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tournée d’enthousiasme

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-SIXIÈME…

traduction : quand vous ressentez de l’enthousiasme à faire quelque chose, cela signifie que vous êtes aligné(e) avec l’Énergie et que vous êtes inspiré(e) à prendre action à partir de cet endroit en vous… lorsque vous ne sentez pas l’inspiration à faire quelque chose, ne vous poussez pas, car votre effort sera vain… mais quand vous vous branchez sur l’Énergie, la tendance à procrastiner disparait instantanément… – Abraham Hicks…

dans quelques heures, nous tournerons une nouvelle page de calendrier… eh oui, nouveau carré aux dates dans ce grand dessert cosmique pourtant intemporel…  si on compte sur le temps à numéro, on arrivera à 2016 dans quelques heures… une année bissextile de surcroît… eh oui un jour gratuit fin février cette année… contrairement au jour de l’an, ça arrive pas juste une fois par année la bisexilité…

en cette nouvelle plage de temps à venir, en ce nouveau numéro de temps qui ne passe pas, je nous souhaites ce grand alignement justement, cette connexion à l’Énergie avec un É majuscule… je nous souhaites, à nous humaines et nues-mains,  pour ce nouveau tour de calendrier, une seule chose, soit de l’enthousiasme…

eh oui pour 2016, je nous souhaite l’un des plus beaux mots du monde : enthousiasme… un terme initialement associé au domaine de la théologie, qui signifie en grec : retrouver le dieu en soi, theo…

enthousiasme, comme le terme enthéogène… retrouver la vision divine, redécouvrir dieu en soi, voir la vie avec les yeux divins… rien de moins… générer dieu en soi… redevenir dieu…

eh oui, rien de moins que cela et en même temps tout cela pour nous tous et toutes en 2016, retrouver dieu en soi… ou la déesse, c’est selon… ou les deux tiens tant qu’à être dans les souhaits…

en ce nouveau tour de calendrier, nouveau tour de piste, une invitation à redevenir la vie elle-même, retrouver l’axe sur lequel la vie danse et s’articule… redevenir une toupie divine, avec un centre immobile…

redevenir une marionnette divine… pour se laisser animer par la vie… redevenir un ptit bonhomme divin, une divine de ptite bonne femme… comme les enfants, redevenir une marionnette divine qui se laisse manipuler par la vie elle-même, redevenir le flot humainement divin…

eh oui, en 2016, trouvons ou retrouvons cet état d’exaltation de l’esprit et de l’âme, cet élan d’ébranlement profond de la sensibilité de celui ou celle qui se trouve possédé(e) par la divinité dont il/elle reçoit l’inspiration, le don de prophétie ou de divination…

cet état de ferveur, d’émotion intense donnant l’intuition de vérités ou de réalités supra-naturelles…

cette force naturelle ou mystique qui pousse à créer ou à agir avec ardeur et dans la joie…

ce mouvement profond de la sensibilité interne portant à aimer ou à admirer quelqu’un ou quelque chose avec passion…

cette grande joie vive, tendant à s’extérioriser et exprimant une adhésion totale, une approbation complète de la vie…

je souhaite aux 7 milliards et plus d’humains de retrouver l’enthousiasme ultime, celui qui nous inspire à vivre chaque instant comme si c’était le seul car en réalité c’est toujours le seul, le premier et le dernier moment…

se brancher à chaque moment sur l’ultime enthousiasme, celui qui anime la vie, celui qui nous pousse au cul… celui qui nous fait nous lever de bonheur… à chaque matin…

je vous souhaite à vous, oui vous personnellement qui avez lu jusqu’ici, de retrouver ce ptit bout de dieu en vous car semble-t-il que nous le transportons tous et toutes en chacun et chacune de nous…

tchin tchin, un 2016 enthousiasmé et enthousiasmant…

un point illusoire dans la passage du temps qui ne passe pas à perdre la tête et à retrouver dieu en nous… le même dieu, la même déesse, en chacun et chacune…

un conte de Noël bien au chaud

((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-CINQUIÈME…

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c’était en l’an 15 du troisième millénaire sur la planète Terre… en cette année où la neige n’était pas venue pour le temps des festivités sur la contrée du haut et du bas Canada… en cette année où les Syriens ont commencé à arriver en série en plusieurs pays du monde, fuyant la guerre et les horreurs en leur terre mère patrie bien bouleversée…

c’était l’année où le jeune messie, le fils de feu Pet, était venu sauver le Canada après 10 ans de Stephane Voldemort de peur… ça en prenait justin pour le sortir de là cet oiseau de malheur…

