Archives de l’auteur : atisupino

Salve Yemanja

••• les zultimes chroniques – 2/2/19

aujourd’hui est le jour de Yémanja… la reine de la mer et des océans… la déesse de la mer, protectrice des femmes, et tout particulièrement des femmes enceintes…

elle origine de l’Afrique et se serait déplacée vers le Brésil…

cet hymne, reçu par votre chroniqueur au Brésil il y a quelques années, raconte tout cela et lui rend hommage, de même qu’à toutes les femmes de tous les mondes…

10- OHÉ IEMANJA

O h é   I e m a n j a  / Rainha do Mar 

Aho Olokum
/ Mae de Iemanja
Ohé Yémaya / Maria das Aguas
Janaina Odocia / Profundo no mar
Aho Odoya
/ Rainha do mar
Barca que Corre No mar
/ Procura Iemanja
Salvador da Bahia
/ Ceu Iemanja
Mami Wata
/ Mama Iemanja
Filha de Iemanja
/ Coração das Aguas
Iemanja Iemanja
/ Princesa do Mar
Filha da Africa / Rainha Brasileira
Ohé Iemanja
/ Divina Rainha do Mar

Feliz Aniversario querida Yemanja…

home doux home

50811326_143982109869003_8000424127028527104_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 1/2/19

ça y est, on a passé à-travers janvier… ou janvier nous a passé au-travers, c’est selon…

ce matin, encore croustillant de l’autre côté de la porte mais quelle beauté que ce ciel bleu, cette clarté, cette cristalinité… flabbergasting…

tel que je l’écrivais hier à la veille de flipper de janvier à février, janvier constitue un rite de passage révélateur de tout ce qui traîne en soi, tandis que février se veut un ptit mois porteur d’espoir et de retour vers la lumière… et le printemps… éventuellement…

la marmotte comme l’ours se sont retournés dans leur lit…

mais rien comme un janvier – février tant qu’à y être – sous les moins 20 degrés celsius pour nous faire apprécier le confort d’une maison qui se transforme alors en home, la chaleur d’un poêle à bois ronronnant… rien comme le calme de la forêt et son silence qui croustille sous le froid…

l’hiver au Nord nous ramène à soi, à la plus simple expression de ce qu’est la vie… un toit au-dessus de la tête, de la chaleur au coeur et autour, quelques âmes à aimer et qui nous aiment en retour, et quelques aliments sains à grignoter… ajoutez-y un peu de lecture, de la musique à faire et à écouter et le paradis arrive inévitablement avant la fin de nos jours…

salut février… on t’ouvre la porte…

de notre coeur…

51351654_10161381463850187_5007958212465393664_n.jpg

Zenith hivernal / au coeur de l’hiver

10689952_692803354132127_4229702877085538052_n

••• les zultimes chroniques – 31/1/19

on dit que l’hiver débute officiellement le 21 décembre… mais ici c’est full blanc depuis le 9 novembre… et on a connu de nombreux – 20 degrés déjà, comme c’est encore le cas aujourd’hui… gros ziver so far

on dit aussi que c’est le 21 mars qu’arrivera officiellement le printemps… si vous permettez, mon oeil… l’an passé il a neigé tout le mois d’avril…

mais pour les Amérindiens, qui ont eu des siècles pour observer les saisons ici avant qu’on leur amène notre foutu progrès, il y a au moins 6 printemps… makes sense… la fin mars a peu à voir avec le début mai… et rime encore moins bien avec juin…

contrairement aux dattes, les carrés aux dates saisonnières ne tournent pas rond… surtout dans les coins…

si l’hiver dure trois mois, techniquement le point central de l’hiver devrait se situer autour… d’à peu près exactement aujourd’hui… 31 janvier, date fatidique… et point tournant hivernal…

si on peut mettre en doute le début – 21 décembre ? – et la fin –  21 mars ? – de la longue saison, on ne peut par contre nullement remettre en question la date du coeur de l’hiver…

la simple évocation du 31 janvier – à moins 20 quelques degrés en plus – renvoie immédiatement au zénith de l’hiver, au plus profond de la saison de l’hibernation… à ce moment que l’ours dort le plus solide ?

