Archives pour la catégorie les chroniques d’un nôbodé

Ultracrépidarianisme

♥♥♥ – 15/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

ai vu passer ça ce matin via l’ami Jean… ai découvert un penseur très posé et découvert un nouveau mot : ultracrépidarianisme…

si vous en voulez davantage:

ça s’est appliqué en masse au cours de la dernière année en lien avec LA ptite bibitte numéro 19… et tout ce qui la concerne… et ça continue…

sur les réseaux, tout le monde parle et se prononce et, pourtant, on en sait si peu sur tant de choses… comme le dit Etienne Klein : pour savoir qu’on est incompétent, il faut être compétent

mais pourtant tant de cons pêtants de fausse vérité suitant l’auto-réassurance… et pourtant… on dirait que ce sont ceux et celles qui savent le moins qui parlent le plus, et qui crient le plus fort pour combler leur incompétence et leur incertaines certitudes vides de sens qui remplit notre vide d’ignorance devant l’incertitude de l’existence…

pour avoir été formé à l’épistémologie – théorie de la connaissance – lors de mes études de doctorat, j’ai découvert comment nos croyances, notre position sociale et notre corpus émotionnel, entre autres mais beaucoup plus aussi, peuvent facilement nous faire nous fourvoyer soi-même… et pourtant, on aime tellement penser savoir qu’on sait…

ainsi, il est utile, essentiel et indispensable de déconstruire sa propre pensée, de la démonter, de la défaire en tout petits morceaux pour pouvoir la sortir de soi et ensuite l’analyser…

en ce sens, avant de procéder à toute analyse, le sujet de la recherche doit devenir le propre objet de son analyse… le propre de la méditation en fait…

sauf que sur les ondes, ce processus d’auto-connaissance prend très rarement place… sur une base intuitive – en tous cas moi je fais confiance à mon ♥️ – les gens pitchent et garrochent leurs savantes et fines analyses de surface de même que les réflexions qui s’en suivent aussi profondes que le vernis sur leur table de salon… sans parler du vernis de notre tout petit égo qui veut se faire aussi gros que Dieu le boeuf…

par définition, un chercheur cherche… et ne sait rien d’avance… la position ultime… car un minimum, sinon un maximum, de neutralité est requis… ce que l’on peut aussi nommer humilité, conscience de ses propres biais d’interprétation, brève la prise de conscience de ses propres présupposés…

mais évidemment, ceux et celles qui auraient besoin de procéder à cette auto analyse ne le feront pas… et n’écouteront pas Mr Klein…

et tout est bien ainsi car c’est ainsi qu’est la vie en ce petit lundi matin de mars…

mais nombreux sont ceux qui peuvent avancer la réalité de ce fameux virus et de ses multiples conséquences… décidément, certains pieds se prennent pour le nombril du monde des cordonniers…

ultracrépidarianisme…

au moins on va se coucher un ptit moins nono ce soir… allez bonne journée, le printemps s’en vient…

avec et sans non-sens sans dessus sens dessous

♥♥♥ – 14/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: rien du tout n’a aucun sens… en effet, n’est-ce pas ?

tout ÇA fait du sens pour vous ? moi aussi moi non plus…

alors j’imagine que la leçon consiste à apprendre à vivre dans le non-sens, que dis-je, à baigner dans une mer de non-sens… sploush sploush, très sensé ça… nager à sens unique en plein non-sens… ou se laisser flotter plutôt ? plein de non-sens aussi…

apprendre à prendre chaque journée pour ce qu’elle est – un gros potentiel virtuel de présenciel à soi-même – menant là où elle peut mener, du lit au lit, de soi à soi, avec quelques arrêts in between… toujours ici, maintenant, blotti dans cette couverture de moment présent…

n’allant nulle part, apprenant de plus en plus à être ici, qu’ici… qu’ici qu’ici…

en quête aussi d’une compréhension plus vaste que celle qui nous a mené jusqu’à ici… guiliguili… fléchir pour mieux réfléchir…

