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je vous en prie

11014649_10205852636367665_7353533878002032877_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUARANTE-DEUXIÈME

traduction : garde en ton coeur la force de bâtir un monde de paix

que dire d’autre ce matin ? qu’est-ce qui pourrait bien surpasser ces quelques mots de sagesse et d’espoir ? quoi faire d’autre que garder à la fois la force et la foi ?

car parfois on se pose la question… ou quelques-unes…

quoi faire devant ce monde questionnant de sens ?

quand voter pour le moins pire parti est devenu la seule chose à faire pour contrer une gang de dinosaures accro de sables bitumineux et de rectitude rectale et électorale ?

quand pleuvent encore des bombes et des enfants sont tués ou abusés pour des idées ou de la basse satisfaction personnelle ?

quand la nature agonise sous nos pieds à chaque seconde ?

quand des espèces animales disparaissent à tous les jours ou presque à cause dela pollution ?

quand des forces armées bombardent des hôpitaux et attaquent des blessés et travailleurs humanitaires ?

quand des gens meurent de faim et d’autres d’obésité?

et que quelques questions pour répondre à ces quelques questions…

en effet, quoi faire d’autre que de garder son coeur confiant, son esprit ouvert de même que la foi vivante en soi ?

quoi faire d’autre que de tenter d’améliorer le monde autour de soi ? de le rendre meilleur et plus beau ?

quoi faire pour sauver cette planète qu’on maltraite et disrepecte ?

pas certain…

mais premièrement, probablement simplement accepter ce qui est… qu’on aime… ou pas… regarder les faits tels quels et noter, prendre acte de ce qui est en nous et devant nous…

ensuite, être humble, sincère et lucide et voir que toute action ne peut être que limitée, dans sa portée comme dans sa perspective… mais petit train va loin, tchou tchou…

prendre soin de son corps, le temple et véhicule qu’on nous a prêté, et non donné car en vieillissant ceci on le saisis bien…

prendre de son environnement immédiat car le seul monde qui existe pour de vrai en ce moment est celui autour de nous…

car au fond, bien peu peut-on faire… mais en même temps, peu c’est beaucoup, peu c’est tout, tout ce que l’on peut faire…

faire mais aussi s’arrêter et prier…

et au sujet de prier, ces quels mots sages en ce jour du seigneur…

… priez n’importe qui, et n’importe quand…

priez à la montagne, priez les ancêtres, priez la terre, priez le Tao (mais il n’écoutera pas), priez la grand-mère, priez Allah, Jésus, Lakshmi, Shiva, priez le Grand Esprit, cela ne fait aucune différence…

la prière n’est qu’un moyen de réaligner l’esprit, l’énergie et la passion de votre petit moi avec avec l’esprit, l’énergie et la passion du grand tout universel…

quand vous priez, vous priez au dieu et à la déesse en vous… et cela a un effet sur votre champs énergétique, qui à son tour traduit cela en une charge positive qui fait quelque chose de bien et de bon…

~ Stephen Russell « Barefoot Doctor’s Guide to the Tao »

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texte intégral

Pray to whomever, whatever, and whenever you choose. 

Pray to the mountain, pray to the ancestors, pray to the Earth, pray to the Tao (but it won’t listen), pray to the Great Mother, pray to Allah, Buddha, Jesus, Lakshmi, Siva, pray to the Great Spirit, it makes no difference. 

Praying is merely a device for realigning the mind, energy, and passion of your local self with the mind, energy and passion of your universal self.

When you pray, you are praying to the god or goddess within you. 

This has an effect on your energy field, which in turn translates into a positive charge that makes something good happen.” 

~ Stephen Russell « Barefoot Doctor’s Guide to the Tao » 

marre de maux dits en mots dits

12074510_10153631978943908_7329217700311439682_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUARANTIÈME-ET-UNIÈME

traduction : quand tu jettes de la boue aux autres, tu affaiblis ton propre socle

que de haine qui flye via les ondes ces jours-ci… haine virtuelle ou bien réelle ? une si belle et utile technologie pour y faire circuler tant de cacaphonie, tant de propos vulgaires et orduriers envers les autres… les mots circulent vite et sans fil désormais… mais la décence file un mauvais cotton…

hey les rhums, quand vous vomissez publiquement les uns sur les autres, c’est à vous-même que vous parlez, c’est de vous-même que vous parlez… c’est de nous groupe qu’on parle…

