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divine ignorance

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les dernières chroniques – 20/6/17

tant à savoir en cette existence, tant à découvrir, tant à connaître…

mais encore davantage de stock à ignorer… encore plus de choses à ne pas savoir ni vouloir savoir…

car il y a trop à savoir en ce monde qu’on doit inévitablement choisir, trier, discarder… choisir nos batailles comme disaient les gens d’avant… ou les gens de guerre…

disons que pour nous, gens de maintenant et gens de paix, nous devons choisir ce sur quoi on porte notre regard… car cela deviendra notre réalité…

si on ne peut choisir les pensées qui nous visitent le mental, on peut au moins discerner celles sur lesquelles on portera notre attention de celles qu’on ignorera immédiatement…

alors si la connaissance est une chose, devenir artiste de la connaissance en est une autre… qui a à voir avec la capacité d’ignorer le non-essentiel, le non-important, de laisser de côté les peccadilles…

comme en ce qui l’information qui circule de plus en plus mais aussi de plus en plus sauvagement – fake news etc…, savoir où porter notre regard et notre analyse…

mais surtout faire porter notre regard en soi, à partir de soi… regarder comment on répond à ce que la vie nous envoie… car on sait que l’on ne peut contrôler ce qui vient à nous mais on peut décider du comment on répond, plutôt que de réagir automatiquement…

on ne peut changer le monde extérieur, on ne peut qu’agir sur notre perception, nos cibles de regard…

on peut choisir d’ouvrir nos yeux pour voir nos zones d’ombre et les éclairer… ou de les garder fermés…

on peut choisir d’ouvrir notre coeur et daller vers l’amour – ou pas –  avec les risques que cela comporte… mais à mon avis devenir artiste implique inévitablement prendre le risque de l’amour, seul risque valable…

et qui dit connaissance, on dit aussi co naissance, naître ensemble, naître avec qui on est en ce moment même, naître encore et encore, à chaque moment… devenir artiste de la co naissance, de la naissance de chacun de nous, individuellement et ensemble… comme individu autonome et solide et comme communauté humaine et solidaire…

viser l’objectif ultime et ignorer les détails qui divertissent, qui détournent le regard, qui dissipent l’énergie… garder la foi et continuer de tendre vers l’objectif ultime qui consiste à semer l’amour, à partager la lumière…

abandonner le désir de savoir et, du coup, se rappeler l’ultime essentiel… divin savoir qui ne requiert aucun effort…

et comme disait JC, heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux est à eux et elles…

 

profondeurs

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les dernières chroniques – 13/6/17

traduction : je creuse, tu creuses, nous creusons, il creuse, elle creuse, ils creusent… ce n’est pas un beau poème mais c’est très profond

matin pluvieux sur la Côte… matin profond… matintérieur… mat intérieur… matin rieur… matin joueur de mots enjoués… matin superficiellement profond…

l’observation des baleines, activité que nous pratiquons ici depuis quelques jours, m’a amené à réfléchir aux profondeurs en général… car même lorsqu’on ne voit pas les baleines, elles sont présentes… que sous l’eau ces cache à l’eau…

elles plongent pour aller manger et hier on se demandaient si elles dormaient au fond de l’eau justement ? faudrait leur demander… ou le googler… ce que j’ai fait, mais je préserve le secret 😉 captivant… vous irez chercher si ça vous démange assez…

donc au menu ce matin, superficialité et profondeur…

en quelques questions…

premièrement, où se situe la ligne entre superficiel et profond ? bonne question je sais…

et puis ensuite, est-ce que la profondeur se situe nécessairement par en bas ? les astres ne peuvent-ils pas être profonds ?

et si on creuse jusqu’au au fond de soi-même, n’arriva-t-on pas au top du top du fond ?

d’ailleurs y-a-t’il seulement une fin au fond ?

voyez comment une simple affiche apparemment bébête à première vue peut entraîner de profonds questionnements pour un creux chroniqueur ?

car la profondeur a pour moi inévitablement à voir avec le doute, le questionnement, le dépassement des nos apparentes certitudes mais pourtant

car la vie semble simple et bobonne mais au fond du fond, peut-être qu’il n’y a tout simplement pas de fond ni de fin au fin du fond…

peut-être que la vie n’est qu’un incessant processus de questionnement sans certitude ni réponse ?

