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arco iris humain

IMG_1181((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-ET-UNIÈME

alors voilà, la rencontre initiale de 3 jours est officiellement terminée… je dis initiale car une seconde se mettra en branle mercredi prochain, regroupant cette fois près de 200 intervenants en provenance de partout en Amérique du Sud… j’astique déjà mon espagnol…

après une très belle et simple cérémonie de clôture hier soir, guidée par un curandero de tradition Inca du Guatemala, parsemée de danses traditionnelles de l’Australie et du Vénézuela, et de chants en provenance de plusieurs des pays représentés par mes nouveaux ami(e)s, nous profitons aujourd’hui d’une journée de congé…

journée essentielle pour intégrer cette multitude de rencontres qui a inévitablement, pour chacun et chacune d’entre nous qui y avons pris part, élargi notre horizon…

car de prendre part à de telles rencontres, avec autant de cultures différentes de la nôtre, ne peut que nous faire voir le monde avec plus de latitude, avec plus de largeur

différentes cultures, différentes époques qui se rencontrent, qui parfois s’entrechoquent, car on n’ouvre pas de nouvelles pistes en ne coupant pas d’arbres…mais au final, plus d’empathie, de compassion, de compréhension et d’acceptation… de nos similarités, et de nos différences… rempli de gratitude pour chacune de ces personnes, et pour le Dr Mabit qui a organisé cette rencontre…

mais comme de la difficulté à décrire mon expérience ce matin… trop riche, trop de stock… comme si trop de matière nouvelle à intégrer avant de pouvoir en parler..

alors je prends la journée pour laisser mariner la vinaigrette, je prends la journée pour laisser retomber les suites de ces trois dernières si pleines journée qui vont probablement laisser une marque indélébile sur ma vision du monde pour la suite de ma vie…

alors en guise de partage pour le moment, quelques photos et je laisse les choses descendre aujourd’hui et vous reviens plus tard…

demain nous, tous les participants de la rencontre, partons en excursion dans un village éloigné dans la jungle péruvienne… j’emporte mon Ipad pour croquer quelques photos..

parlant photos, puisqu’elle valent 1000 mots chacune, en revoici une douzaine de milliers… cheese…

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nations unies curanderiennes

unnamed-1((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTIÈME

déjà 2 jours de marinade dans une sauce culturelle riche et dense…

déjà 2 jours de baignade dans une mer de traditions ancestrales…

ici, présents et présentes, des guérisseur/sseuses de l’Ouganda, de l’Afrique du Sud, des représentants des premières nations du Canada et des États-Unis… des guérisseuses traditionnelles de l’Australie… des gens vivant dans des régions éloignées autour d la grande région amazonienne, du Vénézuela, Brésil, Bolivie, Pérou, Colombie, Argentine, Équateur, quelques-uns plus au nord, Mexique, Guatemala… impressionnant de penser que certains d’entre eux et elles n’étaient jamais sorti(e)s de leur région natale auparavant, encore moins de leur pays…

des gens de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel humain, invités par Jacques Mabit, directeur de Takiwasi… entre 40 et 50 personnes rassemblées pour échanger sur leurs façons de traiter et de prendre soin, sur leurs pratiques et savoirs traditionnels en général, mais plus spécifiquement face aux problèmes de santé et de toxicomanie caractéristiques de leurs régions d’origine…

Jacques Mabit, l’instigateur de cette rencontre, représente à mes yeux un parfait exemple d’intégration entre l’Occident et les cultures traditionnelles… médecin français né en Nouvelle-Calédonie, éduqué en France et établi au Pérou depuis près de 30 ans, formé comme chamane par divers curanderos de la région de Tarapoto et marié à une Péruvienne… cet homme est reconnu et apprécié par plusieurs observateurs de monde entier… et depuis quelque temps un cher ami…

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son équipe ici à Takiwasi est composée de curanderos locaux et de psychologues et médecins, autant européens que péruviens, et les deux cultures d’intervention semblent cohabiter harmonieusement ici…

cette rencontre vise donc à mettre en commun les problématiques de chaque clan, peuple, tribu, mais surtout à trouver des solutions face aux divers problèmes de santé et de toxicomanie que la modernité a amené à des contextes qui ne connaissaient auparavant pas ces nouvelles réalités… d’ailleurs, deux femmes vivant dans une région éloignée du Vénézuela ont partagé comment c’est la route qui a apporté les problèmes… la route construite par une compagnie minière qui a amené avec elle des réalités auxquelles ces gens n’avaient jamais été confrontés auparavant : alcool, drogues, maladies face auxquelles le corps n’était pas préparé…

tous les gens présents ici invoquent leurs ancêtres comme inspiration dans leur travail, dans la perpétuation de leur peuple, dans la guérison des problèmes actuels auxquels plusieurs font face : perte d’identité et de repères culturels, invasion de leurs régions pour l’exploitation des ressources naturelles, quand ce n’est pas carrément la menace de disparition, tous des problèmes découlant des conquêtes par les espagnols, portugais, anglais et français…

