Archives pour la catégorie les chroniques du millénaire

ah oui, ceci !

946015_689956574365210_903498805_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 29 et ça monte – et ça descend…

bien le bon jour… vendredi, un bon jour… le dernier avant la fin…

 

comme cet enfant qu’il se sent le croque niqueur, de retour du satori… quelle story cette histoire… quelle irréalité story

5 jours à me la fermer pour mieux me l’ouvrir, 5 jours à écouter, soi et les autres, déballer son histoire, notre histoire, leur histoire, leurs histoires, nos histoires… quelles histoires que cette histoire… grand livre d’hsitoires… une histoire à dormir debout, pour s’éveiller, assis, couché… assis beaucoup…

dis-moi qui tu es ? et je ne sais pas, pas plus, non plus qui je suis… pas plus qu’hier et pas moins que demain car qu’aujourd’hui cette histoire de grand livre d’histoire… toujours qu’aujourd’hui… et jamais d’histoire autre… que cette histoire, encore et toujours… histoire d’humanité incarnée…

car mon nom est personne et toute hsitoire n’est qu’histoire inventée, et passée… grand cours d’histoire de vie… qui suit son cours… le flot qui suit son cours, et le flow…

et me revoilà, me revoici, dans mon quotidien, votre quotidien, notre quotidien, le quotidien, le seul quotidien qui soit… et quel quotidien… un jour à la fois, une nuit aussi… car l’éveil implique l’éveil et le sommeil, qui n’est pas l’envers du décor, ni le revers de la médaille…

et de nouveau quelques mots de ma part qui partent vers vous, quelques mots qui partent de moi et qui vont à vous… que quelques mots qui ne parlent pas de moi plus qu’ils ne disent de vous… l’éveil qui n’est que la fin du sommeil… divins ronflements…

alors que quelques mots, que quelques mots… qui disent quoi ?

qui disent le grand rien qui ne se dit pas, qui se chuchote à l’oreille tout au plus… ce grand rien qui emplit ce grand vide silencieux qui sommeille à l’intérieur de nous, inté rieur de tout…

des mots, mes mots du moment, qui ne peuvent dire ce qui veut se dire mais qui le tentent néanmoins, de dire ce qui ne peut se dire… mes mots du moment, mes mots qui mentent et m’entendent me dire dans le vide de la matière, dans l’espace et le temps qui passe… et qui revient. sur notre passage..

que dire de plus que ceci… ou cela…

dire rien ? OK ! mais encore… alors encore, voici… des mots commes des fils qui vous lient à moi, des mots qui virevoltent dans le vent du large…

dire tout plein pour ne rien dire qui vaille, pour dire que rien ne faille de courir car il n’y a point de départ… ne dire que rien est toujours là, sous les mots, sous les verbes… dans le parfait passé du futur fictif…

se déplacer dans l’immobilité derrière chaque mot qui passe et dépasse de ma bouche, et de mes doigts… car ce ne sont pas mes mots, ce sont les mots du bout de mes dogits qui s’échappent… vite vite avant qu’ils ne nous retiennent…

des mots résilients, des mots vites qui sortent sans temps de mon cerveau lent  qui pense ces pensées au gré du vent.. des mots qui s’envolent….

alors qu’une histoire, entendue via mes oreilles de lapin et ma cervelle d’oiseau lors de ce satori et exprimée ainsi selon mes doigts d’âme d’âne:

il lui dit : approche-toi, viens près de la falaise, allez, viens voir, n’aie pas peur…

il hésita, disant non stoïquement, figé sur place, de peur et de glace…

allez, alles, viens qu’il lui dit… encore et toujours la même hésitation, la même  crainte, la même peur…

et lentement, fébrilement, finalement, il s’approcha…

et il le poussa….

