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écrire et lire pour ne pas s’endormir…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /19

too much est juste assez !

récemment une personne m’a écrit pour me dire qu’elle – mais aussi que certaines autres de ses connaissances – trouvaient que je postais trop de choses sur mon mur Facebook car elle recevait des courriels à chaque fois que je poste quelque chose… elle parlait sûrement de mon groupe de l’Aiglise sur lequel je poste régulièrement des mots d‘Osho

ça m’a piqué dans mon orgueuil, chez celui qui ne veut pas déranger, celui qui ne veut pas être pris en faute, celui qui ne veut pas être too much… surtout en mentionnant que d’autres personnes trouvaient cela aussi, je me suis senti envahissant et dérangeant au carré, que dis-je au cube… too much le titi…

après quelques ruminations bien senties, je lui ai répondu qu’elle pouvait toujours désactiver la fonction courriel de son compte Facebook, ou encore qu’elle pouvait tout simplement me flusher de ses amis… je préfère être flushé que too much…

mais cet épisode m’a fait réfléchir… et continue de le faire puisque je vous en parle ce matin… alors je continue de voir ce qui est touché en moi, le spot mou dans lequel cette remarque est tombée…

la beauté avec Facebook, c’est qu’on peut décider qui on veut avoir et garder dans nos vies… on peut choisir et être sélectif mais pour ma part, je suis assez guidoune côté amis Facebook… pas comme dans ma vie de chair et d’os… je dis oui à peu près à n’importe qui me demande d’être son ami… chacun(e) a quelque chose de spéciale à partager… mais je ne veux pas être dans la vie de personne qui ne veut pas de moi… et avec Facebook, on peut choisir nos ami(e)s…

cependant Facebook ce n’est pas toute la Vie, cette Vie qui semble placer sur notre chemin les bonnes personnes, pas toujours celles qu’on voudrait ou de celles auxquelles on rêve et aspire mais inévitablement des gens qui sont là pour nous faire avancer… nous faire voir certaines choses particulières… des leçons précises…

ces temps-ci, je constate souvent mon réflexe, que dis-je ma réaction viscéralement automatique, de vouloir flusher de ma vie toute personne ou événement qui ne fait pas mon affaire, qui ne me renvoit pas une image de moi que j’apprécie… j’aime pas ça, je change de poste, comme à la télé, je flushe, delete, switch, zap zap zap… mais la Vie n’offre pas toujours de télécommande… au contraire, elle semble plutôt rejouer les mêmes épisodes jusqu’à ce que l’on ait compris…

la Vie ne se contrôle pas, ne se change pas comme bon nous semble… pas une émission de télé la Vie… le canal Vie ça n’existe pas ! parfois plutôt un traitement de canal la Vie… elle est simplement ici, là, ailleurs, partout, mettant sur notre chemin des personnes ou des événements qui nous font grandir, nous confrontent, nous ennuient, nous dérangent, nous enragent ou nous enflamment…

la Vie est un laboratoire brut dans lequel toute chose a sa place et je peux bien zapper tant que je veux, tant que la leçon n’est pas apprise, la scène se répétera… avec cette personne… ou une autre… poussé à l’extrême, cette logique veut que l’on peut même se suicider si on veut, on se réincarnera sous une autre forme pour compléter la leçon… karma karma karma karmaléon…

nous, enfants de la télé avons été habitués à zapper quand l’émission est plate… alors on se divertit constamment, changeant de canal et de place dès qu’on est contrarié… dès que l’émission ne nous permet plus de nous oublier… mais la contrariété est tellement riche et apprenante… qu’est-ce qui est dérangé en moi ? pourquoi ? qu’est-ce que ça vient chercher ?

mais cette attitude a quand même ses limites, je peux bien accepter d’être dérangé, mais jusqu’à un certain point quand même… je ne suis pas obligé d’endurer sans cesse et de soutenir des situations déplaisantes advitam eternam… sauf que la ligne est parfois difficile à tracer entre persévérer et changer de route…

choisir la voie difficile ? la moins visitée ? faire des efforts ? persévérer et souffrir pour apprendre ? toutes et aucune de ces réponses… parfois oui, parfois non, ceci ou cela… la Vie semble vouloir ça pour nous, mais pas tout le temps quand même… gimme a break Vie !

mais savoir distinguer jusqu’à où aller ou changer de route n’est pas toujours aisé à reconnaître…

pour ce faire, il faut apprendre à discerner, sentir, se faire confiance, résonner… se donner une chance de faire des erreurs, développer son intuition, toutes des choses que l’on ne nous apprend pas à la ptite école… ce n’est qu’à la grande école de la Vie que ces leçons s’apprennent… lentement, régulièrement, inévitablement… et parfois difficilement… un jour à la fois, une inspiration, une expiration à la fois…

faire confiance que la vie place sur notre chemin les personnes et événements nécessaires à notre croissance… et quand la leçon est apprise, continuer son chemin avec reconnaissance et gratitude…

if you can’t be with the one you love, love the one you’re with – Crosby Stills Nash

In life,

God doesnt give you People you want.

