Archives pour la catégorie les chroniques à brac adabrantes

pensez-y même pas

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CENT-UNIÈME…

traduction : peu importe le nombre de pensées qui montent en vous… à chaque pensée qui se présente, on devrait (ou pourrait – note du chroniqueur) se demander, avec diligence : en qui cette pensée émerge-t-elle ? – Ramana Maharshi

tiens donc, je citais justement Ramana Maharshi dans ma chronique d’hier… si vous ne me croyez pas, n’allez surtout pas voir… mais revenez… 😉

je suis certain que vous aussi vous avez déjà essayé de ne pas penser… tough non ?

imposible en fait, on le sait tous et toutes… on n’empêche pas une tête de penser, pas plus qu’un coeur d’aimer…

ah on peut bien penser qu’on ne pense pas, mais ça, pensez-y pas, ça pense tout seul… tout le temps, même quand on dort…

la vie se pense comme elle se respire… comme elle s’inspire et s’expire, comme elle se boit et se pisse… se mange et… OK OK on a compris le chroniqueur…

alors une pensée à la fois, demeurons vigilant(e) et laissons-les aller où et quand elles veulent… car les pensées sont sauvages et meurent rapidement aussi…

assez simple en théorie… mais on le cherche encore ce foutu pays… pas loin de la république d’abstraction parait… bon voyage..

une pensée à la fois, sentir, observer, demeurer alerte, présent, curieux… ne pas (trop) accrocher., ne pas partir, ne pas juger… les regarder ces fichues pensées… car les pensées ne sont pas que des fleurs…

les pensées sont aussi des bulles… des bulles sauvages et spontanées, indépendantes et parfois encombrantes… des bulles qui montent et qui vont mourir sur les rivages de l’abîme du néant… sans cesse, sans fin, les pensées montent et poppent et pètent et disparaissent… jusqu’à leur réapparition constante et perpétuelle…

toujours de nouvelles pensées ou toujours la même qui change de contenu ? détail insignifiant…

une pensée à la fois, simplement parce qu’elles sont là, ici, nulle part et partout à la fois… les pensées sont infinies et infiniment perpétuelles…

comme nous le rappelle Ramana, ce qui importe n’est pas tant d’observer le contenu de nos pensées mais davantage de se demander à qui elles arrivent ? et petit complément philosophique, d’où elles viennent… et où elles vont…

une pensée à la fois… regarder, accepter, ne pas juger, observer et laisser aller…

car pas si grave de penser… tout le monde le fait, et c’est le propre de l’humain… et comme le dit Gandhi, le bonheur consiste à aligner harmonieusement pensées, paroles et actions… marcher sa parole quoi…

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alors peu importe d’où elles viennent et où elles vont, si elles s’arrêteront un jour ou pas, probablement que oui au moment de notre mort, observons cette boîte à surprises qui fait apparaitre l’une après l’autre et l’une à la file de l’autre des pensées multiples, sans cesse… et sans arrêt, ou presque… flot perpétuel de pensées…

peu importe leur nombre, leur saveur ou leur couleur, les regarder comme un film, comme un fil qui les enfile les unes après les autres… pour les laisser partir vers nulle part, dans le grand dépotoir à pensées… ou centre de recyclage, c’est selon… là d’où elles émergent, et retournent… dans le grand mystère… comme nous…

ouf… une chance que nous ne sommes pas nos pensées…

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« As long as duality is there, no happiness is possible. »

Duality appears together with the sense of individual existence. It’s a package deal. As soon as you subscribe to « I am this, » you automatically get « I am not that » as well. When duality operates in this way, the sense of separation from everything else, that is everything that is perceived as « not-I, » is inevitable.

Actually, you even conceive of the Self, which you always are, to be something separate from you. You then think of it as an object to be attained and start to search for yourself! What could be more ludicrous? In duality, everything becomes wrong. It goes without saying that happiness, other than the most fleeting taste, is not possible in these mixed-up circumstances.