nous sommes quelques blancs parmi cette foule à la peau plutôt foncée : deux stagiaires – Iliana de la Suisse et Sylvia de l’Espagne – qui ont leur Ph. D. ici à Takiwasi, Fabienne une psychologue française qui travaille à Takiwasi depuis plusieurs années, Ghyslaine collaboatrice du Dr Mabit en
France, mon ami Bran Rush, de Toronto directeur d’ATOP, un projet de recherche sur le traitement de la toxicomanie à l’aide de l’ayahuasca, Simon un curandero australien aux dreadlocks qui descendent aux genoux, ami de Jacques Mabit lui aussi et que j’ai rencontré à quelques reprises…

je ne sais pas si c’est le cas pour eux aussi – je compte d’ailleurs aborder la question avec eux aujourd’hui – mais personnellement, contrairement aux autochtones et ce peu importe le continent d’origine, je ne suis pas très fier de mes ancêtres – les nôtres – car ce sont eux qui sont à la base des graves problèmes que plusieurs de ces groupes vivent actuellement…

bien sûr je ne suis pas mes ancêtres et je ne veux pas porter la culpabilité de leurs actes barbares, mais culturellement, on porte tous et toutes une part de ces atrocités commises dans le passé…

sans crouler sour le poids de cette culpabilité, je sens que queque chose de ce sombre passé vit encore aujourd’hui en nous et se doit être guéri, transcendé, transmuté… et c’est que nous faisons ici cette semaine… des gens de différentes culturelles et groupes culturels qui se côtoient, discutent, échangent afin de trouver une meilleure façon de vivre ensemble et de tisser des liens sur de nouvelles de coopération, collaboration et d’échange…

avec c’est beaucoup d’humilité et d’ouverture que je suis ici, ouvert à entendre, voir, sentir, apprendre, comprendre mieux des approches millénaires dans bien des cas…

car n’étant pas issu moi-même d’une nation première, je suis ici principalement à titre observateur et comme partageur d’une certaine expertise en matière de toxicomanie et de problèmes d’abus de substances psychoactives… car peu importe notre provenance, un problème de d’alcool et de drogues demeure un problèmes d’alcool et de drogues… peu importe le contexte, celui-ci occupe un rôle déterminant dans l’équation… substance, individu et contexte… on en sort pas…

en vrac ci-bas quelques photos,

et plus détails demain probablement quant à notre journée finale qui débute dans quelques minutes…

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culture de vie

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(( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-NEUVIÈME

traduction : avec des fusils, vous pouvez tuer des terroristes … avec l’éducation, vous pouvez tuer le terrorisme…  Malala Yousafzai, Pakistan, prix Nobel 2014

nous sommes en guerre mes ami(e)s… du moins c’est ce que les grands médias disent…

dans les parties du monde où nous vivons vous et moi, nous avons la chance d’observer cette scène – ou mise en scène c’est selon notre degré de scepticisme – dans le confort de notre foyer… via les réseaux sociaux, ou via les grands médias… ceux et celles qui aiment vraiment l’action suivent ça à la tivi… avec les attentats de Paris, ça s’est glissé dans notre vie de façon plus concrète… et ça se répand en Belgique…

oh, on a tous et toutes chacun nos opinions sur ce qui se passe… mais ces opinons sont meaningless devant cette folie…

personnellement, ce sont toujours les enfants qui me préoccupent dans les conflits armés… toujours touché par leur vulnérabilité et par le rôle qu’on leur fait jouer souvent dans ces conflits… les enfants, et leurs mères… mais aussi les personnes âgées, les personnes handicapées… les animaux… tous les plus vulnérables… pas que les hommes ne souffrent pas non plus, mais ils semblent en général plus proactifs dans les conflits…

parlant des enfants, cette photo m’a bouleversé hier :

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la légende raconte que lorsqu’un photographe a voulu prendre la photo de cette petite fille en Syrie, cette petite fille de 4 ans pensait que la caméra était une arme et elle a levé les bras pour se rendre…

me semble que ça ne devrait pas être la réalité d’un petite fille de 4 ans… me semble…

c’est dans des cas comme celui-ci que cette image est plus dure à avaler…

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tout est vraiment comme cela le devrait ? on va méditer là-dessus… plus facile pour certains que pour d’autres…

et pour moi qui ai parlé à petite Lilia avec émotion hier après quelques semaines d’absence avec encore deux autres semaines d’absence à venir, disons que le timing met cette photo de la petite fille dans une autre perspective…

et pendant ce temps-là, des milliers de personnes au ventre plein et à la sécurité débordante signent une pétition virtuelle pour qu’on ne reçoive pas des réfugiés syriens (ou des alentours) car ils craignent pour leur sécurité…