10 ans de noirceur qui avait presque laisser le pays dans le seul ombre de lui-même… et une bien grande ombre que la canadienne…

10 ans à pipeliner et bituminer de brun un territoire immense pour une poignée de pétrodollars pétrocanadiens…

10 ans à se faire cultiver la peur dans le coeur, la noirceur dans l’âme et les froids calculs économiques dans la tête…

10 ans d’ignorance crasse et d’opacité d’esprit…

oh ce que ça avait fait du bien cette année-là ce grand vent de fraîcheur et de jeunesse qui avait remplit tous les trous de beignes de la chaîne humaine du pays du grand Tim…

ouf, qu’il en avait besoin ce grand pays qu’il avait déjà été de ce grand coup de vent frais et jeune, après des années de coupes de poing sur la gueule de la démocratie et de manque de points sur les zi…

dans le contrée du Québec aussi les choses avaient été dures et froides sous les coupes des libres gouvernants médecins calculateurs et ratatineurs de programmes sociaux… mais on aurait dit que même ici, même là à l’est de la rivière des outaouais, l’espoir renaissait… même là la chaleur humaine faisait fondre le déficit comme neige qui n’était point tombé à point justement…

que les dits canadiens de montréal, ces étrangers millionnaires poisseux de rondelles en caoutchouc qui perdaient systématiquement en cette période de bonheur retrouvé, mais cela comptait peu… comme les joueurs, qui, de toutes les façons, jouaient trop dans la ouate de la sainte flanelle… et Jésus Price qui était blessé dans sa laine par dessus le marché…

il n’y avait pas de neige de toute façon, le bon peuple ne feelait pas hockey, il restait de glace devant cette escapade vers le bas du classement… vite les ice capables dans la grande tour de la belle bébelle pour remplacer ces incapables…

le petit justin, notre petit justin disaient certains, comme s’il était notre fils et petit fils à tous puisque son père avait été feu roi de la contrée tellement longtemps, avait entrepris de réparer les relations avec les premiers habitants du territoire… oh oh oh que cela était juste et bon, justin bon, bon justin, bon, tout simplement…

car notre relation avec les premières nations trainait de la patte, et dure dure la traîne sauvage sans neige… et pas sauvage ceux et celles qu’on pense, alors qu’on enfermait dans les pensionnats les enfants de la terre pour en faire de bons ptits blancs… blancs bonnets et bérets verts… passé honteux mais qu’on rénovait lui aussi et réconciliait…

finalement… on reconnaissait nos erreurs… finalement…

finalement on acceptait de faire la lumière sur la disparition de milliers de femmes autochtones, moindre des choses me direz-vous, mais ce que Voldemort ne jugeait pas nécessaire…

finalement, on avait compris que tant que la relation entre les dits blancs au passé plutôt noir et les gens qui avaient parti pris ce pays il y a quelques siècles ne serait pas blanchie, il n’y aurait pas de paix dans le coeur des hommes et des femmes, peu importe leur bonne volonté…

alors en cette fin d’année 15 du troisième millénaire, souffla sur la contrée canadienne un vent de renouveau, un vent d’espoir… une brise de jeunesse, une chinook de bonnes intentions qui sonna la fin de la canadian schnoutte… un grand vent de fraîcheur qui fit fondre la peur et le découragement et qui fit reprendre espoir même aux plus cyniques…

cette chaleur, qui avait tant manqué au bon peuple du grand pays du grand nord américain qui s’étend d’une marre à l’autre en avait eu marre justement, avait fait fondre la neige…

cette chaleur humaine qui était presque en train de se sauver elle-même hors du coeur du pays du bras canadien avait décidé de revenir se réchauffer le canayen…

même à paris la grise en ce novembre assombrie d’extrême mousse lime, là ou l’on s’était rencontré pour remonter le moral bien bas du thermostat en liesse de la grosse boule bleue, l’espoir repris ses lettres de noblesse… le canada y avait repris sa place dans le concert des glaçons…

tchin tchin let’s dring to that…

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tape tape pow pow

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-QUATRIÈME…

beau non ? écrire c’est le coeur qui éclate en silence… car écrire c’est laisser parler son coeur, plus que sa tête en tous cas…

