••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• cinquante-troisième
traduction : si elle n’ouvre pas, ce n’est pas ta porte…
désolé mais si vous appréciez cette citation, je crois que vous l’avez tout faux…
il n’y a pas de porte chers lecteurs/trices… no door my friends… basta la puerta…
et si jamais vous voyez vraiment une porte, et qu’elle n’ouvre pas, c’est seulement qu’elle ouvre vers l’intérieur et non vers l’extérieur… faut tirer et non pousser… pas push, pull… c’est en soi qu’il faut ouvrir si on veut vraiment passer un seuil… faut avancer en arrière…
d’ailleurs j’aime bien répondre à une citation par une autre citation, celle-ci de Rumi notamment…
pourquoi s’acharner à tenter d’ouvrir une porte entre nous alors que le mur entier est une illusion ?
alors autant les murs que les portes seraient une illusion ? intéressant concept non ?
ni murs, ni portes, ni même quelqu’un pour entrer dans le mur ou tenter d’ouvrir les portes illusoires…
qu’une grande vie toute ouverte la vie, qu’un espace illimité, qu’une grande vacance pleine de vide, que des possibilités… et l’infini avant la fin de vos jours…
fini les concepts limitatifs, finies les croyances qui confinent l’âme en corps, finies les pensées qui se laissent prendre dans un cadre, qu’il soit conceptuel ou de porte… on pense en dehors de la boîte car la seule boîte qui peut exister est celle qu’on a créée…
car à certains moments, on a peut-être eu besoin de se contenir… mais ce temps est terminé… game over…
tiens parlant de porte…
alors faute de printemps chaleureux qui pourrait nous tirer dehors, on ouvre nos portes à soi, et ses oeillères – car parfois c’est dans les yeux qu’on porte nos portes – on ouvre son coeur car pas de portes là non plus, on ouvre son esprit – l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne – Arianne Moffat – on vide le mental du vieux stock… et on flye…
en terminant, un autre éveillé qui s’exprime sur l’utilité relative de l’ayahuasca, et des autres ouvreurs de conscience… à mon humble avis, plus complet plus respectueux, beaucoup plus éclairant que les mots de Mooji à ce sujet présentés il y a quelques jours…
this Bashar is really coming from somewhere else… pas de porte là-bas…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• cinquante-deuxième
traduction: prenez soin des discussions que vous entretenez avec vous-même, c’est avec l’univers que vous parlez… – David James
on dit que le monde est une illusion… du moins c’est ce que disent certains grand(e)s – et petit(e)s – sages…
mais ce n’est pas notre expérience right ?
pour nous, communs mortels et mortelles communes, le monde est relativement dense, concret et réel… même si légère comme la couche de 20 cm de neige ce matin qui couvre le sol ici, la vie se touche, et nous touche… l’âme et le coeur… mais la vie est aussi louche… mystérieuse du moins…
comme moi probablement, car pas si différents vous et bibi, vous aussi devez entretenir une conversation constante avec la vie… en fait, parait qu’on parle tout seul… ou comme le dit la citation ci-haut, c’est avec l’univers que l’on parlerait… il doit être tanné de nous écouter parfois cet univers…
mais au lieu de discuter avec le monde, peut-être qu’on l’éclaire plutôt ?
traduction: ne le savez-vous pas encore ? c’est votre lumière qui illumine les mondes… -Rumi
mais qu’on verbalise le monde ou qu’on l’éclaire, le monde est ici, là, partout… le monde est en dehors de nous et en nous, et nous sommes dans le monde, nous faisons partie du monde… même si parfois nous ne sommes pas du monde…
certains sages disent qu’on ne rêve que de soi… que tout ce que l’on pense, voit et perçoit ne serait qu’une réflection de soi-même… intéressant concept, qu’on perçoit à divers degrés vous et moi…
mais dans les faits, est-ce le monde et moi ? ou le monde est moi ?
mais sans nous pour le percevoir, le monde existe-il toujours ?
avant de dire oui, pas fou de se poser la question car si le poste de réception que nous sommes n’existait pas, le monde existerait-il ?
que quelques petites questions de matin de neige avrilesque… si le monde est une illusion, cette illusion nous met au défi ce matin… pendant que les cieux nous tombent sur la tête sous forme de flocons ou d’eau, nous continuons notre ptit bonhomme de chemin… nous questionnant sur le sens de la vie, sur nos origines, sur notre destination, sur les raisons profondes de notre incarnation…
sans trop chercher à savoir, sans trop stresser à avoir… ni tort, ni raison…
nous sommes l’univers entier et en même temps, il semble que nous ne sommes rien, qu’un mirage qui passe…
parait que nous sommes le centre de l’univers… mais
au fond, peut-être qu’une grosse joke que cette histoire…
mais plutôt que par le nombril, peut-être est-ce par le coeur que nous retrouverons notre chemin vers la maison ?
