Archives pour la catégorie les chroniques à brac adabrantes

joyeux anniversaire très cher

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME

11 décembre, date d’anniversaire de naissance d’Osho, mon gourou bien-aimé…

toujours bizarre de souhaiter bonne fête – à haute voix et à mots écrits de surcroît – à un homme qui est mort – ou qui a quitté son corps, c’est selon – et de re-surcroit il y a 26 ans de cela… …

toujours bizarre de souhaiter bonne fête à un homme qui a toujours dit qu’il n’était jamais né, ni mort, qu’il n’a été qu’une âme qui n’a fait que passer sur terre comme une étoile filante dans le ciel de nos vies…

toujours bizarre de souhaiter bonne fête à un gourou, à son gourou, à mon gourou…

car même quand il était ici, autour de nous, Osho n’était pas vraiment là, pas vraiment d’ici… toujours un peu avant son temps, un peu plus haut, un peu plus loin, toujours un peu là-bas, là d’où l’on vient et là on l’on ira de nouveau quand notre corps quittera notre âme… ou vice-versa…

d’ailleurs toujours mystérieux la relation entre un disciple et son maître…

je précise relation entre un disciple et son maître car l’inverse ne me semble pas vrai… en effet, je ne crois pas qu’un maître entretienne une relation avec des disciples, encore moins ses disciples… quoi qu’Osho qualifiait souvent ses disciples de my people… et moi, j’ai eu cette immense chance d’être l’un de ces people, l’un de ses people… comme des dizaines ou centaines de milliers, sinon des millions d’autres…

un disciple peut choisir de faire d’un maître son maître, son gourou, mais d’après ce que je comprend de ce grand jeu cosmique et tragicomique, un maître n’a pas de disciples…

car un maître – comme on peut le concevoir nous, mortels bien communs et souvent malcommodes – n’est pas d’ici, il n’est pas là… ou ne l’est-il pas ?

il ne semble pas vraiment y avoir de conducteur dans le char, que dieu qui chauffe la machine… ultime pilote automatique… il n’y a que la vie qui passe en corps… et qui inspire, et qui aspire… et qui attire disciples assoiffés de lumière… et qui indique un ailleurs plus haut, plus lumineux…

Osho disait parfois que c’est le maître qui choisit les disciples et non l’inverse car comment un aveugle peut-il choisir comme guide vers la lumière la personne qui voit ? see what I mean ?

alors il y a 32 ans de cela, encore tout jeune imberbe et arrogant comme un kid de 22 ans peut l’être, je me suis laissé choisir par Osho, par mon maître… car Osho est mon maître… mon portail, mon repère… non pas mon père, plus un grand-père, cosmique, mon repère en cette existence terrestre et au-delà… oui mon maître, comme celui de centaines de milliers de personnes, sinon des millions…

car Osho a osé jouer cette game maître-disciple à grande échelle… car il sentait le besoin de guidance de la part de plusieurs d’entre nous… des chercheurs d’un grand je-ne-sais -quoi… il a reconnu ce besoin de doigts indicateurs pouvant nous pointer la direction de la lune.. profond besoin d’éclair de lucidité dans la noire nuit du retour de l’âme vers la maison…

mais qu’est-ce qu’un maître ? me demanderez-vous peut-être…

car moi-même je me pose souvent cette question, même si jamais je ne doute de la présence ni de la pertinence d’Osho dans ma vie… he’s just a fact… 

d’ailleurs, la première fois que j’ai eu la chance d’être en sa présence, j’ai senti profondément pourquoi je m’étais incarné en cette vie… et j’ai braillé toutes les larmes de mon corps… and back… aussi simple que ça… la goutte retrouvait soudainement sa mer… alors non, pas un père… beaucoup plus que ça…

car un maître c’est aussi une lumière… une petite flamme qui brille et qui danse dans l’âme du ou de la disciple… un rappel de notre provenance, de notre destination, de notre appartenance…

une présence incandescente qui anime et remémore la présence de dieu en soi… un rappel, un wake-up call, une réponse à des questions que l’on ne peut même pas se poser car bien trop vastes pour une tête… au moins un coeur… jusqu’à l’âme…

on ne suit pas un maître car un maître n’est pas là… encore moins quand il est mort… on ne suis pas un maître, on devient son propre maître… car je suis mon propre maître, ah la sale affaire… avec ma propre couleur, avec mes propres pulsions d’humain, avec mes doutes et autres certitudes… car en compagnie d’un maître, on devient une qualité de présence plus fine, tout en devenant de plus en plus soi-même…

quelle belle contradiction qui veut que l’on devienne de plus en soi-même tout en disparaissant… pour devenir de plus en plus ce que la vie veut être à-travers soi… laisser la vie nous faire vivre de l’intérieur…

la relation entre un disciple et son maître est une relation d’amour pur, de pur amour…  une drôle de relation en fait, car pas vraiment une relation non plus…

