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formules mathémagiques

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• douzième

il y a un lien certain entre ma chronique d’hier sur les selfies et Facebook car le roi des réseaux sociaux a commencé sa carrière de réseau social comme catalogue de présentation de visages, d’où son nom…

en fait, comme vous l’avez peut-être remarqué, depuis quelques chroniques je suis busy busy avec mon lien avec le web, en particulier FB…

comme certain(e)s d’entre vous, j’entretiens une relation sweet and sour avec ce réseau social monopolisant… bien sûr, on y trouve toutes sortes d’affaires intéressantes, on y connecte avec nos ami(e)s, de près et de loin… on y trouve de tout, même des ami(e)s…

mais personnellement depuis quelque temps, je trouve que ce réseau social me tire plus de jus qu’il ne m’en apporte… comme si toute cette info me fait me disperser et me fait me prendre dans la grande toile d’araignée…

bien sûr, très intéressant de fouiner un peu partout et d’y trouver toutes sortes d’affaires mais à la longue, on s’y perd… soi-même ou son temps… et on finit par voir le monde principalement à-travers un écran… de plus, depuis quelques temps, il me semble y observer de plus en plus de publicité, de même que plusieurs éléments traitant de politiques…

FB semble être gratuit, mais on y laisse tout même une certaine part de notre liberté… y a un prix à tout dit-on… car FB nous laisse voir ce qu’il choisit que l’on voit… en fait ce sont des algorithmes – d’où le titre de formules mathémagiques – qui décident pour nous ce que nous allons voir, en bonne partie en fonction de ce que l’on a déjà fouillé dans le passé… notre réalité, en plus d’être virtuelle, y est filtrée… et dépassée…

regardez ça, le gars le dit mieux que moi :

alors avec ces quelques réflexions qui tourbillonnent dans mon cerebelum, je me mets aujourd’hui en pause facebookienne… pas nécessairement pour toujours, mais pour un bout de temps… question d’aller voir ailleurs un peu, de prendre plus de temps pour voir et jaser avec du vrai monde, pour marcher davantage dans la forêt, bouger davantage, pour travailler sur mon cours, peut-être commencer à rédiger un bouquin, pour jouer plus de musique, pour ne rien faire et davantage laisser mon mental spinner dans le vide jusqu’à apaisement… soif de vide ces temps-ci… ralentir ma tête et faire bouger davantage mes pieds et mes mains…

je continuerai à publier mes chroniques ici sur mon blogue, alors si ça vous intéresse, continuez à le fréquenter… c’est là que je sortirai moi et mes idées…

allez bonne vie… et on se revoit bientôt…

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excellent article sur comment FB affecte notre mental et rempli de liens intéressants (dont est tiré le vidéo) :
http://davidrainoshek.com/2013/06/how-facebook-fb-is-altering-your-mind-2/

et ici, une réflexion nécessaire :
http://www.slate.fr/story/113731/internet-rend-idiot

selfilou

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• onzième

il parait, selon certains psys, que les selfies seraient une addiction qui résulterait d’une maladie mentale… makes sense… quoi que les psys ne font que voir des maladies mentales partout, leurs lunettes en sont pleines et c’est ce qu’ils cherchent… alors ils en trouvent… et plus il y en a, plus ils ont de fun… et de travail… d’ailleurs, le DSM-5 conçoit même les symptômes pré-menstruels et les tendances à la non-conformité sociale comme des troubles de comportement… on n’arrête pas le progrès…

historiquement par exemple, l’habitude de boire de l’alcool fut interprétée à ses débuts par les prêtres comme un péché, menant directement en enfer… jusqu’à ce que les médecins les délogent et deviennent les nouveaux prêtres… l’alcoolisme reçut alors son nom officiel et devint une maladie qui pouvait se guérir… déjà mieux que de brûler pour l’éternité dans les flammes de l’enfer… pour ensuite être récupérée dans les années 1950 par les sociologues et devenir un trouble de socialisation impliquant un individu et une substance dans un environnement donné, donc une interaction entre trois éléments.. mais plus complexe je vous le concède…

pour en revenir aux selfies, vrai qu’il y a quelque chose de quelque peu pathétique à se photographier la binette dans de multiples positions et situations et poster ces représentations de soi sur la toile pour les yeux de tout le monde et n’importe qui…