____
Regardez la rivière de votre vie, et observez les nombreux ruisseaux qui s’y sont jetés pour vous nourrir et vous aider. Si vous pratiquez le Soutra du diamant et voyez le soi au-delà du soi, la personne au-delà de la personne, l’être vivant au-delà de l’être vivant, la durée de vie au-delà de la durée de vie, vous verrez que vous êtes moi et que vous êtes aussi elle. Regardez votre premier amour et vous verrez que votre premier amour n’a ni commencement ni fin; il ne cesse de se transformer. – Thich Nhat Hanh via Richard T.
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• cinquantéunième
traduction: lorsque tu ne demandes rien à l’existence, ni à Dieu, quand tu ne veux rien, ne cherches rien, n’attends rien, alors l’État Suprême arrivera à toi, non-invité et inattendu…
– Sri Nisargadatta Maharaj
tadam ! voici et voilà… tout y est, tout est là… rien de plus n’est requis… tout est dans ce rien…
lorsque tu ne demandes rien – d’autre que ce qui nous est donné quotidiennement car tellement nous est donné… quand on ne demande rien, on a tout, tout ce qui est, tout ce que l’on est…
ni à l’existence ni à Dieu – car dans le fond unique et même chose l’existence et Dieu, comme la vie, comme ce qui est, comme ce qui va, comme l’univers et la totalité de ce qui se trouve en nous et hors nous – désolé Dieu de te traiter de chose mais que veux-tu, tu les inclues toutes les choses, et les gens et les pensées et émotions and the whole…
quand tu ne veux rien, ne cherches rien, n’attends rien – d’autre que ce qui est tel que c’est… alors on est content – comme dans contentement – de tout ce qui contient tout, surtout ce qui n’est pas car alors on n’a pas à porter ce qui n’est pas… une plénitude par absence…
alors l’État Suprême arrivera à toi, non-invité et inattendu… il ne reste plus qu’à définir l’État Suprêmes, avec majuscules of course… mais ce qui est clair, c’est que ce n’est ni invité ni attendu…
ce qui fait que l’on ne peut pas vouloir ce rien car on ne soupçonne même pas ce à quoi ça peut ressembler… on ne peut que vouloir ce que l’on connait déjà, en l’améliorant un peu… mais ce que l’on cherche est probablement inimaginable, tellement plus grand que ce que l’on connait déjà, ce que l’on sait avec notre tête…
mais pour ne plus le vouloir et ne plus l’attendre cet État Suprême, ne plus l‘expecter – peut importe ce que c’est – il faut l’avoir beaucoup voulu, beaucoup désiré, beaucoup attendu de la vie… et avoir été beaucoup déçu(e), désillusionné(e), désappointé(e) comme disent les franglais…
et ça prend parfois plusieurs désillusions et déboires et déceptions pour en arriver là… comme si c’était par élimination que l’on atteignait cet État dit Suprême… un État Suprême qui est toujours ici mais c’est nous qui était ailleurs, on le cherchait ailleurs…
Suprême comme dans Suprématie, comme dans Ultime, comme dans Royal… comme dans au-dessus de la mêlée, au-delà de la foule, comme dans supra mondain… comme caché en notre fort intérieur… être dans le monde mais pas de ce monde… de ce monde-ci, de ce monde-là… et de l’autre là-bas… dans les Cieux… comme dans un ciel et des Cieux
on ne peut donc pas atteindre l’État Suprême… on ne peut qu’être disponible et se laisser trouver… on ne peut qu’arrêter de courir et se laisser rattraper par cet État Suprême qui, patiemment, nous attend depuis avant même notre naissance, pour nous tomber dessus peut-être, s’il vient des Cieux…
mais peut-être qu’il vient de la terre et nous arrivera par les pieds… ou qu’il est partout et qu’il nous rentrera par le coeur, ou par le reste du corps…
ou peut-être qu’il n’arrivera pas, peut-être qu’il y est déjà en notre corps et qu’il suffit de le réaliser… et d’unifier tous ces morceaux qui nous composent… État Suprême, État Uni… et ça ça ne trompe pas…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• cinquantième
traduction : nous avons l’argent, le pouvoir, la connaissance médicale, le savoir-faire scientifique, l’amour et la communauté pour être en mesure de produire un paradis humain sur terre… mais nous sommes menés par les moins compétents parmi nous… les moins intelligents, les moins nobles, les moins visionnaires… nous sommes menés par les moins bons parmi nous… et nous ne nous battons pas contre les valeurs déshumanisantes présentées par les représentants du pouvoir… – Terrence McKenna
quand on se met moindrement le nez dans l’espace médiatique ces temps-ci, ça sent mauvais… et ça vole bas… en fait ça vole pas – quoique certains le font mais légalement et au large – ça grenouille, ça rase le sol, ça pue un tipeu… mias ça ne nous surprend pas right ? on dirait que les politiciens, fiscalistes, avocats, juristes et autres notables se sont passés le mot pour confirmer la citation de McKenna ci-haut…
pas nécessairement illégales toutes ces révélations, surtout pas surprenantes, mais immorales et inhumaines for sure…
et en ce moment, le paradis dont on entend le plus parler est fiscal… on dirait que Dieu est un avocat comptable crapuleux… Oh my comptable… et ce ne sont pas les plus catholiques qui fraient aux paradis sur mers..