davantage une inspiration en provenance du grand mystère, de retour en direction du grand mystère… un espoir qui nous fait garder la foi quand la nuit se noircit d’incompréhension… une farce quand le dindon de farcit de lui-même… quand la nuit noire de l’âme engouffre la petite flamme vacillante… alors le contact du maître… qui peut devenir ce que l’on veut car le maître donne totale liberté…

mais ne vous méprenez pas… un gourou ne fait rien pour le ou la disciple, il ne nous facilite pas la vie… au contraire… mort ou vif, il nous retire toutes nos illusions, il tire le tapis sous nos pieds… et cela sans même devoir être ici incarné dans la matière… car les voies de l’esprit sont profondes et mystérieuses… et les cieux très surprenants…

du vivant de son corps sur terre, Osho disait que lorsqu’il quitterait ce corps justement, il se dissiperait dans tous ses disciples… que chacun et chacune de ses disciples deviendrait l’un(e) de ses ambassadeurs et ambassadrices… nous sommes donc davantage des dissipés que des disciples…

car notre maître était irrévérencieux, un tantinet baveux parfois même…  il nous disait de ne rien croire ce qu’il disait, disait d’ailleurs toujours le contraire de ce qu’il avait déjà dit afin que l’on ne l’érige pas en religion… il nous invitait à faire nos propres expériences soi-même, quitte à nous brûler pour réaliser en toute expérience que le feu brûle bel et bien…

et pour brûler, ah que oui mes amis, je peux vous le confirmer, le feu brûle… le feu d’Osho brûle en moi… comme il doit brûler en plusieurs d’entre nous, surtout en cette date spéciale…

ce feu brûle encore plus qu’au début, davantage braise ardente que flamme excitée du début… le feu d’Osho me consume, m’anime, me purifie… j’ai l’immense chance de laisser vivre en moi cette immense puff de vie que fut la présence d’Osho sur terre et qui continue de je ne sais où…

j’ai la chance et le privilège d’avoir permis à cette âme rebelle et sans compromis de planter une semence de vie et de lumière dans mon âme et mon corps incarné il y a des années de cela, ou peut-être y-a-t’il plusieurs vies de cela… car il parait que la relation maître-disciple chevauche les vies et dépassent les corps… qu’on se retrouve de vie en vie…

pourquoi souhaiter bonne fête à son gourou dans une chronique ?

aucune idée… mais justement, la relation maître-disciple est inexplicable, incompréhensible et totalement mystérieuse… et encore plus irrationnelle… peut-être ça l’idée justement ? nous faire perdre la tête…

peut-être qu’on parle tout seul quand on parle à son maître ? mais peut-être pas non plus…

peut-être que ce n’est que nous quand on entend ou qu’on sent son maître nous dicter la voie à suivre ?

peut-être bien que oui, peut-être bien que non…

mais toujours est-il… et jamais n’est-il pas…

I love you forever beloved Master…

adieux Trudell, aho Trudeau

Capture d’écran 2015-12-10 à 08.00.41.png((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-SEIZIÈME

il y a quelques chroniques de cela, je vous parlais d’un activiste amérindien,  John Trudell…

je vous disais que j’étais tombé sur 2 citations de lui en quelques minutes en surfant le web et me disais que je voulais en savoir davantage sur cet homme qui a démontré beaucoup de courage au fil des ans dans le cadre de plusieurs revendications autochtones aux USA…

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eh bien, il est décédé mardi dernier… bouh ! Merci pour tout Mr Trudell…

même s’il semble qu’on  doive tous mourir un jour, et que le jour où l’on meurt est le parfait jour pour mourir – okahe – quand même une drôle de coïncidence… qui ne m’empêchera pas de fouiller un peu la toile pour en savoir davantage sur Mister John…

d’autre part, ceux et celles qui ont suivi ces chroniques récemment ont pu constater que la question autochtone était sur le dessus de ma pile de réflexions ces temps-ci suite à ma rencontre au Pérou avec des leaders autochtones d’un peu partout sur la planète…

en dépit d’un passé houleux, je disais souhaiter un rapprochement et une plus coopération dans l’avenir… car il me semble évident que l’époque actuelle passe par le rapprochement avec toutes les premières nations partout sur la planète, notamment certaines de leurs valeurs ancestrales et leur connexion de proximité avec la terre et la nature…

et alors, passant d’un Trudell à un Trudeau (excusez-là), les nouvelles en lien avec les peuples autochtones au Canada prennent du mieux…

récemment notre cher Justin confirmait la tenue d’une commission d’enquête sur la disparition de quelques 1200 femmes autochtones… et un renouvellement des rapports entre les communautés…

et avant-hier, le chef des Premières Nations du Canada, remettait justement une plume d’aigle et une Star blanket – en fait une courte pointe tissée à la main par des femmes Lakota – en guise d’honneur et de reconnaissance à notre nouveau premier ministre qui a fait une apparition appréciée et significative à la réunion du conseil des Premières Nations…

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symboliquement, un geste important… pour bâtir des ponts justement… pour redonner confiance… pour redonner de la dignité à des gens à qui on l’a volée et piétinée pendant des décennies de pensionnats et d’exploitation sauvage…

y a de l’espoir mes amis, y a de l’espoir…

adieux Trudell, bienvenue Trudeau !

