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monter en amour

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//////////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////////// la vingthuitième

traduction : laissez-moi tomber s’il le faut… celui que je deviendrai m’attrapera… – Baal Shem Tov

quelle belle phrase non ? laissez-moi tomber s’il le faut… celui que je deviendrai m’attrapera

pas mal pour un gars dont le koan pour cette année est : dis-moi qui tu es… celui qui était tombe, celui qui sera ramasse et celui qui est vit et observe le tout se passer en lui, lui passer dessus… l’amour est un train…

et comme tout ce qui descend finit par remonter, l’amour s’élève au-delà de la chair, l’amour se fait Esprit… et vice et versa… puis il ne reste que l’amour…

tant qu’à être dans les belles phrases, voici celle de mon ami Shayam, pas piquée des vers elle non plus :

Seul un coeur parfaitement brisé par la désillusion, la douleur, le chagrin, le pardon et la compassion peut accueillir, puis, enfin, laisser se répandre les lumières de l’Esprit…

notez la progressiondésillusion, douleur, chagrin, pardon et compassion… ou en version snapshot : pow ! ouch, ayayaye, OK et let’s go… on accueille et on laisse passer et le coeur s’embrase des lumières de l’Esprit… et l’Esprit allume et s’allume encore et encore… feu d’artifice amouriqueux… 😉 amor aqui…

d’ailleurs, voici un scan de mon coeur dans son état actuel, également gracieuseté de Shayam…

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coraçao do fogo en 10 000 morceaux, coeur de feu… hot hot hot l’amour… canicule amoureuse… le feu est pogné dans mon coeur et la glace craque et fond… une grosse molle please

toujours délicat de mettre sa vie amoureuse sur les écrans du monde… surtout par souci de préserver la vie privée de ma belle… car la mienne, ma vie privée, est passablement publique, grand ouverte, grande et ouverte, et réouverte… rouge, ou verte… et multicolore… et sujette à grands vents…

mais tant qu’à avoir eu autant mal et par souci de vivre cet amour jusqu’au bout, qu’il serve aussi à quelque chose, qu’il serve aussi au plus grand nombre, à plus grand que soi, plus grand que moi… car only one love anyway…

car en ce moment, c’est mon tour de manège, mais un jour ce sera peut-être le vôtre… pas que je ne le souhaite à personne, pas vraiment et vraiment pas en fait, mais l’amour et ses pourtours, c’est la plus grande justice sur la terre… qui s’y frotte s’y pique… et pauvres sont ceux et celles qui, de peur, s’en tiennent loin et s’en méfient… car toujours gagnant(e) au jeu de l’amour, même si ça fait mal parfois… que le coeur qui s’étire… que le coeur qui croît…

et quiconque ouvre son coeur tout à fait risque de tout gagner pour l’amour, et par amour… et de perdre tout ce qui n’est pas essentiel ni vrai… car en amour et devant l’amour, on ne peut que rester vrai(e) et ouvert(e) et aller jusqu’au bout… car l’amour ne se lâche pas au premier détour… l’amour sticks around… quand le coeur est ouvert… et contient… et déborde…

l’amour qui me quitte en ce moment est un amour unique… en fait, que dis-je, il ne me quitte pas cet amour, il va seulement jouer ailleurs, il déborde de nous deux, il grandit, il croît, il se divise et se multiple, s’additionne mais jamais ne se soustrait à l’amour…

cet amour nourri entre ma belle et moi pendant trois années – les plus belles de ma vie amoureuse d’amoureux –  cet amour déborde et suit son chemin… car on n’arrête pas le cours de l’amour… l’amour suit son cours… et nous on lui nage dedans…

l’amour brûle et consume tout sur son chemin, surtout le faux, les jeux de l’égo et le non juste, notamment la peur qui tentait de se cacher dans notre propre coeur… mais comme l’amour ne ment pas, l’amour révèle tout ce qui est, et aussi tout ce que l’on ne savait même pas exister…

quand on parle le langage de l’amour, on ne peut que donner sa langue au chat devant le mystère… miow miow… et rester ouvert(e) et se donner, corps et coeur et âme… car rien de non vrai ne tient bien longtemps devant l’amour…

je ne peux que m’incliner devant l’amour… l’amour qu’on m’a porté, l’amour que j’ai offert et maintenant cet amour qui va voir ailleurs… l’amour grandit, à la rechercher de l’amour encore plus vaste, encore plus grand… encore plus juste…