mon tout petit feeling perso – et bien partiel je l’admets – est que le problème fondamental de cette avidité environnante et assez répandue à ce que l’on entend et lit repose sur notre séparation d’avec le reste du monde… oui oui… me myself and I and fuck the rest of the world…
me semble en effet que si on se sentait davantage connecté(e) avec le reste du monde, avec le reste de notre monde, si on se prenait pour le monde entier, on ne tenterait pas de s’en mettre plein nos petites poches personnelles aux dépends des besoins des plus nécessiteux… en fait au profit de l’avenir même de nos enfants… comme si l’argent aller sauver le monde…
si on se prenait pour Dieu, si on se prenait pour le monde entier, on ferait ce qui qui est mieux pour le bien du plus grand nombre… et non pour le bien de ses propres plus grands nombres à soi…
quand on est plein aux as et qu’on tente d’en avoir encore plus, on finit par s’étouffer soi-même avec ses propres bidous de famille… seld blow job de fiscalistes… car surtout une affaire de ptits monsieurs j’imagine la magouille, malgré que sûrement certaines madames veuillent aller au paradis aussi…
tout le monde veut que son cash s’évade, s’évite, ou évite les percepteurs… on veut tous que notre cash lévite, on veut faire lever ses avoirs jusqu’aux cieux… d’où l’idée de créer des paradis ici bas sur terre…
on peut bien jouer les ptits bouts de viarges offensées devant les magouilles panaméennes et autres nausaébondieuseries paradisiaques financières et/ou politiques, mais on joue tous plus ou moins à cache cash… qui d’entre nous n’a jamais caché quelques petits revenus ici et là ?
sauf que nos boulettes à nous sont toutes petites… nous on joue aux petites quilles, eux aux grosses… et on considère que nos petites passes-passes sont moins graves… elles ne sont que moins grosses…
mais si on se prenait pour le monde entier, si on sortait de sa petite coquille de ptit poulet séparé de la grande basse-cour humaine et qu’on s’identifiait à la ferme entière, on arrêterait de tenter de faire dans la magouille pour sauver quelques cennes… car la ferme c’est nous… on vogue tous et toutes sur le même bateau… vers le même paradis, qu’il soit fiscal ou fictif…
dans le fond, peut-être qu’on a seulement peur de mourir ? peut-être qu’on vit en mourant d’insécurité et qu’on veut ramasser le plus possible de ptites croquettes en pensant que ça sauvera notre peau de ptit poulet ?
