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croire en la foi

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////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteDixHuitième

traduction : une croyance est l’insistance que la vérité est ce que l’on souhaiterait qu’elle soit tandis que la foi est une ouverture d’esprit sans réserve face à la vérité, peu importe ce qu’elle peut se révéler être… – Alan Watts, la sagesse de l’insécurité

ah ce cher monsieur Watts, quelle lumière éclairante que ses réflexions, un vrai 100 watts… excusez-là, un peu facile je sais… mais quand même, si lumineuse cette affirmation…

car en effet, une croyance limite la  vérité à ce que l’on souhaiterait qu’elle soit, peu importe ce qu’elle est ou ce qu’elle peut être…

à moins qu’on ne croit simplement que ceci ou cela soit simplement possible, probable ou même plausible… dans ce cas elle rejoint la foi… car une croyance trop fixe est limitative, elle enferme la vie dans une petite case… trop serré pour vivre là-dedans, trop étouffant… essentiel de vivre avec tous les possibles…

car plus on entretient de croyances, moins tout est possible…  plus on croit, moins on voit… la vie pour ce qu’elle peut être… car la vie peut être à peu près n’importe quoi, surtout ce que l’on ne peut même pas imaginer… car la vie dans toute sa globalité et sa complexité est inimaginable pour notre petite tête de pinotte…

la foi pour sa part représente une ouverture d’esprit totale sans réserve face à la vérité, peu importe ce qu’elle peut se révéler être… peu importe la forme qu’elle peut revêtir…

car la foi rend tout possible… la foi implique une certaine forme d’espoir et d’espérance mais pas comme on voudrait que la vie soit, davantage comme la vie comme elle peut être…

avec les croyances  comme ceci ou comme cela, avec la foi, un gros oui à tous les possibles…

avec la croyance, oui mais… oui à seulement ce que je crois être vrai… et non au reste… car la croyance est souvent exclusive… ceci est vrai cela est faux…

la foi quant à elle inclut tout… un grand buffet tout inclus la foi…

j’ai foi que la vie est ce qu’elle est pour ce qu’elle est… comme elle est… et que tout est parfait ainsi…

mais si au contraire, on croit que la vie devrait être comme ceci ou comme cela, tout ce qui est serait imparfait, comme en attente de la perfection liée à ma propre petite croyance…

ou dit autrement, si on veut vraiment croire à quelque chose, croyons que la vie est parfaite exactement telle qu’elle se manifeste… même avec les guerres, les crises, l’environnement qu’on maltraite… même avec tout ce que l’on ne comprend pas… même avec ce que l’on n’accepte pas..

parfaite exactement telle qu’elle est la vie… malgré ce que je crois, en dépit de mes croyances… parfait la vie, avec ou sans mon accord…

de bonne foi, j’accueille la vie telle qu’elle est et se manifeste… particulièrement quand ça accroche…

de toute façon, on ne peut jamais être de mauvaise foi, que bonne la foi… on ne peut qu’entretenir des croyances erronées, jamais off la foi …

et ça, je le crois et j’ai foi que cela s’avère et s’avèrera…

ma foi du bon dieu, sans oublier son chum le bon yable…

en tous cas, je n’ai foi en aucune de mes croyances car les croyances sont construites socialement et faites pour être défaites…

loser les croyances, winner la foi…

amen… la foi… ainsi soit-il…

de rien

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///////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
///////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteDixSeptième

traduction : je ne peux te parler en ce moment, je suis extrêmement occupé à ne rien faire

désolé, mais je ne peux pas vous écrire ce matin… alors pas de chronique… trop occupé… trop occupé à ne rien faire ce chroniqueur… occupé à faire rien… et rien, oh là là, que c’est quelque chose…

je ne peux pas vous écrire ce matin car trop occupé à ne rien faire, rien faire comme flâner, observer, regarder la vie passer, passer tout droit, passer tout court… elle qui me passe devant, me passe dedans et à-travers… tout passe, même rien car rien ne passe…

trop occupé à aller marcher pour rien dans la nature criante de couleurs en ces jours de grand rien…

à observer ce rien en train de s’installer pour quelque mois autour de nous… car l’hiver à venir est un grand et long plein de rien…

trop occupé à simplement respirer… rien et un peu d’air tant qu’à y être…

trop occupé à jouer de la guitare… quelques petits riens ici et là… dring dring…

pour tout vous dire, je suis trop occupé par le rien… obsédé par le rien…

de plus en plus, tout me mène à rien, tout ne mène à rien… le grand rien plein, le beau rien vide, le beau gros rien sale (comme la grosse vie sale)…

je suis obsédé par le rien, n’être rien, ne vouloir rien, faire rien, ne rien faire…

trop occupé à me laisser faire faire l’amour par la vie…

trop occupé à couler avec la vie, à me la couler douce, et qu’elle me coule dans les veines… rien faire sinon couler… couler comme si de rien n’était…

