Archives pour la catégorie Les chroniques du Padrininho

le monde entier dans le même bateau

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♥♥♥ – 1/4/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

il y a un trou dans la barque… on a besoin de tout l’équipage…

tenons-nous et prenons soin les un(e)s les autres…

au-delà des différences, tous et toutes uni(e)s sur la mer houleuse…

appréciation pour ceux et celles qui oeuvrent déjà, ceux et celles qui écopent, pendant que plusieurs d’entre nous sommes confiné(e)s à domicile…

et soyons prêt(e)s à contribuer quand l’appel sera lancé…

appel particulier aux gens qui contrôlent les ressources financières, on a besoin de vous aussi…

tous dans le même bateau…

 

réflexions de veille de poisson

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♥♥♥ – 31/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

ce matin, quelques ptits bouts de quotidien en vrac… et décousus… en cette folle courte-pointe existentielle… tout blanc de wow ici ce matin c’est ça vivre dans le now 😉

tout d’abord, même sans avoir été défié, photo d’enfance, check.. l’aurai fait moi aussi… avec toute la famille en prime… le ptit gars sur les genoux de popa le chroniqueur, déjà la bouche grande ouverte de flabbergastment existentiel… le même qu’aujourd’hui, qu’un peu plus court sur pattes…

eh oui, depuis quelques temps circulent sur FB une multitude de photos anciennes de nos tinami(e)s… drôle de réflexe quand même non ? que j’ai tout d’abord jugé comme rétrograde et un peu quétaine, donc auquel je ne voulais pas participer… par snobisme réactionnaire… ben oui, ça me ronge moi aussi des fois… mais après coup, j’ai décidé de la faire par ordinarité, par solidarité, juste pour faire comme ma gang et dire présent groupe !

les psys nous expliquent qu’en temps de crise, on a besoin du connu et du sécurisant… alors why not ?

mais en même temps, même si besoin de s’accrocher à des comfort pics, me semble important de réfléchir, tout en prenant une distance et en gardant à l’esprit que notre vision personnelle est petite et limitée, autant à ce que l’on vit maintenant, qu’à la suite du monde – pendant qu’on a du temps – car on ne pourra certainement pas revenir en arrière… alors what’s next ?

demain va être une grosse journée, un point tournant dans cette crise il me semble… car demain ce n’est pas seulement le 1er avril, mais ce sera surtout le moment pour plusieurs de payer le loyer

premier vrai test pour plusieurs d’entre nous (car pour certains aux ressources plus que limitées, c’est déjà la crise depuis des jours) car sur ce point, le monde se divise en locataires et en propriétaires… mais tous dans le même panier… alors sang-froid, compassion et solidarité seront de mise plus que jamais… car les nerfs commencent à s’irriter…

ce qui nous mène aux banques, et surtout aux banquiers et autres gros bonnets de la finance… déjà que vous n’ayez pas annoncé du lousse pour le peuple déjà, ça en dit long sur vous… mais vous avez encore le temps de vous reprendre…

depuis des années que vous faites des milliards avec notre petit cash, le temps est venu de faire votre part et de vous lousser le sac… personne ne vous demande la charité, qu’un peu d’humanité… car anyway, bientôt, plus personne ne va avoir d’argent, ni cash ni crédit… malgré les milliards promis par les gouvernements, car ces milliards, c’est nous qui devrons les rembourser… mais à qui au juste tout le monde doit tous ces milliards ? quel mystère la vie…

tous dans la même barque messieurs, même si vous êtes à l’autre bout de la barque et que le fond de caisse semble plus loin…

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hier, sur le mur FB de mon village, grosse discussion philosophique pour ou contre le confinement… et l’instrumentalisation de la crise… etc… hélalaye que le monde a des opinions… come on les tchums…

OK d’échanger des opinions mais en ce moment, nous avons le luxe d’être au chaud, d’avoir assez à manger, d’avoir le wifi (service essentiel s’il en est un) pour pouvoir émettre nos savantes opinions sur la toile… alors gardons-nous une ptite gêne et n’oublions pas de ne pas tout croire ce qu’on lit out there… autant sur les médias alternatifs (que certains vénèrent), que les grands… car tout ceci est nourriture pour le mental, mais c’est du coeur qu’on a besoin ces temps-ci… et tout ceci est en dehors de soi et une belle source de divertissement s’il en est une…

d’amour qu’on a besoin… et d’empathie, de compassion, de solidarité et d’espoir…

car si le monde se divise en quelques réalités différentes ces temps-ci, parents ou personnes seules, gens qui ont du temps en masse et d’autres qui en manquent, gens qui travaillent et les confiné(e)s, nous sommes tous et toutes dans le même grand panier à salade… ou panier de crabe c’est selon…

alors overall, gratitude envers tous ceux et celles qui font une différence concrète dans la vie des autres… parfois au risque même de leur propre vie… alors pour les grands débats philosophico-socio-politiques, gardons-nous une ptite gêne OK ?