ou dans sa version plus petite, plus basse-cour, plus bas de gamme, on a juste peur de manquer de quelque chose devant le vide et la mort, alors on gratte, gratouille et manigance pour empiler un peu plus de ptits bouts de rien… en pensant que c’est quelque chose… comme si on apportait ça avec soi de l’autre côté…
mais même si on ne se fait pas incinérer, le cash ne nous suivra pas de l’autre côté du miroir…
où il y a de l’homme il y a de l’hommerie dit-on…
peut-être que l’on devrait changer le dicton pour : où il y a de l’âme, il y a de l’âmerie… en tous cas, en ce moment, il y a beaucoup d’âneries…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-neuvième
traduction: le plus gros trip d’égo en ce moment est de vouloir se débarrasser de son égo…
– Alan Watts
ah l’égo, l’égo… en ce sens nous sommes tous égaux, quoi que certains plus que d’autres… tous et toutes, nous sommes des bêtes sociales, certains moins que plus, d’autres plus que ça… et d’autres pas, d’autres plus du tout…
si vous lisez ceci, probablement que, comme moi, l’un de vos désirs les plus profonds est de vous libérer de votre égo… whatever it mens… vous libérer des attachements, de la souffrance, du sentiment de séparation, de la peur de mourir et de ne pas nous sentir ni un ni une ni deux avec l’existence…
d’autres conçoivent plutôt le but du jeu comme devenir dieu, ou le redevenir, ou se fondre dans l’univers… redevenir la source, la boire, ou se faire avaler par, c’est selon…la goutte qui veut redevenir la mer… oh môman… moment par moment…
pour se faire, nous lisons de la pop psycho et de sages écrits d’érudits, écoutons des vidéos d’êtres réalisés, pratiquons la non-dualité, citons des citations à profusion, développons la loi de l’attraction, méditons en pleine conscience et évidemment, nous faisons du yoga et de la méditation et mangeons végane tout en achetant des bébelle éco-responsables…
nous sautons d’une activité à l’autre dans l’espoir de trouver LA bonne affaire… maudite affaire donc… nous voulons vivre totalement et en même temps, on veut disparaître… l’égo se pitche en tous les sens… et nous fait virer comme queue de cochon vers autruie…
maintenant même possible d’avoir un gourou – ou plusieurs – via youtube et de prendre sannyas (être inité par un maître) par Skype… on n’arrête pas le progrès mes disciples…
alors que certains recherchent les paradis fiscaux pour jouer à cache cash, d’autres cherchent à s’enfuit de leur identité corporelle… ne sommes-nous pas des âmes dans un corps ?
personnellement, j’ai choisi mon maître spirituel – Osho – ou m’a-t-il choisi comme disciple – il y a plus de 30 ans et depuis j’ai eu le temps de me forger un beau gros ego spirituel… en fait, si je suis probablement l’un des plus humbles disciples que le maître ait porté 😉 toutes ces années de disciplitude ont engraissé ma feuille de route disciplinaire et gonflé mon tour de taille d’humilité… humblement boursoufflé suis-je, ou ne suis-je point… ou plus… ou pluss…
mais comme disait quelqu’un récemment qui aimait confronté les quêteurs spirituels – ou était-ce quelqu’un d’autre ? – après plus de 30 ans de disciplitude, soit mon gourou n’est pas bon ou bien c’est moi qui n’est pas vite vite car je n’ai pas encore tout à fait pogné la joke ?
mais quelque chose se passe quand même… je vis moins vite, je m’en fais moins, j’ai moins peur de tout et de rien, et surtout, je me prends de moins moins au sérieux… ou du moins, je ris davantage quand je le fais…
je me souviens d’une affirmation de mon ami et mentor Veeresh qui, lorsqu’on lui avait demandé s’il était illuminé, avait répondu : la plupart du temps… quelle belle réponse pragmatique… en fait pragmagique… car tout à fait terre à terre et en même temps, elle met fin au tout ou rien spirituel qui veut que soit on est illuminé(e), soit on l’est pas… un jour ce sera mon tour… ou pas…
Osho donnait en ce sens l’exemple de l’eau bouillante… on doit continuer de la chauffer mais ce n’est qu’à 100 degrés qu’elle bout… makes sense… et tant qu’on est pas rendu(e) au boutt du boutt, on ne bout pas… mais faut continuer à se la chauffer… en ce sens, certains boudent et désespèrent de ne jamais y arriver, d’autres s’en font moins et prenant plaisir à faire le chemin… parait d’ailleurs que le chemin est la destination… koan… et citation FB répandue…