Instead he gives you people you need,

to teach you

to hurt you

to love you

and make you exactly

the way he wants you to be, the best ….

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /20

sur l’importance du contenant…

petite journée de pluie qui donne au feu toute sa candeur, petite journée de pluie qui rend aquatiquement fluide le flot des vagues de l’écriture, alors hop une deuxième chronique car mes projets rénos sont stallés pour le moment, j’ai un fantasme, rien d’osé rassurez-vous, envie de faire une expérience avec vous, du moins ceux et celles qui se rendront jusqu’au bout, c’est ici qu’on voit les vrais, je veux vous démontrer par un contre-exemple l’importance des petits paragraphes et des trois petits points, le contenant de mes mots, qui font que vous aimez me lire, jamais, parfois, souvent, régulièrement, ou pas, en ces temps de ratatinage de la capacité de rétention mnémonique (beau hein? qui réfère à la mémoire) on doit séparer les communications en petits blocs, simples, une phrase une idée, d’ailleurs pourquoi j’use régulièrement de courts praragraphes et de trois petits points (et puis s’en vont), alors que dans ce cas-ci je vous filerai ça d’un coup, qu’avec des virgules, ce chapelet de mots qui rendra votre lecture difficile, dense, touffue, plus challengeante que d’habitude, comme l’est pour moi l’écriture, car ça ne respire pas, ce n’est pas suspendu par des trois petits points qui apparaissent normalement aux 5-6 lignes, alors ici vous commencez sûrement à voir plus clairement comment, en ne voyant presque plus ce que je dis, quand le contenant est mal défini, serrant trop les mots, contraignant les yeux à un texte en bloc, il devient difficile d’espacer les idées et les concepts, de réfléchir entre les paragraphes, de ne pas se perdre dans les mots et entre les mots, alors qu’ici si vous décrochez vous ne saurez même plus où vous êtes rendu(e) dans le texte et il vous sera difficile de vous y retrouver, peu importe si ce que j’écris est intéressant ou pas; alors l’écriture est comme la vie, faut savoir doser, espacer, ralentir, respirer, décorer, faut savoir la séparer en petits blocs qui sont gérables par et pour le mental, alors il peut relaxer et vous aussi, séparant la vie en petits morceaux qui se prennent bien l’un après l’autre, un moment à la fois…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /21…

21 comme dans 21 jours de méditation check !

à tous ceux et celles qui ont commencé en même temps que moi cette stretch de 21 jours peu importe la méditation, peu importe l’heure, peu importe qui vous êtes, chapeau ! vous savez qui vous êtes… et aux autres qui n’ont pas fait 21 jours, chapeau aussi… et à ceux et celles qui n’ont pas médité du tout, je vous souhaite de le faire bientôt…

chapeau comme tour du chapeau, comme dans troisième chronique de la journée, tant qu’à être too much, assumons, ça ne paraît plus après un certain point anyway… j’espère que la fonction courriel est désactivée !

21 comme dans 21 jours & 21 chroniques… j’aime ça quand ça fitte… flic fitte frites, j’aime ça quand ça rime crime… puff !

alternant ménage, guitare, farniente, feu, écriture, rien, vous, moi, une réelle journée de fin du monde, voulant dire parfaite, relax, que des affaires le fun au programme, avec un feu dans le poêle, avec un chroniqueux en feu.. dans le cul-de-sac de la cabane… excusez-là…

belle journée Facebook non ? ça aussi on assume right ? tant qu’à être là, on va en jouir… il paraît qu’il n’y a pas de synonyme à jouir en anglais !!! ça veux-tu dire quelque chose ? anyway, journée avec soi, en soi, journée de velours satiné, tout doux sur l’âme et le body…

journée pour jouir donc, de soi, de ses proches, ou de ses plantes, chien et chat si on vit seul(e), jouir de la vie qui passe et rire de celle qui reste, de la mort qui avance petit à petit, un pas feutré à la fois, la mort avec laquelle on fait la paix de plus en plus, du moins conceptuellement parlant… à force de voir des ami(e)s nous quitter, ça devient de plus en plus vrai… même si toujours aussi inconnue…

ah ! voyez les pauses comment ça fait du bien…

donc jour pluvieux, vous et moi, un jour de plus vieux… quand j’étais jeune 😉 dans mon temps 😉 et dans le vôtre ? je disais que je n’avais pas peur de la mort… mais je ne dis plus ça car je crois que je ne savais pas de quoi je parlais dans ce temps-là… depuis j’ai vu pas mal d’ami(e)s se rendre là avant moi, alors humilité et respect devant cette grande inconnue… on verra ce à quoi ressemble la rivière une fois rendu sur le pont !

