Archives pour la catégorie les zultimes chroniques

sweet sweet home, tout de suite

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••• les zultimes chroniques – 25/10/19

traduction: «la maison» n’est pas le lieu où vous êtes né(e), cette «maison» est juste là où cessent vos efforts pour tenter de vous échapper… – Naguib Mahfouz

j’ai piqué cette citation à ma nouvelle amie J. qui l’a postée hier…

car ces mots m’ont tout de suite parlé, ils m’ont immédiatement interpellé…

car nous cherchons tous ce home, LE home…

unique et ultime home…

ce ah !

cette sensation où tout s’arrête, où tout est parfait, cet état où l’on se sent complet, à la bonne place, au bon moment, sans temps en fait… ce X, cette zone, que certains appellent aussi être sur la coche… quand aucune question ne se pose… et où aucune réponse n’est requise…

mais ce home n’est pas un lieu physique, ni temporel…

parfois, ce lieu est lié à certaines personnes, à des gens ou à un groupe de gens qui nous font nous sentir bien… mais encore là, que parfois… car à la base, le home est individuel… mais parfois on peut le vivre en famille, en groupe…

fondamentalement, c’est en nous que ce home réside… car peut-être pas nous qui résidons en ce home, peut-être que c’est lui qui réside en nous… la maison qui nous habite ?

au lieu de le chercher, peut-être qu’on devrait tout simplement se laisser trouver par le home ?

parce que parfois, on oublie que nous sommes toujours au home, et ce home est toujours en nous, mais parce que la mémoire est une telle faculté, on doit se le rappeler… parfois, souvent même… en fait, quand on y pense, impossible de ne pas être au sweet sweet home…

alors en ce petit vendredi matin d’octobre, full home, rappel amical que le home est toujours là et que nous y sommes aussi… note à moi-même, mais pourquoi ne pas le partager ici avec vous chers lecteurs/trices ? car nous oublions toutes et tous régulièrement… tous égaux devant la quête back du home…

comme disait notre beloved, il n’y a rien à faire pour revenir à l’intérieur de soi… il n’y a qu’à arrêter de sortir de soi, qu’à cesser de quitter la maison… nous y sommes déjà, tout le temps, impossible d’être ailleurs… que notre tête qui nous en éloigne…

nous venons de ce home, nous vivons en ce home et nous retournerons à ce home…

ce home nous habite, ce home est notre résidence principale, et secondaire, ici sur terre… et encore plus haut dans le pays d’en haut… et celui d’en bas… comme au coeur de notre coeur… au coeur du monde…

en fait peut-être que le home tant recherché est davantage un coeur qu’une maison ?

ce home est notre berceau, notre pouponnière, notre jardin d’enfant, notre garderie, notre école de vie et notre résidence funéraire… du berceau au lit de mort… notre bateau, notre navire, notre véhicule, d’ici et au-delà…

ce home est tout, et tout est ce home…

ce home est sweet, sweet sweet home, ici, tout de suite ce home…

ce home est toujours ici, juste là, et on s’y retrouve immédiatement dès qu’on arrête de tenter d’être ailleurs…

alors puisque si simple, enwèye à maison

COMING HOME                         

We are coming home
Safely coming home
We are coming home
Sweet home again

As we are approaching
Getting closer and closer
We all have to leave
Our luggage behind

As we’re getting nearer
Getting lighter and lighter
We’re finding our way
Back home again

Para sempre home again 4 x

parfaitement imparfaite la vie

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••• les zultimes chroniques – 24/10/19

traduction: pas besoin d’être parfait pour inspirer les autres… laisse les autres être inspiré(e)s par la façon dont tu gères tes imperfections

aucun d’entre nous n’est parfait(e)… ni vous, ni toi, ni moi…

ou tout le monde l’est…

c’est selon…

comme le verre d’eau…

parfaitement imparfait(e) ou imparfaitement parfait(e)… same same

on a tous et toutes nos failles, nos lacunes, nos hésitations, nos tournages autour du pot

c’est par là qu’on peut apprendre et grandir… voir plus clair(e)… devenir plus précis(e)…

et probablement qu’aucune perfection n’est possible ni atteignable de toute façon… et c’est parfaitement OK…

mais on peut toujours viser vers, tendre vers… sans trop de stress d’y arriver…

car même la perfection, il faudrait la définir… car pas certain qu’elle existe…

on a peut-être une image ou une idée de ce qu’est qu’être parfait… mais peut-être que cette idée est – trop – idéalisée… en fait un idéal est toujours de trop… et un idéal n’est rien d’autre qu’un objectif qui, trop souvent, nous rend insatisfait(e)… jamais assez, jamais OK…

car si on nous a créé tel que nous sommes, probablement ça la perfection non ?

