encore, c’est ce temps du mois… ce temps où les nuits sont plus blanches, plus courtes, plus fragiles, plus éclairées, plus pleines de lumière et d’éclat… moonlight, moon nights…
des nuits de sommeil léger, des nuits de réflexion intérieure, des nuits de travail de l’âme, des nuits dans lesquelles le jour s’étire, des nuits semblables aux jours, des nuits qui rendent les hiboux heureux de chanter sous les projecteurs, en y voyant enfin quelque chose…
ce temps du mois où la mélatonine et autres soutiens au sommeil sont consommés en plus grande quantité… où le sommeil fait place aux éveils de conscience… ces temps où les replis les plus profonds de l’âme sont révélés aux grandes nuits, au grand jour… la lumière de la conscience plombant sur la noirceur recouvrant l’âme, la faisant disparaître… car les deux ne peuvent co-exister…
des nuits où l’on voit, en soi, hors soi, en dehors du moi… des nuits qui mettent le focus sur ce qui n’est habituellement pas révélé… sur ce qui se perd habituellement dans les tréfonds de la nuit noire… on ne peut plus dormir dessus… la switch…
si les nuits de pleine lune sont spéciales et particulières… car elles nous renvoient à nous-même, nous plongent dans l’inconscient et révèlent ce qui doit l’être, ce qui mérite lumière… parfois elles nous font peur car trop éclairantes et révélatrices…
les nuits de pleine lune près de l’équinoxe d’été sont encore plus particulières… car plus courtes, frôlant de plus près le jour… pénombre et aurore… se fondant davantage dans le jour… les frontières entre nuit et jour, lumière et noirceur sont plus perméables…
les peuples du nord connaissent bien ce phénomène… l’été la nuit englobe le jour et l’hiver le jour se perd dans la nuit… nature bipolaire… maniacodépression atmosphérique et climatique…
donc ce temps de l’année où la nuit la plus courte est aussi la plus claire… un temps de lumière, un temps d’introspection, un temps de réflexion, un temps pour plonger son regard en soi… un temps de réflexion sur soi, sur la vie, sur la mort… sur le temps qui passe, qui nous passe au nez… éclairé par maman lune, mamie moon… grosse, ronde, pleine. comme une femme enceinte…
allez bonne nuit, bonne lune… pleine de sens, pleine d’eau…

ah ! la passion… quand elle nous tient, elle nous brûle, nous enfièvre, nous allume et nous fait sursauter et sauter… de joie, de peur et le pétard à mèche… elle nous fait faire des flammèches, nous émoustille la flamme et la mèche, méchoui mais non, mèche courte, mèche longue mais mèche quand même… mais oui, mais non, mais si… beaucoup…
une chronique en provenance de l’auberge du lac carré, le camp familial où j’ai passé plus de 20 et quelques étés depuis 1986…
ma maison travaille plus que moi…. – Urbain Desbois
sacré sacré, y a sacré le camp après qu’on l’ait sacré dehors avec l’Église catholique… mais on l’a pas remplacer au quotidien… donc gros vide de sens mes ami(e)s…
depuis quelques jours, je suis témoin de relations autour de moi qui se terminent, de certaines qui flanchent, d’autres qui reprennent, d’autres encore qui sont en standby… en attendant.. la réconciliation ou la fin… ou une autre résolution…
êtes-vous discipliné(e) ? pas besoin de répondre tout de suite, une question ouverte ! pensez-y…
depuis une semaine j’ai été avec du monde, du vrai monde… vivant… après avoir passé l’hiver et le printemps seul à peu près tout le temps, grosse grosse semaine de monde – partys de fête, de fin de session, spectacles de fin d’année, bal de graduation, retraite de méditation – et ce fut très plaisant… quand même, aujourd’hui bien content de me retrouver seul, ma maison, mon chat et moi…
rebonjour monde… wow ! 2 jours passés en silence, dans la forêt, à méditer, à s’affairer autour, à manger avec conscience, à prendre soin du lieu, à bizouner silencieusement à côté des collègues, à transformer la place en monastère zen… et à tenter de mettre de la conscience dans chaque pas, dans chaque moindre petit geste effectué… fatiguant ça être conscient ! ça doit être pour ça qu’on se divertit autant…
chronique volée vite vite en cachette pendant que je cuisine le lunch pour les gens de la retraite de méditation qui sont chez moi depuis vendredi… une chronique pleine de silence…