dès qu’on entre dans février, comme on le fera demain, nos épaules tomberont de 6 pouces et l’espoir printanier renaîtra…

premièrement parce que février n’a que 28 jours 3 années sur 4, donc il passe vite…

et parce que sa lumière croissante annonce quelque chose…

plus de vie, plus de lumière, un printemps à venir… et pour les enfants, une semaine de relâche début mars… break qui coupe l’hiver, nous fait jouer dehors et annonce la vie à revenir…

si février est léger et annonciateur de clémence et de printemps à venir, janvier est long avec ses 31 jours bien sonnés, et résonne profond et creux en nous, sous tendant lendemain des fêtes, froidure, longueur et noirceur… rite – et mois – de passage…

même si les jours ont pourtant déjà commencé à rallonger, mais ça on ne le remarque pas vraiment en janvier…

tandis que dès que l’on dit février, zoup ! la vie et la lumière renaissent… l’espoir nous revient au coeur…

même si l’hiver est une formidable saison remplie de beauté, de pureté et de profondeur, elle nous met tous et toutes à l’épreuve… pas pour rien qu’hier était la journée dédiée à la santé mentale… c’est à ce moment de l’année que les craques de notre âme se révèlent… mais comme disait Leonard Cohen, aussi là que la lumière peut s’y infiltrer…

j’aurais pu vous présenter une image blanche, froide, croustillante et glaciale pour représenter ce 31 janvier, mais en vérité en vérité je vous l’écris, c’est le coeur qui symbolise cette date fatidique et qui émerge en ce 31 janvier… le coeur dans l’hiver…

au milieu de l’hiver, vive le coeur qui réchauffe et qui se met à battre l’attente du printemps…

10689952_692803354132127_4229702877085538052_n

et que vienne février…

silence tombé du ciel

51381346_10156270895399895_1782626373773295616_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 30/1/19

que le silence parle fort cet hiver… il nous tombe dessus à pleine trombe… et nous bouche tous les coins… les Gaulois n’avaient pas tout à fait tort d’avoir peur…

et que c’est beau ici… pur, immaculé, majestueux…

la neige tombe du ciel et grimpe à nos fenêtres… on devra déblayer les trous dans nos murs si on veut continuer de voir le jour…

histoire de pêche ? voyez pour vous même…

51408319_2046640028967717_6812925056197328896_n.jpg
même le lutin n’en croit pas ses yeux…

ceux et celles qui connaissent l’hiver ici au Nord le savent, soit on s’y fond, soit on combat… un combat qu’on ne peut toutefois gagner… et comme on dit, qu’on se batte ou qu’on dise oui, l’hiver durera des mois et la même quantité de neige nous tombera dessus…

mais si on dit oui à l’hiver, le Nord mène directement ici right Now

pour quelques mois, nulle part d’autre où aller, nul autre moment autre que celui-ci…

et du pelletage en masse…

plus facile de vivre ici au Nord si on vit en forêt qu’en ville…

ici les plus gros défis sont de pelleter nos toits pour ne pas qu’ils s’effondrent (à quelques reprises cet hiver) et déblayer nos chemins…

autrement, que belle la neige, que purifiante… que silence…

désolé, je dois y aller, tant de silence ici qui veut se faire entendre… écoutez pour voir…

avec extrêmodération

Capture d’écran 2019-01-18 à 09.08.41.png

••• les zultimes chroniques – 29/1/19

ça y est, that’s it !

je mets un terme à mon jeûne et repasserai voir ce qui se passe sur FB une fois de temps en temps…

mais je demeurerai sous auto-observation, sous surveillance de ma propre part, en diète et au régime… me limitant au minimum d’interventions et surtout de temps passé sur le monstre Facilement Bouffeur de temps et d’attention…

ça aura été un mois relaxant, pendant lequel une fenêtre s’était refermée sur une certaine partie de la réalité… laissant plus de place à ce qui se passe ici, autour de moi dans mes bois…

à moi maintenant de la réouvrir avec modération cette fenêtre, avec auto-discipline… comme c’est le cas pour nous tous et toutes… à suivre… et à survivre…

quand même quelque chose ces réseaux sociaux… notre lien avec le monde, particulièrement avec notre monde au loin, nos ami(e)s qui vivent ailleurs et qu’on ne suivrait pas autrement…

c’est souvent par là désormais qu’on apprend la mort de nos ami(e)s qui ne sont pas nécessairement dans notre cercle intime…  c’est le cas de Robert Fortin, qui n’était pas un ami que je voyais régulièrement mais que je connaissais depuis plusieurs années et qui était venu à l’auberge et dans mes groupes dans le temps…