on a longtemps pensé que la vie nous mènerait en ligne plus ou moins droite de A jusqu’à Z… mais la dernière année est venue scrapper nos plans… alors pas si grave, suffit d’en faire de nouveaux… adaptés, rafraîchis, ré-inventés, plans 2.0…

et en plus d’apprendre à vivre en plein non-sens, il serait peut-être utile d’apprendre aussi la patience, la persévérance, la confiance, sinon la foi pour les plus aventureux/(ses)…

et réaliser que tout est tel quel, et juste et bon… tout est parfait… car rien ne peut être autrement maintenant… que ce qui est…

et que certain(e), moins bien nanti(e)s et choyé(e)s que nous, ont besoin d’aide, de soutien, de compassion et d’empathie… alors vivre pour moi et de plus en plus grand, de plus en plus large, jusqu’à inclure le monde entier, celui qui va en tous sens dans le non-sens…

car utile aussi de se rappeler régulièrement d’être reconnaissant(e) et d’exprimer notre gratitude pour tout ce que l’on a, tout ce qui nous a été offert et donné… tout ce qui fait wow et tout ce qui fait ouach… tout tout tout…

car ça, ça fait ben du sens

l’inévitable lourdeur de l’être

♥♥♥ – 12/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: parfois la vie nous montre, patiemment, que l’on doit tomber afin d’apprendre à mesurer notre lourdeur… même un oiseau doit faire cela avant de pouvoir s’envoler… – Rainer Maria Rilke

au cours de la dernière année, probablement que chacun(e) d’entre nous a connu quelques chutes… quelques périodes plus lourdes, plus questionnantes avec notre monde qui s’est arrêté, puis repris, puis ralenti de nouveau… pas ordinaire ni normal ce que l’on vit…

certain(e)s ont tout perdu, d’autres ne peuvent plus faire ce qu’ils/elles préfèrent dans la vie, que ce soit créer et partager leur art, voyager, voir et coller leurs proches, etc… nous sommes et toutes touché(e)s d’une façon ou d’une autre par ce qui se passe…

si on doutait de notre interconnectivité, la dernière année nous a démontré que nous sommes inter dépendant(e)s les uns des autres… pour le meilleur et pour le pire… comme si un virus avait fait monter à la surface tout ce qui se cachait en nous… probablement pour le meilleur, mais en ce moment pas toujours évident…

certain(e)s n’ont plus rien à faire, d’autres travaillent comme des fous et des folles… la réalité est très différente selon que l’on a des enfants ou pas en ce sens… ou que l’on travaille dans le milieu de la santé ou dans celui des arts… grande différence aussi si on vit en ville ou à la campagne… réalités relatives…

face à LA situation, certain(e)s choisissent de japper et de crier au complot, en cherchant les coupables du haut de leur certitudes, et en méprisant ceux et celles qui voient les choses autrement…

d’autres acceptent – avec plus ou moins de facilité – les mesures mises en place…

donc soit on résiste et on bitche, soit on accepte et on prend notre mal en patience, ou en impatience, que les choses reviennnent

mais rien ne reviendra comme avant… la normale ne reviendra pas… car de toute façon cette prétendue normalité n’a jamais existé… qu’une impression la normalité, qu’une habitude du connu…

car on a longtemps vécu au-dessus de nos moyens, surtout ceux de la planète, et on devra trouver un nouveau lifestyle… une autre façon de vivre, plus légère, plus inspirée… car on vivait trop vite, trop fort, avec trop d’arrogance…

mais une chose est certaine, c’est que nous sommes tous et toutes dans la même tempête, même si le confort de nos embarcations varie…

et si on peut considérer la pandémie comme le grand bateau dans lequel tout le monde tangue, ce bateau est aussi intérieur… chacun chacune sa petite chaloupe, pleine d’émotions, de sensations, d’appréhension et de lourdeur…

mais peut-être que cette lourdeur dont parle Rilke est saine ?

