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métissage et/ou appropriation culturelle ?

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-ET-ONZIÈME

comme vous savez peut-être si vous avez suivi ces chroniques au cours des dernières semaines, j’ai passé une dizaine de jours en compagnie de leaders autochtones et indigènes (premières nations ici) pour une réflexion commune sur les problèmes de toxicomanie au sein de ces groupes sociaux et sur les moyens de les réduire et de les prévenir…

en tant que prof et intervenant en toxicomane, j’ai été invité par le Dr Mabit, qui a fondé et dirige la clinique Takiwasi au Pérou depuis 23 ans… lui-même est un occidental, médecin formé en France et chamane qui a étudié pendant des années avec divers guérisseurs autochtone en Amazonie péruvienne..

à mon avis, le Dr Mabit incarne bien une intégration harmonieuse entre l’Occident et les méthodes traditionnelles des curanderos amazoniens… d’ailleurs, tous les leaders autochtones et indigènes présents à la rencontre de novembre à Takiwasi ont accepté son offre justement parce qu’ils lui font confiance…

nous étions quelques visages pâles à prendre part à cette rencontre… et je dois avouer que ce statut d’outsider me rendait par moments inconfortable… en effet, l’histoire de nos ancêtres et de certaines de leurs actions et attitudes envers les premières nations du continent américain me faisait rougir de honte…

et comme je disais ici précédemment ici, même ce n’est pas moi personnellement qui ai commis ces atroces gestes, en tant que descendant de ces conquérants, impossible de ne pas assumer une partie de ce passé… constellations familiales et tribales…

mais en même temps, bien que reconnaissant ce passé pas si glorieux sur la terre de nos aïeux, possible de bâtir ensemble maintenant un monde meilleur sur ces terres ? sur cette terre ? notre terre, notre mère… aucun doute, pas le choix anyway…

cette rencontre a permis de confirmer qu’il était possible de s’assoir ensemble, visages pâles et autochtones, et de discuter d’égal à égal…

pas égal dans le sens de même réalité et de similarité de vécu, car nos réalités actuelles et antérieures sont clairement différentes, mais égal dans le sens d’être humains vivant différentes réalités… ici maintenant au sein de cette réalité commune…

mais cette rencontre m’a aussi indiqué que ma réalité de blanc occidental  vivant au nord du continent américain ne me permet pas de saisir une certaine  partie de la réalité des peuples autochtones… certains, du nord, ont raconté leur histoire au sein des pensionnats… pas très catholique comme histoire… pas si blanche que ça… dont on en sait très peu de choses car les livres ont souvent trafiqué l’histoire…

j’ai choisi l’illustration de présentation de cette chronique car elle représente bien à mon avis l’exploitation culturelle que les dits blancs d’Amérique ont imposé aux dits  indiens sur ce continent..

car quelques équipes professionnelles de sport ont comme logo des têtes d’Indiens…

une équipe de baseball, soit les Indians de Cleveland et une autre de football, les Redskins de Washington – à qui on a voulu – sans succès malheureusement – forcer via le tribunaux le remplacement de ce logo car jugé discriminatoire par certains groupes autochtones aux USA… in comprend aisément pourquoi…

de même que les Black Hawks de Chicago, équipe de hockey bien connue avec leur logo apprécié des amateurs de hockey… l’illustration ci-haut a d’ailleurs été proposée par un dessinateur canadien, Mike Ivall de la nation Ojibway… son idée est de convaincre les propriétaires du club de hockey professionnel de remplacer la tête humaine par cette tête d’oiseau… ça ferait bien du sens à mon avis… Black Hawks says the name…

car je peux facilement comprendre que les gens des premières nations se sentent insultés par l’appropriation de leur identité par une société qui les a soumis à ses valeurs au fil des siècles, tout en violant leur culture et les tuant par milliers, sinon millions… et tout ça à des fins commerciales en plus… douteux… répugnant même…

tous ces mots pour dire que ces temps-ci, et particulièrement depuis ma rencontre avec les leaders indigènes au Pérou, je me questionne sur la prise de possession  – ou emprunt, métissage, appropriation choisissez votre terme  – des traditions, outils, substances, techniques etc… des nations plus anciennes que la nôtre, des peuples qu’on dit parfois primitifs ou ancestraux… délicat objet de réflexion…

ma réflexion en ce sens est bouillonnante, en mouvement, changeante, questionnante, pas arrêtée du tout… non, mon idée n’est pas figée et ne le sera probablement jamais car c’est le propre d’une réflexion de bouger, d’évoluer, de rester vivante, de se modifier au fil du temps et des expériences… et des points de vue autres que le nôtre, particulièrement celui des individus touchés directement par ces emprunts… ou cette dénaturation culturelle…

d’ailleurs, les deux sites web suivants, qui traitent de deux projets liés à l’ayahuasca – l’un au Pérou l’autre aux USA – me rendent d’ailleurs encore plus perplexe en ce sens et ajoutent du vent au petit tourbillon culturel qui fait rage dans ma petite tête de blanc bec ces jours-ci…

de bien beaux projets, qui font une promotion sensée et apparemment respectueuse des traditions d’une substance précieuse pour l’introspection humaine et des peuples qui les ont utilisées depuis longtemps, mais dans un contexte un peu trop léché, qui semble dénaturer un usage traditionnel de cette substance…

peut-on tout mettre en marché ?