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articles sur la mort de John Trudell…
http://www.usnews.com/news/entertainment/articles/2015/12/08/american-indian-activist-poet-john-trudell-dies-at-69

https://www.popularresistance.org/remembering-the-life-and-legacy-of-john-trudell/

victime des mots… et bienheureux

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-QUINZIÈME

traduction : il n’y a pas de cérémonie, pas de rite d’initiation, pas de poignée de mains secrète… tout ce que tu dois faire pour être un écrivain consiste à écrire
– M. Kirin

je suis une victime… et les mots sont mon bourreau… de jeu… j’écris pour rien, j’écris sur tout… spécialiste en rien, ti Joe connaissant tout le tour de la alphabète…

ça fait presque 4 ans que j’écris… presqu’à tous les jours… presque 1100 chroniques sous la cravache…

une dépendance écrire ? sure ! pas de problème avec ça… de toute façon, pas la seule, addiction I mean… j’en ai quelques-unes zautres… mais celle-ci je l’assume à 100 % car je m’en régale goulûment… je jouis des mots, je profite de mon bourreau…

il y a 4 ans, je me suis autoproclamé écrivain… sans cérémonie, sans rite d’initiation ni poignée de mains… en fait tout ce que je fais pour le devenir c’est que j’ai commencé à écrire… à partir d’une période de vie intense et difficile à digérer en 2012 (maudit calendrier maya va), j’ai commencé à lancer des mots sur une bouteille… ai commencé à transformer mes maux en mots et du jour sans lendemain, la vie s’est illuminée, la mystère s’est alphabêtisé…

oh que j’aime ça écrire… les mots coulent, roulent et roucoulent… ça flow les mots… c’est plus fort que moi… je suis une victime des mots… je ne peux m’en passer car les mots me dépassent… les mots me prennent et m’entraînent, les mots se déchainent et mes chaines aussi…

les mots je les tape, je les claque et je les joue et eux se jouent de moi aussi, me rouent dans le doux, dans le mou de mon moi… car quand j’écries, je puise dans le fond d’un moi beaucoup plus vaste que je l’imaginais… un puits sans fond, un fond sans fin… je fais souvent mon findfinnaud avec les mots…

parfois quand j’écries j’utilise des gros mots, parfois des ptits, d’autres fois des faux mots… parfois je me fais Joeblow avec les mots car jamais mes mots les mots… qu’empruntés, que loués à court terme car aussitôt écrits aussitôt finis…

les mots me passent dessus comme la pluie sur le dos d’une poule mouillée… les mots dissipent les maux comme le fond du cafard…

j’aime écrire comme d’autres aiment parler… j’aime écrire comme on aime d’amour l’amour… l’amour des mots nourrit le coeur de l’alphabet, la bette de l’écrivain…

j’aime me faire des tours par les mots car avec ceux-ci, jamais le patron nous ne sommes, jamais de patron nous n’avons… nous coulons avec eux, ils nous enfilent la corde autour du trou… comme un grand jeu de scrabble,  on sort les lettres du grand sac à surprise et la vie nous les refile après que nous les ayons enfilé…

car les mots ne viennent de nulle part, ls ne font que passer… les mots nous passent au nez, sous le nez… parfois ils nous cassent la gueule, d’autres fois ils nous tordent le coeur… et à d’autres moment ils nous soulagent le coeur…

les mots sont des thérapeutes, des prêtres,  des maîtresses, des gourous… les mots sont nos bosses… surtout quand on a la bosse des mots…

une chance qu’on a les mots vous et moi sinon on ne serai pas ensemble ici en ce moment… coucou je vous voies à-travers ces mots…

alors si je suis un écrivain, vous êtes un ou une lecturien(ne)…

des milliards d’étoiles et de vérités

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-QUATORZIÈME

traduction : tout ce que nous entendons est une opinion et non un fait… tout ce que nous voyons est une perspective et non la vérité… – Marc Aurèle

on l’aime celle-ci non ? pas de faits, que des opinions, ni vérité, que des perspectives…

dans la vie, pas de faits dans l’absolu, en fait que des perceptions, opinions, interprétations… chacun les nôtres… même ptite vue, différentes lunettes… certain(e)s portent des 3 D, d’autres des noires, ou des roses, c’est selon… d’autres encore sont myopes, d’autres cyclopes… d’autres voient mieux avec le troisième oeil…

pas de vérité non plus, que diverses perspectives, différentes vérités… celles que l’on veut croire, celles que l’on peut croire… ou pas… car parfois on ne veut pas voir aucune vérité…