The Way Of The Bird – Quotations of Ranjit Maharaj, commentarie by Andrew Vernon

1101

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CENTIÈME…

traduction du chroniqueur : je suis un chroniqueur, tout ce que vous direz ou ferez pourrait être utilisé dans l’une de ces chroniques

wow, je me surprends moi-même… mille-cent-unième chronique le chroniqueur… je suis vraiment malade chronique… malade de chroniques… 1001 chroniques électroniques…

ça me frappe toujours quand je franchis le cap d’une nouvelle centaine… de plus en plus chronique notre affaire… le plus spectaculaire dans ma ptite tête de linotte chroniqueuse fut la millième… un gros nombre que mille ! ou un gros chiffre ?  il y a une différence importante entre nombre et chiffre, vous vous souvenez ce que c’est ? réponse ci-bas (ben oui on apprend, ou se rappelle – à tout âge)…

je me permets toujours de prendre du lousse dans les chroniques qui franchissent de gros caps nombreux… je deviens un peu foufou lorsque rendu aux tournants de cap.. ben, encore plus de lousse que d’habitude I mean, car je me donne pas mal toujours le lousse dont j’ai besoin pour espacer les mots dans mes chroniques… et ainsi faire de l’air dans ma tête, et peut-être aussi dans vos yeux, âmes et coeurs…

1101 chroniques et toujours rien dit qui vaille le chroniqueur… eh non, je ne sais toujours rien de plus que je n’ai jamais su… car on ne sait jamais vraiment rien vous et moi, quoi qu’on en dise ou pense… en fait on ne sait toujours rien… même Blaise Pascal le disait jadis…

«Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis; mais c’est une ignorance savante qui se connaît.»

~ Baise Pascal (1623-1662) ☞ cité par Karl Stern, dans LA TROISIÈME RÉVOLUTION: ESSAI SUR LA PSYCHANALYSE ET LA RELIGION (p.213) via Richard Chartier sur Facebook

ainsi tout ce que l’on pense savoir n’est que de l’air chaud, du vide, une grosse balloune pleine de rien… le poids de la connaissance est bien léger after all… et after eight…

et comme le disait aussi Ramana Maharishi (tiens il numérotait ses propos lui aussi…)

le but de la pratique est le délestage de l’ignorance et non l’acquisition de la réalisation… la réalisation est toujours présente, ici et maintenant…

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voilà peut-être pourquoi j’écries finalement… pour partager mon ignorance et ainsi la liquider, la dissoudre, la faire fondre… hot non ? qui sait ? pas moi en tous cas…

ainsi je n’en sais ni plus ni moins qu’au début de mon hobby de chroniqueur il y aura bientôt 4 ans… si la télé a Downtown Abbey, mes chroniques sont plutôt Floresta Hobby… des chroniques qui ne transmettent aucune connaissance nouvelle, que des mots qui jouent des tours à celui qui pense les écrire, et peut-être aussi à vous qui pensez les lire… car toujours que du vide ici, du rien, du lousse…

des chroniques qu’on ne comprend pas toujours, moi le premier… des chroniques qui ne font que faire le tour de ma tête… des mots tout le tour de la tête est d’ailleurs le nom d’une petite boîte de traduction et de rédaction que je compte d’ailleurs mettre en place bientôt, question de faire prendre plus de place à mon passe-temps hobbyesque… et peut-être gagner quelques sous à défaut de ne pas avoir gagné le gros lot de 1 milliard quelque millions $$$ iouesse… ni acheté de billet d’ailleurs…

alors chronique 1101, juste comme ça, encore une fois pour ne rien dire qui vaille, par un beau samedi matin du mois de janvier… ce mois de janvier où tout tourne au ralenti, du moins ici dans la forêt du ptit nord, ici dans le grand now… janvier tout blanc, propice au jetage de mots sur écran, nouvelle discipline aux prochains jeux atypiques de mots divers… jeux de mots, jus de mots… écrits liquides… janvier glacé…

janvier tout blanc, janvier tout lent… mois où tout le monde retourne à la vie ordinaire, après avoir trop mangé, trop dépensé et vu trop de parenté pendant quelques semaines … j’aime janvier car il ne se passe peu près rien, il ne se passe pas grand chose du moins, surtout pas d’eau sous les ponts…

il ne se passe presque rien en janvier, à part mourir peut-être… il semble que plusieurs noms connus du slow business aient choisis de cesser d’être incarné en ce janvier-ci… shilling sin carne…  farewell tout le monde, on vous rejoint bientôt…

parlant mort, avez-vous ce vidéo ? superbe…
https://www.nfb.ca/film/griefwalker

mais la mort, la mort, pas une raison pour s’empêcher d’écrire ça…

alors on y va pour un autre tour d’au moins 1101 chroniques ?