avec quelques petits détails à raffiner ici et là, quelques leçons à apprendre…. et ça, la vie, et les autres en particulier, se chargeront bien de nous les montrer…

pour revenir à la citation, on peut d’ailleurs se demander pourquoi il faudrait absolument vouloir inspirer les autres, soit en étant parfait(e) ou en dealant avec ses imperfections…

pourquoi pas simplement vouloir s’inspirer soi-même plutôt ?

qu’être en paix avec nos actions, avec nos pensées et nos émotions ?

car être simplement et humblement soi, 100 % soi, simplement qui on nous a offert d’être en ce corps et esprit est déjà beaucoup… et ce que l’on sera et fera sera toujours OK tant que nous l’assumons, tant que nous l’endossons, tant que nous l’acceptons…

peu importe ce que les autres en penseront et en diront…

car si on le décide ainsi, tout est toujours parfait, même quand ça ne l’est pas…

imparfaitement parfaite la vie…

parfum de pétrichor

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••• les zultimes chroniques – 23/10/19

pétrichor… wow !

vous vous souvenez de l’odeur de la pluie fraîche ? ce matin, on en a plein le nez ici…

j’aime le grec et le latin car ces langues fondamentales nous ramènent toujours aux racines mêmes des mots… comme la pluie quoi…

après qu’il nous soit tombé des trombes (autre si beau mot) d’eau sur le toit – et sur la tête si et quand on était dehors 😉 je tombe à mon tour sur cette affichette qui décrit la pluie comme le sang ou le fluide des Dieux

…………………….

excusez-moi, petite pause ici… pour justement sortir un peu sur le balcon et sentir de nouveau l’odeur de ce sang sacré…

…………………….

(

autre petite parenthèse

pour affirmer que je préfère l’expression Dieux au pluriel à un Dieu singulier… et tant qu’à faire, incluons toutes les Déesses de l’univers et on vient de mettre un terme aux guerres de religion et à la domination des gros messieurs à barbe blanche sur le monde sacré…

)

…………………….

OK de retour à l’ode à l’odeur du sang des Dieux/Déesses…

belle image non que celle-ci non ?

quoi que certaines personnes à l’esprit drôlement twisté pourraient être en droit de se demander ce qu’il y a de beau à ce que du sang – ou d’autre liquide 😉 – nous tombent sur la tête ? ou sur la terre ?

mais si vous pouviez sentir la fraîcheur de la terre ici ce matin, son humidité plus que relative, le facteur humidex de Gaïa, l’odeur de la vie qui nous monte au nez directement du sol… quelques avantages quand même à porter un gros nez au milieu de son visage, on en a beaucoup à chaque inspiration…

pourtant, la pluie a si mauvaise presse… on ne l’apprécie pas à juste mesure… en fait, on se plaint toujours d’elle… on la craint, on planifie même souvent nos sorties autour d’elle… on la laisse déterminer nos plans… pourtant on est pas faits en chocolat

si on ne s’en rend pas toujours compte, même si elle est si mal aimée, la pluie est fondamentale à la vie… elle nettoie tout, elle gorge la terre de ce liquide fondamentale à toute source de vie… elle donne vie à toute vie…

et elle sent si bon… quand elle contacte la terre… les deux font la pair pour faire la vie…

en fait la vie serait née dans l’eau, de l’eau… toute vie serait issue de l’humidité, des marais, des marécages… les bibites vivantes auraient commencé par nager, pour ensuite ramper et marcher… et éventuellement voler de retour vers les cieux des Dieux/Déesses…