Robert était atteint du cancer depuis quelques années, mais je n’avais pas eu de ses nouvelles récentes because la pause FB de janvier… la dernière fois qu’on s’était vus est quand il est venu à mon concert en novembre à Val-Morin… mais on le savait sérieusement atteint…

je disais hier, dans ma chronique, que vendredi dernier pendant une longue marche au soleil de janvier, j’avais fortement et subitement pensé à lui pendant un bon moment… ou est-ce lui qui a pensé à moi ?

eh bien, il a quitté le navire jeudi dernier, le jour précédent…

repose en paix brodeur et fly high

et hier, en plein milieu de la rédaction de la chronique, venant de nulle part, est montée une forte impulsion d’aller voir FB… et la première chose qui est apparue sur le fil était l’annonce de sa mort et les détails de sa cérémonie samedi prochain…

en passant, mes sincères condoléances à toute sa famille si vos yeux passent par ici… de tout coeur avec vous…

et moi j’ai pris ça comme un signe de me rebrancher… même si Robert a semblé me faire coucou autrement vendredi…

alors voilà ami(e)s, FB, here I am again… let see…

à venir

22788868_10155017161594135_7329093072716754577_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 28/1/19

que du présent à mettre en ordre l’avenir…

et rien à prévoir, qu’à permettre ce qui est… qui n’est au fond que du ce qui sera actualisé… futur du moment…

si simple… et pourtant…

comme nous sommes nombreux et nombreuses à vouloir savoir tout de suite ce qui sera plus tard… ce qui viendra… ce qui n’est pas encore… tout ce possible que nous imaginons et qui ne sera jamais…

genre…

48404047_10217714391802249_146671956337360896_n
ces temps-ci, je contemple ma décision d’arrêter de travailler en avril prochain, soit d’ici quelques mois…

et en même temps, le projet d’agrandir la maison pour la venue de ma belle et de ma petite… genre de pré-retraite, qui ne sera probablement pas suivie d’une retraite en bonne et dû forme, car il faut soutenir les besoins matériels du quotidien… et encore trop jeune… bien trop jeune, et plein de projets…

et comme je n’ai que 58 ans, donc techniquement encore à 7 ans de la retraite officielle et rémunérée par l’État, avec assez de sous dits dans mon fonds de pension accumulés pour quelques années tout au plus, une nouvelle étape de pré-retraite s’entame…

excitant… et énervant…

au seuil d’une nouvelle vie active… nouvelle vie à venir encore inconnue, imprévue et imprévisible…

et en regard de cette nouvelle étape de vie, je regarde ma tête qui génère des scénarios nombreux et divers… surtout la nuit, quand je me réveille et que je médite dans mon lit 😉

impressionnante notre capacité à imaginer toutes sortes d’affaires… impressionnante cette capacité du mental à prédire et à médire…

excitant et fantasmant…

hier, en allant la reconduire au boulot, je parlais de nos avenirs respectifs avec ma jeune filleule qui commence ses études en agronomie au Cégep et qui vient tout juste d’avoir 18 ans…

me rendant compte que nous ne sommes pas à des endroits différents en cette existence, malgré nos quelques 40 années de différence de temps vécu… exactement dans le même espace temps… qu’ici… et maintenant… avec un chemin parcouru différent, mais face au même avenir inconnu et incertain…

même chose pour ma fille Fanny qui vient de passer son barreau récemment et qui a toute la vie devant elle… tout est possible…

peu importe le nombre d’années au corps et au compteur, nous sommes tous et toutes à la même place… dans le grand now…

qu’une certaine vigueur corporelle de différence… qu’une perspective légèrement différente, qu’un peu d’expérience de différence, que quelques rêves et illusions/désillusions de différence… et encore… on peut rêver à tout âge… et se faire toutes sortes d’accroires, et croire tout ce qu’on veut si on a envie et/ou besoin…

mais on ne peut prédire ce qui viendra et adviendra… on ne peut que le souhaiter et s’en remettre au plan, le petit mais surtout le grand… si de tels plans existent et valent quoi que ce soit…