bien sûr que ça va bien aller, mais surtout, n’oublions que ça va bien maintenant… et utile se penser respirer une fois de temps en temps, surtout avant d’émettre une de nos savantes opinions…

et en terminant, vous avez possiblement vu le lien mais je le reposte… car dans mon livre à moué, la musique clenche nettement tout débat… ma ptite part…

https://atidion.com/le-show-du-11-11/

et ci-bas un superbe texte de Coline Serreau (relayé par Jean Gagliardi), réalisatrice de La Belle Verte, et autres films visionnaires, écolos, humanistes et généreux… un peu long, mais c’est meilleur que du bonbon…

à lire avant d’émettre nos savantes opinions sur les réseaux impudiques…


LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT

par Coline Serreau

Le gouvernement gère l’épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s’en protéger en faisant vivre l’espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d’affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l’équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l’intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l’action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d’euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment « exploitants agricoles » reçoivent des centaines de milliers d’euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l’industrie chimique prospère.

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l’heure, voilà qu’aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d’éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

Nous manquons d’argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l’argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu’ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l’ont-ils gagné cet argent ? Ils l’ont gagné parce qu’il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d’autoroutes, de trains, d’égouts, d’électricité, d’eau courante, d’écoles, d’hôpitaux, de stades, et j’en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d’annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l’électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu’aux banquiers.

J’espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n’a fait que nous appauvrir.

Et le peuple l’a si bien compris qu’il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l’humain avant le fric.

Ne nous y trompons pas, il n’y aura pas de retour en arrière après cette crise.

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d’entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu’ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit.

Où sont les vraies valeurs ? Qu’est-ce qui est important dans nos vies ?

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d’une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?

Encaisser la violence sociale de ceux qui n’ont eu de cesse d’appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu’ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

Alors que la seule médecine valable, c’est celle qui s’occupe de l’environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s’ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d’hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s’en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu’elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu’à des catastrophes.

Mais ne vous faites pas d’illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres « pestes » seront à l’aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

Cette épidémie, si l’on a l’intelligence d’en analyser l’origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d’objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d’abord en achetant moins on devient riches.

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l’entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s’envoie des messages qui rivalisent de créativité et d’humour.

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n’est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d’une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

Quoi de pire qu’un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d’assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n’ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

En ce sens, l’annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l’explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une mafia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d’un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l’industrie du luxe, où l’on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d’artiste qu’il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m’ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l’hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d’amour et d’espoir à ceux qui en ont besoin.

 

 

les trois tinamis de Corona

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♥♥♥ – 29/3/2020 (2)

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

oui oui, je sais, j’avais dit avec pas de mots aujourd’hui…

mais tellement de «ouie-dires» roulent en boucle présentement… mamamia !

que de virus alpha bêtises…

alors plutôt que de pogner les nerfs et moi-même dire n’importe quoi – ce à quoi je peux moi-même être pas mal bon à – je vais partager les mots de Socrate… vous connaissez ses 3 tamis ?

à appliquer sans limite… en commençant par soi-même…

Un jour, quelqu’un vint voir Socrate et lui dit :
Écoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.
– Arrête ! Interrompit l’homme sage.
As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
Trois tamis ? dit l’autre, empli d’étonnement.
Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu a as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est de celui de la Vérité. As-tu contrôlé si ce que tu as à me dire est vrai ?
Non; je l’ai entendu raconter, et
Bien, bien. Mais assurément, tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la Bonté. Ce que tu veux me dire, si ce n’est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
Hésitant, l’autre répondit : non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire
– Hum, dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as à me dire …
Utile ? Pas précisément.
Eh bien, dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier…

car on peut bien s’amuser à blaster celui qui tweet plus vite que son ombre, ou encore considérer ses concitoyen(ne)s qui n’adhèrent aux théories conspirationnistes ou parano comme des inconscient(e)s et des manipulé(e)s, ce faisant, on joue un peu la même game non ? et sur ce terrain, on sera toujours surclassé(e)s…

car en réalité, que savons-nous for sure ?