oh, je sais bien, peut-être que certain(e)s d’entre vous me diront ne pas trop me poser de questions… et je suis d’accord avec vous… aussi…

mais que voulez-vous, les doutes sur touttt touttt touttt ne me déboutent pas… j’aime amener les doutes au bouttt de leur route… jusqu’à ce qu’ils sortent de route et qu’ils mènent alors vers des chemins de travers…

d’une certaine façon, j’envie les gens qui peuvent se satisfaire de certitudes toutes faites… mais dès mon plus jeune âge, j’ai toujours questionné… comme tous les ptits enfants que je suis moi-même demeuré au plus profond de mon humaine superficialité…

pourquoi ? comment ? avec quoi ? quand ? pourquoi ci ? pourquoi ça ?

pourquoi pas ?

écouter le silence

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les dernières chroniques – 8/6/17

traduction: apportez votre bagage vers le silence lorsque vous cherchez les signes du chemin… -Rumi

salut lecteurs/trices… ptit coucou en provenance du silence…

suis sur le bord de la mer au bout de la route de la Côte du Nord… auprès de mes deux fleurs…

besoin de prendre une distance, de fermer ma bouche et me taire, ouvrir mes bras et mon coeur… et aimer et être aimé… et mes yeux et mes oreilles… et voir et écouter et peut-être entendre…

besoin d’écouter le silence afin qu’il me révèle la suite des choses…

besoin de voir l’infinitude de la mer à perte de vue pour voir ce qui m’appelle…

besoin de donner mon amour et de me faire aimer tout autant en retour pour nourrir mon coeur…

besoin de rien en particulier, besoin de tout, mais surtout de rien…

besoin de faire le vide pour éventuellement faire, défaire et refaire le plein…

regarder la mer et laisser le regard se perdre et éventuellement et possiblement voir le prochain bout de route à suivre ?

en temps et lieu… parfait moment tout le temps…

ou attendre patiemment et sagement que la route me prenne et m’amène ?

ou rester sur place jusqu’à ce que la route devienne moi ou moi la route ?

à suivre…

nobodyness

18319217_10156016241960828_4936532655341757854_o.jpgles dernières chroniques – 8/5/17

beau hein ? ça vient d’Eckart Tolle… via amie Martine… merci…

apprendre à devenir satisfait de n’être personne en particulier… j’ajoute apprendre car pas encore acquis de se satisfaire d’être des nobodies pour nous qui voulons être des somebobies… pas encore pour moi, ni peut-être pour vous…

ne pas se distinguer, synonyme de syntonie avec l’univers… syntonie ? = fusion affective spontanée, intime et harmonieuse avec l’environnement et les êtres qui nous entourent..

car l’égo ne veut pas être égal à autrui, l’égo veut être spécial, unique… unique, comme tout le monde…

donc pas une faiblesse d’être un ou une nobody ? au contraire, une force ? makes sense… mais à découvrir… à apprivoiser… devenir personne…

mais évidemment, pas ce que l’on croit habituellement dans cette société extrovertie dans la cadre de laquelle l’individualité est à l’honneur… me, myself and only me

car nous sommes conditionné(e)s à être autonome et indépendant(e)… et à se distinguer du lot…

pourtant…

nous sommes tous et toutes la même mamatière, la même mamma terre… pas pacha, que fils et fille de la terre… partagent le même esprit, étant le même esprit…

on ne vit qu’avec le soutien de l’univers entier, rien de moins…

coupez-nous l’air et on aura l’air fou assez rapidement… coupez-nous la rotation terrestre et on tombe dans le vide, dans le néant… nous sommes dépendant(e)s de tout, de tout le reste, de tout ce qui vit…

car nous ne sommes pas séparés de rien, pas du tout séparé(e)s tu tout… nous ne sommes qu’une goutte de cette grande marre existentielle… et éventuellement la goute se diluera dans la marre… ou boira l’entière marre et implosera…

alors pourquoi s’entêter à chercher à être une goutte qui veut être différente et séparée ?