qu’est-ce que la réalité donc ?  un choix, une perspective, une capacité de voir et de croire…

en fonction de nos conditionnements, de nos expériences de vie respectives, de notre bagage, du baluchon que l’on porte sur le dos de son âme, nous ne voyons que des petits bouts de la vie, de la grande vue… nous avons chacun chacune notre histoire, ou plutôt nos histoires…

en fait, on n’étudie jamais l’histoire, que des pans divers d’une grande histoire multiformes et multidimensionnelle… un complexe hologramme à niveaux variables, dont certains que nous prenons pour la réalité…

mais en fait qu’une grande histoire, un grand labyrinthe, une grande courses à obstacles que l’on contourne, déjoue, surmonte… pour arriver où ? nul ne le sait avant d’y être rendu(e)… s’il existe quelque part où se rendre anyway…

que des opinions qui ne comptent pas vraiment, en tous cas qui ne changent pas le cours de la grande vue… et est-ce que tout est arrangé par le gars des vues ? ou pourquoi pas la fille des vues ? mais probablement un gars qui a arrangé tout ça è voir la façon dont les choses ne tournent pas souvent rond… à part les coins…

que des visions partielles d’une grande vue bien trop grande pour la saisir toute… trop d’événements qui se produisent à une échelle à beaucoup trop de barreaux pour notre petite poste d’observation… des milliards de canaux pour un seul récepteur… alors on doit choisir sa vue… qu’on voudrait panoramique le plus possible…

au moins 7 milliards de vérités… sans compter les perceptions des animaux, minéraux, végétaux… ni les astronomiques proportions qui nous dépassent largement le cadre de tête… car si immense cette existence alors comment penser tout saisir dans nos ptites têtes de caboche et de cabochons ?

tout ce que l’on peut faire alors c’est rester humble,  réaliser que nous ne percevons probablement qu’à-travers un ptit trou de la lorgnette que nous nous ne tenons q’un infime ptit bout du gros bat…

pas de faits que des opinions, plus ou moins vraies et fausses et faussées…

pas de vérité, que des perspectives, plus ou moins biaisées, plus ou limitées, espérons moins que plus…

moins qu’hier, plus que demain…

protéger son âme ?

12294802_1196404290388702_3500934995716576632_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-TREIZIÈME

traduction: peu importe ce qu’ils nous ont fait ou ce qu’ils nous font, nous devons toujours agir en fonction de l’amour que nous entretenons pour notre peuple et notre terre mère… nous ne devons pas réagir à partir d’une haine contre ceux dont la vie n’a pas de sens ni direction… – John Trudell

je n’avais jamais entendu parler de John Trudell… et voilà qu’hier, en l’espace de quelques minutes pendant une période où je suis peu sur le web, je tombe sur cette citation et sur le vidéo dont j’ai mis le lien ci-bas… synchro dit-on ?

ce John Trudell me semble un homme intéressant à connaître, donc à fouiller davantage sur le web… dans cette période où le rapport avec les autochtones m’interpelle particulèrement suite à mon aventure péruvienne de novembre, cet homme apporte une saveur actuelle et contemporaine à la parole amérindienne… un peu à l’image de la citation de Billy Frank Jr dans la chronique d’hier..

Trudell est perspicace notamment lorsqu’il dit :

«Protect your spirit, because you are in the place where spirits get eaten…»

cette phrase me semble très à-propos… car de nombreuses personnes semblent vivre une existence sans âme… sans inspiration, sans substance, sans direction, sans connexion avec notre groupe social qui est éclaté et divisé en particules, en unités individuelles sans lien, sans liant…

la formule métro-boulot-dodo ne sonne pas très inspirante pour alimenter une existence.. mais pourtant… elle semble assez répandue…

en cette époque de surconsommation et de surcommunication (quoi qu’un peu vide), de bombes humaines un peu partout et de tueries courantes à grand déploiement aux USA, un projet de société nous manque… et il manque autant d’humanité que de spiritualité au sein de la société, notre société… mais est-elle encre nôtre cette société ? y a-t-il encore seulement société ?

car on a beau vivre en société, il ne semble pas y avoir de liant entre nous, en nous… et c’est ce que les sociétés traditionnelles pourraient nous ré-apprendre il me semble… la sensation de vivre en clan, en groupe, en tribu, avec nos frères et soeurs… dans une famille justement…

même si on nous apprend que c’est du chacun pour soi en cette jungle, notre âme n’est pas isolée… il n’y a qu’une seule âme humaine, répartie en 7 milliards de corps humains et encore plus de minéraux, végétaux et animaux…  et cette âme a soif de connexion, elle crie la solidarité, les retrouvailles… et pas seulement contre quelque chose… pas envers et contre tout… surtout pour quelque chose… avec…

mais peut-être qu’avant de retrouver ce feeling de connexion, cette grande unicité, il faut apprendre à revenir à soi, et protéger son âme car en ce monde actuel, certains esprits se font parfois manger tout rond par la machine…

alors en attendant que la machine tourne plus rond, protéger son âme ?

