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aho Canada

By Jen Adomeit((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGT-ET-UNIÈME

ça y est la Commission de vérité et réconciliation du Canada a rendu son volumineux rapport hier…

Capture d’écran 2015-12-16 à 06.15.01selon les mots du Devoir, le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé à mettre en application les 94 recommandations de la Commission, et même à aller plus loin…

en consultant les grandes lignes de ce rapport, on réalise à quel point nos frères et soeurs des premières nations ont été humilié(e)s, blessé(e)s, tué(e)s, et ceci par nos ancêtres… imaginez ce l’entièreté du rapport nous révélera… oui définitivement, il est temps d’admettre publiquement les atrocités, et surtout de les réparer, dans la mesure du possible…

si vous avez suivi le moindrement ces chroniques depuis les dernières semaines de novembre, vous savez que ce thème des relations avec les premières nations me tourne autour et qu’il m’amène à faire de nombreuses réflexions en ce sens…

même si je réfléchis pour moi-même sur la relation entre les premières nations et les divers conquérants de toute l’Amérique depuis ma rencontre avec les représentants des peuples autochtones à Takiwasi, je crois qu’il est essentiel, au niveau collectif et national, que cet enjeu soit ramené à la surface et discuté, pour qu’il guéri et réparé… vérité et réconciliation… parlons franc et faisons blanc… un blanc vérité, un blanc réconciliant… un blanc noir jaune et rouge incluant… rainbow power…

si ce vaste drame fait historique made in Canada – mais aussi fabriqué au Québec et dans toutes les provinces – doit être réparé, en autant que réparation soit possible – ce n’est pas uniquement pour ceux et celles des premières nations qui ont souffert des pensionnats, ou pour leurs descendants…  cbien sûr prioritairement pour eux et elles, nos frères et soeurs….

mais aussi et beaucoup pour nous, les dits blancs et blanches  car nous portons tous et toutes en nous la poids de ces drames humains que les livres d’histoires du Canada aux pages trop blanches noircies de mensonges ont trop souvent oubliés et tordus… on nous a raconté des histoires mes ami(e)S… mais pas nécessairement les justes et bonnes…

car notre passé commun est taché de sang, entaché de brutalité et de crimes humains, passé pas si lointain ce qui se perpétue encore aujourd’hui…

alors pour le bien-être de tous, et celui d’un pays qui n’est qu’une entité juridique et territoriale artificielle mais tout de même en quelque sorte réel, il est temps pour le Canada de repartir sur de nouvelles bases…

je sais, je sais, ce n’est pas nous personnellement qui avons commis ces atrocités… moi aussi ça dit ça en moi… mais quand même… ces nuages planent encore… ce passé agit encore en notre ADN collectif… et alourdit ce présent… et nous empêchent de vivre ensemble… car notre passé repose sur une marre de sang… d’un  océan à l’autre…

Justin Trudeau est habile avec l’opinion publique… et je crois que cela est important et nécessaire… car les symboles nous unissent et nous rassemblent et en quelques mois seulement, le fils de l’autre a réussi à réconcilier plusieurs d’entre nous avec le concept de Canada… pour ça, en soi, soulevons-lui notre chapeau… et soutenons-le dans ce grand processus de réconciliation…

bien sûr que la réconciliation fondamentale consiste à ramasser chacun chacune nos propres morceaux de casse-tête pour devenir complet et intègre et intégral, mais quelques-uns de ces morceaux appartiennent aussi à un passé commun… alors assumons, prenons responsabilité et agissons pour notre avenir puisse apprendre du passé…

aho Canada !

là où ça fait peur

 

12301472_1668321823442329_3396433574795887615_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – QUATRE/VINGTIÈME

traduction : les cavernes les plus sombres en vous, celles dans lesquelles vous avez peur d’entrer, contiennent tous les trésors que vous cherchez

cette citation, est un peu la suite – logique ou pas – de la chronique d’hier… sombritude automnale, derniers jours vers le ratatinage luminaire annuel… vivement la neige maintenant oui ? que la nature d’hiver et la période des fêtes brillent de tous leurs éclats… aquatiques ou congelés…