la vie la mort, petits sujets banals – banaux ? – de vendredi après-midi pluvieux… pas loin du feu le pluvieux se prend mieux… le feu garde jeune… et plus chaud…

des petits paragraphes – l’art du paragraphe, est-ce de la paragraphie et sa peur de la paragraphobie ? – pour compenser LE long paragraphe de la chronique 20, facile les numéros pour savoir où on est dans la vie… comme l’âge, qui ne veut rien dire pourtant… l’âge c’est le corps et plus on vieillit plus on se sent âme plutôt que corps… donc les numéros, bon pour le nombre d’années du corps mais ça ne marche pas pour l’âme… un âme burger pour les végétariens ! ah come on ! donnez-moi une chance, c’est vendredi après-midi après tout ! après toute la semaine…

21 jours de méditation en arrière de la cravate et je ne veux plus arrêter car autour de quoi va tourner ma journée ? ma méditation de 7 h est devenue mon ancre, mon Greenwich, mon minuit le matin… à chaque matin, je shake les restes de la journée d’avant, je shake les débris accumulés et non relachés durant cette vie… et ensuite je bois mon shake… je sais je sais, je fais concept…

chronique sans but, chronique de trop plein de mots fous déversés en ce jour de pluie qui déborde des doigts au claiver à vous… sploush !

alors chers amis, last call for today, back to my guitar, je prépare quelques surprises pour demain, il y a quelques ami(e)s qui viennent à la maison… et j’aimerais bien les flabbergastés un ptit peu… surprise !

bon et bonne équinoxe !

la photo ? je ne me souviens plus de la source, j’en manque une de temps en temps… juste touchant ! je suis certain que vous aussi vous feelez comme ça en-dedans des fois…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /22

légère légèreté d’être de samedi matin pluvieux… chronique légère et volage… chronique ailée… et aérienne… chronique à bout de plumes…

la terre, pacha mama, boit goulûment depuis hier ici, elle se gorge, fait le plein, vire une brosse, abuse, elle se gonfle, se bombe les bajoues et les collines, se joufflone de fun et de H20, môman est heureuse car elle avait grande soif depuis quelques mois… on l’entend se sustenter… jouissance de terre pleine d’eau again… jusqu’à ce que gaine soit pleine…

parce qu’on baigne dedans en cette partie du monde où l’on a la chance de vivre, on se rend peu compte du rôle précieux que l’eau joue dans nos vies… même chose pour l’air, le feu, la terre, tous ces éléments vitaux pour notre survie au quotidien… on s’est en quelque sorte dissociés de ces éléments fondamentaux avec le progrès que l’on arrête pas de ne pas arrêter… et qui nous ramène toujours à la base… back to basics… feu, terre, eau et air…

quand on vit en nature, on constate plus aisément l’importance de ces éléments au quotidien… on entretient un contact direct avec ces éléments…

quand on chauffe au bois, on apprécie la chaleur du feu les matins d’hiver… quand on a sa propre pompe à eau plutôt qu’un aqueduc public et anonyme, on ménage et apprécie l’eau à sa juste valeur, quand on a un jardin, on saisit tout le sens de l’Action de grâce envers la terre, et quand on respire l’air pur, on sent la vie pénétrer au plus profond de nos entrailles…

retrouver l’essentiel comme quand après avoir passé une période lourde, heavy, oui oui essentielle parfois mais toujours décapante dans les coins, intense dans le corps et qui se répercute inévitablement sur l’âme, on retrouve une certaine legèreté d’être… la légèreté est un service essentiel… up up up… rising…

on dit que les anges peuvent voler car ils se prennent à la légère (they take themselves lightly)… mais aussi parce qu’ils portent leurs ailes déployées… c’est ce que je nous souhaite, de sortir nos ailes, de se prendre à la légère, non sérieusement, avec légèreté et un brin d’insouciance comme dans sans soucis… rire de soi quand le sérieux guette nos vies…

Osho nous rapellait constamment qu’un(e) chercheur(se) de vérité peut être sincère sans être sérieux(se)… en fait, il faisait de l’humour et de la légèreté d’être des valeurs primordiales… il nous racontait d’ailleurs des farces à chaque discours, certaines particulièrement salées… des farces toujours adaptées aux thèmes dont il parlait… on a même compilé toutes ses jokes dans un recueil contenant les milliers de farces qu’il a raconté intitulé Don’t take yourself too seriously… 

cette si chère légèreté d’être dont les plumes sont les dignes représentantes…

les plumes sont d’ailleurs très présentes dans le travail chamanique… elles permettent de passer à travers les moments les plus lourds lors des travaux de guérison… les chamanes travaillent constamment avec ces outils de base…

toutes les tribus des sociétés ancestrales ont d’ailleurs conservé cet élément essentiel du travail de guérison chamanique qui constitue aussi un élément de décoration chez tous les peuples des premières nations… les plumes sont belles et elles allègent… ailes allèges…

les plumes constituent notamment notre lien avec toutes les créatures ailées, avec tout ce qui vole, ce qui tend à nous rapprocher de Dieu… les plumes sont notre lien avec le ciel, avec les cieux, avec l’au-delà… les plumes sont belles, colorées, spectaculaires… elles nous rendent envieux des oiseaux qui, eux, se déplacent à leur gré et sans frontières… liberté liberté… l’inspiration des snow birds québécois qui fuient l’hiver en Floride… si j’avais les ailes d’un ange, je partirais pour….