everything as it should be really ? maybe… mais j’ai ben de la misère à voir ça moi en ce moment…

en même temps, qu’on aime ou pas ce qui se passe en ce moment, peu importe ce que l’n en pense, ne perdons pas de vue que vous sommes choyé(e)s, gras durs, privilégié(e)s… nous avons un toit, à manger, notre sécurité est encore assurée et tous ces drames ne sont que des idées qui touchent bien sûr, mais à distance…

nous ne sommes pas des joueurs en ce drame, que des spectateurs et trices…

gratitude, gratitude, gratitude…

je disais l’autre jour que les temps sont plutôt gris ces temps-ci… mais pour certains, les temps sont carrément noirs, noirs foncés… et rouge… et la peur est blanche… et réelle…

alors malgré ces drames qui sévissent partout sur cette belle grosse et grande boule folle qui tourne dans l’infini, avec nous dessus, semons la vie, plantons l’amour autour de nous et ouvrons nos coeurs…

dans chacun de nos petits gestes…

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« Some believe it is only great power that can hold evil in check, but that is not what I have found.

 It is the small everyday deeds of ordinary folk that keep the darkness at bay.  

Small acts of kindness and love. »                     

– Gandalf via Thomas Keller

traduction : certains croient que seul le pouvoir peut tenir le diable en échec… mais cela n’est pas mon expérience… c’est dans les petits gestes de tous les jours des gens ordinaires qui peut faire reculer la noirceur… des petits gestes d’humanité et d’amour…

___

de mon côté, mon petit geste du jour sera de prendre part à la rencontre des guérisseurs autochtones qui aura lieu à Takiwasi, Tarapoto, Pérou pour les 3 prochains jours…

rencontre qui vise à mettre en contact des guérisseurs autochtones et qui oeuvrent auprès des autochtones aux prises avec divers problèmes de santé en vue d’intégrer les méthodes traditionnelles au sein des réseaux publics… je vous en reparle davantage demain…

pour le moment, imaginons un monde meilleur, aimons et faisons… du bien, et du mieux qu’on peut…

amor amor amor…

 

petit mercredi matin Tarapotien

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-HUITIÈME

petit mercredi matin péruvien…

petit matin business as usual… sur la planète terre… rédaction de chr0nique tropicale… en écoutant Radio-Canada via le web, apprenant que les pare-brises sont givrés à la maison, pendant qu’on sue et crève ici… et que les routes autour de Montréal sont, comme d’habitude, engorgées, pendant que les tricycles motorisés pètent le feu ici déjà à 6 h et des miettes…

et dans quelques minutes, j’entamerai les corrections dans le cadre de mon cours en ligne… petit matin business as usual… à Tarapoto au Pérou, sur la planète terre…

après avoir été pas mal coupé de FB depuis quelques semaines, ce que j’y ai aperçu hier m’a foutu le cafard… encore des fous qui ont passé à l’acte à Paris, leur traque est en cours et il semble que le monde est en guerre… et mes compatriotes québécois qui se font la guerre virtuelle, à savoir si on accueille des réfugiés ou pas… et quand et comment…

drôle de monde que le nôtre… un peu triste, un peu gris ces temps-ci… que peut-on faire ? commet vivre en paix en soi dans cette grande mise en scène guerrière ? en ignorant et en vivant sa vinaigrette ? ou en s’informant pour tenter de comprendre ? mais y-a-til quelque chose à comprendre ?

ou en tentant de laisser briller sa propre lumière en espérant que cette lumière permettra aux autres de trouver leur chemin au milieu de cette noirceur ?

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peut-être un peu magique comme pensée, mais quoi faire d’autre ?

développer notre propre capacité d’empathie ? tenter de faire du mieux qu’on peut autour de soi ?

je vous laisse y répondre… car les réponses n’émergent pas de soi… ni pour moi ni pour vous j’imagine… imaginons justement…

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si pas de pays, pas besoin de passeport alors...

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il ne nous reste que l’imagination… pas si difficile… pas de raison de tuer ni de mourir pour… pas de religion vraiment ? ou plein de religions et de spiritualité et plein de respect pour les autres ?

imaginons que tout le monde vive en paix… yes sir, John !

mais les gens ne vivent pas vraiment en paix, ni ensemble ni avec eux-mêmes… et la situation est complexe… et difficile à saisir dans sa globalité… alors comme disait Sir John, on ne peut que donner la chance à l’amour… bon chance l’amour…

vraiment, est-ce que les choses sont exactement comme elles devraient l’être en ce moment ?

12241692_10153766312466241_6409047235889498524_ndifficile de voir ça en ce moment… mais peut-être que nous sommes dans un passage obligé… afin que l’humanité s’éveille… afin que nous développions un amour global, fort, tout puissant…

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mais pas facile ni simple de trouver cet endroit qui fait émerger l’umanité en soi, notre âme, notre amour …

et possible de dormir en paix en ce monde trouble ? d’avoir la conscience tranquille quand le chaos règne en notre monde ?