alors ce matin, ode à l’odeur de pluie qui nous prend au nez dès qu’on sort du home…

plutôt que la détester, aimons-la…

et hommage au sang des Dieux et des Déesses…

hommage à l’humidité de la vie en ces temps où les déserts gagnent du terrain…

quelle chance quand le sang des Dieux/Déesses daigne nous tomber sur la tête… sur le toit… sur le parapluie…

et en plus de son odorat ce matin, le pétrichor est même visible, remontant de la terre pour retrouver les cieux, se transformant en brume et en brouillard…

nuages de pétrichor…

apprécions d’autant cette pluie car bientôt, sur le coup du minuit hivernal à venir bientôt, ce cendrillonesque sang des Dieux/Déesses se transformera en pellicules… qui resteront sur le pas de nos portes pour quelques mois…

pétrichor…

un autre mot nouveau… et un beau à part de ça

on va se coucher un peu moins niaiseux vous et moi ce soir…

alors aujourd’hui, prenons le temps de le sniffer ce sang des Dieux/Déesses…

le monde selon moi

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••• les zultimes chroniques – 22/10/19

pour chacun chacune d’entre nous, le monde est toujours selon moi

en fait, tout ce que l’on dit devrait commencer par : selon moi… mais j’avoue, ça ferait lourd…

finies les généralisations, kapout les grandes théories qu’on veut imposer au monde, sur le monde…

car tout ce que l’on perçoit du monde et ce que l’on en pense n’est que du selon moi

on ne peut se prononcer objectivement sur quoi que ce soit…

nous sommes toujours subjectifs, toujours biaisé(e)s… car nous sommes de simples parties – particules – de ce même grand monde… qui n’est jamais le même anyway… ni dans le temps, ni dans l’espace… constant changement…

nous sommes de simples sujets de la grande création… des acteurs/trices dans cette grande pièce de théâtre comico-tragique… chacun son petit rôle… certaines graves, d’autres drôles… drôles de rôles… et rock n roll…

la vie est une grande émission et nous sommes tous et toutes des récepteurs de ce gros show de boucane… récepteurs puis ré-émetteurs… à visières limitées…

tous et toutes des ptites tivis qui perçoivent et rediffusent le même gros show existentiel

chaque petit appareil reçoit le même gros show selon ses conditionnements, ses biais, ses préférences et apprentissages antérieurs et le relaie avec sa propre saveur et couleur…

on ne saisit pas tous les mêmes facettes de la même grande image, et en retour, on émet tous et toutes des rediffusions différentes…

8 milliards de points de vue humains, 8 milliards de regards sur la même boule… et cela sans parler des végétaux, minéraux, animaux et autres types d’êtres…

mais comme les aveugles qui tentent de décrire l’éléphant, chacun chacune notre petit bout de la même bête… alors on ne parle pas du monde, on parles des mondes…

alors, fondamentalement, le monde est toujours du selon moi

et quand plusieurs petits moi se rassemblent et partagent un point de vue commun, le moi devient nous…

mais même dans ce nous commun ne se logent toujours que divers petits moi, diverses petites voix… mêmes convergentes, les voix sont toujours légèrement divergentes…

ainsi soit-elle la vie… ainsi soient-elles les vies…

car on nait seul(e) et on meurt tout aussi seul(e)… même quand on grandit dans la même famille que nos frères et soeurs, notre perception est individuelle…

et parfois, on se rassemble pour certaines causes communes, pour certains choses, on joint certains groupes, mais notre perception du monde est toujours du selon moi

au fond, on ne peut jamais dire: nous les humains… au fond, on ne peut toujours dire: que moi…

quand on prend conscience de ce point de vue limité et restreint, on devient humble… et en même temps, paradoxalement, on prend conscience que même différentes, nous sommes de la même matière, tous et toutes de manière différente…

on comprend que ce que l’on comprend n’est que notre petite et propre compréhension limitée… petite tête (de linotte) chercheuse à perception limitée… alors humilité requise…

et on comprend alors qu’on ne peut imposer nos propres idées du monde au monde… on ne peut que respecter les opinions d’autrui…

on comprend alors que notre vision du monde n’est que nôtre, pas plus importante que celles des autres, pas plus valable…

le monde n’est toujours que du selon moi

et quand on prend conscience de ce petit selon moi, tous nos points de vue se valent…

qu’humain(e)

