Archives pour la catégorie les dernières chroniques

dernières, comme dans plus récentes… mais un jour, dernières quand même…

croire de force ou de foi et jeûne d’info

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les dernières chroniques – 16/3/18

indeed…

croire en Dieu ? d’la ptite bière mes ami(e)s… du ptit vin de messe même ! facile en ostie !

croire en l’humanité ? autre chose right ?

tant d’exemples d’inhumanité dans les médias massue qui nous assomment de mauvaises nouvelles qui nous font travailler notre foi en l’humanité…

et en plus nous, on a le luxe de se pratiquer à croire en l’humanité en tout confort, au chaud et le ventre plein alors que certains subissent les horreurs de l’inhumanité depuis des années… Syrie, un peu partout en Afrique, Irak, Afghanistan, Haïti, name it… la liste est longue…

plus difficile de croire en quoi que ce soit dans ces cas-là, notamment en l’humanité…

ça c’est sans parler des discours et mots des politiciens, les américains en particulier… et les activitistes du lobby des armes à feu du NRA south of the border en particulierpas tout à fait humains ces gens-là à mon avis… 

il faut vraiment se forcer pour croire… et encore là, il faudrait définir croire… car parait que même ce monde n’est qu’une illusion… réalité alors ?

tant d’actes barbares dans l’histoire de l’humanité, particulièrement au Moyen Âge et ce, depuis des siècles…

franchement, bien difficile de croire… en particulier en l’humanité des êtres dit humains…

Dieu expliquez-nous pliiiise… aho my God !

si on ne consulte pas trop les médias, l’humanité est nettement moins inhumaine…

particulièrement ici dans la forêt… les arbres, la neige, les oiseaux, les chevreuils, souvent plus humains que nous zumains…

le gros menteur roux au sud de la frontière est probablement celui qui me fera lâcher la shoppe à mauvaises nouvelles

comme lui… quel beau projet…

bonne lecture… et bon week-end… on se revoit plus tard…

 

ombre lumineuse / lumière ombragée

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les dernières chroniques – 15/3/18

la Lumière peut éclairer notre conscience seulement lorsque nous explorons les ténèbres qui sont en nous… si cette Lumière vient avant, elle peut illuminer ce que nous ne sommes pas prêts à voir… la flamme de cette Lumière est l’Amour même…

j’ai trouvé cette citation (traduite du portugais via google et adaptée légèrement par bibi) hier sur le mur FB d’un ami Brésilien – oi Mikael – et j’ai accroché…

car drôlement, ce thème de l’ombre et de la lumière a été présent tout au long du récent voyage pour moi et mes ami(e)s qui sommes allés au Brésil ensemble en février…

car ce thé que l’on boit là-bas de façon cérémonielle et ritualisée révèle puissamment autant l’un(e) que l’autre… de mon expérience personnelle, il ne fait rien à notre place ce thé, il ne fait que permettre de dévoiler les zones d’ombre pour les amener à la conscience pour qu’ultimement, la lumière luise…

sou luz, dou luze faço tudo iluminar (bonnes fêtes amies Marika et Vidrohi 😉

mais comme la poule et son oeuf, ou vice-versa, on peut questionner le sens de cette relation : ombre et lumière ou lumière et ombre ?

qu’est-ce qui vient avant ? est-ce que l’un(e) peut venir sans l’autre ? doit-on viser directement la lumière sans nécessairement passer par l’ombre ? ou doit-on initialement plonger dans les tréfonds de son ombre si on veut atteindre la lumière ?

ces questions je me pose…

selon cette citation :

la Lumière peut éclairer notre conscience seulement lorsque nous explorons les ténèbres qui sont en nous…

il semblerait bien que la plongée soit la première étape… Jung et de nombreux autres disaient à peu près la même chose si je ne m’abuse… mais oui, parfois je m’abuse…

comme si l’ombre obstruait le passage de la lumière… alors travaillons à déloger l’ombre et la lumière fera alors son chemin… ou n’est-ce pas le propre de la lumière que de faire fondre l’ombre ? un peu ce que j’avais retenu des enseignements d’Osho… mais moins certain ces temps-ci… questionnants toute cette lumière – ou Lumière ? – et ces ombres… qui viennent nécessairement avec ?

selon mon expérience somme toute limitée côté luminosité de l’âme, toute lumière fait inévitablement de l’ombre… si ce n’est immédiat, parfois ça vient plus tard car la vitesse de la lumière est bien difficile à saisir…

et toute ombre ne peut qu’être reflet d’une certaine lumière non ?