couler de rire… couler avec la vie plutôt que crouler sous son poids…

rien devient de plus en plus mon mantra, mon leitmotiv, ma mission de vie, monobjectifs ultime…

n’être rien, ne rien faire, faire rien… et un peu le bien…

j’invite de plus en plus le rien… de plus en plus j’invite le rien dans ma vie, que dis-je dans la vie, car la vie n’est pas ma vie, qu’une vie parmi d’autre… rien d’autre…

ce rien tout plein, ce rien qui contient tout, le grand vide plein de rien…

ne rien faire pour devenir rien, même moins que rien… car peut bien être moins que rien ? du sous rien…

quand on nait, on n’est rien, ensuite on veut tout voir et tout avoir et devenir quelqu’un et quelque chose, pour éventuellement finir notre vie avec rien, en tant que rien… n’ayant rien, n’étant rien… rien qui faille, ni rien qui vaille…

rien dans les mains, rien dans les poches… et rien dans la caboche tant qu’à n’être rien et ne faire rien… tiens tiens…

ode au rien, ce rien si relaxant, reposant, calmant… ce grand rien enveloppant tout… noyau de tout au coeur du rien…

mais même écrire est quelque chose…

alors écrire du grand et du petit rien, pour vous inspirer tout, tout autant que rien ne se puisse rien…

je ne veux rien, je ne vois rien, ne suis rien… rien dans les reins, rien dans les mains…

je suis moins que rien, je suis un moins que rien… et fier de rien, pour rien… juste comme ça… fier de ne pas être quelque chose, ni quelqu’un… qu’à quelque part…

alors trop occupé par et pour rien ce matin pour prendre le temps de vous écrire…

et si j’en reviens, je vous signe…

merci… et de rien…

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Les bienfaits de la réflexion sur l’impermanence

de Matthieu Ricard… publié le 27 novembre 2012

La vie est aussi éphémère qu’une goutte de rosée à la pointe d’un brin d’herbe. On ne peut arrêter la mort, de même qu’on ne peut empêcher les ombres de s’étirer au soleil couchant. Vous pouvez être extrêmement beau, vous ne séduirez pas la mort. Vous pouvez être très puissant, vous ne l’influencerez pas davantage. Même les richesses les plus fabuleuses ne vous achèteront pas quelques minutes de vie supplémentaires. La mort est aussi certaine pour vous que pour celui qui a le cœur transpercé d’un poignard.

Un jour, un rude Tibétain du Khampa vint offrir une pièce de tissu à Droubthop Tcheuyoung, l’un des plus éminents disciples de Gampopa, pour lui demander des enseignements. À plusieurs reprises Droubthop Tcheuyoung renvoya le Khampa en dépit de ses multiples supplications. Comme celui-ci insistait, le maître prit finalement les mains de l’homme dans les siennes et lui répéta trois fois:

— Je mourrai; tu mourras.

Puis il ajouta:

— Voilà tout ce que mon maître m’a enseigné. C’est tout ce que je pratique. Médite simplement là-dessus. Je te promets qu’il n’y a rien de plus grand.

L’idée de la mort tourne l’esprit vers le Dharma, elle nourrit l’assiduité, et elle permet, pour finir, de reconnaître la radieuse clarté de la dimension absolue. La mort devrait toujours être l’un des sujets essentiels de vos méditations.

Lorsque la véritable compréhension de l’impermanence aura commencé à poindre dans votre esprit, vous ne vous laisserez plus emporter par la discrimination entre ami et ennemi, vous serez à même de déchirer l’épais enchevêtrement des activités distrayantes et futiles, vous serez capable de puissants efforts, tout ce que vous ferez prendra la direction du Dharma, et vos qualités s’épanouiront comme jamais auparavant.

– Khyentsé Rinpotché

pas dehors comme dedans

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteSeizième

traduction : ce qui se passe en dedans ne s’exprime pas toujours

avec presque près de 1300 chroniques sur ce blogue depuis quelques années, on pourrait penser que j’ai mis toutes mes tripes sur la table… on pourrait assumer que j’ai tout mis ce que je suis, qui je suis, de quoi je suis fait… et que vous me connaissez un peu…

mais en réalité, vous ne savez rien de moi car je n’ai rien dit de l’essentiel… je n’ai rien dit de moi… car ce moi n’existe même pas, ce moi n’est rien qui vaille… qu’un rêve, qu’une baloune d’air chaud, qu’un petit pet divin…

car la vie intérieure est un mystère, ce qui se passe en soi change, se transforme, fluctue… et n’a pas de forme…

