn courant médical ou de caractéristiques culturelles ?

si on pense aux sociétés archaïques, dans lesquelles les traditions de passaient par voie orale, aucune doctrine formelle ne pouvait se mettre en place… les traditions restaient vivantes, vivantes au sein même des personnes, se transmettant d’une personne à l’autre, sur un long long laps de temps… avec apprentissage patient, intimité et mentorat personnalisé…

certaines religions, qui pour certaines tirent  leurs racines au sein de diverses cultures chamaniques, me semblent constituer davantage quelque chose d’organisé, de réplicable, une forme de corpus qui est érigé en doctrine… certaines plus fluides, d’autres plus rigides… on parle ici de transmission écrite…

quant aux éléments culturels, tout comme les traditions, ils se transmettent par le vivant du quotidien…

la médecine, comme la religion, constitue également un corpus régulé de connaissances et de pratiques… originant aussi des savoirs chamaniques, comme pour la religion, on parle ici de transmission écrite… la plupart des courants de la médecine originent d’ailleurs des traditions ancestrales des guérisseurs…

et on n’a pas encore touché au volet que l’on dit sacré…

comme je suis occupé ce matin et que je dois aller vaquer ailleurs, je ne fais que planter ici les idées maîtresses des écrits que j’aimerais développer dans les prochains temps… à suivre…


info au sujet de la conférence du 19 octobre à Montréal:

https://www.facebook.com/events/357978624868323/

stoned le monde

70819556_2458831900827254_9174380607629688832_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 20/9/19

je regarde les arbres qui commencent à changer de couleurs en ce début d’automne et je crois halluciner…

car on en voit de toutes les couleurs… mais en ce moment, c’est le brun qui domine…

comme le disait la pub jadis, qu’est-ce que le brun peut faire pour vous ? parlez-en à Justin… si on s’offusquait autant des vraies injustices que de ces niaiseries…

my God, quelle folle game la politique… ils sont fous et folles ou courageux/ses ceux et celles qui la jouent, je ne sais trop… ou est-ce la game qui leur joue des tours ? à moins qu’ils/elles ne soient stoned de leur quête de pouvoirmais j’aime penser que certain(e)s sont sincères dans leur intention de changer le monde… respect…

rouge, bleu pâle, bleu foncé, orange, vert, c’est la campagne électorale fédérale… on nous promet plus d’argent dans nos poches, de protéger la nature et autre bla bla habituel… en bitchant contre ses compétiteurs/trices… avec 2 Maximes Berniers en prime cette fois-ci… même si on ne veut pas s’y intéresser, la game politique semble s’insinuer partout… stoned le monde est stoned…

dans un poste de police virtuel, à la télé du Canada, dans le téléroman quotidien le plus populaire du bonhomme 19 heures (eh oui, on n’arrête pas le progrès), un gars boit de l’ayahuasca, ne tue pas seulement sa mère, non non trop banal, il la crucifie, pendant que la leader de sa secte (à qui le mou gouvernement fédéral a donné la permission de consommer une droye si dangereuse) – avec qui le gars est en amour mais elle est amoureuse de son avocat, oui compliqué l’amour) est impliquée jusqu’aux dents dans le trafic du thé sacré… et la police veut la coincée.. de la droye, de la religion, avec une touche de romance twistée on the side… tout y est pour un drame policio-religio-romantico-toxico… praise the lord et presse le lard – stoned le monde est stoned…

pendant que la terre pogne les nerfs, se réchauffe et nous crie de changer nos habitudes, et vite à part de ça, les protecteurs de l’environnement veulent construire des pipelines pour qu’on puise continuer à rouler encore tout seul dans nos 4 x 4… stoned le monde est stoned…

on signe le pacte et on se promène en avion de par le monde à tour de bras… et on boit encore de l’eau de robinet mise en petite bouteille de plastique… par millions, par milliards…

avec une grande marche de la jeunesse pour notre mère terre prévue vendredi prochain, certaines institutions refusent de donner congé à leurs étudiants car pas assez important comme événement… stoned le monde est stoned…