on ne peut que suivre ce qui nous allume dans le moment… et pour le reste, inch’Allah., pouce par pouce (inch, pouce la pognez-vous ?)… et un pied devant l’autre, pas à pas… comme des mètres… tchisshhh…

en cette saison des REER et de puffs d’avenir divers à élaborer, pas fou de se souvenir que tout ce qui est devant n’est que possibilité, potentialité, que graine de vie…

qu’on ait 18, 40 ou 60 années d’expérience derrière la cravate, que le seul et même moment actuellement, le même quotidien, le même petit et grand now

rien à regarder ni en avant, ni en arrière… que le point précis de ce moment sur la grand cercle de la vie…

qu’un endroit différent sur nos petites trajectoires de vie respectives, mais à la même place sur cette grande trajectoire de vie commune…

alors suivre ses rêves, suivre ses instincts, et faire confiance…

car quoi d’autre peut-on faire ?


P.S. si vous suivez cette chronique régulièrement, vous savez peut-être que j’ai décidé de prendre une pause de FB depuis un mois… juste besoin d’un break… qui permet de mieux plonger en dedans justement…

vendredi dernier, lors d’une grande et longue marche dans la forêt de cristal (suite au verglas et grâce au soleil de janvier) du Cap-Rouge, j’ai pensé fort fort à Robert Fortin pendant un bref instant… Robert est un ami atteint du cancer depuis quelques années, de qui je n’avais pas de nouvelles récentes récentes because pas de FB… la dernière fois qu’on s’était vus est quand il est venu à mon concert en novembre à Val-Morin…

et en plein milieu de la rédaction de cette chronique tout à l’heure, est montée une forte impulsion d’aller voir FB… et première chose apparue sur le fil fut ceci…

Capture d’écran 2019-01-28 à 05.35.57.pngmerci du clin d’oeil Robert… si je me souviens bien, il y a quelques mois, il nous avait invités à un week-end en sa compagnie à la campagne… quelle sens du timing

alors bon repos et bonne envolée cher Robert après toutes ces années de souffrances physiques… danse et vole avec Dieu désormais… et joue lui une ptite toune de piano tant qu’à être up there

amor amor amor…

écrire en silence

26230160_10155639831108876_5107735770413134863_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 24/1/19

écrire entre les mots et entre les lignes…

salut groupe, tribu terre, famille de lettres, de mots et de connexion… yo gang de ce blogue répartie un peu partout sur la boule… cette boule qui roule et tourne sur elle-même et en nous… jusqu’à en perdre nos boulettes… pour nous retrouver ici encore dans le silence qui se cache entre ces mots, entre ces lignes… dignes lignes, et ding a ling

vous avez été plus nombreux/ses qu’à l’habitude à me faire quelques ptits coucous de par le monde hier suite à mon message plus intime et personnel qu’à l’habitude… toujours bon de faire contact autrement que one way… ces temps-ci, comme les yeux sont moins nombreux à se poser sur ce blogue avec pas de FB, je me permets même de répondre à tous et toutes… boomerang amical… ding a ling… and back…

hier, en me relisant, car je me relis toujours quelques fois après publication, autant pour traquer les coquilles et autres mots fautifs que pour ajuster le tir si nécessaire, ça a fait ding entre mes lignes justement… ptit rush drette suà coche

souvent quand je me lis et me relis, je réalise mieux ce que j’ai écrit, ça devient plus réel justement,  comme si quand j’écris, j’écris – out out out the door les mots sortez de ce corps – et quand je lis, je réa lis… et réalise… et en me relisant hier, j’ai eu une petite réalisation justement…

en lisant que j’avais écrit que j’aime écrire à petite échelle, il est monté en moi la constat que je peux bien aimer écrire à petite échelle, rien de mal à ça, mais je ne suis pas contraint à écrire pour un ptit pain

que je peux écrire big aussi, je peux écrire large, je peux écrire pour le monde entier… et demeurer intime, personnel, moi-même… je peux aussi être une grosse miche qui lève…

car ce que je tente de convier est principalement mon silence, ce silence dans lequel couvent les mots et le sens qui se cache derrière… qui est le même silence que le vôtre au fond… car le silence, s’il se décline en diverses saveurs, ne peut être que le même…