http://ayahuascaassociation.org

https://ayahuascahealings.com/ayahuasca-retreats-usa/

à suivre mes amis, à suivre…

 

fin de parcours

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIXIÈME

traduction: ne court pas après les gens… sois un exemple… attire-les…travaille fort et sois toi-même… les gens qui font partie de ta vie vont venir et rester… fais simplement ce que tu as à faire

je ne sais trop pourquoi, mais cette citation me parle particulièrement fort depuis ce dernier voyage… et encore davantage depuis le retour… je suis arrivé à la maison… back homesweet sweet home disais-je récemment… enwèye à maison…

mais pas maison dans le sens de ma cabane au Canada, pas comme dans me terrer ici dans mon home pour ne plus en sortir… pas un encabanage ni un enfermement… au contraire… une voie de lancement…

maison comme une place à l’intérieur de soi mais qui n’est pas non plus un espace en soi… davantage comme une place dans l’univers pour regarder passer et tourner la vie…

un havre, une bulle, un poste d’observation…  un endroit calme, et sain,  et sauf, et d’une certaine façon au centre du monde et en même temps un peu à l’écart du monde, comme détaché d’une certaine réalité mondaine et lointaine… mais intrinsèquement au coeur du monde…

ouf… plus envie de courir, ni de chercher ailleurs… comme un profond élan vers nulle part, comme un arrêt total a coeur de soi… un profond atterrissage sur place, en soi…

la citation nous invite à attirer les gens… mais pour attirer les gens, il faut être aimant… un pôle d’attraction en soi… et quand on fait ce que l’on sent profondément, quand on suit son coeur, les choses ne peuvent qu’être justes… juste ce qu’elles sont, justes comme elles sont…

unfuckwithable quoi…

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soit cet état lorsque nous sommes vraiment en paix et en contact avec nous-même alors que rien ni personne ne peut nous déranger et qu’aucune négativité ni drame ne peut nous atteindre…

ça vous dit quelque chose ?

car on a tous ces moments de grâce, où tout coule, tout roule et tout roucoule… quand tout est tiguidou… quand on suit le chemin sans savoir à chercher où il va… quand on marche sur place, avec grâce, et aisance… sans destination… ou marcher avec la destination en chaque pas…

pas à pas, qu’un pas à la fois, qu’un pas dans la foi…

quand on parcourt le monde, on se rend compte que malgré nos différences, nous sommes tous semblables… plus semblables que différents quand on choisit de voir ce qui nous unit… et fondamentalement, nos besoins de base et nos aspirations profondes sont les mêmes…

et l’ultime besoin humain est l’amour…

et cet amour commence par soi… ne peut que commencer par soi… et c’est cet amour justement qui transforme l’endroit où l’on se trouve en home… peu importe où on se trouve…

home sweet home… nulle part où aller, personne à devenir, rien à faire… et l’amour rend tout est parfait… ici… juste là… dans le coeur,,,

distraddiction

12273580_10153721082330040_4500303560000772679_o((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-NEUVIÈME

traduction : une adddiction à une source de distraction constitue la mort du processus créatif… – Robin Sharma

ou j’aurais pu traduire ainsi : une forte habitude des réseaux sociaux tue notre capacité de créer

ou encore :  passer trop de temps sur une machine risque de nous engourdir l’esprit…

et je vous laisse les autres alternatives… car chacun(e) est face à soi quand nous sommes face à un écran…

en fait chaque écran est toujours un miroir…

personnellement, parfois, pas tut temps mais parfois oui, je trouve que je passe trop de temps sur FB… parfois… et la plupart du temps quand je me pogne ainsi, je ferme et je décolle…  mais pas tout le temps… parfois je m’y perds… parfois je me glue à l’écran… glue glue cathodique…

bien sûr, on trouve des choses formidables sur la toile… des tas de choses formidables…et c’est là qu’est le risque car y a beaucoup de choses… mais toutes des choses en dehors de nous… rien d’essentiel car en dehors de nous…

comme je suis un prof virtuel et que la plupart de mes contacts avec le monde sweet monde passe par la toile, je ne peux complètement couper mon accès…  mas la toile devient parfois d’araignée… et elle fait de moi  mouche… elle fait mouche sur ma capacité de création…

j’ai lu sur FB l’autre jour une citation qui disait quelque chose du genre :

le web nous rapproche des gens qui sont loins mais nous éloigne de ceux qui sont près… et ça m’a fait réfléchir… car ces mots contiennent  une certaine part de vérité… une part certaine…

à chaque session dans le cadre du cours que je donne au certificat en toxicomanie, je demande aux étudiant(e)s de réfléchir au sujet de leur dépendances, que nous nommons aussi addictions pour les besoins de la cause… ou habitudes très régulières… desquelles on ne peut se passer…

au début, certains affirment ne pas en avoir… mais après bref examen de conscience et de conscientisation, ressortent des thèmes tels cellulaires, FB etc… et café, travail, magasinage… name it…

en tant que prof, je suis dans le même bateau que mes étudiant(e)s… ni meilleur ni pire… plein d’habitudes… d’habitude…

et c’est là mon argument envers le questionnement de certain(e)s face à ce travail de réflexion… en tant que futur intervenant(e) en toxicomanie, on demande aux gens qui nous consultent de se livrer sur leurs habitudes plus ou moins destructives ou incapacitantes, mais on sous-estime souvent les nôtres… miroir miroir…

et en tant que blogueur chroniqueur, dans la même barque que mes lecteurs/trices… sur le même radeau… dans cette grande mer d’ondes…

or nous sommes tous des junkies…

de quelque source que ce soit… électronique, liquide, fumable, regardable, mangeable, achetable, lisable… êtres d’habitudes…

tous et toutes nous avons des habitudes quotidiennes et régulières qui nous permettent de passer à-travers le quotidien, qui nous permettent de structurer la vie, parfois de remplir un vide… qu’il soit social, existentiel ou spirituel… tous et toutes des habitudes qui nous apportent quelque chose, mais qui nous en prend aussi… question d’équilibre of course…

distraction, comme dans attraction en-dehors de soi…

pas dramatique… pas la fin du monde… mais on a une vaste gamme de possibilités qui n’étai pas aussi vaste auparavant… petit poisson dans une mer d’habitudes… plus facile de se noyer dans le poison… mais tout poison est aussi remède… question d’équilibre of course…

pas de jugement de valeurs ici… qu’un constat… qu’une volonté d’explorer la question… qu’une intention d’y shooter un peu de lumière et d’y voir un peu plus clair… miroir miroir…

thème que j’explorerai donc dans certaines de mes prochaines chroniques… au gré du vent… et des ondes…

car à la base, tout ne revient pas un peu à ça ?

