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tact à tact

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la QuatreVingDixième

je vais enduire les fesses de mes mots de tact ce matin… comme toujours… mais je ne parle jamais gras ni grossier, je ne parle jamais salement…

car j’écris propre, j’écris blanc, j’écris toujours kosherment… 

mes mots ne veulent jamais blesser personne en général ni en particulier, ni quiconque ni qui que ce soit… mais en même temps, possiblement que parfois ils en vexent quelque-uns ou zunes plus sensibles…

avoir du tact n’est pas comme tel de la politique ni de la diplomatie mais parfois ça leur ressemble… quand même, il faut savoir quoi dire et quoi ne pas…

on ne s’exprime pas en fonction de ne pas blesser qui que ce soit, mais en même temps, dès qu’on s’exprime on risque de le faire… alors si ces mots vous vexent, sorry very much mais là n’est pas mon intention…

quoi que parfois, j’aime bien pousser ma luck et dire n’importe quoi à n’importe qui, même n’importe quand et n’importe comment… ce que je fais ici…

je ne dis rien qui vaille, rien qui faille… en fait, je ne dis rien qui soit, ni vrai ni faux ni l’un ni l’autre… je dis et écris seulement parce qu’il le faut… car il faut que j’écrive c’est plus fort que moi sinon je serais plus fou que moi…

alors j’écris pour dire n’importe quoi… n’importe quoi, tout et son contraire… je ne dis rien et en même temps, je dis tout t rien mais je le dis toujours avec tact, surtout rien…

et ne rien dire avec tact est tout un exploit je vous l’avoue… je vous l’avoue à vous… de moi à vous et vous seulement… car même à moi je ne veux pas me l’admettre mais je me dis n’importe quoi, sauf que je le dis toujours avec tact et tout de go…

je dis ce qui me passe par la tête, parfois par les pieds quand je ne me les mets pas dans le bouche… sauf que je peux taper avec mes orteils alors tout est possible je vous le dis… prenez ces mots, d’où pensez-vous qu’ils partent ?

mots de pieds ou mots d’esprits ?

mots doux, mots fous, mots dits…. gros mots, mots beaux mais laids aussi… méchants mots mais dits avec tact qui les font devenir gentiment dits… mots mentis, mots cachés, mots croisés et mots biaisés… mais jamais baisés les mots, comme les bras qu’on ne doit jamais baisser si on veut garder la tête haute et froide…

biaisés de toute façon ces mots car ils sont dits comme ceci mais toujours comme cela… je dis blanc et vous voyez noir, j’écris jaune et vous voyez vert… j’exprime bleu et vous voyez rouge mais jamais je n’écris sans tact… la preuve ? tact tact tact…

vous voyez ? tact tact tact… j’écris avec tact tact tact… tac tac tac et je tape mes niaiseries comme vous les lisez… je m’enlise et vous me lisez…

j’écris le tact comme on joue au tic tact to… tic tact to maintenant ou tique tacque tôt ou tard… je joue avec les mots comme d’autre jongles avec du feu… parfois je me brûle la bouche, ou les doigts, ou même les orteils quand j’écris comme un pied…

mais toujours avec tact… car j’écris toujours tôt… jamais trop, et jamais trop tard non plus…

mais j’écris toujours avec tact…

tact tact tact…

voilà j’ai écris cette chronique sur la peau des fesses, sur le bout de la langue, avec la peau des dents..

in… décision

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/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la QuatreVingNeuvième

traduction: décidez-vous… juste ou pas, prenez une décision… la route de la vie est pavée d’écureuils écrasés qui n’ont jamais pu se décider

belle image non ?

enwèye décide ! se dit-on souvent, ou nous le dit-on depuis qu’on est jeunes…

ah la vie, on doit toujours se décider au sujet d’une chose ou l’autre… tant de choses à décider en cette existence…

mais le doit-on vraiment ? décider quoi que ce soit I mean… décidez pour vous-même… car la réponse vous appartient… vous en faites ce que vous voulez de cette question… car de toute façon, ça ne fait aucune différence ce que l’on pense…

car en effet, que l’on pense décider quoi que ce soit ou qu’on croit au contraire être de simples marionnettes divines et/ou humaines qui ne font qu’exécuter le plan divin, same same… il arrivera ce qui arrivera et que sera sera…

en effet, on peut se poser la question… ou quelques-unes… c’est dimanche on a le temps pour ça…

alors décide-t-on vraiment quoi que ce soit ? ou vit-on selon le grand plan divin ?

