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écrire et lire pour ne pas s’endormir…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /7

l’amour, toujours l’amour, mais qu’est-ce que l’amour au juste ?

l’amour la seule réalité ? l’ultime vérité au coeur de la création ? vraiment ?

personnellement je ne sais toujours pas ce qu’est l’amour… mais je cherche, je le jure…

enfant, j’ai aimé ma mère… ça relevait davantage d’un besoin de protection, d’attachement et de sécurité… un amour infantile mais combien vrai et indispensable… ma mère me donne de l’amour, je le prends et lui redonne pour l’apporter avec moi dans le monde… amour 101…

ensuite, plein de l’amour de ma mère et du mien pour elle, je suis sorti de la maison et j’ai aimé jouer au hockey et au baseball avec mes amis… aimé les comics à la télé, mais moins aimé l’école… aimé mon professeur de première année, bonjour mademoiselle de la salle… aimé l’art plastique mais non les maths…

quand les hormones ont commencé à danser dans mon corps d’ado boutonneux, j’ai commencé à ressentir une attirance envers les filles et là j’ai découvert un autre type d’amour, avec un grand A celui-là… mais surtout avec un gros L… comme dans libido…

à l’adolescence, je me suis aussi mis à aimer la dope, surtout avec les chums et les filles… amour plus rock n roll, plus risqué… amour d’évasion, de de découverte, de liberté… temporaire… jusqu’à la prochaine puff ou tab d’acide… amour-haine… amour illusoire mais amour quand même car ritualisant… jusqu’à ce que… le mirage se dissipe…

puis vint la première attraction fatale, le coup de foudre initial et la lune de miel qui s’en suivit; puis la lente et plate et graduelle disparition de ce bout d’astre sucré qui a rendu la vie soufflée à l’hélium pour un moment mais qui se diluait comme un bonbon fondant dans la bouche… quoi ça dure pas toute la vie ces ptites lunes sucrées-là ?

puis quand j’ai eu ma première fille, ben là l’amour a pris un autre tournant, s’est mis à devenir plus impliquant, plus long terme… je me suis mis à aimer quelqu’un qui dépendait de moi pour vivre… gros contrat pour un gars de 20 ans… un autre type d’amour ça madame… amour au jour le jour, genre amour inconditionnel, ou du moins ce qui s’en approchait le plus jusqu’à maintenant…

et puis une relation à long terme et une deuxième fille… la famille… un amour journalier, au quotidien, qui demande de donner sans compter, de se dépenser et pas seulement monétairement, mais de faire réel don de soi… donnez et vous recevrez qu’ils disaient, eh bien c’est vrai ! mais ça se fait sur la longue run, au jour le jour… goutte à goutte, sans qu’on s’en aperçoive vraiment… à notre insu… l’amour devient plus grand que soi…

et sans concrètement s’en rendre compte, on finit par aimer donner, prendre soin, rendre heureux, combler les besoins d’autrui… on apprécie s’oublier un peu et penser davantage aux autres.. on apprend à aimer aimer… aimer l’amour…

puis quand à 22 ans, j’ai rencontré mon maître spirituel, mon beloved Osho… encore un autre amour… à sa rencontre j’ai pleuré pendant des semaines on and off… lune de miel spirituelle… dont je ne comprenais rien à l’époque et que je ne comprends pas plus aujourd’hui…

et encore une fois, un autre niveau d’amour, qui ne s’explique pas du tout, un amour qui requiert d’être aimé par et aimer inconditionnellement quelqu’un qu’on ne connaît même pas, être aimé pour ce que l’on est mais surtout pour ce que l’on peut devenir… être aimé pour notre plein potentiel, pour le Dieu qui habite en nous… être aimé pour plus grand que soi… on dit que c’est le maître qui choisit le disciple car comment l’aveugle pourrait-il choisir celui qui voit ? j’achète ça… merci Osho de m’avoir choisis dans ton équipe…

l’amour d’un disciple pour un maître est inexplicable et surtout incompréhensible, pour le/la disciple même… un amour éthérique, un amour mystérieux mais un amour sans aucun doute… un amour que l’on cherchait depuis toujours, depuis des vies… un amour de dévotion, d’admiration, un amour inconnu de soi encore… mais un amour qui prend racine en soi envers soi… et qui se met à déborder, à se répandre… à s’infiltrer en nous… à nous inonder…

alors c’est quoi l’amour ?