me me me… myselfie and I…

même si le concept de maladie mentale me semble un peu étiré et tiré par les cheveux du sans fil pour qualifier cette drôle d’habitude de se poser la binette et la poster sur un mur public un brin exhibitionniste, cette mode représente une bien questionnante habitude quand même…

cette mode fondée purement sur l’apparence et sur l’identification au corps, et en particulier à son visage – car il est rare que l’on prenne une photo de ses pieds pour la poster sur les réseaux sôciaux – me semble témoigner en effet d’une identification excessive à son enveloppe corporelle… regardez ! mon corps est ici, et là, et avec tel autre corps… click click click, youhou le monde, j’existe…

rien de si grave à se shooter la bette et à la poster un peu partout sur la toile mais tout de même, cette folie exhibitionniste du moment témoigne de notre étroitesse d’esprit, tout en illustrant un besoin presque sans fin d’être reconnu… d’être vu par les yeux des autres… comme si exister dans les yeux des autres nous rendait plus vrai(e), plus vivant(e), plus réel… les autres me voient donc j’existe…

pourtant, d’un côté, nous – êtres sociaux vivant souvent surtout à la surface de notre corps physique autant que social – sommes mus par un insatiable besoin de reconnaissance et d’acceptation et de l’autre par une insatisfaction perpétuelle quant à notre image corporelle… on ne s’aime pas vraiment la bette mais on se la montre quand même partout…

on veut être vu, de préférence par et avec des gens qui nous ressemblent, de même qu’avec des gens connus car cela nous donne l’impression d’exister dans la gang des VIP… pourtant…

pourtant, nous sommes principalement une âme ayant pris refuge temporairement dans un corps humain et nous pensons que nous sommes ce corps, nous nous limitons à ce corps… heille boys and girls, ceci n’est que notre char, notre véhicule pour transporter notre âme around… nous sommes le/la pilote, pas la machine qu’on conduit…

les psys – encore eux – parlent de dysmorphie corporelle (préoccupation excessive liée à un défaut de l’apparence physique) chez plusieurs adeptes de l’égoportrait – quel beau terme en passant car cette habitude relève davantage de l’égo que du self… à moins que l’on ne s’entende pour que self ne représente le même bout de la grosse et grande goutte qu’est l’océan humain…

en fait, nous ne sommes que des gouttes de la même grande mer, mais dans le monde actuel, plusieurs de ces gouttes aiment se photographier – seule ou en compagnie de quelques autres gouttes –  et se montrer le boutt de la goutte sur les écrans du monde entier… quel bateau mes âmi(e)s…

personnellement, je n’ai rien contre les selfies… rien pour, rien contre… mais de mon côté, je ne vois pas la nécessité de me montrer la goutte au reste de l’océan… car je me considère davantage comme le fond de la mer, davantage comme la mer dans sa globalité malgré mon statut actuel de goutte…

mais les selfies sont des filous… ils nous font croire que nous ne sommes que notre visage et notre corps, avec pas grand chose dans le background… pourtant…

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nous sommes le monde entier, nous sommes chacun et chacune de nos frères et soeurs humains, une seule goutte parmi les milliards de gouttes qui roulent leur bosse sur la grande planète bleue… nous sommes l’univers entier et nous ne cadrons pas dans un petit carré… nous contenons tout…

en terminant, un selfie de moi et deux de mes amis… of course, c’est moi en haut derrière, avec mon jumeau devant moi et celui qui nous nourrit et qui se dit notre maître, celui qui tient le kodak, notre chum Bob

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lien vers un article psychopop sur la question:
http://www.santeplusmag.com/les-selfies-une-addiction-qui-cacherait-une-maladie-mentale/

 

fun de cellule et autres petites prisons

Capture d’écran 2016-02-09 à 07.44.36••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• dixième

salut lecteurs/trices… vous êtes-vous ennuyés ? si oui, moissi, si non, moi si…

votre présence et vos yeux m’ont manqué… et vos âmes alors… ah vos âmes… quelles âmes que nos âmes…

week-end familial et petit road trip pour le chroniqueur ces derniers jours durant lequel j’ai troqué les mots virtuels pour des mots en oreilles et en bouche et en chair et en os…

alors ce matin, retour au home et back à la shop à mots… tape tape tape, enter ! de retour avec le plaisir d’un éternel débutant chronique…

