Archives pour la catégorie les chroniques d’un hyperactif en vacances

écrire pour se dire

la 8 bis, cette fois cross side, kiss sur la 6…

j’ai essayé de ne pas trop porter attention à ce sujet d’actualité précis, préférant généralement garder mes mots et entre mots pour les jeux de l’âme et autres butineries philosophiques plus légères, mais chaque fois que j’entends traiter de ce sujet à la radio du canada ou que je vois sur le web qu’on en fait mention dans certains médias, je tilte car en mon corps, ça me dit que ça n’a pas d’allure… alors voici…

ceci est un cri du coeur… une lettre aux médias et à leurs lecteurs/trices! SVP arrêtons de jouer le jeu des criminels médiatiques ! le monde, réveillons-nous et stoppons cette roue qui tourne à vide et qui transforme en vedette les pires malades en mal d’attention !

message d’indignation donc, message full fru, destiné à tout le monde, mais spécifiquement à tous les responsables de contenu des médias, les gens qui décident de ce qui est publié… peu importe les médias, peu importe leur plate-forme… peu importe leur allégeance et leur tendance… et leur tirage et tarif publicitaire…

j’implore la responsabilité publique et le civisme, si ça veut encore dire quelque chose !

imaginez :

un homme invisible, en manque d’attention, assoiffé de gloire médiatique, psychopathe, narcissique – vous pouvez ajouter ici tous les qualificatifs que vous voulez si ça vous fait du bien – a tué un de ses concitoyens, une personne comme vous et moi, un de ses frères et soeurs de la grande famille humaine, on ne sait pas encore vraiment pourquoi… on le saura peut-être… détail, le mal est fait…

ensuite il a décapité et coupé le corps en morceaux, filmant le tout puis postant son clip sur youtube… morbide…

puis, il a envoyé certaines parties du corps de la victime un peu partout au pays par la poste… et il semble que d’autres membres de ce corps soient en voie d’être retracés… macabre… ça donne mal au coeur…

l’individu en question est ensuite parti en cavale en Europe pour éventuellement être capturé, ne faisant pas trop attention à ses déplacements et ne semblant pas trop contrarié de sa capture… au contraire même… un certain aura de satisfaction… une meute de caméras à l’épaule de leur man et woman l’attendaient à son arrivée à Montréal… et c’est là que ça ne passe plus… ici qu’il faut faire quelque chose… on arrête le show !

malgré la désignation clinique d’une maladie mentale qui viendra probablement, l’intention présumée de l’homme invisible est de devenir célèbre, voulant que le monde parle de lui et ainsi devenir une vedette médiatique… et ça marche…

le pire : le gars publie ça lui-même sur internet et lorsqu’il est accusé, il plaide non-coupable… on peut bien expliquer ça par des procédures et twists juridiques quelconques, mais quand même, faut pas pousser la luck de la société de droit…

et l’autre crime ici est que les médias jouent le jeu… ils font exactement ce que le gars désire en premier lieu, sa propre publicité… et c’est ça qui n’a pas d’allure… imaginez la famille de la victime… se faire présenter encore et encore les détails du meurtre de leur fils/frère et les aller et venues du meurtrier tout en assister à une certaine glorification du méchant malade…

chaque fois qu’un de ces événements est médiatisé, ça contribue à créer le prochain tueur en série, le prochain psychopathe qui posera un acte d’éclat pour avoir justement son jour de gloire lui aussi… et nous sommes tous partie prenante de ce phénomène…

je ne veux pas être un accusateur gratuit ni un grand moralisateur mais on fait exactement ce que les manipulateurs maniaques de gloire veulent que nous fassions… les médias médiatisent et nous on bouffe cette information poubelle… a-t-on vraiment besoin de connaître tous les détails de l’arrestation de l’homme invisible ?

on présente l’affaire aux bulletins de nouvelles, les cotes d’écoute sont bonnes et les publicitaires sont contents…

en parlant de ces types d’affaires, on participe et contribue aux prochains cas, on alimente le phénomène, on est coupables par association… on maintient un système de vedettariat instantané qui glorifie les comportements malades, tant qu’ils sont sensationnels…

alors ? qu’est-ce qu’on fait pour arrêter ce cercle vicieux et malsain ? on boycott les médias ? on leur envoie des lettres de protestation ? on fait pression sur les publicitaires pour ne pas qu’ils subventionnent une programmation annonçant ces sordides affaires ?