car…

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et même si la tête pense que c’est elle qui écrit, ce n’est peut-être pas le cas mon gars… c’est ton coeur qui te mène à ton clavier, ton coeur qui met ses tripes et ses troupes sur la table… tape tape boum boum claque claque… et vlan, dans les dents ptite tête…

car on peut écrire avec sa tête, et ses doigts, mais si le coeur ne dir rien, les mots resteront vides, les phrases creuses et sans sens… qu’un tête à queue littéraire… que des lettres et des mots à la que leu leu… mais qui ne vont nulle part…

sans coeur, que de la soupe à l’alphabet qui se brasse elle-même, qui ne dit rien qui vaille, qui ne résonne pas à aucune porte…

toute une danse que celle qui lie tête et coeur… peut-être que ce sont nos doigts qui font le lien ?

écrire c’est le coeur qui éclate en silence… questionnant… mystérieux…

car qu’est-ce qui motive l’écriture ?

le besoin d’être compris ? non…

le besoin de communiquer ? non plus…

un message à passer ? surtout pas…

car certains écrivent comme d’autres respirent… sans vraiment s’en rendre compte, sans vraiment faire de bruit… à chaque jour suffit sa benne, à mots…

on écrit pour faire des liens, pour tisser sa trame et laisser sa trace car les mots s’envolent mais les écrits restent… que des restes de mots sur l’écran… de la poussière d’étoiles dans la toile…

on écrit sur tout, on écrit pour rien, mais on écrit quand même… comme le soleil qui brille, sans donner ses rayons à quiconque en particulier, certains écrivent et partagent leurs mots tout en ayant rien de spécial à dire… simplement écrire pour écrire… pour le simple plaisir de taper sa place au monde…

écrire avec son coeur c’est comme chanter avec son âme… impossible à voir, on ne peut que sentir, ressentir… on ne peut qu’ouvrir la bouche et faire confiance… on ne peut qu’ouvrir le coeur et laisse couler l’amour des mots, les mots d’amour…

allez, prenez ces mots, car ils sont mon âme… tenez mes mots,  et laissez-les aller… car ils vous emmèneront nulle part, nulle part ailleurs qu’ici… oui ici, juste là… au coeur des mots, à l’interface de nos âmes… dans tous nos états d’âme… tous états unis… états désunis…

tape tape, pow pow… entendez-vous ces sons de silence ?

https://vimeo.com/144828601

la nhuit au coin… du feu

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-TROISIÈME

c’est la plus longue nhuit de l’année, celle du 21 décembre…

il y a 3 ans, en 2012, on l’attendait avec particulièrement d’expectative ce 21/12… ah ce cher 21/12/2012… s’est-il passé quelque chose de particulier au juste ?  l’avenir nous le dira… ou pas…

cette année, en 2015, rien de particulier à signaler coté Mayaetcetera, si ce n’est encore la plus longue nuit de l’année… presqu’interminable cette nuit de solstice d’hiver sans neige encore plus noire que le poêle…

encore debout à écrire dans l’infini le chroniqueur… en cette plus longue nuit de l’année… debout, éveillé, au coin du feu, 1 heure et tapant… des lettres, des mots, tentant de faire du sens… tapant  t tentant d’être épatant pour la chasse-galerie désertée…

mais en cette nuit la plus longue, cette année, on apprendra quelque chose ensemble… ou pas… autour de l’origine du mot nuit et du chiffre 8… et de leur relation particulière et ce, dans plusieurs langues…

car saviez-vous vous ?

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pas seulement dans quelques langues, encore plus que ça…

Capture d’écran 2015-12-21 à 01.09.56mais si la règle s’applique dans plusieurs langues, elle n’est pas universelle car parait-il qu’elle ne fonctionne ni en russe ni en japonais… arigato…

selon mon ami Google et quelques autres cyber potes, on ne peut expliquer ce mystérieux rapprochement entre nuit et 8…

certains avancent qu’après les 7 jours de la semaine, il y eu la… nuit… et d’autres disent qu’après 8, vient 9, la nouvelle semaine, qui justifierait le lien entre 9 et neuf (nouveau)…

d’autres encore rapprochent la nuit et les prétendues 8 heures de sommeil nécessaires… mais cette explication ne s’applique clairement pas aux chroniqueurs nocturnes et noctambules, ni aux hibou (x ou s ? ;-)… surtout ceux sur le shift de jour…