et on ne parlera pas du gros roux, de son clone qui scrappe l’Amazonie (qui vient d’être nommé l’homme le plus stupide du Brésil apr ses concitoyens), de l’Arabie Saoudite et autres tutti quanti quantiques, tragiques et moins comiques… stoned le monde est stoned…

une chance que ce monde n’est pas pour de vrai… on chance qu’on l’hallucine…

une chance que le monde extérieur n’existe pas vraiment, qu’il n’est qu’une illusion, maya…

une chance que Dieu n’existe pas (du moins comme on aime l’imaginer), sinon il serait découragé par sa création… sans parler de sa mère, car on sait tous que Dieu n’est que sa mère… et nous, les créatures de Dieu… quelles créatures et quelle création… ou co-création…

on dit que lorsque l’on prend de la droye, notre conscience devient altérée…

moi je crois plutôt que c’est lorsque nous sommes dans notre état normal que notre conscience est altérée…

en fait, je crois qu’à jeun, nous ne sommes pas, ni jamais, ni complètement dans notre état normal

pas normal notre état normal

en regardant le monde et ses multiples péripéties, notre conscience est clairement altérée, le monde est vraiment stoned…

mais ne vous en faites pas, l’effet va diminuer, s’amoindrir… on va redescendre de notre drôle de high… on va retomber sur terre… elle nous le rappelle d’ailleurs… gravité gravité quand tu nous tiens… et je crois que ça va nous faire grand bien…

car quand on regarde notre monde, le seul constat est que le monde est stoned…

sinon c’est moi…

maudite droye…

mais même stoned, il est beau le monde… car le seul que l’on a… le seul que l’on est…

à moins qu’on ne soit pas du monde…

avant…
48274957_10155755013412797_8457087478258466816_n.jpg

après…

Capture d’écran 2019-06-13 à 07.53.09

ou vice versa…

jamais d’erreur, que des leçons

69764786_2245221652269969_3442538582642786304_n

••• les zultimes chroniques – 19/9/19

traduction: si tu ne fais pas d’erreurs, c’est peut-être que tu fais  quelque de «pas correct», ce qui signifie que tu fais une erreur, ce qui veut dire que tout est OK… ah je ne sais pas

j’aime ces twists de mots… ces affirmations qui spinnent sur elles-mêmes… et qui font faire de même à notre mental…

les affirmations du genre :

si tu fais le mal, fais-le bien…

ou

la seule chose que je sais c’est que je ne sais rien…

des mots qui amènent notre mental à se r’tourner sur lui-même et à le court-circuiter…

pou en revenir à celle d’en haut,  comme on dit il n’y pas vraiment d’autre façon d’apprendre qu’en faisant des erreurs… et les seul(e)s qui ne font jamais d’erreurs sont ceux et celles qui ne font rien… les mort(e)s ne font plus d’erreurs…

et qu’est-ce qu’une erreur anyway ?

car au fond, tout est toujours OK… erreurs incluses… erreurs requises en fait…

habituellement, quand on fait une erreur, on ne la refait pas… habituellement… quoi qu’on peut faire la même à répétition jusqu’à ce que l’on ait totalement compris… et certaines leçons peuvent prendre du temps… dure dure la tête…

OK de faire des erreurs en autant qu’on ne blesse pas autrui – si on le fait, on peut au moins s’excuser et faire plus attention la prochaine fois car nous sommes humain(e) – et on apprend un ptit bout de vérité à la fois…

parfois, certaines erreurs se répètent… d’autres reviennent sans cesse… parfois les leçons s’apprennent à la dure… comme notre tête…

alors erreurs ou pas erreurs ? telle est la question ici…

j’imagine qu’on peut apprendre grâce aux erreurs mais, si et quand on en fait, apprenons quelque chose…

mais j’imagine que si on peut apprendre grâce aux erreurs, on peut aussi apprendre par pur plaisir…

ou on peut apprendre en observant des gens qui savent ce qu’ils font…

comme moi en ce moment avec mon ami Pierre.. on agrandit ma maison ensemble et simplement en le regardant faire, j’apprends tellement… je n’aurais jamais osé faire ça seul, ça, ça aurait été une grosse erreur…

savoir choisir ses erreurs est une grande leçon… car il y a des erreurs qui ne pardonnent pas…

erreur, pas erreur ?