ça ne doit pas sentir très bon en certains pour orduriariser le monde entier de ces propos blessants, heurtants, méprisants, et autres mettez-en…

quand on lit un peu n’importe quoi ces jours-ci, un peu n’importe où, on y trouve des malé/dictions… des mots de mal,  très peu de béné/dictions… avec l’anonymat des réseaux sociaux et autres canaux de communication virtuels, les gens déversent leur fiel sans réaliser que c’est à eux-mêmes qu’ils font du mal, eux-mêmes qu’ils insultent… et tout le monde dit vouloir la paix… pas virtuellement en tous cas…

que de racisme qui r’vole partout ces jours-ci… que de propos haineux, dégradants, quelle quantité de mots de destruction offensive… pas besoin de gun pour blesser, les mots font bien leur job de bras et d’assassins …

mais à force de s’pitcher d’la marde les uns les autres, on finit chacun chacune par tous s’en envoyer en pleine face… pas juste dans l’fleuve…

en ces temps de campagne électorale – interminable et d’un brun douteux – ou les promesses r’volent plus vite et plus haut que les moineaux sur un terrain de badminton de compétition internationale, la situation est encore plus extrême… il se dit et se fait des choses qui font se décourager même les plus optimistes face à la nature humaine,..

mais comme la nature humaine a horreur du vide, alors on remplit les ondes d’ions négatifs… et les mormons sont souvent ceux qui crient le plus fort…

mais si on renversait la vapeur vous et moi ? un à un, une à une… si on cherchait chez les autres des pépites plutôt que des bibittes ? ou des tas…

et si on devenait des chercheurs d’or ? si on cherchait chez les autres de l’humanité ? et si en cherchant de l’humanité chez les autres on retrouvait sa propre humanité ?

car en voyant ces mots heurtants envers autrui partout dans l’espace publique, on se demande parfois s’il en reste justement chez les gens un peu d’humanité ? moi je suis persuadé que oui…

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que se passerait-il si on remplissait les ondes d’espoir, de projets rassembleurs plutôt que ces mégaprojets de murailles de haine qu’on construit à coup d’opinions, de peurs de l’autre et d’ignorance ? et d’inconscience et d’aveuglement volontaire ?

si on commençait par inonder notre petit monde de beauté, de partage, de joie ? ce monde qui nous entoure, celui que l’on voit et que l’on touche… pas le monde médiatique imaginaire… celui autour de nous, là ou il fait bien faire le bien, partager, dire du bien… bénédictions et ainsi soit-il…

car à force de pitcher d’la marde partout, elle finit par nous beurrer les yeux, nous leurrer le coeur et nous farcir l’âme… on finit par croire qu’elle est partout… car la marde nous revient toujours au visage…

et le monde virtuel n’existe pas en cette réalité de chair et d’automne, car ce bas monde d’ondes et d’écrans, rien n’est habité par âme qui vive… que mémoire vive mais disque dur… comme nos coeurs parfois… que des lettres mortes sans âme ni substance, tapées derrière la sécurité d’un écran très cathodique… des opinions sous formes de séquences de lettres envoyées dans la sphère virtuelle sans contact humain mais avec beaucoup de poids et de conséquences… heavy mots…

en ce week-end automnal pré élections, un peu gris mais en toutes nuances, je vous télécharge un gros tas d’… ‘amour, de compassion, d’empathie, d’humanité… je vous prends dans mes mots et vous enlace, vous embrasse et vous agace… la bonté… humaine et divine…

le grand défeuillement

12108115_10208064874957608_5678606199757191971_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUARANTIÈME

traduction : les arbres s’apprêtent à nous démontrer comment laisser aller de vieilles choses

ces jours-ci, avec les vents et la pluie ainsi que le froid, l’automne tonne… il sonne à nos portes, en fait il les défonce, les ouvre de toutes parts, il entre sans demander la permission… car la nature n’a pas à demander ni permission ni faveur… la nature se déploie naturellement… la nature ne fait qu’être, naturellement, simplement…

le privilège de vivre en forêt nous donne cette chance inouïe d’apprendre directement auprès du maître ultime… auprès de ma mère il fait bon bon bon, apprendre… on décroche des drames humains pour se brancher sur mama… pacha mama power...