car si nous sommes des âmes qui ont choisi de s’incarner, parfois on finit par vivre dans un monde imaginaire, coupé de notre corps individuel comme social… et en ce moment, nous revenons à certaines réalités que nous avions négligées…

peut-être que la situation actuelle est un filon privilégié vers un retour à soi, vers des valeurs plus humaines, vers plus de coopération, de collaboration entre nous tous et toutes… you can say I am a dreamer, mais j’espère vraiment que nous soyons nombreux à considérer ce qui se passe actuellement comme un wake-up call mondial…

car parfois dans la vie, on a besoin d’un ptit coup de pied juste là pour nous réveiller, nous éveiller à une nouvelle réalité… et reprendre un envol plus léger et dégagé du poids du passé…

en terminant, pensées toutes spéciales vers notre ami Sangi qui vit son propre processus de retour à soi bien particulier actuellement… de tout coeur avec toi…


Ce ne sont pas les années qui pèsent le plus, mais tout ce qui n’a pas été dit, tout ce que j’ai tu et dissimulé. Je ne savais pas qu’une mémoire remplie de silences et de regards arrêtés pouvait devenir un sac de sable rendant la marche difficile. – Tahar Ben Jelloun

bla bla bla et/ou wow wow wow

♥♥♥ – 11/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: le fait de se plaindre constamment ne fait que nous attirer davantage de raisons de se plaindre… alors que le fait d’exprimer notre gratitude apportera encore plus de raisons d’être reconnaissant(e)

quoi dire de plus ? toujours notre choix d’apprécier ce que l’on a, ou de se plaindre de ce que l’on n’a pas, ou de ce qui nous manque…

pas le choix de ce que la vie envoie en notre direction, que le choix de dire oui et de faire avec… et si éventuellement on peut même être reconnaissant(e) envers les défis dans notre vie, chapeau ! mais au moins, tout d’abord, les accepter…

comme pour chacune de nos réactions, que ce soit la colère, la frustration ou le fait d’être en déni ou en résistance… toujours notre choix, notre décision, consciente ou pas…


la vie nous offre la possibilité d’apprendre à répondre plutôt qu’à réagir… même si ça sonne simple, pas tant…

par exemple, je pense ici notamment aux gens qui réagissent avec vigueur et colère dès que quelqu’un mentionne qu’il ou elle a reçu ou va recevoir le vaccin…

quoi le problème si quelqu’un veut recevoir le vaccin ? son corps lui appartient non ? personne ne vous force à rien…

quoi le problème si la personne est craintive face au virus ? pas le droit d’avoir peur dans la vie ? peut-être que la santé de la personne est fragile et qu’elle ne veut pas prendre de chance… prenons le temps de connaître avant de juger… et respect…

personnellement, comme on ne m’a pas encore offert le dit vaccin, je n’y pense pas trop… quand on sera rendu à la rivière, on verra… peut-être que oui, peut-être que non… pas d’idée préconçue… comme j’ai à aller au Brésil régulièrement, possiblement que le passeport vaccinal deviendra une réalité et que j’aurai à choisir alors… mais seulement quand on sera rendu à la rivière… en attendant, je m’informe à petite dose…

mais selon ce que j’observe, c’est que les antis, et les contre quoi que ce soit – dans ce cas le vaccin mais ça s’applique aussi à bien d’autres choses comme on sait – jappent toujours très fort et méprisent bien souvent ceux et celles qui ne partagent pas leur vue…

vivre et laisser vivre… connaissez le dicton ?

car le fait de caser tout le monde dans le même panier est si réducteur et narrow minded, car le monde, ça n’existe pas… 8 milliards d’individus, 8 milliards de mondes… la masse ? elle n’est que dans votre tête… en fait, le monde c’est nous, un miroir de soi…

et mépriser le peuple, c’est comme péter ou pisser face au vent, ça finit toujours par nous revenir au visage…

alors apprécions le privilège d’être en vie, soyons reconnaissant pour tout ce que l’on a, car c’est déjà beaucoup…

et ce confort duquel on jouit et dans lequel on vit quotidiennement, ce sont justement ces vieux qui, selon vous, vont mourir anyway qui nous l’ont légué… alors respect, reconnaissance et gratitude…

argumenter jusqu’au bout des mots

♥♥♥ – 10/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: le meilleur moyen pour atteindre l’illumination consiste à argumenter sur FB...