excellente occasion que cette brève absence de contact de quelques jours entre nous pour jaser ce matin de notre lien qui relève de la pure virtualité à-travers les ondes, notre lien qui existe grâce au pas de fil… mais aussi de notre lien au temps qui décortique l’infini en tranches d’heures, de minutes et de secondes, de même que de notre matérialité corporelle qui nous garde prisonnier de ce corps et de ses besoins plus ou moins criants…

premièrement, toujours difficile d’admettre que nous sommes dépendant(e) de quelque chose, encore plus peut-être de quelqu’un… mais ceci est une partie bien réelle de notre réalité en ce bas monde matériel…

oh ! si le terme dépendant vous choque ou vous heurte, vous pouvez toujours utiliser le terme codépendant ou interdépendant, mais peu importe le terme choisi, le d, le é, le p, le e, le n, le d, le a, le n et le t y sont inclus dans tous les cas…

car veux veux pas, nous devons admettre que nous avons une relation très proximisante avec nos machines techno, qu’elles soient ordinateur, tablette ou téléphone… nous entretenons pour la plupart d’entre nous une relation virtuelle les un(e)s avec les autres… grâce aux ondes, on garde contact… téléapathie techno… sans elles, il faudrait se voir en chair, ou pas du tout, c’est selon…

mais lentement et subtilement, ce médium qui permet l’ouverture sur le monde, entraîne insidieusement un certain niveau de contrainte… nos sans-fils visibles en créent d’autres invisibles… ceux qui nous lient vous et moi entre autres… d’un côté, on aime bien notre lien, mais de l’autre quelque chose d’un peu trop systématique et mécanique nous dérange non ? sympathique aigre-douceur apathique…

comme toutes choses, les nouvelles techno entraînent des avantages certains, mais aussi certaines conséquences plus ou moins dérangeantes… en tous cas, des habitudes plus ou moins régulières… pour lesquelles l’équilibre n’est pas toujours facile à préserver… mais le propre de l’équilibre est justement, comme pour le funambule sur son fil, de maintenir et perpétuer le déséquilibre sans fil sans le tuer… nous sommes damné(e)s et condamné(e)s à l’équilibre à perpétuité… sans fil et au fil du temps…

l’image du haut, de Felipe Luchi (lien plus bas pour le site du Outside Magazine d’où proviennent ces photos) de même que celle-ci illustrent bien cette relative et pas toujours apparente dualité entre liberté communicationelle et nos chaînes téléphoniques…

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dans ce cas-ci, le chat (et son tchatteur) est prisonnier de sa souris… et en haut, le beau parleur de son cell…hurle… et manque d’air…

même chose pour le temps dans lequel nous sommes souvent pris et prisonniers… souvent nous sommes les détenus du temps qui ne passe pas… nous n’en avons jamais assez et on lui court après… mais le temps finit par nous rattraper à mort…

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écrivant tant et parlant temps, si vous en avez en masse de lousse, regardez ces sympathiques messieurs nous expliquer ce qu’est ce temps qui n’existe pas mais que nous percevons comme nous le pouvons :

http://fr.sott.net/article/27562-Le-temps-existet-il?utm_medium=twitter&utm_source=twitterfeed

loin de moi l’idée de porter un jugement sur notre utilisation des outils techno pas si logiques… car ce que l’on juge nous judge back right away… qu’en génuflexions et en réflexions le chroniqueur… car bien émotionelle et pas toujours très logique la techno…

mais quoi qu’on en dise, cette techno a changé notre façon d’entrer en relation avec le monde et les un(e)s avec les autres… cette techno aigre-douce qui nous permet de garder contact avec le monde tout en faisant entrer le monde dans nos yeux et notre imagination via nos écrans très cathodiques… amène-en des images… oui papa…

on dit d’ailleurs que le web rapproche les gens éloignés les uns des autres tout en éloignant ceux et celles qui sont proches… intéressante réflexion…

et nous ? loins des yeux mais proches par l’écran… et le coeur ? mais surtout, d’états d’âme… car des tas d’âmes, mais la seule et même âme… âmen…

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http://felipeluchi.com/59761/522767/advertising/go-outside-magazine-jailhouses