allez, bonne suite de confinement…

et surveillons ce qui sort de notre bouche… et de nos doigts… et ce que nous transmettons via nos ordis, car pas que de virus de Corona qui circulent en ce moment…  arrêtons le correia de mal noticia, la transmission des mauvaises nouvelles…

de mon côté, je décroche pour le reste de ce jour du Seigneur full pluie, plongeant dans ma musique et mon ménage…  sans oublier de me passer moi-même au tamis…

pause musicale x 3

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♥♥♥ – 29/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

ce matin pas de mots, parce que parfois, à la longue, les mots c’est d’trop

parfois, les mots, les nôtres comme ceux des autres, comme les nouvelles qui sentent nécessairement mauvais ces temps-ci, ça fait spinner la tête et ça fait le coeur se contracter…

parce que parfois, avec les mots, on essaie de semer la peur, mais au lieu de la semer on la sème justement et elle finit par pousser partout en nous…

alors au lieu d’essayer de fuir la peur, plongeons dedans car au final à vouloir trop l’éviter, on ne fait que s’éloigner de notre coeur…

alors ce matin, pas de mots, de la musique… parce que la musique, ça nous permet d’entendre le silence in between nos peurs et nos craintes, nos espoirs et désespoirs…

je vous offre mon hymne préféré, en 3 versions:

Forças da Rainha da Floresta – Irineu Barsé

Santa Maria vem chegando nesse batalhão / Sainte Marie arrive en ce bataillon
Trazendo as forças da Rainha da floresta / Apportant la force de la reine de la forêt
São essas forças vindas de Nossa Senhora / Ce sont les forces venant de Notre-Dame
Que centralizam essa luz aqui na terra / Qui centralisent cette lumière ici sur terre

Eu vou pedindo sempre a minha coragem / Je demande toujours mon courage
Para seguir nesta batalha do amor / Pour continuer dans cette bataille d’amour
Com o conforto da minha mãezinha / Avec le confort de ma mère
Com sua luz com o seu resplendor / Avec votre lumière avec votre éclat

Eu vou seguindo sempre no caminho / Je poursuis toujours sur le chemin
Sempre guiado pela luz divina / Toujours guidé(e) par la lumière divine
Sempre buscando aprender nesta doutrina / Cherchant toujours à apprendre de cette doctrine

et ci-bas, 2 versions instrumentales par le récepteur de cet hymne…

ci-haut Irineu Barsé, accompagné par un groupe de musiciens Daimistes du Brésil et d’ailleurs… superbe


et ici par Irineu Barsé en solo… pur délice…

Merci Marie, reine de la forêt…

je vous salue bien bas et vous ouvre mon coeur bien grand… et mes oreilles…

et merci Irineu – pour ta grâce, tes doigts et la douceur…

ma Marie

0photo prise par le Père Pío Cárdenas à El Hoyo, Abrigo, au nord de Santander en Colombie

♥♥♥ – 28/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

hier, vendredi, avant dernier vendredi avant le saint vendredi… et comme d’habitude, journée sans foule dans mon petit coin de pays mais full soleil… un vrai Dieu celui-ci… en tous cas, il fait des miracles sur notre moral… jusque sur notre foi même… lui qui boost notre système humanitaire comme rien d’autre… 😉 Roi Soleil va…

et hier, comme d’habitude aussi, j’ai marché…

et comme d’habitude, me suis rendu jusqu’à ma Marie… si l’expression ma Marie ne vous dit rien, allez lire ça… https://atidion.com/2020/03/26/marie-vous-salue/ pour la voir et savoir…

alors hier, vendredi full soleil, longue marche et sainte paix tout du long…

et lors de ma brève méditation de mi-parcours devant ma Marie (merci au propriétaire car la dite statue appartient bel et bien à quelqu’un dans les faits, mais dans ces mêmes faits, nous appartenons tous et toutes à Marie car on la dit mère de Dieu)…

oh Mother of God…

alors en ce vendredi pur silence et pur soleil, rien d’autre que le son de quelques oiseaux super happy pit pit du printemps qui arrive comme si de rien n’était…

je ne sais pas si les oiseaux sentent ou sont conscients ce qui se passe dans notre réalité, s’ils/elles sentent que la circulation environnante déjà rare est à peu près inexistante depuis quelques semaines dans les bois des environs ? car peut-être qu’une cervelle d’oiseau n’est pas si bête que ça après tout…

vendredi pur silence disais-je donc… et tout au long de mon retour, ma Marie continuait de me parler, de me chuchoter entre chaque pas… me disant que depuis toujours, c’est elle qui se cache derrière toutes les déités féminines du monde entier et de ses diverses formes religieuses et d’adoration…

elle me disait que ces temps-ci, pour les besoins de la cause humaine, elle prend des allures de Kali