sommes-nous le gars ou la fille des vues ou simplement un acteur/trice qui joue son rôle ?

culture or nature se demandent les anglais ?

telles sont quelques-unes des questions qu’on peut se poser si on aime se poser des questions…

certaines personnes pensent être complètement en contrôle de leur vie, full control, tandis que d’autres, au contraire, croient que tout est prédéterminé et qu’on ne fait que disposer de ce que la vie nous propose… ou impose…

alors la vie propose et on dispose ? ou on ne fait que se reposer avec ce que l’on nous impose ? vous décidez je suppose…

dès qu’ils ont 14 ou 15 ans, on demande aux jeunes de décider ce qu’ils vont faire de leur vie… grosse décision non ? un peu jeune peut-être… mais de plus en plus, on voit que les choses se décident de moins en moins à long terme…  mais de plus en plus, la vie se vit de plus en plus à court terme…

mais quant à notre destinée, mystère quant à savoir si tout est écrit d’avance ou si on a un mot à dire dans le scénario…

mais peut-être que c’est un peu des deux ? on nous offre un plan et on en fait en partie ce que l’on veut, ou ce que l’on peut…

mais peu importe qu’on pense décider quoi que ce soit ou pas en cette existence, il arrivera ce qui arrivera… à nous d’en faire du sens, ou d’en imposer un… car il me semble que l’on impose toujours notre sens à la vie, à moins qu’elle ne nous force son propre sens que souvent on ne comprend pas… et qui nous passe à-travers la gorge…

mais sens ou pas, l’idée n’est peut-être pas tant que ça que la vie en fasse, du sens… l’idée est que l’on se sente vivant(e)… comme l’exprime bien Joseph Campbell :

certains pensent que nous cherchons avant tout à donner un sens à notre vie… je ne crois pas que là réside notre quête… je crois plutôt que nous voulons nous sentir vivants… nous voulons goûter, une fois, au moins, la plénitude de cette expérience de façon que tout ce que nous vivons sur le plan physique éveille un écho au plus profond de notre être, de notre réalité intime… ainsi, nous pourrons véritablement faire l’expérience de cette sensation extatique : être vivant…

alors peu importe que l’on décide ou pas, que sera sera…

anyway, qu’on pense décider ou pas, tout va bien…

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recyclâge et compostâge

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////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la QuatreVingHuitième

traduction : vous pouvez attacher de l’importance à votre naissance, votre vie ou votre mort, mais pour la terre Mère, cela n’est qu’un processus de recyclage… – Sadhguru

et vlan, quin toé mon ti tégo… prends ça dans ton dash…

nous qui nous prenons pour le nombril du monde, bonne dose d’humilité en ce matin full humidité automnale… rien d’autre qu’un objet recyclable this little body of ours… comme si toute la terre tournait autour de nous, et notre nombril… et pourtant…

car ultimement, ce corps que nous avons squatté pour quelques années, n’est qu’un véhicule pour que notre âme puisse encore apprendre ici et là quelques trucs de magie… car full magie la vie… full mystère aussi…  que nous prenons malencontreusement et erronément pour du cash… de l’eau dans l’gaz et du cash dans l’dash… 

en effet, n’en déplaise aux gros politiciens grossiers et autres puissants gros bonnets du monde entier, nous ne sommes que des serviteurs de l’amour, que des servants de merci beaucoup… nous sommes ici pour apprendre, aider, servir… on nait et meurt les mains vides… et vit parfois en en ayant plein les mains … et pourtant…

se mettre simplement au service du plus grand nombre et non pour se prendre pour le grand hombre… non, nous ne sommes pas le hombre du monde…

la terre mère, dans sa grande sagesse, se fout un peu de nous mes amis… elle nous reprendra comme elle nous a créé… elle redeviendra notre mère porteuse de nos cendres ou de nos os, c’est selon… les vers nous dégusterons ou les feux du crématoire nous réduiront à notre plus simple expression…

avec novembre et ses moustaches qui frappent à nos portes et aux bouches de certains messieurs, quelle belle occasion de faire la paix avec la mort…

avec cet automne qui se prend enfin comme tel, revient aussi le temps de se faire arbre, de se dégarnir, de se mettre à nu devant la vie… en toute conscience et lucidité… car autant l’humain peut accomplir de grandes choses, il et elle peut aussi entraver le chemin tout naturel de la vie qui passe tout simplement…

naissance, vie, mort…  et so what ?