les premiers humains se sont d’ailleurs inspirés des ailes d’oiseaux pour imaginer les premiers avions, étudiant leur mécanique pour conceptualiser leurs engins… quel rêve fou de penser voler quand cela n’avait jamais été fait… chapeau aux frères Wright et à tous ceux qui avant eux ont fouillé en ce sens et poursuivi ce rêve… plusieurs en sont morts pour que l’on puisse en profiter aujourd’hui… hommage à nos ancêtres fous qui ont osé rêver voler…

avoir une belle plume… les plumes ont aussi été un des moyens privilégiés pour les écrivains… on les a dorénavant remplacé par des claviers… moins romantique…. mais efficace… tac à tac, en dépit de cette alchimie technologique ayant perdu de sa romance, gardons tout de même notre prose légère et aérée, écriveux et écriveuses…

photo via shivani sheldon, thanks sister…

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et vous ?

dans quel monde vivez-vous ? dans quel monde voulez-vous et choisissez-vous de vivre ?

et moi dites-vous ?

je vis dans un monde rempli de sincérité, d’intentions claires et pures, de vérité, de lucidité… un monde bienveillant et soutenant… coopérant…

un monde qui m’inclut, un monde qui fait partie de moi… et dans lequel je suis partie prenante… donc responsable et assumant tout ce qui s’y passe… sans blâme ni jugement…

un grand casse-tête, un beau puzzle dans lequel je constitue un morceau important, mais ni plus ni moins que chacun des autres morceaux… un morceau unique, comme chacun des autres morceaux qui forment cette grande mosaïque qui se révèle un plaisir à réaliser et non une tâche à accomplir…

un monde plein d’amour, de confiance, d’enthousiasme, de curiosité, de découvertes et d’apprentissages quotidiens…

une pièce de théâtre dans laquelle je change constamment de rôle et dans laquelle j’accepte tous les rôles qu’on m’offre de jouer… et que je garde jeu…

un monde parfois plein de monde, mais aussi parfois sans autre monde que moi, seul avec tous mes personnages intérieurs… et à l’aise dans l’un comme dans l’autre…

un laboratoire qui se redéfinit à chaque jour, imprévisible, fantastique, surprenant, flabbergastant quand j’ouvre mes yeux tout grands…

un monde, mon monde, votre monde, notre monde, ce monde, le monde…

un jardin où les choses et les gens poussent et meurent, où tout passe, inévitablement… où la nature est ma religion, la forêt mon sanctuaire…

un monde beau et bon, rempli de beautés et de grâce mais aussi un monde cruel à l’occasion, avec des atrocités à ne pas nier mais aussi à ne pas encourager… à tout faire pour changer…

une toile blanche que je peux remplir des couleurs de mon choix, de toute la gamme des couleurs…

un monde aimant, acceptant, sécurisant, contemplant, plein d’enfants, petits et grands…

une occasion de me connaître, de te connaître, un monde noir et blanc, qui déploit toutes couleurs et ses tons de gris…

un monde généreux, le coeur sur la main, un monde abondant…

une chanson sur laquelle mettre des notes, de la musique et des mots… ou seulement des boum boum, pow pow et des lalala et des chabada…

un monde grand, immense, incommensurable, ouvert, infini, en même temps qu’immensémment petit, minuscule, infinitisémal, exigu et limité…

une multitude de possibilités, de peut-être, de si… jusqu’à Paris…

un monde de 7 milliards d’humains qui fonctionne, chaque jour, parfaitement car c’est la seule façon qu’il a d’être, tel qu’il est et non tel que je le voudrais…

un chemin à marcher et non un but à atteindre…

un monde tel qu’il est ce matin…

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chronique nocturne, la lune doit sûrement tendre vers sa plénitude mensuelle… la lune a ses lunes… la lune dans tous ses états…

quelle image inspirante que celle qui accompagne ce texte ? la musique qui rend libre… la musique qui donne des ailes… qui permet l’évasion… la musique qui transforme du temps supposémment perdu en créativité, en liberté, en libération, en beauté, en plaisir des sens…

parfois je me demande d’ailleurs ce que vivent les sourds de naissance ? on dit qu’on ne peut manquer ce que l’on ne connaît pas… mais je me demande s’ils entendent eux aussi une certaine forme de musicalité intérieure… un om quelconque ? une certaine vibration pleine de son en eux ?

cette image me rappelle qu’il y quelques années, j’allais au pénitencier pour guider des méditations (accompagnées de musique of course, celle de Krishna Das) avec et pour les détenus, j’avais intitulé mon projet la grande évasion – informellement seulement, car formellement je ne crois pas que ça aurait passé auprès des autorités administratives 😉