évidemment dans une société dans laquelle le droit à l’information prime et où les réseaux d’information continue ont besoin de viande pour faire rouler leur moulin, on ne peut censurer.. mais entre vous et moi, certains sujets méritent-ils vraiment une diffusion aussi large et sensationnaliste ?

je suis conscient que par le simple fait de mentionner ce phénomène, je contribue moi-même à publiciser cet acte pervers… mais je me questionne sur la façon de changer un peu les choses…

OK assez pour maintenant… on reviendra sur quelque chose de plus léger…

la 8, cross coin…

OK de quoi on jase ce matin ?

la lune ? c’est fait… on a donné… mon koan ? ça ne vous intéresse probablement pas trop, c’est moi que ça fait travailler… pas vous… le shaking ? vous savez déjà comment je trouve ça formidable, il ne vous reste plus qu’à l’essayer quand vous serez prêt… ou à faire un 21 jours consécutifs pour la totale…

parler de la mort et du temps qui passe ? de cette mort qui devient de plus en plus présente, qui nous chatouille de plus en plus manifestement avec le temps qui passe et qui se rappelle à nous avant de nous rappeler à elle…

la mort donne du sens à la vie, ou nous incite à en faire… car la vie a-t-elle un sens à découvrir ? ou ne sommes-nous pas condamner à imposer un tel sens faute d’exister ?

quoi écrire quand on n’a rien à dire ? c’est plate à dire mais encore plus plate à lire.. alors on va shaker et on ré-essaie plus tard…

la 9, chronique nocturne pleine de lune, pleine lune power, pleine lune hour…

que d’énergie en cette nuit de grosse boule ronde blonde, en cette nuit profonde, de cercles et de rondes… la sentez-vous pendant votre sommeil ? ou êtes-vous maintenant ici vous aussi ? avec moi… sous ton toit… avec toi… sans mon moi… sans soi ni moi…

pleine lune pour tous et toutes, dont les danseuses de lune, moon dancers sisters, offrant leur danse à la lune, leur vie, destination lune, l’une à l’une… via la danse, avec la chance, d’offrir, de rire, de guérir…

énergie de lune ou énergie tout court ? évident effet de lune enceinte de neuf mois sur moi… et sur toi ? autant de mois?

ou seulement la vie qui se vit, qui se dit et se lit… avec ou sans lune… qui nous lie et nous relie… en cette nuit de lits gris… de blancs de mémoire… de blues de sommeil bleus… de rêves rouges… aux lèvres et de fièvre…

ou simplement shaking back à back à back qui donne vie, qui emplit, qui réveille la vie, qui dit oui oui oui… oui alarme, à l’oeil, à l’âme et au body… qui chatouille le gri-gri… guiliguili… enwèye, réveille… agis, écris, dis…

si la nuit tous les chats sont gris, les noirs, les blancs aussi, lors des nuits de pleine lune, tous les chants sont grands… tous les mots sont beaux… toutes les notes sont notres…

grand esprit, éclaire nous de ta lune, de ta prune qui luit dans le ciel, elle cachée derrière les nuages et la brume, moi derrière le voile de mes illusions qui tombent sous le charme de ta beauté, aux revoirs limites de mes perceptions humaines, divines et autres… grand ouvert…

oh lune ! fais moi hurler de vie, fais moi hurler de nuit, de cri… avec tout ce qui vit en cette nuit noire de pleine lune au coeur…

oh créateur, créatrice, sois témoin de cette nuit unique, magique, cosmique… porte un regard bienveillant sur tes enfants, les petits comme les grands, les noirs comme les blancs, et tous ceux de l’arc-en-ciel…

et toi, lune dans le ciel, presque trop belle pour moi, toi qui nous ensorcelle, nous révèle et réveille à nous-mêmes, continue ton grand dérangement du sommeil, poursuis ton éveil de conscience, dans le noir du ciel ou derrière les nuages…

aho lune ! sioux moon ! see you soon !