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j’écrivais hier que l’automne est la saison des pressions internes, la descente vers soi… la saison du deep rest… ceci ne se voulait pas un jugement négatif, ni quelque chose à éviter… au contraire,,, plutôt un constat qui m’apparait récurrent depuis quelques années… celui de voir les gens, moi, vous, nous, chacun notre tour, frapper un mur plus ou moins haut, plus ou moins grand, plus ou moins dur entre l’été et le printemps suivant… le climat nous renvoie toujours à nous-même… lucidement, inévitablement, éclairamment… plus qu’en été en tous cas…

car ce processus de rencontre avec soi, s’il est inévitable, m’apparaît constructif, positit, instructif..  nous les gens du nord, les nordiques, faisons face à nous-même avec plus d’acuité, avec plus de de rigueur atmosphérique,a ver plus d’extrémisme… climat oblige… pas intentionnellement, car nous ne choisissons rien pas ce fait, mais nous faisons avec, nous nous adaptons… et nous nous rencontrons face dans l’cash…

et les arbres sont les premiers enseignants en cette saison en matière de grand retour en soi… eux qui se dénudent, qui font leur striptease annuel devant nos yeux après avoir show up élégamment… ah ces coquins effeuilleurs… qui nous montrent qui ils sont sous leur beaux habits… qui nous montrent que tout ce qui part va probablement revenir, sans jamais qu’on en soit certains tout à fait… in spring we trust

eux qui, une fois dénudés, se tiendront debout tout l’automne et l’hiver, jusqu’au retour du temps des T-shirts… debouts et droits dans le vent, le froid et la tempête, immobiles, droits ou courbés, certains cassant, les racines bien plantées dans Pacha Mama comme des veines en leur mère… back to the womb...

ces arbres, debout droits et fiers, ressemblent à des phares dans la tourmente…

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grands témoins imperturbables des mouvements de va et vient intérieurs qui passent, et repassent, et vont et reviennent, de nous à nous… en passant par nous… car on ne rêve que de soi… et nous sommes la tempête comme son observateur/trice…

depuis hier, ça sent l’automne ici… et ici, quand ça sent l’automne, ça sent aussi un peu l’hiver… l’hiver à venir… comme dans pas long… l’automne, surtout quand il pleut et vente, ça sent nos tripes, ça sent nos états d’âmes hivernaux si proches, à fleur de peau… ça sent des découvertes riches en intensité et en profondeur… ça sent bon l’intensitude et la profonditude… see me soon…

bienvenue en la saison de l’intérieur… au royaume des cieux interne, au pays des démons jokers… car toutes ces histoires qui émergeront dans les prochains mois, même si elles semblent réelles en vents et en vagues, ne sont qu’histoires inventées… que petites vues, et nous, le gars et la fille de ces vues…

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alors chers collègues arborhivers, n’ayons crainte de descendre en nous quand le vent nous y soufflera car

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deep & périmé

11043092_693424517434775_5932725762201349610_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-NEUVIÈME

traduction (pas vraiment possible mais un gars s’essaie):
le terme «depressed» se dit phonétiquement «deep rest»… nous pouvons considérer la dépression non pas en tant que maladie mentale, mais à un niveau plus fondamental, plutôt comme un profond état de repos dans lequel nous nous réfugions lorsque nous sommes complètement écrasé(e) sous le poids de notre propre identité… – Jeff Foster

et pour ajuster la traduction, on pourrait dire que la dépression est en fait une trop forte pression sur une personne qui ne sait plus qui elle est désormais.. en français, et de façon un peu twistée, le terme depressed pourrait se traduire par deep-périmé, soit profond (deep) et périmé (ce qui n’est plus actuel)…  sortir du fond de soi ce qui n’a plus raison d’être anymore…

car oui, c’est l’automne, la longue saison de la grande dépression… qui devrait se poursuivre jusqu’en avril-mai… mais quand est-ce qu’ils dépriment officiellement dans le sud ? j’imagine qu’ils ont leur propre tradition… 😉 caramba !!!

avec la lumière qui rétrécit comme peau de chagrin à chaque jour, snif snif,  avec les couleurs qui quittent les arbres – bye bye vieilles branches – comme des cheveux d’aîné(e)s, revoici ce temps de l’année ou le fond de nous-même remonte à la surface… plus de distraction naturelle estival possible, la vraie nature humaine se révèle à la conscience… même si pas toujours facile ni évident… vidant souvent même parfois… éprouvant… et prouvant que le fond de la mer n’est pas mort… loin de là… y a de la vie dans le fond de nous…