cette maxime aurait aussi pu se traduire par : le meilleur moyen pour devenir illuminé(e) consiste à argumenter sur FB

car l’illumination, dans notre livre à nous autres, on peut soit l’atteindre ou la devenir right ? être ou avoir, on n’en sort pas… jusqu’au bout…

mais cher blogueur des grands chemins de travers, qu’est-ce que l’illumination ? me demanderez-vous…

sincèrement, je n’en ai aucune espèce d’idée… ou au contraire plutôt, je me fais tant d’idées à son sujet… comme la plupart d’entre nous probablement…

même après 40 ans à courir après… comme un ptit chien après sa queue… ou comme l’ombre qu’on essaie de saisir au soleil…

oh j’ai bien expérimenté quelques épisodes de très très soutenable et agréable légèreté de mon être temporaires après certaines retraites satori, camps d’introspection et autres ateliers de méditation et de croissance personnelle, ou encore dans le cadre de certaines lunes de miel amoureuses toutes sweet… mais me suis réincarné éventuellement, redevenant 100 % humain et marchant de nouveau sur le plancher des vaches, et dans leurs bouses… à ruminer ma toute petite vérité juste à moi sous le grand ciel étoilé… car la gravité de la vie finit toujours par nous rattraper hors de nos rêveries…

la plus grande leçon que je retiens en lien avec l’illumination me vient de mon mentor Veeresh à qui quelqu’un avait un jour demandé s’il était illuminé… lui de répondre:

la plupart du temps…

bang ! quelle belle surprise car pour moi jusqu’alors, l’illumination était un seuil que l’on franchissait, LE seuil… après de nombreux efforts, on était accueilli aux portes du paradis, pour ne plus jamais jamais redevenir comme avant

après ce big bling blang ?

on ne mange plus, on sourit toujours d’un ptit air niais, en faisant namasté, on ne fait plus pipi ni caca, et on se sent toujours toujours bien, heureux, et léger comme une tonne de plumes…

la première fois que j’ai aperçu cette affiche ci-haut, comme plusieurs d’entre vous j’en suis certain, j’ai bien ri…

mais par la suite je me suis dit why not coconut ?

pourquoi la voie de l’argumentation extrême sur FB ne pourrait-elle pas mener un disciple du droit de parole tout droit au paradis spirituel tant désiré ?

car quiconque poursuit un chemin avec totalité, quel qu’il soit, finira par arriver quelque part… même si certains chemins sont plus tordus que d’autres… qu’un peu plus long peut-être ? on finira bien par arriver au bout de ses idées et un moment donné, peut-être qu’on la verra cette lumière tant désirée ? on finira peut-être par tomber dans les trous de son emmental ?

cette affiche aurait aussi pu dire le meilleur moyen d’éveiller le pôvre peuple qui dort et qui a peur consiste à argumenter sur FB...

ou le meilleur moyen pour faire comprendre aux complotistes que la pandémie est grave, sérieuse et bien réelle consiste à argumenter sur FB...