 

tout passe et passe par tout

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• neuvième

traduction: si tu n’obtiens pas ce que tu désires, tu souffres… si tu obtiens ce que tu ne veux pas, tu souffres… même quand tu obtiens exactement ce que tu désires, tu souffres car tu ne peux le conserver indéfiniment… ton mental te mets vraiment dans le pétrin… il veut être libre… libre de souffrance, libre des contraintes de la vie et de la mort… mais seul le changement est permanent, tut change et peu importe l’énergie que tu mets à nier cela, rien ne pourra nier cette réalité
– Socrates

tiens lecteurs-trices, un peu de Socrate par en arrière de la tête en ce premier vendredi d’un février à 29 jours… on vole haut ce matin… on recule dans le temps pour nos classiques…

quelques mots de Socrate pour faire chic et pour jongler tout bonnement avec les concepts de souffrance, de changement et du mental… que de bénines préoccupations de riche, de gras dur, de privilégié(e)s…

non mais quand même, quel luxe de pouvoir jouer ainsi avec des idées, de pouvoir lancer des bulles d’air en l’air sans qu’elle ne nous retombent sur la tête… mais peut-être que si elles ne nous retombent pas sur la tête, ces idées nous restent quand même temps dans la tête comme la souris dans sa cage à spin

en gros, cette citation avance que peu importe, on souffrira… que l’on obtienne ce que l’on veut ou ce que l’on ne veut pas, tout passera… et si on tient à ne pas avancer, on souffrira…

comme c’est notre mental qui est souvent le boss de notre vie, c’est ce ptit boss des bécosses qui veut se libérer de lui-même… mais le couteau peut-il se couper lui-même ?

Osho nous disait souvent que la seule chose de permanente dans la vie est le changement… seulement le changement qui passe…. pas comme le temps car le temps est au beau fixe… seulement le temps qui passe et qui nous entraîne dans son sillon… et nous qui passons, et repassons… dans le temps où le temps était vieux et bon, on disait : tu feras comme le chinois, tu repasseras…

comme la vie qui nous passe dessus et dedans – la vie nous repasse et elle défait nos plis, elle nous rend plus lisse, plus lousse, plus souple…  la vie elle-même nous renvoie toujours à nous-même…

quand même, la vie est simple… si on accepte que tout roule, que tout change, que tout avance et qu’on ouvre les mains, ça va… mais si on se contracte, si on s’agrippe, si on retient, on souffrira… that’s it that’s all… simple de même…

alors si c’est compliqué…

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alors gardons ça simple… en esprit… c’est vendredi quand même…

et maintenant ?

12670551_457557001115739_7358515249754245467_n••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• huitième

et maintenant, que faisons-nous ?

maintenant que l’on nous dit que nous savons tout ceci et cela… et bla bla bla…

mais que savons-vous vraiment ? où nous a-t-on simplement dit que cela était vrai ? possible ? plausible ?

où sont les preuves ?

car on peut bien croire ce que l’on veut croire, on ne sait rien vous et moi… ou pas grand chose du moins…

ces temps-ci, avec les réseaux sociaux, tout peut être vrai, ou plus ou moins, et son contraire aussi… tout peut être vrai mais tout ce qui circule dans le grand fil d’araignée peut aussi être un canular… on noie le poisson dans l’information…

personnellement j’ai l’impression que la réalité pourrait être pire que ça… que certains gestes posés par des humains peuvent être encore plus abominables que ceux mentionnés ci-haut… ou mieux, c’est selon…

mais ma réalité à moi est que le monde est principalement et fondamentalement bon… que les humains dans ma vie réelle veulent tous et toutes que le monde soit un meilleur endroit pour vivre notre vinaigrette… et le reste de la salade…

on peut bien croire ce que l’on veut bien croire… et on croit en général ce qui conforte et renforce nos croyances… on fonde notre bagage de connaissances sur ce qui consolide notre vision du monde… la plupart des gens veulent entendre ce qu’ils pensent être vrai…

mais que sait-on vraiment ?

qu’est-ce que la vérité avec un grand V ?

et quelle importance occupent ces prétendues révélations dans notre quotidien ?

qu’est-ce que ça change à notre vie que le 11 septembre ait été un complot ou pas ? très plausible – et même probable – que cela ait été un complot pour partir en guerre, envahir certains pays riches en huiles et vendre des armes… mais quelle différence pour les centaines de milliers de personnes qui en sont mortes ?