la 10, chronique nocturne, nuit de lune pleine, nuit pleine de lune…

encore, c’est ce temps du mois… ce temps où les nuits sont plus blanches, plus courtes, plus fragiles, plus éclairées, plus pleines de lumière et d’éclat… moonlight, moon nights… 

des nuits de sommeil léger, des nuits de réflexion intérieure, des nuits de travail de l’âme, des nuits dans lesquelles le jour s’étire, des nuits semblables aux jours, des nuits qui rendent les hiboux heureux de chanter sous les projecteurs, en y voyant enfin quelque chose…

ce temps du mois où la mélatonine et autres soutiens au sommeil sont consommés en plus grande quantité… où le sommeil fait place aux éveils de conscience… ces temps où les replis les plus profonds de l’âme sont révélés aux grandes nuits, au grand jour… la lumière de la conscience plombant sur la noirceur recouvrant l’âme, la faisant disparaître… car les deux ne peuvent co-exister…

des nuits où l’on voit, en soi, hors soi, en dehors du moi… des nuits qui mettent le focus sur ce qui n’est habituellement pas révélé… sur ce qui se perd habituellement dans les tréfonds de la nuit noire… on ne peut plus dormir dessus… la switch…

si les nuits de pleine lune sont spéciales et particulières… car elles nous renvoient à nous-même, nous plongent dans l’inconscient et révèlent ce qui doit l’être, ce qui mérite lumière… parfois elles nous font peur car trop éclairantes et révélatrices…

les nuits de pleine lune près de l’équinoxe d’été sont encore plus particulières… car plus courtes, frôlant de plus près le jour… pénombre et aurore… se fondant davantage dans le jour… les frontières entre nuit et jour, lumière et noirceur sont plus perméables…

les peuples du nord connaissent bien ce phénomène… l’été la nuit englobe le jour et l’hiver le jour se perd dans la nuit… nature bipolaire… maniacodépression atmosphérique et climatique…

donc ce temps de l’année où la nuit la plus courte est aussi la plus claire… un temps de lumière, un temps d’introspection, un temps de réflexion, un temps pour plonger son regard en soi… un temps de réflexion sur soi, sur la vie, sur la mort… sur le temps qui passe, qui nous passe au nez… éclairé par maman lune, mamie moon… grosse, ronde, pleine. comme une femme enceinte…

allez bonne nuit, bonne lune… pleine de sens, pleine d’eau…

la 11, passion chronique, chronique passionné(e), passion… passons…

ah ! la passion… quand elle nous tient, elle nous brûle, nous enfièvre, nous allume et nous fait sursauter et sauter… de joie, de peur et le pétard à mèche… elle nous fait faire des flammèches, nous émoustille la flamme et la mèche, méchoui mais non, mèche courte, mèche longue mais mèche quand même… mais oui, mais non, mais si… beaucoup…

anyway pas le choix avec la passion, quand elle s’amène dans nos vies, elle nous prend, nous consume… tout, tout, tout, jusqu’au bout… tous les bouts… jusqu’à se brûler parfois… divers degrés de la passion…

quand on a la passion d’une chose, d’une activité, d’une chose disponible, créative, «raisonnable», socialement acceptée, bonne pour la santé, pas trop dispendieuse, si possible génératrice de revenus, par exemple quand son hobby passionnant devient son travail… pas trop de problème… good good même… la vie coule et les oiseaux chantent… tout coule, tout cool… mais autrement ? passion plus cool… passion risquée… passion danger…

et quand la passion a comme cible l’autre, un ou une autre, quand on est attiré(e) hors de soi, quand la source de passion marche d’elle-même, quand on pense sans cesse à l’autre, qu’on ressent cet autre dans sa peau, dans son corps, quand son absence nous tire le dedans un peu et sa présence encore plus… ça nous sort de soi et du moi, extase… passion risquée… et dérangeante, éventuellement arrangeante… ré-arrangeante…

tant que les deux êtres de passion sont attirées l’un vers l’autre réciproquement, ce qui dure un temps, ça va, mais c’est ensuite que ça se gâte… et en même temps, on a beau savoir ça, l’envie de se brûler peut quand même nous prendre… on veut que la passion nous prenne et nous tienne… ou pas…

le feu, la flamme, le désir de chair et de plaire, tellement attirant… et humain… et il faut que passion et que jeunesse se passent, que passion se passe, se place et s’efface… que feu se brûle et se consume… que la vie s’active et nous passe à travers, nous brûle le derrière…

car on a beau se raisonner, y penser, la garder éloignée, tenter de la contrôler, d’en faire sens, de la mettre en boîte, il semble que la passion soit plus forte que la raison, que quelques sessions de tordage de coeur et de dépassement de peur soient nécessaires dans cette vie pour que l’on apprenne… la vie, la mort, l’explosion du coeur, la peine de l’amour et ses précieuses leçons…