toujours selon ce que je comprends et à la mesure de mes capacités actuelles, il s’agit de s’attacher ni à l’un(e) ni à l’autre, suffit d’observer… autant l’ombre que la lumière…

bien sûr, toujours plus aisé quand c’est la lumière qui se révèle à soi car qui veut consciemment plonger dans les tréfonds de l’obscurité de son être ?

cette partie de la citation toutefois me questionne…

si cette Lumière vient avant, elle peut illuminer ce que nous ne sommes pas prêts à voir…

étrange non ? car il me semblait, à moi du moins et jusqu’à maintenant, que la vie ne pouvait que nous dévoiler que ce que nous étions prêts à voir…

moi qui croyais que

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mais peut-être que la vie peut aussi nous montrer ce que nous ne sommes pas prêts à voir, allez savoir… mais alors que faire ? mystère encore que ceci…

mais si on se fie à la citation, important de cibler l’ombre…

mais au final, la troisième partie est pour moi la plus simple car rien à comprendre…

la flamme de cette Lumière est l’Amour même

l’amour, toujours l’amour, flamme de cette lumière… mais pas nécessairement que l’amour romantique, pas qu’amour deux par deux… un amour plus grand et plus vaste, un amour universel qu’en fait on vit pour découvrir…

un amour qui ne concerne pas que des personnes, un amour qui nous dépasse et qui déborde de soi… un amour qui commence par soi tout d’abord, indispensable car sinon vide le trou du beigne, et un amour autant pour son ombre que pour sa lumière…

grand défi que celui de plonger en soi pour explorer l’obscurité, mais y a-t-il vraiment une autre voie ?

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___
avant tout, sois loyal envers toi-même…
et aussi infailliblement que la nuit suit le jour, tu ne seras déloyal envers personne…

___
version originale en portugais :

A Luz que clareia a consciência só chega em nosso interior quando temos completa noção da escuridão que está em nos. Se essa Luz chegar antes pode iluminar aquilo que não estamos prontos para ver.  A chama dessa Luz é o próprio Amor !

 

face à face, coûte que coûte

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les dernières chroniques – 14/3/18

traduction : le plus difficile est de se regarder soi-même… il est plus facile de crier Révolution ou Pouvoir au Peuple que de s’observer soi-même et distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas, quand tu tentes de te boucher les yeux hypocritement… – John Lennon

cré John va ! souvent le mot si juste… give insight a chance !

vérité de la palissade mais si juste quand même…

comme si parce que nos yeux sont faits pour regarder vers l’extérieur, pas simple ni automatique de se regarder…

comme distinguer le vrai du faux… pas simple non plus… ça prend du temps, de la sensibilité, de l’écoute et beaucoup beaucoup de courage…

car se remettre en question implique une redéfinition complète de soi et de sa vision de soi-même… car parfois, si un seul petit morceau de ce que l’on s’est construit comme étant soi bouge, l’édifice risquait de tomber… pas toujours le cas mais je crois souvent ce qui sous-tend notre position défensive et de protection armée…

pourtant, OK d’avoir des bouts d’ombre et quelques comportements inconscients – ou plusieurs comme on se rend compte quand on se met en fouiller en soi…

ces temps-ci grosse période au niveau relationnel dans mon ptit bout d’univers…

et toujours, inévitablement, le premier réflexe consiste à regarder la petite éclisse chez l’autre, alors que dans mes yeux, une poutre se cache…

mais au fond, jamais l’autre, jamais les autres… toujours soi…

comme disait Ramana lorsqu’on lui demandait comment être en relation avec les autres, il n’y a pas d’autresles autres n’existent pas

toujours une réflection de soi, toujours un miroir… et souvent ce ne sont pas les plus belles parties que l’on voit en premier…

mais quand on accepte que ce sont les nôtres, nos ombres, nos coins les moins brillants et moins lumineux qui nous sont reflétés en pleine face au contact des autres, la vie devient une grande salle de classe… et nos relations de grandes leçons quant à nos zones d’ombre…

même si les autres n’existent pas – ce qui n’est pas toujours notre expérience right ? surtout quand on clash – et que l’on sait avec notre tête que tout est réflection, aussi important, je trouve, de dire nos choses aux autres, de livrer son coeur, de dire sa vérité…

avec la même ouverture à entendre la vérité de l’autre à notre endroit, l’écouter surtout, et laisser résonner les paroles de l’autre en soi… car toujours deux perceptions différentes de la même situation… surtout les situations conflictuelles, du moins celles qui suscitent de la tension… et à un niveau, les autres ont beau ne pas exister, nous sommes des êtres de relation…

jamais unidirectionnelle la vérité, qu’elle soit avec un petit v, ou un grand V…

toujours englobante, intégrant tous les points de vue, toutes les expériences, toutes les émotions vécues… multidimensionnelle la vie..