je ne sais toujours pas vraiment… peut-être quelque chose qui grandit peu à peu, sans que l’on s’en rende tout à fait compte, peut-être comme le dit Osho, que c’est un état d’être plus qu’une relation… peut-être que c’est une disposition intérieure, davantage verticale qu’horizontale…

peut-être que c’est une acception de soi, de sa personnalité, de qui l’on est dans toutes ses déclinaisons, la réalisation que peu importe ce que l’on fait, on ne changera pas vraiment ce que l’on est fondamentalement… peut-être que c’est réaliser que nous et les autres, c’est la même chose, la même vie incarnée dans différents petits contenants mais des êtres avec les mêmes besoins et aspirations, avec les mêmes rêves et illusions…

impossible je crois d’apprendre l’amour, il faut le vivre, le laisser vivre, le laisser nous vivre, le laisser vivre en soi, le laisser nous passer à-travers le corps et l’âme… le laisser nous brûler… nous faire nous attacher, jusqu’à souffrir parfois, puis apprendre à démêler les fils un à un…

les mots sont si limités pour décrire la vie…

vive l’amour ! toujours l’amour…

les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /7.2

yé y fait frett… c’est l’automne, c’est l’fun…

l’automne c’est l’fun… on peut rester dans la maison plus longtemps…

l’automne c’est l’fun car on peut enfin ressortir nos manteaux confortables, tsé les ptites vestes pas de manche doublées en duvet ou laine ?

l’automne c’est l’fun… ça sent pas pareil, ça sent bon, plus bon, ça sent même meilleur, ça sent l’organique, l’humus, les champignons, la terre fatiguée qui nous a tant donné encore une fois… à la veille de se reposer la vieille… ptite mère… terre…

l’automne c’est l’fun de prendre des longues marches dans le bois, c’est un homy feeling dans les jambes et dans les yeux… plein de surprises à chaque tournant…

l’automne c’est l’fun parce qu’on refait du feu… toujours bizarre le premier feu de la saison non ? ça en prend quelques-uns pour s’habituer… le crépitement surprend car l’été c’est silence total… et l’idée de rajouter de la chaleur est pas encore acceptée de nouveau…

l’automne c’est l’fun… mais faut penser s’apporter une ptite laine quand on sort et ne plus systématiquement mettre ses sandales sans se sortir le gros orteil pour thémomètrer…

l’automne c’est l’fun… mais watch out ! c’est le «blues saisonnier» qui s’en revient… tous et toutes, allumez vos lampes !

l’automne c’est l’fun mais, encore mais, c’est aussi le retour du gris dans nos visages 😉 pas si pire gris, en janvier on tourne verts !

le cycle du visage avec les saisons : brun-gri-vert-rose

l’automne c’est l’fun… eh oui, les feuilles of course ! les tonnes de feuilles, pour se pitcher dedans, mieux qu’à côté en tous cas… les feuilles dont se dénudent les arbres dans une grande opération de vente finale automnale… liquidation toutes les feuilles doivent partir !

l’automne c’est confortable, c’est doudou, doudoune et douillet, c’est mou, c’est spongy, c’est une zone de confort, c’est plein de bruns, ors et ocres partout, avec des milliards de teintes de rouge à lèvres aux noms bizarres comme la peinture et des millions d’orangés divers pendouillant aux arbres…

l’automne c’est l’fun… juste parce que c’est l’fun…

photo : thomas keller (via Facebook)

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oui, yes, si…

vivre sans carte routière, sans plan, sans garanties, sans filet… vivre sans savoir d’où l’on vient ni où l’on s’en va, car dans les faits le saura-t-on jamais ?