à l’époque, aller en prison m’a permis de mesurer et d’apprécier ma liberté, surtout à ma sortie quand les portes s’ouvraient et que j’en ressortais… on n’apprécie jamais vraiment quelque chose autant que lorsqu’on le perd… même si ce n’est que temporairement… liberté liberté…

à l’occasion j’allais faire un tour «en d’dans» avec mon ami Ben qui est quadraplégique donc prisonnier de son corps… il avait un grand impact chez les détenus, en effet, bien difficile de se plaindre auprès de lui… et mon ami Ben profitait aussi de son contact avec les détenus car lorsqu’il sortait, lui aussi, il se sentait libre d’une certaine façon…

tout ça pour dire que certains détenus – les détenus des murs mais aussi ceux de l’intérieur, car certains murs sont invisibles – utilisent leur temps, abondant, pour apprendre, créer, changer… et pour plusieurs d’entre eux, la musique permet cette évasion, créant un trou dans les nuages… c’est aussi d’ailleurs le cas de mon ami Ben – auparavant musicien – qui, prisonnier de son corps, trippe totalement musique… je suis certain qu’il danse dans sa tête quand il écoute… que des ailes lui poussent par les oreilles jusqu’à l’âme…

et tout ça pour dire aussi que la musique, que ce soit par son écoute ou en jouant d’un instrument, nous permet de nous évader, peu importe nos contraintes, nos murs, nos lourdeurs au coeur, la musique nous donne des ailes, nous allège, la patte et la pensée, le coeur et l’humeur…

la musique ne fait pas qu’adoucir les moeurs… elle guérit aussi des peines d’amour, des blues et des trous noirs de l’âme, elle soulage les downs de corps et d’esprit… ainsi soit-il et ainsi sonne-t-elle…

cet hiver j’ai eu le coeur gros… et j’ai écrit une chanson de coeur brisé… un gros blues down, triste et cochon… j’ai réussi à transformer un bleu au coeur en arc-en-ciel de bouche et d’oreile, mon ptit coeur brisé et à moitié mort en blues juicy et vivant, alchimie alchimie quand tu résonnes… je vous la jouerai quand on se verra…

mais ça m’a pris du temps à oser me commettre avec cette chanson, moi qui jugeait les tristes chansons d’amour et de coeurs brisés un peu pathétiques… mais quel soulagement de prendre sa douleur et d’en faire un ode à la vie, un ode à l’amour… avouer que l’on a mal au coeur, le dire et le chanter… pour éventuellement le rire et le danser…

la musique ne connaît pas de barrière de langue ni de style… c’est d’ailleurs le plus grand héritage que je crois avoir laissé à mes filles : leur capacatié d’aimer plusieurs types de musique… ce qui requiert ouverture d’esprit pour dépasser le «ah, ça s’est pas mon genre de musique ! »… pôvres eux-autres qui vivent ainsi… que de beaux et bons sons manqués…

si on se laisse faire, la musique nous prend sur ses ailes, nous transporte, nous évapore, nous liquéfie, nous kicke les fesses, nous berce, nous flatte les oreilles et le reste…

la musique est folle, douce, rock n roll, classique ou baroque, elle est twist, valse, tango ou cha cha cha… populaire… ou pas… elle est blues ou rouge, verte mais jamais drabe, même dans les ascenceurs, elle est de toutes les couleurs…

la musique est gratuite, elle est partout, même et surtout dans la nature où les oiseaux s’évertuent à remplir le silence de leur ptits pit pit mélodiques…

et même ce silence est musique à nos oreilles… plein de vide, plein de son, subtil, limpide, direct au coeur… silence en dehors qui appelle silence en dedans…

vive la musique pour l’espace et la vastitude qu’elle offre, vivre la musique pour la richesse d’écoute… car même quand on s’exprime musicalement, les oreilles sont au poste, jamais très loin du coeur…

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ce matin j’avais en tête un thème un brin philosophique autour duquel je voulais broder quelques mots mais je viens de lire un message d’une amie qui vit un passage difficile en ce moment et qui a envoyé une demande d’aide à toute la communauté de Val-David ici et à ses ami(e)s…

et je suis tout chamboulé, shaké, touché, bouleversé de tant d’honnêteté, de sincérité, d’ouverture, de fragilité, de courage… alors changement de sujet pour laisser couler ce qui émerge naturellement et spontanément suite à ce touchant et puissant cri du coeur…

car je ne peux que laisser couler l’air du temps du dedans… du dedans de moi, du dedans d’elle aussi, de cette partie de nous qui a mal, qui est coupée du monde, qui souffre en silence, qui désespère et qui ne voit plus clair parfois…

sa souffrance, mais ma et ta souffrance aussi, votre et notre souffrance aussi… quand mon amie a mal, je souffre aussi… quand ton ami souffre, tu as mal aussi…