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sioux on the web…

monde sweet home

12247072_10153733388364785_6909527798046816113_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-HUITIÈME

traduction : la gratitude réelle est une façon de vivre

après un mois sur le route, me voilà back home… oh sweet home, oh so sweet… me suis senti tout de sweet à la maison en ce monde… full gratitude pour ce ptit home à moi… tout sweet… right nordle nombril de mon monde…

oh ! que j’apprécie ce petit lieu d’atterrissage que j’appelle home, petit point sur la surface de ce monde, petit pois dans cette grande macédoine humaine…

petite base spéciale sur cette grande soucoupe volante vieille de 4,5 milliards d’années…
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vaisseau spatial autosuffisant, complexe et organique… (et qui tourne sur lui-même et autour de toutes sortes d’affaires toutes aussi grandes les unes que les autres)…

cette planète terre en orbite autour d’une source de pouvoir et d’énergie des millions de fois plus grande que notre vaisseau…

avec 200 millions d’autres sources de pouvoir semblables, et probablement autant  de vaisseaux tels que le nôtre qui gravitent autour (dur à imaginer une telle immensité)…

avec 40 autres groupes dans notre voisinage…

voisinage qui voyage à 2 millions de miles à l’heure (méchante contravention ça ) vers un objet loin de 150 millions d’années lumière (impossible d’imaginer cette distance…

bienvenue dans la vie… plus excitant quand on pense grand dit-on…

et dans cette immensité, chacun chacune est niché dans son propre corps… et ce propre corps dans son propre home… chacun chacun son petit poste d’observation…
maison122014.2hier soir à mon retour dans la nuit dans mon poste d’observation à moi, dans mon home sweet home Val-Davidien, m’attendait un feu chaleureux et ronronnant en cette croustillante nuit de lune… lucky me… gracieuseté d’un couple d’amis à qui j’avais loué la maison et qui me l’ont laissée belle et chaude… un feu chaleureux, un chat heureux et un home accueillant… beau vaisseau spatial que le mien…

rien comme d’être privé de quelque chose pendant un certain temps pour l’apprécier de nouveau à sa juste valeur… rien comme s’éloigner de son pied-à-terre terrestre pour un temps pour transformer de nouveau une maison en home… sweet sweet

après un mois dans les valises et sur les routes du sud, dont les deux dernières dans un ville hyper bruyante, revenir ici dans le silence de la forêt laurentienne n’est rien de moins qu’une pure bénédiction… poste d’observation privilégié pour regarder tourner le monde autour de soi…silencieuse bénédiction… petit havre de paix dans une cosmique mer tourbillonnante… l’oeil du cyclone… le nombril de mon petit monde… immense…

quelle chance que de vivre ici mes amis… malgré le froid, malgré l’état du monde autour du home, malgré l’hiver qui nous fait nous plaindre comme des phoques, malgré les actions questionnantes de notre gouvernement provincial, malgré tout…

nous sommes parmi les privilégié(e)s des privilégié(e)s de ce grand vaisseau spécial…

enwèye à maison…

bonnes et nouvelles

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-SEPTIÈME

Lima, 3 h du matin, un chien me garde éveillé… c’est sa job de japper, il ne sait juste pas qu’on ne fait pas ça toute la nuit… c’est aussi ça le Pérou…

alors pour éclairer ma nuit déjà blanche, avant de partir pour l’aéroport dans quelques heures direction Miami puis Montréal, rien de mieux que de taper quelques mots… mieux que de taper le chien… qui lui tape sur mes nerfs… alors tape tape tape sur le clavier…

depuis quelques semaines, les nouvelles rapportées par les médias de masse sentent particulièrement mauvais – les nouvelles sentent mauvais ou mauvaises au juste ?… peu importe, ça pue…

meurtres en série en France, panique en Belgique, crainte d’actes de terrorisme, guerres un peu partout, mollesse commissionaire charbonnienne, crimes environnementaux au Brésil, les niaiseries de Trump à répétion… n’en jetez plus la cour est plus que pleine, elle déborde même…

même à distance, on peut se shooter du noir et du brun si on veut… mais faut pas se surprendre si la vie finit par virer cette couleur-là… et si on finit par virer vert… et le monde drabe…

car si on se veut nourrir de ça dans la vie, on a l’embarras du choix… news are a shitty business… ah ! grand bien vous en prenne si c’est de cela que vous voulez nourrir votre âme… mais moi, je n’en peux plus… that’s it I quit…

car à force de porter son regard sur ce qui cloche dans le monde, on finit par être sonné(e)… ding dong… à force de tourner nos yeux vers la marde,la vie devint une grande toilette… et moi j’en ai ras le bol.. et je flushe les mauvaises nouvelles sinon je m’y noies…

l’autre soir, trop fatigué pour jouer de la guitare mais ne pouvant dormir, et n’en pouvant plus non plus de voir FB submergé de politicailleries négatives – le brun s’est infiltré là aussi big time – je me suis tapé une dizaine de TED talks en ligne…

que de lumière, que de créativité, que de beau monde en ce bas monde… et je me disais, en regardant ce volet lumineux de la vie, cette palette de couleurs, notre réalité devient la source à laquelle on s’abreuve… alors quand on boit dan un bol de toilette… disons que notre vue s’embrouille et s’embrunit…