car j’ai bien essayé de faire le père et de refonder famille mais je me rends compte que je suis dorénavant davantage grand-père gâteau que papa au quotidien… même si petite fleur m’appelle ainsi… car c’est une histoire à trois notre histoire d’amour… uma flor, duas flores… oh amor do meu coraçao, amores do meu coraçao…

il y a l’amour pur, l’amour beau, l’amour éthérique et il y a ce plan horizontal dans lequel évolue le corps physique porteur de note coeur et de notre âme, avec ses besoin quotidiens et sa propre réalité qui nous dépasse mais qui s’impose… alors aimer malgré ces divergences du quotidien et laisser aller ce qui se cherche et se trouve…

le nouveau beau de ma belle a de jeunes enfants lui aussi… et la famille appelle la famille… alors la vie se place avec justesse et en vitesse… car ce qui est juste arrive également en toute vitesse… et avec surprise… et quelques fracas dans nos coeurs mais surtout dans nos têtes… et l’amour est tout sauf une affaire de tête… alors follow the guide…

alors ma belle en aime deux et l’un des deux, celui-ci qui s’adresse à vous et qui s’undress devant vous, s’incline devant ce qui est juste, devant ce qui s’impose de soi, devant ce qui se manifeste si évidemment…  il s’incline devant ce qui doit être, devant ce qui est… et que sera sera…

ce serviteur de l’amour reconnait sa juste place, même si cela passe par moments par la souffrance et le grand détachement… car c’est l’amour que nous sommes ici pour servir… l’amour de ce qui est juste, de ce qui est bon… l’amour au service de l’amour… et c’est toujours l’amour qui décide… nous ne sommes que des serviteurs de l’amour…

car l’amour n’est en fait rien d’autre que prétexte à l’éveil, une excuse pour ouvrir son coeur encore et encore jusqu’à ce que l’âme reprenne tous ses droits… car le coeur est un portail pour notre âme et sa lumière et s’il doit se briser et éclater pour porter plus large, plus haut, plus grand, ainsi soit-il… l’amour nous ramène le coeur vers les étoiles…

et tout éveil implique irrémédiablement une certaine douleur, un étirement quelconque… particulièrement si on lui résiste… alors wake-up call amoureux… et temps pour moi de m’éveiller encore davantage à l’amour, m’éveiller par l’amour, me faire réveiller par amour…

et ultimement, apprendre à vivre au service de cet amour, peu importe le rôle qu’il nous faille jouer, peu importe la tâche qu’on nous attribue… malgré l’inconfort, malgré les grands dérangements qu’il apporte, on ne peut que s’incliner devant l’amour, s’incliner par amour…

alors je m’incline par amour, je m’incline devant l’amour…

et je monte en amour…

____________

et en terminant, un texte crucial très à-propos

Time of Awakening.

They are an integral part of moving a person’s awareness into the intuitive, mystical and metaphysical realms. The logical mind will fight these changes, but the Soul knows what It is doing.

The Call to Awakening can feel like a scary process, because it is recalibrating consciousness into the Infinite, the Unknown, and the Sacred Mystery. It is demanding that absolute spiritual trust be rediscovered, re-planted and reborn in the bodies of those who are here to bring in the Light.

In order to get the attention of these people, very often their lives must be turned upside down. They must be shaken to the core so that they catalyse the divine energy that has always rested deep within their beings.

They must be taken vibrantly into the centre of their emotions: therefore, Life will give them exactly what is needed in order for that to happen.

Spiritual Awakening is a process of dismantling, of dissolution, of disarming the ego – but it is also the most exciting and electric journey of discovery.

Sometimes the house of cards comes toppling down all at once, especially when a person is being asked to transform very quickly.

The Divine will always make sure that the right information, the right messages, and the right teachers are sent to all who are going through intensive awakening processes.

The synchronicity and subtle mystery that works through Divine Hands always reaches those who need it most, at perfect moments, in perfect ways.

Remember, that spiritual awakening – or bringing the Light of your Soul into your awareness – is a massive energy process and nearly always demands substantial physical re-ordering.

When structures appear to fall apart, they are doing so because the new frequency that is coming in is of a much higher vibration than what was originally standing.

The new frequencies create change, demand change, and usher in change.

Everything and everyone who cannot withstand the pulsations of these new frequencies as they pour through the person who is awakening – will go. Things tumble down..things erupt…things crash and crumble and get ripped apart.

It is all part of the Sacred Order. It is all part of the Mystery. It is all part of the Great Plan for a New World.

And when the Old has been cleared away, what glorious space is now created.

What glorious new worlds can be seeded and grown here. What new vibrations can live, love and birth themselves.