sioux ? I’ll write through…

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du site : http://www.jerevise.fr/difference-chiffre-nombre.html

Il n’ existe que dix chiffres: 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.  Ce sont des signes , des symboles qui servent à écrire tous les nombres, comme les lettres de l’alphabet servent à écrire tous les mots du dictionnaire.

Les nombres représentent une quantité, une valeur et peuvent être écrits avec un ou plusieurs chiffres. L’ordre de lecture est important et on lit toujours de gauche à droite.

coffre aux trésors

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-NEUVIÈME…

traduction : l’univers nous joue l’un des tours les plus vieux et les plus généreux qui soit en ayant enfoui en nous d’étranges joyaux, et en nous observant pour voir si on les découvrira un de ces jours… – Élisabeth Gilbert

nous sommes un coffre aux trésors sur deux pattes mes ami(e)s… des trésors ambulants… nous débordons de joyaux, de pierres précieuses, de cadeaux…

et pourtant…

nous cherchons le bonheur partout en dehors de soi, partout out there… nous faisons le tour du monde et même plus à la recherche du st-graal… nous cherchons l’amour dans un ou une autre personne… on cherche notre identité dans le regard des autres… on cherche la sécurité dans l’argent et les richesses extérieures, ou dans certaines croyances … on cherche l’appartenance divine et l’éternité dans la religion ou dans diverses pratiques spirituelles… eh qu’on cherche partout…

et pourtant…

nous portons en nous une multitude de trésors mais à force de regarder vers l’extérieur, nous sommes devenus aveugle à notre propre beauté, à notre propre brilliance…

et pourtant…

on a peur de cette beauté, on a peur de notre grandeur, on a peur de notre pouvoir…

mais pourquoi cette peur ?

est-ce que à cause de notre traditionnelle petitpaintitude issue de la tradition catholique chrétienne ?

est-ce qu à cause de la responsabilité qui découle de ce pouvoir ? car ce qui peut construire peut aussi détruire…

on va continuer à chercher car ça ne fait pas de sens… pas de sens en effet que l’on ne puisse voir en soi toute la beauté du monde… on le sent bien que c’est là, juste là, de l’autre côté de cette couche de peau…

d’un côté, on se sent insécure, tout petit(e) et insignifiant devant le gigantisme de l’univers…

et de l’autre, pour compenser cette petitude humaine, on se prend pour dieu et on porte un regard arrogant sur le monde environnant… teinté de croyances, de tentatives de contrôle…

un peu bicéphales nous, bibittes humaines…

et pendant ce temps-là, l’univers nous regarde et doit bien se moquer de nous, il doit rire dans son universelle barbe…

car nous sommes rempli(e)s à mort de trésors et de beauté et on continue de courir après la gloire, le pouvoir, la richesse partout dans le monde… sans compter  plusieurs hommes qui courent après leur queue…

mais la beauté du jeu est qu’avec les années, comme on court de moins en moins vite, on commence à réaliser que la course est folle, et inutile…

comme on ralentit la cadence avec la mollesse qui gagne nos jambes, vient un moment où l’on commence à se dire qu’il doit bien y avoir une autre course que la grande course horizontale à l’échelle du monde…

alors un moment donné, l’horizontalité se transforme en verticalité… l’extériorité se modifie en introspection… et la quête du trésor commence à prendre place en soi…

un moment donné, on entend comme quelque chose qui rit de nous et graduellement on allume et on se réveille… on soupçonne qu’on nous a joué un tour… et là on allume pour vrai, et on se met à fouiller à l’intérieur…

ah ! au début, évidemment, un peu décourageant… mais à force de voir, de trier et de scruter, le ménage se fait, le superflu disparait et la trésor se révèle… pas nécessairement avec éclat et fracas au début mais lentement, et sûrement et graduellement, l’éclat se révèle… la brilliance apparaît…