car au fond, a-t-on seulement décider de naître ? ou nous a-t-on pitcher ici bas pour apprendre quelque chose ?

décidera-t-on quand on va mourir ? peut-être avec l’aide à mourir dans la dignité mais aussi possible que l’on mourra avant et/ou dans un accident… qui peut le dire ?

personnellement, je suis à apprendre à devenir rien, sinon pas grand chose… un des hymnes que j’ai reçu affirme d’ailleurs : more and more and more and more I am becoming less and less… de plus en plus apprendre à devenir rien, un beau gros rien de particulier… qu’un être vivant parmi 8 milliards d’autres…

car peut-être que lorsque l’on devient rien, on devient tout. ?

peut-être

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les dernières chroniques – 23/4/17

traduction : je ne sais pas n’est pas négatif… chaque découverte naît de là… – Sadghuru

en effet…

en fait, l’expression je ne sais pas laisse toute la place à tous les possibles…

personnellement, je préfère l’expression peut-être à je ne sais pas… qui revient un peu au même de toute façon…

peut-être que oui, peut-être non… et son contraire, ou pas… je ne sais pas au fond 😉

car j’ai souvent dit dans ces chroniques que je ne savais pas ou je ne sais rien… pas pour faire mon smatt… pas pour imiter Socrate… ou était-ce Platon ? avec le fameux la seule que je sache est que je ne sais rien

en fait même Osho a fait dans le pas savoir quand quelqu’un lui a demandé qui il était a fond…

sincèrement, je sais de moins en moins…

car plus j’accumule des années, plus ma peau flétrit, moins j’ai l’impression que je sais quoi que ce soit… et moins je peux affirmer sans aucun doute et for sure, du moins que je sais… en fait, plus je vieillis et plus le doute grandit…

peut-être est-ce simplement la mort qui approche et qui nous fait douter du pendant et de la suite ?

peut-être est-ce la sagesse qui grandit main dans la main avec le doute ?

peut-être est-ce simplement le fait que les peut-être deviennent plus nombreux au fur et à mesure que l’on marche ce chemin qu’est la vie ?

à l’aube de la complétion d’un 56ème tour de terre et de ciel, que sais-je au juste ? me suis demandé ce matin…

et rien sonne assez juste si vous voulez savoir…

rien d’autre que vivre ce jour pour ce qu’il m’offre…

rien d’autre que ce moment qui, attaché aux autres, formera une journée avant que la nuit ne vienne offrir une pause bien méritée…

rien d’autre que de compléter ce qui doit se faire aujourd’hui, quelques menus travaux universitaires en cette fin de session et m’occuper un peu des enfants de ma belle avec qui je passe quelques jours…

rien d’autre que d’aller boire un peu de soleil près du fleuve après une semaine grise…

alors vivons tout simplement, sans trop s’en faire ni sans trop savoir et apprécions les je ne sais rien ou les je ne sais pas, ou encore simplement l’état de peut-être si on préfère, car comme le disais ici il y a quelques jours notre ami Alain Lalumière :

le sens de la vie ne consiste simplement qu’à être vivant(e)… c’est si ordinaire et évident et si simple… et pourtant, tout le monde s’active en grande panique comme s’il était nécessaire de réussir quelque chose de plus grand que soi…

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les pays d’en haut

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les dernières chroniques – 19/4/17

lors de certaines cérémonies sacrées ou encore dans le cadre de certaines séances de méditation, il m’arrive régulièrement de visiter les pays d’en haut… viande à chien comme disait l’autre…

ce monde tout là-haut que j’imagine m’imaginer, ou qui peut-être existe réellement, je n’en sais trop rien avec certitude, est flabbergasting…

mais qu’il existe réellement ou pas, who cares comme disent les Abitibiens…

s’y trouvent des paysages fantastiques, des lieux d’une grande beauté, des scènes presqu’indescriptibles… presque… car l’image ci-haut vous en donne un bref aperçu…

cathédrales, anges, images célestes… mondes peuplés d’anges, d’archanges, de créatures extra-terrestres, de déités toutes les plus protectrices et protégeantes les unes que les autres… hanging out with the spirit guides…