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car même si on se ferme les yeux, ou les médias, et qu’on décide de ne pas se laisser touché par ces gestes incompréhensibles, ces choses se passent tout de même autour de nous… juste là, à côté, sur la même petite planète… même si ailleurs, même du Pérou…

parlant du Pérou, que de bruit ici… les ptits taxis à 3 roues pêtent fort et puent… je ne pourrais vraiment pas vivre ici… pas à Tarapoto du moins… trop loin de mon silence de la forêt de Val-David… trop de bruit, trop d’odeurs – et pas des bonnes (j’ai dû marcher derrière un camion d’ordures hier pour me rendre en ville) –  trop de monde… trop fort… trop de trop…

mais demain débute la rencontre organisée par le Dr Mabit à Takiwasi réunissant des curanderos en provenance des 5 continents… la raison pour laquelle je suis…

comme je voulais faire porter mes prochaines chroniques sur cet événement pour les prochains jours, j’ai offert de couvrir les événements sous formes de petits reportages photos et journalistiques et de les traduire en anglais et en espagnol… vous en aurez une idée ici en primeur…

allez bonne journée… quand même…

mi amorinha : coming out amorosien

12243176_923178871082700_4400822276208326079_n ((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-SEPTIÈME

traduction : plus d’amour SVP (dans toutes les langues, toutes les bouches et tous les coeurs)

ce matin, ça y est… je suis bel et bien atterri au Pérou… j’y ai passé ma première nuit… dans un petit paradis tout simple tout près de Takiwasi…

mon corps y est du moins… car mon coeur est encore un peu avec ma belle… qui en ce moment doit être en train d’atterir en avion… eh oui, en train d’atterrissage…

dans quelques heures, j’ai RDV avec le Dr Mabit pour une rencontre préparatoire en vue de la rencontre avec les représentants des peuples autochtones qui début officiellement jeudi… ce qui marquera officiellement le début de cette seconde partie de voyage…

mais pour le moment, mon coeur flotte encore un peu ailleurs … car même si nous nous sommes quittés il y a quelques heures, ma belle et moi avons passé 2 semaines formidables ensemble, à chanter, à découvrir, à nous aimer, à rencontrer de nouveaux ami(e)s et membres d’une nouvelle famille en formation… à bâtir un home d’amour…

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car parfois, un home n’est pas fait de 4 murs, c’est plutôt 2 yeux et un battement de coeur

et parfois aussi,  les gens qui sont à des milliers de km peuvent nous faire sentir mieux que des gens qui sont sont tout près de nous

12238045_1103492593016392_5157464243714040032_oj’ai toujours hésité à parler d’amour, de mon amour, de mon amoure sur cette tribune… je voulais conserver privé ce domaine de ma vie, à l’abri des regards, en dehors du monde public…

mais comme parfois, il est sain de faire différent, ce matin je fais mon coming out amoureux… et je parle d’amour, je parle de mon amour pour mon amoure… j’écries d’amour… bla bla d’amor…

car comme jamais auparavant, je suis touché par une autre âme, une autre que la mienne.. je me sens aimé par le coeur et l’âme d’une autre personne… parfois plus que par moi-même je dirais… dans le regard et dans le coeur de ma belle, je me sens beau, le plus beau du monde, je me sens important… je me sens titi l’amoroso…

et cet amour de mon amoure m’aide à renforcer l’amour que je me porte à moi-même, l’amour que j’ai pour moi-même, et donc éventuellement pour le monde… eh oui, je sais bien que c’est nous qui devons nous aimer nous-même plus que quiconque, mais l’amour de mon amoure m’aide à consolider mon amour envers moi-même… propre propre mon amour… et j’apprends à aimer, à l’aimer… d’amour… et de tout mon coeur et mon corps…

on dit que dans la vie, on reçoit de l’amour et cet amour que l’on reçoit de nos parents et de notre famille, on apprend graduellement à le donner, à le redonner, à le laisser passer, le laisser couler… pour le faire grandir, pour le faire nous avaler, pour qu’il nous fasse fondre…

alors en cette aurore péruvienne, à l’aube d’une aventure encore inconnue dans laquelle je plongerai aussi à plein coeur comme dans l’amour, je vous partage cet amour qui grandit en moi… floush floush d’amour…

cet amour qui me surprend, cet amour qui me dérange même parfois car facile d’aimer – ou de penser aimer – le monde entier, mais autre chose de recevoir et de se laisser aimer autant par une autre personne, et de se laisser aimer de plus en plus… mais rien de plus précieux que de se faire déranger d’amour, de se faire tasser par l’amour……

en ces temps de morts en série, en ces temps de guerre, de méfiance et de différence, ces temps de débats d’opinion sur espaces ouverts, je nous souhaite à tous et toutes de l’amour, un peu, beaucoup, plein, des tonnes, et de plus en plus… mais amor por favor…

car quoi qu’on dise,  amor amor amor…

jusqu’à la mort l’amor, vive l’amor, vivre et mourir d’amour… à mort la haine, amor la haine… et la peur, et l’indifférence…

en guise de conclusion, un autre type d’amour… cette lettre d’un père qui a perdu sa femme vendredi dernier à Paris… touchant d’amour…