personnellement, pour l’avoir fait pendant des années très très sérieusement, je ne médite plus désormais… du moins je ne fais plus de distinction entre meditation time et le temps dit ordinaire… qu’un long fleuve tranquille la vie, ma vie qui ne m’apprirent plus… plus de distinction entre le profane et le sacré… tout est tout l’un et tout est l’autre… et ni l’un ni l’autre n’existe en dehors de ce que j’en fais… et ce que j’en fais n’importe pas… ou plus…
je ne suis pas dieu et ne veux pas le devenir… je ne veux même plus le connaitre, ni le reconnaître…je ne veux qu’être… bien, paisiblement heureux, bêtement heureux… simplement… je veux être de plus en plus bête et béat… béatitude…
je veux de plus en plus être de moins en moins… de moins en moins dans ma tête et de plus plus en plus dans tout le reste de mon corps… et dans les arbres qui m’entourent… et dans tout le reste, quel qu’il soit, quoi qu’il reste…
je veux de plus en plus servir, mon prochain et ma prochaine, comme celui et celle d’avant… take a number… je veux simplement n’être que moi-même… tout à fait, merveilleusement moi-même… et assumer tout à fait le rôle qu’on m’a attribué dans ce chapitre de cette grande saga humaine… jouer du mieux que je peux…
je veux contempler la mort et la regarder entre les deux yeux, lui rire au visage en même temps que la respecter avec tout le respect qu’on lui doit car elle me fera sûrement faire dans mon froc sur mon lit de mort quoi que j’en dise… je sais je sais vous aussi dites n’avoir pas peur d’elle… mais pourtant ni vous ni moi n’avons idée de ce que cela implique… changer de corps n’est probablement pas aussi simple que de changer de char…
je veux dire ce que je pense, comme je le pense, sans penser à ce que les autres en pensent… pensez-y… ou pensez-y pas…
ces temps-ci, ma pratique spirituelle consiste à jouer de la guitare et à chanter des hymnes en portugais… parfois en buvant le saint thé… parfois sans… et je deviens guidounement spirituel, ayant adopté un deuxième gourou… mort lui aussi bien sûr, plus facile de leur faire dire ce que l’on veut ceux-là, comme ceux sur youtube 😉 Spirit told me…
en terminant, je voudrais exprimer mon appréciation pour l’ami Shayam… un être intègre, qui vit selon ses propres convictions, un être spirituellement incorrect qui peut blaster sur le sans fil publique un gourou reconnu au risque de piler sur certains pieds de gourous wanabee.. … un spiritual gangster comme Veeresh l’aurait sûrement qualifié… j’aime les gens qui dénoncent les idées préconçues, ceux qui marchent à contre-sens, les gens qui shootent from the hip comme disent les zanglais et les zanglaises… aho esoteric motherfucker…
en terminant, pour vrai cette fois, un petit article pour éviter les esoteric boobytraps.. du moins pour les reconnaître la prochaine fois qu’on tombera dedans…
j’imagine que ça rassure, si Mooji le dit… qu’on a pas besoin de substances… que ce ne sont que des expériences temporaires… que ce que l’on cherche est plus permanent que ça, et qu’on a besoin de rien d’autre que de conscience pour y arriver…
sauf que la vie n’est pas si simple que ça chers amis…
personnellement, j’expérimente avec l’ayahuasca et substances soeurs depuis une quintaine d’années… suis allé une dizaine de fois au Brésil, 2 autres au Pérou… ai fait des expériences avec divers chamanes et groupes religieux, ai fait de nomreuses recherches sur le sujet, ai inclus ce thèmes dans mon cours universitaire, suis allé deux fois à Takiwasi, là où Jacques Mabit et son équipe traitent des toxicomanes à l’aide de plantes médicinales dont l’ayahuasca… l’ai d’ailleurs invité à Montréal l’automne dernier pour une série de conférences (voir ci-bas pour vidéo de son passage à la prison de Bordeaux chez les Souverains)…
en passant, ces plantes font des miracles pour plusieurs personnes… autant sur les plans physique, spirituel qu’émotif…
sauf que, l’ayahuasca en particulier, est devenue très très populaire depuis quelques années… avec de bons, mais aussi de nombreux très moins bons côtés… dont des vols, des viols sur de jeunes occidentales, des abus de toutes sortes, des meurtres même… la plupart du temps de la part de gens du sud sur des touristes qui affluent vers l’Amazonie en quête de guérison ou d’ouverture d’âme… remplis d’insouciance et d’avidité… jungle fever… bien compréhensible de leur point de vue du moins… la manne arrive, pourquoi s’en priver quand on meurt de faim…