There is a great mastery at work here.

The Ones who are being Awakened will haul this tired earth into a new vitality, a new radiance, a new fabric of gleaming strands; built from the New, crafted from the most Holy, embalmed in all that is precious, sacred and true.

What these brave new warriors and pioneer are doing is breathtaking and worthy of enormous accolades: they are ridding themselves of old skins like snakes, riding into glittering pastures that are yet untrodden, drawing courage down into their solar plexus chakras with great force and determination.

They are being told by the Divine that it is safe to leave the Old behind. And are being given new mandates for Living in authenticity, grace, elegance, power, truth and searing love for earth and Her peoples.

When the Old Life withers and dies, it is the one sign that they have been searching for.

It is the ancient Call from the Sea, telling them that the Time has arrived at last.

Wake up. Wake up. Wake up.

Take the chance on your heart.

Risk it all for Love.

Do it before you yourself, wither and die.

The breath is calling you. The earth is calling you. The deep nourishment is calling you.

When Death comes, it is always a sign of new life.

And that is something to lend hope to. And it shows that something magnificent is on its way.

© Sophie Bashford

 

du jugement à la gratitude

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/////////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////////// la vingtseptième

traduction : afin de sortir du jugement, il nous faut aller vers la gratitude… – Neale Donald Walsh

en peine d’amour le chroniqueur… troisième fois en quelques années…faut croire qu’il y a là une grande leçon pour moi…

cette fois-ci sa belle est partie vers un autre… sa belle a quitté son coeur… pour qu’il le retrouve et le redécouvre peut-être ?

le coeur brisé, pour qu’il puisse ouvrir… the heart breaks open

la douleur au ventre, le désespoir qui me brûle et me consume, jusqu’à me faire découvrir le plus profond de mon âme, des facettes insoupçonnées, inimaginées même… en tous cas inimaginables jusqu’à maintenant, mais tout à fait réelles de douleur et de sensations fortes…

sûrement que ce passage est nécessaire, sûrement inévitable puisqu’il prend place et se manifeste… mais souffrant, et en solo que ça se vit…

mais déterminé à aller vers la lumière, déterminé à apprendre la leçon, déterminé à retrouver la lumière de mon âme… et à y laisser quelques plumes le moineau…

déterminé à passer du jugement à la gratitude…

aho !

____

nous devons pardonner à ceux et celles qui, selon ce que nous sentons, nous ont blessé… non parce qu’ils ou elles méritent d’être pardonné(e)s, mais plutôt parce que nous nous aimons suffisamment pour ne pas vouloir payer pour l’injustice…

le pardon est la voie vers la guérison…

nous pouvons pardonner parce que nous ressentons de la compassion pour nous-même…

nous pouvons laisser le ressentiment et déclarer : c’est assez, je ne serai plus plus le grand Juge qui agit contre moi-même…

je ne me ferai plus mal, je n’abuserai plus de moi, je ne serai plus la victime…

~ Don Miguel Ruiz

constante evanescence

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////////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////////// la vingtsixième

traduction : ainsi, peut-être devrions-nous considérer ce monde impermanent et volatile telle une étoile au matin, une bulle d’air dans un ruisseau, un éclair dans un ciel d’été, un feu clignotant, un fantôme ou un rêve… – Le Sutra du Diamant

la vie va vite ces jours-ci… vite vite vite…

les choses bougent rapidement, en moi et autour de moi… elles changent, se transforment, se bousculent… et les manifestations concrètes de ces changements apparaissent à un rythme presque trop rapide pour l’oeil qui a quitté ses voiles et vêtements…

quand tout va vite ainsi, on ne peut qu’ouvrir les mains, continuer à respirer et faire confiance… et continuer à marcher le chemin… un pas à la fois, chaque pas dans la foi, avec espoir et en regardant au devant, tout en demeurant ici, car qu’ici évidemment… sauf que lorsqu’on ne voit pas la destination, on doit continuer à marcher et tout mettre dans le pas du moment… car qu’un pas à la fois…

je ne suis pas le seul pour qui ça va vite ces temps-ci… c’est le cas de plusieurs ami(e)s et amour(e)s peuplant mon univers… et c’est peut-être aussi le cas pour vous… de plus en vite les choses vont parait-il…

des relations qui se font, se défont et se refont, qui se transforment quoi…

des événements qui chahutent et qui se bousculent, mais encore plus nous dans leur sillon…

des vies qui prennent des directions inattendues…  et qui le font vite vite vite… et surprenament…