à la surface, tout ce que je suis n’est que pensées, émotions, fleur de peau et de macadam… et cela n’est pas du tout moi… qu’un front, qu’une façade, un masque social… alors même j’en parle abondamment, même si je l’écris et le décris, pas moi du tout… que petit moi… que partie infime du tout…

un peu plus creux, au deuxième étage, se trouvent mes croyances, mes conditionnements, mes convictions… et ça non plus, pas moi du tout… tout cela a été téléchargé à mon insu… partie de l’ADN…

c’est à l’étage suivant que quelque chose de plus vrai, de plus authentique, se cache… juste ici… que là, où vous n’avez pas accès, là où les mots ne peuvent décrire ce qui s’y passe… mais là même où vous vivez vous-même… là où est c’est pareil vous et moi…

car en cet endroit secret en moi, en vous, que de l’observation, que du watchage, qu’un flou existentiel indescriptible, qu’un flux de vie… qu’une présence intangible… qu’un magma inexplicable qui bouille au coeur de soi, en notre âme et conscience… qu’un dépôt du grand cosmic stuff… poussière d’étoiles…

alors je peux bien écrire mes états d’âme, décrire mes mouvements émotionnels, raconter mon coeur brisé et mes rêves étriqués, mais vous ne savez toujours et encore rien de moi…

pas que je ne me livre point ou pas… seulement que ce qui se passe en moi ne peut traverser la paroi de cet écran… impossible de rendre le grand moi en petit moi… car ce grand moi n’est nul autre que Dieu, la vie, la source… et petit moi, qu’un dépositaire de ce grand moi…

autant petit moi n’est rien qui vaille et peut se décrire tant qu’on veut, autant grand moi est tout qui faille, en même temps qu’indescriptible…

alors tout ce que vous lisez ici depuis des  années n’est qu’idées et concepts ne me concernant peu, ou si pas du tout, mais cela n’est pas du tout moi, pas le grand moi en tous cas… que petit moi, insignifiant, inessentiel, que futile petit moi… petit ati…

ce qui importe ici, enfoui à-travers ces mots, caché dans la moëlle entre ces lignes, est la matrice de Dieu, ce qui nous unit vous et moi, et pas ce qui nous sépare… vous et moi même bla bla…

nous ne sommes que des petits cheveux dans la grande crinière divine et on ne se mettra quand même pas à se couper les cheveux en quatre right ?

un peu ce que fait la thérapie en fait… on prend nos distinctions personnelles et on les maximise, on les met sous la loupe, on se rend encore plus distinct face au tout…

en fait, l’idée est de nous unir dans la grande crinière car nous ne sommes qu’un poil dans la grande crinière… mais parfois ce cheveux se prend pour la crinière entière… qu’un petit poil vous et moi…

alors je peux bien parler de moi en tant que poil distinct, mais rien de ce que je ne peux en dire ne concerne vraiment l’ultime, le vrai, l’important, le signifiant…

qu’une tactique pour vous rejoindre vous, te rejoindre toi, petit poil échevelé comme moi… retournons jouer dans la grande crinière…
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Dieu est une source jaillissante, et dans l’être humain qu’Il a créé à son image existe aussi, profondément enfouie, une source qui attend les conditions pour jaillir et couler.

Si par la pensée, par la prière, il arrive à se lier à la Source céleste, il fera aussi jaillir l’eau de sa source, et toutes ses cellules seront arrosées, vivifiées par cette eau divine.

Si nous apprenons à faire couler en nous cette source qui est la vie, qui est l’amour, qui est la lumière, nous deviendrons un instrument entre les mains du Ciel.

Et un jour nous serons capables de remplir le programme donné par le Maître Peter Deunov dans cette formule si belle et si profonde :

« Ayez le cœur pur comme le cristal, l’intellect lumineux comme le soleil, l’âme vaste comme l’univers, l’esprit puissant comme Dieu et uni à Dieu »…

  • Omraam Mikhaël Aïvanhov

drop in drop out

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///////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteQuinzième

traduction : l’automne nous démontre comment il est beau de tout laisser aller

quelle belle saison, quelle belle oraison, quelle belle leçon de vie…

avant de tout laisser tomber pour l’hiver, la nature nous donne sa grande leçon annuelle de lâcher prise… la nature revêt ses plus beaux habits avant de se mettre à nu… toute nue la nature pour l’hiver… maudite folle va… va fofolle… enwèye, enlève toutttt madame nature… de toutes les couleurs cette beauté en transformation…

comme la nature, quoi d’autre à faire dans la vie que de se dévêtir, se dénuder, laisser tomber les masques, croyances limites de tête, désapprendre tout ce qui entrave qui on est simplement, naturellement ?

