Archives pour la catégorie les zultimes chroniques

hasardieu

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••• les zultimes chroniques – 4/12/19

certaines personnes affirment parfois avec une certitude certaine, sinon une certaine certitude, que le hasard n’existe pas… tadam !

affirmant du même coup, du haut de leur superbe conviction quasi divine,  que tout est déjà planifié, que tout se déroule selon LE plan divin… et que l’on crée sa réalité, que l’on peut matérialiser et manifester tout ce que l’on désire…

personnellement, je ne sais rien de tout cela… comme la plupart d’entre nous probablement…

d’un côté, soit que tout est déjà prévu, orchestré et planifié, ou tout est un pur hasard… ou quelque chose entre les deux… tout est possible à mon humble avis… et dans tous les cas, on devrait pouvoir relaxer…

mais peu importe ce qui en est pour de vrai dans la vraie vie, j’aime bien cette définition du hasard de Monsieur Albert, soit que le hasard n’est que Dieu se promenant incognito

les athé(e)s – ou les ati-croyant(e)s – auront sûrement de la difficulté avec cette affirmation car on y fait mention de Dieu… mais ainsi soit-il… Amen et revenons-en…

peu importe ce que l’on croit, la vie se déploie telle qu’elle se déploie, hasard ou pas, synchronicité ou pas… gros gros work in progress

peu importe comment on nomme le déroulement de la vie en général, et de notre vie en particulier, tout n’est que suite d’événements plus ou moins connectés les uns aux autres et nous sommes au milieu de ce processus, en train d’observer…

si on peut demeurer observateur/trice de ce grand déroulement de vie, conscient qu’on y prend part en même temps que cela se produit en nous, et à notre insu, sans trop juger ni présumer de rien, car tout semble être question de perception au fond, on finira bien par trouver le sens de tout ceci… peut-être… ou pas…

et cela est aussi parfait…

hasard, coïncidence, plan… que des mots, des concepts mentaux, des agencements de lettres pour tenter de déchiffrer et faire sens de ce grand mystère qui prend place en nous et autour, ce grand mystère dans lequel nous baignons…

tellement immense, tellement incompréhensible que notre petite tête tente par divers moyens de saisir cette prétendue réalité qui prend place devant et derrière nos yeux…

personnellement, je crois que la vie joue avec nous, elle se joue de nous…

et que nous sommes les acteurs et actrices d’une grande pièce de théâtre, une comédie dramatique d’émotions, de pensées et d’événements divers qui ne font de sens que pour eux-mêmes et par eux-mêmes… une suite d’événements qui nous dépassent et que nous tentons par divers moyens – avec plus ou moins de succès – de mettre en ordre, d’ordonner, pour en faire sens… et même parfois que nous tentons de contrôler…

pourtant…

coin coin si dense, dit le canard…


Sans doute l’avez-vous remarqué : notre attente – d’un amour, d’un printemps, d’un repos – est toujours comblée par surprise. Comme si ce que nous espérions était toujours inespéré. Comme si la vraie formule d’attendre était celle-ci : ne rien prévoir, sinon l’imprévisible. Ne rien attendre, sinon l’inattendu.

Christian Bobin

chemin de grâce

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••• les zultimes chroniques – 28/11/19

traduction: ironiquement, quand tu fais la paix avec le fait que l’objectif ultime dans la vie n’est pas le bonheur, mais davantage l’expérience et l’apprentissage, le bonheur en découle telle une conséquence naturelle… quand tu ne le recherches pas, le bonheur te trouvera sur son chemin…

hier je suis allé visiter une amie et on se disait que clairement, cet automne en était un gros… pour nous deux du moins… gros automne en effet… gros automne tout recouvert de blanc de nouveau ici de matin… gros et beau…

et on se disait aussi quelque chose de semblable à ce qu’affiche cette affichette… genre, pas le but qui compte, mais le chemin…

ce qu’on y découvre sur soi dans ces moments plus denses, ce qui remonte de notre fond, ce que l’on apprend, sur soi, sur les autres et sur la vie, même quand on ne comprend pas…

même quand on ne sait pas où mène le chemin, on marche, pas à pas, un pas à la fois… et on continue… avec foi, avec amour, avec conviction, et hésitation aussi… un grand all you can live la vie…

même quand on ne comprend pas, ni ne voit le bout de la route, ni même la route, on continue de marcher en dansant, en chantant, en faisant confiance…

car quoi faire d’autre ?