suffit de vivre pendant ce tour de piste du grand cirque extra ordinaire, vivre pendant que ça passe… et profiter des éternels moments présents qui passent et repassent car rien à acquérir, rien à bâtir… qu’une vie à vivre du mieux qu’on peut, à notre humble mesure… que du bien et du beau à répandre autour de soi, que du bon à semer, que de la lumière à faire jaillir sur l’ombre…

naissance, vie, mort…  et pis après ?

qu’un processus naturel à vivre, qu’une série d’étapes à passer… pour apprendre et comprendre, pour prendre mais surtout donner… partager, répandre et surprendre… se surprendre soi-même et se laisser surprendre par la vie…

naissance, vie, mort…  et alors ?

faire vibrer la musique, créer la beauté, ou plutôt la laisser se révéler à-travers ce corps emprunté car que des instruments de dieu nous sommes, que des manifestations de vie nous sommes…

apprendre à laisser la vie couler en soi, devenir des courroies de transmission pour quelque chose de plus grand que soi…

et se souvenir que l’on peut bien attacher de l’importance à sa naissance, sa vie ou sa mort, mais pour la terre Mère, cela n’est qu’un processus de recyclage…

prétentieux comme nous sommes nous les zumains, nous nous pensions entrer dans un nouvel âge… mais pour la terre, nous ne sommes que recyclâge et compostâge…

recyclez-vous qu’ils disaient… dégagez-vous que nous dit la terre… avant que je ne vous avale…  car éventuellement, notre mère à tous et toutes finira par ne faire qu’une bouchée de nous-même… mais quel hors-d’oeuvre la vie entre temps… et plein la gueule nous la prenons…

finalement le bac ultime n’est pas universitaire 😉

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… il y a cette immense liberté de l’animal, enfermé certes dans les limites de son espèce, mais vivant sans plus sa réalité d’être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d’exister

– Marguerite Yourcenar via Tatie MF, yo Tatie !

mots vivants mots liants

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///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la QuatreVingSeptième

drôle de citation quand même qui provient pourtant d’un écrivain hermite qui vit passablement isolé dans une région de France… rapportée par un chroniqueur qui vit en solo dans le bois dans sa ptite cabane au Canada

pour dire que ce ne sont pas les mots – ni écrits ni parlés – qui transmettent quelque chose d’essentiel…

qu’au contraire,  que c’est par la seule présence, celle qualifiée de silencieusement agissante par Bobin, que ne peut être transmis ÇA, la vraie affaire… le IT des anglais…

l’essentiel, la magie, l’essence, le souffle de vie, la vibe ultime… name it as you wish

quand même, les mots font une partie d’la job… car à-travers les mots, on peut se télécharger… me sentez-vous ici vous ? car je le suis… ici I mean… tout à fait présent entre mes mots, totalement investi entre les lignes, caché sous les lettres…

homme de lettres suis-je, plus que de chiffres du moins, car ce sont les mots qui comptent…

mais je crois quand même que les mots écrits et dits peuvent transmettre quelque chose… oh ! bien sûr différents de la présence humaine… mais ces mots dits et écrits, donc émis peu importe la façon, émergent d’une vraie personne…

et les mots, ainsi dégagés des caractéristiques personnelles de leur source d’émission, se retrouvent même plus libres et détachés de leur émetteur… les mots peuvent être reçus et intégrés en toute liberté, pour ce qu’ils sont, ce qu’ils disent, ou ce qu’ils veulent dire du moins…

mais en même temps, les mots émis seront toujours interprétés tels qu’ils le sont par les receveurs du message… car ce que je dis est une chose, ce que vous comprenez en est une autre… et il y a un monde entre vous et moi, entre les mots que j’émets et les mots que vous captez…