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••• les zultimes chroniques – 21/10/19

traduction: connais toutes les théories, maîtrise toutes les techniques mais lorsque tu effleures une autre âme humaine, ne sois qu’une autre âme humaine… – C.G. Jung

on a beau en savoir beaucoup beaucoup sur divers sujets, avoir un intellect athlétique médaillé d’or, être vite sul’piton en toutes circonstances…

on a beau avoir des bidous, connaître des gens importants et être connu(e) par plusieurs, frayer avec le jet set et passer devant les autres dans les files d’attente…

on a beau être couvert(e) de titres de toutes sortes – Ph. D., M. Sc., B art, Md et name it  de A à Z- et quelconque autre arrangement de lettres et/ou de chiffres…

on a beau être un(e) big shot, un(e) star, un(e) A, être en position d’autorité ou être un(e) big boss des bécosses…

au fond, on a beau pensé et imaginé être quoi que ce soit…

mais nous ne serons toujours fondamentalement que soi-même…

nous ne serons toujours simplement qu’humain(e)…

qu’humain(e) comme dans juste et seulement humain(e)…

mais aussi qu’humain(e) comme dans totalement humain(e)…

qu’humain(e) avec toutes nos qualités et tous nos défauts, avec toutes nos forces et nos faiblesses…

qu’humain(e) comme lorsque nous étions enfant… car qu’enfant nous ne serons toujours, jusqu’à notre vieillesse…

au cours de notre existence, on passe par différents stages, diverses étapes…

on apprend différentes leçons, on passe par différentes épreuves…

on connait de grandes joies, de grandes peines aussi…

on vit dans le gros cynique du parc Belmont de la vie (pour les montréalais(e)s plus âgé(e)s d’entre nous), ou dans les montagnes russes  (pour les plus jeunes ou les gens qui vivent ailleurs qu’au Québec) avec nos hauts et nos  bas, avec nos Ho ! et nos Bah !

mais au bout du compte, toujours qu’humain(e) nous sommes et serons…

avec notre soif, notre faim et autres diverses besoins primaires et instincts de base…

alors le test ultime de notre humanité et humanitude consiste à traiter chaque personne que l’on rencontre comme soi-même…

à nourrir chaque relation de notre vie avec dignité et respect…

à s’assurer que chaque relation importante de notre vie, si elle a à se terminer ou à se transformer, soit complète et qu’on ait pu entendre et écouter l’autre… disposée à clarifier la situation actuelle ou passée…

car au fond nous ne serons toujours qu’humain(e)…

qu’humain(e) unique et semblable à tous les autres… tous et toutes frères et soeurs…

parce qu’humain n’est pas qu’une épice…

 

petit dimanche matin «back home»

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••• les zultimes chroniques – 20/10/19

de retour de la grand’ville… y étais pour la conférence sur l’ayahuasca…

mais que l’on est bien de retour en son home… dans le calme et le silence…

la journée d’hier a consacré un certain tournant dans ma vie… un tournant certain…

après avoir passé plus de 25 ans dans le domaine académique, souvent dans ce type d’événements, je mettrai un terme à cette étape de ma vie dans quelques mois… dernière session d’enseignement que celle-ci… et cette conférence, hier, a confirmé que ce bout de chemin en tête est bel et bien terminé…

j’ai assisté à plusieurs conférences et colloques au fil des ans… quelques-uns des présentateurs de la conférence d’hier étaient des connaissances croisées notamment dans de telles conférences au fil des ans un peu partout… tous des gens d’une grande qualité et que je respecte grandement… des gens qui s’intéressent tous au breuvage sous divers angles… et qui contribuent à éclairer ses bienfaits…

mais hier, j’étais présent non pas pour présenter quoi que ce soit sous forme de mots, mais pour faire un peu de traduction simultanée, et particulièrement pour jouer quelques hymnes…