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car bien des choses avaient besoin d’être démantibulées, détruites, brûlées… car souvent, avant de reconstruire, on doit défaire, débâtir… de fond en comble…

ma Marie me disait aussi que depuis les révélations de me too, attendues depuis fort longtemps car couvant en silence et minant la moralité même du monde, c’est toute la force terrestre féminine qui reprend son droit, qui retrouve sa primauté, qui se manifeste au grand jour…

car depuis toujours, c’est le pouvoir féminin qui tient le monde… c’est la force féminine qui donne et porte vie, qui la soutient, qui la développe et qui en prend soin…

pas pour rien que même sous des airs masculins de virus, c’est une reine Corona qui frappe les fondements même de notre monde qui n’allait nulle part et qui tournait en rond mais pas si rondement… abusant sans vergogne notre mère même, notre mère terre…

et ainsi, comme ci comme ça, tout au long du reste de ce vendredi pas du tout ordinaire car rien d’ordinaire ces jours-ci, ma Marie a continué de m’habiter… et de se révéler à moi… tout plein d’elle, sans trop comprendre, sans trop savoir mais avec un doux feeling au corps, une douce sensation au coeur, une légèreté jusque tout là-haut dans l’âme…

et hier soir, juste avant d’aller m’abandonner dans les bras de Morphée, suis allé vérifier mes courriels et je reçois cette photo d’un ami vivant au Pérou…

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et ces quelques mots accompagnaient la photo envoyée par mon ami :

La Vierge est apparue dans le village de El Hoyo, Abrigo, au nord de Santander en Colombie.

La photo est envoyée par le P. Pío Cárdenas, qui se trouvait en mission dans cette région.

Il a demandé à ce que cette image soit diffusée afin d’être un signe d’espoir pour l’humanité au milieu de tant d’angoisses.

 

Amicalement,

J.

oui je sais, ces coquines coïncidences…

oui aussi, je sais que plusieurs parmi vous allez être convaincu(e)s que cette photo a été shoppée… sincèrement, je n’en sais rien, car je ne sais rien du tout et de moins en moins…  mais même si c’était le cas, ma Marie, après m’avoir habité toute la journée, a quand même trouvé sa façon de me faire un petit clin d’oeil pour me souhaiter la nuit bonne… déjà un petit miracle en soi… si on veut y croire…

coquine Marie va… je vous salue bien bas…

 

Carême 2.0 2.0

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♥♥♥ – 27/3/2020

l’amour au temps du Corona / quarantaine planétaire…

traduction: lorsque les événements de la vie vous forcent à vous agenouiller, vous êtes en parfaite position pour prier… – Rumi

comme certain(e)s d’entre vous probablement, avant cette année, le mot carême ne suscitait pas grand chose en moi, si ce n’est une réaction négative de punition et de restriction issue du pas si bon vieux temps que ça… avec notre passé catho autour d’ici (au Québec et sûrement le cas ailleurs à diverses mesures), ce terme ne nous concernait pas vraiment, quand il ne nous levait carrément pas le coeur…

mais il me semble que cette année, avec ce que l’on vit depuis quelques semaines, présentement et au moins jusqu’au 13 avril – et sans doute aucun pour pas mal plus longtemps – cette quarantaine comprise grosso modo entre le mardi gras et le lundi de Pâques revêt une autre signification…

bien sûr, qu’une coïncidence 😉 comme il en existe tant… comme il n’en existe aucune… c’est selon…

bien sûr, le terme carême fait sens surtout aux yeux du christianisme, qu’une seule religion parmi le chapelet des multiples religions et courants religieux…

mais quand même…

quel sens peut-on donner à cette période ?