si jamais le silence existe, car pas certain qu’il existe ce dit silence, ne peut être qu’un… le silence est multilingue… et l’absence de mots n’est pas nécessairement le silence… le silence se rapprocherait peut-être davantage de l’absence de bruits… mais le silence est si fin, faut écouter fort pour l’entendre…

ce que je tente de partager avec ces mots est ce que je vois à partir de ce poste d’observation duquel j’observe la vie, d’ici, ce petit ici est aussi le grand là-bas… cet ici qui est inévitablement le même que le vôtre, car on ne peut que regarder le même monde à partir de la même place… même si on se situe à des endroits différents…

nous ne pouvons qu’être que le même silence et la même personne entendant ce même silence… déclinés sous différentes apparences et personnalités… mais même esprit en différents corps… sains et moins sains d’esprit et de corps…

car si je parle le silence, ce n’est que ce que vous pouvez lire… du moins, le silence est ce que je tente de dire… enrobé de tous ces mots… dignes lignes, et ding a ling

alors je vais pétrir et laisser lever l’idée d’écrire autrement que pour un ptit pain et on verra bien si la pâte lève… si le rêve passe…

en ce sens, hier je lisais qu’un gars nommé Michel Duchesne, qui se présente dans Outremont pour le Bloc québécois, s’était fait connaître dans le passé à Montréal comme écrivain public… quelle belle idée… écrivain public… écrire pour les autres… paraît qu’il offrait ses services aux analphabètes du quartier Hochelaga-Maisonneuve pour leur écrire des curriculum vitae, remplir des formulaires et des documents d’immigration, mais aussi des lettres d’amour… pas beau ça ? écrivain pas pudique du tout…

je conserve l’idée car il me semble qu’il y a une couple de miches là… marier écriture, aider son prochain et sa prochaine et servir socialement…

d’autre part, ça fait quelques fois qu’en lisant la revue Urbania (urbania.ca), je me dis que j’aimerais bien écrire pour eux moi là là… j’aime le style un peu baveux, la possibilité d’y écrire franglais, l’irrévérence… les twists de mots…

comme je vais probablement prendre une pause chronique cette fin de semaine because la famille, je vous passe ci-bas deux liens qui vous mèneront vers Urbania justement… ça vous fera de quoi lire…

le premier, d’Anik Lemay, une comédienne que je ne connais pas mais qui a écrit dans cette revue au sujet de son cancer des seins et de ses traitements… punché et right dans le coeur…

https://urbania.ca/article/la-derniere-seance/?intref=morePopular

le second, de Manal Drissi, qui parle des montréanglais qui ne frenchent pas (mon genre de titre ça ladies and gentlemen) et qui n’ont qu’une langue – ou à peu près – à se mettre dans la bouche… sans jugement et avec beaucoup de lucidité…

https://urbania.ca/article/quebecois-qui-ne-frenchent-pas/

comme disait le poète franglais, I don’t speak english but I french very well

écrire intime

40429961_1894238773989764_6231527994901397504_n.jpg

••• les zultimes chroniques – 23/1/19

et moi je n’écris pas de Tanger 😉 alors que la température n’est pas clémente ici 😉

ces jours-ci, soit pendant ma pause zéro rézo socio hohoho, alors que je n’utilise pas FB ni pour poster de liens vers ces chroniques ni pour rien d’ailleurs, j’écris à et pour moins de gens, pour moins de gens, à un nombre réduit d’entre vous…

en fait j’écris à et pour très peu d’entre vous… je vous écris presque un(e) par un(e)… et j’aime ça… je me sens plus libre, plus incité à écrire par en dedans, plus intime, plus près de moi… et de vous du coup…

j’écris à et pour mes deux plus éloignées ami(e)s et lecteurs/trices (d’où le clin d’oeil photo pas vraiment rapport car rien à voir avec le mandarin où vous êtes mais quand même pas si loin 😉 Prashanti en voyage au Myanmar et à mon chum Yusuf en Thaïlande…

j’écris à et pour Ibonoco, Christophe et Angelilie que je ne connais pas en chair ni des eaux mais qui me font signe régulièrement en cliquant le bouton aimer…

j’écris à et pour Samano et Marcel à Laval, à et pour Ravi à Drummondville, à et pour Trishna au BC, à et pour Paripurna à SADL, mes plus réguliers lecteurs/trices et vieux ami(e)s… de longue date I mean… à et pour ma soeur Momo aussi…  à et pour mon brodeur Blissi quand je lui refile perso comme ce matin…

j’écris à et pour ma belle qui partage mon quotidien, mais souvent comme je la trouve tellement occupée et que je crois qu’elle n’a pas le temps de me lire, je n’ose pas toujours lui envoyer mes chroniques… mais parfois, comme aujourd’hui car l’école du village est fermée, je le fais… enjoy belle !