car ce n’est pas avec les yeux qu’on la voit cette beauté, pas avec nos deux ptits quenoeils que l’on perçoit cet éclat… en fait, peut-être que cette beauté réside dans notre coeur, et peut-être que cette beauté n’est qu’un filtre devant nos yeux…

suffit peut-être seulement de l’accepter, le vouloir et le réaliser pour le voir…et avoir la foi qu’un jour cette beauté nous sera révélée… car il ne  suffit pas de le croire pour le voir, il faut plutôt tourner notre regard vers l’intérieur et attendre, patiemment et avec confiance et ouverture de coeur…

et un jour peut-être… sûrement… car cela est inévitable… inévitable que ces trésors soient révélés… la beauté est irrépressible…

moi et l’autre et tralala

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-HUITIÈME…

traduction : je ne suis pas ce que tu penses que je suis… tu es ce que tu penses que je suis…

il réside dans cette citation tout le problème de l’humanité… vous le voyez vous ce problème ?

cherchez un peu… je vous donne une minute… ou deux si vous avez le temps…

OK OK  je vous la donne en mille, faut que la vie avance…

elle affirme que :  

je ne suis pas ce que tu penses que je suis… tu es ce que tu penses que je suis

mais pourquoi pas :

 tu n’es pas ce que je penses que tu es… je suis ce que je penses que tu es…

en effet, pourquoi toujours regarder l’autre plutôt que soi-même ?

pourquoi toujours regarder à l’extérieur et chercher la faute chez l’autre ?

tenez, une autre :

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ta relation à toi-même donne le ton à toutes tes relations

encore ici pourquoi ne pas dire : ma relation à moi-même donne le ton à toutes mes relations

pourquoi on fait toujours la morale aux autres ? pourquoi on ne se parle pas davantage à soi-même ? pourquoi on ne se prend pas soi-même comme projet de travail ?

car ce ne sont pas nos beaux mots qui servent d’exemple, ce sont nos actions, ce sont ce que nous faisons… c’est qui nous sommes, point final et point à la ligne… mais ces actions commencent par nous-même, par une observation de soi-même, par une transformation de qui nous sommes fondamentalement…

car tellement facile de voir les bibittes des autres quand c’est ce que l’on cherche… mais tellement stérile… il serait tellement plus profitable de tourner le miroir – et notre regard – vers soi car c’est justement là que le monde prend naissance, dans notre propre regard sur soi… le monde est ce que je vois de soi-même et projette vers l’extérieur…en fait chacun chacune nous sommes le monde… nous sommes la graine du monde…

est-ce parce qu’on a des yeux qui portent vers l’extérieur qu’il est toujours plus facile de chercher et de trouver les erreurs des autres que les siennes ?

ou est-ce parce qu’on regarde le monde avec notre tête plutôt qu’avec notre coeur ? ou notre âme ?

mais peut-être que comme l’affirme Thomas Hübl, plus on voit les gens autour de soi à partir de l’intérieur,  notre communication devient plus claire et davantage teintée de compassion… ceci est le fondement du nouveau nous…

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pas un nouveau moi, un nouveau nous… car moi c’est toi, vous c’est nous… et nous c’est moi… et vice versa et c’est ça qui est ça…

car au fond…
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et nous tous et toutes faits de même… on parle avec les yeux, on écoute avec le coeur, et on comprend avec le temps…

mais peut-être que l’on peut également parler avec le coeur et écouter avec les yeux, et laisser le temps faire son oeuvre…

mais le temps n’est pas tout… car certains comprennent vite, d’autres jamais…

mais j’y pense, autant avec le coeur, les yeux, la tête et le reste,  moi est-ce que je comprends quelque chose ?

et vous ?