même si les émotions qui font surface dans le moment réfèrent souvent à des expériences passées, même si la situation actuelle réveille dans bien des cas du vieux stock, la situation actuelle nous permet de faire alors du ménage, d’actualiser, de mettre à jour… upgrade majeur…

ces temps-ci principalement dans la solitude le chroniqueur… rien de tel pour que les relents relationnels se fassent processés…

les pensées remontent, les émotions résonnent et comme personne en face, que soi, que soi… en fait que soi… et nos anges et démons…

l’ultime face à face est avec soi…

alors sioux, vous qui n’existez pas pour moi, de moi qui n’existe pas pour vous !

chacun chacune de notre côté du miroir…

attends Alice, je viens t’ouvrir…

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Many stupid people are losing their whole lives marching against this and that, for this and that; trying to transform the whole world and postponing the only transformation which is possible, and that is self-transformation.

And I tell you, you can be free in an unfree society, you can be blissful in a miserable world. There is no hindrance from others; you can be transformed.

Nobody is hindering you except you yourself. Nobody is creating any obstacle.

Don’t bother about the society and the world because the world will continue.

And it has continued the same for ever and ever. Many revolutions come and go and the world remains the same.

If all the revolutionaries could be revived from their graves — Lenin and Marx — they would not be able to believe that the world has remained the same and the revolution has happened. In Russia or in America, nothing is different, just a formal difference. Forms differ; the basic reality remains the same, the basic misery of man remains the same. Society will never come to any utopia. This word ‘utopia’ is very beautiful. The very word means: that which never comes.

The word ‘utopia’ means: that which never comes. It is always coming but it never comes; always the promise but the goods are never delivered. And this will be so. It has been so.

There is only one possibility: you can change…

– Osho

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« Because our greatest gifts and deepest wounds reside in the same area;
because the resurrection of old pains can be so fearful and painful, people need to be reminded in diverse ways that the inner dream of life, the wise word set within and the psychic gold are the natural inheritance of each human soul.

Because it is so easy to forget what we so desperately need to remember;
old stories talk of golden treasures and great dreams that call us to undertake adventures and pilgrimages that in the end reveal what was within us all along. »

– Michael Meade, « Fate and Destiny »

 

faire avec

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les dernières chroniques – 13/3/18

traduction : voici à peu près les deux choix que la vie offre à chacun(e) d’entre nous : soit tu restes assis, tu t’apitoies sur ton sort et tu te plains de oh ! combien injuste la vie envers toi, soit tu essaies de transformer la situation (apparemment) défavorable en ta faveur

à peu près ça qui est ça hein ? ni plus ni moins…

évidemment simple et simpliste ce petit cartoon, mais à peu près ça aussi la vie… avec quelques variations in between probablement…

soit on s’assoit, soit on fait de quoi… soit on s’éfouaire, soit on se les bouge…

tout dépend de comment on veut voir les choses…

la vie propose, nous on dispose… la vie offre, parfois du rough and tough, et nous on doit faire avec… ou on apprend à faire avec… car un long processus…

car parfois, dans les passages plus étroits, on ne comprend plus, on ne comprend rien, on ne voit plus le sens… sens qu’on conçoit parfois unique, parfois échevelé…

et parfois aussi, OK de tomber et de s’éffouèrer… on est humain(e)s après tout… avant tout en fait… humain(e)s avant tout…

of course on veut tous et toutes être des dieux et des déesses, des étoiles qui brillent au firmament, mais nous sommes principalement humain(e)s… faillibles, vulnérables et délicat(s)… déjà en masse non ? on veut shiner de nos plus beaux feux, mais parfois aussi tout à fait OK se se sentir terne et fatigué(e)…

on idéalise le bonheur et on court après comme des poules pas de…

justement, un peu moins de tête et un peu plus de tripes et de coeur ne nuit pas…

mais dans chaque situation qui nous est offerte par la vie, ou que l,on pense créer ou co-créer, toujours notre choix notre réponse, notre responsabilité… et comme disait Osho respons/ability… habileté à répondre… pas réagir, répondre…

Veeresh quant à lui disait : act as if… fais comme si… fake l’orgasme… et un moment le mood finira par changer et good feelings will come… and goes… alors enjoy while it lasts

et quand la mer brasse, suivons le flot…

short and sweetand simple as that…

faisons avec…

___
en lien avec ma chronique d’hier sur la citation d’Omar Khayan, mon chum Sraj présentement en résidence à Buenos Aires en Argentine, a trouvé un filon intéressant… qui m’a éclairé grandement moi en tous cas… alors si ça vous intéresse, checkez ça…

https://www.youtube.com/watch?v=1RWOpQXTltA

Show d’ombre ?