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Jean-Pierre Brisset, pataphysicien, avançait quant à lui une explication un peu twistée, mais qui ne vaut que pour le français : en vieux français, hui veut dire jour (on le retrouve dans aujourd’hui) et on avait donc les antonymes hui et n-hui, la nuit étant la non-hui… d’où ce couple jour/nuit, huit/nuit…

au billard américain, la 8 est noire comme la nuit, au milieu des 15 boules, et sépare (comme la nuit la noirceur et la lumière) les basses des hautes… ou les petites et les grosses comme on disait dans notre coin de pays…

donc pour le moment, toujours l’opacité noire autour de ce rapport entre nuit et huit… et moi comme un aveugle qui cherche la boule noire dans la nuit noire sans lune au coeur de la plus longue nuit de l’année sans neige…

mais on soupçonne que ce rapport de proximité entre la nuit noire et le 8 n’est pas qu’une coïncidence… même si dense dans ce coin de nuit et de pays… la 8 au coin… ou cross-side

j’écris cette chronique au coeur de la nuit la plus longue de l’année mais vous la lirez probablement de jour… en ce jour d’aujourd’huit, 21 décembre, qui marque le retour du mouvement du balancier vers la lumière…

donc à compter d’aujourd’hui, il y a de l’espoir, après avoir parcouru le chemin jusqu’au coeur de la nuit, on retourne vers la lumière mes ami(e)s… le printemps reviendra bientôt… tout juste après la neige…

alors la nhuit au coin du feu, en attendant la lumière…

merci

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DEUXIÈME

traduction :

merci à ceux et celles qui m’ont détesté, vous m’avez permis de devenir plus fort…

merci à ceux et celles qui m’ont aimé, vous avez ramolli mon coeur…

merci à ceux  et celles qui ont pris soin, vous m’avez fait sentir important…

merci à ceux et celles qui sont entrés dans ma vie, vous avez fait de moi qui je suis aujourd’hui…

merci à ceux et celles qui m’ont quitté, vous m’avez montré que rien ne dure pour toujours…

merci à ceux et celles qui sont restés, vous m’avez montré l’amitié réelle…

merci à ceux et celles qui m’ont écouté, vous m’avez montré ma propre importance…

bon, cela devrait couvrir à peu près tout le monde…

oh, mais attendez…

peut-être que ça oublie de dire merci aussi….

à ceux et celles qui m’ont ignoré, pour m’avoir montré que c’est dans mes propres yeux que réside ma propre valeur…

et à ceux et celles qui m’ont négligé pour m’avoir montré à ne pas le faire pour moi-même…

et à ceux et celles qui m’ont humilié pour m’avoir permis de ressentir comment cela blesse les autres quand je fais de même…

et à ceux et celles qui m’ont gâté pour m’avoir donner l’idée de faire la même chose pour les autres…

et à ceux et celles qui m’ont fait confiance pour m’avoir permis de développer ma propre confiance en moi…

et à ceux et celles qui m’ont blessé pour m’avoir montré de prendre soin de tous et chacun…

et à ceux et celles qui n’ont jamais croisé mon chemin, cela nous laisse la chance de se connaître un jour…

en cette période des fêtes, quelle belle occasion de dire merci…

à tout le monde qui a croisé notre route…

à tout ce qui arrive à nous,  tout ce que la vie nous impose, propose et dépose au pied de notre arbre et à nos pieds…

à tout ce qui nous est jamais encore arrivé, car cela reste encore tout plein de surprises sous l’arbre et dans le grand bas de Noël…

en route vers nulle part – ailleurs – qu’ici

12360295_1201129476567151_7166084422464463898_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DEUXIÈME

traduction : notre destination n’est jamais un endroit mais plutôt une nouvelle façon de voir les choses… – Henry Miller

on ne s’en va jamais nulle part… on ne fait que déplacer notre perception limité de l’ici et maintenant… on ne fait que déplacer notre petit poste d’observation personnelle et limitée d’endroit et de temps… ou plutôt le ici se déplace et on ne fait que le suivre…

le fait qu’une destination ne soit pas quelque part où l’on va vers sonne tellement juste à mes jambes fatiguées de courir vers ailleurs et plus tard…

la vie n’est peut-être qu’une constante et nouvelle façon de voir les choses, la vie autour de nous, et les gens… qu’une nouvelle façon de concevoir la vie, vision toujours un peu plus large, toujours un peu plus grande…