vivre en acceptant de se casser la gueule, prendre des risques, toucher, goûter, brûler la chandelle par tous les bouts…

la vie s’offre à nous plain, nature, brute, telle quelle… on en fait ce qu’on veut, ce qu’on peut parfois… humainement, sans savoir ce qui arrivera… la raffinant, la polissant, la faisant belle, de plus en plus belle…

vivre en ayant peur et en continuant d’avancer quand même… car a-t-on vraiment le choix ? on a pas le choix de la destination mais on peut choisir la qualité du chemin…

vivre en sachant que ça va se terminer par la mort du corps… mais n’y pensant pas… pas trop… pas trop souvent… et réalisant graduellement que nous ne sommes pas ce corps… et continuant son chemin…

vivre totalement, intensément, allègrement, vivre en risquant tout, tout le temps, ou la plupart du temps… vivre en utilisant la vaisselle de Noël en juillet, en portant ses plus beaux habits autrement que dans les grandes occasions, en faisant des folies…

vivre en cherchant ce que l’on aime, en faisant ce que l’on aime, vivre en disant aux gens que l’on aime qu’on les aime, et cherchant ce qu’aime veut dire, cherchant à aimer encore plus… soi-même en premier lieu…

vivre comme si demain n’existait pas car dans les faits, demain n’existe pas, toujours aujourd’hui, toujours maintenant… ça ne sera jamais meilleur que maintenant si on ne commence pas immédiatement à enligner ça…

vivre dangereusement comme lâcher une job ou un relation qui ne nous allume plus… comme partir marcher sans savoir où l’on va se ramasser… comme essayer une BMW chez le concessionnaire avec rien au compte en banque… comme choisir d’aller voir un film sans rien en savoir d’avance… comme aller au resto exotique et commander un plat dans un langage étranger… comme planifier une date avec quelqu’un que l’on ne connaît pas…

vivre en sautant à deux pieds dans les flaques… en partant marcher sans parapluie sous les nuages…

vivre sans plan de carrière, sans plan stratégique, sans plan de pension… vivre comme si la vie ne nous offrait pas de filet de sécurité, ce qui est le cas…

allez on vit ? on saute ?

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vive – et laisser vivre – les enfants…

au cours des derniers jours, j’ai eu quelques contacts de coeur avec des enfants, des ptits enfants… pour réaliser que cette présence manque à ma vie… car mes enfants sont devenus grandes maintenant…

après 30 ans de paternité et de contacts constants avec ces grands humains de petite taille, j’ai de nouveau la chance et le privilège de passer quelques heures par semaine avec quelques-uns d’entre eux… un choix et une demande que j’ai fait à la vie et un privilège que quelques ami(e)s parents m’ont accordé…

la chance donc de redevenir un enfant pour un temps, pour retomber en enfance, leur et mon enfance, pour vivre le moment, même pas besoin de spécifier présent car pour un enfant, moment ne s’accorde avec rien d’autre… chaque moment est un présent, un cadeau à vivre totalement… intensément, enfantement et magiquement… now now now... encore encore encore…

hier je suis allé cherché la fille d’une amie à l’école, la même école où je ramassais ma plus jeune il y a 12 ans… et ça m’a aussi ramené à la première journée d’école de ma plus vieille que j’avais laissée seule, je me souviens les 2 avec le coeur brisé, il y plus de 25 ans… popa back dans le futur grâce au présent… que de beaux souvenirs… qui vivent encore… ça ne prend qu’une étincelle pour que ça se rallume…

je réalise que même si ce n’est qu’un rôle parmi d’autres et qu’il ne nous définit pas complètement en tant qu’humain, celui de parent est l’un des plus prenants, l’un des plus importants… c’est long, c’est intense, c’est gratifiant, c’est déchirant… c’est toute notre vie, même quand ils sont devenus de grands enfants… parent un jour, parent toujours…

je me souviens d’ailleurs que depuis 30 ans que je suis père, à chaque sonnerie de téléphone, inconsciemment mais pas seulement, la pensée qu’il soit arrivé quelque chose de grave à l’une de mes deux filles est toujours la première pensée qui résonne dans ma tête quand le téléphone sonne dans la maison… pas reposant hein ? et je suis certain que je ne suis pas le seul parent du genre…

avoir des enfants, ça agrandit la palette de risque dans nos vies…

être en contact avec un enfant, c’est être en contact avec l’innocence, la pureté, un contact direct avec la vie, dans la vie, dans le coeur d’autrui… un contact cru avec le now, avec le vrai… car pour les enfants, plus tard est mort… seulement right now… être avec un enfant, c’est être en contact avec le vrai en soi car avec un enfant si on est pas vrai, il n’y en a pas de contact… ça ne ment pas un enfant… avant qu’on leur apprenne…