http://www.whitewolfpack.com/2015/07/john-trudell-explains-how-todays.html

dès ahojourd’hui

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DOUZIÈME

traduction : nous avons connu de mauvaises conditions depuis que Chistophe-Colomb est arrivé ici… mais c’est OK….vous ne pouvez pas retourner en arrière… nous devons vivre en ce monde moderne et faire ce que nous pouvons pour le rendre vivable… – Billy Frank Jr

il y a de ces choses que nous, les blancs, ne pourrions pas dire… par souci de délicatesse, pour des raisons historiques… et par simple respect et diplomatie… et cette phrase de Billy Frank Jr est justement l’une de ces phrases en question…

lors de ma participation à la conférence avec des représentants des nations au Pérou, j’ai souvent entendu des anecdotes et rapports décrivant les atrocités des gestes commis par des blancs qui visaient des communautés autochtones… et en entendant ces crapuleux récits, j’ai souvent eu honte…

mais après un certain nombre de fois, ça criait en moi : OK assez ! maintenant que faisons-nous ?

si plusieurs fois, je n’ai rien dit, à la fin, dans mon message final, lorsque j’ai eu l’occasion de parler publiquement en compagnie des représentants autochtones du Canada, j’ai dit quelque chose du genre… avec délicatesse, avec soin, et avec une intention de bâtir des ponts ici, maintenant… pour les jeunes de nos communautés, de toutes les communautés…

pendant mon séjour au Pérou, pendant cette rencontre justement, j’ai eu vent via le web de l’incident qui veut que Ghyslain Picard, le chef des Premières Nations du Québec, ait déclaré à une rencontre du PQ qu’il était séparatiste et souverainiste – ayant alors été applaudi chaudement par les participants présents – avant de préciser en point de presse qu’il parlait de l’indépendance de son peuple, soit l’ensemble des Premières Nations du Québec… il parait que les sourires aient alors pâli, comme nos visages…

cette anecdote est tellement représentative de nos abus du passé… et les recrée encore une fois… comment peut-on prétendre que le territoire du Canada est divisible en refusant la même demande de la part de gens qui étaient ici avant nous ? on ne peut qu’écouter les demandes des Premières Nations… et leur accorder ce que nous-mêmes nous revendiquons… simple question de décence il me semble…

les souverainistes sont vraiment dans une situation délicate… mais qui pourrait aussi être porteuse de restauration et de réparation… une occasion idéale pour réparer quelques-uns de nos torts, guérir quelques-unes des blessures que nos ancêtres ont infligé aux Premières Nations…

si les séparatistes québécois veulent le moindrement être crédibles, ils doivent absolument ouvrir cette possibilité et permettre aux représentants des Premières Nations de dire ce qu’ils veulent, de revendiquer ce qu’ils jugent… et surtout les écouter sincèrement…

cette situation de revendication territoriale est une formidable opportunité pour nous tous et toutes de refaire les ponts, de blesser nos plaies communes car même si la situation est clairement plus traumatisante pour les communautés autochtones, les gestes commis par nos ancêtres nous pèsent également sur la conscience collective… on ne peut voler, violer, tuer la culture d’autres peuples sans faire peser sur les descendants d’une nation une chape de culpabilité et de honte collective…

lors de ma rencontre du mois de novembre, j’ai personnellement ressenti cette honte et cette culpabilité… et pour les bien de nos multiples peuples, il me semble qu’il soit plus que temps d’enterrer la hache de guerre et de fumer le calumet…

avec le venue à Ottawa d’un gouvernement prônant une plus grande compassion, une écoute authentique et une approche plus ouverte, on peut mettre en marche de processus de vraie réconciliation en commençant par mettre en place une commission d’enquête sur la disparition et les meurtres de plus de 1200 femmes autochtones…

et en reconnaissant les grandes injustices qui ont frappé et qui accablent encore de nombreuses communautés autochtones aujourd’hui même, certaines n’ayant même pas encore accès à l’électricité ni à l’eau courante… sans parler des faits véridiques quant à leur histoire ancestrale…

bien sûr, cela nous demandera à nous , ceux et celles qu’on dit les blancs, un examen de conscience sincère et lucide, une révision des histoires racontées, une bonne dose de compassion et cela nous coûtera cher… car on ne répare des torts historiques de quelques centaines d’années aussi considérables qu’avec de simples bonnes intentions… mais nous avons devant nous une occasion idéale pour vive ensemble avec dignité…

que l’avenir commence… maintenant…

aho !

métissage et/ou appropriation culturelle ?