car ils sont nombreux les convainqueurs sur les réseaux depuis un an… wo wo wo, je n’ai pas dit les cons vainqueurs, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit pliise

je parle simplement de ceux et celles qui pitchent leurs certitudes, leurs croyances et autres résultats de recherches aux yeux de leurs opposant(e)s, persuadé(e)s de posséder la vérité, de détenir le secret du gland plan… pour éventuellement leur faire voir LA lumière, la bonne, la seule la nôtre…

alors pourquoi quelqu’un(e) ne pourrait-il/elle pas connaître le grand switch après une surdose de cliques et de tentatives de conviction d’autrui ? un chemin comme un autre…

pourquoi une personne qui n’a jamais couru après ce si séducteur concept lumineux ne pourrait-elle pas devenir une 100 watts instantanément suite à un épuisement intellectuel ? la question se pose…

car peut-être justement que ceux et celles qui ne la désirent pas cette grande lumière y arriveront avant les autres car leur attitude est plus naïve et simpliste… plus ancrée dans la simplicité du présent de chaque moment… car comme on sait tous toutes, heureux et heureuses les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux, et elles…

car voyez-vous, même si ne savons absolument rien ni vous ni moi d’expérience en lien avec le concept d’illumination, malgré toutes les recherches effectuées auprès des maîtres, mystiques et autres gourous, et la publication de tants de mots de grande sagesse, nous sommes persuadés de savoir ce qu’est cet illumination tant ruminée… mais comme on dit, comment l’aveugle pourrait-il décrire la lumière…

parlant de lumière, Alan Watts est un cas intéressant… alcoolique reconnu, et enseignant chevronné, il parle de l’illumination et encore nombreux sont celles et ceux qui argumentent et s’obstinent à savoir s’il était réellement illuminé

keep arguing said the Buddha 😉

P.S. to Srajano: yes and no, or maybe… or maybe not… or all of these answers, or none of them… but what was the question anyway ?

Jésus par minous

♥♥♥ – 9/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: parfois le fun of the pun is lost in translation 😉

ah les mots, ils peuvent tout dire… et rien en même temps… ou tant de choses différentes selon l’interprétation qu’on en fait… je ne dis pas comment ils sont compris car pas certain si rien n’est jamais vraiment compris… qu’interprétés les mots… par des organes mentaux – de préférence plus sains que malades mais ça c’est une autre histoire car en chacun de nous sommeillent un flasher bi-polaire (celle-ci demeurera probablement incomprise de plusieurs mais c’est la vie des jokes anonymes, ah ah !)…

parfois les mots sont des armes de désalphabÊtisation massive (accent cirCONflexe important), et d’autre fois les mots sont drôles…

drôle ? drôle justement car ce matin, ça tombe bien, envie de jouer le chroniqueur… jouer avec les mots, jouer avec vous…

personnellement, je respecte les gens qui défendent une langue en particulier, qu’elle soit vivante, morte ou même dans le vinaigre, mais pas mon bag ni ma cup of tea… je parle ici de la langue de Molaire car celle en glaise est assez big merci… et de bois ou de force…

pas attaché à une langue en particulier, d’ailleurs la raison pour laquelle je veux apprendre le latin, la mère des langues à moitié mortes, pourtant encore si vivante… langue zombie par excellence s’il en est une…

ainsi, je ne suis pas attaché au genre langagier… je suis un dégenré linguistique… ni français ni english… ni en french nor en anglaisqu’un humble et naïf joueur avec les mots…

pour moi, les mots ne sont que des outils, des matériaux neutres en évolution par définition, et non une identité fixe à sauvegarder pour laquelle on doit se battre à coup de gros mots… la raison pour laquelle je franchglishe – à outrance selon mon âmi du plat Ôh – et frenchglise à tour de langue…

pour moi, les mots sont des serviteurs, non des maîtres… mais je n’en dirai pas un traître mot de plus… ni français ni english… ni en french nor en anglais

en fait, en termes langagiers, je suis poly conjugeux et dégenré, jusqu’à en perdre le peu latin qui me reste dans la bouche de mes vies passées en latinerie… bon latin et good morning… et bonjour high and low

d’où ma joke en anglais ci-haut – si bonne à mon avis – de même qu’un nouveau concept francophile pour moi, les apophtegmes

vous connaissez ? moi non plus avant hier… mais attendez ne partez pas, car c’est vraiment cool tout le tour de la bouche, jusqu’au bout de la tête…