en regardant ces hommes et ces femmes passionné(e)s, allumé(e)s, sincères, créatifs et tives, raconter leurs histoires et présenter leurs bons coups et leurs idées lumineuses, j’allumais moi-même encore plus, ça m’allumait contagieusement… et j’avais naturellement envie de devenir meilleur… encore plus envie de continuer d’avancer vers la lumière… de faire du beau, du bon, du bien autour de moi… comme eux et elles…

personnellement, je ne veux plus savoir que les politiciens et fonctionnaires verreux s’en sortent… la vraie justice est qu’ils vivent avec eux-mêmes… instant karma disent les taoïstes… pas certain que le maire Vaillancourt jouisse tant que ça des fruits de ses passe-passes et des actions… il doit se croiser dans le miroir parfois, et se réveiller la nuit aussi…

les crosseurs de grands chemins –  et surtout de petits – peuvent bien nous siffonner quelques millions ici et là s’ils le veulent car ils le peuvent, mais ils paient de leur intégrité ces petites fraudes banales somme toute, et toutes sommes confondues…

Trump peut bien continuer à faire le pitre, je n’ai pas besoin et encore moins envie de le savoir…

j’aime mieux m’intéresser au monde ordinaire, aux petites gens qui font le bien, qui aident leur prochain(e), et qui donnent au suivant(e)…

les requins des grandes corporations peuvent bien se saigner l’âme à chercher à engranger les plus gros profits qui soient en exploitant et leurs frères et soeurs, et la nature dans laquelle ils vivent eux aussi, j’aime mieux semer du bien dans mon petit jardin autour car le vrai monde est ici, juste là…

oh, certains me diront qu’il faut absolument savoir ces choses, que c’est notre devoir de citoyens de s’informer… et qu’il faut les dénoncer… mais on sat déjà ces choses, et à qui les dénoncer ? vous voulez la job de chien qui jappe ? je vous la laisse… laisse, chien… vous la pognez ? wouf wouf… 😉

moi je vais m’occuper des bonnes nouvelles.. vous voulez être dans ma gang ?

car la vie n’est pas là-bas, la vie est juste ici… juste ici… et la vie n’est pas que noire, ou brune… la vies est multicolore, et arc-en-ciel…

et la majorité des gens que je rencontre, que ce soit au Brésil ou au Pérou dans le dernier mois, ou à Val-David où je m’en retourne à la maison, sont des gens biens, des gens de bien, des gens de coeur, qui sont la plupart du temps prêt(e)s à aider leur prochain(e).. et le suivant(e)… à la mesure de leurs moyens… des gens simples et simplement comme moi…

la grande majorité des musulmans, comme des catholiques, des juifs ou des athés, sont des gens de bien, des parents dévoués et pleins d’amour… chacun et chacune faisant du mieux qu’ils et elles peuvent…

la majorité des québécois, canadiens et américains sont prêts à recevoir des immigrants qui fuient la guerre… la majorité ouvrent leur bras et leurs coeurs…

malgré les peurs et les doutes que certains médias tentent de semer en nous… comme si le vie était sans risque… comme si la situation n’était pas urgente… en passant que de beau projets d’entraide à l’égard de ces réfugiés qui prennent forme spontanément par des gens… informons-nous de ça aussi au moins si on veut suivre les dites nouvelles… car rien de bien nouveau en monde, une grande répétions la vie, une grande pièce de théâtre…

c’est de ces gens et de ces gestes que j’ai envie de me nourrir… et non je ne suis pas cannibale…

juste envie de boire du beau et du bon, pour ensuite naturellement voir du beau et du bon…

car nous créons notre monde à partir de ce sur quoi nous portons notre regard… alors chers amis, de quoi on se nourrit ? quelle ptite vue on regarde ?

car, oui bien sûr, beaucoup de brun en ce monde, mais cette touche de brun ne devrait pas nous faire oublier le reste de l’arc-en-ciel… qui est beaucoup plus vaste, beaucoup plus lumineux…

et comme on ne peut se battre contre la noirceur, shootons de la lumière et de la beauté plein le monde…

en terminant, je vous offre cette citation d’Osho sur la question pour fermer définitivement le couvercle sur l’état de siège médiaticotrash

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EVIL SHOULD NOT BE REPORTED 

Media should not live on sensationalism. It should not exploit people’s ugly desires. They read about rape, they read about murder, they read about crime, and it is a well known psychological fact: while people are reading these things they somehow enjoy it. They also want to murder someone but they cannot. 

Reading about the murders, they become identified with the murderer.

My feeling is: if we want to change the human mind — and it is an absolute necessity —

ALL THAT IS EVIL SHOULD BE IGNORED,BECAUSE ONCE YOU REPORT IT, IT IS MAGNIFIED A MILLIONFOLD. 

A small evil — somebody kills someone – reaches to millions of people; and every day they read that somebody is being killed, somebody is raped. Slowly, slowly, it becomes clear to them that rape and murder and suicide are normal. And this idea of their being normal is dangerous. They can rape.

My feeling is that all evil should be completely ignored because it helps in no way. If somebody has murdered someone, he should be punished by the court; that is their business. But what business is it of the people to know about it — all the gory details of it?

I FEEL THAT EVIL SHOULD NOT BE REPORTED BECAUSE IT BECOMES MAGNIFIED. IT SHOULD BE COMPLETELY IGNORED. 

Legal authorities are there to take it in their hands. The function of the media is to teach people that life does not consist only of evil –there are good things also. The roses are still flowering, rivers are still singing and dancing. 

People not only rape; people still love. Millions of people love and you don’t report it. A single person rapes and you report it. Rape becomes more important than millions of people loving.