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et il s’envola…

voilà…

adieux lecteurs/trices

10425493_933509426664548_6303563470411571607_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 30 et ça monte – et ça descend…

je vous fais mes adieux… je vais rejoindre mon chum JC en vacances… in cogito moi aussi pour quelques jours… je vais faire le satori.. refaire en fait… défaire le dernier en fait… car tout ce qui se fait se défait… et se refait…

je pars me questionner sans chercher de réponse… me demander qui je suis sans me poser la question… car je sais bien qui je ne suis pas… je sais que je ne suis rien… ça fait une douzaine de fois que je me tape le processus du grand questionnement… pas un question qui suis-je ? plutôt un questionnement…

car il n’est définitivement pas question de trouver la réponse… à la question… l’idée consiste à déterrer ce qui recouvre notre nature profonde… le satori c’est comme aller à la pêche… c’est marcher sur  l’eau… en gougounes et dispraître… comme JC… sauf que dans mon cas, c’est moi la gougoune…

et en ce grand jeu de bataille natale, nous sommes la mer, autant que le poisson, la cane, le fil, le moulinet, l’hameçon et le pêcheur… en fait, miraculeuse est la pêche quand on se surprend soi-même à trop vouloir… et contrairement à mon chum JC, je ne prêche pas… ni par excès de confiance, ni par excès de zèle…

car je ne suis qu’un reconnaissant pêcheur plein de gratitude… qu’un fish and chips bien dans son assiette déjà plein de gratitude, je ne cherche rien… ni ne recherche… je ne cherche surtout pas à trouver… je ne veux que me retirer, préretraite dans les prés, à me débrancher et jouer à chercher… car je suis déjà si plein de mer…ci… ma seule prière en cette existence, en cette vie qui nous est si généreusement prêtée avec grand intérêt, c’est merci, et c’est bien assez, merci et c’est parfait ainsi…

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à mon retour, si jamais je reviens car on je ne prends jamais rien pour acquis même si je me prends parfois pour ati, il ne me restera plus que 30 chroniques à écrire pour atteindre le fabuleux et fumeux statut de «ptit bonhomme aux 1001 chroniques»… comique le ptit bonhomme chronique aux chroniques… tant de mots pour en arriver encore ici… et ça et là… mias pas las d’écrire car écrire me fait rire, et vous fait lire… écrire me fait me dire et me dédire…

la vie me propose de succulentes recettes de bonheur desquelles je me délecte et me pourlèche… alors pour quelques jours je vous lèche tranquille… et ces jours-ci, je flotte comme Jésus sur l’eau… cute cette image d’intro non ? deux gougounes sur l’eau et on comprend tout… quelle bonne idée… légèreté, humour twisté, gentille dérision… je suis une gougoune, je suis l’eau et je me marche dessus en dessous, mais je ne suis pas Jésus, ni ne cries… je ne marche pas dans les pas du fils de chose… du ptit gars de Jérusalem…

car ce Jésus est un farceur… et il voit tout…

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alors chers amis lecteurs/trices, je vous fais mes adieux au cas où… comme Jésus, comme vous, je suis à dieu… alors mes très chers frères et soeurs, en vérité en vérité je vous le dis, et vous le redis… adieux… car on ne sait jamais… et il ne faut jamais dire jamais… alors je vous dis à tout jamais… car jamais, un atout…

et vieux motard que jamais ! alors motard…

72881_144493009038870_1849337011_net en effet, vaut mieux prendre la vie à la légère – surtout si on veut marcher sur l’eau – car on n’en sortira pas vivant de la mer à boire… pas de corps si d’esprit… et vaut mieux être vif d’esprit que mort de rire ! quoi que…

11167800_1040648229297580_7134011082806424592_nouate de phoque !

alors appréciez mon silence !

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car…

11221431_858041817612209_458044390182767987_oet profitez de mon absence…

direct à l’âme

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 31 et ça monte – et ça descend…

traduction : j’aime les gens francs… leur non-dramatisation rend la vie tellement plus facile..

et vlan, direct dans le visage… direct au coeur… direct à l’âme… straightforward et frett net sec…

qu’il est facile de dealer avec du monde sincère, authentique, qui disent ce qu’ils pensent, comme ils et elles le pensent… pas besoin de se demander s’ils ou elles sont OK face à nous, s’ils ou elles aiment ou pas… on sait que s’ils ou elles n’aiment pas, cela sera dit et exprimé… nettement, clairement, directement… et rapidement…

avec certaines personnes les choses sont toujours claires… mais avec d’autres, hou là là… alors à vous chers wishywashy, na na na good bye,… et see you later... ou probablement never…

car comme la madame ci-bas, pas le temps pour chier des papillons ou de pisser des arc-en-ciels… plus de temps pour ça…