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les dernières chroniques – 12/3/18

traduction:

Jeu..
le poète Persan du 11ème siècle Omar Khayyam a écrit:

dedans et dehors, au-dessus et en dessous,
ceci n’est rien d’autre qu’un spectacle de magie des ombres
présenté dans une boîte dont la chandelle est le soleil
autour de laquelle nous tournons comme des fantômes 

les formes apparaissent et disparaissent…

moi qui aime jouer au wannabe traducteur, beau défi que celui-ci…

jadis Osho nous avait parlé d’Omar Khayyam… et cette citation donne envie d’y replonger davantage car mystérieux mots que ceux de ce poète mystique…

pour en revenir à cette citation, comme toute traduction qui date de quelques siècles et qui serait passée du vieux Persan à l’anglais moderne, elle a sûrement été transformée de son sens initial plus juste…

mais néanmoins, pour les besoins de la cause – toujours mon lapin de chroniqueur – envie de m’y pencher et d’y penser un peu car l’ombre et la lumière sont très présentes dans ma vie et celle de quelques êtres chers à mon coeur ces temps-ci…

rien de très clair à en tirer encore, surtout des questions et questionnements autour de ces mots qui interpellent…

car que veut-il bien dire le poète par ces quelques phrases ?

dedans et dehors, au-dessus et en dessous

en soi et à l’extérieur de soi ? sous la terre et dans le ciel ? ou dans notre inconscient et dans notre divinité ?

ceci n’est rien d’autre qu’un spectacle de magie des ombres

ce ceci, est-ce le monde matériel qui ne serait en fait qu’apparences et prétentions ? la matière humaine – chair, pensées incarnées, émotions et pulsions diverses et parfois opposées – que l’on vit ici bas sur terre en cette incarnation ? l’âme qui se voit vivre en ce corps avec toutes les sensations et expériences que ça implique ? parle-t’il de l’illusion ultime ?

rien d’autre qu’un spectacle de magie des ombres

dit-il que le monde n’est qu’un spectacle ? une illusion ? une performance ? maya ? un grand tour de magie ? de prestidigitation ? prestidigitation qui contient digi, donc aux mains de forces supérieures ? serions-nous des marionnettes divines ?

et par ombres, que veut-il dire ? que tout n’est pas ce que ça semble être ? qu’une réflection de quelque chose de plus grand ? qu’un voile sépare la réalité réelle des prétendues autres réalités ?

que la lumière divine ferait certaines ombres dans nos vies pour que nous voyons des pans précis de notre âme invisibles autrement ? que ces ombres sont utiles et matière à réflexion et conscientisation ? qu’il est plus facile de voir nos ombres si elles sont à l’extérieur de nous ?

la prochaine quant à moi est la plus intrigante :

présenté dans une boîte dont la chandelle est le soleil, autour de laquelle nous tournons comme des fantômes…

une boîte ? est-ce la finitude du monde matériel ? ou la limite de la perception de notre conscience individuelle ? le stage de notre vie ? think outside the box disait l’anglo…

et ce soleil qui fait office de chandelle, que veut-il dire ? l’astre solaire nous révèlerait-il nos ombres ? et pourquoi se passe-t’il dans une boîte ce spectacle de magie des ombres ?

qu’est-ce que cette boîte ? la petitesse de notre esprit ? la connaissance qu’on a achetée ?

est-ce que le soleil projette nos ombres sur la terre pour que nous les voyons, les regardions afin d’en prendre conscience ?  car veut-il dire que de regarder le soleil en pleine face et de front serait trop éblouissant ? que nos ombres nous permettraient de nous voir en entier plus facilement ? je me fouille indeed…

et ces formes qui apparaissent et disparaissent ?

la futile et fluide permanence des événements terrestres qui ne sont qu’ombres de quelque chose de plus grand qui veut se révéler à nous ? nos émotions et pensées qui viennent et vont ? vont et viennent ? en fait qui ne font que passer ?

alors veut-il nous dire que l’on doit prêter attention aux ombres, les analyser, les disséquer ? ou ne pas les prendre pour la réalité ?

ou continuer de faire porter notre observation sur le plus vaste et le plus grand que notre petit soi-même ?