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mais pour le moment, novembre en décembre… grise grisaille glacée, ce qui n’aidera pas l’évitement de l’ombre car rien comme le gris pour faire broyer du noir au cafard…

mais revenons à cette citation qui, comme une caverne sombre, en soi ou en dehors,  semble contenir un trésor…

les cavernes les plus sombres en vous, celles dans lesquelles vous avez peur d’entrer, contiennent tous les trésors que vous cherchez

je ne sais pas exactement lequel mais je le sens…. le trésor je veux dire… le sentez-vous vous aussi ? vous ne trouvez pas que ça sent le trésor autour de cette citation ?

oui cette citation est précieuse car il me semble qu’il soit essentiel d’aller fouiner et visiter là où on ne veut pas aller naturellement parfois… là, justement… là, ici oui, juste là… de l’autre côté de la ligne… oui, juste ici, là où c’est sombre, là où ça fait peur, là ou l’instinct primaire dit de faire attention…

je ne sais pas si il existe quelque chose de lançant dans ces cavernes mais le simple fait d’oser dépasser notre peur constitue en soi un acte héroïque… mais on n’est obligé(e) à rien of course…

remarquez on peut bien essayer de jouer safe et d’éviter à tout prix ces endroits spooky, glauques et hideux là où ils soient – quoi que n’est-ce pas toujours en nous que ces représentations se jouent anyway ? – mais la vie se chargera sûrement de nous y mener au bon moment, fut-ce t’il sur notre lit de mort si notre job d’évitement a été mur à mur de notre vivant… j’imagine que l’on ne peut y échapper… quoi que… je n’en sache trop rien bien honnêtement…

mais me semble qu’on ne peut éviter l’ombre si on vise le soleil… on ne peut passer à côté de la noirceur si on a comme objectif de laisser briller la lumière… car c’est justement de lumière que cette noirceur a besoin pour se dissoudre… en fait la noirceur doit inévitablement être confrontée à la lumière pour disparaitre, pour que la conscience s’illumine…

Osho disait d’ailleurs qu’il est impossible de se battre contre la noirceur, on ne peut que faire briller sa lumière… car la noirceur n’existe pas vraiment, le phénomène qu’on nomme noirceur ne serait en réalité qu’une absence temporaire de lumière… makes sense… I see the light

alors peut-être que l’idée consiste simplement à devenir une lampe de poche… be a light into yourself disait Osho… be a flashlight into yourself, compléta alors l’un de ses disciples…

oui, devenir une lampe de poche à deux bouts pour pointer tout ce qui est en nous, tout ce qui émerge, tout ce vient à nous, tout ce que la vie nous offre, nous apporte et nous présente… à nous d’en disposer…

nulle part où aller donc, que tenir sa lampe de poche par les deux bouts,  alerte et allumé(e), pour faire face à la musique, qu’elle soit rock n roll, classique, balade douce ou folle… car pas de musique sombre, que des notes et des rythmes… à nous de déchiffrer…

alors en avant la musique, de toutes les couleurs soit-elle…

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tenez, en terminant, quelques lien sur le sujet… joyeuse lecture…

https://www.psychologytoday.com/blog/evil-deeds/201204/essential-secrets-psychotherapy-what-is-the-shadow

http://alanalouisemay.com/blog/2015/11/19/love-and-light-new-age-crap

http://www.rebellesociety.com/2015/12/10/robinlee-darksideoflight/

comment ça va ?