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car avec les années, plus envie désormais que d’échanges simples, directs, et transparents… envie de monde dans ma vie qui vont vers le clair, vers la lumière, vers le vrai… de gens qui mettent l’emphase sur les bénédictions et non les malé… bons mots, bons mots…

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envie et besoin de monde qui mettent la lumière sur les bénédictions et non sur les problèmes… boire la moitié pleine du verre… des gens qui cherchent les solutions quand les obstacles se présentent car ils et elles savent que les obstacles ne sont que des occasions d’apprendre, grandir, se dépasser… sortir de la petite boîte serrée et manoeuvrer dans l’espace, dans l’infini de tous les possibles…

viscéralement attiré le chroniqueur par les gens qui disent oui, oui au risque, oui au nouveau et au différent, oui même à leur non… les gens qui avancent malgré tout et qui cherchent la lumière no matter what

besoin de m’entourer de monde qui vont par en avant plutôt que des nostalgiques qui regardent en arrière et s’accrochent au passé et à ce qui ne va pas…

car plus on avance en âge, plus on réalise que la vie est de plus en courte alors pas de temps à perdre, plus de temps à perdre… on vise le flow, on favorise le mouvement, on dit oui… on encourage les jeunes, les faiseurs et les faiseuses de bonnes aventures… les gens qui veulent et non ceux et celles qui cherchent les bibittes.. elles sauront bien nous trouver per elles-mêmes ces petites bêtes… et on dealera avec en temps et lieu…

alors oui aux gens de bonne volonté… oui aux gens qui veulent le bien, qui cherchent à améliorer le sort du monde et non seulement celui de leur poche, qu’elle soit de père Noël et dans leur propre sacoche… oui aux gens qui marchent leur parole, oui à ceux et celles dont les bottines suivent les babines… simply walk your simple talk

oui à l’espoir d’une humanité plus humaine, oui à regarder ce qui est bon en l’homme et la femme plutôt que de voir ce qui nous sépare, ce qui nous dérange, ce qui nous fait peur… et dire aux gens, à partir du coeur, des choses vraies, des choses bonnes et encourageantes… car les paroles portent, et les paroles apportent des actions justes et bonnes…

car pas si compliqué la vie… simplement prendre soin de soi et de nos proches, de notre ptit bout de jardin, cultiver le bonheur et la simplicité autour de soi, respecter les êtres et la nature et prioriser l’être à l’avoir… car comme disait Georges Carlin, on a beau se coller des sandwichs autour du corps, cela ne va pas satisfaire notre faim…

car notre faim fondamental en ce grand buffet existentiel réside dans des contacts sincères, vrais et authentiques et dans un bonheur qui repose sur qui l’on est, simplement, et non sur nos avoirs, ni la raison, ni avoir raison…

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chacun(e) ses batailles right ?

libre de dépensées

11046645_10153313231191201_510558668110187953_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 32 et ça monte – et ça descend…

traduction: si vous connaissiez le pouvoir de vos pensées, vous n’entretiendriez jamais plus de pensées négatives

ouain… facile à dire… mais est-ce seulement possible ? ou même essentiel ? capable de refouler vos pensées vous ? pas moi…

car les pensées se manifestent d’elles-mêmes, elles ont leur propre capacité de s’auto-générer… elles poppent librement et repoppent frénétiquement, et montent et remontent et s’évaporent dans le néant… disparaissant à tout vent… se perdant dans le grand fourre-tout cosmique – et comique – à pensées… recyclées et compostées… dans la grande cour à scrap de pensées…

essayez ça pour voir : n’ayez plus jamais de pensées négatives… beau programme hein ?