jamais d’erreur, que des leçons, que des expériences, que des apprentissages, que des choses à apprendre et comprendre…

certaines sont banales, d’autres de grandes leçons… dont les apprentissages restent et persistent, toute notre vie durant…

mais peu importe nos actions, les regrets ne servent à rien… toujours ici, toujours now…

la vie est une grande classe… et un grand cours… un grand cru…

high five Dieu

70448367_2412945632320975_832682214666797056_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 18/9/19

traduction: ceux et celles qui remettent tout entre les mains de Dieu finissent par voir les mains de Dieu en tout

pour les plus vieux d’entre nous, on se souvient tous et toutes de Claude Ryan qui, jadis, parlait de la main de Dieu… cher Mr Ryan, d’où vous êtes depuis, Dieu existe-t-il finalement ? faites-nous tata avec sa main si c’est le cas…

il y en a qui régissent à la simple mention du mot Dieu – Dieu Dieu Dieu… juste pour jouer 😉 alors pour eux/elles, cette citation n’a pas passé right ?

et pourtant… que peut-on faire d’autre que de s’en remettre à Dieu ?

mais si vous remplacez Dieu par vie, existence, Rien (aussi un mot de 4 lettres en passant), destin, Joker, Hasard ou name it yourself, cette citation fait beaucoup de sens…

car en effet, que peut-on faire d’autre que de s’en remettre à . . . . ?

je peux comprendre que le concept des mains de Dieu peut sembler un peu limité pour certain(e)s… mais vous savez, ce n’est qu’une image, utilisez votre imagination ma foi du bon Dieu…

car que peut-on faire d’autre que de faire confiance à la vie ?

faire confiance que tout ce qui se passe est OK, que tout ce qui arrive doit arriver puisque ça arrive… aussi simple que ça…

et comme on dit, quoi qu’on fasse, si c’est dû pour se passer, ça va se passer, et quoi qu’on fasse, si ce n’est pas dû, ça ne se passera pas…

alors remettons-nous aux mains de Dieu…

certain(e)s veulent se croire co-créateur/trice de leur vie avec Dieu… fine with me

d’autres préfèrent plutôt se considérer comme les uniques créateurs/trices… out Dieu… fine with me itou… votre call…

car au fond same same mes ami(e)s…

peu importe ce que l’on pense, croit, conceptualise, voit, veut…

la vie passe et nous, nous sommes dedans et dansons la grande danse à chaque jour… nous dedans, et la vie en nous… tout partout… et tiguidou…

it takes two to tango alors l’autre avec nous, c’est qui ?

mais ceux et celles qui se croient les seuls créateurs/trices de leur existence me font quand même un peu rire..

car j’aurais envie de leur demander :

comment avez-vous fait pour vous créer vous-mêmes ?

pourquoi vous êtes vous incarné(e)s ?

quand allez-vous décider de mourir ?

que faites-vous quand la vie ne tourne pas comme vous voulez ?

toujours pour un ptit-égo-qui-se-croit-autonome-et-indépendant de réaliser que nous sommes soumis à la vie, que nous sommes dépendant(e)s d’une force de vie bien plus grande que nous, que nous sommes la mer, mais aussi la goutte… parfois celle qui fait déborder le vase de quelqu’un d’autre… car certaines gouttes sont plus déclenchantes que d’autres…

on aimerait bien être tout puissant et in charge of the ballgame…

mais ce n’est pas le cas… nous sommes un(e) parmi des milliards d’autres… ni plus ni moins… que soi, que soi…

et tant qu’à être en cette grande création, soumettons-nous à la volonté divine, coulons avec la rivière car chaque rivière retournera éventuellement à la mer…

même si chaque chemin mène au sommet de la montagne, chaque chemin est unique et doit se marcher lui-même dans la joie et l’humilité, dans l’espoir et du mieux qu’on peut…

peu importe comment on conçoit le monde, gimme 5 my God !