j’écris aussi à et pour Manon, Florence, Carmen, Lorraine, Jojo, Jocelyne, Lokita, Katmanda (je sais qu’ils/elles me lisent car ils/elles postent parfois des commentaires)…

et j’écris à et pour d’autres également, à et pour d’autres que je ne connais pas nécessairement mais peut-être que si aussi, au Brésil, aux États-Unis, au Mexique, en Corée du Sud, à Taiwan, en Algérie, à Hong Kong, au Japon, en Afrique du Sud, au Cameroun et au Gabon, en Roumanie, en Croatie, en France, en Belgique et en Suisse… je le sais car WordPress me le dit et me l’affiche sur une carte du monde…

je vous sais là-bas pendant que moi ici et ça me réjouit… je vous imagine, je vous pense là… pendant que moi ici, qu’ici, et pourtant, nulle part et partout à la fois…

écrire à nombre réduit, c’est comme si je me livrais à moins de gens d’un coup, mais seulement à des gens qui veulent vraiment me lire puisque sinon vous ne le feriez pas… vous avez dû faire un petit effort pour vous abonner à ce blogue alors j’imagine que ces écrits un peu fous fous et tiguidoux vous importent…

en fait vous êtes si peu nombreux que je sais presque par coeur qui vous êtes…

tandis que lorsque je poste les liens de ces chroniques sur FB, des curieux/ses peuvent venir fouiner, un peu par curiosité, un peu par hasard… même si certain(e)s semblent si certain(e)s que le hasard n’existe pas… moi je n’en sais rien, et vous, vous l’avez rencontré le hasard ?

parfois, dans ma ptite tête de pinotte, j’aimerais avoir un lectorat important et gagner ma vie à seulement écrire… être un blogueur professionnel… et quand je redescend sur terre, je me dis que finalement non, je ne veux pas écrire quantitativement, j’aime bien écrire quali… une lettre, un mot, une chronique à la fois, un(e) lecteur/trice à la fois… avec foi et persévérance, par amour pur de l’écriture…

écrire à petite échelle, sans filet, écrire en n’ayant rien à vendre… alors

Capture d_écran 2018-08-31 à 06.46.15

simplement écrire pour écrire, pour dire, rien ou un ptit quelque chose de tout humble, tout simple… dire et taper tout bonnement mon petit boniment…

et j’aime écrire pour me poser des questions tout haut, fort, les partager avec vous, pour questionner la vie, ensemble, chacun chacune de notre côté…

j’aime quand vous me lisez en silence… j’aime aussi quand vous postez un commentaire… mais jamais je ne m’attends à rien de vous, cet espace est libre d’attente et de pression… ce blogue existe seulement parce que la vie le veut…

temporairement, pour ce bref espace-temps car un jour, pouf et nous disparaitrons… vous ou moi, vous et moi…

mais pour le moment, que pur plaisir de savoir vos yeux lire ces mots, doux feeling de vous savoir ici, là, là-bas, nulle part, ou ailleurs…

♥ ♥ ♥

petite pensée positive

62933_10152176163676030_1714233558_n

••• les zultimes chroniques – 23/1/19

traduction: une petite pensée positive le matin peut changer toute votre journée…

on dit qu’on doit toujours partir la journée du bon pied…

et si c’était plutôt avec une pensée positive, vivifiante, éclairée et éclairante ?