let’s go, ne pensez pas négativement en ce beau mercredi de mi-juillet 2015… ne pensez pas noir aujourd’hui… et bon chance…

comme si on était en contrôle de nos pensées, comme si on pouvait empêcher ces bulles pensives de monter et remonter à la surface… car même dans notre sommeil, on continue de penser, pensez-y… ou pas…

quand on dort, on rêve la majeure partie de la nuit… on pense endormi(e)… on dort en pensant… ce que l’on refoule le jour remonte de nuit… contenu dramatisé, amplifié, non scénarisé… des pensées à l’état pur et dur et brut… penser et pensées dans la nuit…

personnellement, mes pensées ne me dérangent pas moi… les belles comme les moins… pas trop en tous cas… ce ne sont que des pensées… même pas miennes, que des pensées libres de propriétaire… car je ne suis pas attaché à mes pensées… je m’en détache… mes pensées ne sont plus miennes… elles appartiennent à ma culture, à mon inconscient, à mon ombre… mais pas à bibi…

et quand elles montent, je les observe, je les scrute, je les check… sans trop les juger, sans tenter de les réprimer car je sais que c’est futile, inutile… les pensées ne font que me passer à-travers… elles ne sont pas moi, elles ne me font pas, ni ne me défont… je ne les prends pas au sérieux… grosses jokes mes pensées…

impossible de s’empêcher de penser car c’est sa job à notre mental de penser… sa fonction à notre ordinateur, ce téléphone intelligent incrusté dans notre caboche… il pense sans arrêt, 24/24 et 7/7… toute la vie durant…

le dicton du journal Le Devoir est : libre de penser… personnellement moi j’aimerais davantage être  libre de mes pensées que libre de penser… car totalement libre de pensées me semble impossible… et mon mental je suis bien prêt à lui laisser faire sa job… simplement garder une distance saine face au contenu qui y circule… car le contenu n’est pas le contenant…

et si les pensées peuvent être puissantes, elles ne sont en même que des concepts, des idées, des bulles d’air qui prennent l’air, des graines de quelque chose de possible éventuellement… qu’un potentiel de quelque chose qui se matérialisera un jour, ou pas…

car combien de pensées futiles nous parcourent le cerveau pendant une vie ? idées noires, idées blancs, et de nombreuses teintes de gris, du pâle au foncé, de folles à fofolles…

personnelleemnt je ne susi pas libre de penser ou pas… mais je me sens de plus en libre face aux pensées qui montent en moi… je les regarde, ne m’y identifie plus ou au pire, moins et moins longtemps qu’avant… mes pensées ne sont pas moi, mes pensées de me définissent pas, ne me définissent plus comme elles l’ont déjà fait…

je ne suis plus mes pensées car elles ne vont nulle part… je dépense…

et j’abandonne tout droit d’auteur sur mes pensées car je suis vide de penser… et mes pensées ne sont pas mes pensées, ce ne sont que des pensées…

je pense et panse mes plaies comme il me plait, comme cela se fait…

je pense donc je suis ? no way…

je pense donc je ne suis plus… je pense mais je ne fuis plus dans mes pensées… je les laisse prendre la poudre d’ascampette par elles-mêmes… car mes pensées pètent et se répètent, sans fin, sans cesse… mes pensées se dépensent… mes pensées sont des fleurs qui sentent plus ou moins bon…

et vous, qu’en pensez-vous pas ?

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johnny be god, et déesse jeannette

10985036_1113431222003644_5868707175103132064_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 33 et ça monte – et ça descend…

traduction : connaître Dieu c’est être Dieu…

OK gros contrat ce matin… mais faut c’qui faut parfois… car c’est l’été et il fait beau et chaud…. et parce qu’un seul dieu sur terre et au-delà, pas suffisant…

et pour le connaître ce fichu dieu, il faut l’être… pour connaître dieu suffit de le devenir, bon dieu… ou bonne déesse…

car celle qui le dit c’est celle qui l’est… et celui aussi… quoi que ces les ptits messieurs soient souvent plus enclins à se battre pour défendre leur idée de dieu – le bon dieu – qu’à inciter les hommes et femmes de bonne et de mauvaise volonté à devenir dieu lui-même… ou elle-même car on soupçonne dieu d’être un – ou une – transgenre… genre…