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peut-être que l’idée n’est pas tant de devenir quelqu’un ou quelque chose… peut-être que l’idée ne consiste simplement qu’à laisser tomber tout ce que ne nous ne sommes pas afin de simplement être celui ou celle que nous étions censé(e)s être initialement

 

car il y a tant à désapprendre… mais rien à aire pour cela, que le réaliser… et comme les arbres le font avec leurs feuilles, laisser tomber, baisser les bras, s’avouer vaincu(e)… car seuls les perdant(e)s gagnent en cette vie…

revenir à la case départ alors… avancer en arrière… retourner à ce qui est déjà là, ici, en nous, présent… tout simplement… si simple… et pourtant… mais pourtant…

toutefois la bonne nouvelle est qu’avec les années, il devient plus simple d’apprendre à désapprendre… plus simple de réaliser que l’on ne sait rien, que tout ce que l’on a besoin est moins… de moins en moins… de plus en plus besoin de moins en moins…

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un toît, un peu à manger et à boire, beaucoup de silence et d’espace… quelques ami(e)s… quelques activités qui nous passionnent… beaucoup beaucoup d’amour… et une connexion avec plus grand que soi, un sens de reliance à développer avec le tout, un lien à retrouver avec l’ensemble de l’existence…

en ce lundi de l’action de grâce, je nous souhaite de retrouver cette capacité grandissante en nous d’agir  avec grâce dans tout ce que l’on entreprend, de savourer la gratitude…

car rien à faire ni à acquérir, que de laisser la vie se déployer dans ce vide grandissant…

que retourner à ce que l’on sait déjà…

prier, mais encore

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteQuatorizième

and Syria, and Irak, and Afghanistan, and Africa, and and and…

mon Dieu, il y a tant à prier pour

la planète terre, et en particulier l’eau, l’air et les animaux qui disparaissent par nos actions insouciantes, tous nos enfants du monde entier dont on s’occupe trop peu et trop mal et qui souffrent quand il y aurait suffisamment pour tous, les gens malades, ceux et celles qui sont malheureux et pris dans leur propre petit monde infernal à part, les coeurs brisés, les isolé(e)s… et et et…

prier c’est bien beau, mais ce n’est pas assez… car prier pour quoi au juste ?

dans le cas d’Haïti, la tempête est déjà passée, tout est ravagé, plus de 800 morts à Haïti seulement… alors prier pour quoi ?

c’est davantage de dons en argent sonnant dont ils ont besoin… oui oui du cash… pour se procurer de l’eau potable, des vivres, des vêtements, réparer les toits… et rétablir l’électricité, l’approvisionnement en eau potable, offrir des soins de santé… le strict nécessaire de survie quoi… ce dont, nous ici, n’apprécions même pas toujours la simple abondance de dans nos vies…

alors la prière, on repassera OK ? tout d’abord, des gestes concrets…

et s’il faut prier pour Haïti, il nous faudrait aussi prier pourtant d’autres choses et gens sur cette planète aux injustices flagrantes…

mais qu’est-ce que prier au juste ? Dieu, je vous prie de m’expliquer SVP…

demander à quelqu’un – quelque chose – pour un résultat précis ?

passer notre commande auprès des autorités divines compétentes pour que nos petits désirs personnels soient exaucés ?

demander, exiger, quêter pour que les choses soient autrement que ce que le divin plan matérialise ?

car si on croit à Dieu et qu’on lui fait confiance, on lui fait confiance pour vrai ou pas… alors pas vraiment besoin de prier…

mais j’imagine que prier peut aussi être autre chose que de quêter et quémander… quêteux devant l’éternel sommes-nous ?

on dit que prier nous permet de nous unifier, de ramasser tous nos morceaux et de se recentrer sur soi, tout en se concentrant sur les besoins du plus grand nombre, des plus démuni(e)s… prier c’est vouloir du bon et du bien pour les autres…

prier est en quelque sorte le pendant yang de méditer et observer… le yin du yang…

prier c’est parler, souhaiter, demander, requérir… mais d’ailleurs, dites moi Dieu, je vous prie de me dire: on prie avec le coeur ou avec la tête au juste ? ou avec son âme ?

prier c’est peut-être émettre une intention, mais sans obligation de résultat…

prier, c’est peut-être demander mais sans attente, sans attendre quoi que ce soit en retour… je propose et la vie dispose… comme elle juge juste et bon… et ma job est d’accepter ce qui est et ce qui sera…

en ce week-end de l’action de grâce, profitons-en donc pour remercier Dieu, la vie, l’existence, Bozo le clown, les dindes du monde entier si on veut, name it… simplement exprimer notre gratitude, notre reconnaissance pour toute la chance inouie que l’on a a en ce bas monde…

et si on veut prier pour Haïti, Jamaica, Dominica and Cuba, so be it

rien de mal à souhaiter le bien aux gens en besoin… mais peut-être qu’on peut aussi et surtout faire un ptit don à la Croix-Rouge ?

en tous cas, pas mal plus concret que nos beaux grands discours de privilégiés à quelqu’un ou quelque chose qui n’existe probablement pas, pas comme on l’imagine du moins…