parfois, l’élan de vie est clair et nous tire vite vite vite vers l’avant, plein de projets excitants en coeur et tête… parfois c’est l’extase, ce qui signifie littéralement : être (stase) hors de soi (ex), sortir de soi

et parfois, ça va moins vite… parfois, pas vite du tout… du moins pas autant qu’on le voudrait…. parfois la vie est juste ordinaire… tout bonnement…

et parfois, on a même l’impression de faire du surplace…

et pourtant… la vie continue, et nous dedans, dessus, même si sans dessus dessous…

et pourtant, où s’en va-t-on ailleurs qu’ici anyway ?

et si en ces états-moments d’apparents standby se cachaient au fond des bénédictions ?

car d’une certaine façon, la vie est un gros stand by, un grand chemin mais que l’on ne peut marcher qu’un pas à la fois, chaque pas dans la foi… avec possibilité de prendre des pauses quand on a besoin… car le chemin défile sans cesse, y a pas de presse…

peut-être pas nous qui marchons sur le chemin, peut-être seulement le chemin qui défile vers nous ?

le bonheur permanent est un leurre… le bonheur à tout prix ? un scam… un technique de vente… une approche marketing…

car la vie est en quelque sorte bipolaire, avec ses up et ses down

en effet, plein de hauts et de bas en ce bas monde, qui nous emportent avec eux à l’occasion… quel manège la vie…

alors quand la vie en fait à sa tête, quoi faire d’autre que de lâcher la nôtre et de suivre le courant ? et de surfer plutôt que tenter de se battre contre ?

peu importe les situations, peu importe le mood ou la saveur du moment, on peut toujours trouver quelque chose à apprécier, à voir à-propos de soi, quelque de nouveau à apprendre, à découvrir, ou re-découvrir…

et souvent ce sont les moments les plus denses qui nous en apprennent le plus… même si on la préfère en général légère et fluffy la vie… mais si on dit : ainsi soit-il, pas toujours ainsi est-elle… et c’est parfait ainsi…

car lorsqu’on flye et que tout coule, on a tendance à moins voir par en dedans… quand ça flye high, on est davantage attiré(e)s par en dehors… ce qui a son charme aussi…

mais quand c’est plus dense en soi, quand ça danse autrement, nous sommes davantage porté(e)s à sentir, à goûter, à prendre le temps…

quand c’est plus dense, on dirait aussi que le temps passe moins vite… peut-être justement pour nous permettre de mieux voir et mieux sentir…

ainsi, quand on met l’emphase sur apprendre et découvrir plutôt que de chercher et trouver le bonheur à tout prix, on relaxe, on ralentit et tout à coup poups ! le bonheur est ici… sa binette dans la nôtre… hello happiness, how do you do ? fine ati, and you ? tiguidou itou happinou…

un bonheur simple, paisible, ordinaire… comme disait notre Félix, un ptit bonheur…

on mange, on respire, on vit… on chauffe le poêle, on fait la vaisselle, on vit… tout simplement… et ce matin, on pellette la neige… zen de rien en ce grand tout…

lorsque l’on est en quête d’extra ordinaire, on passe à côté de l’ordinaire, cet ordinaire si extra qu’on le sous-estime et ne l’apprécie pas à sa juste mesure…

alors extra ordinaires lecteurs/trices, je vous quitte pour quelques jours de ressourcement unplugged, m’en allant par d’autre chemins chanter, prier, communier… m’en vais célébrer pendant 3 jours avec mes amis des USA pour leur thanksgiving…

alors j’en profite pour offrir ma gratitude à tous, toutes et à tout ce qui vit… même et surtout à ce que je ne comprends pas…

respect, humilité et curiosité all the way


«Parce que la nourriture est disponible pour moi encore aujourd’hui, je suis reconnaissant.