pré matin

70506236_10158695533110828_8714231332093296640_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 17/9/19

traduction: prends toujours un peu plus de temps le matin pour préparer ton esprit, ton corps et ton âme pour le jour qui commence… – J. Duncan

certain(e)s font du yoga le matin… d’autres se brassent des shakes et des smoothies… d’autres encore méditent ou se shootent de l’eau salée dans le nez…

chacun ses manies et habitudes… tant que ça ne dérange pas les autres… personnellement, je dis oui à tout ce qui part la journée du bon pied…

moi j’aime écrire, c’est mon yoga littéraire… plutôt que de partir du bon pied, j’aime mieux partir la journée des deux mains… et mes dix doigts… et un peu du reste de mon âme et esprit…

au lever du corps, passant de l’horizontal à la verticalité, hop, un peu d’eau, un premier café et re hop on saute sur le clavier…

je me choisis une image ou citation qui m’accroche et re re hop, on part sur la route des mots…

comme en ce moment… un moment juste entre vous et moi… moment intime…

mon moment privilégié de la journée…

avant de tomber dans les affaires du monde,  tap tap tap sans aucune attente, dans toutes les directions possible… aucune limite, aucune censure, qu’un peu d’auto… censure I mean… car certaines limites que je m’impose… comme ne pas parler – ou écrire – contre les autres, ne pas écrire politique, ne pas donner de jus à des enjeux qui ne m’allument pas… parole impeccable autant que possible…

j’aime particulièrement écrire à propos de choses que je ne connais pas, utiliser des mots à propos d’enjeux que je ne comprends pas…

ça m’aide à m’éclairer moi-même, à dévoiler mon inconscient, à moi et au monde, ça aide mon âme à se dé couvrir de ses voiles d’ombre…

car je crois qu’on ne se connaitra jamais totalement, je crois que nous ne sommes jamais arrivé(e)s au bout de la route… tant que nous n’y sommes pas rendu(e)s… et alors on verra bien…

mais chacun ses petits plaisirs…

écrire aux aurores est mon petit plaisir pas coupable du tout… pour lequel je ne demande rien à personne… si vous choisissez de lire, votre libre choix et libre arbitre… que vous aimiez ou pas, que vous soyez d’accord ou pas, tudo bem… tout bon, all good

et le même prix… gratis…

je n’offre que mes humbles petits mots innocents et sans malice que personne ne verra ou n’éditera ou ne critiquera avant qu’ils ne soient envoyés dans le vide… que quelques bits de ma vérité du moment, vérité qui est fluctuante et variable… car la vérité est souvent très personnelle, la vérité est relative et mouvante…

et vous ferez bien ce que vous voulez avec ces petits mots dits… et le faites comme vous voulez… car ah la vérité…

on dirait que plus notre conscience s’ouvre sur soi et sur le monde, plus la vérité devient large et inclusive… car sa propre vérité inclut toutes celles des autres, sa propre vérité englobe le monde dans la mesure où l’on est capable de regarder et de voir…

on a parfois certaines petites et grandes vérités dans la face mais si on ne peut les percevoir, elles passeront tout droit…

alors voilà pour ce petit mardi… alors que le soleil se lève encore une fois, pour xxxème fois… miracle quotidien… encore et encore…

alors maintenant que mon yoga littéraire est complet, je peux aller mettre mon cours en ligne, répondre à mes courriels et commencer à faire ratatiner ma to do list du jour… et du reste de ma vie…

et la vie continue…

jusqu’à demain matin…

poussière, poussière

70386988_2416400158453288_3302926826690576384_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 16/9/19

traduction: oui oui, tu es peut-être fait(e) de poussière d’étoiles… mais les déchets aussi… alors relaxe et demeure humble

tu es né(e) poussière et tu retourneras poussière… tout dans l’univers est composé de poussière d’étoiles…

tout, pas juste nous…

pas juste les stars des bois sacrés, Holy Good ! et Holy Bad !