même si j’aurais bien besoin d’un interprétateur pour éclairer ma lanterne soleil ou de cire, je vais laisser ces mots agir en moi pour le moment et peut-être nous révélerons-ils leur secret un moment donné…

et same to you…

à suivre…

à genoux… et en paix

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les dernières chroniques – 11/3/18

parfois la vie est intransigeante… nous amenant à plier les genoux, à déposer les armes…

parfois, comme un ptit pain ou une grosse miche, on se fait pétrir par la vie… cette vie nettement plus forte que petit moi, plus sage que n’importe quel soi…

alors, on ne peut que collaborer et coopérer avec ces grands brassements…

quand on est jeune, plus jeune que maintenant du moins, on résiste, on veut, on pousse, on force, on défonce certaines portes même à l’occasion… c’est le propre de l’élan de la jeunesse, de vouloir changer et de faire changer les choses… mais souvent ces choses se trouvent à l’extérieur de soi…

et parfois, cette résistance est nécessaire et elle fonctionne, pendant un bout du moins… dans certains domaines, pour certaines choses… parfois… mais mince fil que celui qui consiste à connaître jusqu’où et quand pousser, jusqu’où tenter de repousser les limites …

mais vient un temps où l’on s’essouffle, vient un moment, CE moment où l’on réalise que l’on ne pourra pas toujours pousser sa vie par en avant, ni forcer son chemin en cette vie… ultimement, on n’impose pas son agenda à la vie…

j’imagine que l’on peut nommer ce long et lent processus l’acquisition de l’humilité, ou l’apprentissage de la sagesse… chacun et chacune sa façon, son temps et son chemin…

oh, si on n’apprend pas ceci en cours de vie, pas de problème, la mort est là au bout du chemin pour nous rappeler à elle, pour nous rappeler à l’ordre… mais si ça peut se faire de notre vivant, why not coconut ? coconut comme dans le sens de tête dure 😉

bien sûr et évidemment, chacune de nos existences personnelles est unique… et j’aime croire que chacun chacune d’entre nous faisons du mieux que l’on peut avec les cartes que nous avons en nos mains… du moins, chacun chacune a certaines leçons à apprendre…

mais un moment donné, pour certain(e)s du moins, arrive un point où l’on ne peut que baisser les bras, déposer les armes, mettre un genou – ou deux par terre – et dire OK chutt… je donne ma langue au chat… j’abandonne… I give up…

cet abandon peut entraîner une certaine zone de turbulence intérieure temporaire, plus ou moins longue, plus ou moins intense, plus ou moins houleuse… mais pas vraiment le choix, quand la tempête frappe, on doit se tenir après la barque, boucher son nez et se laisser traverser la tempête… ou se laisser passer à-travers par la tempête, c’est selon…

et tout à coup, au milieu de la grande houle, la mer se calme, le ciel s’éclaircit, et on finit par voir… que ce soit la lumière, et l’inévitable ombre qui vient avec, Dieu, son humanité et son coeur…

ces embellies nous permettent de retrouver quelque chose de fondamental au fond de soi-même…

et alors, on saisit le sens de la crise, on comprend la leçon… avec humilité, avec sagesse, avec délicatesse… tout doucement, on retrouve un nouveau terrain sur lequel se déposer, se reposer, se poser de nouveau en un territoire inconnu encore tout à réapprivoiser…

ce qui crée un espace plus grand, plus vaste, plus juste…

rien à gagner en cette existence, tout à perdre… ses illusions, ses croyances, ses limites…

pour retrouver le sol, pour atterrir complètement…

pas pour rien que c’est à genoux que l’on prie…

je vous en pries… les larmes aux yeux, le coeur gros et plein…

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traduction maison d’une superbe citation de Brené Brown, original plus bas…
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je crois qu’à un moment donné, une crise existentielle frappe lorsque l’univers place délicatement ses mains sur tes épaules, t’approche tout près d’elle et te chuchote à l’oreille: 

OK à partir de maintenant, fini le niaisage…  c’est le temps… tous ces sparages et ces mécanismes de défense que tu as développés pour t’empêcher de te sentir inadéquat et éviter de te faire blesser, tu dois t’en départir…

ton armure t’empêche de te développer et de fleurir à ton plein potentiel… je comprends que tu as eu besoin de ces protections quand tu étais petit(e)…

je comprends que tu croyais que ton armure pourrait t’aider à protéger les choses dont tu avais besoin alors afin de te sentir digne d’amour et appartenant au tout, mais tu cherches toujours et tu es encore plus perdu(e) qu’avant…

le temps file… il y a de nouvelles aventures qui t’attendent… tu ne peux passer le reste de tes jours à t’en faire à propos de ce que les gens pensent de toi… 

tu es né(e) digne d’amour et tu fais partie du tout… le courage et l’audace vivent en toi… tu as été créé(e) pour vivre et aimer avec tout ton coeur… c’est le temps de te lever et d’être vu(e)…
____
version originale anglaise :

 »I think midlife is when the universe gently places her hands upon your shoulders, pulls you close, and whispers in your ear:

I’m not screwing around. It’s time. All of this pretending and performing – these coping mechanisms that you’ve developed to protect yourself from feeling inadequate and getting hurt – has to go. Your armor is preventing you from growing into your gifts.