Un autre jour à vivre, alors je suis extrêmement reconnaissant.

Ce matin je me suis réveillé vivant, encore; aujourd’hui, de nouveau le soleil m’a redonné sa lumière; aujourd’hui je pourrai revoir la lune.

Je suis encore en vie aujourd’hui ! Il n’était pas nécessaire que je sois en vie aujourd’hui, aujourd’hui, j’aurais pu être dans ma tombe – mais la vie m’a encore été prêtée.

Je n’ai rien fait pour la mériter, elle m’a simplement été prêtée de nouveau.

Pour cela, un sentiment de gratitude règne dans mon cœur.

Nous mangeons, nous buvons de l’eau, nous respirons – profond sentiment de gratitude pour tout cela.

Pour toute la vie, envers le monde entier, envers l’univers entier, envers la nature, envers le divin, immense sentiment de gratitude.

Je suis encore en vie aujourd’hui.

Merci !

sâgesse

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••• les zultimes chroniques – 27/11/19

ce matin, plutôt que ses mots, le chroniqueur a envie de partager quelques photos créatives trouvées sur FB – désolé je n’ai pas pu identifié la référence précise… si quelqu’un connait, merci de me dire…

mais comme vous voyez et verrez encore davantage plus bas, l’idée est forte et frappe…

ces photos nous incitent et nous invitent à voir le/la jeune derrière le/la vieux/vieille… l’âme au-delà du corps… la jeune peau enrobant le corps avant la peau plissée…

toutefois, lorsqu’on croise une personne âgée, on a tendance à occulter toute la vie contenue dans ce corps usé… tendance à ne voir que la surface de la peau… que la fleur de la peau…

et quand on vieillit, ce qui est le cas de pas mal tout le monde right ? on a tendance à paniquer et à vouloir revenir dans le passé… peu d’entre nous aiment vieillir…

mais vieillir est aussi un riche processus, malgré certains dommages collatéraux, certaines conséquences moins heureuses…

avec les années qui s’accumulent, si le corps ralentit, l’âme s’éveille, se réveille…

et j’ai comme l’impression que pour vous comme pour moi que comme pour les gens sur les photos, toujours une image plus jeune de soi que l’on perçoit dans la glace… comme si justement notre image de soi fige malgré l’évolution de notre corps… notre coeur d’enfant ne vieillit pas…

si on dit que le temps n’existe pas, alors ces photos nous l’illustrent bien…

et rappelons-nous de garder ce regard frais sur la personne intégrale la prochaine fois que l’on rencontre quelqu’un dont le corps a vieillit… car le et la ptite jeune n’est jamais très loin derrière… et que la beauté et la vitalité ne font que se transformer…

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God is an American

0.jpg••• les zultimes chroniques – 26/11/19

ce matin je réponds à une invitation amicale d’un bro du plat haut qui m’invite à commenter… après m’avoir malicieusement et de bonne foi envoyé cette photo… beau tuyau 😉

j’aurais pu dire je réagis à une invitation amicale car les deux sont parfois semblables et difficiles à distinguer l’un de l’autre… réaction et réponse, couple étrange…

en fait, on pourrait dire qu’une réaction est une réponse très très spontanée… trop parfois… mais ça c’est un autre débat…

mais ce matin, Dieu me commande de réagir publiquement et espérons-le pudiquement et pudibondement… car Dieu a ses propres voies, toujours mystérieuses…

et sa mère alors… aho Mother of God…

mon ami et moi avons régulièrement des échanges verbaux autour du vaste et large thème de la religion et de ses divers serviteurs… échanges parfois un ptsipeu houleux, mais toujours cordiaux, miséricordieux même parfois… Amen et Aléluia !