et comme nous ne sommes jamais mieux servis que par des exemples en voici quelques-uns…


faudrait demander à Don qui chuchotte…


seulement s’il est con, et sacré par l’église…

la prochaine, me la suis déjà artificiellement posée récemment avec le peu d’intelligence naturelle qu’il me reste lorsque questionné sans réponse par le robot en question me questionnant…


la langage ça peut être du sport extrême… ment glissant…

la prochaine ? à essayer de mourir de rire…


vous connaissez la joke du chauffeur de bus ? moi non plus j’étais assis en arrière… mais pas cette fois car raté le car 😉


et pour terminer, un koan dur dur à résoudre 😉


comme vous voyez, les mots sont drôles…

ni français ni english… ni en french nor en anglais…

femmes: le ♥️ du monde

♥♥♥ – 8/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

il y a de ces images qui parlent… celle ci-haut crie en silence avec tellement de justesse…

personnellement, j’ai toujours hésité à écrire à propos des femmes le 8 mars…

car en tant qu’homme, pas envie de parler en leur nom, ni de leurs prétendus droits, ni de publier des beaux mots d’hommes à leur sujet… je préfère me garder une ptite gêne

car trop facile de beurrer de bla bla louangeux un peu vide sur l’apport des femmes au monde une journée par année car encore tant d’injustice quotidiennement… même si ça change trop lentement mais probablement… et de ne rien faire en retour… autre que parler…

et on dit que la pandémie a encore accru leur charge de travail, de vulnérabilité et de responsabilité… décidément les boys, faut qu’on ouvre tout grand nos yeux… et nos coeurs… et qu’on pose des gestes… car les beaux discours, been there done that right ?

j’ai été élevé par une mère monoparentale… j’ai ainsi pu voir les dessous de la charge d’une femme qui a élevé seule 4 enfants… alors aucun doute pour moi quant au rôle crucial des femmes, autant au niveau de la famille que la société en général… et de la somme de travail, de courage que tant de femmes déploient quotidiennement de par le monde… encore tant d’injustice aujourd’hui…

s’il faut qu’on pose des gestes, il faudrait par contre que certains hommes évitent d’en poser certains… car notre relative force physique supérieure et notre incapacité à gérer nos émotions et à prendre nos responsabilités nous incite à abuser de cette fausse force… en réalité quelle faiblesse cette force… voir le lien de l’article de Rima Elkouri ci-bas avec l’horreur que les femmes peuvent vivre…

alors ce matin, plutôt que de me faire aller le clapet, je laisserai parler Grand Corps Malade qui rend un si bel hommage aux femmes…

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Le féminisme n’est pas de rendre les femmes fortes.
Les femmes sont déjà fortes.
Il s’agit de changer la façon dont le monde perçoit cette force.

– G.D. Anderson via Manon Rousseau

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Une femme est plus centrée qu’un homme…
Elle est plus sereine, plus silencieuse, plus patiente, plus capable d’attendre.
Peut-être grâce à ces qualités, elle a plus de résistance aux maladies et vit plus longtemps qu’un homme.
Grâce à sa sérénité, elle peut immensément épanouir la vie d’un homme.
Elle peut envelopper la vie d’un homme d’une atmosphère très apaisante et confortable.

Mais l’homme a peur – il ne veut pas être aux côtés d’une femme, il ne veut pas la laisser créer une chaleur confortable autour de lui.
Il a peur parce qu’il pourrait en devenir dépendant.
Alors depuis des siècles, il l’a tenue à distance.
Et il a peur car il sait tout au fond de lui que la femme est supérieure à lui.
Elle peut donner la vie.
La nature l’a choisie pour se reproduire, et elle n’a pas choisi l’homme.