I understand that you needed these protections when you were small. I understand that you believed your armor could help you secure all of the things you needed to feel worthy of love and belonging, but you’re still searching and you’re more lost than ever.

Time is growing short. There are unexplored adventures ahead of you. You can’t live the rest of your life worried about what other people think. You were born worthy of love and belonging. Courage and daring are coursing through you. You were made to live and love with your whole heart. It’s time to show up and be seen. »

l’hiver en mars

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les dernières chroniques – 10/3/18

depuis quelques jours, d’immenses flocons tombent du ciel sur les pays d’en haut…

ça a beau faire 4 mois que c’est blanc autour d’ici, encore et toujours aussi beau… même de plus en plus beau car apothéose… fin de party…

la seule raison pourquoi cette neige-ci pourrait être moins belle que la première neige se trouverait dans notre souvenir de ces 4 mois de neige… car sinon, dans le moment, pure beauté… les souvenirs tuent la beauté car ils tentent de la mettre en cadre… et la vie se trouve en dehors du cadre…

et comme disait Mr Watts dans ma chronique d’hier, si on peut décrocher du passé et de la promesse du futur, et apprécier et plonger dans la ptite craque de chaque moment actuel, la beauté est toujours présente… toujours live la beauté…

car oui, toujours belle et bien actuelle la beauté… jamais dans le passé, ni plus tard… que maintenant, furtive, vagabonde, impermanente de par sa durée d’existence, et en même temps totalement permanente par la trace qu’elle laisse en soi…

car quiconque est confronté(e) à une source de beauté ne peut jamais l’oubliée…

je ne sais si Dieu existe, ni de quoi elle ou il a l’air, mais peut-être que la beauté est le masque derrière lequel elle/il se cache  ?

au fond, peut-être que Dieu n’est que beauté…

quand la beauté entre en notre corps, que ce soit par les yeux, le nez ou les oreilles, la peau ou la bouche, elle ne peut plus jamais quitter notre âme… les sens sont en quelque sorte la porte d’entrée de la beauté en nous…

hier, par exemple, lors de ma marche, voyant les flocons danser lentement au-dessus de moi, descendant directement des cieux, avec le silence tout autour, ébloui le ptit ati… coï de beauté… absolument impossible de scrapper cela avec l’idée que ça fait des mois qu’on subit l’hiver…

car ici, en forêt, on ne subit jamais l’hiver, on en jouit, on s’en régale, on s’en délecte…

comme on jouit des divers printemps qui se manifestent… de février à mai… on dit que pour les amérindiens, il y a de nombreux printemps… quand on vit en nature, on se rend compte que ce n’est pas seulement une légende…

tout d’abord, il y a le changement de lumière des jours de février, avec l’angle du soleil qui commence à changer suffisamment pour qu’on puisse l’observer… c’est souvent la peau qui se rend compte de ce signe de changement de la nature… et les yeux un peu… et avec ses 28 ptits jours courts courts, février se transforme en ptite vite… passé…

puis viennent ensuite mars et ses quelques tempêtes, habituellement avec au moins une au début et l’autre vers la fin… celle-là souvent le plus dure… la dernière…

mars avec les érables à sucre qui se mettent à couler, réveilleurs d’autres sens… et les bouleaux, et plusieurs autres arbres qui coulent à ce temps, sauf qu’on en sait peu car on ne les boit pas… mais comme mars a 31 jours, on a le temps de le voir passer en masse…

un point tournant de cette saison belle en mars est le changement d’heure… car à partir de demain, il fera clair jusqu’à passé 19 h… party time…

suit ensuite avril avec son premier et son poisson pour rire de tout, et la fonte des neiges qui laisse se découvrir la nature, et les rebus de l’automne… car le printemps ramène à la conscience naturelle quelques reliques automnales… particulièrement pas joli joli en ville mais pas grave, les villes ont les terrasses et les belles filles qui retirent leurs manteaux qui les ont cachés pendant des siècles…