et je dois avouer ce matin que cette photo ne peut que s’avérée fondée…

1 à 0 pour ami…

car si Dieu existe, tout ce qui arrive lui est tributaire… car tout ce qui se manifeste en ce bas monde ne peut qu’être une manifestation divine… si nous sommes des créatures de Dieu, il est responsable de tout right ? ultimement, je veux dire… tout est sa volonté…

si Dieu existe, il – ou elle – est nécessairement un package deal… un tout inclus… un grand buffet chinois all you can eat… avec parfois certains excès… et tout ce qui se manifeste dans la création est un sous-produit de la création divine… tout ou rien avec Dieu…

si on y croit, alors les 7-8 milliards d’humain(e)s et leurs actions sont des créatures de Dieu, ce qui inclus tout car tout ce qui existe est l’oeuvre de Dieu… God’s work…

et au contraire, si l’on croit que Dieu n’existe pas, rien de ce qui arrive – ou n’arrive pas for that matter – n’arrive à cause de lui, ou elle, car nous sommes en l’an 2019 AC/DC tout de même…

donc soit tout ce qui arrive est l’oeuvre de Dieu, ou alors Dieu n’existe pas…

et alors ?

un gros nowhere sans sens le monde ?

ou un melting pot à sens unique ?

peut-être, je n’en sais rien personnellement… mais je cherche et suis curieux…

avec le concept de Dieu, source certaine de tensions entre ami(e)s et même entre membres de la même famille parfois, et de peuples, on a affaire à différentes interprétations…

oh my God !

ah ce cher Dieu… quel personnage…

certain(e)s l’appellent de son ptit nom, certain(e)s le nient ou le conspuent, le blâment et le rendent responsable de tout et rien, d’autres lui parlent, le prient ou le chantent, certain(e)s l’entendent même… tandis que d’autres se prennent pour lui, ou elle, ou pour son fils et sa fille…

d’autres encore ne reconnaissent pas Dieu de ce nom mais ils et elles le nomment vie, existence, univers, création, destin, et nommez-le…

donc d’un côté, il y a ceux et celles qui croient que Dieu choisit et crée tout, et, de l’autre, il – ou elle – n’existe même pas… et la vie est un grand free for all… qui se déploie d’elle-même… allez savoir…

et il y a un peu de vie et certaines croyances diverses entre ces deux polarités Dieu tout ou rien… c’est le même prix, c’est le même monde… peu importe ce que l’on aime ou choisit de croire…

car ce qui est est, that’s it !

ou l’est-ce vraiment ?

pas que nous qui sommes une création, Dieu l’est aussi… notre création… ça marche des deux bords ce jeu-là dit-on… Dieu nous a créé à son image et vice et versa… quel tête à queue divin !

et quand le secrétaire à l’énergie sera fired, qu’il obtiendra son congé, ce sera aussi la décision de Dieu… et de l’un de ses multiples serviteurs…

car comme le disait notre JP, God is an American  !

Inch Allah !

et en même temps…

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moins c’est plus

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••• les zultimes chroniques – 25/11/19

traduction: moins est tout ce dont vous avez besoin

on consomme trop…

alors on accumule et empile trop, et on pollue trop et jette trop… même quand on pense recycler…

on possède beaucoup… d’affaires… et de croyances…

alors on s’en fait trop… peur de les perdre, de se les faire voler… alors on s’assure, du moins, on essaie d’assurer nos affaires… en vain, car pas d’assurance dans la vie…

on a trop de prétendu(e)s ami(e)s… mais pas assez d’intimes et de proches…

on a des opinions sur tout, trop d’opinions… pas assez de réflexion…

on pense trop…

alors on s’en fait trop… et on imagine souvent le pire…

on s’informe trop… alors on s’en fait d’autant plus… car les nouvelles mainstream sont en général mauvaises… les bonnes nouvelles semblent nous ennuyer…

on bouffe trop…

alors on en traîne trop dans notre sillon… sur notre dos, sur nos épaules, sur notre aura, dans notre corps énergétique, sur notre corps porel, et poreux…

on vit trop vite… on court, ça va de plus en plus vite… ou tourne dans une spirale étourdissante…

vient un certain point dans la vie ou on doit viser moins, car moins c’est plus…

car souvent moins on en a, plus on apprécie…

moins sommes-nous, mieux on l’est… être presque rien… c’est être presque tout…

moins on en a, mieux on l’a…

alors vient un moment donné où l’on finit par troquer la quantité pour la qualité…

vive la parcimonie, la discrimination, la sélection des choses et des gens de qualité…