11022538_10155201147375693_9077453234838352666_ncoin coin sans dessein…

et si dieu existe comme on pense qu’il existe, il – ou elle – doit être bien découragé(e) de nous pauvres rêveurs avec nos concepts dits religieux tels que tuer les infidèles à leur idéal pour leur imposer leur dieu, le seul, le bon…

ou forcer les autres à se convertir à leur idée de dieu… le bon… le seul…

ou jusqu’à se faire exploser et tuer les sales infidèles pour une vague promesse de quelques vierges dans l’au-delà… mais quand on a plus rien à perdre, tout est à risquer… et certains sont fous de dieu…

non, définitivement, l’idée de dieu est bien mal servie par nous (parfois) stupides humains… mais aussi prolifiques humains à certains moments…

que 4 lettres (en français, mais une de moins en anglais) pour lesquelles on est prêt à tuer tellement on est incertain de son sens… un dieu que l’on craint, un dieu que l’on voit loin et hors de nous, un dieu que l’on «malidéalise»… un bon dieu aussi menaçant, franchement ma foi !

come on les Johnnys et les Johnettes… ne prions pas dieu, soyons dieu, soyons déesse, soyons nobles et noblesse… prenons la responsabilité ultime de devenir dieu pour enfin créer le monde, que ça prenne 6 jours ou que ça se fasse chaque jour… créons le monde à notre image car c’est ce que nous faisons anyway

dieu n’a pas créé le monde à son image car trop d’images pour un seul dieu… au contraire, nous créons et recréons dieu à notre image alors faisons-le pour vrai… créons dieu en tout plein d’images, créons-nous tel les infinies images que l’on ose voir, manifestons les multiples facettes de dieu… car dieu est un visage à plus que deux faces… pas que bien ou mal… pas de bien ou de mal…

pas de bon ni de mauvais dieu… que des images de dieu mais des images ça ne fait pas des enfants forts forts… qu’ils – ou elles – de dieu ou d’ailleurs d’ailleurs…

soyons assez humbles pour devenir nous-mêmes – chacune et chacune de nous – un dieu et une déesse… pas l’un ou l’autre, l’un et l’autre… chacun et chacune autant dieu que déesse… car dieu est un – et une – transgenre, and so are we…

arrêtons de croire – ou pas – en un dieu extérieur à soi… ou continuez si cela vous satisfait… mais moi, pas capable d’y croire… envie de devenir dieu, envie de l’être… envie de coeur à dieu, car la vie est une pièce de théâtre et on choisit nos personnages… et personnellement, moi j’ai envie d’être le producteur, le metteur en scène, et tous les acteurs de mon monde… et je vous souhaite de même… car qu’une seule pièce, qu’un seul stage

allez les johnnys et les jeannettes, let’s be godsand godesses

back stage

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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 34 et ça monte – et ça descend…

traduction : deviens ami(e) avec des gens d’âges différents du tien… passe du temps avec des gens qui n’ont pas la même langue maternelle que toi… fais la connaissance de quelqu’un qui ne vient pas de la même classe sociale que la tienne… c’est ainsi que nous apprenons à voir le monde… c’est ainsi que l’on devient plus grand(e)

je passerai les deux prochains jours avec deux ados chez-moi, mon beau-fils et mon neveu.. 13 ans tous les deux… je me souviens lorsque j’avais cet âge… mon père était absent, je me cherchais des amis… et une identité, et une parce dans la vie…

alors j’ai invité ces gars – qui dorment encore pendant que j’écris cette chronique;-) – pour leur offrir mes bois, ma forêt, mon temps… mini bootcamp… pour leur donner ce qui m’a tant manqué quand j’étais moi-même ado… soit du temps, une présence masculine adulte, quelques valeurs de base, du temps à jouer dans le bois et à créer quelque chose entre gars…

alors pour deux jours, je redeviens moi-même un ado de 13 ans – quoi que je n’ai pas tant vieilli je vous dirais – et je penserai en terme d’ados de 13 ans… yo man… mais avec mon bagage, avec ces quelques années qui m’ont rentrées dans le corps mais pas dans la tête ni dans l’âme… ado un jour, ado toujours…