car on peut toujours donner – ou imposer – le sens qu’on veut aux événements…

si on veut faire du sens car certain(e)s peuvent très bien vivre sans sens, du moins sans sens unique… car multiples les sens… et s’il faut se fier à nos sens, parfois il faut aussi se méfier des sens qu’on impose…

et la vie est un cercle qui va et vient… et qui revient…

et que de leçons à tirer de cette crise actuelle… même si nous sommes encore en plein dedans… déjà plusieurs révélations émergent…

et de nombreuses possibilités…

peut-être est-ce la terre qui nous avertit qu’elle n’en peut plus ?

peut-être sont-ce les Dieux – peu importe qui ou quoi ils et elles sont – qui nous mettent en garde ? qui nous forcent à changer drastiquement ? ou nous les humain(e)s qui, inconsciemment, n’en pouvions plus ?

peut-être que nous ne découvrons que seulement plus tard les leçons à tirer ? ou chaque jour un peu plus ? ou jamais ? qui vivra verra… et qui vit voit…. alors que certain(e)s vivottent à peine…

on en découvre sur soi et sur la vie un peu plus à chaque jour… et ça ne fait que commencer…

ou peut-être est-ce simplement la vie qui se déploie tout naturellement comme elle le fait depuis des millions sinon des milliards d’années ? qu’une manifestation de l’évolution du cycle naturel qui ne s’en fait que très peu avec les humain(e)s ? cette vie que nous avons provoquée et qui se rebelle ?

que des questions… sans réponses claires pour le moment…

encore en train de limiter les dégâts… peu importe ce que l’on en pense, peu importe nos opinions…

qu’on soit croyant(e) ou pas, on croit tous et toutes à quelque chose anyway… on croit à toutes sortes d’affaires… même et surtout si on aime dire qu’on ne croit à rien… car ça demande beaucoup d’effort de ne croire à rien… souvent la plus tenace des religions…

on a tous des opinions quelconques… et souvent très quelconques d’ailleurs nos opinions…

en ce moment, nous sommes forcés de sortir de nos opinions, à les dépasser et à respecter les consignes… dur temps pour les rebel(le)s et les réactionnaires…

mais en même temps, tous et toutes ensemble dans cette aventure… déjà une grande leçon… nous ne sommes pas des îles… nous sommes inter reliés… une même et grande famille humaine… déjà une grande leçon à apprendre, une simple mais grande vérité qu’on semblait avoir oubliée…

peu importe le sens qu’on veut donner au carême, ou pas, nous sommes dans une grande quarantaine humaine….

et drôle de coïncidence, tel que spécifié dans le texte du site Internaute dont j’ai mis le lien ci-bas, le terme Carême tire ses racines de Quadragesima ce qui, en latin, signifie quarantième…

et pour en revenir à la citation de Rumi up there (si elle est vraiment de lui car de nos jours tout est possible) : lorsque les événements de la vie vous forcent à vous agenouiller, vous êtes en parfaite position pour prier…

et en ce moment, certain(e)s ont beaucoup de temps pour prier, méditer, se recueillir, et aller marcher un peu… d’autres préfèrent tuer le temps…

alors que d’autres s’activent pour le bien du plus grand nombre… et de leurs enfants…

deux types de prières, mais même grande mess sanitaire, économique et humaine…

à nous, ensemble, d’en faire sens et d’en tirer partie… ensemble…

en priorisant ceux et celles qui sont les plus à risque, les plus vulnérables… en faisant chacun, chacune, notre part… humblement mais responsablement…

car qu’une même grande famille…

oh, on peut bien se divertir un peu, tant qu’on veut ou tant qu’on peut, mais on arrivera bien un moment donné aux limites des Netflix et autres sources de divertissement…

mais un moment donné, on arrivera bien au fin fond de soi…

là où se cache peut-être quelqu’un ou quelque chose de plus grand que petit soi…

https://www.linternaute.com/actualite/societe/1214330-careme-2020-c-est-quoi-le-mercredi-des-cendres/

Marie vous salue !