à mons avis, c’est avril qui nous met le plus à l’épreuve nous, nordiques de naissance que nous sommes… avril est l’autre versant de novembre, le premier ni été, le second ni hiver, deux mois d’entre deux… deux mois jonction, deux mois nowhere, et souvent now et here… entre novembre et avril, le long pays de l’hiver…

mais au long du fil d’avril duquel on ne se découvre pas trop trop vite, la chaleur arrive lentement et de plus en plus sûrement, le vert, comme le génie, se met à sortir de sa bouteille…

et vient ensuite mai et son feu d’artifice d’odeurs et de bourgeons éclatants, et sa multitude de tons de verts… des millions de verts en mai…

et ensuite, la vie extérieure qui reprend…

les saisons modèlent et déterminent qui nous sommes…

nous, peuples du nord, sommes grandement différents des peuples du sud qui vivent toujours dehors… l’hiver fait de nous – en général bien sûr mais rien de personnel ici – des gens plus intérieurs, plus réservés, plus renfermés d’une certaine manière…

le froid nous précipite vers nous-même… il nous force à explorer des zones en nous qui resteraient probablement inconnues si ce n’était du froid… et à chaque printemps, la résurrection…

si JC a fait en 3 jours lui, mourir et renaître, nous, on fait ça sur 6 mois… à chaque année… entre novembre et avril, plusieurs vies intérieures se vivent… alors que d’autres choisissent de quitter le navire…

mais ce temps de l’année porte l’espoir… l’espoir du vert, l’espoir de vie, l’espoir tout court… l’espoir en mars…

interstice intemporelle

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les dernières chroniques – 9/3/18

traduction : nous vivons au sein d’une société entièrement hypnotisée par l’illusion du temps, dans laquelle le prétendu moment présent n’est ressenti simplement que comme un fil ténu entre un passé causal et un futur qui englobe tout… le présent n’existe pas… notre prétendue conscience se situe principalement entre mémoire et attentes… nous ne réalisons pas qu’il n’y a jamais eu, qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura jamais aucune expérience autre que l’expérience actuelle… conséquemment, nous sommes déconnectés de la réalité
– Alan Watts

paf ! dans l’dash…

malgré que l’expression vivre le moment présent soit devenue aussi courante que la monnaie, rares pourtant sommes-nous à le vivre réellement ce moment, ce présent… à chaque instant, totalement, y plongeant dans chacun d’entre eux… dans l’infini de chaque moment…

un moment après l’autre, un après l’autre, et ainsi de suite jusqu’à l’éternité… d’ailleurs paraît que c’est long l’éternité, et ce, surtout vers la fin…

on vit dans le temps… de le dire… et tout passe…

et comme le temps n’existerait pas, alors nous, existe-t-on vraiment ?

le moment présent n’est qu’infime craque dans l’infini… au potentiel infini… moment qui passe si rapidement qu’on ne peut courir après… on ne peut que s’y laisser aller, s’y laisser glisser, s’y abandonner… et woush alors…

et si nous sautions complètement dans la futilité et la fluidité du moment, peut-être que l’on y retrouverait notre essence ? qui sait…

le mystère de la vie se trouve juste là, dans cet espace précis situé entre chaque inspiration et l’expiration, de même qu’entre chaque expiration et l’inspiration qui la suit… point sur lequel Osho nous recommandait de porter notre attention lors de nos moments de méditation… ce mystérieux gap entre le in and out

cet interstice où le temps est suspendu, où tout disparaît, là où tout s’arrête… et où Dieu vit…

tout se joue dans cette très soutenable suspension du temps, là où tout devient possible de nouveau… là où tout disparait et d’où tout vient… tout passe par cet espace…

en vous souhaitant une multitude de moments dans lesquels vous glisser en ce petit vendredi extra ordinaire de mars…

et qui a dit que le présent n’est pas un cadeau ?

Dieu e(S)t amour

images

les dernières chroniques – 8/3/18

Ecrire, c’est prendre les mots un par un et les laver de l’usage abusif qui en a été fait.
Il faut que les mots soient propres pour pouvoir être bien utilisés.
Ce travail là est le premier. Les mots Dieu ou amour ont traîné partout, et pourtant ils sont trop précieux pour qu’on les abandonne.
                                                                                                      – Christian Bobin
via http://jubilarium.blogspot.ca/
habituellement, ma chronique se termine par une citation…

ce matin, cette superbe de Bobin et relayée par  mon ami Jean Gagliardi nous servira d’ouverture…

alors ce matin chronique buanderie… chronique pour laver les mots Dieu et amour… qui sont en quelque sorte des synonymes… deux mots qu’on a utilisés à outrance, ce que l’on continuera à faire…

deux mots dont on ne sait trop ce qu’ils veulent dire… mais qu’on utilise abondamment…