quel courage pour cette belle jeune femme, dans la jeune trentaine, à fleur de peau et d’âme en ce moment, le coeur craqué et la tête à spin, d’ouvrir publiquement sur ce qui est là pour elle, en elle, sur le vrai, le pas si beau qu’on le voudrait, de dévoiler cette peine qu’elle cachait jusqu’à tout récemment même à sa meilleure amie… quel courage que de demander de l’aide…

quel courage de dévoiler cette part d’elle, de nous, cette part que l’on veut tous et toutes garder cachée à double tour et ne jamais au grand jamais montrer à quiconque… comme si on pouvait la cacher anyway… comme si les autres ne la voyaient pas de toute façon cette face cachée de notre lune…

quel courage d’exposer cette partie d’elle, cette partie de moi et de nous, qui veut crier «aidez-moi, j’ai peur, j’ai mal», mais qui la plupart se tait et souffre en silence, cette part de soi qui ne veut que de l’amour, en recevoir et en donner mais qui ne sait pas comment, ni offrir, ni demander… et encore moins ce qu’est l’amour dans ces moments…

comment ça va ? ça va bien… bullshit ! la plupart du temps du moins… bien plus complexe que ça la vie ! mais on continue d’utiliser lors de nos premiers contacts cette phrase passe-partout qui ne va nulle part.. on continue de demander même si on ne veut pas vraiment savoir, même si on n’a pas le temps d’entendre et encore moins d’écouter… on devrait définitivement trouver une autre punchline si on ne peut pas assurer le suivi de la question jusqu’au bout…

cette jeune amie a choisi de révéler et d’exposer sa vulnérabilité au monde entier, via un réseau social, de montrer et d’exprimer son désarroi plutôt que réprimer et déprimer en silence et en cachette… et les témoignages sont aussi émouvants et dans le même registre que son message, bullseye, droit dans l’oeil… du coeur… le monde est touché, son monde est interpellé… la corde sensible résonne fort… la communauté répond… et est émue…

pour avoir moi-même connu un hiver de plomb l’hiver dernier qui m’a amené dans des zones insouçonnées de mon être, qui m’ont révélé des profondeurs intérieures que je ne savais même pas exister, qui ont révélé une douleur presque insoutenable, je compatis ce matin… je suis touché, je pense à elle, je pense à toi ma belle, à sa souffrance, je sens et ressens ta peine…

sentir la peine de l’autre et ressentir sa propre impuissance de ne pouvoir rien faire d’autre que de ne rien faire parfois, rien d’autre que d’offrir son soutien, sa disponibilité, sa présence mais seulement si cela est voulu et demandé… aider c’est parfois ne rien faire plutôt que trop en faire ou faire ce qui n’est pas juste ou nécessaire…

oui définitvement, souffrir nous ouvre clairement aux autres… et hop un peu de souffrance pour tout le monde ! pour qu’enfin le monde s’empathise et sympathise, pour que le monde se sente, soi-même mais aussi l’un(e) et l’autre, pour que l’on se touche, que l’on se permette d’être touché par les autres dans notre plus grande humanité…

car l’autre, les autres, ce n’est finalement que moi, et moi c’est les autres, incarnés autrement, dans d’autres corps, sous d’autres formes… le monde est moi alors pas étonnant que l’on sente soie… le monde souffre en ce moment et moi j’aurais du fun ? pas toujours évident de marier les deux… mais en même temps, il le faut…

donc un autre jour mon idée de chronique intiale de ce matin… aujourd’hui, je te dédie cette chronique ma belle… même si ça n’allège pas ta souffrance, je suis avec toi, en pensées, passif, un peu loin, impuissant peut-être mais sûrement pas désintéressé… car je sais ce que tu sens, ce que tu vis car moi aussi je l’ai vécu il n’y a pas si longtemps et je le revivrai possiblement… je prends une partie de ta peine car c’est aussi la mienne…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /26

another day, another chronique… sur les hasards, coïncidences, destinés et autres rendez-vous… manqués ou pas…

on entend souvent les gens dire: dans la vie, il n’y a pas de hasard ! je veux bien, mais comment peut-on dire ça et se prendre au sérieux ? comment vérifier cela ? et qui sommes-nous pour avancer de telles affirmations car c’est gros comme statement ça mes ami(e)s ! pas de hasard ? vraiment ? montrez-moi ça…

me semble que s’ils existent, seul Dieu et ses acolytes pourraient dire cela avec certitude… et même eux, on n’en sait pas trop à leur sujet… pas de hasard ? un bon guess mais peut-être bien que tout est un hasard… un gros gros hasard… arrangé par personne en particulier et par un peu tout le monde en général… oui mon colonel….