en cette première rentrée scolaire «sans enfant à moi» dans le système, je mesure autrement, avec une distance nouvelle, toute l’intensité de la rentrée, les premiers contacts avec l’école, aussi intenses pour les enfants que pour les parents…

je constate aussi l’importance de pendre soin de nos enfants, les nôtres bien sûr, mais de tous et toutes aussi… ça prend en effet tout un village pour élever un enfant… c’est tellement ouvert un enfant que ça gobe tout, une éponge d’innocence.. alors handle with care… car chaque parole, chaque geste envers eux et elles est d’une extrême importance… pour eux et pour nous… des miroirs clairs, purs, directs…

j’ai toujours eu des rapports de coeur avec les enfants, moi plus fou qu’eux souvent à leur contact… j’ai viré de fun et d’excitation plusieurs garderies à l’envers dans ma carrière de père…

les enfants ont toujours été pour moi un baromètre de mon état intérieur… moi coeur ouvert, enfants aimants qui viennent vers moi, moi coeur fermé, enfants évitants qui me fuient… réponse directe et sans appel… pas de game avec eux, la politique, pas encore appris… mais ça viendra…

dans ma petite communauté de Val-David, je suis en contact avec plusieurs jeunes familles et ça me réjouit de pouvoir reprendre contact avec les ptits êtres… de loin mais dans certains cas de plus en plus près…

confronté à une potentielle troisième paternité récemment, paternité à laquelle j’ai finalement renoncé, ce qui m’a déchiré l’âme, la vie et une amie m’offrent la chance d’être un genre de grand-papa, avec des responsabilités moindres, plus ajustées à cette étape de vie qu’est la mienne… et j’en suis tellement reconnaissant…

si plusieurs causes me tiennent à coeur, celle des parents de jeunes enfants me préoccupe tout particulièrement… en effet, me souvenant de mon statut de père monoparental à mi-temps pas si lointain, je me rappelle combien est intense cette période de vie où il faut gagner sa vie, prendre soin des petits et tenir maison et essayer de trouver du temps pour soi… et pour le couple quand on n’est pas mono… du temps pour être heureux, grandir, se connaître et le reste of the works… ouf… chapeau les ami(e)s !

samedi je suis invité à la fête de ma filleule, une superbe petite blonde encore plus angélique qu’humaine de 4 ans… ses parents m’ont fait l’honneur de me choisir comme parrain à sa naissance… offre impossible à refuser of course… alors de retour au magasin de jouets le chroniqueur pour choisir LE cadeau qui lui fera plaisir… de même que lui offrir ma présence… mais dans les faits, c’est elle le cadeau… de même que tous les enfants dans nos vies… et en nous…

prenons soin de nos enfants…

photo: the idealist (via Facebook)

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ah ! fuck le sens…

chronique insensée, chronique pleine de sens, chronique vide et vidée de sens… sans dessus dessous…

souvent pour rédiger une chronique, je choisis une image et j’écris, je brode autour… je fais des fioritures à partir d’une image… comme quand, enfant, on ne regardait que les images dans les livres… moi je pars de l’image et je lui greffe des mots… je lui donne mon sens… mon humble sens… qui ne fait pas toujours sens…

en ce sens, cette image me parle particulièrement car depuis que je suis tout jeune, je me demande justement s’il existe UN seul et unique sens à la vie, LE sens, le bon sens, un sens que l’on doit tenter de trouver en cours de route, ou tomber dessus par hasard, bingo !