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♥♥♥ – 26/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire planétaire

depuis une dizaine d’années, j’habite en forêt… pas très loin du village de Val-David, mais suffisamment loin pour me sentir à l’écart… suffisamment à l’écart pour me sentir vivre au milieu de nulle part, en plein nowhere… comme on dit par ici, je vis dans le nord… et ces temps-ci, alors que tout le monde vit davantage ici et maintenant plus que jamais, on peut dire que tout le monde vit dans le now…

depuis que je vis ici, je vais régulièrement marcher sur la seule route – très peu fréquentée – autour d’ici, surtout après les quelques dernières maisons de mes quelques voisins…

en chemin, je croise les 13 chevaux de ma voisine Christine… que je prends toujours le temps de saluer… eux me répondent soit silencieusement, soit en me saluant de la tête ou en m’ignorant totalement, ce qui est aussi parfait…

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et après les dernières maisons du rang, des km de liberté totale s’étalent devant moi… avec de très rares voitures y circulant, encore moins ces temps-ci qu’à l’habitude… la route m’appartient…

il y a quelques années, en marchant, j’ai tout lentement et doucement remarqué quelque chose… quelque chose de très subtil… en portant plus fine attention, j’ai remarqué qu’il manquait quelque chose dans l’atmosphère, que le silence qui régnait autour était plus silencieux que le silence ordinaire… qui est lui-même très relatif…

et je me suis rendu compte que ce silence plus silencieux que d’habitude relevait du fait qu’il n’y avait aucun poteau électrique sur quelques km… donc aucun fil, aucun buzz, aussi subtil qu’un buzz peut être… car des fils électriques émane un très subtil buzz… que la plupart du temps on ne soupçonne même pas…

toujours quelques années ago de cela, encore lors d’une marche sur mon chemin du grand now here, comme le chemin file sur plusieurs km jusqu’à la prochaine intersection du chemin des Hauteurs, j’ai demandé à la vie de me faire signe pour savoir quand je devais rebrousser chemin, car sinon j’aurais passer une bonne partie de ma journée à marcher…

et c’est là qu’elle est apparue… là qu’elle m’est apparue… en plein milieu du nowwhere… now, here, juste là…

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donc quand j’ai du temps, comme maintenant, comme now et here, je vais faire ma grande marche quotidienne, mon pélerinage sur la Montée…

et en ces temps de grands bouleversements de nos habitudes anciennes, en cette transition pré et post Corona, cette grande marche quotidienne me mène quotidiennement jusqu’à Marie…

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et en ces temps de grands bouleversements, Marie me parle… en fait, Marie chuchote…

Marie est un symbole universel de pureté, un symbole d’amour inconditionnel, un symbole d’embrassement, embrasser comme dans prendre dans ses bras… un symbole d’embrasement comme embraser son coeur par l’amour…

depuis plus de 2000 ans, on s’est largement moqués de la prétendue virginité de la vierge Marie…

c’est qu’on s’est royalement fourvoyés au sujet de sa prétendue virginité…

car des interprétations de cette virginité ne l’associe non pas à son corps mais plutôt à son âme… nous humain(e)s sommes si centré(e)s sur notre corps…

et dans certains documents, on rapporte que Marie, comme Jésus et Joseph d’ailleurs, était une grande mystique baignant dans la pureté de l’amour, une femme d’introspection et non seulement en lien avec cette prétendue virginité corporelle…

je vais vous reparler de Marie car je la croise quotidiennement ces jours-ci… et elle a beaucoup à nous dire… et à nous chuchoter… mais pour l’entendre, il faut savoir l’écouter…

mais pour le moment, écoutez Lyne Fortin nous chanter Marie…

give & take & donnant donnant

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♥♥♥ – 25/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire planétaire

ce matin, comme parfois, j’utilise une image simplement pour partir ma réflexion chronique…

car en ce moment, un peu puéril et inutile de chercher à savoir qui parmi nous sont les plus heureux…

car selon la situation, en ce moment, certain(e)s peuvent donner, alors que d’autres sont en situation de recevoir…

mais évidement qu’en ce moment, plusieurs personnes prennent soin et donnent et reçoivent… des soins, du temps, des sous, de l’aide…

comme en tout temps de crise, on retrouve du meilleur et du pire…

certain(e)s prennent soin des autres, au risque de leur propre vie et santé, d’autres font la ligne pour s’accaparer des guns ou du papier de toilette, sans même chercher à savoir s’il y en aura pour tout le monde… certain(e)s cherchent à frauder leur compatriotes, même âgé(e)s, d’autres sont prêts à leur donner leur chemise…

et tout ça fait partie de la vie… du meilleur et du pire… ni bien ni mal… même si notre réaction face à ceux qui exploitent les autres, notamment les personnes âgées, est difficile à gérer et pas douce du tout…