et dans ces temps-là, tout ce que l’on peut faire est de se déposer dans la confiance, se reposer dans notre coeur qui bat et qui continue de le faire en dépit de ces bouleversements…

on dit que ces grands changements physiques et métaphysiques sont un appel de l’âme à s’éveiller, une pulsion profonde de l’âme à retrouver le chemin de la lumière de même que notre destin profond… et que chaque changement, peu importe son intensité et le grand dérangement qu’il peut apporter, ne fait que nous ramener sur le chemin droit, sur le chemin juste… même si cela peut nous sembler épeurant et difficile à comprendre, la confiance est de mise…

alors si tout bouge vite pour vous aussi ces temps-ci, respirons ensemble et continuons à marcher la route, à suivre ce chemin qui nous mène inévitablement vers la maison éternelle…

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Time of Awakening

They are an integral part of moving a person’s awareness into the intuitive, mystical and metaphysical realms. The logical mind will fight these changes, but the Soul knows what It is doing.

The Call to Awakening can feel like a scary process, because it is recalibrating consciousness into the Infinite, the Unknown, and the Sacred Mystery. It is demanding that absolute spiritual trust be rediscovered, re-planted and reborn in the bodies of those who are here to bring in the Light.

In order to get the attention of these people, very often their lives must be turned upside down. They must be shaken to the core so that they catalyse the divine energy that has always rested deep within their beings.

They must be taken vibrantly into the centre of their emotions: therefore, Life will give them exactly what is needed in order for that to happen.

Spiritual Awakening is a process of dismantling, of dissolution, of disarming the ego – but it is also the most exciting and electric journey of discovery.

Sometimes the house of cards comes toppling down all at once, especially when a person is being asked to transform very quickly.

The Divine will always make sure that the right information, the right messages, and the right teachers are sent to all who are going through intensive awakening processes.

The synchronicity and subtle mystery that works through Divine Hands always reaches those who need it most, at perfect moments, in perfect ways.

Remember, that spiritual awakening – or bringing the Light of your Soul into your awareness – is a massive energy process and nearly always demands substantial physical re-ordering.

When structures appear to fall apart, they are doing so because the new frequency that is coming in is of a much higher vibration than what was originally standing.

The new frequencies create change, demand change, and usher in change.

Everything and everyone who cannot withstand the pulsations of these new frequencies as they pour through the person who is awakening – will go.
Things tumble down..things erupt…things crash and crumble and get ripped apart.

It is all part of the Sacred Order. It is all part of the Mystery. It is all part of the Great Plan for a New World.

And when the Old has been cleared away, what glorious space is now created.

What glorious new worlds can be seeded and grown here. What new vibrations can live, love and birth themselves.

There is a great mastery at work here.

The Ones who are being Awakened will haul this tired earth into a new vitality, a new radiance, a new fabric of gleaming strands; built from the New, crafted from the most Holy, embalmed in all that is precious, sacred and true.

What these brave new warriors and pioneer are doing is breathtaking and worthy of enormous accolades: they are ridding themselves of old skins like snakes, riding into glittering pastures that are yet untrodden, drawing courage down into their solar plexus chakras with great force and determination.

They are being told by the Divine that it is safe to leave the Old behind. And are being given new mandates for Living in authenticity, grace, elegance, power, truth and searing love for earth and Her peoples.

When the Old Life withers and dies, it is the one sign that they have been searching for.

It is the ancient Call from the Sea, telling them that the Time has arrived at last.

Wake up. Wake up. Wake up.

Take the chance on your heart.

Risk it all for Love.

Do it before you yourself, wither and die.

The breath is calling you. The earth is calling you. The deep nourishment is calling you.

When Death comes, it is always a sign of new life.

And that is something to lend hope to. And it shows that something magnificent is on its way.

© Sophie Bashford

parfum de pardon

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///////////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////////// la vingtcinquième

traduction : un sage Sufi à qui l’on demanda ce qu’était le pardon répondit : c’est le parfum qu’émet la fleur quand on l’écrase…

ces temps-ci, un parfum de pardon flotte en moi et autour de moi… autant en lien avec des actions que j’ai posées, que de gestes posés à mon endroit… je pardonne et je suis pardonné… et cela sent fort, cela sent bon…

j’offre mes excuses, on les reçoit, on les accepte, et on me pardonne…

on m’offre des excuses, je les reçois, les accepte et je pardonne…

on pardonne en se donnant, par don de soi… on se donne…

on ouvre son coeur et on laisse le passé couler jusqu’au présent… pour paver l’avenir à venir…