et bien sûr que l’histoire a été manipulée… ce continent n’a pas été découvert…

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en fait, si on veut mettre la faute sur quelqu’un d’autre, on peut bien blâmer les zaméricains pour tout ce qui va mal dans le monde si on veut… ou la cabale… ou les banques… ou les gourmandes corporations… ou quelques grandes familles particulièrement assoiffées de pouvoir et de ressources naturelles ou autres… ou les gouvernements, bien qu’ils ne semblent plus très habiletés à faire grand chose… ou le capitalisme sauvage (mais le communisme ne nous a pas convaincu de sa bienveillance pour le peuple)… et tutti quanti…

mais comment cela affecte-t-il notre réalité quotidienne ? est-ce que le fait de savoir ces faits – ou penser savoir – va changer quelque chose ? est-ce que cette prétendue source de connaissance va modifier la façon dont on perçoit le monde ? sera-t-on plus heureux vous et moi sachant cela (ou pensant savoir cela) ?

notre principale marge de manoeuvre dans ces ptites vues humaines se trouve dans notre coeur, dans nos yeux… entre nos mains et dans nos pieds… pour marcher notre bout de route, pour façonner notre réalité… pour transformer le monde autour de nous… pour prendre soin des gens qu’on aime et qui comptent pour nous… bref pour voir l’amour et cultiver notre humanité…

oh ! et en passant l’heure ici sur terre est à la gravité…

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et c’est la faute de la CIA…

et faites bien attention car cette chronique contient des cookies qui surveillent vos moindres faits et gestes…

big brother vous souhaite une bonne journée…

étincelle d’humanité

feu

••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• septième

lisez ça

https://voir.ca/chroniques/sale-temps-pour-sortir/2016/01/31/la-chambre-sans-numero/

et on se reparle OK ?

et pour ceux et celles qui ne veulent pas lire (mais vous manquez une très touchante histoire, je vous aurez averti(e), c’est le récit très touchant d’une journaliste québécoise Émilie Dubreuil, dont l’appartement est parti en fumée récemment… et qui a tout perdu… et le choc que cela a provoqué dans sa vie… ça se sent à la fleur de notre peau…

des mots qui nous permettent de goûter un peu – et de loin et dans le confort – au feeling qui résulte du fait de tout perdre et d’avoir tout perdu… nous les gras durs et les choyés, bien au chaud dans notre home, le ventre plein et le coeur content… éclairant de se rappeler une fois de temps en temps…

très touchant cet article donc… qui nous donne simplement un avant-goût de ce qu’est de tout perdre… et de se retrouver dans la rue… et de vivre dans une chambre anonyme suite à un tel choc… libéré(e), mais non intentionnellement, de tous ses biens et possessions… arraché de son quotidien que l’on prend souvent pour acquis…

article très éclairant que devraient lire les gens qui s’opposent à l’accueil des gens qui tentent de se sauver de la guerre, ceux que l’on nomme avec un détachement arrogant et insensible les migrants… qu’ils soient de Syrie ou d’ailleurs…

nos frères et nos soeurs, dont de nombreux enfants – qui ont connu et connaissent encore les affres des bombes et des bombardements, les attaques meurtrières, les attentats suicides et autres déshumaniaiseries qui ne devraient pas exister si le monde était tel qu’il devrait l’être dans nos ptites têtes, nos coeurs et selon les plans divins parfaits...

le texte d’Émilie Dubreuil nous permet d’imaginer juste un peu ce que c’est que d’être dans la rue après avoir tout perdu… ce que c’est que d’avoir nulle part où aller, de ne plus rien avoir de matériel qui nous rattache au monde… qui nous relie à la matière…

car on a beau se plaindre, nous sommes chanceux et chanceuses du simple fait que rien de majeur ne se passe dans notre vie… toutes nos ptites bébelles bien à leur place… notre monde en ordre… pour le moment…

oh bien sûr, on travaille fort pour se procurer toutes ces choses et ceci est notre droit et privilège – et même un devoir selon certains – dans une société dans laquelle la consommation a remplacé le bon dieu…

mais plutôt qu’un droit, si on considérait la possession comme un privilège ? et que consommer et avoir étaient une responsabilité ? à user avec soin et modération… et appréciation…