car c’est ainsi que l’on devient plus grand, plus vaste… en côtoyant des gens différents de nous, des gens qui voient le monde autrement, des gens qui n’ont pas les même repères que nous… pour apprendre à voir le monde avec d’autres yeux que les nôtres, à sentir le monde avec d’autres sens, à partir d’une autre perspective…

des vieux, des jeunes, des étrangers, des gens qui viennent d’ailleurs et qui voient le monde différemment de nous…

formidable de pouvoir se transformer en caméléon et jouer divers et différents rôles… car c’est bien ça qu’est la vie, un grande scène, une grande pièce de théâtre dans laquelle on peut revêtir différents costumes, des habits divers… même dans la canicule de l’été… enlever ses habits tuels pour en revêtir de nouveaux et voir le monde autrement… marcher le monde dans des souliers différents, pour coeur le monde autrement…

alors pour deux jours, je redeviens moi-même un ado à la barbe blanche désormais, et je deviens mentor, moi qui ai été père de deux filles mais jamais de garçons… autre expérience… back to the future…

je vous reparle demain lors de la première entracte… maintenant c’est l’heure d’aller brasser mes deux grands slacks pour aller jouer dans le bois et voir quels seront nos plans…

let’s go les boys…  good morning… 

enwèye à maison


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millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 35 et ça monte – et ça descend…

traduction : je m’ennuie d’un endroit dont je ne suis même pas certain qu’il existe…  là où mon coeur est plein et où mon âme comprend…

ah la maison… là où la course s’arrête… là où l’on se sent plein et complet… là où le doute disparait et où ne subsiste qu’un grand ahhhhhhhhhhhhhhhh… un grand soulagement, un grand réconfort… un gros enfin ! joufflu et débordant de reconnaisance…

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full of grace, full and great…

rempli de ce sentiment de justesse de n,avoir jamais été séparé de quoi que ce soit… heureux d’avoir enfin retrouver cet endroit magique qui n’existe pas mais qui englobe tout… tout de rien, tout et rien…

ce mystérieux là – et ici – d’où l’on vient et où l’on retournera… même si on oublie parfois et même souvent cet endroit entre ces deux bouts de vie… là où réside la paix, le calme, l’oeil du cyclone… ce là qui n’est jamais rien d’autre qu’un ici…

un ailleurs souvent hypothétique qui ne peut être qu’ici car qu’un seul endroit en cette existence, qu’une seule possibilité d’être… passe-partout…  partout est la maison, here est notre home…  tout de sweet… ici et tout de suite la douce maison douce…

malgré l’incertitude qui passe, ne jamais douter que cet endroit ne ment pas, car cet endroit est notre port d’attache, libre d’attache et de taches… là où tout est immaculé comme la contraception, là où tout est vierge comme marie mère du ptit…

un endroit qui n’existe pas vraiment mais dans lequel on vit, sur lequel on git, dans lequel on baigne nous riches nageurs… on splouch allègrement dedans ce home et on ne s’en aperçoit même pas, pas tout le temps tout le temps… comme un poisson qui se noie dans sa mer, comme un oiseau qui prend son air pour acquis… prendre son gaz égal…

non, décidément, impossible de ne pas être à la maison… impossible de ne pas appartenir, de ne pas être connecté(e) au grand fil… wifi la vie… toujours en contact, qu’on s’en rende compte ou pas…  gardons la ligne ouverte, vivante, vibrante… car ça mord, ça mord mes ptits poissons de chenaux…

un coeur c’est toujours plein, plein de rythme, plein de mesure, et surtout de démesure… écoeurante gloutonnerie d’amour… et une âme ça peut comprendre, ça comprendre le tout… une âme comprend tout et est comprise dans le tout, partout, tout le temps… capiche ?

nous nous prenons parfois pour des vagabonds dans une maison que l’on prend pour une route, dans un grand élan d’une existence que l’on sépare en tranche pour mieux l’aborder, et parfois la saborder… tout le monde à bord et à babord… oui, on tranche l’infini en infinis petits segments car l’immensité est trop flabbergasting pour notre petit mental plein de trous de mémoire… eh mental, souris…

oui ne reste que l’ultime but qui consiste à retrouver la maison, retrouver la source… retourner à la maison, retourner la maison à l’envers pour y faire le ménage avant la grande arrivée, le grand retour en arrière par en avant… car toujours maintenant la maison, toujours ici… toujours grandes ouvertes les fenêtres de l’éternité, du temps qui passe, et repasse…

grand repassage pour que les plis de l’oubli partent à jamais, comme jamais ils n’ont vraiment exister… car le temps n’existe que dans l’écran de nos montres et quand le grand réveil sonne, ding dong ding dong enwèye à maison..