qu’une perspective qui s’ouvre, autant sur sa propre existence que sur celle qui gravite autour de ce qui reçoit en nous… car nous ne sommes pas une chose, nous ne sommes pas quelque chose… nous ne sommes qu’un point de vue, qu’un poste d’observation sur l’existence…

nous sommes un flux constant d’idées et de conceptions diverses… qu’un fil de presse en continu, avec des nouvelles à sensations qui déroulent et défilent en nous et devant nous… qu’un flot constant d’idées, de perceptions,

et nous n’allons nulle part… au contraire, nous retournons d’où nous venons… à chaque respiration, nous nous rapprochons de la source, de là où nous avons jailli…

peut-être que nous n’existons même pas, peut-être que nous ne sommes qu’un rêve qui se regarde rêver lui-même… peut-être que la vie est réelle, peut-être que non, qui sait ? ce que je sais pas contre c’est que je suis en train d’écrire cette écrire et que sûrement vous êtes en train de la lire…

mais une autre réalité est que la grande majorité du monde entier ne verra pas cette chronique… trop occupé à aller à quelque part ? ou simplement ailleurs ? mais ailleurs qu’où au juste ? ou peut-être que c’est plutôt ma chronique qui ne va nulle part ? ou du moins pas à la même parce qu’eux et elles…

mais vous, vous êtes exactement ici, maintenant, à la bonne place, rivé(e) devant votre écran, à lire ces quelques mots qui ne mènent nulle part ailleurs qu’ici, nulle part ailleurs que vers soi…

non, clairement, on ne s’en va nulle part… et nous ne sommes même pas totalement ici non plus…

alors que sommes-nous et qui sommes-nous ? et vers où allons-nous ? telles sont quelques-unes des questions… et la réponse est ici et non là-bas… maintenant et pas plus tard…

mais quelle était la question au juste ?

aho Canada

By Jen Adomeit((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-ET-UNIÈME

ça y est la Commission de vérité et réconciliation du Canada a rendu son volumineux rapport hier…

Capture d’écran 2015-12-16 à 06.15.01selon les mots du Devoir, le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé à mettre en application les 94 recommandations de la Commission, et même à aller plus loin…

en consultant les grandes lignes de ce rapport, on réalise à quel point nos frères et soeurs des premières nations ont été humilié(e)s, blessé(e)s, tué(e)s, et ceci par nos ancêtres… imaginez ce l’entièreté du rapport nous révélera… oui définitivement, il est temps d’admettre publiquement les atrocités, et surtout de les réparer, dans la mesure du possible…

si vous avez suivi le moindrement ces chroniques depuis les dernières semaines de novembre, vous savez que ce thème des relations avec les premières nations me tourne autour et qu’il m’amène à faire de nombreuses réflexions en ce sens…

même si je réfléchis pour moi-même sur la relation entre les premières nations et les divers conquérants de toute l’Amérique depuis ma rencontre avec les représentants des peuples autochtones à Takiwasi, je crois qu’il est essentiel, au niveau collectif et national, que cet enjeu soit ramené à la surface et discuté, pour qu’il guéri et réparé… vérité et réconciliation… parlons franc et faisons blanc… un blanc vérité, un blanc réconciliant… un blanc noir jaune et rouge incluant… rainbow power…

si ce vaste drame fait historique made in Canada – mais aussi fabriqué au Québec et dans toutes les provinces – doit être réparé, en autant que réparation soit possible – ce n’est pas uniquement pour ceux et celles des premières nations qui ont souffert des pensionnats, ou pour leurs descendants…  cbien sûr prioritairement pour eux et elles, nos frères et soeurs….

mais aussi et beaucoup pour nous, les dits blancs et blanches  car nous portons tous et toutes en nous la poids de ces drames humains que les livres d’histoires du Canada aux pages trop blanches noircies de mensonges ont trop souvent oubliés et tordus… on nous a raconté des histoires mes ami(e)S… mais pas nécessairement les justes et bonnes…

car notre passé commun est taché de sang, entaché de brutalité et de crimes humains, passé pas si lointain ce qui se perpétue encore aujourd’hui…

alors pour le bien-être de tous, et celui d’un pays qui n’est qu’une entité juridique et territoriale artificielle mais tout de même en quelque sorte réel, il est temps pour le Canada de repartir sur de nouvelles bases…

je sais, je sais, ce n’est pas nous personnellement qui avons commis ces atrocités… moi aussi ça dit ça en moi… mais quand même… ces nuages planent encore… ce passé agit encore en notre ADN collectif… et alourdit ce présent… et nous empêchent de vivre ensemble… car notre passé repose sur une marre de sang… d’un  océan à l’autre…