donc, en ce matin de tempête, simple petite chronique teintée d’humanité pour nous permettre d’apprécier tout ce que l’on a, toute la chance que l’on a… du simple fait que rien de traumatisant ne nous passe sur le corps et sur l’âme en ce moment…

que quelques mots pour apprécier la chance que l’on a de simplement être au chaud, le ventre plein, entouré(e) de proches, d’ami(e)s… habitant un corps et un coeur en bonne santé…

appréciation, mais aussi et surtout ouverture et compassion pour ceux et celles qui ont tout perdu, ceux et celles qui sont en transition, en stand by, ceux et celles qui ne sont nulle part… les migrants, les sans abris, ceux et celles qu’on dit sans domicile fixe… ceux et celles qui sont à l’hôpital, en résidences, ailleurs que chez-eux…

que quelques mots pour sentir que ce monde est notre monde, notre responsabilité… que tous les humains et humaines sont nos frères et soeurs et que plusieurs d’entre eux  ont besoin de soutien, de pensées et de réconfort… de notre générosité, de notre humanité…

que quelques mots pour apprécier la chance qu’on a de simplement être… dans nos affaires, dans notre vie…

et pour se rappeler que nous, les grands favorisé(e)s de la loterie humaine, quand on a tout ce que l’on a besoin, qu’il faut aussi apprendre à déborder… et à allonger la table…

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mes âmes et mes yeux

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• sixième

traduction : je deviens de plus en plus silencieux ces jours-ci… je parle de moins en moins publiquement, mais mes yeux, mes yeux voient tout

comme vous avez pu le constater dans ma chronique d’hier, je ne fais pas qu’écrire, je suis aussi capable de garder le silence… parfois… parfois, je me garde une ptite gêne… et je monte la garde… à vue… le garde à vous…

en fait, c’est le silence qui me garde parfois… le silence est mon atisitter… yes baby… baby sept heures… oui bonhomme…

et pendant que je me la ferme, je regarde… je me la ferme et j’ouvre mes yeux… et je regarde… et je vois… je vois tout, je regarde et je vois itou… j’observe, je regarde, je vois, je fixe… quatre verbes, quelques nuances… mêmes yeux, même paysage ou mêmes pensées…

car les pensées ne sont pas que des fleurs, ce sont aussi des bulles… pas des bulbes, des bulles, comme dans péter des bulles…

mais pour en revenir à notre citation, vrai que je parle de moins en moins… logique car je vois de moins en moins de monde depuis quelques temps… ici dans mes bois… OK OK parfois je parle tout seul aussi…

je parle un peu plus quand ma belle et notre petite viennent passer leurs deux semaines mensuelles dans ce home… mais lorsque seul, je me la ferme et je regarde…

je regarde la nature quand je marche… je regarde mes pensées et émotions quand je m’assois et réflexionne… ou médite, c’est selon…

je vois moins de monde qu’avant mais je vois plus le monde tel qu’il est… e vois peu de monde mais quand j’en vois, on parle peu, on chante ensemble plutôt…

et je vois… peut-être pas tout mais mes yeux voient de plus en plus… je dis mes yeux voient et non je vois car je ne suis pas mes yeux… mes yeux voient d’eux-mêmes… et parfois je suis le regard de mes yeux… ce regard qui se laisse capter par quelque chose ou rien…

je vois de plus en plus car je regarde davantage… mais pour voir il faut regarder lentement…

je vois autour, je vois dedans, je vois à-travers… mes yeux voient la matière, mais l’invisible aussi… ça se fait tout seul… pas moi qui voit, ça voit… et rien qu’à voir on voit bine…

les choses se révèlent quand on prend le temps de donner à nos yeux la chance de faire focus… alors dans le flou, on voit le tout…

quand on regarde sans filtrer, sans juger, sans préjuger… quand on regarde tel que c’est, life as is… rien de plus facile en principe mais rien de plus difficile en pratique…

mais simple quand on se laisse voir… car c’est la vie qui nous voit… on ne fait que se laisser voir… et alors quand on est vu, on voit…

vous voyez ce que je veux dire ?

ami ami(e) ? par ici

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• quatrième

traduction: si tu te rencontrais, voudrais-tu être ami(e) avec toi-même ?

drôle de question que je ne m’étais jamais vraiment posée… et qui ne se pose pas vraiment non plus il me semble… mais qui incite tout de même à prendre une certaine distance face à soi-même et à se regarder à partir de l’extérieur…

alors si je me rencontrais, voudrais-je être mon propre ami ? ou sal ami, c’est selon… car tout un pepperoni suis-je… mais par chance, ignoré des paparazzis..

quelques mots fous fous qui me font penser à une citation croisée sur le net récemment – et qu’on attribue à la présidente de Taiwan qui n’a jamais été mariée à 59 ans – et qui disait à cet effet ne pas vouloir acheter tout le cochon pour seulement un bout de saucisse… quel tire-bouchon cette politicienne…

attendez que je fouille dans ma mémoire…

tenez c’est elle… sympathique bouille non ?