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-ET-ONZIÈME

comme vous savez peut-être si vous avez suivi ces chroniques au cours des dernières semaines, j’ai passé une dizaine de jours en compagnie de leaders autochtones et indigènes (premières nations ici) pour une réflexion commune sur les problèmes de toxicomanie au sein de ces groupes sociaux et sur les moyens de les réduire et de les prévenir…

en tant que prof et intervenant en toxicomane, j’ai été invité par le Dr Mabit, qui a fondé et dirige la clinique Takiwasi au Pérou depuis 23 ans… lui-même est un occidental, médecin formé en France et chamane qui a étudié pendant des années avec divers guérisseurs autochtone en Amazonie péruvienne..

à mon avis, le Dr Mabit incarne bien une intégration harmonieuse entre l’Occident et les méthodes traditionnelles des curanderos amazoniens… d’ailleurs, tous les leaders autochtones et indigènes présents à la rencontre de novembre à Takiwasi ont accepté son offre justement parce qu’ils lui font confiance…

nous étions quelques visages pâles à prendre part à cette rencontre… et je dois avouer que ce statut d’outsider me rendait par moments inconfortable… en effet, l’histoire de nos ancêtres et de certaines de leurs actions et attitudes envers les premières nations du continent américain me faisait rougir de honte…

et comme je disais ici précédemment ici, même ce n’est pas moi personnellement qui ai commis ces atroces gestes, en tant que descendant de ces conquérants, impossible de ne pas assumer une partie de ce passé… constellations familiales et tribales…

mais en même temps, bien que reconnaissant ce passé pas si glorieux sur la terre de nos aïeux, possible de bâtir ensemble maintenant un monde meilleur sur ces terres ? sur cette terre ? notre terre, notre mère… aucun doute, pas le choix anyway…

cette rencontre a permis de confirmer qu’il était possible de s’assoir ensemble, visages pâles et autochtones, et de discuter d’égal à égal…

pas égal dans le sens de même réalité et de similarité de vécu, car nos réalités actuelles et antérieures sont clairement différentes, mais égal dans le sens d’être humains vivant différentes réalités… ici maintenant au sein de cette réalité commune…

mais cette rencontre m’a aussi indiqué que ma réalité de blanc occidental  vivant au nord du continent américain ne me permet pas de saisir une certaine  partie de la réalité des peuples autochtones… certains, du nord, ont raconté leur histoire au sein des pensionnats… pas très catholique comme histoire… pas si blanche que ça… dont on en sait très peu de choses car les livres ont souvent trafiqué l’histoire…

j’ai choisi l’illustration de présentation de cette chronique car elle représente bien à mon avis l’exploitation culturelle que les dits blancs d’Amérique ont imposé aux dits  indiens sur ce continent..

car quelques équipes professionnelles de sport ont comme logo des têtes d’Indiens…

une équipe de baseball, soit les Indians de Cleveland et une autre de football, les Redskins de Washington – à qui on a voulu – sans succès malheureusement – forcer via le tribunaux le remplacement de ce logo car jugé discriminatoire par certains groupes autochtones aux USA… in comprend aisément pourquoi…

de même que les Black Hawks de Chicago, équipe de hockey bien connue avec leur logo apprécié des amateurs de hockey… l’illustration ci-haut a d’ailleurs été proposée par un dessinateur canadien, Mike Ivall de la nation Ojibway… son idée est de convaincre les propriétaires du club de hockey professionnel de remplacer la tête humaine par cette tête d’oiseau… ça ferait bien du sens à mon avis… Black Hawks says the name…

car je peux facilement comprendre que les gens des premières nations se sentent insultés par l’appropriation de leur identité par une société qui les a soumis à ses valeurs au fil des siècles, tout en violant leur culture et les tuant par milliers, sinon millions… et tout ça à des fins commerciales en plus… douteux… répugnant même…

tous ces mots pour dire que ces temps-ci, et particulièrement depuis ma rencontre avec les leaders indigènes au Pérou, je me questionne sur la prise de possession  – ou emprunt, métissage, appropriation choisissez votre terme  – des traditions, outils, substances, techniques etc… des nations plus anciennes que la nôtre, des peuples qu’on dit parfois primitifs ou ancestraux… délicat objet de réflexion…

ma réflexion en ce sens est bouillonnante, en mouvement, changeante, questionnante, pas arrêtée du tout… non, mon idée n’est pas figée et ne le sera probablement jamais car c’est le propre d’une réflexion de bouger, d’évoluer, de rester vivante, de se modifier au fil du temps et des expériences… et des points de vue autres que le nôtre, particulièrement celui des individus touchés directement par ces emprunts… ou cette dénaturation culturelle…

d’ailleurs, les deux sites web suivants, qui traitent de deux projets liés à l’ayahuasca – l’un au Pérou l’autre aux USA – me rendent d’ailleurs encore plus perplexe en ce sens et ajoutent du vent au petit tourbillon culturel qui fait rage dans ma petite tête de blanc bec ces jours-ci…

de bien beaux projets, qui font une promotion sensée et apparemment respectueuse des traditions d’une substance précieuse pour l’introspection humaine et des peuples qui les ont utilisées depuis longtemps, mais dans un contexte un peu trop léché, qui semble dénaturer un usage traditionnel de cette substance…

peut-on tout mettre en marché ?