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIX-NEUVIÈME

moi ? ça va super bien !

et vous ?

ouais ouais…

moi non plus franchement… en tous cas pas toujours… pas toujours autant que je le voudrais du moins… car moi, je sens bien que je suis grand comme le monde entier, que je suis un paquet d’extase sur deux pattes, et que la vie est formidablement grandiose dans son immensité…

je sais bien que je suis hyper chanceux de vivre ici, d’avoir une coquette maison, une blonde que j’aime et qui m’aime, des enfants formidables qui vont bien et qui m’aiment et que j’aime…

chanceux aussi d’avoir un body – en fait je ne l’ai pas comme tel, disons qu’on me le prête à long terme, duquel je tente de prendre soin du mieux que je peux –  qui fonctionne à peu près parfaitement… malgré les abus de jeunesse et le rythme qui ralentit un peu avec les poils gris qui garnissent la barbe de ptit père de plus en plus sel que poivre…

mais sincèrement, entre vous et moi, quand on ne va pas bien, on ne voit pas cette vie de privilégié(e) qui est la nôtre… quand on la houle dans l’âme, la boule dans la gorge et le coeur à la mer, plus un peu de boue dans l’toupet, on ne veut pas vraiment en parler à tout le monde…

sincèrement, personnellement, ça va relativement bien ces temps-ci… j’arrive de voyage, l’hiver est doux, la musique me tourne autour, les ami(e)s aussi… l’amour est doux avec moi et je le lui rends bien…

donc je vais bien merci, mais j’ai quelques ami(e)s qui passent par des temps plus durs que mous et que moi ces temps-ci… crise de mi-vie, retour de saturne, santé inquiétante, perte d’emploi, finances serrées, séparation, name it… en fait, les sources de brassage interne ne sont pas infinies… 5-6 grandes lignes autour desquelles on tricote, autour desquelles on feel, ou pas……

mais quand on passe par un bout de tunnel plus noir que le poêle, on ne le crie pas sur les toits… on garde ça sous son propre toit en fait, et en soi… car lorsque la tempête prend possession de notre corps et nous brasse la baraque, notre réflexe naturel est de faire l’ours et d’attendre que ça passe…

Yogi était vraiment un grand sage finalement, pas seulement un glouton voleur de sandwichs au beurre de pinotte…

j’ai écrit à quelques personnes plus silencieuses que d’habitude récemment pour prendre de leurs nouvelles et comme je n’avais pas de réponse de leur part, je me doutais bien que le diable était pogné dans les détails et les racoins de leur vie…

mais même si ça brasse ces temps-ci chers ami(e)s, on dit que ceci devrait aussi passer… on dit que tout passe… éventuellement… nous compris…

parfois, ça ne passe pas vite, surtout quand le motton est dur, mais parait que tout finit par passer… même quand ça nous dépasse, même quand ça nous surpasse… car anyway la vie nous surpassera toujours, elle nous déclassera à jamais, elle ne nous laissera jamais tranquille…

car la vie est une grande machine à laver, avec des cycles de trempage, d’autres de brassage et de spinnage…. alors que faire d’autre que de laver son linge sale ? en solo ou en famille… cycle par cycle, goutte par goutte… et coûte que coûte… et lorsque l’on vit avec des proches, ces périodes creuses les touchent aussi, plus difficile de le cacher…

donc en ce temps de l’année où la lumière faiblira encore un peu plus pour une autre semaine avant de retrouver son élan ascencionnel, profitons de cette période caverneuse si cela est le cas… car la graine doit baigner dans la noirceur pendant un certain temps avant de pouvoir revenir à la vie…

et cultivons l’espoir, car this too shall pass

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I seen all the people in my life right now on their own journey.

And I want to help them, especially the one I’m tied up with right now.

But I was told, No…

Everyone one is on their own journey…

They have to help themselves.

We are all connected by love.

I can love them all but not help them all.