nous sommes tout ce qui vit, tout ce que nous valorisons et adorons, mais aussi tout ce que nous exécrons et abhorrons…

nous sommes nos idoles, mais nous sommes aussi Trump et autres gros twits qui tweetent compulsivementmême eux sont poussière d’étoiles, qu’on aime ou pas… 

nous sommes la crémeuse, comme la traditionnelle..

nous sommes les frites et les patates pilées…

nous sommes le beau comme le laid, nous sommes le doux comme le rough…

nous sommes tout ce que l’on veut devenir, et aussi tout ce dont on aimerait ne pas se souvenir de

nous sommes le beau comme le laid, le gros comme le maigre, l’odorant comme le puant…

nous sommes la vie et la mort…

l’enfant et le parent…

nous sommes tout ce que nous voyons, tout ce qui existe, tout ce qui passe devant nos yeux et dans notre tête…

et en même temps, nous ne sommes rien de tout cela…

nous observons tout ce qui compose cette prétendue réalité, mais nous n’avons à nous identifier à tout cela…

nous sommes davantage le contenant que le contenu… et même là, un moment vient où nous réalisons que nous ne sommes même plus le contenant… nous devenons l’observateur/trice du contenu comme du contenant…

nous sommes le tout, comme le rien…

et en fait, sommes-nous vraiment ?

peut-être que nous ne sommes même pas ? ni vous, ni moi…

peut-être que cette chronique n’existe pas, et que vous ne la lisez pas.. peut-être qu’un miroir que vous regardez…

ou ne sommes-nous pas que le rêve de quelqu’un d’autre ? qui se réveillera peut-être un jour, nous emportant dans son illusion… somnanbulisme existentiel…

nous sommes la poussière, mais aussi le balai et l’aspirateur…

nous sommes celle qui s’est perdue, comme celle qui s’est retrouvée… comme celle qui  a réalisé qu’elle était l’une et l’autre… et ni l’une et l’autre…

70033632_10162201637900623_7870843155526975488_n.jpg

le mystère de la femme manquante résolu

un groupe de touristes a passé quelques heures samedi soir à chercher une femme qui est disparue près du canyon Eldja en Icelande, pour la retrouver dans le groupe de chercheurs…

le groupe voyageait en Icelande en autobus et s’est arrêté près du canyon volcanique… un moment donné, on a réalisé qu’une personne manquait à l’appel… la femme, qui avait changé de vêtements, n’a pas reconnu sa propre description, et s’est jointe au groupe…

mais on a arrêté la recherche à 3 h, quand on a réalisé que la femme était présente et se cherchait elle-même…

continuons à chercher qui nous sommes, on finira bien par se retrouver… poussière d’étoiles all dressed…


Je me suis réveillé, un morceau de rêve entre les mains,
et n’ai su que faire de lui.
J’ai cherché alors un morceau de veille
pour habiller le morceau de rêve,
mais il n’était plus là.
J’ai maintenant un morceau de veille entre les mains
et ne sais que faire de lui.

À moins de trouver d’autres mains
qui puissent entrer avec lui dans le rêve.

Roberto Juarroz via Jean Gagliari

frilosité religieuse

69303138_10215303687244852_6669420311823253504_o.jpg

••• les zultimes chroniques – 15/9/19


traduction: diversité religieuse : toutes les religions partagent une racine commune, soit la compassion sans limite… elles mettent l’emphase à favoriser le meilleur en chaque personne, l’amour, le respect des autres, et la compassion envers la souffrance des autres…

comme l’amour est essentiel et central à toutes les religions, on pourrait même dire que l’amour est en soi une religion universelle, mais les diverses pratiques et techniques varient grandement selon les traditions…

je ne crois pas qu’il puisse exister une seule philosophie ou une religion unique car il y a tant de personnes différentes, avec des nombreuses inclinaisons et tendances variées…

alors c’est parfait qu’il y ait autant de différences entre les religions et le fait qu’il y ait autant de différents chemins religieux et spirituels démontre la richesse de celles-ci…