que la vie dans toutes ses déclinaisons qui s’affiche… et cette même vie se chargera bien d’enseigner aux crosseurs de tout acabit le fruit de leurs actions…

certain(e)s donnent, d’autres reçoivent, tandis que plusieurs d’entre nous sommes confiné(e)s à la maison à observer les ordres… car nous n’en sommes plus aux recommandations et peu importe notre avis ou notre opinion, soutenons…

j’aime penser que chacun(e) fait du mieux qu’il ou elle peut dans les circonstances… et ces circonstances hors de notre contrôle… il en a toujours été ainsi mais tout à coup, on le réalise…

contrôle…

un des mots cruciaux en ce moment… surtout perte de contrôle… un contrôle illusoire… car le contrôle relatif que l’on pensait avoir sur la vie, sur notre vie, eh bien on l’a bel et bien perdu… si on a déjà pensé l’avoir eu… on vient de réaliser la limite de cette croyance…

mais même si on a perdu le contrôle (ou ce que l’on pensait avoir), on peut tout de même décider de contribuer au mieux de notre situation actuelle… ou tenter de le faire…

premièrement, en remerciant personnellement les gens qui aident et en leur laissant savoir… notamment tout le personnel médical et des services sociaux, les politicien(ne)s et tous les fonctionnaires qui pensent au bien du plus grand nombre, les parents qui s’occupent de leurs enfants, les employés des épiceries et de toute la chaîne de l’alimentation, et à tous ceux et celles que j’oublie dans cette liste…

chacun et chacune, nous sommes lié(e)s en cette crise… pour passer du je au moi…

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cherchant à savoir comment on peut contribuer du mieux qu’on peut même si dans la plupart des cas, on doit prioritairement se protéger soi-même et protéger les autres…

mais distanciation ne veut pas dire isolement… le mot important dans la situation actuelle est le terme SOCIAL..

cat tant que nous sommes au chaud et en sécurité à la maison, en santé, avec suffisamment à manger, moins évident de sentir ce soin face aux autres… mais dès que notre réalité est bouleversée, là qu’on se frappe le mur de notre inter dépendance… car bien cela que nous sommes tous et toutes, chacun et chacune, inter dépendant(e)s… nous avons besoin les un(e)s des autres…

donc tout d’abord, assurer son propre espace vital sans se répandre, sans empirer la situation, en se protégeant et en protégeant ses proches…

puis ensuite, voir comment il nous est possible de contribuer au bien du plus grand nombre… en consommant frugalement, à petite échelle, en utilisant le moins de ressources possibles pour qu’il y en ait pour tout le monde…

car less is more

et tout ce que l’on donne nous revient, car donner fait partie de notre humanité…

pour ma part, que ces quelques petits mots à chaque matin, en espérant que ça aide un peu… et partager sur mon mur FB quelconques mots, images ou liens qui, je l’espère peuvent aider, ou tout au moins soulager un peu…

et avec mon amie Christine Vidrohi, on pense organiser bientôt un espace public virtuel afin de partager un peu de musique, quelques trucs et surtout un espace de connexion et d’échange…

et avec ma musique aussi, quelques petits projets en mijotement… à ma petite et humble échelle… comme vous…

car chacun et chacune, on se sent mieux quand on partage, quand on donne… car là que réside notre nature humaine fondamentale…

il y a 60 ans, JFK nous disait déjà que plutôt que de chercher à savoir ce que notre pays (ou peu importe l’entité, dans ce cas notre monde) peut faire pour nous, regardons plutôt ce que nous pouvons pour notre montre, en commençant par le plus près de soi et en agrandissant le cercle…

prenons soin et aimons-nous les un(e)s des autres…

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message à ceux/celles qui ne font rien

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♥♥♥ – 24/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire – et planétaire

traduction:
avec tout ce temps libre 
tu n’as pas à rédiger le prochain roman à succès
tu n’as pas à être dans le meilleure condition physique
tu n’as pas à débuter cette balado…

ce que tu peux faire à la place est simplement d’envisager cette pause comme une opportunité
ces mêmes systèmes qu’on observe s’écrouler dans la société
vont s’écrouler en nous également 
ces systèmes par lesquels on a voulu nous faire croire que nous étions des machines
qui existent pour produire et qu’on nous éliminerait si nous ne produisions pas
ces systèmes qui nous ont enseigné que les gains financiers étaient supérieurs à l’humanité
ces systèmes qui ont créé une foule de sources d’insécurité pour mieux nous exploiter

et si on devenait curieux avec tout ce temps libre et ne se fixait d’autre but que de simplement expérimenter être ?