vivre la vie à basse vitesse, vive la vie lente… vive la vigilance…

moins moins moins… jusqu’à presque rien… qui redevient tout tout tout…

tiguidou…

 

pas écrivain le chroniqueur

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••• les zultimes chroniques – 22/11/19

mais je compte bien travailler à le devenir…

comme ce peintre dont le talent est plutôt restreint, limité et rustique, je ne suis pas un écrivain…

et pas vraiment plus doué avec les mots que lui avec les couleurs… je crées des textes en bonne femme et bonhomme allumettes…

en fait, je sketch des chroniques… je joue au chroniqueur… wannabe chronique

ces chroniques, depuis des années, je les gosse à la main, même si je vous les garoche à la machine

et comme ce prétendu peintre s’apprête à le faire, car il a bien dû le faire sinon elle aurait eu froid un moment donné la madame éventuellement, ce matin je vous l’annonce publiquement…

je ne suis pas un écrivain !

tadam !

quoi ? vous le saviez déjà ?

schnout alors…

même si j’écris depuis des années, près de 2200 chroniques plus tard, je vous l’avoue et l’admet candidement: je ne suis pas un écrivain… mais vous le saviez déjà…

je suis peut-être tout un plus un écriveux, un écriveur, un gosseur de mots, un gars qui aime taper des lettres et les enligner, lier des mots et jouer avec… et tenter de trouver du sens entre mes propres lignes… parfois je me comprends, souvent pas… mais comprend comprend pas, j’écris, sinon je crierais…

même que parfois, je me relis et me demande qui a écrit ça… personnalités multiples… mais nous allons de mieux en mieux…

si je ne me comprends pas toujours moi-même, imaginez-vous, et imaginez vous donc… 😉

même m’autoproclamer chroniqueur est un peu prétentieux et tiré par les lettres comme les coiffeurs/ses tirent les cheveux ou certains politiciens les ficelles…

en fait, je joue au chroniqueur, wannabe, être ou ne pas être, même pas une question, encore moins une réponse… chroniqueur, je le suis presque, comme le presque peintre de la photo fait presque des fresques… restes de mots, presque textes…

et plutôt que d’être payé pour le faire, c’est moi qui paie pour écrire… qui a dit qu’on ne payait rien pour écrire ? où était-ce pour attendre qu’on ne payait rien ? je ne m’attendais pas à ça… mais rien comme se surprendre avec ses propres mots…

j’écris presque gratuitement car mes chroniques sont gratis… freeze dit la police ! moi j’écris gratuitement, dans le sens de n’importe quoi, alors tout ce que j’énonce est gratuit, sans sens ni fondement, rien à prouver ni éprouver… des mots frits comme les patates, et comme un OKyeur, je poutine entre les mots, et les tons… mottons de mots dits…

si je ne suis pas un écrivain, alors vous, êtes-vous des lecteurs/trices ?

ou des simili, des wannabee, des should be ?

grande question je l’admet… désolé si je remets votre statut et identité en question…

mais si vous osez poser vos yeux sur ces mots, alors vous êtes un peu comme la madame sur la photo non ? vous vous prêtez à mes jeux de mots tordus… twisté(e)s lecteurs/trices va… allez… lis là…

si le gros de mes écrits, oui j’écris en gros et en détail, sont en français, assaisonnés de mots english ici and there, je cries aussi en slangish… la beauté de ne pas être payé pour dire n’importe quoi… on peut le faire n’importe comment… mais ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas n’importe qui… nous sommes ensemble dans ce bateau de mots…

et floush et floush…

si je fais mon coming out ce matin, coq… uorico lecteurs/trices, à partir de janvier, je vais travailler ma technique… je vais prendre des cours pour faire long…

envie d’apprendre un peu comment monter des histoires, comment mieux faire tenir les mots ensemble pour qu’ils mènent à quelque part ailleurs que nulle part, apprendre comment agencer des mots les uns à la suite de l’autre afin qu’ils portent…

car si la grande vie out there est notre modèle que nous tentons d’illustrer au mieux de nos habilités, bonne idée de tenter de raffiner nos techniques pour la mieux rendre, pour la rendre de plus près à ce qu’elle peut ressembler…

alors cher non lecteurs/trices, voilà c’est fait, c’est dit, c’est lâché lousse…

et houste…

discipline et liberté

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••• les zultimes chroniques – 21/11/19

la liberté est probablement l’une des quêtes fondamentales chez nous chères bibittes humaines…

en fait, la liberté peut constituer le plus grand des désirs, le désir ultime…

mais qu’est-ce que la liberté au juste ?