My feeling is that evil should be given to the legal authorities — that is their domain — and the media should become a university, spreading the good news,making people feel that the world is not wrong, that to do wrong is not normal,to do good is normal. And if everybody is doing good, it acquires an impetus.

BY READING GOOD THINGS EVERY DAY YOU START FEELING THAT YOU HAVE TO DO SOMETHING- YOU ARE ALSO A HUMAN BEING, and you should not lag far behind the whole humanity which is being so progressive and going forward. Right now the situation is such that it seems as though the whole humanity is criminal.

The media has to change its attitude completely. For example, there is no need to give so much importance to politicians; they should be given the fourth page, not the first page.

THE FIRST PAGE SHOULD BE GIVEN TO CREATIVE PEOPLE. THERE ARE PAINTERS, THERE ARE POETS,THERE ARE SCULPTORS, THERE ARE MUSICIANS, THERE ARE DANCERS- THERE ARE SO MANY BEAUTIFUL CREATIVE PEOPLE, AND YOU DON’T CARE ABOUT THEM,YOU IGNORE THEM.

OSHO 

The Last Testament vol.4

bilan de voyages

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-SIXIÈME

cette image m’a été autosuggérée par FB comme souvenir d’il y a quelques années… alors je coulerai avec ce choix arbitraire car cette image illustre bien mon séjour au Pérou… rencontres avec des gens des premières nations du Nord et du Sud (dont certains de la Colombie-Britannique d’où provient ce style artistique Haïda) et Amérique du Sud, région privilégiée des beija-flors…

dernière journée d’un mois de novembre sur la route… un beau à la maison à ce qu’il parait, soleil en masse à ce que disaient les amis…

bilan de voyages avec un s… comme il pourrait aussi y en avoir 3, s s s… car 3 voyages en un… 3 s comme 3 petits points… car 3 voyages en un qui ne terminera jamais…

deux semaines au Brésil deux autres au Pérou…

la première avec ma belle et les amis… toute en Cura et en musique à Ciranda, où j’étais souvent allé auparavant… où j’ai pu saluer Carioca après 5 ans d’absence… si cet endroit a déjà mon home au pays de la Samba et du Santo Daime, ce n’est plus le cas aujourd’hui… oh, j’apprécie toujours grandement la place et la beauté des lieux, mais ce sont spécifiquement les 3 jours de Cura qui m’attirent là désormais… car j’y retournerai probablement…

une deuxième semaine dans les montagnes du doigt de Dieu à Teresopolis, Ceu do Dedo de Deus, où j’avais passé une semaine marquante il y a quelques années…  pas trop loin du paradis là-haut dans ces montagnes… superbe rencontre ici…

Unknown

puis les 12 derniers jours à Takiwasi, à Tarapaoto au Pérou, où j’étais aussi passé il y 5 ans et où j’ai retrouvé le Dr Mabit qui est venu à Montréal cet automne pour quelques conférences…

d’ailleurs si ça vous dit de le connaître, il parle en deuxième partie de conférence ici filmée le 2 octobre dernier… on jasait conscience ensemble, moi en première partie, lui par la suite…

https://drive.google.com/file/d/0B73maoST10z-TEFNM1o5bzlsdE0/view?ts=564fd696

OK… retour au bilan novembrien…

riche d’ainsi participer à diverses rencontres en compagnie d’un groupe d’autochtones et de curanderos et curanderas des 5 continents… riche rencontre inter-culturelle…

alors en vrac, ici, avant de prendre l’avion cet après-midi pour une nuit de transit à Lima, et retour vers le nord et la neige tôt demain matin, quelques constats et réflexions de voyage… en vrac…

premièrement je suis clairement plus Brésil que Pérou… je me davantage à la maison dans ce grand pays diversifié que dans le second… j’y retrouve davantage un sens de la fête malgré la pauvreté ambiante…

aussi je préfère le type de cérémonies à la Santo Daime que selon la tradition des Curanderos péruviens… j’aime chanter en groupe, ensemble, dans la lumière, à faire le travail soi-même plutôt que de faire faire la job au chamane ou curandero… pas de jugement de qualité, simple question d’affinité… ce qui me conforte dans la suite des choses…

si j’avais à déménager au Brésil, très probable que je choisirais Teresopolis comme pied à terre initial… une belle église Santo Daime avec un Padrinho mélomane plein de délicatesse qui pond des hymnes formidables, une famille chaleureuse autour, de la fôret en masse, un climat de village européen montagnard… clairement, le coup de coeur de ce voyage…

puis au Pérou, des rencontres qui marquent une vie… j’y ai rencontré des gens simples et humbles, porteurs de traditions millénaires, qui malgré des atrocités vécues au fil des siècles, sont demeurés positifs et regardent vers l’avenir malgré des conditions parfois difficiles…

je ne sais pas ce que sera la suite de ces rencontres mais déjà je suis grandement reconnaissant pour la richesse que ces gens m’ont apportée..

mes coups de coeur ?

Patricia et Alicia d’une région éloignée de l’Équateur, avec qui je n’arrête pas de ricaner même si on échange peu de mots… complicités interculturelles… mes soeurs d’âme… mes ptites soeurs…

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et Sekadja, un formidable – et coloré – guérisseur ougandais… qui m’a donné envie de visiter ce pays qu’on connait peu, mal ou pas du tout… belle belle surprise…

IMG_1313 aussi rencontré pour la première fois de ma vie de vraies Aborigènes d’Australie… qui n’étaient jamais jamais sorties de chez-elles dans la brousse australienne… rencontre d’un troisième type…

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un de mes grands coups sont ces 14 femmes qui ont ouvert cette chocolaterie artisanale située dans les montagnes amazoniennes et qui ont gagné un prix international comme meilleur chocolat du monde dont je vous parlais récemment… voyez leur chant de bienvenue…

en terminant, je découvre en ce voyage ma grande soif de reliance, comme dans religion, comme inspiration divine, comme dans me sentir connecté avec plus grand que moi… j’ai une soif profonde pour le divin car le monde des humains, bine qu’il soit aussi divin, n’est pas suffisant… j’ai besoin et soif de grandiosité…

comme ce voyage est loin d’être terminé, et cela est sans parler du voyage intérieur que l’extérieur m’a fait faire, car dernier matin de colloque puis voyage à ‘aéroport et nuit à Lima avant de voler toute la journée demain, je poursuivrai sûrement ce bilan… pour un post bilan… d’un grand voyage qui n’a jamais commencerai qui ne se terminera jamais..