Dieu je vous en prie, rappelez-moi de me souvenir qu’au-delà de la prière, il y a les gestes, qui ne sont finalement que de l’amour en action…

genre…

https://www.youtube.com/watch?v=dIdq8q9y8zA&feature=share

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lien vers la Croix-Rouge
http://www.croixrouge.ca/

amour éternel

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanTreizième

si ça vous dit de lire avec de l’amour sonore en arrière plan…

 

traduction : lorsque le coeur ouvre complètement, vous découvrirez la force la plus puissante de l’univers – votre présence éternelle d’amour

drôle car il y a quelques jours, je postais une citation de Bouddha qui disait que toute forme de vie est temporaire et qui se demandait pourquoi on devrait s’en faire avec quoi que ce soit qui ne soit que temporaire…

vous ne vous en souvenez pas ou n’avez pas vu ? OK la revoici la revoilà…

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sans vouloir contredire Bouddha – sorry buddy – il y aurait donc quelque chose de permanent…

alors faisons-nous en pour l’amour… faisons-en de l’amour… en masse… que ça…

pas la première fois que je lis quelque chose de semblable… à défaut de l’expérimenter encore pleinement…

en ce sens, on dit d’ailleurs que la seule chose qu’on peut amener avec nous lorsque l’on meurt est l’amour que l’on a partagé ici sur terre de notre vivant… l’amour serait notre seul bagage inter vies… notre unique héritage…

seulement l’amour que l’on pourrait conserver avec nous, comme si cet amour formait notre âme, comme si cet amour s’accumulait pour éventuellement former un conglomérat énergétique autour de notre âme… à moins que ce soit notre âme qui devienne amour… cette âme qui deviendrait alors de plus en plus pleine d’amour…

bye bye peine d’amour, vive le plein amour… comme certains(e)s cherchent la pleine conscience, peut-être que l’ultime quête est plutôt le plein amour…

personnellement, je suis en train, lentement et graduellement, de découvrir cette présence d’amour éternelle en moicette qualité qui ne concerne pas nécessairement une seule personne, ni même personne en fait…

même si ça concerne soi-même en premier lieu car cela est incontournable…

une sorte d’amour pour soi tellement grand que cet amour s’étend à la vie entière, davantage comme une qualité de présence amoureuse qu’une relation à autrui ou autre chose… un amour envers toute forme de vie, particulièrement la nature qui nous entoure… une simple appréciation de ce qui est, pour ce que c’est… tel quel, sans condition…

car comme dit Osho – et plusieurs autres sages de même acabit –  l’amour n’est pas une relation à autrui, l’amour est davantage un état personnel…

l’amour serait donc davantage une façon d’être, de vivre, de respirer… l’amour serait ce qui nous constitue fondamentalement… le seul bagage que l’on transporterait d’une vie à l’autre… l’amour est le magma de vie dans lequel on baigne, du ventre de notre mère à notre lit de mort… tout de la vie est amour…

on dirait qu’on ne fait que l’oublier en cours de route, pour mieux le retrouver éventuellement… mais parait qu’il est même essentiel de l’oublier car en le retrouvant, il retrouve toute sa valeur, toute sa richesse… rien comme perdre ou manquer quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur…

alors essentiel de se briser le coeur – ou de se le faire briser c’est selon – afin qu’il ouvre complètement…

c’est la beauté de ce que l’on nomme les peines d’amour – en anglais broken heart – pour permettre au coeur de prendre de l’expansion, d’ouvrir, de grandir, de prendre du poids jusqu’à devenir obèse… pour éventuellement passer d’un coeur gros à un grand coeur… immense, infini, universel…

blaster le coeur d’amour afin que le coeur devienne plus lourd que la tête dans la balance… afin qu’il prenne le contrôle de notre vie, qu’il guide et sous-tende toutes nos actions… pour vivre mené(e) par le bout du coeur…

et qu’il sorte du temps et de l’espace this little heart of ours, qu’il devienne réellement éternel… car pas de petit coeur personnel au fond, qu’un seul et même coeur, le coeur du monde… partout, et pour toujours…

s’ouvrir le coeur pour dépasser la temporalité, la dualité amour/haine, qu’il soit supérieur à tout ce coeur… qu’il enflamme toute vie, toute parcelle de vie à laquelle nous nous frottons… que plus rien ne soit exclus de l’amour que l’on porte aux choses et aux gens… car le coeur est inclusif…

et lorsque l’amour prend le contrôle de notre vie, il squatte non seulement notre coeur, mais il se loge partout, jusque dans nos yeux qui teinte notre regard d’amour et de bienveillance envers tout… notre regard devient plein d’amour, et tout ce que l’on  voit devient amour…

et on passe alors de la tête au coeur, avec du coeur au ventre, le ventre plein d’amour, les trippes amoureuses…

oui…

lorsque le coeur ouvre complètement, vous découvrirez la force la plus puissante de l’univers – votre présence éternelle d’amour