grande question en effet… dont nous ne ferons pas le tour en ces quelques lignes…

mais en même temps, peut-être que la liberté est aussi simple que cela… voici la liberté !

en quête de liberté, on peut en effet devenir esclave de nos désirs…

en fait on ne peut probablement pas parler de liberté au singulier, mais plutôt de libertés au pluriel…

la liberté, c’est aussi en partie en quelque sorte sentir que l’on vit sans contraintes, ou du moins avec de moins en moins de contraintes… sentir que l’on peut faire, dire, penser et sentir ce que l’on veut… ou peut…

mais être libre est-il seulement vivre sans contraintes, sans limites, sans dépendance ?

quelque chose du genre j’imagine… grosso modo…

aussi contradictoire que cela puisse paraître, pas certain que les mots puissent vraiment permettre de saisir la liberté… mais on peut quand même essayer right ?

peut-être que la liberté se situe au-delà des mots ? possiblement, probablement…

mais peut-être que pour définir la liberté, il faut procéder par élimination, en identifiant tout ce qui ne constitue pas la liberté ? un peu long mais peut-être inévitable ? peut-être pour ça qu’on nous offre de nombreuses années pour y arriver… même peut-être plusieurs vies ?

et on peut aussi se demander si on peut vraiment être libres… bonne question…

car tant que nous sommes logé(e)s – emprisonné(e) ? – dans un corps humain, nous sommes soumis à des besoins fondamentaux, et avec eux des contraintes…

et l’âge semble nous enseigner qu’avec les années qui s’accumulent, notre marge de manoeuvre rétrécit… dans la mobilité du moins… car le corps qui ralentit peut devenir un contenant qui favorise graduellement un certain retour cers l’âme…

comme liberté et discipline ne sont pas nécessairement contradictoires, corps et âme ne sont pas automatiquement une dualité… corps et âme…

mais comme un verre d’eau à moitié rempli, le corps humain peut être considéré soit comme une entrave à la liberté, soit comme un déclencheur de liberté…

et pour certain(e)s d’entre nous, liberté et discipline peuvent sembler être en opposition l’une avec l’autre…

mais une discipline naturelle, qui découle d’une motivation intrinsèque, n’est pas une contrainte, c’est un contenant…

et comme l’indique la citation plus haut, liberté et discipline ne sont pas nécessairement opposées l’une à l’autre…

pour moi, qui a pris l’habitude d’écrire au lever du jour quasi quotidiennement, cette discipline auto imposée me procure en effet une certaine liberté… une liberté certaine…

pendant un moment, je peux taper à peu près ce que je veux… liberté relative… que les mots pour me contenir, me limiter..

mais fondamentalement, peut-on être totalement libre ?

la question se pose, et se repose, et repose sur plus grand que soi…

comme la vie en général, la liberté est un mystère…

liberté et discipline… couple intéressant… complémentaire…

d’une certaine façon, en terme de discipline, dans le contenant se trouve la source du contenu… car le contenant peut aussi être un propulseur de liberté…

à l’exemple de certains prisonniers ou de religieux/ses qui se sentent plus libres entre les quatre murs de la prison/monastère qu’à l’extérieur des murs, une certaine contrainte peut représenter le catalyseur d’une certaine liberté…

ces murs qui compriment la quête, qui la concentrent, qui la multiplient…

ces mots qui nous contraignent à chercher du sens dans plus grand que soi…

des mots/murs qui propulsent vers l’intérieur, vers l’au-delà…

comme pour certaines personnes qui préfèrent les routines, ces routines peuvent être sécurisantes… trop de liberté peut être épeurant pour certain(e)s… on peut s’y perdre…

et au contraire, pour d’autres toute routine tue la spontanéité… rien comme avoir des enfants pour apprendre en ce sens… trouver la spontanéité dans la routine…

ah mes amis, la liberté, quelle discipline cela requiert que de chercher la liberté…

peut-être que davantage que les mots, c’est la musique qui peut nous y mener ?