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tous et toutes des habitant(e)s du coeur du monde

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-CINQUIÈME

traduction : un Bouddha est un Bouddha… un Krishna est un Krishna… et tu es toi… et tu n’est pas, d’aucune manière, moins que quiconque… respecte-toi… respecte ta propre voix intérieure et suis-là

et je pourrais ajouter : un autochtone est un autochtone et moi pas – ou ne sommes-nous pas tous et toutes fils et fille de la terre  ? – mais je ne suis d’aucune manière ni plus important que quiconque, ni moins… qu’unique, comme chacun(e) ‘entre nous, que différent(e) comme tous et toutes…

si vous suivez le moindrement ces chroniques, vous savez que depuis une semaine, je participe à diverses rencontres avec des représentants de divers peuples autochtones d’une quinzaine pays et l’emphase porte en gros sur leurs méthodes de guérison…

la semaine dernière, le thème de la rencontre portait davantage sur les modalités de traitement traditionnelles en lien avec la santé en général, et plus particulièrement sur la façon d’intégrer ces méthodes traditionnelles de guérison pour réduire l’abus des substances et améliorer les habitudes de vie chez ces peuples…

le thème du second colloque, celui organisé par le Conseil Interaméricain sur les peuples indigènes, (CISEI), porte sur la santé, les rituels de guérison et la vie quotidienne… aussi organisé par Takiwasi et le Dr Mabit et sa femme Rosa…

passionnant sujet, car on peut bien prendre part à toutes sortes de rituels chamaniques en vue de guérir nos traumatismes actuels et passés, mais c’est dans le quotidien que les choses se passent, que les choses se vivent…

comment on vit sa vie au jour le jour ? comment on prend soin de son corps, de soi et des gens qu’on aime ? comment on s’alimente ? comment on prend soin de son environnement immédiat et plus large ?  etc etc etc…

si j’ai choisi cette citation ce matin, c’est qu’en tant que gringo, et universitaire de surcroit, je suis souvent confronté au fait que je ne suis pas issu d’un peuple autochtone (ici au sud, le terme Indigène semble plus courant, mais personnellement j’aime bien celui des premières nations qu’on a adopté au Canada…

et je ne suis pas un guérisseur… même si j’ai été longtemps psychothérapeute, j’ai défroqué il y a quelques années, préférant m’investir dans  la musique et les cérémonies selon la tradition religieuse brésilienne où la guérison passe davantage par les chants en groupe et moins par les soins du chamane sur les personnes…

et le fait de ne pas être autochtone est parfois confrontant ici…

car même si je nous considère tous et toutes comme membres de la grande famille humaine, tous et toutes des individus à part entière, le passé parle encore… les répercussions encore vivantes et incarnées…

et ce passé porte avec lui des traces de génocides, des traces d’exploitation outrancière de certains peuples envers certains autres… j’ai d’ailleurs eu quelques bonnes conversations avec des gens ici à ce sujet…

car je ne peux nier que mes ancêtres ont agi sauvagement, je le reconnais très sincèrement…

au fil des siècles, plusieurs gestes ont été commis, gestes qui font que nous ne pouvons être fiers d’êtres des fils et des filles de colonisateurs, soient-ils anglais, français , espagnols ou portugais, principaux conquistadores historiques ici en Amérique…

symboliquement, je suis même prêt à porter une partie de la responsabilité ancestrale, assumer une partie des torts car historiquement, ces traumatismes existent encore car il sont marqué des peuples entiers… particulièrement dans les yeux, les âmes et les coeurs de ceux qui les ont subis et de leur descendants…

mais je peux et veux faire cela, mais jusque dans une certaine mesure…

car tradionnellement, en bon petit catholique québécois que je suis (ne vous méprenez pas chers et chères compatriotes, il en reste encore des traces dans nos jeans malgré la révolution tranquille ), on peut si on le veut bien porter la culpabilité du monde entier sur ses épaules, comme ce que l’on nous a dit que Jésus a fait sur sa croix pour l’humanité, mais il y a des limites à porter sa croix… Jésus a aussi fait autre chose…

personnellement, je préfère regarder nos similarités plutôt que nos différences, sans nier que nous portons tous et toutes des saveurs différentes… sans négliger que nos peaux et nos traits ne sont pas tous des mêmes teintes…

je préfère voir et comprendre  comment je peux collaborer avec les autochtones aujourd’hui… sans jouer à l’indien, sans jouer au chamane… ce sont leurs traditions…

je ne peux, qu’à mon humble mesure, contribuer au rapprochement entre nos peuples,  faire en sorte que nos travaillions ensemble dans le respect de nos différences et dans la reconnaissance de nos similarités…

et cette semaine ici va en plein en ce sens…

ceux et celles qui sommes présents ici, nous avons tous et toutes les mêmes besoins, nous voulons tous et toutes ce qui est mieux pour nos enfants et nos proches, nous voulons tous et toutes prendre soin de la terre, tous et toutes visons le bonheur pour soi, nos proches et nos communautés et éventuellement, pour le monde entier…

je me sens clairement beaucoup proches de mes frères et soeurs autochtones que des hommes et femmes d’affaires à la peau et gênes semblables aux miens, qui sont prêts à tout pour le profit maximal sans aune considération pour la terre et ses enfants…

ce matin justement, je siège sur un table ronde en compagnie de représentant et représentantes autochtones du Canada (C-B, Ontario et Québec) et des États-Unis… c’est en ce sens que je vais m’y assoir, prêt à fumer le calumet de la paix !