l’ayahuasca existe depuis des millénaires… cette puissante plante (en fait un mélange de deux plantes), qu’on appelle communément la liane des morts ou vigne des esprits, bouleverse profondément quiconque l’ingère… elle nous tire le tapis de sous les pieds, elle indique des espaces beaucoup plus grands que ce que le petit moi connaît… elle ne change pas nécessairement notre quotidien, mais nous indique tellement de choses non encore éclairées en nous…
l’ayahuasca, comme plusieurs autres plantes ou substances chimiques, n’est pas la lune, mais plutôt un doigt qui pointe la lune… et probablement, qu’un moment donné, quand on s’est fait pointé la lune assez souvent, et surtout assez clairement, on a plus besoin d’indication… on peut y aller directement…
la réponse de Mooji – que je respecte profondément – est tout à fait juste… il me fait d’ailleurs penser à Osho, qui a répondu pendant des années à des gens intéressés à savoir si les substances psychoactives pouvaient constituer une pratique spirituelle valide…
si Osho sentait que la personne voulait son approbation, dans un sens comme dans l’autre, il lui offrait une réponse qui la déstabilisait… disant parfois que les drogues pouvaient ouvrir la conscience, mais au contraire affirmant parfois qu’elles n’étaient que des détours séduisants qui nous éloignaient du chemin… selon ce que la personne qui posait la question voulait entendre, il répondait le contraire…
en ce sens la réponse de Mooji est tout à fait juste… et il ne dit pas que cet usage n’est pas approprié… mais selon lui, qu’une étape… makes sense… mais c’est son expérience et pas la nôtre, pas la mienne… pas encore du moins… pas tout à fait… pas tout le temps… pas toujours… et on prend souvent les réponses des maîtres comme nos propres réalisations… ce qui n’es pas le cas… le mental peut comprendre mais la vraie réalisation se passe ailleurs…
pour avoir écouter Osho pendant des années, tellement de choses qui résonnent encore dans le vide en moi… mais le chemin continue de se marcher… on largue les poids et les obstacles un après l’autre…
oh ! j’entends d’ici la satisfaction de plusieurs mentaux à l’écoute du vidéo de Mooji, des gens qui sont soit opposés au recours à l’ayahuasca, ou à toute autre substance for the matter, ou qui en ont peur, ou qui sont encore attachés à la croyance que le recours à des formes extérieures dans toute voie spirituelle n’est pas juste ni nécessaire et ne devrait pas être…
sauf que qu’est-ce que le yoga ? qu’est-ce que la méditation ? que sont les idées ce qu’est la spiritualité ? que sont le voyages en Indes ou ailleurs dans les temples ou ceux sacrés ? que sont les divers exercices de pleine conscience ? sinon des outils extérieurs au même titre que les plantes ou les habits de yoga Lulu Lemon…
pas des péchés, que des choses qui existent bel et bien et qu’on peut choisir d’explorer, ou pas…
car en fait il n’y a rien d’intérieur ni d’extérieur… il n’y a aucune distinction entre dedans et dehors, rien de bon ni de mauvais, autre que ce que le mental décide bon ou mauvais…
Osho disait souvent que la réalisation de notre âme est inévitable, que c’est notre droit inné à chacun chacune de nous… que l’on fasse des efforts ou pas, u’on se tienne sur la tête ou u’on mange du bacon, nous arriverons au bout du chemin au moment qui sera juste et bon… pas entre nos mains… l’égo ne peut pas décider du moment où il implosera…
alors que l’on prenne de l’ayahuasca, que l’on réussisse à se tenir sur la tête ou qu’on se transforme en cobra, qu’on mange végane ou des hot-dogs, qu’on soit pro-Trump ou qu’on feel the Bern, same same…
que des rôles que l’on joue, que notre rôle en ce passe-ci de notre vie sur terre… que cette leçon dans le multiples leçons à apprendre… l’idée est probablement de jouer ce rôle qu’on nous a attribuer du mieux que l’on peut, avec le plus de conscience possible – à ce point-ci – avec le plus d’impeccabilité possible…
et peu importe ce que disent Mooji, Osho, Rumi, ou tous les autres grands sages de l’univers, ou tous les Trumps de la terre, l’expérience est nôtre et tout justement doit partir pour finalement laisser la vie se refléter en nous telle quelle, at face value…
l’idée consiste à devenir un miroir, sans tache, sans biais, et à laisser la vie nous passer dessus sans déformation aucune, qu’une surface lisse…
mais cette médecine peut nous pointer beaucoup d’inconnu, de l’inconnu connu, de l’inconnu inconnu et de l’inconnu même pas suspecté…
yo !