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je t’aime ma belle, je t’aime le monde… je t’aime d’amour l’amour…

 

c’est pas le Pérou

12270120_10201136800898755_2146839919_n ((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-SIXIÈME

nos 2 semaines au Brésil sont terminées… quel beau pays, quel beaux gens, quel beau peuple… après une superbe première semaine à Ciranda chez Carioca à Rio Bonito, notre deuxième semaine passée à Teresopolis fut divine… ma belle et mes amis Jim et Kerry quittent ce soir pour Montréal de Rio, alors que moi j’ai quitté dans la nait hier et poursuis ma route vers le Pérou en solo…

nous avons été reçus comme des rois et des reines par la famille de Ceu do Dedo de Deus pendant une semaine… dont on aperçoit quelques-uns des membres sur la photo…

on a pris soin de nous, on nous a gâtés et le tout a été couronné par une superbe cérémonie pour laquelle on nous a conviés à jouer samedi… Jim et moi de la guitare, Édith du clavier… et à chanter… tout au long de cette semaine, on nous a fait sentir à la maison, dans les cieux… au Brésil mais aussi plus haut… nossa familia de Teresopolis… Ceu do Dedo de Deus essa nossa familia…

chronique transit en direct de l’aéroport de Lima… 7 heures de transit avant de prendre l’avion pour Tarapoto pour rendre visite à mon ami le Dr Mabit qui a invité des représentants des premières nations du monde entier pour une rencontre historique… je vous en reparle à compter de demain…

mais avant, 7 heures à tuer, ou à créer, c’est selon… alors pourquoi ne pas se remettre à la chronique ? let’s go les mots !

l’aéroport de Lima c’est pas le Pérou… d’où le titre de cette chronique… car comme tous les autres aéroports du monde entier, aucun aéroport ne représente vraiment le pays dans lequel il est situé… tous les aéroports se ressemblent d’un certain façon même s’ils sont tous diffétents… des lieux impersonnels même si chacun a sa saveur locale particulière… impersonnels et universels…

après avoir voyagé avec ma douce pendant deux semaines, je me retrouve seul depuis quelques heures et j’avoue que sa chaleur me manque déjà… serait-ce que mon coeur s’attendrit ? mon coeur rit en tous cas…

chronique transit comme tonique est le gin… chronique passe-temps, passe-temps chronique qui m’a manqué ces deux dernières semaines à cause de connexions internet difficiles… je l’avoue, vous m’avez manqué lecteurs/trices… en anglais, on dit : I miss you, tandis qu’en français on dit: vous m’avez manquer… disons qu’on s’est manqués mutuellement les uns les autres… mais on se retrouve… coucou…

pour le moment, je vous écris d’ici, mais je ne suis nulle part… ni ici, ni ailleurs… je suis encore dans mes bagages, encore en zone franche, encore plein de mes impressions de la dernière semaine à Teresopolis.. encore sur le sommet de la montagne où était situé le petit temple sans temps où nous étions… et encore dans les bras de ma belle… qui me manquent en ce moment, ses bras et le reste du corps et du coeur… mais nous aussi on se retrouvera…

alors cette deuxième moitié du voyage me mènera à Tarapoto au Pérou… à Takiwasi… chez le Dr Mabit… pour une rencontre qui, comme je disais plus tôt, vise à rassembler des représentants des premières nations des 5 continents… pour voir comment on pourrait intégrer les méthodes de guérison et de traitement traditionnels – plantes médicinales incluses – dans les services de santé conventionnels…

j’avoue que je ne sais trop ce que je vais y faire exactement mais c’est clair que le chemin m’y mène… et que ma collaboration avec le Dr Mabit est importante pour moi… ce dernier m’a d’ailleurs demandé de préparer une brève présentation descriptive du Canada pour les autres délégations… comment décrire le Canada en 15 minutes ?  à suivre…

pour le moment, je vous écris tout en flottant dans le nowwhere de l’aéroport de Lima, dans le now et le hère de la salle d’attente de la vie qui bat à travers mon coeur, et en même temps dans le nulle part de la boule qui tourne quelque part dans l’univers…

que des étrangers autour de moi, que de l’espagnol qui joue en boucle dans mes oreilles, après avoir été submergé de portugais pendant 2 semaines… bla bla espagnol ? si si…  cours intensif en perspective…