sioux tiguidou…

 

en chanson vers la maison

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-DIX-SEPTIÈME…

traduction : le travail de l’âme n’est pas une route panoramique… c’est plutôt une descente vers une impitoyable noirceur qui ne vous lâchera pas jusqu’à ce que vous trouviez la chanson qui vous ramène à la maison

pas aussi romantique qu’on aimerait cette vision du travail de l’âme hein ? mais il semble bien que ça soit ça qui est ça…

car avant d’aller r’voler dans les hautes sphères, essentiel semble-t-il que l’on explore les bas-fonds de notre âme, jusqu’à ce que l’on trouve la chanson qui nous ramènera à la maison…

belle cette image d’ailleurs… trouver la chanson qui nous ramènera à la maison…

car si on veut ramener le travail de l’âme à une image, celle d’une chanson qui nous guidera à la maison chante particulèrement clairement… sounds good disent nos cousins…

alors quand on a les blues dans l’âme, il faut chercher son chemin dans les étages inférieurs et chanter sa chanson out of it… jusqu’à la maison… peu importe ce que représente cette image de maison…

d’ailleurs, cette image d’une chanson qui agit en tant que boussole pour retrouver sa voie vers la maison ne s’applique pas qu’à soi-même car aimer quelqu’un aime consiste à apprendre la chanson qui se trouve dans leur coeur et de leur chanter quand il ou elle l’a oubliée

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assez commun donc ces images de chanson et de retour à la maison..

ces quelques citations tendent à suggérer que le travail de l’âme consiste à oser plonger en soi, là où c’est sombre et noir, froid et inconnu et aller y entonner sa mélodie…

musique et âme, chanson et carte routière… personnellement, chanter et jouer tissent clairement une voie royale pour moi dans ce grand retour vers là d’où l’on vient… pas pour rien que j’ai fait de cette citation ma bannière d’affichage…

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chanter et jouer enlignent, dirigent, clarifient, donnent une direction, ouvrent la voix et montrent la voie… ça ouvre le coeur en soi, ça trouve le choeur vers soi…

alors, on se donne rendez-vous là ?

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“My meditation is simple. It does not require any complex practices. It is simple. It is singing. It is dancing. It is sitting silently…  ― Osho

rien du tout

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-SEIZIÈME…

je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout

ah cher Victor, que tu penses à des choses auxquelles j’aime penser moi aussi… et que tu joues bien avec les mots… tout y est…

toi qui composais si bien ton rien avec un petit morceau de tout… tu étais quand même quelque chose, et tu nous as laissé quelque chose en tous cas…

nous ne serions donc rien… mais le savons-nous ?  le savez-vous vous ? que vous n’êtes rien ? car c’est déjà quelque chose de savoir ça… le rien qui sait qu’il n’est rien mais qui le compose à partir de tout…

savons-nous que nous composons notre rien avec un petit morceau du grand tout ?

tout, rien, quelque chose… d’ailleurs sommes-nous quelqu’un ou quelque chose ?

personnellement je me sens davantage quelque chose que quelqu’un… d’ailleurs dans le cadre de travail d’auto-observation à l’aide de koans, quand j’ai à me poser la question  : qui suis-je ? automatiquement j’entends toujours : que suis-je ?

car je me sens davantage comme quelque chose que comme quelqu’un moi…

comme un motton d’atomes qui s’observe lui-même… quelque chose comme un scientifique qui s’observe s’observer…

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comme un petit paquet de vie qui observe ce qui se passe en cette vie qui prend place autant en lui qu’autour… la vie qui observe la vie… à-travers des milliards de fragments…

nous sommes, chacun chacune, quelque chose comme un ptit bout de vie qui tourne sur lui-même dans l’univers…

mais peut-être, comme tentent de nous le démontrer certaines expériences de vie, notamment certaines plantes, que nous ne sommes pas seulement qu’un simple fragment de vie gravitant dans un univers quelconque, suspendu brièvement entre la vie et la mort et qui profite de quelques plaisirs temporaires pendant l’incarnation avant d’aller mourir dans une ultime disparition teintée de douleurs…