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et deux (parmi des milliers) sources rapportant de nombreux bienfaits de l’ayahuasca…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-septième
traduction: je crois que la magie est une forme d’art, et que l’art – que ce soit la musique, l’écriture, la sculpture, ou toute autre forme – constitue littéralement une forme de magie… l’art est, comme la magie, une science qui manipule les symboles, les mots ou les images, pour amener une modification de la conscience… car jeter un sort (cast a spell) consiste à mettre des idées en mots, à manipuler les mots, pour modifier les consciences, et c’est pourquoi je crois que le travail d’un(e) artiste et/ou d’un(e) écrivain(e) est ce qui s’apparente le plus au travail d’un(e) chamane…
désolé n’ai pas trouvé l’auteur de cette citation, anybody knows ?
mais quelle citation quand même non ? lier art, magie et chamanisme… si juste…
déjà hier le thème de la magie est apparu dans ma chronique et maintenant, en ce premier jour d’avril, anniversaire de tous les poissons du monde, cette citation qui poppe up poppe up poppe up comme par magie, et hop hop hop par ici… smells fishy, mais so be it… rien dans les mains ni dans les poches… mais dans le chapeau cependant, dans le chapeau…
on ne peut malheureusement pas rendre la perspicacité du double sens de l’expression to cast a spell en français… to cast a spell signifie jeter un sort… mais to spell veut également dire épeler… ou organiser les lettres, les mettre l’une après l’autre pour donner un sens… et possiblement modifier les consciences…
donc faire de la magie à l’aide de lettres et de mots, petits et gros, à l’aide de couleurs sur une toile ou autre support, par la musique dans les oreilles et le coeur du monde… mais tout peut devenir de l’art si fait artistiquement…
avec ma tribu, on joue et on chante régulièrement de nombreux chants sacrés et c’est magique… sans s’en rendre tout à fait compte, on chante et on se laisse faire, on laisse se faire le travail chamanique… je dis on laisse se faire car personne ne fait rien d’autre que de tenir sa place et chanter…
pas de chamane dans la cabane… personne qui fait le job à notre place… ou plutôt que des présences qui nous visitent… que des portails incarnés qui tiennent un espace dans lequel les grands esprits désincarnés s’agitent, nettoient, allègent, purifient… nous ne faisons que créer et soutenir un environnement dans lequel on invite, en visite temporaire, les anges et autres protecteurs de l’humanité…
nous leur préparons l’espace, les invitons et la plupart du temps ils viennent.. on les sent, et les ressent… ils nous volent au vent…
la musique, mais les mots aussi… par les mots, qui passent par mes mains, mais plus au-travers de moi que par moi, aussi un peu ce même genre de travail qui s’effectue…
un travail simple, pas compliqué mais bien senti, qui tente de toucher le coeur des gens, l’âme de ceux et celles qui portent regard sur ces mots, vous même ici en personne… par mes mains, des ptits bouts de mon âme qui s’agglutinent sur la toile et, par vos yeux, ces même ptits bouts d’âme filent vers la vôtre… ou est-la seule et même âme ?
alors d’âme à âme, âme bourgeoise, via les mots, on se rejoint, on se connecte, on se touche et se relie… virtuellement, ce qui peut sembler abstrait pour les communs mortels que nous pensons être mais communs immortels que nous sommes, nous nous frôlons…
car peut-être que les choses les plus vraies se passent à notre insu, ici-haut, dans les hautes sphères ?
au-delà de la gravité bien terrestre qui nous garde les deux pieds sur terre, il existe aussi une force d’attraction inspirante vers le haut qui, par un sans fil doré, qui nous relie constamment aux cieux et à leurs anges gardiens… juste là, sur le dessus de notre crâne, un ptit lien cosmique qui relie…
technomagique, cyberchamanique…
en terminant, une oeuvre d’art ingénieuse, à base de mots et de sens multiples…
traduction de la colonne de gauche :
l’art est inutile, sors et trouve-toi un vrai travail, gagnes ta vie, tu ne peux pas laisser le reste de ta vie devenir une farce ni un échec, tu deviendras un artiste affamé… contribue à la société au lieu de perdre ton temps, tu ne vaux rien…
traduction complète :
l’art est inutile SANS PASSION, sors ET SOIS UN ARTISTE, trouve-toi un vrai travail EN FAISANT CE QUE TU AIMES, gagnes ta vie EN ÉTANT TOI-MÊME… tu ne peux pas laisser LES AUTRES DÉCIDER DU reste de ta vie ET DIRE QUE TU ES UNE une farce ou un échec, tu finiras HEUREUX ET LIBRE ET NON un artiste affamé… AIME TON ART ET contribue à la société EN INSPIRANT LES GENS au lieu de perdre ton temps EN LAISSANT LES AUTRES TE DIRE QUE tu ne vaux rien… TU PEUX CHANGER LE MONDE
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-sixième
traduction: l’authentique magicien(ne) n’a pas besoin de trucs…
ces temps-ci, il se passe quelque chose mes ami(e)s… quelque chose de magique…
le voyez-vous ? le sentez-vous ? do you get it ? capiche ?