http://ayahuascaassociation.org

https://ayahuascahealings.com/ayahuasca-retreats-usa/

à suivre mes amis, à suivre…

 

fin de parcours

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIXIÈME

traduction: ne court pas après les gens… sois un exemple… attire-les…travaille fort et sois toi-même… les gens qui font partie de ta vie vont venir et rester… fais simplement ce que tu as à faire

je ne sais trop pourquoi, mais cette citation me parle particulièrement fort depuis ce dernier voyage… et encore davantage depuis le retour… je suis arrivé à la maison… back homesweet sweet home disais-je récemment… enwèye à maison…

mais pas maison dans le sens de ma cabane au Canada, pas comme dans me terrer ici dans mon home pour ne plus en sortir… pas un encabanage ni un enfermement… au contraire… une voie de lancement…

maison comme une place à l’intérieur de soi mais qui n’est pas non plus un espace en soi… davantage comme une place dans l’univers pour regarder passer et tourner la vie…

un havre, une bulle, un poste d’observation…  un endroit calme, et sain,  et sauf, et d’une certaine façon au centre du monde et en même temps un peu à l’écart du monde, comme détaché d’une certaine réalité mondaine et lointaine… mais intrinsèquement au coeur du monde…

ouf… plus envie de courir, ni de chercher ailleurs… comme un profond élan vers nulle part, comme un arrêt total a coeur de soi… un profond atterrissage sur place, en soi…

la citation nous invite à attirer les gens… mais pour attirer les gens, il faut être aimant… un pôle d’attraction en soi… et quand on fait ce que l’on sent profondément, quand on suit son coeur, les choses ne peuvent qu’être justes… juste ce qu’elles sont, justes comme elles sont…

unfuckwithable quoi…

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soit cet état lorsque nous sommes vraiment en paix et en contact avec nous-même alors que rien ni personne ne peut nous déranger et qu’aucune négativité ni drame ne peut nous atteindre…

ça vous dit quelque chose ?

car on a tous ces moments de grâce, où tout coule, tout roule et tout roucoule… quand tout est tiguidou… quand on suit le chemin sans savoir à chercher où il va… quand on marche sur place, avec grâce, et aisance… sans destination… ou marcher avec la destination en chaque pas…

pas à pas, qu’un pas à la fois, qu’un pas dans la foi…

quand on parcourt le monde, on se rend compte que malgré nos différences, nous sommes tous semblables… plus semblables que différents quand on choisit de voir ce qui nous unit… et fondamentalement, nos besoins de base et nos aspirations profondes sont les mêmes…

et l’ultime besoin humain est l’amour…

et cet amour commence par soi… ne peut que commencer par soi… et c’est cet amour justement qui transforme l’endroit où l’on se trouve en home… peu importe où on se trouve…

home sweet home… nulle part où aller, personne à devenir, rien à faire… et l’amour rend tout est parfait… ici… juste là… dans le coeur,,,

distraddiction

12273580_10153721082330040_4500303560000772679_o((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-NEUVIÈME

traduction : une adddiction à une source de distraction constitue la mort du processus créatif… – Robin Sharma

ou j’aurais pu traduire ainsi : une forte habitude des réseaux sociaux tue notre capacité de créer

ou encore :  passer trop de temps sur une machine risque de nous engourdir l’esprit…

et je vous laisse les autres alternatives… car chacun(e) est face à soi quand nous sommes face à un écran…

en fait chaque écran est toujours un miroir…

personnellement, parfois, pas tut temps mais parfois oui, je trouve que je passe trop de temps sur FB… parfois… et la plupart du temps quand je me pogne ainsi, je ferme et je décolle…  mais pas tout le temps… parfois je m’y perds… parfois je me glue à l’écran… glue glue cathodique…

bien sûr, on trouve des choses formidables sur la toile… des tas de choses formidables…et c’est là qu’est le risque car y a beaucoup de choses… mais toutes des choses en dehors de nous… rien d’essentiel car en dehors de nous…

comme je suis un prof virtuel et que la plupart de mes contacts avec le monde sweet monde passe par la toile, je ne peux complètement couper mon accès…  mas la toile devient parfois d’araignée… et elle fait de moi  mouche… elle fait mouche sur ma capacité de création…

j’ai lu sur FB l’autre jour une citation qui disait quelque chose du genre :

le web nous rapproche des gens qui sont loins mais nous éloigne de ceux qui sont près… et ça m’a fait réfléchir… car ces mots contiennent  une certaine part de vérité… une part certaine…