la passion, on la veut, la passion, on la craint… la passion, elle nous meut, la passion, elle nous tient… jusqu’à ce que… l’on en tire ses leçons… on ne peut passer à côté et c’est tant mieux… alors qu’on la vive, qu’elle nous polisse l’âme et le coeur et que l’on en sorte plus grand(e), plus fort(e), plus conscient(e)… possiblement… mais parfois plusieurs leçons et répétitions sont nécessaires…

avant que passion ne se transforme en compassion… passion pour la vie, passion pour toutes les manisfestations de la création…

passion ? besoin ? désir ? addiction ? dépendance ? obsession ? goût semblable… quelques nuances… mais même force de vie, même attrait, mêmes défis, même aventures humaines partagées… mêmes chandelles sur lesquelles la ptite bibitte ira brûler ses ailes… y laisser sa petite peau sec d’insecte…

la passion, excitant, stimulant, adolescent et pas reposant ! allez bonne passion… bonne vie !

la 12, retour dans le futur…

une chronique en provenance de l’auberge du lac carré, le camp familial où j’ai passé plus de 20 et quelques étés depuis 1986…

là où j’ai fondé famille avec Charu… là où mes 2 filles ont passé la plupart de leurs étés… là où j’ai appris à guider des loges de sudations… là où j’ai suivi puis animé à mon tour par la suite de nombreux ateliers de croissance et de méditation… là où nous avons accueilli nos amis de l’Europe et des USA pendant les années de formation Humaniversity, nos années rock n roll… là où nous avons passé de nombreuses nuits blanches… là où nous avons pris des milliers de repas sur le magnifique balcon… là où j’ai enterré les cendres de ma mère… là où nous avons rencontré la grande majorité des gens que l’on connait aujourd’hui… et personnellement, là où je suis devenu qui je suis aujourd’hui… et aussi qui je ne suis plus…

tous ces «là où» pour dire que cet endroit est plus qu’important dans ma vie, en fait on pourrait dire fondateur… et c’est le cas aussi de plusieurs ami(e)s et connaissances… ce fut le quartier général des disciples d’Osho au Québec… là où nous avons vécu de nombreuses aventures fondatrices dans nos vies… là où la famille sannyas (1) a grandi en bonne partie…

hier j’y suis arrivé pour animer un week-end d’activités… et j’ai eu un petit choc – heureux – en constatant que c’est ma fille Fanny, la plus jeune, qui accueillait les gens à la réception tandis que Léonie, ma plus vieille, est en charge de la cuisine d’une main de maître, c’est d’ailleurs là que Léonie est devenue une super chef… succulente nourriture d’ailleurs qui contribue d’ailleurs à faire le succès de l’auberge… donc une entreprise familiale dirigée dorénavant uniquement par Charu… et ses filles… Dagenais et filles inc…

ce lieu est encore magique… il a conservé son âme… la place tient debout en bonne partie à cause des incalculables couches de peinture qui recouvrent les murs, plafonds et planchers… en effet à chaque année, nous avons ajouté une couche de peinture sur le plancher de la réception notamment… comptez…

tant de souvenirs existent en cette place… que dès nous y mettons les pieds, les fantômes s’excitent et se réincarnent… et tout ce qui nous y avons vécu reprend vie en quelque sorte, comme emmagasiné en notre corps et âme…

ce n’est pas la plus belle bâtisse qui soit mais elle a une âme, comme une vieille femme sur qui les années ont laissé leur trace mais dont on devine encore la grâce, les traits fins et raffinés… ça sent le bon vieux temps en ces lieux… quand on y met le pieds, on y redevient un peu enfant, comme pris en charge par le passé, un passé nostalgique qui nous rend complet et innocent, rêveur…

au fil des ans, nous avons développé une relation de coeur avec le propriétaire de l’auberge (en effet nous ne l’avons jamais acheté, toujours loué), André, à qui on achetait des cadeaux pour la fête des pères… en fait, je soupçonne que nous avons continué à louer la place en partie pour continuer à le voir, pour le garder dans notre vie… aussi attaché à lui qu’à sa bâtisse…

ses années actives achèvent sûrement à cette chère auberge… car on ne peut tenir la place indéfiniment uniquement avec de la peinture et de l’amour… mais tout cet amour et ces expériences marquantes que nos y avons vécues ont sûrement fait en sorte que l’auberge tienne encore debout jusqu’à aujourd’hui…