à compter de l’automne, si l’ours prend sont trou et sa caverne, les tréfonds de l’âme humaine remontent à la surface pour venir boire de la lumière, pour s’abreuver aux hauteurs, pour prendre de l’air, pour se r’montrer sa face d’hiver… non pas pour se faire remonter le visage, mais au contraire pour dévoiler son visage plus sombre, pour le faire griller, pour lui faire prendre l’air… pickaboo I see you…

et ce processus régulier de mise à jour est essentiel car sinon l’âme pourrirait  toujours ainsi confinée à son fonds de commerce et son fond de tiroir,,, bien sûr, pas toujours évident de se regarder l’ombre en pleine face mais l’ombre ne se gêne pas pour émerger… qu’on l’invite ou pas… elle saute à pleine face dans l’inconscience et nous révèle un visage moins shiny… deep down selfies… l’ombre fait sa fraîche…

alors c’est la saison… de la grippe, des snowbirds, mais aussi des états d’âme qui se changent parfois et pour certains en états down… ou pour d’autres en état d’âne… hihan, hihan, c’est l’automne…

bienvenue en cette longue saison, la saison autre que l’été… celle des grands ménages, la saison des grands vents, la saison des ventes finales… mais pas d’échange possible… faut ce qui faut… on rentre dans le backstore… et on clean deep… on deep clean… regardons tout ce qui ose se montrer la binette… sans juger, sans nier, sans détourner le regard…

je ne suis pas psy… mais j’observe… moi-mêmes mais aussi les gens…  j’ai longtemps considéré le terme dépression comme un fourre-tout dans lequel on fourre n’importe quoi justement… je ne juge personne qui choisit la médicamentation car parfois je crois que c’est nécessaire pour stabiliser les choses… mais à long terme, ça semble évident que l’on doive plonger en soi pour aller sortir le vieux stock… vente de garage… tout doit partir… pour faire de la parce pour du neuf, pour du frais, pour du nouveau…

bonne saison alors… peut-être que si on sent le spectre dépressionnaire s’approcher de nous cette année, ce feeling plus lourd qui nous fait ralentir et moins vouloir, vouloir rien même, peut-être qu’on peut choisir, ou essayer du moins, de le considérer comme un cadeau… comme une occasion de ralentir justement et de revoir les choses sous un nouvel angle… rafraîchir ses priorités… porter un regard neuf sur de vieilles émotions et de vieux conditionnements qui nous visitent une fois de temps en temps… à partir de novembre qui approche à grands pas justement…

et, profondémment, reposons-nous de ce qui ou de quoi l’on croit devoir être… car on ne peut qu’être soi… simplement, naturellement, évidemment…

ça pense donc ça suit

11054410_585258854945296_2722306057046214927_o((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-HUITIÈME

cher Eckart, toujours aussi juste… toujours aussi pertinent… sans soulever un tollé… excusez–là… facile amis faut que ça sorte pour faire de la place aux meilleures qui poussent…

on pourrait traduire cet énoncé par : ça pense donc j’observe… ou encore : ça pense donc je suis… le fil de mes pensées… pas suis comme dans être, suis comme dans suivre… prendre note sans se faire prendre… noter sans tomber dedans…

car pour penser, ça pense en masse dans nos petites têtes… ça n’arrête pas de penser, le jour comme la nuit… qu’on en soit conscient ou non, qu’on embarque dans le bateau des pensées ou pas… ça pense… et quand on prend note, ça dépense…

pas plus qu’on ne se pompe le sang, pas plus qu’on ne digère soi-même, les choses se font d’elles-mêmes, la vie se vit, avec ou sans nous, avec ou sans notre consentement…

ça pense sans bon sens… ça pense à des affaires folles, ça pense tout seul… pensées positives, pensées négatives, amenez-les qu’on les regarde, amenez-vous qu’on vous watche

car pourquoi s’obstiner à ne pas vouloir penser de pensées dites négatives.. pas nous qui choisissons… les pensées come and go… suffit de les laisser aller, suffit de ne pas les retenir… juste des pensées…12106867_913605958733588_7749099925661958565_n

et la pensée n’est pas tant such a big deal… sa fonction est d’errer, alors qu’elle erre…

12068832_1058732957483911_1983279283809229731_oqu’elle erre partout sur terre, et sous terre s’il le faut.. la pensée n’est que de l’air… un gros cream puff la pensée, que du vent… alors on ne deviendra pas fou pour du vent non ? ni folle d’ailleurs…

alors pourquoi être davantage attaché(e) aux pensées qu’aux fonctions physiologiques ?

nous ne sommes pourtant ni notre corps ni notre tête… nous ne possédons absolument rien… d’ailleurs tout ce qui nous entoure n’est que temporaire, pas seulement notre corps… seul l’amour dans notre coeur perdurera…