– Dalaï Lama


on a longtemps – et fortement – subi la religion catholique ici au Québec… et ce backlash réactionnaire se manifeste encore de nos jours… plus de 50 ans après la révolution tranquille, la laïcité et l’athéisme sont les religions les plus fondamentalistes qui soient… elles sont devenues lois… et source de bien des petites guerres de mots… et de distance entre nous…

après nous avoir terrorisés et opprimés, les religions nous font encore et toujours peur… mais par en arrière…

on prend leurs manifestations extrêmes – surtout celles des autres religions que la nôtre si on en a une – pour justifier qu’elles sont dangereuses et néfastes et qu’on doive les cacher dans le home de chacun… on insiste pas mal pour qu’on laisse nos religions – et leurs objets – à la maison…

et s’il n’y a pas comme telles de manifestations extrêmes quant à une religion en particulier, alors on en invente… oui, je pense ici notamment à la fiction télévisuelle dont le titre inclut le numéro de Jésus Price…

à partir de rien, ou d’un cas isolé qui a pris place dans d’autres contrées, et oui c’est le Pérou dans ce cas, on monte en épingle une histoire de meurtre (oh ! pas simplement de meurtre chers téléspectateurs/trices croyants, de cruxi fiction, presse le lard…) épicée de trafic, de lavage de cerveau, et de drogues dangereuses autorisées par NOTRE cher gouvernement fédéral… Oh my Holy God !

on sent la haine  ou simplement la peur ? – des auteurs envers les obscurs groupes inconnus religieux qui ont obtenu ce privilège de la part du gouvernement, ce gouvernement si frileux et qui se couche à plat ventre devant toutes les religions… et pendant ce temps, on cache notre croix sous notre chemise et on prône la laïcité à coup de loi… presse le lard encore et encore… car nous on se tient debout en CAQ…

ah chères lois de l’homme… et chers hommes de droit…

désolé mesdames de l’islam ou autres religions d’étranges étrengers/ères, vous devez laisser vos voiles à la maison… vous devez absolument vous dévoiler si vous voulez enseigner à nos enfants… sinon, go west women !  le BC vous accueillera foi de Mme Verte… mais OK de garder votre ptit bout de tissu si vous sauvez nos vies à l’hôpital… sélection variable et relative…

encore, et toujours, en réaction au terme religieux (qui veut pourtant simplement dire relier, se relier à plus grand que soi), on préfère se dire spirituel… comme dans esprit… pourtant, en français, l’esprit désigne autant l’âme que la cage du hamster qui spin on an off advitam eternam même quand on prend Morphée dans nos bras…

à en perdre notre latin mes lapins…

mélangeant en esprit ça…

en anglais on a soul (âme), spirit (esprit) et mind (mental)… en français on a seulement esprit et âme… il nous en manque un bout… on peut ben être mêlé(e)… nevermind…

comme si l’esprit était notre machine à penser…

la vie est un grand mystère et plusieurs chemins existent pour nous aider à en découvrir des ptits bouts… ici et là…

le chemin de mon voisin et de ma voisine n’a pas à être conforme au mien…

au contraire, montre-moi le tien et je te montres le mien… avant on jouait au docteur, maintenant on pourrait jouer à la pasteure ! et le chemin sur lequel mon voisin et ma voisine voyage est parfait si lui ou elle le choisit et s’il ne limite pas les droits des autres… ce que toute véridique religion fait…

mais de nos jours, la loi a remplacé le religieux… et les avocats les prêtres… oui Maître…

pas sûr que ça soit moins pire…

le droit est devenu notre religion… si c’est légal, ainsi soit-il…

mais où est passé l’amour et le respect ? autre question chers Maîtres avocados…

vive le jour est la religion deviendra ordinaire, banale, quotidienne et incarnés dans nos gestes et actions… où l’on réalisera que toutes ces diverses religions existent car elles répondent à une soif profonde en l’humain(e)… se relier et faire un avec le reste de la vie…

oh bien sûr, on peut utiliser tous les scandales passés propres à toutes les religions pour les discréditer… et continuer de s’en méfier… ainsi soit-il aussi…

car elles ont toutes des squelettes dans le placard… François et ses sbires sont entres autres mal placés pour parler… notamment dans leurs sermons moralisateurs… car tout le monde en parle, et tout le monde sait dorénavant…