et hier, j’ai eu le sentiment du devoir accompli, comme le sentiment d’avoir réussi ma vie… dans le simple fait d’être présent comme musicien plutôt que comme conférencier, ce que j’ai partagé avec mes collègues hier… suis graduellement passé des mots aux notes… de la logique au senti… du parler de au chanter le

comme si après toutes ces années, de moins en moins besoin des mots et des concepts et davantage envie de ce qui se cache sous ceux-ci, au-dessus de ceux-ci… soif de notes et de mélodies…

en fait, j’aime les mots, pas du tout fini avec ceux-ci… j’aime écrire, ici, free style, écrire un peu sur n’importe quoi, un peu n’importe comment… j’aime scribler échevelé, pitcher mes mots fous fous dans le vent… sans nécessairement faire de sens… que suivre le fil décousu de ma pensée et le vent de la vie qui passe et qui nous emporte quand on ouvre son esprit et son coeur… envie de sortir de la boîte à sens… envie de jouer, soit musique ou avec ces dits mots…

et hier, j’ai aussi réalisé autre chose… que dorénavant, quand je joue, je veux avoir toute l’attention du public… et je dis ceci bien humblement…

mais hier, on m’avait invité à jouer pendant une pause de la conférence… et évidemment, les gens voulaient jaser et échanger pendant cette pause, aller prendre l’air, se délier les jambes, car intense d’être assis et d’écouter avec attention pendant des heures…

mais contrairement à quand je joue dans les cérémonies, là où la musique est le contenant, là où la musique tient les gens ensemble, où elle constitue l’essentiel et la matière brute de nos présences rassemblées…

même si je le savais, encore plus hier ai-je réalisé que je ne veux plus jouer on the side… comme les chansonniers dans les bars, comme les musiciens de rue…

car par respect pour elle, la musique n’est pas une trame de fond à autre chose…

contrairement à la musique d’ascenceur, c’est la musique elle-même qui nous élève… la musique n’est pas un second violon… elle est centrale, la musique mérite toute la place, toute l’attention, toute la vie… car la vie est musique et vice versa…

et la vie est aussi beaucoup silence… et nature…

mais dans notre monde, on semble privilégier les mots aux notes… comme si les discours étaient plus importants que les concerts… comme hier… des millions de mots, mais que quelques notes… mais évidemment, conférence oblige… les gens n’étaient pas invités à un concert… mais la vie est à ré équilibrer…

si jamais un jour je retourne jaser en public, je vais inclure des chansons entre mes mots… pour faire respirer les mots, pour donner le temps aux gens d’arrêter et de faire un peu de vide ici et là… inclure des drings drings dans les blas blas

alors grosse journée charnière hier… journée de confirmation… en différentes tonalités…

après un petit rush médiatique et stratégique suite aux divers articles bling bling dans les médias, je retourne dans mes terres…

après les mots et les relations publiques, retour au home pudique… et à la matière…

dans les prochaines semaines, ici, on prépare le home et l’aiglise avant l’hiver: dernier sprint de rénos, on sert les accessoires d’été, on hivernise les bâtiments, on monte le tempo avant le grand gel… avant le grand bal en blanc…

et par la suite, on retourne dans la musique et les cérémonies, on retourne à la maison…

débandade érectorale

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••• les zultimes chroniques – 18/10/19

traduction: dysfonction électile : l’impossibilité d’être excité(e) par aucune des «parties» qui se présentent aux élections

je ne parle jamais politique ici dans cette tribune… mais cette citation est trop excitante… trop tentante… elle allume mon intérêt… elle turn on drôlement mon envie d’écrire drôle…

en lien avec cette citation d’ailleurs, je me souviens jadis un clip sonore de Harper qui disait à l’époque que les canadiens ne voulaient pas d’érections… bien sûr, il voulait dire élections mais avec son accent, le «l» sonnait «r»… avant la débandade des conservateurs… 😉

mais je m’égare… pour rester dans le thème, on dirait bien que ces élections ne lèvent pas… la plupart des gens que je connais, moi inclus, vont voter par dépit… pour le moins pire… vote stratégique qu’on appelle… car on a souffert des conservateurs assez longtemps…