et pas certain que les mots que vous captez ici sont ceux que je veux transmettre… mais là n’est pas l’essentiel… cet essentiel est davantage la connexion entretenue entre nous… par les mots, par ces mots… sans mots ni vous ni moi ici…

peu importe ce que je dis et ce que vous entendez et comprenez, l’important est que nous sommes ici, liés, ensemble dans ce grand vide interstellaire…

car les chances que l’on ait connecté vous et moi sont plutôt faibles avouons-le… mais on l’a fait quand même… ces mots vous cherchaient et vous ont trouvé, tandis que nos présences se sont manquées et se seraient manqué autrement que via ces mots émis…

alors vive les mots ! même s’ils ne peuvent transmettre la vraie affaire, ils permettent que nous cheminions ensemble..

ici, maintenant, encore…

marchons notre parole, walk the talk, et que nos babines suivent nos bottines…

alors merci d’être ici, et là, et là-bas… et merci à ces mots dits de nous unir, de nous lier…

maintenant, encore et pour toujours

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///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la QuatreVingSixième

traduction : toujours se compose de plusieurs moments présents

ou j’aurais pu traduire par : l’éternité est fait d’une suite de maintenant…

pour toujours, forever, para sempre…

cette citation de Mme Dickinson fait en quelque sorte suite à celle qui ouvrait la chronique d’hier et qui allait ainsi :

l’univers physique est simplement une expression de ce qui est déjà arrivé

car même si tout passe, rien n’est du passé, rien n’est jamais dépassé…car les événements ne se terminent jamais… ils vivent pour toujours et se fondent les uns dans les autres, ils s’empilent et s’emboitent pour ne former qu’un même seul et grand moment éternel…

je sais, je sais, le mental a de la difficulté à concevoir cela… car le mental est petit, sélectif, exclusif…

le mental a d’la misère avec le temps qui passe… car le mental veut mettre la main dessus… le mental veut figer le temps qui passe, sauf que le temps ne passe pas vraiment, le temps s’accumule, il s’agglutine, le temps ne fait qu’un…

tous ces moments présents qui ne passent pas vraiment font le toujours… l’éternité se découpe en petites morceaux… tout le temps est tout le temps… toujours maintenant la vie… toujours fraîche, toujours live… même les souvenirs vivent pour toujours…

on vit depuis toujours, on vit maintenant, on vit et vivra pour toujours… alors on peut relaxer car tout passe et passera, pour toujours être ici pour toujours anyway…

soit qu’on ne s’en fait pas car tout passe, soit on ne s’en fait pas car tout reste… tout est temporaire et tout est permanent… and so are we

alors comme on a toujours été ici – sous diverses formes – et qu’on le sera pour toujours, prenons tout le temps qu’on veut…

et bonne semaine des 4 jeudis…

encore aujourd’hui, aujourd’hui, aujourd’hui, aujourd’hui…

maintenant et pour toujours… para sempre…

ce qui est était et que sera sera

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la QuatreVingCinquième

traduction: l’univers physique est simplement une expression de ce qui est déjà arrivé

quand même impressionnant non ? le fait que ce que nous voyons en ce moment même n’existe déjà plus, qu’un gros déjà vu la vie…

nous ? un déjà vous ! comme disent les zanglos qui parlent franco…

toujours passé le présent… même l’avenir n’est en fait qu’un présent déjà passé…

alors passé, présent, futur, same same… du pareil au même… tous dans le gros présent, cadeau de vie…

nous sommes donc déjà demain, hier est aujourd’hui et l’aujourd’hui sera le demain d’après-hier…

le temps est un concept flexible, élastique, malléable… les jours se suivent et s’enfilent…

le film retour dans le futur nous l’a déjà prouvé… mais le passé n’est jamais bien loin car…

14570308_543585979167382_8622209039423918461_ntout passe mais rien n’est passé

tout roule, tout fait du sur place… le jour de la barbotte…

la vie s’accumule sur elle-même, toute la vie du monde entier est contenue dans le moment présent… tout s’empile dans le présent et chaque moment contient tout… chaque morceau de vie contient toute la vie en lui-même… comme un ver de terre qu’on coupe et qui repousse sur lui-même… tous les ptits bouts de vie contiennent le reste…

et comme tout est temporaire, pourquoi s’en faire pour quoi que ce soit ?