….. ( ) …..

11221431_858041817612209_458044390182767987_omillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 36 et ça monte – et ça descend…

traduction : le silence est d’or… et déjà…

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être en devenir

11034899_10153049746857098_1216847267859229610_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 37 et ça monte – et ça descend…

traduction: je vis sur la terre présentement et je ne sais pas ce que je suis… je sais que je ne suis pas une catégorie… je ne suis pas une chose, un nom… je semble être un verbe, un processus évolutif, une fonction intégrale et essentielle de l’univers… – R Buckminster Fuller

cet homme, qui a notamment crée de multiples structures révolutionnaires dont la grosse boule du pavillon américain de l’expo 67, n’est peut-être plus un être vivant, qu’un était désincarné désormais, mais il l’a très bien dit, très justement…

car comme nous tous et toutes, il ne se considérait pas comme une chose, mais davantage comme un processus évolutif, et partie intégrale de l’univers… car vous et moi, si on nous a créé(e) ou que l’on a été créé(e) si vous préférez, c’est que nous sommes essentiel(le)s à l’univers… un septmilliardième et des poussières de l’univers… mais un septmilliardième essentiel dans l’univers sinon nous ne serions pas ici, ni là d’ailleurs… la vie a besoin de nous… comme nous d’elle, comme nous d’ailes…

nous ne sommes pas quelque chose, ni quelqu’un d’ailleurs… ni d’ailleurs, ni d’ici… nous sommes, tout court… notre pays n’est pas nôtre, c’est nous qui sommes de la terre, c’est nous qui lui appartenons à cette grande mère, à cette grande mer… et nous retournerons à la terre éventuellement rejoindre monsieur Fuller lorsque le processus évolutif aura changer de forme…

entre-temps, vivons, apprenons, soyons, car la vie est verbe, elle est verve, et veine alors… la vie se fait, passe, se déploie, nous casse et nous refait… la vie nous passe sur le dos et nous moule selon son bon vouloir, et selon notre capacité de nous remodeler nous-même…

nous sommes un processus vivant, nous sommes les témoins d’une grande expérience, sujet et obet de l’expérimentation… la première et la plus fondamentale expérience pour chacun(e) étant celle qui prend place à l’intérieur de notre propre corps… et dans les vagues autour…

nous sommes un verbe plus qu’un nom, une évolution temporaire plus qu’une chose fixe et imperturbable… nous sommes un flux d’énergie, nous sommes dans le flow de l’univers, nous sommes un flot de la mère terre…

comme elle, nous sommes une boule d’énergie renouvelable, nous sommes une somme d’énergie qui se consume… notre corps s’use mais notre âme demeure intacte, immuable, liée au grand tout…  nous sommes la présence qui observe tout ce qui se passe à l’intérieur du corps et dans ses alentours, autour de ses pourtours… je suis moi mais tellement plus aussi… also…

nous sommes les témoins sacré(e)s de la grande manifestation de la vie qui passe et nous surpasse, dans laquelle on fait nos classes et que peut-être un jour nous dépasserons… car tout ce qui passe repasse jusqu’à ce que la leçon soit apprise… alors lâchons prise sur la permanence et entrons dans la danse, dans la cadence…

car la vie bouge, la vie avance dans son apparent surplace… la vie est mouvement, la vie nous meut et nous émeut… ouvrons les bras, ouvrons les mains et notre coeur et buvons, buvons la miracle qui nous passe au nez et dans lequel nous baignons…

oui floush floush, la vie passe, la vie brasse et nous casse pour que l’on sorte du moule, pour que l’on déploie ses ailes…

le ciel est bleu, la mer me clame et me réclame, haut et fort, de vivre ici bas les yeux dans les cieux… et se laisser saisir par l’instant…