on laisse notre parfum, notre fragrance se répandre autour de soi… quelle belle image pour illustrer l’un des plus grands gestes humaines qui soit… pardonner, autant à soi qu’aux autres…

car nous, humains, nous heurtons les uns les autres… nous nous frottons inévitablement les uns aux autres, les unes sur les autres… par amour et par inconscience, on se pile parfois sur les pieds, on se pile dessus, nos âmes s’entrechoquent… on se fait mal par moments… la plupart du temps par pure inconscience…

et ce sont ces heurts qui permettent d’amener à la conscience, et à la lumière de la guérison, cette part d’ombre qui demande éclairage et illumination…

et paradoxalement cela peut-il sembler, ce sont en général les gens que l’on aime le plus à qui on peut faire le plus mal… car ils nous ouvrent leur coeur, et on leur ouvre le nôtre, devenant ainsi vulnérable et grand ouvert… mou au centre, sans protection car le coeur ne peut vivre en se protégeant… le coeur vit dangereusement…

mais peu importe les heurts encourus, nous humains, avons la capacité de nous excuser, de pardonner, de demander pardon pour nos gestes posés qui ont pu blesser, heurter, faire mal… qu’on sache ou pas… car souvent on fait mal sans savoir… le mal se camoufle et se cache…

alors pour toutes les fois où j’ai pu blesser, je dis aujourd’hui au monde entier : je suis désolé si je t’ai blessé…

désolé si mes actions ont pu causé du tort, du heurt, du mal… aucunement mon intention… jamais oh grand jamais ce n’était mon intention consciente de blesser quiconque en aucun temps…

et à tous ceux et celles qui ont pu me blesser, je vous pardonne aussi, que vous sachiez que vous m’avez blessé ou pas… je vous pardonne comme je veux qu’on me pardonne et je vous offre toute ma fragrance en retour…

car le pardon est l’ultime parfum, la fragrance supérieure d’une humanité aimante, généreuse et offerte au grand jour…

hum, vraiment, quelle odeur !

petites zenneries diverses

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//////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////// la vingtquatrième

traduction : dans le monde du Zen, on ne trouve pas les réponses, ce sont les questions qui s’estompent …

chronique dédiée à mon amie Chandrakala… simplement comme ça, out of friendship

ah ce cher zen… mais qu’en est-il vraiment de ce zen en question ? point de réponse…

traditionnellement et historiquement, le zen se faisait discret, se terrant dans quelques monastères japonais, se diffusant du maître au disciple à petite échelle, probablement surtout aussi par la voie orale, comme ce fut le cas de plusieurs pratiques chamaniques…

mais depuis que le zen se transige en gros et à la bourse  et qu’il se vend chez Ikea –  ce que McKenna nomme le zen that sells – le zen a perdu son âme… du moins on l’a travesti sous diverses commidités… transgenre le zen dorénavant… en effet, dorénavant le zen s’achète partout ou presque… plus qu’il ne se pratique en tous cas il me semble…

je connais peu le zen, quoi qu’il m’intéresse depuis de nombreuses années… j’ai entendu Osho en parler, nous présenter de nombreux maîtres zen, nous raconter des histoires zen… depuis longtemps on a le zen sur le bout de la langue…

puis grâce à une quinzaine de satoris en une trentaine d’années, le zen a subtilement tracé un chemin en moi… je ne sais toujours pas ce qu’il est elle – ou peut-être que le zen est plus féminin que masculin ? – mais les questions tombent les unes après les autres…

les réponses sont non seulement de moins en moins importantes, même les questions se mettent à fondre… ce courant oriental qui a bien changé depuis sa venue en Occident mais je sens que l’esprit du zen est encore bien vivant…  probablement que l’esprit zen est resté intact mais qu’il nous faille le fouiller davantage…

je vous disais récemment, à mon retour du satori, que mon koan pour cette année était: qui suis-je ?