et maintenant, ces mêmes joueurs adroits au jeu de gouvernance pubique nous promettent principalement plus d’argent dans nos poches… alors que la planète se porte bien mal, plus d’argent dans nos poches… sans parler d’une remise en question du droit d’avorter pour les femmes, et une certain opposition au mariage gai… décidément… que Maxime qui peut faire pire…

la game politique en est une bien difficile… ingrate… exigeante pour les participant(e)s… surtout en campagne érectorale… car la plupart d’entre nous avons peu d’intérêt et de respect autant pour le jeu politique que pour ceux et celles qui décident d’y prendre part… et loin de moi l’idée de les ridiculiser… je dirais même que j’ai beaucoup de respect pour les gens qui s’y impliquent dans le jeu…

même si je ne ferais jamais le choix de jouer ce jeu souvent pas drôle, j’ai  beaucoup de respect pour les gens qui le jouent… de l’admiration même… je suis certain que la plupart des hommes et des femmes qui s’impliquent sont sincères et veulent le bien du plus grand nombre…  je crois sincèrement que plusieurs veulent sincèrement servir, alors que quelques-un(e)s veulent se servir eux-mêmes… et malheureusement, souvent que d’eux qu’on entend parler…

mais faire le tour du monde local, serrer des mains, faire des promesses qu’on ne pourra souvent pas tenir (car avouons-le le pouvoir du/de la députée reste limité), écouter les multiples récriminations des gens, non merci… mais plusieurs le font quand même…

et la grande majorité ne sera jamais élue… parlez-en au candidat(e) du bloc dans Westmount ou celui/celle conservateur sur la plateau 😉 pas du courage ça ? ou autre qualificatif que je vous laisse choisir…

donc la question du moment est : voter avec son coeur ou avec sa tête ?

voter bloc, vert ou NPD et se retrouver avec les conservateurs ?

ou voter libéral pour ne pas en arriver là ? telle est la question pour plusieurs…

définitivement, le vote proportionnel un moment donné…

personnellement, je vais voter avec ma tête…

car même si le parti avec un gros L n’est pas parfait, il est à mon avis relativement potable… je sais que l’idée d’acheter un gros tuyau à pétrole peut sonner comme une drôle d’idée pour un gars qui se dit vert, je sais aussi que l’entité Canada est un grand territoire et qu’il y a plusieurs parties à satisfaire… et comme je disais, je ne voudrais pas avoir à jouer ce jeu pas souvent drôle…

car bien facile de se placer au-dessus de la mêlée et d’adopter une attitude condescendante, de se plaindre et de blâmer autant le jeu que les joueurs/ses, mais justement c’est trop facile… tout ce que l’on a faire nous de notre côté, c’est se déplacer et faire un X sur un ptit bout de papier… qui est en soi une possibilité impensable pour plusieurs citoyen(ne)s de ce monde…

même si on dit que ce privilège n’a pas vraiment d’impact au bout du compte… encore une fois pour citer Socrate et Jean Gabin, je n’en sais rien… indécis existentiel…

même si on pense que ça ne sert à rien… même si on ridiculise le jeu… j’irai voter pour le moins pire… car dans la vie, on agit bien souvent comme ça, pour le moins pire, pour le moindre mal… pas pour le mieux, pour le moins pire… et souvent, le moins pire est le mieux…

aussi parfait comme ça la vie…

mais vivement les élections qu’on passe à autre chose…

de Rumi à Marianne

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••• les zultimes chroniques – 17/10/19

traduction: essayez de ne pas résister aux changements qui surviennent dans votre vie… laissez plutôt la vie faire son chemin à-travers vous… et ne vous en faites pas si votre vie est virée sans dessus dessous… comment savez-vous que le côté auquel vous étiez habitué(e) était mieux que celui qui prend forme ? – Rumi

pas certain que ces mots viennent vraiment de Rumi…

mais peu importe, ces mots sonnent justes… particulièrement en ce moment pour moi…

quand la vie est up in the air, rien d’autre à faire que de continuer à respirer et laisser passer ce moment… et l’autre, et l’autre…

avec foi et confiance…

et une bonne capacité de soutenir l’incertitude…

car de toute façon, où s’en va-t-on ?