Justin Trudeau est habile avec l’opinion publique… et je crois que cela est important et nécessaire… car les symboles nous unissent et nous rassemblent et en quelques mois seulement, le fils de l’autre a réussi à réconcilier plusieurs d’entre nous avec le concept de Canada… pour ça, en soi, soulevons-lui notre chapeau… et soutenons-le dans ce grand processus de réconciliation…

bien sûr que la réconciliation fondamentale consiste à ramasser chacun chacune nos propres morceaux de casse-tête pour devenir complet et intègre et intégral, mais quelques-uns de ces morceaux appartiennent aussi à un passé commun… alors assumons, prenons responsabilité et agissons pour notre avenir puisse apprendre du passé…

aho Canada !

là où ça fait peur

 

12301472_1668321823442329_3396433574795887615_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGTIÈME

traduction : les cavernes les plus sombres en vous, celles dans lesquelles vous avez peur d’entrer, contiennent tous les trésors que vous cherchez

cette citation, est un peu la suite – logique ou pas – de la chronique d’hier… sombritude automnale, derniers jours vers le ratatinage luminaire annuel… vivement la neige maintenant oui ? que la nature d’hiver et la période des fêtes brillent de tous leurs éclats… aquatiques ou congelés…

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mais pour le moment, novembre en décembre… grise grisaille glacée, ce qui n’aidera pas l’évitement de l’ombre car rien comme le gris pour faire broyer du noir au cafard…

mais revenons à cette citation qui, comme une caverne sombre, en soi ou en dehors,  semble contenir un trésor…

les cavernes les plus sombres en vous, celles dans lesquelles vous avez peur d’entrer, contiennent tous les trésors que vous cherchez

je ne sais pas exactement lequel mais je le sens…. le trésor je veux dire… le sentez-vous vous aussi ? vous ne trouvez pas que ça sent le trésor autour de cette citation ?

oui cette citation est précieuse car il me semble qu’il soit essentiel d’aller fouiner et visiter là où on ne veut pas aller naturellement parfois… là, justement… là, ici oui, juste là… de l’autre côté de la ligne… oui, juste ici, là où c’est sombre, là où ça fait peur, là ou l’instinct primaire dit de faire attention…

je ne sais pas si il existe quelque chose de lançant dans ces cavernes mais le simple fait d’oser dépasser notre peur constitue en soi un acte héroïque… mais on n’est obligé(e) à rien of course…

remarquez on peut bien essayer de jouer safe et d’éviter à tout prix ces endroits spooky, glauques et hideux là où ils soient – quoi que n’est-ce pas toujours en nous que ces représentations se jouent anyway ? – mais la vie se chargera sûrement de nous y mener au bon moment, fut-ce t’il sur notre lit de mort si notre job d’évitement a été mur à mur de notre vivant… j’imagine que l’on ne peut y échapper… quoi que… je n’en sache trop rien bien honnêtement…

mais me semble qu’on ne peut éviter l’ombre si on vise le soleil… on ne peut passer à côté de la noirceur si on a comme objectif de laisser briller la lumière… car c’est justement de lumière que cette noirceur a besoin pour se dissoudre… en fait la noirceur doit inévitablement être confrontée à la lumière pour disparaitre, pour que la conscience s’illumine…

Osho disait d’ailleurs qu’il est impossible de se battre contre la noirceur, on ne peut que faire briller sa lumière… car la noirceur n’existe pas vraiment, le phénomène qu’on nomme noirceur ne serait en réalité qu’une absence temporaire de lumière… makes sense… I see the light

alors peut-être que l’idée consiste simplement à devenir une lampe de poche… be a light into yourself disait Osho… be a flashlight into yourself, compléta alors l’un de ses disciples…

oui, devenir une lampe de poche à deux bouts pour pointer tout ce qui est en nous, tout ce qui émerge, tout ce vient à nous, tout ce que la vie nous offre, nous apporte et nous présente… à nous d’en disposer…

nulle part où aller donc, que tenir sa lampe de poche par les deux bouts,  alerte et allumé(e), pour faire face à la musique, qu’elle soit rock n roll, classique, balade douce ou folle… car pas de musique sombre, que des notes et des rythmes… à nous de déchiffrer…

alors en avant la musique, de toutes les couleurs soit-elle…

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tenez, en terminant, quelques lien sur le sujet… joyeuse lecture…

https://www.psychologytoday.com/blog/evil-deeds/201204/essential-secrets-psychotherapy-what-is-the-shadow

http://alanalouisemay.com/blog/2015/11/19/love-and-light-new-age-crap

http://www.rebellesociety.com/2015/12/10/robinlee-darksideoflight/

comment ça va ?