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tout passe, tout revient, tout est… tout ce qui a été sera, tout ce qui était est, tout ce qui sera ne sera plus mais sera aussi toujours…

ou comme disait une certaine chanteuse au nom du jour , que sera sera !

et le chroniqueur d’ajouter : ce qu’était est encore et ce qui est était, et sera pour toujours…

et comme le temps c’est de l’argent, le cash était, est et sera… liquide… car tout coule…

l’eau du sol s’évapore, monte au ciel et retombe en trombe… et glou et glou et glou…

le cycle se poursuit, la vie circule, le temps passe et repasse…

comme les planètes qu’on voit dans le ciel qui sont déjà des choses du passé, ce qui est actuellement n’est qu’un souvenir plus ou  moins lointain et ce même présent ne sera plus tard qu’un certain futur recomposé…

ce présent qui, comme tout souvenir, deviendra un passé plus que parfait… ce même présent qui se transforme souvent en futur anticipé…

capice ? pas grave, moi non… et cette chronique est déjà dépassée depuis longtemps… ou n’est-elle pas encore arrivée ?

Ambiverti

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////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la Quatrevingtroisième

traduction : Ambiverti… je suis autant introverti qu’extroverti… j’aime les gens mais j’ai aussi besoin d’être seul(e)… je peux sortir et rencontrer de nouvelles personnes mais à un certain moment, je dois me retirer parce que je dois me ressourcer… si je ne peux trouver suffisamment de temps en solo, je ne peux être à mon meilleur… – Sylvester McNutt III

hier, petit dimanche pluvieux mais chaud pour octobre, j’ai passé la journée avec moi-même… simplement besoin de me retrouver… sans personne d’autre que mon ptit moi-même…

et comme dans la citation de Mister McNutt III, pas parce que je n’aime pas les gens… simplement besoin minimalement de me retrouver en solo, silencieux, par moi-même… une fois de temps en temps… mais de plus en plus souvent… car de plus en plus important…

de mieux en mieux par moi-même… en solo la majorité du temps… complet en moi, vautré dans le silence, entouré par la forêt… marchant quotidiennement, arpentant les routes du coin, faisant connaissance avec chaque arbre du coin… faisant mon ptit bonhomme de chemin…

la vie en solo est tellement confortable quand on peut se prendre soi-même, totalement, tout à fait… quand on devient son meilleur ami, quand on s’apprivoise… avec ses côtés givrés, et ses côtés flyés… et tous ses autres côtés car on est full côtés…

et quand on passe suffisamment de temps avec soi-même, par soi-même, on découvre toutes ses facettes… on fait la paix avec soi-même, on se prend dans ses propres bras…

le fait de conduire des autobus scolaires me fait sortir de chez-moi quelques fois par semaine… ce qui me fait rencontrer d’autres chauffeurs, et de nombreux enfants… exactement ce que j’aime de ce travail… mais en même temps, cette sortie de mon home me fait apprécier encore davantage mon home et mon état de solitude…

et de plus je redécouvre les fins de semaine… car lorsqu’on a pas comme tel d’horaire, la vie devient weekendless… mais hier, je sentais le précieux du week-end pour les gens qui travaillent du lundi au vendredi… ce qui rendait le dimanche encore plus doux, encore plus précieux…

et dans quelques minutes, en ce lundi matin, je m’en vais apprendre une nouvelle run de bus… une nouvelle chauffeuse, de nouveaux chemins, de nouveaux enfants, sans parler d’un nouvel autobus…

un ptit peu dehors et beaucoup de dedans… parfait équilibre d’ambivati…

bonne semaine… et avancez en arrière…

se laisser faire et rien à faire

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///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la Quatrevingtéunième

si Galilée le dit…

mais pas seulement Galilée qui le dit, Ram Dass aussi :