aho !

parfum d’éternité

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-QUATRIÈME

traduction : qu’est-ce que le pardon ? et Sufi répondit: c’est le parfum que répand la fleur lorsqu’elle se fait écraser...

je trouve que cette citation – cruellement touchante de vérité – représente bien les gens avec qui je passe la semaine… des gens de peuples ancestraux qui, dans bien des cas, ont été abusés et exploités pendant des centaines d’années par les conquérants anglais, français, espagnols ou portugais…

et malgré tout, ils sont encore debout, vivant(e)s, très même vivant(e)s même, et prêts à partager leurs savoirs, leurs connaissances, leurs visions de la vie…

en effet, quand une fleur se fait écraser elle nous laisse son parfum, sa fragrance.. comme certaines personnes qui souffrent et endurent et qui, pourtant, font le bien, aident les autres, se donnent à la vie…

pendant que certains humains exploitent leurs concitoyens(ne)s, font la promotion de la peut et de la guerre, visent les profits à tout prix et à tout prendre, d’autres plantent des graines d’amour… d’autres rendent l’amour visible…

pendant que tombent les bombes, certains et certaines veillent à prendre soin, surveillent et protègent…

pendant que tombent les bombes, certains fleurs révèlent leur parfum…

mais ces parfums, on ne peut toujours les voir, on ne peut toujours les mesurer… mais comem tout parfum et fragrance, on peut toujours les sentir… pas avec le nez, avec l’âme…

car l’ultime parfum humain se sent, avec l’âme et avec le coeur… la bonté inspire la bonté et peut-être que les événements actuels sont là pour nous éveiller à cette bonté en nous… à cette capacité de partage et d’empathie qui sommeille en nous, qui n’attend que le bon moment pour se faire sentir et révéler sa fragrance…

choisissons de donner ce sens aux événements tragiques actuels car sinon la vie ne fait plus de sens…

on peut s’indigner devant les guerres et autres actes de barbarie, devant les malversations des petits magouilleurs et les trop nombreuses injustices, soit…

mais ensuite transformons cette indignation en gestes de bonté, en actes de foi… car l’humanité a besoin de chacun(e) de nous pour changer ce monde… et particulièrement de nous qui somes les choyé(e)s de l’humanité, le petit pourcentage des gâté(e)s…

allez je file, début de la deuxième conférence aujourd’hui… on m’attend…

mais en terminant, ce superbe témoignage odorifique de sagesse de Christiane Singer…

oui…

ne laissons sur cette terre aucune trace de notre souffrance… transformons-là en bonté, en beauté, en humanité… en fines fleurs de l’humanité…

croisière abracadabrante

23:11.1((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-TROISIÈME

hier, lundi 23 novembre, avec ma famille adoptive du moment, nous sommes partis en croisière… nous sommes allés visiter un village ancestral Quechua dans les montagnes de l’Amazonie péruvienne…

le village se nomme Chazuta et est situé à quelques heures de route de Tarapoto… superbe lieu, parfois complètement coupé de la civilisation car d’énormes roches jonchent la route qui est parfois fermée pour des jours et même des semaines…

une randonnée de 12 heures; au retour, nous étions tous et toutes cuits et cuites au retour… mais comblés… heureux d’avoir passé la journée ensemble… à rire et à déconner royalement…

quelle formidable randonnée chaleureuse et informelle… dans ce contexte plus informel que celui de la conférence, je crois que nous avons tous et toutes réalisé qu’en l’espace de quelques jours, nous sommes devenus une vraie famille des nations unies…

une trentaine de guérisseurs/sses et curanderos/ras – dont un en chaise roulante – de tous les pays d’Amérique du Sud et Centrale, mais aussi de l’Australie, du Canada et de quelques pays africains qui visitent, en groupe, un village amazonien… vieux de plus de 500 ans…

personnellement, ce qui m’intéressait le plus dans cette randonnée de 12 heures dans une autre époque, était davantage d’observer mes collègues que les lieux à visiter… car ce fut une croisière un peu psychédélique…

partir en deux autobus de 15 personnes chacun, pour aller se perdre dans les montagnes amazoniennes, dont une partie en chaloupe… iconoclaste, absurde même, mais tellement plaisante et chaleureuse.. que du plaisir, des farces, une volonté de connexion…

que plaisir pour le yeux et l’âme que celui d’observer des gens vivant eux-mêmes en régions éloignées, en effet certain(e)s ne sont pratiquement jamais sortis de chez-eux, jouer aux touristes et prendre des photos avec leur cell. dans un autre village aussi éloigné que le leur…

pour le ptit gringo blanc que je suis, quel exotisme, quel dépaysement, surtout quand j’entends ce matin que la première neige est tombée sur le Québec…

ces gens, avec qui je passe encore cette semaine, sont profondément sympathiques, simples, la plupart gêné(e)s même… comme moi…

mais en même temps, en quelques jours nous avons développé une franche camaraderie, une collégialité sans frou frou ni formalisme… malgré certaines barrières de langage – la plupart parlent espagnol tandis que les autochtones canadiens et africains que l’anglais – nous trouvons des façon de communiquer jusque à pisser de rire…