La musique ne dit rien, elle montre simplement quelque chose; c’est la beauté de la musique.
On ne se demande pas si la musique est vraie ou si elle ne l’est pas.
Ce n’est pas la question.
On l’écoute simplement.
On est pris, envahi, on est possédé par la musique.
On rentre en vibration avec la musique.
On est transporté dans un autre espace, une autre réalité.
Ce n’est plus la société mondaine.
La musique vous amène aux plus hauts sommets de l’existence et de la vie.
Elle vous prend par la main et vous amène poliment et avec amour dans le mystérieux. »

– Osho ~ from The Secret of Secrets, Vol 2, ch 4

Yo delà des mots

 

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••• les zultimes chroniques – 20/11/19

hier soir, je suis aller voir – mais surtout entendre et goûter – les mots du poête/slammeur/rappeur/écrivain/travailleur social suite à une invitation de mon amie Supsup… merci mon amie Supsup…

quelle belle soirée, quelle beau spectacle, quelle belle salle aussi que la – nouvelle – salle Gilles-Vigneault downtown St-Jérôme… juste nom s’il en est un pour ce spectacle pouet pouet et tique…

comme on dit, parfois on doit écouter pour voir…

ce gars-là est tout simplement un prestigiditateur de mots… à nos oreilles…

comme Sol, il les tord les mots, il les twist, jongle avec, les pitch en l’air, les ramasse, les mâche et les relâche… il libère les mots free free free… il prend même nos mots et, live, sur place et on the spot et non stop, il en fait quelque chose d’inspirant en improvisant… impressionnant, étonnant, capotant, ren vers san en verlan… au bon endroit au bon moment… oui papa !

décidément, les mots sont un matériau malléable et flexible pour ce David gars liant et déliant les mots… de la glu littéraire avec laquelle il peut faire n’importe quoi… ou fresque… des châteaux de sable comme des palaces de rêves…

ce gars-là a gagné la coupe mondiale de poésie en 2011… à 31 ans à peine… exploit vous dites ? yo !

pendant presque 2 heures hier soir, seul sur scène, après avoir visité 2 écoles durant la journée, avec ses mots et seulement quelques guguss, il nous emmène avec lui dans son monde virtuel, il nous fait voyager dans le monde des mots, surtout de leurs jeux et leurs danses, il nous fait flyer dans les hautes sphères virtuelles entre les lignes… sans fil autre que celui de sa bouche… et son tissu de mots cousus de fil d’or…

travailleur social de formation, il continue d’aller dans les prisons et les écoles pour inspirer les gens, pour les allumer à leurs propres mots… comme il dit ce qui ne s’exprime pas s’imprime…

un gars simple et ordinaire, un gars de mots et de phrases… pas du tout en phrase terminale…

un gars qui travaille beaucoup sur l’agencement de ses mots, avec les mots… ou sont-ce les mots qui le travaillent ? en tous cas, ils se jouent de lui… et lui avec eux…

un gars qui nous a enseigné pendant quelques heures qu’écrire requiert de l’inspiration, de l’originalité, de l’audace, du travail, mais aussi et surtout beaucoup beaucoup de discipline… et beaucoup de lecture aussi… avec ses mots, il nous donne envie de lire nos classiques…

pour un wannabee écrivain de ma trempe, grande leçon de vie… de la part d’un gars qui a l’âge de ma fille la plus vieille… humilité…

et grande motivation à plonger…

alors on verra quelles seront les suites du passage de ce grand David sur moi car des suites il y aura… sweet j’espère…

car j’ai beau vous écrire chroniquement comme un ptit coq au rico à chaque aurore, je sens qu’une autre étape est sur le point de commencer écriture wise pour moiquestion de consolider les tap tap chroniques… et de m’y mettre plus sérieusement pour plus de plaisir de dire…