car avec le temps, il se peut que certain(e)s d’entre nous aient la chance de découvrir que nous sommes accompagnés, protégés par des êtres desquels nous sommes peu informés ici bas… c’est que les être extra terrestres n’ont en général pas bonne presse en ce monde de matière dense et compacte…

dès que l’on pense EXTRA ici sur terre, on pense généralement à de drôles de bibittes, à des êtres pas toujours sympathiques qui ne nous veulent pas toujours du bien… la plupart du temps verts et étranges… et pourtant…

de plus en plus, personnellement, je découvre que je ne suis pas seul et que si je demande de l’aide, on me l’accorde… oh pas toujours comme et quand je le veux, mais toujours et précisément tel que j’en ai besoin… demandez et vous recevrez veut le dicton…

accompagnés nous sommes… protégé(e)s, guidé(e)s, soutenu(e)s, aidé(e)s…

même si on ne le voit pas, réalise pas, croit pas même…

peu importe comment on les appelle, et même si on ne les appelle pas, des êtres extra vivent autour de nous, en nous, partout…

des royaumes complets existent, des paysages magique et magnifiques… des mondes peuplés de beau et de bon, de grand et de haut…

certaines plantes nous permettent d’avoir accès à tout cela, et à encore plus… quoi que certain(e)s y ont accès sans…. don de naissance…

alors les deux pieds sur terre, la tête dans les nuages, les mondes se superposent, des mondes divers coexistent et cohabitent…

je vous souhaite de les laisser se révéler à vous, car beau beau ce voyage…

mais ça prend un minimum d’ouverture…

et d’imagination ?

j’imagine !

no belle prose

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les dernières chroniques – 9/4/17

traduction :
venez, vous, oh maîtres de guerre…
vous qui fabriquez des fusils…
vous qui construisez des avions de la mort…
vous qui construisez de grosses bombes…
vous qui vous cachez derrière des murs…
vous qui vous cachez derrière des bureaux…

je veux vous dire que je vous vois derrière vos masques…
laissez-moi vous poser une question…
est-ce que votre argent est si bon que ça ?
va-t-il vous acheter le pardon pensez-vous qu’il le pourrait ?

je pense que vous allez découvrir, sur votre lit de mort, que tout l’argent que vous avez récolté, ne rachètera jamais votre âme

on comprend mieux pourquoi on a remis à notre cher Bobby son Nobel de littérature non ?

quelle force, quel pouvoir…

espérons seulement que les principaux concernés tomberont – ou trébucheraient-ils ? – sur ces quelques mots punchés

et ici le poème complet, dans la langue de Bob…

Come you masters of war
You that build all the guns
You that build the death planes
You that build all the bombs
You that hide behind walls
You that hide behind desks

I just want you to know
I can see through your masks.
You that never done nothin’
But build to destroy

You play with my world
Like it’s your little toy
You put a gun in my hand
And you hide from my eyes

And you turn and run farther
When the fast bullets fly.
Like Judas of old

You lie and deceive
A world war can be won
You want me to believe
But I see through your eyes

And I see through your brain
Like I see through the water
That runs down my drain.
You fasten all the triggers
For the others to fire

Then you set back and watch
When the death count gets higher
You hide in your mansion’
As young people’s blood
Flows out of their bodies
And is buried in the mud.

You’ve thrown the worst fear
That can ever be hurled
Fear to bring children
Into the world
For threatening my baby
Unborn and unnamed
You ain’t worth the blood
That runs in your veins.

How much do I know
To talk out of turn
You might say that I’m young
You might say I’m unlearned

But there’s one thing I know
Though I’m younger than you
That even Jesus would never
Forgive what you do.

Let me ask you one question
Is your money that good
Will it buy you forgiveness
Do you think that it could

I think you will find
When your death takes its toll
All the money you made
Will never buy back your soul.