et récemment, en lisant Jed McKenna (que je ne vous recommande vraiment pas si vous voulez garder un minimum de santé mentale, de même que quelques principes spiritualistes et/ou mystiques un brin censés), je suis tombé sur sa proposition de concevoir un peu différemment le koan qui suis-je – who am I ? en anglais…

il invite ses lecteurs à concevoir le who am I ? soit qui suis-je ? en what is me ? qu’est-ce que moi, qu’est ce moi ?… cette proposition m’a plu… car elle présente une autre vue du koan…

si qui suis-je me semble plus actif, impliquant plus directement le sujet dans le questionnement, nous engageant soi dans le processus direct de la quête… encore un je…

tandis que la formule qu’est-ce que moi ? fait du moi une chose, il transforme le moi en boule de plasticine que l’on peut moduler plus facilement à souhait… il nous permet de jouer du moi mais avec une distance, de le manipuler davantage comme un élément extérieur à soi… plus de je, qu’un petit paquet de moi…

comme je disais je ne suis pas un expert du zen… qu’un néophyte mais affichant toutefois un grand intérêt pour la chose zen… et pas seulement les illustrations que j’ai toujours adorées… ni les petits jardins avec gravier et chandelle…

j’aime le zen car il – ou elle – est mystérieux… inssaisissable, inclassable malgré que certains de ses symboles soient vendus en magasin et commercialisés…

j’aime le zen car il me semble que l’on ne pourra jamais mettre la main dessus… au contraire, tel un koan, le zen semble toujours nous glisser entre les mains…

alors je vous souhaite une zen de belle journée…

 

solo nellement

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/////////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////////// la vingtroisième

traduction : pouvoir être seul(e) signifie pouvoir aimer… cela peut vous sembler paradoxal mais c’est une vérité existentielle… seuls les gens qui sont capables d’être seul(e) peuvent aimer, partager, aller profondément au coeur de l’autre sans la posséder, sans en devenir dépendant, sans diminuer l’autre et la transformant en une chose, sans devenir accro à l’autre… ils donnent totale et absolue liberté à l’autre car ils savent que si l’autre quitte, ils seront heureux comme ils le sont maintenant… leur joie ne peut être prise par l’autre, car ce n’est pas l’autre qui leur donne…
– Osho

ces derniers jours, je me pratique à être seul justement…

et en effet, rien de mieux qu’être seul pour retomber sur ses propres pieds, pour se réfugier en son coeur et retrouver cette axe vertical, juste là, au centre de soi…

rien de mieux qu’être seul pour retrouver sa capacité de s’aimer soi-même en premier lieu… car cliché of course, mais ça commence ici, ça part et revient de là… rien de mieux qu’être seul, ou pourrait-on dire rien de mieux qu’être seul sans soi… car le soi vous avez, overated… simplement être is more than enough

alors ramener à soi le centre du monde, redevenir nombril de son monde, pour aborder la vie à partir de là… retrouver l’ultime poste d’observation panoramique face au monde…

revenir à soi et faire du sur place, et attendre… au lieu de partir par en avant comme on fait souvent…

attendre que quelque chose se passe, que quelque chose nous appelle, que quelque chose nous call… attendre mais sans attente… attendre sans rien attendre… attendre simplement pour le plaisir de ne pas savoir…

et si rien ne se manifeste, alors faire du sur place… qu’à respirer, écouter les oiseaux, pousser quelques notes et regarder août qui arrive et s’installe devant nous… prendre le temps de voir le temps filer… car rien ne file vraiment, qu’un même et toujours nouveau tableau devant quand les yeux demeurant frais…

me trouvant actuellement dans un entre deux relationnel, je contemple la possibilité de vivre seul de nouveau, comme celle de vivre à deux encore… qu’une pause…

mais l’une comme l’autre possibilité m’est OK… et ni l’une ni l’autre ne l’est pas… OK I mean… ni bien ni mal, ni bon ni mauvais,  la vie telle quelle… et avec le temps, on apprend qu’on ne décide pas vraiment rien… avec le temps, on apprend qu’on ne décide vraiment rien…

de toute façon, c’est  la vie  qui décide, la vie qui décidera… en général la vie propose, et nous on dispose… et parfois la vie impose… et dans ce cas, soit on dispose, soit on s’indispose…

alors, pour le moment, tout ce que je peux faire, c’est revenir à moi, trouver la fondation du socle de mon existence, ici, juste là, deep down…  retrouver mon ground, mais en même temps, laisser les ailes sorties, les affilant même… car le vent souffle et la vie appelle… amen la vie… on disposera…

après quelques jours tumultueux à voyager dans l’univers rocknrolesque de mes émotions, celles-ci dansant le tango avec mon mental, le lac retrouve tout doucement mon calme… centro livre… le centre est libre… et le ciel est bleu, et la mer est calme… alors je me la ferme pis je rame… back home

et que sera sera…

sitting silently, doing nothing

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////////////////////// les chroniques du ptit qui ////////////////////// la vingtdeuxième

traduction : vous n’avez pas besoin de quitter votre chambre, restez assis à votre place et écoutez… en fait n’écoutez même pas, ne faites qu’attendre, tranquille, immobile et solitaire… le monde s’offrira librement à vous afin d’être démasqué, il n’ a pas le choix, il roulera en extase à vos pieds…