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIX-NEUVIÈME

moi ? ça va super bien !

et vous ?

ouais ouais…

moi non plus franchement… en tous cas pas toujours… pas toujours autant que je le voudrais du moins… car moi, je sens bien que je suis grand comme le monde entier, que je suis un paquet d’extase sur deux pattes, et que la vie est formidablement grandiose dans son immensité…

je sais bien que je suis hyper chanceux de vivre ici, d’avoir une coquette maison, une blonde que j’aime et qui m’aime, des enfants formidables qui vont bien et qui m’aiment et que j’aime…

chanceux aussi d’avoir un body – en fait je ne l’ai pas comme tel, disons qu’on me le prête à long terme, duquel je tente de prendre soin du mieux que je peux –  qui fonctionne à peu près parfaitement… malgré les abus de jeunesse et le rythme qui ralentit un peu avec les poils gris qui garnissent la barbe de ptit père de plus en plus sel que poivre…

mais sincèrement, entre vous et moi, quand on ne va pas bien, on ne voit pas cette vie de privilégié(e) qui est la nôtre… quand on la houle dans l’âme, la boule dans la gorge et le coeur à la mer, plus un peu de boue dans l’toupet, on ne veut pas vraiment en parler à tout le monde…

sincèrement, personnellement, ça va relativement bien ces temps-ci… j’arrive de voyage, l’hiver est doux, la musique me tourne autour, les ami(e)s aussi… l’amour est doux avec moi et je le lui rends bien…

donc je vais bien merci, mais j’ai quelques ami(e)s qui passent par des temps plus durs que mous et que moi ces temps-ci… crise de mi-vie, retour de saturne, santé inquiétante, perte d’emploi, finances serrées, séparation, name it… en fait, les sources de brassage interne ne sont pas infinies… 5-6 grandes lignes autour desquelles on tricote, autour desquelles on feel, ou pas……

mais quand on passe par un bout de tunnel plus noir que le poêle, on ne le crie pas sur les toits… on garde ça sous son propre toit en fait, et en soi… car lorsque la tempête prend possession de notre corps et nous brasse la baraque, notre réflexe naturel est de faire l’ours et d’attendre que ça passe…

Yogi était vraiment un grand sage finalement, pas seulement un glouton voleur de sandwichs au beurre de pinotte…

j’ai écrit à quelques personnes plus silencieuses que d’habitude récemment pour prendre de leurs nouvelles et comme je n’avais pas de réponse de leur part, je me doutais bien que le diable était pogné dans les détails et les racoins de leur vie…

mais même si ça brasse ces temps-ci chers ami(e)s, on dit que ceci devrait aussi passer… on dit que tout passe… éventuellement… nous compris…

parfois, ça ne passe pas vite, surtout quand le motton est dur, mais parait que tout finit par passer… même quand ça nous dépasse, même quand ça nous surpasse… car anyway la vie nous surpassera toujours, elle nous déclassera à jamais, elle ne nous laissera jamais tranquille…

car la vie est une grande machine à laver, avec des cycles de trempage, d’autres de brassage et de spinnage…. alors que faire d’autre que de laver son linge sale ? en solo ou en famille… cycle par cycle, goutte par goutte… et coûte que coûte… et lorsque l’on vit avec des proches, ces périodes creuses les touchent aussi, plus difficile de le cacher…

donc en ce temps de l’année où la lumière faiblira encore un peu plus pour une autre semaine avant de retrouver son élan ascencionnel, profitons de cette période caverneuse si cela est le cas… car la graine doit baigner dans la noirceur pendant un certain temps avant de pouvoir revenir à la vie…

et cultivons l’espoir, car this too shall pass

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I seen all the people in my life right now on their own journey.