alors ami(e)s lecteurs/trices, ce petit coucou du nulle part, de nulle part de Lima… en attendant de vous donner des nouvelles de Tarapoto… demain probablement…

hasta luego ou mañana, c’est selon…

Obrigado : quelques mots de mi voyage

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-CINQUIÈME

en sirotant un café du type de celui de gauche, je vous tape quelques mots à propos d’un voyage qui gravite principalement autour du thé de la tasse de droite…

pause de mi parcours d’un périple d’un mois en Amérique du Sud… deux semaines au Brésil, deux autres à venir au Pérou à compter de lundi prochain…

une première semaine passée à Ciranda, mon home brésilien depuis une dizaine d’années, après une pause de 5 ans… 4 nuits magiques en musique et en méditation à surfer dans les hautes sphères… en compagnie de ma belle et d’une dizaine d’amis de notre cercle du Québec…

puis cette semaine-ci, la deuxième de quatre, passée à Teresopolis, sorte de havre européen en ce Brésil si chaud et latin habituellement associé à la samba et aux plages… en campagne de ma belle, et de nos deux amis Burlingtoniens Jim et Kerry, stage de musique et de receuillement…

j’étais passé par ici il y 5 ans, j’y avais fait une petite quête de vision en cette église juchée dans les montagnes… 300 marches à gravir pour arriver au paradis… là où nous séjournons… l’église se nomme Ceu do Dedo de Deux, soit les cieux du doigt de Dieu… voici pourquoi…
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les montagnes pointent les cieux ici…

à l’époque, j’avais beaucoup apprécié le Padrinho de cette petite église juchée au sommet d’une montagne… et comme il y a quelques mois, nous avons commencé à apprendre ses hymnes, il nous a invité à coeur avec lui samedi prochain lors d’une cérémonie… notre premier gig brésilien… ce soi nous avons notre première pratique en sa compagnie…. excitant…

je passerai la deuxième partie de ce périple au Pérou chez mon ami le Dr Mabit pour quelques rencontres impliquant des guérisseurs autochtones des 5 continents… l’idée est de former un groupe de praticiens et de chercheurs pour tenter de voir comment on pourrait intégrer les méthode traditionnelles de guérison dans les services de santé pour mieux servir les gens des premier;des nations… je vous tiendrai au courant des développements en direct car j’y serai en solo… donc plus porté à bloguer…

le point central de ce double périple est l’ayahuasca, potion magique s’il en est une… potion d’éveil, potion de guérison, sérum de vérité… sur soi, sur le monde, sur les mondes…

cette potion, constituée de deux plantes et utilisée depuis des millénaires, partout autour du grand bassin amazonien, est plus connue depus quelques années… pour le meilleur et pour le pire…

alors dans le cadre des prochaines chroniques à venir, je vous en parlerai davantage.. car il est évident que de plus en plus, la vie m’amène à servir cette plante, à lui servir d’émissaire… à explorer comment, en la protégeant et en l’utilisant à des fins d’éveil et de connaissance de soi, elle peut elle-même servir à éveiller l’humanité… du moins ceux et celles qui endentent l’appel…

car pour moi, cette boisson des dieux est un drink d’éveil, un wake-up call à chaque tasse…

on s’en reparle bientôt…

1 %

12196079_1065713066773843_5067359905694339741_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-QUATRIÈME

OK moins d’un demie heure pour écrire une chronique car l’accès web est limité ici…

ici now c’est l’aéroport de NY… en transit pour la journée… 8 heures d’attente avec ma belle…

prochain arrêt ? Rio de Janeiro demain matin…

jet set non ? non… airplane mind set… toujours plaisant de passer du temps dans ces zones franches que sont les aéroports… des zones où personne ne vit, des zones où tout le monde passe, où tout le monde ne fait que passer…

parfait timing pour vivre son 1 %…

pas celui qui contrôle le monde, celui qui contrôle mon monde… tout le mien, juste le mien, que le mien… car tout ce qui se passe d’intéressant dans la vie se trouve dans cette zone du 1 %… là ou git la folie, là ou se trouve l’artifice de la vie… pleins de feux d’artifice… des couleurs, des idées folles, de l’impossible full pine

surtout un ange votre chroniqueur, en fait 99 % du temps, mais ah ! ce 1 %, une chance qu’il est là celui-là…

si certains tricoteurs de rondelles millionnaires donnent leur 110 %, moi je donne mon 1 %… en fait, c’est lui qui me prend… en fait si je me le donne, je vous le donne aussi… en fait, je vous le loue… allez loue là…

ah ce 1 %, une chance qu’on l’a celui-là… sinon la vie serait full plate…

sans ce 1 %, notre vie serait 100 % plate, aplatie, aplatissante… mais avec ce 1 % elle s’éclate, elle clafouties et elle est resplendissante…