1475959_10151736406061296_699378165_nnotre corps n’est que loué… un bail à long terme peut-être – quoi que même ça on est certain de rien – mais qu’un bail…

alors osons tout regarder, tout sentir, tout voir… car tout ce qui se présente à nous n’est peut-être que manifestation de queque chose à laisser aller, quelque chose à observer avant quitter à tout jamais…

bye bail…

réelle illusion et réalité illusoire

12109293_10153643611868908_5329922195368055045_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-SEPTIÈME

traduction : la réalité n’est qu’une illusion, mais très persistante… – Albert Einstein

une illusion la vie… du moins c’est ce que l’on dit… certains disent cela…

difficile à saisir concrètement cette rumeur d’illusion du moins quand on est incarné(e)s… en particulier lorsqu’on se cogne l’orteil sur la patte de table… ou lorsqu’on a mal à la tête… ou au coeur… dans ce temps-là, l’illusion est épaisse…

car la force de gravité est forte en ce bas monde… la prétendue réalité s’entête à nous garder au sol alors que nous, tout ce que l’on voudrait c’est s’élever, s’envoler, éviter… car ça oui, on voudrait bien l’éviter parfois cette dense réalité… plutôt danse la vie alors faut que ça swing… car it takes itou tout tango…

on dit aussi que comem la prétendue réalité, la mort serait aussi une illusion… comme l’horizon au bout de la mer…

11377221_695566483904432_5657483581392037897_npeut-être qu’une étape finalement ? peut-être que la vie se poursuit sans cesse ? possible qu’on ne fait que courir après l’horizon comme le chien après sa queue…

peut-être bien que la réalité n’est pas vraiment réelle, mais peut-être que oui aussi car qu’en sait-on ?

peut-être que la vie n’est qu’une illusion, mais elle a l’air vrai, elle a l’air d’être vraie, elle sonne réelle… surtout dans la matière… même quand elle résonne dans le vide…

en fait, la réalité est l’illusion la plus permanente qui soit… elle n’est peut-être pas réelle vraiment mais on vit dedans… sinon on vit dans un rêve, un grand rêve que l’on partage tous et toutes…

à l’opposé de notre conception matérialiste, les chamanes de certains peuples primitifs affirment plutôt que ce monde est une illusion et que les périodes qui précèdent et suivent l’incarnation actuelle seraient des mondes réels… intéressante conception…

serions-nous prisonniers  de notre corps ? de nos sens ? pris dans nos croyances et nos conditionnements ? bien possible… ce qui rend réel ce grand rêve, ou devrions-nous ce qui semble rendre réel ce grand rêve…

la seule chose que l’on puisse faire est de concevoir comme possible autant ce concept d’illusion que celui de réalité…  car les deux ne sont que mots…

car qui dit vrai ? et qu’est-ce que la notion de vérité anyway ? la question se pose… illusion, réalité, vérité… que des petits mots, formées de quelques lettres, pour tenter de rendre compréhensible l’immensité de l’univers, pour tenter de nous représenter ce qui semble vivre à l’extérieur de soi…

qu’un grand trip d’acide cette réalité… existe, existe pas… on n’en sait rien… car on sait très peu de choses en cette réalité illusoire, en cette illusion réelle… c’est selon…

petite chronique dominicale… emplie de petites questions illusoires, de petites illusions irréelles, réelles ou demies-réelles… petites réalités existentielles…

et si tout ceci n’était pas vraiment ?

et si on ne venait que de passer un moment dans le now here nous deux ?

pas un mot là-dessus OK ?

mots en couleurs

1620420_718492478244938_7142540006445818897_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-SIXIÈME

ci-haut des mots en noir et blanc…

et ici-bas des images en couleur…

1533902_1122459427781960_2381242467831982880_net ici du verbe en slam plein de verve d’une station des cantons…

http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2015/10/09/007-david-goudreult-slam-edito-ecoutez-estrie-radio-rejean-blais-ici-premiere.shtml

fou ce que l’on peut faire avec les mots… ou eux avec nous… wo, tout doux les mots…

les mots, on peut les faire danser, spinner, sauter, ou se copiner et coquiner allègrement… on peut les faire slammer, jammer, couiner et crier de vérité en silence…

les mots sont du matériau, de la matière issue de la terre avec laquelle on peut se taire, ou avec laquelle on peut faire… du sens ou du non-sens, des jeux ou des jobs de bras…

on peut se mettre les mots en bouche, ou les lancer à bout de bras, on peut se les sortir de la tête, ou les laisser crier du coeur…

les mots sont nos armes contre le désespoir ou un pont vers l’espoir…

les mots sont fous, les mots nous hantent et nous chantent, les mots déchantent quand on pense…