– Osho via Éloi

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et en terminant, un merci tout personnel et bien senti aux femmes de ma vie:

ma mère bio, Mimi, mes 2 mères adoptives, Amala et Mamae Sonia, mes soeurs Momo et Guylaine, mes filles Léonie et Fanny et à leurs mères Sabera et Charu… aux femmes qui, dans l’intimité, m’ont ouvert leur coeur de près, me montrant ainsi le chemin du mien… et pardon aux quelques-unes envers qui j’ai été maladroit et gauche du coeur

appréciation toute particulière à Elsa, ma voisine de coeur et d’amour, qui partage ma vie… car indeed, comme le dit Osho, tu enveloppes ma vie d’une atmosphère apaisante et confortable…

à vous toutes, femmes de mon petit monde, et aussi à vous celles du grand monde, sincèrement et humblement, merci…
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https://www.lapresse.ca/actualites/2021-03-08/pour-en-finir-avec-les-feminicides/une-survivante-qui-derange.php

c’est ça qui est ça

♥♥♥ – 7/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

traduction: pas besoin d’avoir recours à un terme compliqué alors qu’une simple expression linguistique singulièrement peu loquace et concise peut accomplir avec satisfaction la nécessité actuelle

tous ces mots et ces grands détours syntaxiques et grammaticaux pour tenter de décrire ce qui se passe en ce moment pour soi et pour le monde entier… ce monde si complexe, imbriqué de toute part en ses multiples déclinaisons, un monde extrêmement globalisé et en même temps multivarié et complexe comme jamais…

pourtant, une bonne partie du monde ne sait même pas écrire… écrire sans faute, écrire droit au but, écrire avec précision et justesse… écrire avec une ombre de doute sur le soleil de nos certitudes… car si vaste le monde… et si limité notre petit point de vue…

pourtant, tant de personnes qui, comme jamais auparavant, sur les zéros sociaux, qui savent avec certitude et exactitude où se situe le problème avec le monde, de même que les solutions requises… quand même, des sources en masse pour faire nos recherches…

on n’a jamais eu autant de lieux pour communiquer, pour échanger nos idées, pour exprimer nos opinions, et il semble que jamais auparavant on ne s’est autant pas compris…

comme le dit Bernard Werber

pas certain si c’est ce que désire la majorité des gens, communiquer pour se comprendre… il me semble que certains veulent plutôt avoir raison, et imposer leur vue du monde… déjà un peu douteux… car plus de 8 milliards de vues… nous sommes tous et toutes gars et filles des vues… on se fait tous notre cinéma de ce grand et même monde… chacun sa propre vue…

alors, tout ça pour dire que…

pardon ?

♥♥♥ – 6/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

plusieurs personnes aiment chiâler… et médire sur les autres…

irrité(e)s par les événements et les acteurs publics et privés les représentant, cherchant les puces et les multiples erreurs commises pendant ce vol au long cours, fouillant pour trouver les sources de ce grand complot…

tant de gens qui aiment haïr autrui… beaucoup plus le cas en virtuel qu’en présentiel… mais conséquences bien réelles quand même…

on retrouve à profusion leurs expressions sur les médias de toutes sortes, en généraux plus asociaux que favorisant de réels contacts sociaux, sociables et socialisants

évidemment, plus facile d’envoyer suer les autres via son clavier, caché derrière nos écrans… grands murs FB des lamentations…

évidemment aussi, les sources de frustrations sont plus nombreuses que jamais auparavant… alors facile de mordre dans quelque chose ou quelqu’un(e) out there…

mais à chaque fois qu’on bitche après autrui, c’est à soi-même qu’on fait du mal… car même si ça soulage temporairement, à la longue, cracher son venim ne fait que se retourner contre soi… même si cela blesse autrui, nous qui vivons avec les conséquences les plus dommageables de nos excréments verbaux…

car au fond, on ne voit toujours que ce qui est déjà dans nos yeux… et comme nos yeux sont faits pour regarder hors de soi, en dehors, toujours plus faciles et confortables de voir la paille de nos voisin(e)s – surtout ceux et celles qui ont une opinion différent des nôtres – que la poutre dans nos deux ptits quenoeils