No way Noé

11046246_10152853847671851_8256695040819975501_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 38 et ça monte – et ça descend…

traduction : les gens disent : «je veux changer le monde»… super ! pour commencer ? – regarde dans le miroir et mets-toi au travail… – David Roppo

vous vous souvenez de la chronique d’hier sur les trois visages ? non ? OK revoici la citation…

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je ne sais pas pour vous mais à mes yeux, il y aurait un lien entre ces deux citations…

car le troisième visage que nous ne montrons à personne selon les japonais est justement ce que l’on voit dans le miroir quand on veut changer le monde…

mais entre vous et moi, y-a-t’il un besoin quelconque de changer quoi ou qui que ce soit ? est-il possible de ne pas changer le monde simplement en respirant ?

l’histoire de Jésus nous a vraiment impressionné nous pauvres pécheurs… l’idée de changer  – ou de la sauver – le monde nous court après depuis 2000 ans… comme si le monde aurait besoin d’être changé… pas parfait tel qu’il est le monde ?

personnellement, je ne crois pas que le monde a besoin de quelqu’un pour le changer ou le sauver… le monde a besoin de tout le monde… car le monde roule et tourne très bien par lui-même… oh bien sûr, quelques grains de sable dans l’engrenage mais la roue continuer de tourner… qu’à y mettre un peu d’huile une fois de temps en temps et l’affaire est ketchup…

depuis que le monde est monde, le monde tourne sur lui-même et nous avec, dessus et dedans… et depuis que le monde est monde, le mental tourne sur lui-même lui aussi… peut-être un peu plus vite désormais, mais le hamster est toujours bel et bien vivant… et dans la roue qui le fait tourner, l’idée que le monde a besoin d’un grand changement, ou un grand sauvetage…

sincèrement ce n’est pas très respectueux envers dieu de vouloir changer son monde… un non-moment donné, il a lancé cette boule dans l’infini pour l’éternité en faisant confiance qu’elle tournera très bien sur et par elle-même… et c’est ce qui se produit… jusqu’à ce qu’elle s’éteigne, ce qui semble inévitable… si l’on croit que toute vie a un début et une fin… mais parait que la vie est un peu plus coquine que ça…

non on peut relaxer lecteurs/trices… pas besoin de changer qui que ce soit, ni quoi non plus… la vie prend soin d’elle-même, la vie est auto-changeante… les oiseaux chantent, la nature se déploie en éternels nouveau bourgeons…

oh bien sûr, quelques grains de sable dans l’engrenage… un peu de pollution à diminuer et quelques endroits à nettoyer, quelques milliards de personnes à nourrir convenablement et à abreuver, quelques guerres à éteindre… quelques idées noires à obscurcir, quelques humaines à remettre dans la voie d’une humanité plus naturelle… car le changement est mystérieux… et quoi qu’on fasse, le monde change et changera…

mais la vie se charge toujours de remettre les choses et les gens à leur juste place… car on peut tricher un bout de temps si on veut , mais pas tout le temps ni éternellement… la vie sait ce qui est juste… eh oui ami(e)s, il y a une justesse sur cette terre… et qui ne vit pas justement périra lentement et malheureusement… et éventuellement changera… ou pas…

car le changement annoncé a lieu à chaque moment, ou à chaque non-moment si on est d’une autre école de pensée… No way Noé

eh non, Noé n’a pas évité le naufrage parce qu’il a construit le premier bateau de croisière pour couples… ce n’est qu’une histoire arrangée avec le gars des ptites vues celle-là… No way amigos, pas besoin de sauveur ni de changeur, pas besoin de sauvetage ni de chantage…

occupons-nous de nos petites affaires, prenons soin de soi et du monde autour de nous, à notre humble mesure et le monde changera bien par lui-même… ou il périra… et cela, personne  ne pourra l’empêcher si c’est ce qui est censé arriver…

alors on a peut-être trois visages, mais la beauté de la chose est que nous ne sommes ni l’un, ni l’autre, et ni le troisième… nous sommes la présence qui observe le spectacle à grand tournoiement  derrière ce petit visage à multiples effaces…