si on créait de l’art pour le simple plaisir de créer ?
et si tu te permettais de te reposer, de pleurer, de rire et de demeurer curieux(se) face à tout ce qui montera en toi ?

si vous lisez ces lignes, premièrement, prenons un moment ensemble pour remercier tous ceux et celles qui oeuvrent au bien du plus grand nombre en ce moment… et depuis quelques semaines…

car il y a différentes réalités en ce temps hors du temps…

certains qui travaillent boucouboucou, encore plus s’ils et elles ont des enfants à la maison au retour du travail… compassion et gratitude envers vous… certain(e)s d’entre nous vous rejoindrons là et où quand cela sera possible quand la quatorzaine sera terminée…

et aux parents, même si vous ne travaillez pas à l’extérieur, on vous sait très occupé(e)s au home sweet (and sour sometimes peut-être aussi) home qui s’est transformé en école/garderie et vous en animateur/trice/prof à temps plein…

mais ce message s’adresse plus particulièrement à ceux et celles qui n’ont apparemment rien à faire… je dis apparemment, car le travail qui s’offre à nous est intérieur… et ce travail semble passif mais c’est possiblement le plus important travail que nous n’ayons jamais eu à faire dans notre vie…

alors on repassera pour dire qu’on tue le temps… rien de plus loin de la réalité… le temps est pas tuable… le temps n’existe pas en fait… toujours maintenant…

ce temps est un cadeau… un cadeau qui peut sembler empoisonné… mais c’est une intervalle indéterminé de ce temps dont l’on disait toujours manquer il n’y a pas si longtemps… alors gracieuseté d’on ne sait qui ou quoi, une tonne de temps à notre disposition… une infinie période de moments à vivre…

et comme on ne sait rien, on ne peut même pas prévoir, planifier, préparer l’avenir…

perte totale de contrôle…

alors on ne peut qu’arrêter pour le moment… arrêt complet… et prendre le temps…

prendre le temps d’être en contact avec tout ce que cet arrêt forcé – mais fortement désiré deep down – fera remonter en nous… car souvent rien de plus difficile à fair de ne rien faire, de faire rien…

nous qui sommes si habitués à nous divertir, à porter l’attention à l’extérieur de soi, à regarde en dehors, à regarder un écran quelconque – c’est le temps de tourner notre regard vers l’intérieur en ce moment… deep deep down en soi…

bien sûr, et encore plus si on est avec des enfants, OK d’occuper le temps avec des jeux, de la lecture, des sorties à l’air frais… OK de continuer à apprendre ou écouter de la musique , explorer les arts… normal d’occuper et de meubler le temps…

mais pris dans ce tourbillon d’émotions et de pensées plus ou moins apocalyptiques, n’oublions de réserver une certaine partie de tout ce temps libre pour soi, à porter notre regard en soi, sur soi, pour soi… avec acceptation et tolérance face à tout ce que l’on rencontrera en chemin… car inévitable que certains petits passages seront plus étroits que d’autres…

du temps pour le silence, pour l’observation de la vie en soi et autour… pour observer le silence et le temps qui passe…

car la suite est complètement imprévisible… et cela est soit épeurant, ou excitant… rien qu’on ne puisse faire pour le moment… ce gros rien si plein…

mais une chose est sûre, quand on reste connecté(e) au grand nous,

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petit moi a plus de chance de se sentir mieux…

et même le mal-être devient bien-être…

à suivre, à vivre et à survivre…

 

quoi faire à part être ?

♥♥♥ – 23/3/2020

l’amour au temps du Corona / quatorzaine communautaire – et planétaire

je vous présente ce matin les mots de quelqu’un d’autre… quelqu’un que j’estime, que j’écoute parfois, qui dit ce que je me dis aussi à moi-même…

car on a beau chercher si le Corona est man made ou naturel, combien de temps le confinement va durer, combien de morts il y aura, à part quelques personnes occupant des postes clés qui font des miracles en faisant de leur mieux, et pour les parents qui ont boucouboucou à faire à la maison (merci et bravo à vous en passant, toute notre admiration), pour le moment, pour la plupart d’entre nous, bien peu à faire d’autre qu’être… tout simplement, en assumant tout ce que ça fait monter…

et ça continue…