alors si vous êtes parmi ceux et celles qui polluent abondamment les ondes publiques de plus en plus impudiques, sachez que votre écran est un miroir, que soi que l’on regarde et qu’à soi qu’on parle…

notre écran est un miroir mais aussi un boomerang… et tout ce que nous lançons out there nous revient toujours en plein visage… en fait ça ne nous quitte jamais… on vit avec…

alors je nous invite tous et toutes à conjuguer le verbe pardonner, à cultiver le pardon… pardon aux autres, leurs erreurs, leurs errements, comme les nôtres… car nous sommes humain(e)s…

et le pardon permet de relaxer, d’accepter ce qui est – même si pas comme on le voudrait – et de mieux voir le monde tel qu’il est… et ça change la vibe… pour soi, et pour le reste du monde…

car si tout le monde sort ses poubelles sur la place publique, ça va finir par sentir… et on en a déjà assez dans notre assiette pour le moment non ?

de toute façon, nos opinions ?

contre toutes attentes

traduction: ça va être plus grandiose que tu pensais, ça va se passer plus vite que tu imaginais et ça sera plus gratifiant que tout ce à quoi tu aurais pu rêver…

♥♥♥ – 5/3/21
les chroniques d’un nôbodé…

wow, que ça va être fantastique non ? mais pas maintenant, plus tard…

longtemps, j’attendais quelque chose… j’ai toujours attendu quelque chose… l’illumination tant fantasmée… qui arriverait après de nombreux efforts, des heures et des heures de méditations, des centaines d’ateliers de croissance personnelle et d’amélioration de soi, donc de moi… la richesse, le bonheur, le paradis ici bas ou ailleurs… mais plus tard…

j’attendais des lumières éblouissantes, des feux d’artifice, des tambours et des trompettes, bref la totale… la consécration ultime… la reconnaissance, mais inévitablement en provenance de l’extérieur…

pour graduellement me rendre compte que ce n’était que mon égo qui pétait le feu… que mon orgueilleux et fier petitégo juste et bien à moi qui voulait être reconnu…

mais la beauté de la chose est qu’avec les années, notre patience finit par s’user, s’effriter, lentement mais sûrement elle fond à vue de coups d’oeil…

car on finit par s’épuiser éventuellement à toujours attendre quelque chose de plus grand grand, de plus beau et de plus formidable… ce qui fait que le quotidien finit toujours par être bien tiède et plate et si ordinaire comparé à cette hypothétique et tant attendue apothéose… qui court toujours plus vite que nous…

mais l’ordinaire de la vie a des nouvelles pour nous…

le retour du Christ tel qu’on se l’imagine n’aura jamais lieu… car selon notre passé catholique, on s’attend toujours à quelque chose… quelque chose de mieux que ceci, et inévitablement toujours plus tard, toujours plus loin, ailleurs…

on attend soit le paradis à la fin de nos jours, ou plus probablement l’enfer car qui n’a jamais péché ? et même si nous ne sommes pas pratiquants, nous sommes tous soumis à cette pression du mieux mais plus tard… dans le monde new age, c’est l’illumination qu’on s’est mis à attendre… en pensant qu’on devait absolument faire quelque chose pour l’atteindre…

attendre ou atteindre…

mais avec le temps qui passe, et les années qui s’accumulent en et sur notre corps, notre espoir se met graduellement à fondre… trop lourd à porter… car on finit par se rendre compte que ça ne sera jamais davantage que ce qui est maintenant… que maintenant sur lequel on peut bâtir…

on finit par réaliser que la vie n’est qu’un fluide moment passager qui s’égoutte dans l’entonnoir du temps qui passe… ce moment, et celui-ci, et l’autre, et un autre…

on finit par réaliser que toutes nos attentes ne sont au fond bien souvent que nos souhaits magnifiés par la déception et pelletés par en avant…

mais avec le temps qui passe, plusieurs déceptions et un peu de compréhension lucide, on finit par réaliser que rien à attendre et tout à apprécier… surtout le plus ordinaire… au quotidien…