1 % et tout devient possible… 1 % et notre coupe déborde, 1 % et tout prend de la couleur, tout devient éclaté et éclatant… capoté et capotant…

grâce à ce 1 %, toute la vie prend son sens… sans dessus dessous, sans dessous surtout car la vie se vit toute nue, toute écartelée, à fleur de peau…

1 % et tout compte alors… car la vie se vit à rebours, en comptant par en arrière, de reculons, de Z à A… lettres romaines, chiffres arabes… et patati et patata…

petit samedi 1 % dans un aéroport à NY… rien à faire d’autre que d’être, que de passer le temps qui passe plus ou moins vite… eh que le temps passe vite quand on dort… alors que lorsque l’on s’éveille, le temps disparait et n’existe plus…

grâce à 1 %, on peut tout dire, tout faire, être tout ce que l’on veut… ou ce que l’on peut sauf que lorsqu’on veut on peut… et être notre 1 %, ce 1 %, quelle joie…

mais le 1 % n’est pas n’importe lequel 1 %… il n’y a pas 99 de ce type de 1 %, ce 1% est unique, est tunique… et vous savez exactement duquel je parle, essayez pas… on se connait trop pour ça… depuis les années qu’on se fréquente ici, des centaines de milliers de mots plus tard, vous et moi nous sommes devenus la même chose, vous et moi nous sommes les mêmes choses… oui chose…

pis essayez pas de me faire des accroires…je connais bien trop bien votre 1 % car il ressemble étrangement au mien… en fait ce 1 % on le partage tous et toutes car ce 1 % est infini, et infiniment plaisant et bon… car il nous amène ici, là où tout est un peu fou fou… là où tout est un peu frou frou… comme le jupon madame…

ce 1 % nous donne la permission de faire dépasser note jupon… un homme en jupe ? hon !

alors chers 99 %, je vous ai présenté une infime partie de mon 1 %, qu’une infime partie car la partie la plus intime, elle se situe dans les 0,000001 % de mon être, et celle-là on ne la sort que plus timidement, plus intimement…

mais qui sait ?

peut-être que je dissèquerai mon 1 % suffisamment pour vous en partager quelques infimes et intimes morceaux d’infinité et d’intimité… mais la timidité nous réserve encore quelques surprises…

alors avant que mon temps ne soit écoulé, je vous salue maris et femmes…

et je vous dis : tous pour 1 %, 1 % pour tous et toutes…

amen zen des 1 %…

ayayaille et beubye

12187662_10153225673587816_5952167569388945241_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-TROISIÈME

traduction : l’ayahuasca elle est la mère de toutes les médecines… c’est un outil pour aider à vous retrouver, à vous connaître, en détruisant l’image de qui vous pensez être… et en illuminant la vérité… la connaissance de ce que vous pouvez acquérir en ingérant l’ayahuasca n’est transmis par le grand serpent cosmique ou d’une source à l’extérieur de vous-même… elle est un voyage intérieur, là où seuls l’amour et la foi peuvent vous guider… – Don Juanito

that’s it, votre chroniqueur is presque on the go again

en train de nettoyer et préparer la maison pour mes ami(e)s qui vont l’occuper pendant cette nouvelle aventure de tintin… tiens tiens, encore vers l’Amérique du Sud… ensuite les bagages et ma belle qui me ramasse pour qu’on aille dormir à l’hotel et demain, on s’envole pour de nouvelles aventures au pays de l’ayahuasca et de la musique…

un mois de novembre de pèlerinage en Amérique du Sud… deux semaines de musique au Brésil, et deux autres au Pérou, pour une rencontre sur les médecines traditionnelles autochtones et les plantes médicinales chez le Dr Mabit à Takiwasi…

alors encore de l’inconnu, encore des découvertes… mais pas tant extérieures qu’intérieures ces découvertes… car on ne fait que toujours découvrir et re découvrir ce qui couvre et recouvre notre propre âme… que ressortir son âme de dessous les couvertes… la rallumer, illuminer, lui faire prendre l’air à this little soul of ours

et l’ayahuasca est l’un des outils privilégiés en terme de révélation et de découverte de l’âme… pour moi du moins… depuis quelques années déjà…

pas le seul outil de découverte bien sûr, pas nécessairement le plus adapté pour tous… on dit que l’ayahusca est pour tout le monde mais que tout le monde n’est pas pour l’ayahuasca… moi je suis pour… et elle, elle me guide drôlement bien vers moi-même… je dis elle car l’ayahuasca est clairement une «une»… on la dit la mère de toutes les plantes, de toutes les médecines…

pas nécessairement le meilleur outil pour tout le monde, ni le seul, mais certainement l’un des bons, l’un des plus directs, efficaces et vrais pour moi…

mais cette plante – ces plantes en fait car elle sont au moins deux pour cette concoction – n’est pas une potion magique… si elle montre le chemin c’est nous qui devons le marcher…