à suivre… avec des mots… à poursuivre…

https://www.davidgoudreault.org/

l’infini, toute suite et maintenant

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••• les zultimes chroniques – 19/11/19

ah, ce cher infini…

existe-t-il seulement ?

ou n’est-il pas simplement un éternel recommencement ?

un maintenant perpétuel ?

maintenant, encore et encore et encore…

maintenant, pour toujours…

il existe quelques grands concepts mystérieux en ce bas monde… l’infini en est un…

en fait l’infini est pratiquement impossible à imaginer…

trop vaste pour notre petite tête, pour notre imagination plus ou moins limitée…

on pourrait en parler tellement longtemps et s’y attarder ad nauseam aeternam

mais au fond, même si on se cassait la tête infiniment, possiblement qu’on n’en saurait pas davantage…

car rien comme vivre pour mettre ces mots à l’épreuve du temps qui passe et passe…

et repassera…

bonne tranche d’infini aujourd’hui…

profitons-en car ça passe infiniment rapidement…

 

 

 

 

briller de présence

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••• les zultimes chroniques – 18/11/19

traduction: un phare ne court pas partout sur l’île à la recherche de bateaux à sauver… il ne fait que se tenir droit et briller… – Anne Lamott

belle image non ?

être un phare, premièrement pour soi-même, et possiblement, pour les autres autour de soi… mais qu’une conséquence secondaire…

encore un peu de lueur ?

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traduction: au milieu d’une nuit de souffrance et de noirceur, sois une chandelle qui partage sa lumière jusqu’au matin… – Rumi

ce matin on fait dans la lumière chers lecteurs/trices…

j’allais dire car novembre oblige mais disons que s’il n’oblige pas, novembre suggère fortement de viser quelconque source de lumière…

ainsi, novembre pourrait en quelque sorte être déclaré mois de la lumière

en fait, ces quelques images ont retenu mon attention, donc elles qui suggèrent… et moi qui obtempère… car la lumière est toujours bienvenue, et encore plus particulièrement en ce temps-ci de l’année…

si dehors novembre, dedans lumière alors… car la vie n’est qu’un fragile équilibre… et un constant paradoxe… entre les extrêmes…

comme on en a encore pour un mois à ce que les jours «raccourcissent», avec comme conséquence la lumière extérieure sur une pente descendante et des jours de plus en plus courts, nécessaire de compenser avec sa propre lumière…

car l’ombre appelle la lumière…

en cette période pivot de l’année, si courte cette année coincée entre les couleurs et le grand blanc, alors que les sources lumineuses en provenance de l’extérieur diminuent avant que les lumières de Noël ne viennent compenser, novembre est l’occasion idéale pour puiser en soi pour luire, réfléchir, allumer, pour briller…

novembre oblige…

en ce temps d’ombre et de noirceur, la lumière symbolise l’espoir et la foi…

foi et espoir, tout en demeurant présent à ce qui se vit en ce moment… car cette ombre révèle, cette ombre est précieuse…

car lorsque c’est sombre autour, et parfois dedans aussi, nul autre choix que de puiser à toutes les sources de lumière…

quand c’est sombre en soi, essentiel de mettre l’énergie à puiser à sa propre source lumineuse… car elle est ici, elle est là…

la flamme brille toujours, la lumière, même si parfois tamisée, est toujours en vie…

d’ailleurs, dans nos cérémonies, nous chantons souvent cette lumière…

eu sou luz, eu sou luz… porque tudo vem da luz…
je suis lumière, je suis lumière, parce que tout vient de la lumière…

la la la… et ici…

c’est au coeur du plus sombre que l’on doit laisser briller la lumière, sa lumière… cette lumière qui illumine toute vie…

en fait, pas vraiment rien à faire pour qu’elle brille la lumière, rien d’autre que de la laisser briller, car elle brille toute seule, elle luit d’elle-même…

et si on célèbre et valorise la lumière, apprécions aussi l’ombre lorsqu’elle se présente dans nos vies… car aussi important que la lumière pour que le repos s’installe, pour que nos yeux se reposent, pour que notre coeur se regénère…

car au fond de soi, la flamme brille toujours…

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