And I hope that you die
And your death’ll come soon
I will follow your casket
In the pale afternoon

And I’ll watch while you’re lowered
Down to your deathbed
And I’ll stand over your grave
‘Til I’m sure that you’re dead.

vendu

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les dernières chroniques – 1/4/17

grosse nouvelle : je me suis mis à vendre et je me suis fait acheter… alors je suis vendu… mais n’achetez rien de ce que je dis, ni n’écris… car je n’en sais rien… je ne sais rien quant à qui je suis, ni ce que je fais… je ne sais rien du tout, ni du rien non plus…

même moi-même je ne me sais pas… ne sais rien de la vie, ne sais rien de vous… mais au moins je sais que je ne sais pas, déjà quelque chose quand même…

car il y a tant à savoir dans la vie et si petite notre tête de pinotte… et parfois, comme on dit, il faut se faire une tête… ou se la défaire c’est selon… car tant à désapprendre…

personnellement, je préfère de plus en plus me faire une tête de ptites notes qu’une tête de linotte (c’est ça une linotte, on sait au moins une chose maintenant)

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car ma vie devient de plus en plus musique et de moins en moins une grande fuite vers en avant… de moins en moins ptite vite ma vie… la vie ralentit et je la suis… car je ne suis pas ma vie, je ne fais que la suivre… mais en toute franchise je n’en sais rien… à part ce qu’est une linotte… mais même ça je le sais parce que Google me l’a dit et montré surtout… mais dans une autre langue, même une linotte is not a linotte

vous ne comprenez rien à cette chronique ? normal ! cause it’s sounds fishy...

profitons du 1er avril pour être nonos et nounounes, ou nounous si vous préférez car si sérieuse parfois la vie… mais en fait elle n’est pas sérieuse toute seule la vie, on choisit de la rendre ainsi…

alors si pas capable d’en rire assez et tanné d’essayer de vous faire une tête, call in the bine et fouttons tout ce gros sac vert de sérieux à la poubelle… on arrête de se contenir et on fout tout au container

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mais rappelez-vous, pas besoin de prendre mes mots pour du cash car je n’ai rien à vendre, je ne suis qu’un vendu acheté…

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et dernière chose : à compter de lundi, je commence à travailler comme directeur des ventes chez Bombardier : il ne me reste qu’à négocier mon salaire… et ça ce n’est pas une joke… ni une ptite affaire…

de ce monde…

65387_542343529112419_1976931558_n.jpgles dernières chroniques – 31/3/17

traduction : nous ne venons en ce monde, nous venons de ce monde, telles les feuilles d’un arbre… – Alan Watts

salut troupes…

alors me voici de retour «au sud», comme disent les gens qui vivent loin… soit au nord, soit à l’ouest ou à l’est… soit ailleurs… sauf au sud… car on ne peut être au sud du sud, ou le peut-on ?

dans ce cas-ci, pour moi, c’était le nord-est… là plus précisément…

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très particulier la Côte-Nord en hiver… le fleuve-devenu-mer glacial mais non glacé d’un côté, la presque toundra de l’autre… avec de l’immensité à perte de vue de tous les côtés… et des km et des km de route… et j’y retourne dans deux semaines chercher ma belle et petite Lilia…

pour ce qui est du village de Baie-Johan-Beetz (BJB) où j’étais, tout le monde vit tout près les uns des autres… éloignement oblige… l’éloignement rapproche les gens… presque paradoxal… on vit au bout du monde, mais collé(e)s les un(e)s sur les autres alors qu’en ville, on vit les uns sur les autres ou si près  et on ne connait à peu près personne… en même temps, tout à fait compréhensible non quand on est si loins de vivre si près ? on a besoin les un(e)s des autres… belle solidarité à BJB…

et même si collés-collées, quand même facile de prendre son espace sur la côte car la principale ressource naturelle…

drôle aussi d’être un étranger dans un village de – officiellement – 80 personnes… mais me semble que ça doit être un faible 80 en hiver à BJB… car en été ça passe beaucoup par ici sur la côte, les gens se rendant en nombre important – probablement important même si je l’ignore – pour aller voir les baleines, la mer et le pays de Gilles Vigneault… mais l’hiver, l’hiver mes ami(e)s…

drôle aussi car on a regardé le film la Grande Séduction lors de mon passage ma belle et moi… vous savez celui ou ils jouent au cricket et tentent de garder le médecin pour avoir l’usine ? petit bijou de film…  j’avais déjà vu mais encore plus réaliste vu de là-bas…