les mots sont nos poteaux pour se tenir debout devant le vertige, les mots sont nos béquilles quand on vacille dans le grand vide…

les mots sont parfois durs, parfois fous, parfois murs et parfois doux…

à l’occasion les mots riment, à d’autres pas…

les mots sont nos pas sur le chemin, sur la voie lettrée vers le grand Z… ou pas… ou pas à pas…

les mots sont des armes de construction lascive, ou des larmes de destruction passive, des larves de séduction pensive… c’est selon… ou pas…

les mots peuvent tout dire, et rien en même temps,…

les mots volent le temps qui passe et le fixe sur écran devant, ou sur papier russe, yé…

les mots sont signifiants, hen ? ou in…

les mots ne veulent pas tous dire le même chose chose, certains sont prudes, d’autres s’osent rose…

certains mots sont fins, d’autres sont d’esprit… saints ou coquins, seins ou malsains en chien…

quelques mots sont tabous, d’autres s’en fouent et résonnent comme king kong sur le gong de la susceptibilité…

certains mots se font proses, tandis que d’autres n’osent pas et volent plus bas…

mes mots ne sont pas moi mais il se rendent jusqu’à chez-toi, nez en moins… certains ont de la gueule, d’autres cognent celles des autres… y a des mots dans la face qui révèlent ce qu’on cache…

les mots sont de la pâte à modeler, play mots, qu’on sculpte parfois comme on veut, souvent comme on peut… même quand on ne se peut plus… alors on en veut plusss… y a des mots en peluche, y en a d’autres qui épluchent le vernis des cruches… et de nos convictions…

y a des mots qui montrent, d’autre qui démontent nos constructions mentales… y a des mots en talle, d’autres qui détallent au premier regard, d’autres encore qui détaillent et ou qui coupent en retails l’âme qui déraille…

y a des mots pensés, d’autres crachés, juré…

y a des mots poétiques, d’autres plus véridiques… des mots qui dévoilent notre âme, d’autres qui cachent nos états downs

les mots sont comme des robes, certaines de soirée, d’autres robes de chambre… certains que l’on porte en salle de balle, d’autres que l’on  chuchote à l’être aimé… sur l’oreiller…

les mots sont parfois des amis de la franchise, parfois… mais les mots peuvent aussi ses faire ennemi, de la vérité comme de la validité…

parfois les mots sont de trop, parfois il sont trop beaux…

paix paire

12033092_625736910902931_5957468250714810815_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-CINQUIÈME

traduction : si vous voulez faire la paix, ne parlez pas à vos ami(e)s, parlez à vos ennemi(e)s

je ne connais pas ce dayan, mais he sounds good to me… j’aime les gens qui osent dire les vraies affaires, ceux et celles qui osent parler haut et fort et dire des choses qui semblent évidentes mais qui tout de même choquent, brassent, dérangent… des évidences, mais qui doivent dites et exprimées…

j’ai choisi cette citation ce matin car trop souvent, on prêche à des convertie)s… on partage nos idées à des gens qui sont d’accord avec nous et ensuite, on se surprend que le monde ne change pas…

les gens partagent leurs idées avec leurs ami(e)s, avec les gens qui pensent pareil, avec les like-minded people… sauf que si on ne fait que ça,  on va se sentir compris et soutenu, bien beau, sauf qu’on parle en vase clos, on se parle à soi-même… et rien ne changera…. ou tout changera exactement comme il se doit…

alors une fois de temps en temps, essentiel d’aller en terrain ennemi et échanger nos idées ?

même si en fait il n’y a aucun ennemi out there, car la vie n’est pas une guerre, pas un combat… la vie est une expérience à vivre et même si le monde extérieur n’est pas comme on le voudrait, comme on le rêve, le monde est tel qu’il est et c’est ça qui est ça…

par exemple, même si les sondages donnent les conservateurs comme les potentiels vainqueurs de ces interminables élections – je sais décourageant mais la peur ça marche – allons-nous aller convaincre les gens de ne pas voter pour eux ?

même si de nombreux québécois(e)s vont voter pour le bloc, ce qui va possiblement faire passer les conservateurs qu’on aime haîr, allons-nous aller faire du porte à porte pour contrer ça ? allons-nous brûler notre chemise en public ? quoi faire à part accepter les faits…

car nous sommes des milliards en ce bas monde et les gens sont libres de faire ce qu’ils et elles veulent… s’ils veulent voter selon leur âme et conscience et encore faire élire des dinosaures, que faire ? déménager sur une île vierge ? se mettre la tête dans le sable ? nier les faits et partir vivre en autarcie ? quoi faire d’autre que d’accepter ?