rien de spooky, rien de sournois, ni de caché… rien de compliqué, mais iminamment complexe en même temps…
et ça se passe à la vue de tous et toutes… ça se passe dans l’air du temps, ça passe comme de l’air… ça passe par la musique, ça se passe-partout et ça passe-partout… ça se passe au-dessus de nous, mais aussi en-dedans… pour ça qu’on ne le voit pas… c’est l’autre oeil qu’il faut ouvrir… celui entre les deux autres, mais un peu plus haut…
mais ça se passe aussi dans le coeur, ça passe aussi par le coeur… car la tête est mal équipée pour saisir cette magicoréalité… rien à comprendre mais tout à apprendre…
pour ceux et celles qui ne perçoivent pas cette magie, ceux et celles qui n’y croient pas, dommage mais vous devrez vous en remettre au politique ou à la consommation… ou brasser des affaires… mais pleins d’air ces prix de consolation… balounes vides pleines d’air chaud… pouf !
la magie est bel et bien réelle, belle et bien réelle… suffit de fermer ses yeux et d’aiguiser son regard… suffit de premièrement la croire plausible et possible… et elle devient par la suite probable, puis inévitable…
la réalité est parfaite telle quelle… la réalité est magiquement subtile, délicate à saisir mais ceux et celles qui sont sensibles enough baignent dedans… tout est magiquement parfait et tout ce qui doit être est…
abracadabra… la réalité se crée comme elle s’affirme… telle quelle, parfaite, rien à y changer…
lisez entre les lignes, la secret y est logé… ouvrez votre coeur, la clé s’y cache… mais faut prendre le temps, faut bien regarder, faut toucher de son âme…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-cinquième
traduction : se guérir soi-même requiert 1000 fois plus de courage que peut l’être de tenter de réparer le monde…
quelle citation mystérieuse… qu’est-ce que guérir ce que le monde a fait ? et se guérir soi-même ?
ah la guérison… quel mystère… en effet, qu’est-ce que guérir ? car tant à guérir, alors par où commencer ?
est-il même possible penser se guérir soi-même ? le guérisseur et le guéri… guérir la guerre… et le guerrier et la guerrière…
se guérir soi-même ? mais la guérison ne vient-elle pas de l’au-delà ?
et guérir quoi au juste ? les vieilles blessures existent-elles encore ? restent-elles en nous ? vivent-elles toujours ? ou ne fait-on que les perpétuer en pensées ? où logent-elles dans nos corps ? ou dans nos âmes…
beaucoup de questions, bien peu de réponses…
parfois il me semble que la guérison n’est rien d’autre que de l’intégrité, rien d’autre que le fait de ramasser tous ses morceaux puckés et assumer tout ce que l’on a été, ce que l’on est, tout ce que l’on a vécu, tout ce qui nous est pass par la corps et par l’âme…
tant de souffrance qui est survenue dans le monde depuis des milliers d’années, tant de guerres, tant de massacres, tant de coeurs brisés, tant de rêves inachevés… tant de points de suspension en suspens…
tant de conflits externes et internes, tant de heurts, tant de chocs, tant de pleurs…
est-il nécessaire de pleurer toute cette souffrance ? est-il utile de la faire émerger pour qu’elle s’aère, pour qu’elle s’évapore ?
ou est-il plus utile de la couver, de l’assumer et de la transformer en force et en sagesse ?
guérison, cura, curare, healing…
la guérison, la guérison, pas une raison pour souffrir infiniment…
alors s’ouvrir, laisser aller, ramener à soi, se réapproprier, lécher ses plaies s’il nous plait…
lécher ses plaies ou simplement les laisser se faire lécher par la langue de dieu ?
développer sa capacité de prendre soin, autant de soi que des autres, accepter, pardonner, intégrer et réintégrer…
car guérir est soigner, prendre soin, donner du soin… donner du soin à ce qui fait mal… faire le bien, prendre bien soin de… soin soin…
guérir est possiblement aussi simple que d’apporter de la lumière à la noirceur, de la conscience à l’in.. conscience… constance, confiance…
guérison, guérison… cura cura…
guérir la souffrance du monde, mission impossible ?
mais toute la souffrance du monde réside en nous car nous sommes de ce monde… alors guérir le monde en se guérissant soi-même… simplement… à suivre…
••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quarante-quatrième
ce matin, je me la ferme et je laisse la place à un architecte du minuscule… un être touchant…
en hommage à mon ami Benoit Duchesne… qui roule sa vie et sa bosse lui aussi, à sa façon, tout en courage et en humanité… et qui doit nous voir les narines lui aussi… love you brodeur…