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/////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanDouzième

traduction : le tigre et le lion ont beau être plus puissants, mais aucun loup ne fait de spectacle de cirque

hommage aux loups solitaires, à ceux et celles qui osent être vivre par eux et elles-mêmes et qui peuvent aussi, à l’occasion se retrouver en meute si besoin il y a…

de mon côté, j’apprends à découvrir et à apprécier my inner lonely wolf… mon loup solitaire intérieur… certain(e)s travaillent fort à découvrir leur enfant intérieur, moi c’est le loup… mais ne vous inquiétez pas, je ne porte pas encore de chandail à leur effigie 😉 quoi que ça pourrait venir puisqu’il n’y aurait personne autour pour les voir 😉

vivre par moi-même, en forêt, dans le silence et la solitude, goûte bon bon pour ti-loup… de plus en plus, j’apprends à apprécier cette pleine présence de moi-même en mon home…

le fait de conduire des autobus scolaires quelques heures par semaine me donne encore davantage l’occasion d’apprécier mon style de vie louvoyant… comme en me sortant de ma tannière temporairement, j’y retourne m’y délecter encore davantage…

vivre seul comporte deux côtés :

de l’un, on a la paix, on jouit du calme, on fait ce que l’on veut, quand on veut, on est complètement libre…

mais en même temps, il faut pouvoir gérer la solitude… car vivre seul n’est pas donné à tous ni toutes… et vivre seul(e) en ville est une chose, mais vivre seule dans le bois en est une autre…

vivre en solo requiert une capacité particulière d’autonomie et de discipline personnelle… on doit être capable de soutenir la solitude car cette solitude peut être lourde à porter… pour certain(e)s, elle est même insoutenable…

et cette solitude a aussi à voir avec une certaine étape de vie… quand on a enfants et qu’on bâtit famille, on ne pense même pas à la solitude… mais lorsque famille est envolée, la question se pose et se repose… c’est là que je suis…

et après une vie pleine de monde et de choses à faire out there in the world, le temps pour moi – et pour certain(e)s autres d’entre nous – de goûter à cette saine solitude…

car avec les années qui avancent en nombre, l’idée de la mort à venir fait son chemin jusqu’à notre âme…  comme s’il fallait s’y préparer… ou du moins commencer à y penser plus sérieusement… et la solitude constitue un élément central de ce passage à venir…

et pas parce qu’on pense davantage à la mort qu’on vit moins… au contraire… la mort donne de la vie à la vie… comme la solitude qui nous permet d’apprécier davantage la présence des autres… car même si on vit seul, on voit parfois des gens mais des gens que l’on choisit, quand on le choisit… et avec parcimonie car ce n’est pas essentiel…

quand on peut bien vivre seul, les autres deviennent un luxe et non une nécessité…

car si on peut bien vivre seul, en paix par soi-même, alors quand on veut voir nos compatriotes, c’est par choix, par goût… et comme le dit Osho

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aouuuuhhh…

tempo rare

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////////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanThéonzième

traduction : toute vie est temporaire, alors pourquoi s’en faire pour quoi que ce soit qui n’est que temporaire… – Bouddha

all right mon Bouddha ! way to go !

en effet, pourquoi s’en faire pour du temporaire ?

et comme toute forme vie est temporaire, on peut relaxer et ne s’en faire avec rien… car tout va passer… nous compris…

et parait que même la mort est temporaire, qu’une autre forme de vie l’animera de nouveau… éventuellement…

toute vie est temporaire, que ce soit la nature qui nous le démontre, particulièrement bellement en ce temps de l’année… tout passe et repasse… le cycle de la vie se poursuit sans cesse… tout passe, tout file, tout va… nous les premiers, même si on se pense éternels et impermanents… que du vent vous et moi mesdames et mes cieux…

this too shall pass dit le mantra qui fait ses tours de passe passe… tout fond comme du beurre dans la poêle… et comme neige au soleil…

je ne suis pas un grand spécialiste des grands mystères de la vie, mais s’il est une seule chose qui soit possiblement permanente en cette existence, c’est peut-être la présence de Dieu en nous, ce qui observe la vie, cette chose de l’âme logée ici, à l’intérieur de chacun et chacune de nous…

ce qui observe la vie en nous, et en dehors… ce qui lit ces quelques mots en ce moment même… ce qui nous relie vous et moi en ce moment même… ce qui prend conscience de l’impermanence… et de la permanence s’il en existe  un peu en cet univers…

car tout ce qui est ne sera probablement plus un jour… tout ce qui est maintenant changera, se transformera, bougera, évoluera… la vie est mouvement, la vie est changement…

et cet instant, et celui-ci, et celui-là, et cet autre encore, tous ces instants que l’on ne peut saisir, tempo rare la vie… tempo non stop, tempo à l’infini.. keep the beat Sammy boy, keep on grooving…

la vie passe sans cesse, et nous avec, nous dedans… suffit de continuer, une respiration à la fois, une pensée à la fois, et continuer…

car la vie ne lâche pas le beat… rare tempo vibrant à l’infini…

tout ce qui est incarné, tout ce qui est matière, est temporaire… et le temps, concept à la base de la temporalité, est lié à la matière… et nous sommes matière vous et moi mes ami(e)s… matière à rire quand on se pense immortel, matière à réflexion, mais pas trop sérieusement…