car qui suis-je pour dire aux autres quoi faire ? qui suis-je pour faire la morale aux gens du peuple ? qui suis-e pour dire que c’est une erreur de votre pour harper ? meme si je le pense, que faire pour empêcher ça ? sinon accepter car les gens vont fire ce qu’ils croient juste anyway…  que je sois d’accord ou pas…

car la vie n’a pas besoin de mon accord pour se déployer exactement telle qu’être se doit… même si je n’aime pas certaines affaires en ce bas monde, la première chose à faire est d’accepter ce qui est… tout simplement parce que c’est… es armes, les conservateurs, harper et trump, l’idéologie mercantile qui néglige l’humain, la pollution rampante qui nous axphisie…

tout d’abord accepter et ensuite essayer de changer les quelques affaires qui me dérangent le plus, les choses que je considère les plus menaçantes pour nous et enfants… bref agir sur les choses que je considère assez importantes à mes yeux…

et en même temps, au-delà du monde extérieur, la vraie paix – celle avec un gros P – ne peut se trouver qu’à l’intérieur de soi… sans se foutre du monde extérieur, mais pas tributaire de ce monde extérieur… car le monde extérieur n’existe pas en dehors de celui intérieur…

toujours le même dilemne… l’équilibre entre vivre pour soi, se mêler de ses affaires, cultiver son propre bonheur, et vivre en lien avec le monde extérieur, s’occuper de son monde et accepter d’être dérangé(e) car des choses dérangeants, il y en a pas mal en dehors de notre peau,…

alors soyons bien dans notre peau, et tentons de faire du sens avec tout, tout ce que l’aime et aussi et surtout peut-être, ce qui nous dérange…

pow pow j’ai peuw

10430489_1160777833949780_8877809812418211220_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-QUATRIÈME

traduction : les gens qui se sentent davantage en sécurité avec une arme à feu qu’avec une assurance médicale n’ont pas encore une notion mature de la peur… – William Gibson

tiens-toi, prends ça dans ton dash mononcle sam…

car la peur ne se combat pas avec un fusil…. c’est de la peur de mourir dont tu souffres mononcle… la peur de disparaître, la peur d’avoir mal… t’as peur un point c’est tout… et ton gros gun ne pourra rien contre ça, même si c’est une kalachnikov ou un AK 47…

car assez évident quand on vit en dehors des states, les armes engendrent les armes, et la violence la violence, et la peur la peur… plus vicieux que ça tu meurs, ou tu tires ton voisin… qu’il ait 45 ans ou 8 ans (récemment un tigarçon naméricain de 11 ans a tiré sa voisine de 8 ans parce qu’elle riait de lui)…

vu d’ici la situation des armes aux États-Unis est complètement grotesque et impossible à comprendre… mais pour dépasser l’outrage et tenter un début de compréhension sur ce qui se passe au sud de la frontière, il faut retourner en arrière, dans l’histoire américaine…

et on constate que l’histoire de nos voisins repose sur le plus grand génocide qui n’a jamais eu lieu dans l’histoire de l’humanité… en effet, plus de 100 000 000 )pas 100 000, 100 millions) d’autochtones auraient été tués en leur volant leur territoire…

12032110_1097752173576023_8826434535439900615_npeu importe si le chiffre est exact car ça sonne presque impossible, les faits sont là… le pays a été conquis – violé et volé – à coup d’épées et de fusil… cela fait partie de la culture intrinsèque des américains… un pays fondé sur l’agression et les meurtres… engendrant la peur de mourir… donc la peur de vivre… car lorsqu’on a peur de mourir, bien difficile de vivre…

et quand on perçoit la peur comme venant de l’extérieur, normal de vouloir s’armer pour la contrer… sauf que la peur naît en soi, la peur croit en soi… et notre tête lui donne encore plus de puissance, plus de pouvoir… notre imagination lui donne des ailes… et aucun gun ne pourra venir à bout de cette peur bleue et de toutes les couleurs… on fait dans nos frocs de trouille…

les américains disent que leur constitution leur donne la liberté, que dis-je le droit de s’armer… mal leur en prenne… sauf que lorsque des enfants de 11 ans en tirent d’autres de 8 ans, une société devrait se poser des questions… n’en déplaise aux représentants de la NRA… mais les réponses risquent de déranger…

mais comment on change cette situation ? comment peut-on tendre vers davantage de paix ?