ou au contraire, peut-être que tout est prédéterminé… tout est décidé d’avance, qu’un grand plan est déjà écrit et que tout se déroule tel que prévu… 2012, here we come, Houston we have a problem… 

nous ne sommes peut-être que des marionnetes dans un grande pièce de théâtre, des acteurs et actrices aux rôles distribués aléatoirement… des machines humaines répondant quasi mécaniquement à des instincts biologiques… pas de hasard ? vraiment ? show me the way SVP…

finalement, avons-nous vraiment le choix de nos décisions au cours de notre existence ? et peu importe ce que l’on décide, est-ce que ça fera vraiment une différence à la fin ? et y-a-t’il une fin anyway ?

en fait soit il n’y a pas de hasards, ou soit tout en est un… un gros big bang anarchique qui a parti le bal et ensuite, un gros bling blang cosmique qui s’en est suivi… et la machine folle s’emballe et route et roule et roule… jusqu’à ? qui sait ?

mais entre vous et moi, pour que les affaires marchent rondement dans l’univers, me semble que ça serait quand même surprenant que tout soit dû au hasard… quand même… en tous cas, un hasard bien agencé…

car à chaque matin, le soleil se lève et il se recouche à chaque soir… à chaque année, les saisons passent et reviennent… vous devriez voir les feuilles ce matin…

en ce moment même, la planète tourne sur elle-même et autour du soleil… dans un univers si immense qu’on ne peut même pas se l’imaginer… trop grand pour notre petite tête…

à l’instant même, dans notre propre corps, des millions d’interactions se produisent et font en sorte que notre corps fonctionne – malgré les sévices alimentaires et technologiques qu’on lui impose – et se regénère… en même qu’il file inévitablement vers sa propre mort… mort du corps mais non de l’esprit dit-on…

en gros, on vit ici sans trop savoir d’où l’on vient, où l’on va et ce que l’on est venu faire… à moins que vous ne le sachiez, dites-le moi car c’est pas toujours clair pour moi… faire du mieux qu’on peut, aimer, aider, prendre part à la danse, devenir plus conscient…

tiens un autre beau concept un peu flou que celui-ci de la conscience… on se dit conscient… l’êtes-vous vous ? moi non… eh oui, inconscient la plupart du temps le chroniqueur, au moins inconscient de sa propre inconscience… un bon début…

car quand je médite, et je le fais depuis des années, je suis la plupart du temps ailleurs, spaced out, perdu dans mes idées… une fois de temps en temps, je me rattrape, je me pogne et je reviens… respire ati, le bout de ton nez, attention, focus mais surtout pas une trop grande concentration… détends-toi, relaxe… pour un moment et de nouveau pour mieux repartir dans le cyberespace cosmique et me perdre dans l’univers à nouveau…

alors moi je pourrais affirmer sérieusement qu’il n’y a pas de hasard ? quand je ne peux même pas gérer mon ptit moi la plupart du temps avec conscience ? moi un co-créateur ? God and me body-body ? on repassera…

alors tout ça nous ramène à notre humilité, notre humanité, à notre petitesse dans cette vastitude existentielle, à notre ignorance et à nos limites, à notre arrogance de penser savoir….

mais aussi à la confiance de vivre une existence en filant tout droit vers la mort du corps mais la croyance d’un après sécurisant et juste… confiance dans l’inconnu, car la majeure partie de la vie est de l’inconnu… et c’est très bien ainsi pour moi en tous cas… la plupart du temps…

cet inconnu à la source de l’angoisse et de l’anxiété, cet inconnu qui nous fait prendre des petites habitudes dans notre tentative de rendre la vie plus sécure et prévisible… cet inconnu qui nous fait garder des jobs que l’on déteste toute notre vie par souci de garder une ptit grip sur le je ne sais pas… une relative sécurité qui nous fait perdre parfois notre soif de liberté…

et parallèlement à cette limite et à notre petitesse humaine, on ne peut que continuer de croire en notre potentiel, en nos possibilités de devenir des DIeux et des Déesses – nous le sommes déjà vous dites ? merci du rappel mais ce n’est pas encore ma réalité… quoi que j’y travaille et que je veuille bien y croire…

en terminant je mets mon chapeau de sceptique, je fais mon douteux et j’invite quiconque à me prouver qu’il n’y a pas de hasard dans cette vie car j’aimerais bien y croire mais je n’y arrive pas encore… en fait, sommes-nous même vivant en ce moment ? suis-je ici ? êtes-vous ici ? et est-ce un hasard si vous lisez ce teste ce matin ? ou une coïncidence ?

ou simplement un rendez-vous, comme à tous les matins…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /27