I need to sail on to my own journey. »  – Wendy Deem Ruble

ceci est un signe

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIX-HUITIÈME

traduction : vous pouvez demander à l’univers tous les signes que vous voulez mais ultimement, nous voyons ce que nous vous voulons bien voir quand nous sommes prêts à le voir

interprétation, rationalisation, conceptualisation… on fait bien ce qu’on veut avec la vie, ou ce que l’on peut…

ou bien alors on choisit de laisser le soin à la vie de faire ce que la vie veut bien faire de nous… ou ce qu’elle peut… car la vie ne peut pas tout faire… ou peut-être le peut-elle ? elle en fait déjà beaucoup…

c’est probablement l’un ou l’autre… ou quelque part entre les deux… ou ailleurs… mais ça, personne ne le sait for sure

car la vie est, telle quelle… sans biais d’interprétation, sans filtre, sans tampon… la vie est juste comme elle est et on peut choisir de voir des signes là où il y en a, mais aussi là où il n’y en a pas… et vice-versa…

comme ceux qui disent qu’il n’y a pas de hasards ou de coïncidences dans la vie…

comment peut-on dire ça ? en ouvrant la bouche of course, mais à part ça ?

sur quelles bases peut-on avancer de telles grossièretés  ? sans rire de soi ni se prendre au sérieux…

car la vie n’est peut-être un gros gros hasard ? ou un grand plan finement élaboré et rodé au quart de tour qui s déroule dans la plus pure des perfections…

qui sait ? qu’en sais-je ? qu’en savez-vous ? qu’en savons-nous ?

quand savons-nous si ce que l’on sait, et saisit est bel et bien ce qui est est, ou simplement ce que l’on en fait…?

alors si vous attendiez un signe, ceci en est un… deux même si vous avez besoin de signes jumeaux…

un – ou deux – signe pour commencer à vivre notre vie sans penser que la vie nous enverra nécessairement un signe un jour… car elle nous enverra peut-être un canard plutôt ? ou un dindon sauvage…

ou peut-être que le signe le plus parlant soit le fait que la vie nous envoie des milliers de signes à tous les jours et qu’on ne les reconnait pas toujours, ou jamais… car la vie nous envoies des signes à tous les jours… comment cela peut-il être autrement ? si vous lisez ceci, c’est déjà un signe en soi… et sûrement pas un hasard ni une coïncidence 😉 ou en est-ce un justement ?

alors à nous d’en faire ce que l’on veut de ces signes… ou ce que l’on peut… car peut-être ne fait-on toujours que ce que l’on peut ? yes we can disait-on il n’y a pas si longtemps… mais ce slogan a aussi ses limites…

ou si on préfère se la laisser la couler plus douce, on peut laisser la vie faire ce qu’elle veut et peut de nous… sans que nous ne résistions, sans que nous ne lui résistions… car la vie prend soin de nous à chaque instant… du moins elle l’a fait jusqu’à maintenant…

oui, à chaque instant la vie vous fournit l’air et l’eau nécessaire, nourriture et chaleur suffisantes pour que nous survivions et vivions confortablement même… et beaucoup plus… même si on choisit de voir ce qui n’est pas ici…

à chaque instant – dont celui-ci, et celui-là –  alors que cette boule tourne dans le grand vide plein de l’univers, tout se tient, tout fait sens, tout se déroule exactement et parfaitement tel que prévu… sinon prouvez-moi le contraire !

imaginez le contraire de la perfection, c’est simplement refuser de constater que la vie est parfaire telle qu’elle se déroule devant nos yeux car comment pourrait-elle être autrement anyway ?

des millions de milliards de possibilités qu’elle soit autrement et pourtant, elle n’est que comme elle est… pour moi… pour soi, pou vous et nous… et pour le reste du monde, c’est toujours up to them !

car oui il semble bien que nous voyons ce que nous vous voulons bien voir quand nous sommes prêts à le voir… comment pourrions-nous voir autre chose que nous ne somme sans prêts à voir ?  on voit peut-être même des chose que nous ne somme spas prêts à voir et alors nous ne les reconnaissons pas… car comment voir l’inimaginable, l’impossible, l’inconnu ?

la question se pose… et ceci est un signe… voyez-vous ?