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quant au cochon, je vous laisse l’imaginer…

voyez-vous, être ami avec moi c’est un peu ça… une amitié sans queue ni tête… ni queue de cochon, ni tête fromagée…

de ce côté-ci de l’écran, et de mon clavier, que des jeux de mots nonos qui fusent spontanément et inopinément et que me font péter la fuse régulièrement… alors pour l’amitié, on repassera… c’est ce que nous nous disons mes personnalités multiples et moi… on essaie de cohabiter du mieux qu’on peut…

plus facile de me lire à distance que de me suivre dans ma propre tête… même moi je ne me suis plus moi-même… maladie chronique… car une fois c’t’un gars… deux fois aussi… et le cochon non plus… personnalités multiples…

alors si je me rencontrais, voudrais-je devenir ami avec mon ptit moi-même ?

mais faut-il absolument répondre à cette question monsieur le juge ? car mon avocat n’est pas présent… et on sait que l’avocat, comme la tomate, toujours un fruit de notre imagination…

parlant tomate…

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la connaissance consiste à savoir que la tomate est un fruit, la sagesse à ne pas mettre cette tomate dans la salade de fruits alors que la philosophie cherche à savoir si le ketchup est un smoothie…

quant à moi, cette question de faire ami ami avec soi-même relève un peu de la philosophie… ou de la spychologie…

et j’imagine que la bonne réponse à la question est oui monsieur le juge – ou madame la présidente- oui je voudrais être ami avec moi-même…

quoi que lorsque deux personnes sont trop semblables, parfois la chimie n’opère pas… deux aimants positifs ont tendance à se repousser… et j’imagine que si je me rencontrais, je me ressemblerais trop… quoi que je ne me reconnaitrais peut-être même pas car souvent je ne me reconnais plus… car on a une certaine image de soi qui ne colle pas toujours à la réalité des autres…

en fait j’aime surtout cette question pour ce qu’elle peut contenir comme regard extérieur  sur soi-même… pour cette distanciation face à soi-même… si je me vois je ne me suis plus…

car moi-même, quand je me croise d’une fois à l’autre, soit dans le miroir ou dans mon âme et conscience, je ne me reconnais pas toujours… je ne suis ni ci ni ça, et encore moins son contraire… et vice-versa…

bien sûr, je tente de faire du sens avec moi-même, le plus possible du moins, mais parfois je n’y arrive pas… ou j’arrive en retard… et that’s all right… voyez, je me parle même en anglais…

disons que j’essaie d’être minimalement cohérent… et optimalement heureux…  genre aligner ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais

12565622_10153499984213198_3321106235926056283_nou ne plus penser, ne rien dire et faire rien…

donc d’être un peu qui je suis… quand je peux, du moins… ou quand je ne peux pas faire le contraire de qui je suis…

car bien beau principe le bonheur et l’harmonie, mais nous sommes aussi des êtres de contradiction, de paradoxe… par exemple, nous voudrions tous vivre ensemble dans une communauté d’intention, sans toutefois ne devoir rien changer – du moins pas trop – à nos petites vies d’individualistes invertébrés…

de toute façon, depuis quelques années, je cherche moins les ami(e)s… je suis de mieux en mieux en solo, reclus dans mes bois du grand now, ou avec ma belle et petite Lilia deux semaines sur quatre…

non je ne cours plus après les gens… en fait, parfois je les fuies même… je me trouve même un peu égoïste quand je me dis que si les gens veulent passer du temps avec moi, ils le feront s’ils le veulent et si ce n’est pas le cas, je suis bien en ma propre compagnie…