si on peut se rappeler que nous ne pouvons qu’être ici, maintenant, simplement, tudo bem

mais parfois on oublie…

alors on pense au passé et on devient nostalgique… ah le bon vieux temps…

et à d’autres moments, on se projette dans l’avenir et alors on a hâte… à autre chose… de plus rose, de plus stable, de plus confortable…

mais autant l’un que l’autre n’existe pas… que maintenant, qu’ici…

je ne vous apprend rien right ?

car on sait tous et toutes cela, mais parfois ce moment est confrontant… surtout quand on réalise que le passé n’est plus et que l’avenir pas encore…

cette vie, ce grand mystère, nous amène à visiter toutes sortes d’états… états d’âme, états up and down, toutes sortes d’états…

certains confortables, qu’on veut naturellement conserver… d’autres moins, qu’on aimerait mieux voir passer rapidement… ce qui finit toujours par ce faire…

et même si on voulait résister aux changements ? bon chance

car aucunement entre nos mains le rythme de cette existence… ni ce qui nous arrive…

que notre capacité à ouvrir les mains qui nous revient… et le coeur… et la foi…

et rien d’autre à faire que laisser passer la vie en soi…

car
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si on passe à côté du moment présent, on passe à côté des indices… en vivant le moment présent, on se permet de vivre totalement, revigoré(e), plus sage, plus profond et plus heureux… – Marianne Williamson

 

le petit oiseau est sorti

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••• les zultimes chroniques – 16/10/19

et va rentrer dans son nid… car rien de personnel dans ce dossier… et j’aime bien la quiétude et l’anonymité de ma forêt…

la voix du petit moineau a vibré à la radio du Canada tout à l’heure pour quelques minutes… pour parler Daime et usage religieux… pour rectifier quelques faits qui ont circulé dans les médias… et espérant avoir réussi…

pas vraiment une décision qui j’aurais prise naturellement mais devant les faux faits (violence, cruxifiction, dépendance, traffic et tutti quanti) circulant au sujet de notre sacrement et de nos organisations, il me semblait important que quelqu’un sorte et se présente au monde… car ça jasait étrangement de nous suite aux sensationnalistes reportages dans les médias, ça médisait comme dans dire faussement, de ces obscurs groupes religieux

pourtant, nous ne sommes que des gens ordinaires, à qui le gouvernement canadien a permis d’importer et de servir une boisson précieuse et sacrée, vieille de milliers d’années… après des années de règne conservateur fermé à tout ce qui sortait de l’ordinaire, et suite au retour au pouvoir des Libéraux, ils ont accepté car les dossiers présentés étaient bien ficelés, soutenus par de l’information pertinente et juste, documentés… et ces fonctionnaires ont décidé de nous faire confiance… et nous honorerons leur confiance…

nous ne sommes pas des illuminé(e)s, que des gens ordinaires en quête de plus grand que nous, avec une soif de se relier – d’où le sens de religion, religiare  – avec l’immensité de la vie en soi et en dehors, car au-delà du métro-boulot-dodo, il y a nécessairement davantage… la soif est grande… et pas seulement pour notre thé… qu’une clé vers l’immensité…

et ce thé se veut une passerelle unique vers ce plus grand, vers cet inconnu… mais pas un pont de facilité, le passage est parfois très étroit, confrontant, voie de passage sur laquelle tout ce qui mérite observation et franchise et examen passe à la moulinette de notre conscience…

examine a consciencia…

et si les cérémonies permettent des révélations, le vrai travail se fait au quotidien, entre les cérémonies… le thé éclaire, donne matière à réflexion, et nous, dans notre vie, à jeun, on doit faire le reste, faire le ménage…

nos pratiques religieuses – et/ou spirituelles, c’est selon, passent par la consécration de ce breuvage… et cela semble en déranger certains… on doit accepter et vivre avec cela… pourtant, nous ne prétendons pas détenir la vérité, ni être plus ou meilleurs qu’autrui… et nous ne prêchons rien… rien à vendre… que notre petit bout de chemin à marcher… et à chanter…