car cette place est chaleureuse, au-delà des personnes qui y passent… et cela est en bonne partie dû au charisme de Charu qui a tenu la place depuis presque ses débuts… alors que moi je jouais surtout dans la salle de groupe et autour du tipi en arrière dans la forêt, elle a été la «preneuse de soin» de la maison, s’assurant que la place soit propre – on a souvent dit qu’à l’auberge, ce n’était pas beau mais que c’était propre – que les repas sortent à l’heure, que les problèmes du personnel se règlent, que les visiteurs soient accueillis avec soin et chaleur humaine… et encore aujourd’hui, même si je n’y suis plus, elle continue de garder la place vivante et allumée… avec coeur… et une équipe qui la soutient avec tout leur coeur…. merci la gang…

le lac ? y est même pas carré… pas grave, l’eau y est bonne…

(1) sannyasins veut dire disciple en sanskrit et «prendre sannyas» veut dire devenir disciple du maître spirituel Osho

la 13, (M)asteur ? flâneur !

ma maison travaille plus que moi…. – Urbain Desbois

depuis quelque temps, j’apprends à flâner, à ne rien faire, ou presque… vous allez dire que c’est facile right ? ben non imaginez ! c’est super difficile… essayez pour voir ! même méditer c’est faire quelque chose… vive la non méditation…

parce que quand on fait rien, ça pense encore plus… et se regarder penser et sentir, c’est de la job ça, surtout pour rester attentif, ne pas juger, ne pas tomber dedans, dans le flot incessant des pensées notamment… ou y tomber et revenir… aller-retour incessant… et ne pas (trop) juger ses pensées car on croit souvent être ses pensées… je pense donc je suis, je suis ce que je pense… suivre le fil de ses idées sans s’y identifier… coule coule la vie…

donc l’art du flânage, la capacité de couler avec la vie, se laisser couler avec le flot de la vie… flotter plutôt que nager… ne pas avoir de but, d’ambition, aller ni être nulle part ailleurs qu’ici, ah ! que c’est bon… et exigeant de présence… pas aux autres car ils sont rares mais à soi, à la vie et toutes ses manifestations qui se déploient autour de soi…

apprendre à regarder passer la vie devant soi, en soi, sentir les mouvements, les vagues, les subtils changements de vibrations… certains liés aux conditions climatiques, d’autres à quelque chose de plus subtil en soi… comme un courant de fond auquel on peut devenir attentif et attentionné(e)… et sentir passer, doucement, subtilement, calmement…

presque tout le temps à la maison, seul, déterminé à me retrouver, à me perdre dans la vie, à faire la paix avec moi et la nature autour, à être bien en moi-même et par moi-même… pas d’horloge, donc pas de temps, que le soleil comme repère… levé avec, couché aussi…

une vie naturelle et organique, simple, qui coule, lentement, paisiblement, remplie de chants d’oiseaux, de miow miow de minou qui veut manger, de signaux corporels qui rythment le quotidien… tous les jours sont les mêmes et tous différents… et pour 21 jours, du shaking à 7h le matin, seul repère temporel, nécessaire car quelques ami(e)s m’accompagnent parfois…

bien sûr parfois des ami(e)s viennent me visiter, jouer de la musique, jaser, méditer avec moi, mais en général, beaucoup de temps passé seul à ralentir, écouter, regarder, respirer, méditer, sentir, jouer, de la musique ou dans la terre, avec le bois, un peu de réno et de

jardinage, beaucoup de marche, entre 5 et 10 kms par jour… de vraies vacances quoi !

des vacances de moi, du moi… no vacancy ! je suis plein ! occupé avec moi-même, occupé en moi-même… une pause d’identité sociale, de qui je suis habituellement… jouer à être autrement, quelqu’un d’autre que soi, mon nom est personne… se surprendre à faire des choses insoupçonnées, à se découvrir autrement… à se prendre sous un autre angle, à penser autrement, ou pas du tout par moment… faire des choses qu’on ne se connaît pas faire…

être totalement à la maison, home sweet home... arrivé à bon port, sentir qu’on est à la bonne place… vivre une solitude pleine, excitante, passionnante… protégé et en paix, maison extérieure qui appelle le home intérieur… nul besoin d’aller quelque part, vers ailleurs… qu’ici, maintenant, pour l’éternité… jusqu’à ce que ça change… car la seule chose permanente dans la vie c’est bien le changement, nous disent les sages… passages…

si le temps c’est de l’argent alors vive la faillite et relaxons, apprécions, goûtons, profitons, de la vie et du soi qui passe… le temps ne passe pas quand on n’a pas d’horloge, c’est nous qui passons… que le soleil qui nous dit bonjour et bonsoir…

bonjour chez-vous !