12033092_625736910902931_5957468250714810815_npas en prêchant à des convertis, mais en tentant de rejoindre les gens aux idées contraires aux nôtres, pour expliquer ce que l’on voit, pas pour convaincre, mais pour tenter un rapprochement, minimal soit-il…

mais pas évident toutefois me direz-vous d’aller discuter avec des gens armés… car souvent les pro-armes ne sont pas le plus aptes à discuter… ils ne sont pas bien armés pour discuter…

poe pow, pas fow notre affaiwe…

franc menage

11987122_10153035790456512_8630524532518998360_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – TRENTE-TROISIÈME

traduction : la différence entre : 

un PATRON : qui demande, s’appuie sur l’autorité, lance des ultimatums, dis «je», utilise les gens, prends le crédit pour les bons coups, blâme les autres, dis «allez», et sa façon est la seule façon…

le MENEUR :  qui dirige, s’appuie sur la bonne intention, génère de l’enthousiasme, dis «nous», aide les autres à se développer, donne le crédit, accepte le blâme pour les moins bons coups , dis «allons-y», et renforce l’unité… 

hier on parlait des elders, aujourd’hui des leaders… OK je switche ici de leader à meneur mais j’aimais la similarité dans la sonorité des deux termes, elder, leader, sans oublier la  similarité dans leur inspirativité, leur capacité d’inspirer et d’éclairer…

depuis et pendant plusieurs années, je me suis retrouvé dans un rôle de meneur… ça n’a jamais été un choix conscient, ça n’a jamais été une décision comme telle… ça c’est simplement fait… ça m’est un peu tombé dessus dans un sens… car quand on le choix, plus confortable de simplement faire ses petites affaires

et il y a cinq ans, j’en ai eu assez…et j’ai alors pris ma retraite de meneur… ça me démenait… et ça ne menait plus nulle part pour moi… j’avais de la difficulté à me mener moi-même alors en mener d’autres ? plus pour moi… alors enwèye à maison…

mais depuis quelques années, le leadership me remonte me rattrape… on dit que la nature remonte toujours à la surface, que même chassé, le naturel revient toujours au galop… et moi qui suis un âne… hi han… et je me retrouve de nouveau dans un rôle de décideur, de chef d’orchestre, de ptit boss des bécosses

chef d’orchestre notamment avec nos rencontres musicales ici, et tout particulièrement pour le dernier spectacle qu’on a présenté fin septembre alors que l’on était 14 sur scène… c’est de la gestion ça madame… ça a été des mois de préparation, des mois à décider pour d’autres, des mois de prise de responsabilité pour un projet commun… à assumer, mais à partager aussi…

comme toujours dans toute situation de groupe, j’ai beaucoup appris sur moi-même… notamment en termes de patience, de respect et de menage… car mener n’est pas forcer, mener est suggérer et convaincre par ses propres actions…

parfois, je trouvais que ça ne bougeait pas assez vite, que parfois ce n’allait pas comme je le voulais… mais avec les années qui ont passé sur mon corps et sur mon âme, j’ai découvert que j’étais davantage capable d’écouter qu’avant, de faire confiance, d’être patient et davantage respectueux du besoin des autres… davantage capable de me mettre à leur place… et de voir ce qui est préférable pour le groupe, pour le bien du plus grand nombre… pas juste pour moi…

et ça continue…  on se planifie déjà quelques rencontres tout en musique… et pour la musique, on ne peut qu’être en accord, en harmonie, on ne peut que se rencontrer sur la même tonalité… la musique ne ment pas, si fausse note il y a, on l’entend sûrement et directement…

en fait un meneur n’est rien d’autre qu’un chef d’orchestre… il doit utiliser sa baguette avec doigté, avec nuance et délicatesse et en même temps avec fermeté et directivité… mais comme nous sommes dans un infini processus d’apprentissage, l’idée est de faire en sorte que tout et chacun(e) travaille ensemble, qu’il/elle écoute et apprenne… pour contribuer à une oeuvre commune…

l’idée est de créer un climat d’acceptation et de confiance dans lequel chacun(e) pourra oser être soi-même, oser prendre des risques tout en faisant ce qu’il faut pour que le groupe arrive là où il vise aller… comme la vie quoi… faire ce que doit pour soi, et en même temps pour le groupe…

bien sûr, quand on meneur de claques, on peut aussi les recevoir en pleine ces dites claques… on s’expose à la critique, on prête flanc aux remarques désobligeant… on risque de froisser parfois… ça vient avec…

mais parfois dans la vie, y en a qui mènent, et y en a qui vont avec…

et tous les chemin mènent à rome… et à soi… vous venez ?