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je ne peux rien faire pour toi autre que de travailler sur moi-même… et tu ne peux rien faire d’autre pour moi que de travailler sur toi-même

moi-même, à mon humble mesure, je ne peux rien faire pour toi… non non.. rien.. oui oui, toi…

toi qui me lit, toi qui a abouti sur cette chronique, je ne peux rien faire pour toi… niet, nothing, nadabasta faire quelque chose pour qui que ce soit, autant toi que moi, que nous que vous…

on ne peut rien faire d’autre que de prendre soin de soi et le reste suivra…

rien à faire moi… tout comme toi, ni vous qui lisez ces quelques mots…

rien que nous ne pouvons faire, ni moi, ni toi…

je ne peux rien faire pour toi, tu ne peux rien faire pour moi… comme vous ne pouvez rien faire pour moi…

on ne peut faire pour quiconque, on ne peut faire que pour soi…

d’une certaine façon, nous sommes le monde entier et nous ne pouvons que faire que chacun(e) pour soi, mais ensemble…

pas si grave ce que l’on fait, suffit de le faire tout d’abord pour soi… prendre soin de soi, taking care

se donner à soi pour redonner.. se donner à soi, pour redonner au monde…

mais quand on prend totalement soin de soi, on finit par être complet/complète et par déborder… et c’est là qu’on commence à donner aux autres, au monde… se remplir soi-même pour pouvoir déborder…

OK pour donner, mais donner sans forcer… en fait, offrir davantage que donner… car donner peut être agressant, agressif… je te donne alors prends !

non, mais donner sans pression, sans attente, offrir qui et ce que l’on est au monde et qui veut et a besoin prendra bien… ou pas…

alors en ce dimanche d’octobre et de lune pleine, redevenons un livre ouvert – chronique ouverte – et laissons la vie faire venir à soi ce que est juste et bon…

rien à faire d’autre que de se faire plaisir, se satisfaire, se laisser faire…

et faire confiance que ce que l’on fait pour soi fera le bien du monde… je veux mon propre bien et je vais l’avoir, pour le partager…

rien que ces chroniques ne puissent faire pour toi, pour pour vous… rien d’autre que de vous prendre par la main, laisser mon plaisir à écrire vous porter, vous bercer, vous accompagner…

ces mots comme des copains lointains, libres, sans attentes…

allez, laissons-nous nous laisser faire par la vie…

et chacun(e) prenons soin de soi en premier lieu… le reste suivra…

___

Toi et moi sommes au-delà de toute rencontre et de toute séparation.
Continue, je t’en prie, ta méditation pour le bien de tous les êtres… 

– Marpa à Milarepa

via Richard Chartier

question se pose, réponse se repose

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la Quatrevingtième

et Dieu, lui, qui l’a créé ?

les premières fois sont toujours spéciales, et questionnables, et questionnantes…

ah ces questions twistées ! souvent sans réponse, ou 100 réponses, ce qui revient souvent au même…

toutes ces choses qu’on ne peut expliquer et pour lesquelles on impose un sens… et continuer à vivre quand même…

et les guerres… pourquoi les guerres ? mais surtout comment les faire taire ces armes folles ?

et les terroristes ?

et la souffrance ? pourquoi ? comment ?

car on nage dans le mystère mes ami(e)s, on vit dans le doute, dans l’inconnu, dans l’inexplicable…

et on tente de faire du sens avec l’insensé, avec le non-sens, avec le ptit côté fou de la vie…

on donne du prozac à la vie pour contrer l’ignorance en tentant d’expliquer ce qu’on ne saisit pas…

alors le début de cette aventure ? comment ça a commencé ? comment quelque chose est né du grand rien ? comment out of nowhere, something ?

et notre âme elle, elle part d’où ? de quoi ? ma foi…

allez, c’est samedi, vous avez le weekend pour y penser… ou pas… pas trop en tous cas…

Cheese !

___

via Richard Chartier, merci…

LE PARADOXE …

… de l’humain, de la personne, est de devoir observer le monde qui l’entoure, le comprendre, se créer une image suffisamment bonne, une structure suffisamment névrotique (par opposition à psychotique ou perverse) avant de l’abandonner et de réaliser qu’il n’y a ni structure ni réalité permanente sur lesquelles s’appuyer.

cf. le livre MÉDITATION ZEN ET PSYCHANALYSE, de J.-C. Bouchoux, p. 94.