alors pourquoi s’en faire avec l’impermanence ? et puisque tout est impermanent, alors pourquoi s’en faire avec quoi que ce soit ? car tout passera inévitablement son chemin de toute façon… et cela implique vous et moi cher lecteur trice… eh oui… trois fois passera…

car nous passons notre chemin en ce moment même, nous filons comme le temps au cadran, nous nous écoulons, seconde par seconde… comme du sable dans le sablier, comme du beurre dans la poêle chaude, comme neige en soleil de mars…

si nous pouvons seulement accepter et relaxer avec ce simple fait, celui que tout passe, nous inclus, si nous pouvons danser notre chemin vers la mort, tout en vie, tout en pétillance, tout en impermanence constante, la vie devient alors légère, simple…

car la vie nous glisse entre les mains, suffit seulement de ne pas vouloir fermer nos menues menottes, ouvrir les mains et danser sa vie, la colorer comme la forêt sait si bien le faire en cet octobre de feu…

et cultiver l’impermanence, couler de source avec la vie qui passe en nous et autour, sans cesse, sans cesse… et sans se soucier qu’on le sache ou pas , qu’on s’en fasse ou pas…

qu’on croit en l’impermanence ou pas, il semble bien que tout passe anyway… essayez seulement d’arrêter le temps pour un moment et vous verrez bien… essayer de retenir votre souffle… essayer d’arrêter la vie qui nous passe sur le corps et dans l’âme… et on en reparlera…

les enfants naissent et poussent,  ils et elles nous poussent au cul… comme la vie qui pousse tout ce qui est… avancez en arrière dit le conducteur du bus de la vie…

de mon côté, j’ai bien essayé d’arrêter d’écrire ces chroniques à quelques occasions et voyez le résultat… 1300 quelques chroniques plus tard, encore ici, tac tac tac, tac tac tac, les mots me poussent aux doigts et ailleurs… encore ici le chroniqueur, à taper cette vie qui passe et passe en moi, qui me passe dessus, qui me pousse dedans, qui me passe dedans sans dessus dessous… ici à jeter mes idées sur clavier comme d’autres auparavant jetaient leurs idées sur papier… tac tac tac fait le bruit de la vie qui crie et s’écrit…

et la vie continue, et continue, et continue… et tac tac tac, et tac tac tac…

alors pourquoi s’en faire si tout passe sans cesse, si tout est impermanent ?

car même le simple fait de s’en faire passera lui aussi…

alors faites-vous en si vous aimez ça, mais même ça passera…

bye bye et bienvenue

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///////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteDixième

traduction : mystérieusement, avec merveille, je dis au revoir à ce qui s’en va et j’accueille ce qui arrive… car ce qui arrive ne peut être nier, et ce qui s’en va ne peut être retenu… – Chuang Tzu

simple et grande vérité…

laisser aller ce qui, tout naturellement, est complété, tout ce qui s’en va, ce qui veut partir de soi… car tout bouge, tout quitte, tout se transforme, tout évolue de soi…

pour accueillir le nouveau, le frais, l’actuel, l’inconnu aussi… avec confiance et espérance… toujours pour le mieux la vie, pas pour le vieux…

car on ne peut retenir ce qui veut partir, ce qui veut se transformer, ce qui veut suivre son cours… alors faire place au nouveau, à la justesse du changement du moment… même si on ne sait pas, même si on hésite… car la vie, elle, sait…

il faut savoir quitter la table lorsque l’amour est désservi disait Charles Aznavour…

alors ne pas retenir, ne pas revenir sur ses pas, ni en arrière… pour l’amour du frais, l’amour du juste… car retenir serre l’amour, et le dessert…

avancer en arrière disait le conducteur d’autobus…

mais la vie n’est pas un autobus… ni du show business… la vie est du vrai stock… frais, vivant, mouvant… et la vie avance d’elle-même, par elle-même…

la vie avance toujours vers le moment présent, dans le maintenant… en même temps que par en avant la vie, elle est toujours maintenant…

la vie se passe maintenant… toujours maintenant la vie… alors ouvrir les mains, les bras, son esprit et laisser aller, dire oui et suivre le courant, surfer sur la vague tu temps présent…

car on ne se bat pas contre la vie, c’est elle la plus forte…

la vie va et nous avec, nous aussi, nous dedans… la vie en nous avance et change… les choses, les gens, tout change, tout bouge, tout grouille de vie… alors suivre le courant…

accepter et suivre… car la vie sait, la vie va, sagement, maintenant…

on ne reçoit pas toujours ce que l’on veut de la vie, mais toujours ce que l’on a besoin dit-on…

alors aimons et voulons ce que l’on reçoit plutôt que ce l’on aimerait et voudrait recevoir…

apprécions ce que la vie met dans notre assiette et mangeons, mordons à pleines dents dedans…