à chaque session dans le cadre du cours que je donne au certificat en toxicomanie, je demande aux étudiant(e)s de réfléchir au sujet de leur dépendances, que nous nommons aussi addictions pour les besoins de la cause… ou habitudes très régulières… desquelles on ne peut se passer…

au début, certains affirment ne pas en avoir… mais après bref examen de conscience et de conscientisation, ressortent des thèmes tels cellulaires, FB etc… et café, travail, magasinage… name it…

en tant que prof, je suis dans le même bateau que mes étudiant(e)s… ni meilleur ni pire… plein d’habitudes… d’habitude…

et c’est là mon argument envers le questionnement de certain(e)s face à ce travail de réflexion… en tant que futur intervenant(e) en toxicomanie, on demande aux gens qui nous consultent de se livrer sur leurs habitudes plus ou moins destructives ou incapacitantes, mais on sous-estime souvent les nôtres… miroir miroir…

et en tant que blogueur chroniqueur, dans la même barque que mes lecteurs/trices… sur le même radeau… dans cette grande mer d’ondes…

or nous sommes tous des junkies…

de quelque source que ce soit… électronique, liquide, fumable, regardable, mangeable, achetable, lisable… êtres d’habitudes…

tous et toutes nous avons des habitudes quotidiennes et régulières qui nous permettent de passer à-travers le quotidien, qui nous permettent de structurer la vie, parfois de remplir un vide… qu’il soit social, existentiel ou spirituel… tous et toutes des habitudes qui nous apportent quelque chose, mais qui nous en prend aussi… question d’équilibre of course…

distraction, comme dans attraction en-dehors de soi…

pas dramatique… pas la fin du monde… mais on a une vaste gamme de possibilités qui n’étai pas aussi vaste auparavant… petit poisson dans une mer d’habitudes… plus facile de se noyer dans le poison… mais tout poison est aussi remède… question d’équilibre of course…

pas de jugement de valeurs ici… qu’un constat… qu’une volonté d’explorer la question… qu’une intention d’y shooter un peu de lumière et d’y voir un peu plus clair… miroir miroir…

thème que j’explorerai donc dans certaines de mes prochaines chroniques… au gré du vent… et des ondes…

car à la base, tout ne revient pas un peu à ça ?

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sioux on the web…

monde sweet home

12247072_10153733388364785_6909527798046816113_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-HUITIÈME

traduction : la gratitude réelle est une façon de vivre

après un mois sur le route, me voilà back home… oh sweet home, oh so sweet… me suis senti tout de sweet à la maison en ce monde… full gratitude pour ce ptit home à moi… tout sweet… right nordle nombril de mon monde…

oh ! que j’apprécie ce petit lieu d’atterrissage que j’appelle home, petit point sur la surface de ce monde, petit pois dans cette grande macédoine humaine…

petite base spéciale sur cette grande soucoupe volante vieille de 4,5 milliards d’années…
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vaisseau spatial autosuffisant, complexe et organique… (et qui tourne sur lui-même et autour de toutes sortes d’affaires toutes aussi grandes les unes que les autres)…

cette planète terre en orbite autour d’une source de pouvoir et d’énergie des millions de fois plus grande que notre vaisseau…

avec 200 millions d’autres sources de pouvoir semblables, et probablement autant  de vaisseaux tels que le nôtre qui gravitent autour (dur à imaginer une telle immensité)…

avec 40 autres groupes dans notre voisinage…

voisinage qui voyage à 2 millions de miles à l’heure (méchante contravention ça ) vers un objet loin de 150 millions d’années lumière (impossible d’imaginer cette distance…

bienvenue dans la vie… plus excitant quand on pense grand dit-on…

et dans cette immensité, chacun chacune est niché dans son propre corps… et ce propre corps dans son propre home… chacun chacun son petit poste d’observation…
maison122014.2hier soir à mon retour dans la nuit dans mon poste d’observation à moi, dans mon home sweet home Val-Davidien, m’attendait un feu chaleureux et ronronnant en cette croustillante nuit de lune… lucky me… gracieuseté d’un couple d’amis à qui j’avais loué la maison et qui me l’ont laissée belle et chaude… un feu chaleureux, un chat heureux et un home accueillant… beau vaisseau spatial que le mien…

rien comme d’être privé de quelque chose pendant un certain temps pour l’apprécier de nouveau à sa juste valeur… rien comme s’éloigner de son pied-à-terre terrestre pour un temps pour transformer de nouveau une maison en home… sweet sweet

après un mois dans les valises et sur les routes du sud, dont les deux dernières dans un ville hyper bruyante, revenir ici dans le silence de la forêt laurentienne n’est rien de moins qu’une pure bénédiction… poste d’observation privilégié pour regarder tourner le monde autour de soi…silencieuse bénédiction… petit havre de paix dans une cosmique mer tourbillonnante… l’oeil du cyclone… le nombril de mon petit monde… immense…

quelle chance que de vivre ici mes amis… malgré le froid, malgré l’état du monde autour du home, malgré l’hiver qui nous fait nous plaindre comme des phoques, malgré les actions questionnantes de notre gouvernement provincial, malgré tout…

nous sommes parmi les privilégié(e)s des privilégié(e)s de ce grand vaisseau spécial…

enwèye à maison…