Et, à la page suivante :

«Peut-être est-il nécessaire de créer son miroir, de le nettoyer chaque jour pour réaliser qu’il n’y a pas de miroir. S’observer, s’analyser, se placer dans le courant pour comprendre qu’il n’y a rien à trouver, à analyser, à comprendre.»

seul ensemble

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/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteDixNeuvième

traduction : sois seul(e)… mange seul(e)… sors-toi… dors seul(e)… ce faisant, tu en apprendras sur toi-même… tu vas grandir, tu vas trouver ce qui t’inspire, tu vas entretenir tes propres rêves, tes propres croyances, ton impressionnante clarté… et lorsque tu rencontreras la personne qui fera danser tes cellules, tu seras certain(e), car tu seras certain(e) face à toi-même… – Bianca Sparacino

passant pas mal de temps seul ces temps-ci, cette affirmation m’a interpellé… pas d’accord avec tout cependant…

car ici, dans mes bois d’orignal, je suis souvent seul, je mange souvent seul, je sors peu mais quand je le fais c’est la plupart du temps en solo – marche, cinéma, resto… je me sors moi-même, et j’aime bien ma propre compagnie…

et je dors toujours seul… pas que je n’aime pas dormir collé-collé(e) en cuillère avec ma belle, bien au contraire, mais l’espace dodo est pas mal le plus intime qui se partage avec très peu de gens… et la belle est ailleurs en ce moment… alors dodo avec bibi…

toutefois, contrairement à ce qu’avance la citation, même si aussi souvent seul, je ne grandis pas, au contraire, je ratatine de ma personne, autant physiquement qu’identitairement… en effet, je deviens de plus en plus un moins que rien, je disparais des écrans radars… et je déguste ma nobodyness grandissante…

aussi souvent seul, je trouve en effet de plus en plus ce qui m’inspire, notamment la solitude, le silence et la musique…

et plutôt qu’entretenir mes rêves, je m’éveille de plus en plus – du moins je tends à – à découvrir plus grand que moi…

quant à mes croyances, oh que non que je ne les entretiens pas… au contraire, je les laisse tomber les unes après les autres, je déleste, pour développer ma capacité de développer ma foi, en moi, en la vie, en l’humanité…

quant à la clarté, indeed, ça gaze, le brouillard se lève et parfois ça voit clair…

mais c’est à la fin que cette affirmation révèle encore une fois la croyance erronée que nous ne somme spas complet en nous-même car on y parle de rencontrer LA personne qui fera danser nos cellules, comme si nos cellules ne pouvaient danser seules…

cette fin de citation révèle encore l’idéal sous-jacent qui consiste à trouver LA personne, quelqu’un d’autre pour nous compléter, qu’on le nomme l’être chéri, l’âme soeur ou tendre moitié…

comme si on ne pouvait être tout à fait complet en soi… comme si on avait absolument besoin de quelqu’un d’autre pour être complet…

comme si on ne pouvait pas rencontre plusieurs personnes qui feraient danser nos cellules…

même si l’affection que nous porte une autre personne et celle qu’on lui porte est définitivement un des grands plaisirs de la vie, cela n’est pas une fin en soi… surtout pas concentrée en une seule autre personne… mais pas l’ultime objectif en ce monde de trouver quelqu’un, encore moins de le ou la chercher… on peut rester ouvert(e) et rencontrer diverses personnes… ou aucune, là n’est pas la réponse…

même si la fin de la citation dit grosso modo qu’il faut se connaître pour bien reconnaître un(e) autre, l’objet repose encore en dehors de soi, perpétuant ainsi encore et encore le rêve de la princesse et du beau chevalier, ou des deux princesses ou les deux beaux chevaliers car on arrête pas le progrès…

mais encore, de nouveau, toujours, la quête de l’autre, comme si on avait absolument besoin d’un(e) autre pour se trouver soi-même… pourtant, pourtant…

alors sans dire qu’un(e) autre n’est pas important dans notre vie, il ou elle n’est pas essentiel(le)… l’autre est un luxe en cette vie… et quand on déborde d’amour propre, possiblement qu’on attirera quelqu’un d’autre… ou pas… pas si important…

car la vraie relation est avec soi-même… soi avec soi… une fin en soi, une fin en soie…

et si la vie nous envoie une rencontre spéciale avec un(e) autre, tant mieux… ou avec quelques autres car la vie est si généreuse…

et si ce n’est pas le cas, si la vie nous veut solo solo, et bien tant mieux aussi… car nous sommes une fin en soi…