ah ! la passion… quand elle nous tient, elle nous brûle, nous enfièvre, nous allume et nous fait sursauter et sauter… de joie, de peur et le pétard à mèche… elle nous fait faire des flammèches, nous émoustille la flamme et la mèche, méchoui mais non, mèche courte, mèche longue mais mèche quand même… mais oui, mais non, mais si… beaucoup…
anyway pas le choix avec la passion, quand elle s’amène dans nos vies, elle nous prend, nous consume… tout, tout, tout, jusqu’au bout… tous les bouts… jusqu’à se brûler parfois… divers degrés de la passion…
quand on a la passion d’une chose, d’une activité, d’une chose disponible, créative, «raisonnable», socialement acceptée, bonne pour la santé, pas trop dispendieuse, si possible génératrice de revenus, par exemple quand son hobby passionnant devient son travail… pas trop de problème… good good même… la vie coule et les oiseaux chantent… tout coule, tout cool… mais autrement ? passion plus cool… passion risquée… passion danger…
et quand la passion a comme cible l’autre, un ou une autre, quand on est attiré(e) hors de soi, quand la source de passion marche d’elle-même, quand on pense sans cesse à l’autre, qu’on ressent cet autre dans sa peau, dans son corps, quand son absence nous tire le dedans un peu et sa présence encore plus… ça nous sort de soi et du moi, extase… passion risquée… et dérangeante, éventuellement arrangeante… ré-arrangeante…
tant que les deux êtres de passion sont attirées l’un vers l’autre réciproquement, ce qui dure un temps, ça va, mais c’est ensuite que ça se gâte… et en même temps, on a beau savoir ça, l’envie de se brûler peut quand même nous prendre… on veut que la passion nous prenne et nous tienne… ou pas…
le feu, la flamme, le désir de chair et de plaire, tellement attirant… et humain… et il faut que passion et que jeunesse se passent, que passion se passe, se place et s’efface… que feu se brûle et se consume… que la vie s’active et nous passe à travers, nous brûle le derrière…
car on a beau se raisonner, y penser, la garder éloignée, tenter de la contrôler, d’en faire sens, de la mettre en boîte, il semble que la passion soit plus forte que la raison, que quelques sessions de tordage de coeur et de dépassement de peur soient nécessaires dans cette vie pour que l’on apprenne… la vie, la mort, l’explosion du coeur, la peine de l’amour et ses précieuses leçons…
la passion, on la veut, la passion, on la craint… la passion, elle nous meut, la passion, elle nous tient… jusqu’à ce que… l’on en tire ses leçons… on ne peut passer à côté et c’est tant mieux… alors qu’on la vive, qu’elle nous polisse l’âme et le coeur et que l’on en sorte plus grand(e), plus fort(e), plus conscient(e)… possiblement… mais parfois plusieurs leçons et répétitions sont nécessaires…
avant que passion ne se transforme en compassion… passion pour la vie, passion pour toutes les manisfestations de la création…
passion ? besoin ? désir ? addiction ? dépendance ? obsession ? goût semblable… quelques nuances… mais même force de vie, même attrait, mêmes défis, même aventures humaines partagées… mêmes chandelles sur lesquelles la ptite bibitte ira brûler ses ailes… y laisser sa petite peau sec d’insecte…
la passion, excitant, stimulant, adolescent et pas reposant ! allez bonne passion… bonne vie !

une chronique en provenance de l’auberge du lac carré, le camp familial où j’ai passé plus de 20 et quelques étés depuis 1986…
ma maison travaille plus que moi…. – Urbain Desbois
sacré sacré, y a sacré le camp après qu’on l’ait sacré dehors avec l’Église catholique… mais on l’a pas remplacer au quotidien… donc gros vide de sens mes ami(e)s…
depuis quelques jours, je suis témoin de relations autour de moi qui se terminent, de certaines qui flanchent, d’autres qui reprennent, d’autres encore qui sont en standby… en attendant.. la réconciliation ou la fin… ou une autre résolution…
êtes-vous discipliné(e) ? pas besoin de répondre tout de suite, une question ouverte ! pensez-y…
depuis une semaine j’ai été avec du monde, du vrai monde… vivant… après avoir passé l’hiver et le printemps seul à peu près tout le temps, grosse grosse semaine de monde – partys de fête, de fin de session, spectacles de fin d’année, bal de graduation, retraite de méditation – et ce fut très plaisant… quand même, aujourd’hui bien content de me retrouver seul, ma maison, mon chat et moi…
rebonjour monde… wow ! 2 jours passés en silence, dans la forêt, à méditer, à s’affairer autour, à manger avec conscience, à prendre soin du lieu, à bizouner silencieusement à côté des collègues, à transformer la place en monastère zen… et à tenter de mettre de la conscience dans chaque pas, dans chaque moindre petit geste effectué… fatiguant ça être conscient ! ça doit être pour ça qu’on se divertit autant…
chronique volée vite vite en cachette pendant que je cuisine le lunch pour les gens de la retraite de méditation qui sont chez moi depuis vendredi… une chronique pleine de silence…
ça y est ! l’école est finie et l’été commence réellement ce week-end… avez-vous senti le gros gros soulagement général nous tomber dessus hier ? comme si toute l’Amérique du Nord est tombée en vacances d’un seul coup... kind of… quel moment fort toujours que cet équinoxe de juin… on s’est encore rendus cette année…