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peut-être que sous cette apparence qui a pris une forme humaine, nous sommes tous et toutes connectés avec quelque chose de si vaste, si beau, si grand et si sacré que l’on ne peut presque pas en parler… mais peut-être qu’on peut en parler quand même, pas pour croire en quelque chose, mais plutôt pour nous montrer que nous pouvons l’expérimenter pour soi-même…

pas mal de peut-êtres ce matin non ? peut-être…

en tous cas, food for thought pour nous, pour vous, pour moi, petits fragments de rien du tout, fabriqués à partir de ce rien puisé de le grand tout, et qui vivons notre vinaigrette et se posant quelques questions pendant ce temporaire tour de grande roue…

mais on joue quand même le tout pour le tout… car tout ou rien, la vie est ici, ça bouge, ça gravite, ça gigote…

tout ou rien ?

quitte ou double…

les pieds sur terre et les yeux aux cieux…

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-QUINZIÈME…

traduction: tu n’as pas à toujours te sentir OK… tu n’as pas à être libre de résistance en tout temps… tu es plus grand(e) que ça, illimité(e) en fait… tu n’as pas à être le/la pacificateur/trice, l’éveillé(e), celui ou celle qui est fort(e), le/la plus évolué(e), celui ou celle immunisé(e) contre la souffrance… toutes ces choses sont de fausses limites quant à ta nature illimitée… sois simplement qui tu es, ni ceci, ni cela, seulement qui tu es, ce tout qui contient tout ce qui est… laisse la vie te faire constamment prendre une débarque de ton piédestal, jusqu’à ce que tu perdes tout intérêt à être sur un piédestal… – Jeff Foster

rafraîchissants, reposants, permissifs et jouissifs même ces propos de Jeff Foster…

ni ceci ni cela, que soi-même… ni plus que ceci, ni moins que cela… et surtout pas ni plus ni moins que quelqu’un d’autre… n’être que qui nous sommes, que ce que l’on est… ce qui n’est, ni plus ni moins, rien et tout en même temps… parfaitement et exactement comme cela est…

soyons tout et ne soyons rien en même temps car on ne peut mettre de mots sur ce qui est… quelque chose entre tout et rien, et son contraire…

et qui nous sommes est ce qui est, que ce qui est… pas ce qui était ni ce qui sera, que ce qui est… comme le vent dans les arbres, comme la neige qui fond, comme l’eau qui tombe du ciel, comme la pluie en janvier…

ne plus désirer ce qui devrait être, qu’accepter ce qui est, comme c’est, maintenant… ici…  sans flafla ni fioritures, sans vouloir de l’autrement…

simplement accepter ce qui est, comme accepter que ce qui est ne sera plus et passera, une fois, deux fois, trois fois, passera… puis disparaîtra… et renaîtra… ou pas…

être simplement l’humain(e) que nous sommes… et comme l’affirme C.S. Lourie :

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osons être confus(e) car c’est c’est à partir de cet endroit que l’on commence à apprendre… osons être brisé(e) car c’est à ce moment que l’on commence à guérir… osons être frustré(e), car c’est de là que l’on commence à prendre des décisions plus authentiques… osons être triste car si on peut être assez brave pour cela, on peut alors y entendre la sagesse de notre coeur… osons être, peu importe qui nous sommes en ce moment… plus de cachotteries… vous êtes digne, toujours

pas compliqué la vie non ? en effet, si simple… qu’être qui nous sommes, tels quels, simplement…

alors constamment se faire tomber soi-même du piédestal – qu’on le voit ou pas ce petit banc de supériorité et d’arrogance ur lequel on monte pour regarder la vie – et sur lequel on s’efforce de grimper pour simplement se prouver que l’on est digne… rien à prouver, ni éprouver…

car à force – et à farce – de faire des efforts pour être digne, on se rend dingue… et dong…

alors ding dong, wake-up call…

car au fond, nous sommes touts et toutes des fils et filles de dieu – ou de la vie, de l’existence si le mot dieu vous fait tiquer… tous et toutes dignes, simplement, sans raison, du simple fait de notre existence ici-bas… pas de péchés à porter, pas de honte à incarner, pas de regrets à entretenir…

qu’une simple dignité humain et divine à la fois à porter, à assumer…

pas de piédestal, simplement être humain et humaine, ici-bas, terre à terre…

les pieds sur la terre, les yeux dans les cieux…

There is a great deal of pain in life and perhaps the only pain that can be avoided is the pain that comes from trying to avoid pain… – R. D. Laing