ou si au contraire on n’impose pas seulement notre sens à la vie, forçant ce qui fait sens pour nous… ce qui risque de changer souvent d’ailleurs au cours d’une vie… donc plusieurs sens inévitablement…

en tous cas le seul sens qui est partagé par tous et toutes est un sens unique qui mène directement à la mort du corps et au cercueuil ou à l’urne, selon les dispositions prises… la route est à nous… avec ou sans sens…

les routes de vie sont multiformes, multidirectionnelles, échevelées… ça court dans toutes les directions, ça pogne le champs, ça revient sur la voie principale, ça reprend une petite route… le sens est dur à saisir souvent… et ça revient toujours et inévitablement à soi…

le sens de la vie dans tout ça ? oui.. tout à fait… ce que l’on veut bien que ça soit… et sans se prendre trop au sérieux, en fait pas du tout au sérieux…

l’amour, l’amitié, la réussite professionnelle, la richesse, le bonheur, name it… tiens, toi le tien et moi le mien, chacun/e le sien, ou les siens… et ça change tout le temps en effet right ?

certains, qui considèrent les mêmes choses sensées, se regroupent et forment des religions ou des associations professionnelles… sens communs… d’autres préfèrent des ptits sens personnels… sens ordinaires, sensationnels…

personnellement, la seule chose qui fait sens pour moi dorénavant est de cultiver un bien-être intérieur qui, peu importe ce qui gravite autour de moi, demeure et demeurera, indépendant des circonstances, des événements, des gens autour…

une qualité de relaxation, de détente, de confiance envers moi-même et la vie en générale… et fuck le sens mes amis !

la vie semble plus juteuse et dynamique justement quand elle ne fait pas sens, quand elle est insensée… car elle l’est… si on regarde ce qui se passe sur la planète, est-il possible de faire du sens de tout ça ?

le sens où on l’entend habituellement me semble imposé par le mental, par la logique, la raison… et dieu sait que la vie ne suit aucune logique… elle n’en fait toujours qu’à sa tête…

franchement, peut-on comprendre ce qui se passe en soi comme à l’extérieur ? il ne devient possible que d’observer, sans juger, ni tenter de comprendre, ni faire de sens… surtout pas de sens…

soit on impose son propre sens à la vie, son ptit sens personnel, on lui entre de force dans la gorge, soit on accepte qu’il n’y ait peut-être pas de sens à tout ça, ou si on est humble, admettre que l’on ne sait pas… et quelle belle position que celle-ci !

je ne sais pas, je ne sais rien… alors j’observe, je suis curieux, ouvert, à l’affût, attentif et attentionné… toujours prêt à me faire prendre et surprendre…

chercher plutôt un sens à partir du coeur, du corps, de ce qui sent et ressent en soi, ce qui, quand on ferme les yeux, feel good, résonne juste… en disposition d’écoute de la voix qui chuchote… ou est-elle muette ?

en fait, la perte de sens est une extinction de la petite voix qui veut nous guider, nous montrer le chemin qui n’est pas horizontal mais plutôt vertical, toujours ici maintenant…

mais ça ça prend du temps, beaucoup de temps et d’écoute pour entendre cette voix et retrouver le chemin et la porte n’ouvre pas vers l’extérieur, elle ouvre du dedans, vers dedans…

bon voyage…

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let’s go ! apprécions la moitié pleine de notre verre d’eau…

traduction maison: la gratitude transforme en complétude ce que l’on a déjà…

la gratitude est un mystère, certains apprécient tout et facilement tandis que pour d’autres, rien n’est jamais assez ni adéquat…

la gratitude est une attitude, une disposition intérieure, une façon de voir le monde, merci merci merci… une profonde appréciation pour la vie qu’on nous a prêtée, pour la chance que l’on a d’être simplement en vie et de jouir de cette création… exactement telle qu’elle est et tels que nous sommes…

et surtout se souvenir de ne rien tenir pour acquis…

en fait, il me semble que la gratitude est une décision que l’on doit prendre; on doit apprendre et décider d’apprécier… qui l’on est et ce que l’on a car rien n’est acquis d’emblée, ni donné à la naissance… gratitude 101… et malgré nos ptits désirs personnels, peut-être que la vie a son propre plan pour nous… probablement plus grandiose que notre petit devis perso…

car nous, humains, surtout quand on est jeunes, on veut, on veut, on veut… encore, encore, encore comme disent les enfants… et tout de suite…

nous sommes faits pour avancer, aller plus loin, en vouloir davantage… plus, plus, plus… ce qu’on appelle l’ambition… pas mauvais en soi l’ambition… propre à la jeunesse, au dynamisme… ça fait bouger, avancer, progresser, pousser plus loin, dépasser nos limites… ce qui est parfois nécessaire… sauf qu’à la longue, c’est fatiguant… et rarement satisfaisant complètement… car l’ambition est par définition inassouvissable… quand y en aura plus y en aura d’autre…