l’un des endroits visités qui nous a tous et toutes marqué est une petite chocolaterie artisanale fondée il y a une dizaine d’années par 14 femmes de la région et qui ont gagné un prix international pour la qualité de leurs produits… l’une d’elles, qui n’était jamais sortie de son village, est allée chercher son prix à Paris l’an dernier… un bel exemple de prise en charge de la part de personnes aux valeurs à la bonne place…

tout le monde désire apprendre des autres et en même temps partager ses connaissances et pratiques culturelles… des milliers d’années de culture variées qui se côtoient… un pur party de plaisir pour l’anthropologue amateur que je suis…

je suis profondément par tous ces gens que j’ai l’honneur de connaître, avec qui j’ai la chance de passer du temps de la plus haute qualité…

je tiens à remercier personnellement le Dr Jacques Mabit pour avoir oser inviter toutes ces personnes pour mettre sur pied un tel noyau de gens aux grand coeur, au savoir énormes et à la simplicité criante… ce voyage provoque chez-moi une grande ouverture d’esprit, une nouvelle façon de voir le monde et m’inspire une immense dose d’humanité et d’empathie…

merci la vie…

et en cadeau quelques photos de mes nouveaux potes pour vous..

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confiance et conscience terriennes et cosmiques

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DEUXIÈME

toujours au Pérou le chroniqueur mais ce matin je ne vous parlerai pas nécessairement de Pérou… quoi qu’un peu tout de même car le monde  ce n’est pas que le Pérou… mais c’est aussi le Pérou…

depuis une semaine, je suis ici pour deux rencontres interculturelles, la première qui s’est terminée hier… elle rassemblait une quarantaine de participants autochtones, en majorité d’une quinzaine de pays d’Amérique du Sud, mais aussi du Canada, de l’Australie et du continent Africain (Ouganda et Afrique du Sud)…

une riche salade de fruits humains… comme je l’ai illustré hier sur cette tribune…

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pendant trois jours, nous avons discuter des problèmes de santé et de consommation de substances chez les divers peuples autochtones, ainsi que des solutions possibles… malgré des situations critiques, il y a de l’espoir

en général, ce qui est ressorti de ces discussion est que les problèmes  sont complexes et divers, mais que la plupart ont été amenés par les blancs et nos corporations et notre appétit pour les ressources naturelles situés sur les territoires ancestraux de ces peuples… nos technologies et nos manières de faire ont aussi été identifiées comme sources de problèmes… pas toujours facile d’être un gringo dans le cadre de ces discussions…  mais quelques-un(e)s d’entre nous y étaient pour  faire le pont, pour entendre, pour tendre la main… surtout nous qui sommes issus du monde académique… et nous avons été accueillis avec chaleur et ouverture…

mais en parallèle de cette rencontre, puisque je suis branché, je suis aussi très au courant et préoccupé par les autres événements impliquant la France et la Belgique, qui nous aident à devenir plus conscients de ce qui se passe aussi dans les nombreux pays du Moyen-Orient…

habituellement comme ces régions sont très éloignées de nous, nous somme peu sensibles aux actes de terrorisme et autres folies humaines qui prennent place sur ces territoires… mais comme ces actes nous touchent de plus en plus près, on commence à réaliser nous aussi que ces actes ont lieu sur notre terre…

hier j’ai d’ailleurs écrit à Myriam, ma belle-soeur qui, avec sa famille, passe une année en Belgique et elle me disait qu’ils peuvent sentir concrètement les mesures de sécurité… heures écoutés du marché public, plus grande présence policière… air plus lourd qu’ils tentent de ne pas trop faire sentir aux moussaillons…

d’un côté, certains vivant dans des pays moins menacés ont peur et veulent fermer les portes de territoires qu’ils considèrent leur…comme si la terre leur appartenait… heureusement, une minorité…

et de l’autre, certains veulent ouvrir et les frontières et leurs coeurs…

même situation, différentes réactions… deux facettes de la nature humaine…

même si au Pérou, même si impliqué au coeur d’une rencontre portant sur un thème spécifique plus pointu tel que celui des problèmes et solutions en lien avec la santé et la consommation de d’alcool et de drogues chez certains peuples, je me sens profondément concerné par le sort des gens qui fuient la guerre… des gens comme eux…

12294630_10153164390307797_45764751346478996_nqui gens pourraient être vous et moi… des gens qui  fuient des actes fous… car la guerre existe et elle leur tombe la tête… bien difficile de comprendre comment la peut fait nous faire dire non à ces gens…

questionnant, confrontant et fâchant même…  difficile à comprendre… et à accepter… difficile de saisir toutes les subtilités de la situation actuelle…

pour mieux comprendre, quelques minutes de sagesse de Mooji pourraient aider… alors voici..

comme le demande l’illustration en tête de chronique, on dit que l’Univers a un plan…

la question est : nous lui fait-on confiance ? et la question se pose…

faisons-nous confiance à l’Univers ?

car parfois bien difficile de faire sens face à ce qui se passe, mais en même temps si ça se passe, on peut penser que cette situation ne peut faire autrement que de se passer… on peut bien vouloir la vie autrement, toute rose et douce, mais la vie est aussi dure et sans merci… que plus facile pour certains – nous – que pour d’autres d’extrapoler sur les causes et les raisons de tels événements et de jouer aux gérants d’estrade…

alors gratitude, appréciation, ouverte du coeur et empathie pendant qu’on apprend à faire confiance à l’univers…

oui… disons oui à nos frères et soeur qui vivent directement ces situations et accueillons-les… car la terre n’est qu’une… une nation, une famille, une terre d’accueil… malgré la violence et la peur, retrouvons notre feeling de famille… une grande famille humaine de toutes les couleurs…

toutes nations unies…

allez bon lundi, moi je pars dans quelques minutes avec ma famille multicolore du moment pour aller visiter un village isolé situé dans la jungle péruvienne… oui oui, je vais prendre des photos… et vous en parler demain…