voilà mon programme ces jours-ci… mais je troque la chambre pour le balcon et la forêt en ce superbe été… car tout ce que je cherche et ai besoin se trouve déjà ici, juste à m’arrêter et cueillir…

je vous bientôt reviens au sujet de ce qui s’offrira librement à moi dans les prochains instants d’éternité…

j’illuminAti

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///////////////////// les chroniques du ptit qui ///////////////////// la vingtéunième

traduction : l’illumination est un projet de destruction massive… ça n’au aucun lien avec le fait de devenir meilleur ou plus heureux… l »illumination est l’écroulement de tout ce qui est faux… c’est voir à-travers la façade et les prétextes… c’est l’éradication complète de tout ce que nous imaginons vrai

aucun doute, je suis en train d’illuminer moi là là… avant la vie était blanc sur rouge rien ne bouge… dorénavant clairement rouge sur blanc car tout fout le camp…

tout ce que je pensais connaître est douteux, louche, incertain… le sol sur lequel je marche tremble… le volcan gronde…

rien n’est certain, zéro contrôle… enjoy the ride mon ati…

vous ne me croyez pas que j’illumine ? …

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décidément ces jours-ci, la vie me poke… je ne peux pas dire que je like…

mais je regarde, je prends conscience, je vois les morceaux de casse-tête qui tombent les uns après les autres… car bien de cela qu’il s’agit ce voyage, un casse-tête… rien à comprendre… on descend de la tête au coeur…

alors aimer, prendre soin, apprécier la grande danse magique… observer le processus de destruction qui prend place en ce moment en ma vie… et faire confiance, car rien d’autre pour le moment…

et accepter de ne rien comprendre… et de continuer à marcher… et danser le chemin…

tenez, mon auteur du moment…prenez ma parole… this guy is it…

http://topfamousquotes.com/jed-mckenna-quotes/

silence du tonnerre

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//////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////// la vingtième

traduction : quand je suis silencieux, je sens le tonnerre caché en moi… – Rumi

quelle belle image non ? autant la photo que les mots de Rumi… et encore là, on n’a même pas le son du tonnerre pour aller avec les éclairs… mais en ce moment on dépasse le 3D, c’est live in action que ça se passe…

cette illustration – et son commentaire – représente pas mal mon état interne actuel… ce qui se passe en moi ces temps-ci…

si je ne résiste pas, divin… mais si je tente de résister et de rester petit, scary

full intensité la vie présentement en ce corps… la totalité et la force de vie qui se déploient en moi actuellement m’obligent à repousser mes limites personnelles, à grandir au-delà de ce que je connais… je me sens devenir un géant par en dedans… Hulk sort de ce corps… ou pas… car it seriously kicks my nice little ass

l’énergie immense qu’apporte le fait de rester branché sur cette intensité du tonnerre est succulente… aucune place pour le compromis, pour la petitesse, pour nulle autre chose que la vérité, la vérité crue et dure s’il le faut… et parfois, il faut ce qu’il faut…

mû par cette intensité, je ne me suis jamais senti aussi intègre, aussi droit en moi, aussi digne…

cela pourrait être épeurant de sentir toute cette énergie qui se déploie à-travers moi… mais ça ne l’est pas… au contraire… plutôt une énergie crystal clear, sharp,  pointue… tranchante… qui ciselle en moi toute forme d’ambivalence, qui coupe court tout ce qui dépasse, tout ce qui retrousse et ne va pas dans le sens du poil cosmique…

quelle bénédiction de recevoir et d’avoir accès à tant d’énergie… maintenant commencer à créer à partir de celle-ci, façonner la vie à ce niveau d’intensité…

mais je réalise aussi qu’être habité d’une telle énergie demande délicatesse et sensibilité car du gros courant ce jus-là… alors enfiler ses gants de velours dans ses mains de fer et transformer cette puissance qui ne m’appartient clairement pas… cette source de pouvoir qui me dépasse, me surclasse, me bypass… court-circuit du divin…

tonnerre peut-être, mais surtout éclair… pour éclairer toutes les zones d’ombre en soi… car lorsque cette lumière nous foudroie ainsi de l’intérieur, presque par surprise, en choc, elle soulève aussi l’ombre de nous-même, le part d’ombre en soi… alors bouger avec précaution et finesse, dans l’extrême précision de cette force… car peu de marge de manoeuvre…