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alors j’imagine que si je suis bien en ma propre compagnie, je voudrais bien être ami avec moi-même… mais pour être ami ami avec moi, je devrai me laisser libre, me donner du lousse, me prendre comme je suis et ça, ça peut changer… ça va changer inévitablement…

mais le but d’être totalement soi-même n’est pas d’être ami avec tout le monde… pour moi, c’est davantage de trouver cette cohérence intérieure, cette intégrité qui fera que l’on sera soi-même peu importe qui est avec nous, soi-même ou quiconque, même la présidente de Taïwan… même si on est tous un peu cochon de tête et d’esprit… j’ai pas dit saucisse, toi lecteur/trice cochon(ne)…

alors ami ami(e) vous et moi ? ami ami(e) vous et vous ?

probablement, d’une certaine façon, même si ce n’est que sur Facebook… puisqu’on partage encore ces mots…

amis pour la vie… et jusqu’à ce que mort nous prépare…

la mort la mort, pas une raison pour ne pas rouler sa boss

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••• LES CHRONIQUES DU GRAND N’IMPORTE QUOI ••• troisième

traduction: ne comptez pas sur la mort pour vous libérer de vos imperfections… vous serez exactement le même après que celui ou celle que vous étiez avant après la mort… rien ne changera, vous ne ferez que quitter votre corps… si vous êtes un menteur, un voleur ou un tricheur avant la mort, vous ne devenez pas un ange simplement en mourant… si cela est possible, alors sautons tous dans la mer maintenant et devenons des anges d’un coup… ce que vous avez fait de vous-même jusqu’à maintenant, vous serez de même après la mort… et quand vous vous réincarnerez, vous emmènerez avec vous cette même nature… afin de changer, vous devez faire l’effort… et ce monde-ci est l’endroit pour le faire… – Paramahansa Yogananda

patow, straight dans l’dash…

j’ai souvent ce feeling quand j’affronte quelque chose de gros, d’épeurant, quelque chose qui me dérange fondamentalement… je veux simplement mourir… comme plusieurs d’entre vous, plutôt que souffrir, je préfèrerais mourir… même si je n’ai jamais mouru avant…

j’imagine qu’on imagine tous et toutes que la mort est comme un grand sommeil, que d’un coup on arrête de respirer et

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et que d’un coup, tout est disparait et est réglé…

mais je crois que cela ne sera pas aussi simple que cela mais ami(e)s… parole de fils de dieu…

je crois sincèrement que l’on doit faire la job de bras nous-même… peut-être que la magie existe, mais peut-être que non aussi… car la vie sur terre est pas mal terre à terre ici bas sur terre… en fait à faire la job sur terre…

j’aime cette proposition de ce cher yogi… rien ne se perd, rien ne se crée, et tout se recrée…

et parfois comme dit un certain chroniqueur, on doit se mettre la face dans la schnout… 😉

quand c’est nécessaire en tous cas… car on ne forcera pas la schnout quand même… on ne foncera les deux yeux ouverts dans la schnout… on dealera avec quand la schnout frappera la fan…  ou notre dash… mais entretemps, jouons la game avec ce que l’on a… et n’espérons pas que la main de dieu nous tirera du pétrin en temps et lieu… car dieu est peut-être manchot… s’il existe…

et pas parce qu’on va changer de char un de ces jours que le pilote sera différent… j’aime croire que malgré le bolide qu’on nous donne à driver, on parcourt tous la même route… en fait, chacun a son bout de chemin à faire… même si on ne fait probablement que du sur place cosmique… comique non ? changer de char pour faire du surplace… cosmique la joke…

alors ne regardons pas trop en avant,  ni en arrière d’ailleurs… gardons nos yeux sur la route, évitons les obstacles qui se présentent à nous quand ils se présenteront… et apprécions le paysage… si beau l’hiver cette année… laissons le beauté et la réalité de la nature nous rentrer dans l’dash…

ralentissons, allumons nos clignotants, ouvrons les fenêtres – et le toit si on cette chance, même s’il neige – et embrayons, roulons, mangeons la route… en attendant de passer chez l’ultime concessionnaire pour upgrader son bolide – si jamais ce n’est pas le dernier car on ne sait jamais si on nous louera un autre bolide – roulons à fond, prenons les courbes serrées, tassons-nous à droite ou à gauche et laissons le traffic nous dépasser…

car c’est la route qui avance toute seule… nous, nous sommes au neutre…

bin bon bin bon…