on dit aussi que nous ne sommes pas responsables de nos pensées… en effet, ça fait sens…

mais pas non plus nécessaire de devenir victime de nos pensées… de nourrir les scénarios dramatiques… suffit de leur faire face et de les affronter si ça existe pour vrai, sinon les laisser s’évanouir d’eux-mêmes…

mais quand elles sont trop sombres ou trop spiralantes vers le bas ou le noir ces pensées, on pourrait les booster non ? (surcharger pour nos lecteurs/trices de loin)… notre sport national ces temps-ci dans le grand froid… les brancher sur plus puissant que soi… et les laisser se fondre dans la lumière…

car en fait on a toujours le choix de voir et d’être dans la vie comme on veut… ou comme on peut…

mais pas fou de redéfinir notre vision, notre perception, notre conceptualisation si le fond de vie dans lequel on vit n’est pas en accord avec ce que l’on veut, ce que l’on sent deep down

alors pourquoi ne pas jouer à adapter et transformer comment on veut voir le monde comme cela résonne bon et doux en soi ?

faire et refaire constamment le monde à sa manière car on a encore un peu de marge de manoeuvre en ce sens…

sans jouer aux jovialistes, toujours plus facile et agréable de prendre la vie du bon bord, de se la faire douce… tant qu’on peut du moins…

car certains matins, déjà quelque chose en soi de simplement passer à-travers une journée alors pas fou de s’aider un peu… de se donner son propre coup de pied là où on veut… avec la force qu’on a besoin… ou de se laisser porter

car comme le dit le dicton, on peut être notre meilleur(e) ami(e) ou notre pire ennemi(e), notre choix… nous qui portons le ptit cul de même que la paire de pieds 😉

bonne journée chez-vous… c’était ma pensée positive 😉

panne chronique

46403338_2046673422062977_1341142832831791104_n

••• les zultimes chroniques – 22/1/19

ce matin, panne d’électricité pendant quelques heures ici en ce climat unipolaire…

c’est à ces moments précis que l’on apprécie le poêle à bois et les ronds au gaz…

car nous sommes si dépendants de l’électricité… nous sommes des électrautomates … c’est aussi en ces moments que ceux et celles qui ne pensent pas être accros aux divers gadgets technos doivent le réaliser… là que nous frappe… bye bye wifi, welcome constat

désolé pour la répétition de l’affiche du pingouin et l’extra terrestre mais je l’aime trop… comme c’est trop beau, trop bon… ce trop qui ne veut pas dire trop du tout, ce trop qui veut dire encore, plus…

donc en raison de la panne, en principe cette chronique ne devrait pas exister… le pourquoi du titre…

mais parce que j’aime trop écrire, j’ai prêté le Ipad à petite Lili qui est restée à la maison un peu gripette et je triche… je grapille un ptit 10-15 minutes à mon horaire pour vous écrire ces quelques mots… car j’aime trop écrire, alors j’écris quand même… j’écris en cachette… j’écris ces quelques mots de trop sur le pouce… j’écris mon appréciation du courant électrique qui fait passer ce courant universel entre nous…

alors quelques mots frettes nets secs en direct de la bipolarité… cette bipolarité que nous partageons nous gens du Nord… on se plaint du chaud en été, et du froid en hiver… mais on ne se plaint jamais des verts du printemps et des couleurs de feu de l’automne… nos deux saisons tempérés et in between…

quand l’électricité flanche ici dans le Nord en hiver, on ne perd pas le Nord, on gagne le Now…

quand le power nous lâche, tout change, tout devient immédiat, tout devient crucial… chaque petit acquis est remis en question… un simple petit pipi-caca prend une autre tournure quand l’eau ne se rend pas à la maison et qu’on ne peut flusher

on réalise l’importance de l’électricité quand on chauffe à la plinthe et que le courant lâche à moins 25…

toute panne d’électricité nous révèle l’ampleur de notre dépendance envers le courant… principalement hydroélectrique, mais aussi de plus en plus solaire et éolien… définitivement, nous sommes tous branchés…

les petites crises énergétiques nous renvoient à nous-même comme rien d’autre ne peut le faire…

ces pannes, on les subit et on peste ou on les utilise pour revenir à la base, back to basics comme disent les habitants du Pôle Nord… en passant, est-ce que les habitants du Pôle Sud parlent espagnols down there en Argentine ? ça sonnerait drôle me semble…

OK panne d’inspiration car le devoir m’appelle…

allez bonne journée, et tout comme nous ici ce matin, remercions notre compagnie d’électricité de nous sauver la vie à chaque jour…

vroum vroum…