et l’amour et la foi sont en fait les deux guides principaux sur ce chemin de découverte qu’est l’ayahuasca… car à chaque tasse, on boit l’inconnu… à chaque tasse, on s’ouvre à des surprises… ou pas… impossible de dire… impossible de prédire… qu’à vivre et voir… et à ouvrir ses yeux, et son coeur, et son âme…

alors chers lecteurs trices, je vous salues bien bas et vous enverrai quelques bribes chroniques de là-bas, down under l’équateur…

objectif Rio demain donc, pour une semaine à Ciranda – et la Cura – chez mon ami et mentor maestro Carioca… ensuite une autre semaine chez un autre maestro musical qu’est Ze Ricardo… de la tradition Santo Daime… je vous en reparle..

alors bon halloween et on se reparle bientôt…

bon novembre… bon mois de la moustache…

self ? hiiiii !

10846140_10152927772577743_2580458388355285142_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – CINQUANTE-DEUXIÈME

traduction : vous êtes l’observateur(trice) qui regarde les émotions qui poussent et tirent en vous, qui vous étirent… la beauté en vous est immuable… votre être le plus profond et le plus authentique ne s’en fait pas à propos des modes, des luttes, du temps, de vos pertes et de vos soucis… profondément, vous êtes libre des demandes du monde, jugements et attentes… vous ressentez de l’amour envers vous-même et vous êtes heureux(se) et ce que vous réalisez que vous percevez en vous-même comme dégoutant et misérable est en réalité en dehors de vous-même…  arrêtez d’essayer autant et reposez-vous en vous-même, et vous verrez qu’il n’y a aucune demande faite envers vous… seulement la surface en vous est dérangée… en votre profondeur ne réside que calme, paix et totale tranquillité… ce n’est qu’en surface que vous ressentez le vide et le manque… au plus profond de vous-même réside la fermeté de la plénitude… – Bryant McGill

wow, avec un café, ça vous part une journée ça m’sieur-dame… ces mots nourrissent l’âme, même pas besoin de toast… mais let’s drink to that quand même !

parfois, l’automne surtout, et particulièrement quand il tombe des clous glacés du haut des cieux sur nos têtes, on a besoin de ces wake-up call… parfois besoin de ces rappels qui émergent du plus profond de l’âme… car en surface, le lac de notre conscience est facilement dérangé, fréquemment troublé… suffit parfois seulement de descendre en nous et de reconnecter avec la source pour retrouver la paix, une certaine paix, une paix certaine…

mais ça demande aussi du courage de descendre down there car souvent en cours de descente, on doit affronter des choses qu’on a refoulées, des cadavres qu’on aimerait ne pas rencontrer ou croiser… mais suffit de continuer la grande descente en soi et éventuellement, on y arrive… on arrive là,directement en plein centre du trou de beigne… là où le grand tout, là ou tout se repose, là où tout est calme… ah this !

mais on vit tellement en surface… c’est clairement l’époque des grandes surfaces… pas qu’en termes de magasinage… dans nos mondes intérieurs aussi… plus de profondeur, plus d’introspection… en même temps, plus comme davantage, et plus comme dans moins…

car d’un côté, de plus en plus de gens jouent du selfie et vivent en surface, de plus en plus de personnes ne vivent qu’à la surface de sa peau, à fleur de peau… pourtant, si peu de contact avec le grand deep down en soi…

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mais de l’autre côté, car une médaille en a toujours au moins deux, de plus en plus de gens se cherchent et se fouillent, cherchent en eux et creusent en eux pour retrouver la source de la vie, la source sa vie…

en quête de l’ultime selfie…

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car de plus en plus de gens qui sont tannés de vivre à la surface des choses et de courir par en avant… sans cesse… ouf, essoufflés nous sommes…

mais les selfies, ça sent drôle…

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car nous sommes tellement plus que des corps… nous sommes des âmes, et si nous pouvions nous regarder les yeux dans les yeux plutôt que via le trou de nos téléphones intelligents,  la beauté changerait de forme, la beauté n’aurait plus de forme…

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pour terminer, queques mots de cette grande dame…

12119964_896374873750024_5206590836618655418_oalors en ce matin pluvieux, ces quelques mots issus du ciel caché des tréfonds de nos âmes… de notre âme car tous et toutes la même âme, tous et toutes le m^me ciel… des mots qui émergent de là, là où nous vivons tous et toutes… dans des corps différents et distincts, mais dans le même grand corps universel, sous le même ciel…

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et pour terminer, du Bobin…

Vous attendez de l’amour qu’il vous comble. Mais l’amour ne comble rien, ni le trou que vous avez dans la tête, ni cet abîme que vous avez au cœur. L’amour est manque bien plus que plénitude. L’amour est plénitude du manque

– Christian Bobin via La joie d’être un âne