en passant parait que c’est là qu’ils auraient aimé tourner le film mais comme la route passe dans le village, ils ont préféré aller là où elle n’est pas encore arrivée, et où elle n’arrivera peut-être jamais… juste un peu plus loin, entre Natashquan et Blanc Sablon, où encore aujourd’hui seule le bateau se rend…

mais pour revenir au sud et à la citation ci-haut, ces quelques mots m’ont particulièrement parlé ce matin car depuis toujours, ainsi que je me sens justement… davantage issu de ce monde et non précipité ou plongé dedans depuis la naissance… en fait, je nous sens tous et toutes – tous les êtres vivants – issu(e)s de la terre, de la vie, non séparé(e)… comme des pousses… et souhaite que le monde puisse éventuellement arriver à se sentir ainsi car cela serait la solution à tous les problèmes créés par l’homme….

j’utilise habituellement l’expression personne ou être humain et jamais Homme avec un H MAJUSCULE pour désigner les humains en général car dans le fond, pourquoi perpétuer la masculinisation de tous les humains quand on parle d’eux comme un ensemble que la moitié sont des femmes ?

tanné le chroniqueur de nous déterminer, nous les humains en général, par un seul des deux genres… mais en terme de problèmes, ce terme s’applique bien il me semble… car proportionnellement, me semble que ce sont nous les boys qui fuckons majoritairement les affaires ici bas sur terre… mais autre débat que celui-ci…

donc issu(e)s de ce monde et non pitché(e)s ou garroché(e)s dedans… les fleurs et les fruits et non les jardiniers ou jardinières de la terre… si on pouvait intégrer cette qualité d’humilité qui manque tant aux hommes et femmes pourtant de bonne volonté pour la plupart… se prendre comme les fruits de la terre… si seulement…

on prendrait alors davantage soin de la terre…

on s’occuperait mieux les uns et unes des autres…

on arrêterait de vouloir faire des profits à tout prix par peur de mourir en abusant la terre mère, car par la mort on ne fera que retourner à la maison anyway… en fait, on arrêterait d’avoir peur de mourir car on saurait qu’on ne fait revenir à la maison…

on ne construirait plus des murs mais plutôt des terrasses pour faire d’immenses party cosmopolites… et le bar serait ouvert bien sûr…

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car personne ne vit hors des murs de cet endroit sacré…

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on prendrait le temps de connecter davantage avec la source de laquelle nous venons… plutôt que de tenter de la conquérir…

on se sentirait porté(e)s par la terre, notre mère… plutôt que d’en avoir peur…

fils et filles de la terre, nous sommes tous et toutes… même si cela peut sonner quétaine à certaines paires d’oreilles, mais c’est ça qui est ça…

les dirigeants de Bombardier reverseraient leurs plantureux salaire à des oeuvres de charité…

et le milliard de dollars que les gens d’affaires de Montréal sont prêts à engloutir dans un sport aussi plat qu’une crêpe et shoppe à millionaires seraient plutôt investis dans des projets humanitaires, notamment pour nourrir tous les enfants des environs et soutenir les familles monoparentales…

mais là je m’égare alors allez hop second cup… of coffee..

bon retour à à vous, et à ces chroniques…

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les dernières chroniques – 24/3/17

ici, c’est presque le bout du monde…

ici, la mer est bleu foncé, le ciel est bleu pâle, le soleil luit fort et et la neige blanchit…

ici, il vente en ta… et le mercure était de moins l’infini hier avec ce vent…

ici, la communauté est tissée serrée… beau beau…

ici c’est à 15 heures de char deMontréal… 12 de Québec… une heure avant Natashquan, le presque bout de la route…

ici, on est sur terre, mais aussi ailleurs…

ici, c’est Baie Johan Beetz, un village de 80 quelques âmes, nommé en l’honneur d’un aristocrate Belge qui a eu un fort impact ici, parti vers l’Afrique qui a abouti ici…

ici, là où ma belle a choisi de venir travailler pour 4 mois avec petite Lilia… quelle courageuse…

ici, quoi en dire ? je suis bouche bée, et bouché par la beauté… alors je me tais… et vais le vivre…

bon week-end…