joyeux anniversaire très cher

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME

11 décembre, date d’anniversaire de naissance d’Osho, mon gourou bien-aimé…

toujours bizarre de souhaiter bonne fête – à haute voix et à mots écrits de surcroît – à un homme qui est mort – ou qui a quitté son corps, c’est selon – et de re-surcroit il y a 26 ans de cela… …

toujours bizarre de souhaiter bonne fête à un homme qui a toujours dit qu’il n’était jamais né, ni mort, qu’il n’a été qu’une âme qui n’a fait que passer sur terre comme une étoile filante dans le ciel de nos vies…

toujours bizarre de souhaiter bonne fête à un gourou, à son gourou, à mon gourou…

car même quand il était ici, autour de nous, Osho n’était pas vraiment là, pas vraiment d’ici… toujours un peu avant son temps, un peu plus haut, un peu plus loin, toujours un peu là-bas, là d’où l’on vient et là on l’on ira de nouveau quand notre corps quittera notre âme… ou vice-versa…

d’ailleurs toujours mystérieux la relation entre un disciple et son maître…

je précise relation entre un disciple et son maître car l’inverse ne me semble pas vrai… en effet, je ne crois pas qu’un maître entretienne une relation avec des disciples, encore moins ses disciples… quoi qu’Osho qualifiait souvent ses disciples de my people… et moi, j’ai eu cette immense chance d’être l’un de ces people, l’un de ses people… comme des dizaines ou centaines de milliers, sinon des millions d’autres…

un disciple peut choisir de faire d’un maître son maître, son gourou, mais d’après ce que je comprend de ce grand jeu cosmique et tragicomique, un maître n’a pas de disciples…

car un maître – comme on peut le concevoir nous, mortels bien communs et souvent malcommodes – n’est pas d’ici, il n’est pas là… ou ne l’est-il pas ?

il ne semble pas vraiment y avoir de conducteur dans le char, que dieu qui chauffe la machine… ultime pilote automatique… il n’y a que la vie qui passe en corps… et qui inspire, et qui aspire… et qui attire disciples assoiffés de lumière… et qui indique un ailleurs plus haut, plus lumineux…

Osho disait parfois que c’est le maître qui choisit les disciples et non l’inverse car comment un aveugle peut-il choisir comme guide vers la lumière la personne qui voit ? see what I mean ?

alors il y a 32 ans de cela, encore tout jeune imberbe et arrogant comme un kid de 22 ans peut l’être, je me suis laissé choisir par Osho, par mon maître… car Osho est mon maître… mon portail, mon repère… non pas mon père, plus un grand-père, cosmique, mon repère en cette existence terrestre et au-delà… oui mon maître, comme celui de centaines de milliers de personnes, sinon des millions…

car Osho a osé jouer cette game maître-disciple à grande échelle… car il sentait le besoin de guidance de la part de plusieurs d’entre nous… des chercheurs d’un grand je-ne-sais -quoi… il a reconnu ce besoin de doigts indicateurs pouvant nous pointer la direction de la lune.. profond besoin d’éclair de lucidité dans la noire nuit du retour de l’âme vers la maison…

mais qu’est-ce qu’un maître ? me demanderez-vous peut-être…

car moi-même je me pose souvent cette question, même si jamais je ne doute de la présence ni de la pertinence d’Osho dans ma vie… he’s just a fact… 

d’ailleurs, la première fois que j’ai eu la chance d’être en sa présence, j’ai senti profondément pourquoi je m’étais incarné en cette vie… et j’ai braillé toutes les larmes de mon corps… and back… aussi simple que ça… la goutte retrouvait soudainement sa mer… alors non, pas un père… beaucoup plus que ça…

car un maître c’est aussi une lumière… une petite flamme qui brille et qui danse dans l’âme du ou de la disciple… un rappel de notre provenance, de notre destination, de notre appartenance…

une présence incandescente qui anime et remémore la présence de dieu en soi… un rappel, un wake-up call, une réponse à des questions que l’on ne peut même pas se poser car bien trop vastes pour une tête… au moins un coeur… jusqu’à l’âme…