Dieu ait vos âmes… en tipéché… et les gros aussi…

mais si on doutait autant de ce que l’on voit a tivi et dans les zinternets que des religions et de leurs plus dong que dignes et dingues représentant(e)s, le monde irait peut-être moins mal ces jours-ci… fake divine news…

et la planète aussi…

car peu importe nous avons soif du plus grand que soi que nous ressentons tous et toutes… et nous cherchons des moyens d’y arriver, du moins de s’en rapprocher… de se relier… et pour ça, ça prend un autre type de wifi… oui papa…

car nous nous sommes incarné(e)s un moment donné, et qu’on s’en souvienne ou pas, nous sommes sur le chemin… vers où ? bonne question… et la réponse est là, juste en nous… peut-être…

avec un besoin de se sentir connecté(e)s, de sentir que l’on fait partie de plus grand que soi, qu’on appartient au tout… la goutte qui veut redevenir la mer… car la goutte sait, la goutte se doute, la goutte se souvient vaguement… et parfois elle divague quand elle ne voit plus le bout de la mer…

mais certaines gouttes mettent beaucoup d’énergie à discréditer le chemin que prennent les autres gouttes pour retrouver leur mer… et toutes et tous la même mère anyway…

et pourtant…

la rivière coule, coule et s’écoule, la rivière coule, coule et s’écoule, jusqu’à la mer… jusqu’à la mère…

perso, j’aime bien le concept de la mère de Dieu… aho mother of God

car s’il existe une source, il me semble qu’elle est nécessairement féminine… porteuse de vie, donneuse de soins…

et on dirait bien que ces temps-ci, même sur le plan humain, cela se manifeste de plus en plus… au grand désarroi de certains hommes blancs de souche… souche de quoi ? pas certain que ça soit si clair… car les racines s’emmèlent…

alors vive la religion, vive les religions, toutes les religions… tant qu’elles respectent les autres, diffusent amour et compassion, tant qu’elles demeurent ouvertes et respectueuses… qu’elles fassent usage de nature, de prières, de silence ou de mots…

car de toute façon, la frontière est floue entre culture, nature, spiritualité, philosophie et religion… same same… par exemple, les religions des peuples autochtones et païens sont ancrées directement dans la nature… pour cela qu’elles remontent à la surface ces temps-ci.. nécessaires… et juste retour des choses…

de toute façon, les mots ne sont que des mots, que des lettres, qui tentent de mettre en boîte l’infini et le mystère, et qui veulent probablement au fond tenter de dire la même chose… cette chose floue et mystérieuse que l’on nomme Dieu, la Vie, le Grand Esprit, l’Existence ou le grand Rien de Rien pour les athé(e)s…

car derrière toutes les dénominations repose cette grande soif de plus grand que nous… même chez ceux et celles qui courent après la richesse, la gloire ou la reconnaissance, probablement que derrière leurs petits désirs concrètement matériels se cachent une certaine intention de se fondre dans le tout, de sortir du carcan que cet égo que l’on démonise tant d’autre part… can’t live with it, can’t live without it anyway…

en cette existence, devient sacré ce que l’on décide de sacraliser, devient sacré tout ce que l’on fait avec soin et avec amour… l’amour maternel est l’une des plus grandes manifestations religieuses en ce sens… l’amitié qui perdure aussi… tous les gestes de bonté sont religieux, car ils nous relient… les zuns les zunes aux zautres…

alors arrêtons de cibler nos différences et de les monter en épingle, et mettons l’emphase sur ce qui nous rassemble… et peu importe le chemin que l’on emprunte en ce moment – car les chemins changent parfois – nous allons tous à la même place…

ici, maintenant… car que cela qui n’existe… que cela…

aho My God !