OK ! qu’est-ce que la vie veut écrire à travers le chroniqueur aujourd’hui ? qu’est-ce que ça veut dire ? est-ce que ça veut seulement écrire ? y-a-t’il quelque chose à dire qui vaille ? la peine… ou la joie…

matin sans inspiration précise, matin neutre, matin gris… matin extra ordinaire, extra ordinarement ordinaire… matin calme, matin plat… matin comme la vie certains matins, rien de spécial à dire, rien de spécial à vivre, matin plain, nature… sans gras trans… matin d’automne… matin qui se lève mais matin qui ne lève pas, et qui ne tombera donc pas non plus…

matin sans objet extérieur, qu’un sujet en attente de mots, qu’un sujet constituant lui-même l’objet de ses dires… ou plutôt de ses non-dires… esclave des mots… obéissant au mystère… qui vient… ou pas… qui est toujours là… mais qu’on voit, ou pas…

matin de chroniqueur qui se présente nu, à vif, devant ses lecteurs/lectrices… matin où il pourrait tout aussi bien demeurer muet le chroniqueur, et garder ses mots pour lui… où il pourrait sauver ses mots et laisser les lecteurs en paix et en plan… leur faire faux bond… mais il s’essaie, pour voir, pour dire ce que dire se veut… ce que dire se peut… écrive qui peut, lise qui veut… sauve qui peut…

matin pour jouer avec les mots car ce matin ce sont les mots qui se jouent de lui, ils lui filent entre les doigts, lui glissent entre les mains, ils évitent le clavier, ils se font rares, ils se font agace-disette les mots…

en cette ère techno, le syndrôme de la page blanche s’est transformé en syndrôme de l’écran blanc… qui pourrait tout aussi bien demeurer vide, vierge et pur… que la vie ne s’en formaliserait pas pour autant… vous feriez alors autre chose en ce moment… vous seriez ailleurs, je vous aurais faussé compagnie… et vous viveriez quand même très bien votre vinaigrette… et moi la mienne…

pourtant, des mots quand même… des lettres qui forment des mots pour dire l’entre-mots, des lettres qui peuvent prendre vie ou rester lettres mortes… des mots écrits, émis et mis en page pour dire l’indicible, des mots pour vaincre le silence qui n’a pourtant pas besoin de se battre, car éventuellement c’est lui qui gagnera de toute façon… le silence est d’or… et déjà gagnant… il englobe les sons, les bruits et la musique…

pourtant, des mots quand même… un vide sanitaire de mots, pour la santé du mental du diseux de bonne aventure matinale, une page blanche dans la tête, une plage pure sans mots, sablée par les vents du large… une poésie clique clinquante, battante et boitant de l’aile…

pourtant, des mots quand même… une panne d’inspiration rendue publique, pour la faire belle, la partager et l’apprécier pour ce qu’elle est… pour la révéler, la reléguer aux oubliettes, la sortir de sa disette… allez allez ma panne, dépanne, dépanne…

pourtant, des mots quand même… même s’ils ne veulent rien dire… mais ne veulent-ils pas toujours dire rien de toute façon mes mots ? que puis-je dire que vous ne savez pas déjà ? que pouvez-vous lire que je n’aie pas déjà écrit ? car la vérité se trouve bien au-delà des mots, en-deça des mots… elle se trouve entre les mots, ailleurs qu’en mots… en bas, en haut…

pourtant, des mots quand même… car la vérité se rit, se vit, elle ne se dit ni ne se lit… et malgré cela, des mots quand même…

allez, journée extra ordinaire à vous…

les mots vers le courage… 31/8/2012

OK dernière de ces chroniques faites de mots vers le courage… après 2-3 de ces chroniques à chaque jour depuis le début août, that’s it ! c’est le temps de passer à autre chose, à un autre titre, à une autre étape, Osho must go on…

donc on s’est tenus ensemble pendant le mois doux, depuis la dernière pleine lune, en fait on a passé «l’entre deux lunes» ensemble… entre deux lunes tu pourrais écrire – et lire – queq’chose, entre deux lunes tu pourrais te grouiller le… popotin…

ce soir, début de l’atelier sur le courage… nouvelle expérience… nouveau voyage, en compagnie de mon équipage… gros week-end de risque, de peurs, mais surtout de courage et d’amour… oser la peur principalement pour découvrir son courage, sa force et son amour…

alors chers ami(e)s Facebook – ami(e)s Facebook mais ami(e)s quand même… on se retrouvera un peu plus tard, soit lundi si je ne peux m’empêcher d’envoyer d’autres bouteilles à la mer, soit plus tard si les mots ont besoin d’une ptite sabbatique en arrière de la cravate… ou du clavier…

ce week-end j’irai parler pour ne rien dire sur une autre tribune, une autre plage de vie, vers d’autres oreilles, vers d’autres coeurs… voyage commun…

on aura donc passer ce dernier mois ensemble, moi à laisser mes doigts faire du sens… ou pas… de ce gros bateau qu’est cette vie qui nous est offerte, vous à lire et à vous laisser toucher, penser, fléchir et réfléchir…

merci à ceux et celles qui m’ont lu, liké, qui ont commenté… ou pas… qui ont lu en cachette… ou pas lu du tout…

de mon côté, c’est le temps de faire les bagages et de quitter ce navire pour le prochain port…

allez, on laisse aller ce monde auquel on s’accroche et on prend notre envol…

adieux