Dieu et amour… moi qui écris généralement tout et toujours en minuscule, pourquoi toujours avoir tendance à écrire Dieu avec un D MAJUSCULE tandis qu’on se contente d’écrire amour avec un a minuscule… tiens toi alors… AMOUR et dieu… ou AMOUR et DIEU…

mais pas parce que l’on ne sait pas ce que signifient Dieu et Amour qu’on n’écrira pas à leur sujet… écrire au sujet de Dieu et de l’Amour pour les purifier, pour les nettoyer de leurs biais, de leur non-sens…

écrire Dieu et Amour pour leur permettre de vibrer et de résonner, mais surtout pas les écrire pour les faire raisonner, car Dieu et Amour sont tout sauf raisonnable, full déraisonnables Dieu et Amour… Dieu et Amour sont hors raison, comme les skis sont hors saison en juillet et les bikinis en janvier, ici au nord du moins…

Dieu et Amour sont le moteur de la vie, le moteur de notre existence humaine… le moteur et l’essence qui le nourrit…

on a beau les écrire, les tordre, les détourner de leur sens profond – qu’on ne connait pas vraiment – toujours ils persistent et demeurent vivants… on vit pour eux, on vit en eux…

pas de mort tant que Dieu et Amour vivent en nous et nous en eux… même si on ne sait leur sens profond…

la vie n’aurait plus aucun sens sans Dieu ni Amour… et pourtant, aucune idée de tout ce qu’ils contiennent, ni sur ce sur quoi ils ouvrent… mais on les sens, on les ressens, on les pressens… Dieu et Amour sont au-delà des mots…

alors jouer à tenter de trouver le sens de ces deux termes… squeezer le sens hors de ces mots de 4 et 5 lettres… car Dieu et Amour vivent en nous et partout… ils sont tout… tout Tout TOUT… et le reste…

autant l’amour n’est pas que relation bi-directionnel, autant Dieu n’est pas grand monsieur à barbe blanche…

Amour n’est pas attachement, mais peut aussi passer par là… parfois…

Dieu n’est pas chrétien, bouddhiste ou islamique, mais lui aussi peut passer par là… mais surtout le dépasser…

écrire Dieu et Amour pour les dénuder, pour les ramener à leur plus simple expression… à leur plus petit commun dénominateur…

taper

D
i
e
u

et

A
m
o
u
r

lettre par lettre, avec amour et divinité, avec conscience et humanité, avec respect et délicatesse…

les écrire simplement, humblement, comme on vit notre divinité humaine au quotidien… simplement, tout bonnement, sans pétard ni feu d’artifice…

alors chers lecteurs/trices, sachant qu’on ne sait pas, cultivons notre respect devant Dieu et devant l’Amour, car probablement plus semblables qu’on ne peut saisir ces deux termes au fond…

alors rien d’autre à faire peut-être que de laisser Dieu et Amour vivre en soi, les laisser grandir, les laisser prendre toute la place en soi, pas seulement en notre tête pour qu’ils deviennent théologie, mais plutôt en notre coeur pour qu’ils se transforment en essence de notre existence…

pour qu’ils battent à l’unisson…

poumpoum, poumpoum, poumpoum…

Dieu et Amour

Dieu e(S)t Amour

Dieu est amour

pour que Dieu St-Amour devienne notre petit nom…

wowpple

les dernières chroniques – 7/3/18 (2)

ça fait des siècles que je suis dans la secte Mac… ai pas seulement croqué la pomme, j’ai mangé le truck de tartes au complet…

en ce moment, j’ai un vieux MacBook pro 17 pouces, un Ipad et un IPhone et je vais probablement remplacer mon vieux Macbook par le nouveau Ipad 13 pouces avec clavier et crayon magique etc…

mais pas certain que je ne défroque pas car Mac fait de drôles de choses parfois – pas vraiment drôles en fait – et mon vote ne leur est pas garanti à vie…

nous sommes un peu pris entre l’arbre et l’écorce avec cette pomme croquée car à peu près impossible de vivre sans de telles technomachines dites intelligentes, mais en même temps, acheter c’est voter… sauf que tous les joueurs se ressemblent en ce moment, jouant la même game, ou dans le même film… choisir le moins pire alors ?

mais je dois quand même avouer qu’ils font de maudites belles bébelles ces disciples de St-Steve… et de maudites belles pubs aussi non ?