vouloir ? désirer ? OK ! mais question de dosage et d’équilibre comme le reste j’imagine…

donc gratitude et merci merci merci plutôt que désir et encore, encore, encore… car on peut toujours en vouloir davantage… et se morfondre de ne pas l’obtenir… rêver à demain et manquer aujourd’hui… ou l’avoir et s’ennuyer après avoir obtenir l’objet du désir et en vouloir encore davantage car les désirs sont extensibles et élastiques… à l’infini… vite vite une nouvelle bébelle du jour…

dans un discours sur le désir intitulé The Smokeless Flame, Osho nous dit que plutôt que d’essayer de ne pas désirer, de réprimer le désir, si on va au bout du désir, si on le pousse à son paroxisme, si on va au-delà des petits objets bebêtes du désir, ce n’est que le désir d’être en vie qui demeure, le désir de vivre en totalité, le désir d’être complètement réalisé… le désir pur… sans objet… la vie quoi ! aller au bout de ses désirs pour revenir à soi…

personnellement cette façon de voir m’a grandement aidé car pendant des années j’ai essayé de ne pas désirer, de ne pas m’attacher, de ne pas penser, etc… donc aller au bout du désir nous mène à soi… mourir de désir, et on naît à ce qui est, parfait, tel quel… what you see is what you get georgette ! on doit marcher la route pour se rendre compte qu’elle mène à nous, ici, maintenant fernand !

tout à fait OK donc d’avoir des désirs et des intentions et de les envoyer dans l’univers, de passer sa commande mais c’est surtout l’ouverture et l’acception à ne peut-être pas les recevoir qui fait en sorte que l’on soit en paix avec ce que l’on reçoit… ou pas… accepter que l’on recevra seulement si c’est la meilleure chose qui doit arriver, pour soi et pour le plus grand nombre…

et si on veut vraiment et suffisament, être prêt à agir en fonction de ce que l’on veut obtenir… et persévérer… merci mon dieu pour faveur obtenue… et non-obtenue…

expect the worst and hope for the best ! et acceptons tout ce qui vient, comme ça vient ! et changeons ce que l’on aime pas…

le désir, comme l’expression : j’ai hâte ! quelle drôle de formule que celle-là… j’ai hâte d’être, d’avoir… j’ai hâte signifie que je ne suis pas parfait ni parfaitement comblé en ce moment même… que le monde ira mieux quand ce que je veux se sera réalisé… et probablement que ce à quoi on a hâte ne se matérialisera jamais ! du moins sûrement pas comme on le désire…

mais il me semble qu’il n’y a pas vraiment d’autres façons d’apprendre dans le domaine du désir qu’en se cassant la gueule… qu’en rêvant, qu’en voulant plus, qu’en désirant et qu’en étant déçu over and over again… ça a l’air que ça s’appelle la maturité ça ! et que ça prend quelques années à apprendre…

alors mes ami(e)s, je vous souhaite une journée parfaitement ordinaire, parfaite quoi !

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to like or not to like, that is the chronique !

pour vous qui lisez ces chroniques régulièrement, vous devez apprécier sinon que feriez-vous ici ? parmi vous, certain(e)s likent et commentent, d’autres pas, lisant silencieusement… même différence… si vous lisez rarement, soit que vous relirez, ou pas… et si vous lisez pour la première fois, ça sera peut-être la dernière fois… ou pas… like ou pas…

pour moi qui écris ces chroniques, je suis toujours curieux, wondering comme dirait René et les Chinois… qui me lit ? combien de personnes me lisent quotidiennement ??? qu’est-ce qu’ils pensent ? pourquoi ils/elles reviennent ?