nous désirons simplement jouir de ce droit protégé par la charte – qui est aussi un privilège et nous le reconnaissons et apprécions cette confiance de la part des autorités –  de pratiquer en fonctions de notre lignée spirituelle… pratique fortement intégrée au Brésil et dans plusieurs communauté autochtones de l’Amazonie…

et nous prenons bien soin de le faire avec impeccabilité et sincérité… car grande responsabilité que l’on nous a accordée…

notre voie est religieuse, oui, mais on dit aussi que notre approche relève du chamanisme communautaire… dans le cadre duquel c’est l’amour, la solidarité, le partage, l’harmonie, la justice qui émanent…

car si la religion doit exister, elle doit nécessairement s’incarner et véhiculer certaines valeurs… des valeurs que le thé sacré nous révèlent et que l’on apprend à appliquer au quotidien…

humainement et divinement… humblement et simplement…

et surtout, en toute humilité…


si vous êtes curieux/ses, ci-bas lecture et documentaires…

Quelques ressources

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Lien vers la conférence du 19 octobre à l’église St-James
https://www.facebook.com/events/357978624868323/?notif_t=plan_edited&notif_id=1571106584563071 

Le serpent et moi (clinique Takiwasi)
https://docs.google.com/file/d/0B6M7WVyiDq9SU0R0NmVhZjBaSGs/edit

 Site web de la Clinique Takiwasi au Pérou (version française)
http://takiwasi.org/indexfr.php

The nature of things (David Suzuki)
https://www.youtube.com/watch?v=fMyd1QOP3mw

Article de Josée Blanchette dans le Devoir
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/562569/traitement-choc#

pélerinage annuel et coming out

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••• les zultimes chroniques – 15/10/19

en ces temps de début de gel ici, avec les feuilles qui ont à peu près complété leur grande chute annuelle, avec l’agrandissement de la maison à terminer, c’est déjà le temps de préparer notre prochain voyage au Brésil…

2 semaines de grand travail à fendre bois, nettoyer, faire musique, battre la vigne, nettoyer les feuilles de la Rainha, à monter les chaudrons, à brasser le thé, à peaufiner notre portugais et à développer nos relations familiales et d’amitié… et entreprendre un grand grand voyage à l’intérieur et à l’extérieur de soi… dans l’univers en fait… dans les divers mondes…

quand nous allons au Brésil pour la fabrication du thé Daime, c’est comme si nous allions au monastère…. contrairement à ce que ça peut sembler, on ne voyage pas dans le superbe pays qu’est le Brésil, on ne fait pas de tourisme…

non…

nous sommes accueillis par nos hôtes qui nous ramassent à l’aéroport et de là, nous ne sortons pratiquement pas des murs du campus… et en compagnie de toute lea communauté, nous prenons part au grand travail d’amour qu’est la fabrication du thé sacré…

ces temps-ci, beaucoup de bruit dans les médias autour de nos pratiques spirituelles… souvent à partir d’événements sensationnalistes, on nous lie à ces événements qui n’ont pourtant aucun rapport à nous et à nos pratiques…

alors pour tenter de rectifier le tir et sortir de l’ombre – coudonc, qui sont ces obscurs groupes religieux à qui Santé Canada a accordé la permission d’importer et de servir ce mystérieux thé ? –  je serai en entrevue tout à l’heure pour tenter de remettre les pendules à l’heure, cette heure du moment qui tilte un peu ces temps-ci… diffusion bientôt… vous en reparle…

et samedi prochain, cette conférence organisée par Ceu do Montréal (voir bannière ci-haut), une autre des quelques églises légales, en fait celle qui a ouvert le chemin depuis 17 ans, qui rassemblera divers intervenant(e)s d’une grande qualité qui informeront le public avec de l’information pertinente… et fondée…

c’est le temps de sortir…

avec respect, soin, délicatesse et un sincère désir de partager qui nous sommes… en toute humilité et simplicité… et avec clarté… et dignité… car rien à enseigner à personne, mais rien à cacher non plus… délicate intervention de relation publique…

et aujourd’hui, c’est la journée des professeurs au Brésil… Viva !

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