et cessons de vouloir avancer en arrière, pas plus que devant d’ailleurs…

et regardons dedans, car le monde entier y est contenu…

tout est dedans, tout est tout grand, grand ouvert et tout change, tout le temps…

la vie elle-même est notre guide…

alors follow the guide…

marcher solo

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//////////////////////////////////////////////////////////////////// la SoixanteNeuvième

traduction : parfois, tu dois marcher en solitaire

à un certain point dans la vie, on se rend compte que la vraie et seule rencontre possible est avec soi-même… la seule et vraie rencontre actuelle est un face à face avec soi-même, en fait, un âme à âme avec soi-même…

et c’est là que je suis rendu… mes filles sont grandes et bien élevées, elles marchent chacune leur propre route respective et papa/poups est encore là, mais en background désormais, de plus loin, de plus loin qu’avant… tout aussi présent, mais en mode veille… pendant que les enfants marchent leur propre route…

ma plus vieille aura 35 ans demain, ma plus jeune 22 en décembre… alors cette papa road est marchée, been there done that, cette voie a été explorée et appréciée… autre étape de vie…

quelques relations aussi derrière la cravate… la dernière s’étant terminée récemment… et à un certain âge dans la vie, on pourrait aussi dire un âge certain, la seule relation qui soit est avec soi-même…

lorsqu’on a des enfants, nous sommes inévitablement en relation extérieure multi-directionnelle sur une base quotidienne… la famille implique une vie relationnelle directe et continue, day in day out… la shoppe reste ouverte 7/7 24/24…

mais lorsque les enfants sont devenus grands, le mode change et le sens unique change de bord… c’est le temps de se retrouver, seul, face à soi, face à face, en solo… rencontre ultime, rencontre intime… transition importante…

et c’est là qu’est rendu votre humble chroniqueur… ce qu’il assume et accepte…

oh, bien sûr que l’on est, et que l’on sera toujours en relation… nous sommes des êtres sociaux, des bibittes  de gang… l’humain a besoin de se rassembler…  mais personnellement, je ressens ce besoin de moins en moins… du moins, je le ressens très différemment… avec beaucoup de parcimonie…

comme si rien de ce qui est essentiel dorénavant pour moi passe par l’autre… j’ai quelques ami(e)s que je vois une fois de temps en temps… surtout mes copains et copines de musique… ceux et celles en compagnie de qui je chante et joue ma vie…

et même si je demeure ouvert à une éventuelle relation amoureuse, je ne la recherche pas, ne la désire pas, ne la quête pas… pas à tout prix du moins… car ma job de vie désormais consiste à faire ami-ami avec moi-même… tchin tchin ati, let’s drink to that !

avec moi-même en premier lieu… et le reste suivra… et si le reste n’implique personne d’autre que moi, so be it et ainsi soit-il… je me suis de bonne compagnie… une certaine forme d’égocentrisme, n’ayant pas peur des gros mots, je l’admets… mais une relation primordiale avec soi afin d’être en mesure de mieux servir le monde… car êtres de servies nous sommes, du moins nous devenons de plus en plus…

bien sûr, il faut bien pouvoir gagner sa vie, mais le service ultime consister à faire le bien, à faire ce qui est le plus juste qui soit…

comme si, avec les années qui passent et la mort qui se rapproche, le chemin concerne de moins en moins ses propres besoins et de plus en plus ceux des autres… mais cela semble contradictoire car pour être en mesure de bien servir, il faut tout d’abord bien se servir soi-même…  et ce repli sur soi n’est pas motivé par un certain réflexe anti-social, ni anti qui ou quoi que ce soit… ce n’est qu’un juste retour des choses…

car la prochaine étape, l’ultime étape est en fait la préparation de l’ultime étape de vie, la grande transition, qu’on appelle aussi la mort… pas que j’aie des plans précis dans l’immédiat, rassurez-vous… j’aime la vie et tout ce qu’elle m’offre pendant qu’elle me l’offre… la gratitude me sort sans cesse par la bouche et les oreilles… mais pas nous qui contrôlons le master plan

hier, je lisais que les habitants du Bouthan, que l’on considère comme les gens les plus heureux au monde, pensent en général à leur propre mort au moins 5 fois par jour… et plutôt que de leur donner un regard pessimiste sur la vie, cela leur fait apprécier davantage dans l’instant le seul fait d’être en vie… rien d’acquis dans leur cas… qu’une appréciation de ce qui est… pendant que c’est… car sait-on seulement ce que le prochain présent nous apportera avec le vent…

alors chers lecteurs/trices, merci de m’avoir suivi dans cette petite réflexion existentielle de petit lundi matin… toujours un peu différents des autres matins les lundi matins… alors qu’on entame une nouvelle semaine, une nouvelle étape, une nouvelle vie… car chaque lundi matin apporte une nouvelle vie…

une unique vie, pleine de moments uniques… et de marches en solo…

yo !