pas des questions de désespoir… en fait pas vraiment curieux le chroniqueux, pas vrai, si aussi, un peu quand même… mais disons que c’est aussi OK de ne pas savoir… de cultiver le mystère…

d’ailleurs je ne veux pas vraiment savoir ce que les gens pensent de ce que j’écris… je veux juste écrire… je suis trop susceptible et soupe au lait pour les critiques… négatives s’entend… Facebook me donne un auditoire… merci et gratitude… mais même sans auditoire, j’écrirais quand même… junkie le chroniqueux…

quand on écrit un livre, on se concentre pour une période donnée, on couve et on pond puis c’est fini… éditeur ou pas… à la chronique au jour le jour, pas pareil… à chaque matin on chronique, puis feedback ou pas, like ou pas, que ça vous dise quelque chose ou pas, moi ça me dit quelque chose… ou rien… et les chroniques s’enfilent… brutes, spontanées, non polies mais non plus impolies …

vos réponses ou non réponses, ça m’en dit un peu sur l’autre côté du miroir… habituellement j’imagine que je reçois surtout les compliments… sincèrement appréciés, mais je pourrais aussi vivre sans, en tous cas je continuerais à écrire même sans eux… le plaisir de dire est trop fort… et j’imagine qu’il peut aussi engendrer un certain plaisir de lire…

d’autre part, je ne veux pas vraiment pas savoir pourquoi ceux/celles qui n’aiment mes chroniques ne les aiment pas, de toute façon ils ont juste à ne pas lire si ça ne leur plaît pas right ? c’est mon mur Facebook après tout ! mais si je mets mes mots sur l’espace public, je dois accepter le risque que ça comporte… like ou pas…

je ne vous cacherai pas que, comme plusieurs parmi vous, j’apprécie Foglia… mon maître chroniqueur, mon chroniquidole… quand je veux être grand, je veux être comme lui… même s’il est petit… souvent il raconte ses contacts avec ses lecteurs… il en passe certains au cash pas à peu près… j’imagine qu’il ne doit pas aimer cette partie du travail… ou peut-être est-ce simplement un jeu de bougonnerie… mais j’imagine qu’il fait ce que doit… et qu’il cultive une certaine relation amour/haine avec ceux-ci… et que parfois il fait des rencontres de coeur… et que sous ses airs grognons, il se laisse toucher…

de mon côté, j’avoue que certains de vos commentaires me touchent, me motivent à continuer à écrire, me poussent à continuer à cliquer sur Post puis à continuer ma vie chaque matin… j’avoue que je ne suis pas indifférent à vos like et à vos commentaires… toujours environ une dizaine par chronique, souvent les mêmes personnes… d’ailleurs mon ptit épisode du BMR il y a quelques jours fut l’une des chroniques les plus likées depuis avril… et moi qui me demandait si ça valait la peine de la poster… bizarre non ?

c’est ça qui m’intéresse… pas d’être liké mais plutôt comprendre, sentir, savoir ce qui touche les gens, pourquoi ça les touche, qu’est-ce qui les touche… de l’épisode du BMR, je retiens que les gens de la ville s’ennuient de cette proximité de la vie de village, de l’appartenance à une petite communauté, tandis que les villageois/es, lisant mes mots, confirment leur choix de vie, me disent aho !

en passant merci à vous de vous dévoiler en likant ou commentant comme ça… je me dévoile en chroniquant, vous le faites en feedbackant… on joue dans la même pièce vous et moi…

vous êtes un peu mon salon du livre… mon contact avec le monde… le chroniqueux meets ses liseux/ses… surtout des elles qui lisent ces chroniques d’ailleurs, en tous cas surtout des elles qui osent liker et commenter… vous savez qui vous êtes… et je veux le reconnaître car ça prend du guts de liker…

je le sais, il y a quelques personnes dont je vais souvent voir sur le mur Facebook parce qu’ils/elles y postent de belles choses et parfois, je me censure dans mes like… que vont-ils dire de moi si je like trop ? trop souvent… tout le monde va voir que je like beaucoup, donc que je passe du temps sur Facebook… eh oui ! on peut même être gêné sur Facebook, gêné d’aller sur Facebook de se faire voir aller sur Facebook…

alors que vous likiez ou non, commentiez ou non, que vous lisiez ou non, nous nous sommes rendus, ensemble et séparémment, vous dans votre cuisine ou votre bureau, moi dans mon lit ce matin, à la fin de cette chronique et chacun/e on entreprend ou continue une autre journée… seul/e et ensemble…