And I want to help them, especially the one I’m tied up with right now.

But I was told, No…

Everyone one is on their own journey…

They have to help themselves.

We are all connected by love.

I can love them all but not help them all.

I need to sail on to my own journey. »  – Wendy Deem Ruble

ceci est un signe

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIX-HUITIÈME

traduction : vous pouvez demander à l’univers tous les signes que vous voulez mais ultimement, nous voyons ce que nous vous voulons bien voir quand nous sommes prêts à le voir

interprétation, rationalisation, conceptualisation… on fait bien ce qu’on veut avec la vie, ou ce que l’on peut…

ou bien alors on choisit de laisser le soin à la vie de faire ce que la vie veut bien faire de nous… ou ce qu’elle peut… car la vie ne peut pas tout faire… ou peut-être le peut-elle ? elle en fait déjà beaucoup…

c’est probablement l’un ou l’autre… ou quelque part entre les deux… ou ailleurs… mais ça, personne ne le sait for sure

car la vie est, telle quelle… sans biais d’interprétation, sans filtre, sans tampon… la vie est juste comme elle est et on peut choisir de voir des signes là où il y en a, mais aussi là où il n’y en a pas… et vice-versa…

comme ceux qui disent qu’il n’y a pas de hasards ou de coïncidences dans la vie…

comment peut-on dire ça ? en ouvrant la bouche of course, mais à part ça ?

sur quelles bases peut-on avancer de telles grossièretés  ? sans rire de soi ni se prendre au sérieux…

car la vie n’est peut-être un gros gros hasard ? ou un grand plan finement élaboré et rodé au quart de tour qui s déroule dans la plus pure des perfections…

qui sait ? qu’en sais-je ? qu’en savez-vous ? qu’en savons-nous ?

quand savons-nous si ce que l’on sait, et saisit est bel et bien ce qui est est, ou simplement ce que l’on en fait…?

alors si vous attendiez un signe, ceci en est un… deux même si vous avez besoin de signes jumeaux…

un – ou deux – signe pour commencer à vivre notre vie sans penser que la vie nous enverra nécessairement un signe un jour… car elle nous enverra peut-être un canard plutôt ? ou un dindon sauvage…

ou peut-être que le signe le plus parlant soit le fait que la vie nous envoie des milliers de signes à tous les jours et qu’on ne les reconnait pas toujours, ou jamais… car la vie nous envoies des signes à tous les jours… comment cela peut-il être autrement ? si vous lisez ceci, c’est déjà un signe en soi… et sûrement pas un hasard ni une coïncidence 😉 ou en est-ce un justement ?

alors à nous d’en faire ce que l’on veut de ces signes… ou ce que l’on peut… car peut-être ne fait-on toujours que ce que l’on peut ? yes we can disait-on il n’y a pas si longtemps… mais ce slogan a aussi ses limites…

ou si on préfère se la laisser la couler plus douce, on peut laisser la vie faire ce qu’elle veut et peut de nous… sans que nous ne résistions, sans que nous ne lui résistions… car la vie prend soin de nous à chaque instant… du moins elle l’a fait jusqu’à maintenant…

oui, à chaque instant la vie vous fournit l’air et l’eau nécessaire, nourriture et chaleur suffisantes pour que nous survivions et vivions confortablement même… et beaucoup plus… même si on choisit de voir ce qui n’est pas ici…

à chaque instant – dont celui-ci, et celui-là –  alors que cette boule tourne dans le grand vide plein de l’univers, tout se tient, tout fait sens, tout se déroule exactement et parfaitement tel que prévu… sinon prouvez-moi le contraire !

imaginez le contraire de la perfection, c’est simplement refuser de constater que la vie est parfaire telle qu’elle se déroule devant nos yeux car comment pourrait-elle être autrement anyway ?

des millions de milliards de possibilités qu’elle soit autrement et pourtant, elle n’est que comme elle est… pour moi… pour soi, pou vous et nous… et pour le reste du monde, c’est toujours up to them !

car oui il semble bien que nous voyons ce que nous vous voulons bien voir quand nous sommes prêts à le voir… comment pourrions-nous voir autre chose que nous ne somme sans prêts à voir ?  on voit peut-être même des chose que nous ne somme spas prêts à voir et alors nous ne les reconnaissons pas… car comment voir l’inimaginable, l’impossible, l’inconnu ?

la question se pose… et ceci est un signe… voyez-vous ?