alors plus aucune place pour le wishy-washy, pour l’à peu près, pour le peut-être, pour le zignage et le zigonnage… ne subsiste qu’un grand besoin de clarté, de droiture, de dignité… en moi et autour de moi… car la même chose anyway in & out…

plus aucune tolérance pour rien d’autre que la vérité, la pure, la dure, la claire et limpide… mais plus que tout la brillante… celle qui shine through comme un diamant fou…

car lorsqu’on touche à un tel silence du tonnerre en soi, on reconnait immédiatement le tonnerre divin qui gronde partout dans les cieux.. un bruit sourd, un grondement céleste, un ronronnement surpuissant… si Dieu existe, il ne parle pas, il gronde… comme le lion, il rugit au royaume des silencieux… un silence plein, un silence lourd de sens…

mais pour entendre et contenir un tel silence, il faut oser la solitude, faire confiance à l’amour de soi et l’amour tout court, et plonger en soi sans masque, ni tuba, ni bonbonne… oser se retrouver seul en soi et fermer les portes, les oreilles et la bouche pour écouter, et peut-être entendre… ce silence de l’au-delà, juste ici… tellement puissant que presque imperceptible tellement il assourdit…

car paradoxalement, ce silence gronde si fortement qu’il nous rend sourd à l’inutile, au superflu et à la frivolité… tout ce que l’on peut faire lorsqu’il nous tombe dessus est de nous laisser absorber par ce silence du tonnerre, s’y réfugier, s’y laisser brûler, se laisser gronder par la vie elle-même…

car cette force ne pardonne pas, et tout ce qui n’est pas vérité se dilapide en elle dans un grand vacarme silencieux…

le silence du tonnerre de la désillusion…

 

droit au coeur de l’âme

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/////////////////// les chroniques du ptit qui /////////////////// la dix-neuvième

traduction : lorsque la tempête sera passée, tu ne te souviendras pas comment tu es passé à-travers, comment tu as réussi à survivre… tu ne seras pas non plus certain si la tempête est vraiment terminée… mais une chose est certaine… lorsque tu sortiras de la tempête, tu ne seras pas la même personne qui y est entrée… c’est justement la leçon à retenir de cette tempête…  – Haruki Murakami

une tempête passe sur et dans ma vie ces jours-ci… gros vents, rafales, du feu tombe du ciel, des monstres sortent de mon inconscient, des éclairs dans mon coeur…

et je choisis de regarder – ai-je vraiment le choix ? – de me mettre le nez là où ça ne sent pas bon, de mettre mon doigt là où ça fait mal… ce n’est pas la première fois que je touche ce à quoi je touche en ce moment…

alors un autre tour de piste face à ce que je croyais pourtant complet… pour mieux voir, pour voir autre chose, perspective plus large, pour découvrir ce que je porte en moi qui ne m’appartient pas mais qui est sorti de moi récemment… quelque chose qui a blessé une des personnes que j’aime le plus au monde, la personne de qui j’étais le plus près… une personne qui m’a tant aimé que je crois que ça m’a fait peur…

il y a de ces choses en soi qu’on aimerait mieux ne pas voir mais parfois, pas le choix… et les relations sont un miroir unique pour voir nos zones d’ombre…

Bouddha dit que si on s’aime vraiment, on ne pourrait jamais blesser quelqu’un d’autre…

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une chose est certaine, il y a un ptit bout de moi que je n’aime pas, car mes comportements et mes paroles ont blessé une personne chère à mon coeur…

une chose est certaine, il y a un ptit bout de moi que je n’aime pas, car mes comportements et mes paroles ont blessé mon amoure…

même si je me sens affreusememt mal d’avoir blessé, je ne peux pas dire que je regrette car parfois ce n’est qu’après avoir exprimé notre part d’ombre qu’on peut réaliser la portée de nos paroles…

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et en relation, nos ombres à soi se reflètent directement dans le miroir de l’autre… afin qu’on en prenne conscience… mais ouch ! de réaliser qu’on a blessé quelqu’un qui nous ouvre tout grand son coeur… mais justement ce sont les personnes qui nous ouvrent leur coeur qu’on blessera sans le vouloir consciemment…

alors j’ai blessé, et j’ai mal…

mais comme le dit ici mon beloved, la douleur ne sert pas à nous rendre triste, la douleur sert à nous rendre plus alerte, plus conscient, car les gens ne deviennent alertes que lorsque la flèche atteint profondément le coeur et les heurte

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alors de ce grand bouleversement, je vous salues et continues à maintenir l’état d’alerte générale…  en ayant confiance de passer au-travers…