on ne suit pas un maître car un maître n’est pas là… encore moins quand il est mort… on ne suis pas un maître, on devient son propre maître… car je suis mon propre maître, ah la sale affaire… avec ma propre couleur, avec mes propres pulsions d’humain, avec mes doutes et autres certitudes… car en compagnie d’un maître, on devient une qualité de présence plus fine, tout en devenant de plus en plus soi-même…

quelle belle contradiction qui veut que l’on devienne de plus en soi-même tout en disparaissant… pour devenir de plus en plus ce que la vie veut être à-travers soi… laisser la vie nous faire vivre de l’intérieur…

la relation entre un disciple et son maître est une relation d’amour pur, de pur amour…  une drôle de relation en fait, car pas vraiment une relation non plus…

davantage une inspiration en provenance du grand mystère, de retour en direction du grand mystère… un espoir qui nous fait garder la foi quand la nuit se noircit d’incompréhension… une farce quand le dindon de farcit de lui-même… quand la nuit noire de l’âme engouffre la petite flamme vacillante… alors le contact du maître… qui peut devenir ce que l’on veut car le maître donne totale liberté…

mais ne vous méprenez pas… un gourou ne fait rien pour le ou la disciple, il ne nous facilite pas la vie… au contraire… mort ou vif, il nous retire toutes nos illusions, il tire le tapis sous nos pieds… et cela sans même devoir être ici incarné dans la matière… car les voies de l’esprit sont profondes et mystérieuses… et les cieux très surprenants…

du vivant de son corps sur terre, Osho disait que lorsqu’il quitterait ce corps justement, il se dissiperait dans tous ses disciples… que chacun et chacune de ses disciples deviendrait l’un(e) de ses ambassadeurs et ambassadrices… nous sommes donc davantage des dissipés que des disciples…

car notre maître était irrévérencieux, un tantinet baveux parfois même…  il nous disait de ne rien croire ce qu’il disait, disait d’ailleurs toujours le contraire de ce qu’il avait déjà dit afin que l’on ne l’érige pas en religion… il nous invitait à faire nos propres expériences soi-même, quitte à nous brûler pour réaliser en toute expérience que le feu brûle bel et bien…

et pour brûler, ah que oui mes amis, je peux vous le confirmer, le feu brûle… le feu d’Osho brûle en moi… comme il doit brûler en plusieurs d’entre nous, surtout en cette date spéciale…

ce feu brûle encore plus qu’au début, davantage braise ardente que flamme excitée du début… le feu d’Osho me consume, m’anime, me purifie… j’ai l’immense chance de laisser vivre en moi cette immense puff de vie que fut la présence d’Osho sur terre et qui continue de je ne sais où…

j’ai la chance et le privilège d’avoir permis à cette âme rebelle et sans compromis de planter une semence de vie et de lumière dans mon âme et mon corps incarné il y a des années de cela, ou peut-être y-a-t’il plusieurs vies de cela… car il parait que la relation maître-disciple chevauche les vies et dépassent les corps… qu’on se retrouve de vie en vie…

pourquoi souhaiter bonne fête à son gourou dans une chronique ?

aucune idée… mais justement, la relation maître-disciple est inexplicable, incompréhensible et totalement mystérieuse… et encore plus irrationnelle… peut-être ça l’idée justement ? nous faire perdre la tête…

peut-être qu’on parle tout seul quand on parle à son maître ? mais peut-être pas non plus…

peut-être que ce n’est que nous quand on entend ou qu’on sent son maître nous dicter la voie à suivre ?

peut-être bien que oui, peut-être bien que non…

mais toujours est-il… et jamais n’est-il pas…

I love you forever beloved Master…

adieux Trudell, aho Trudeau

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il y a quelques chroniques de cela, je vous parlais d’un activiste amérindien,  John Trudell…

je vous disais que j’étais tombé sur 2 citations de lui en quelques minutes en surfant le web et me disais que je voulais en savoir davantage sur cet homme qui a démontré beaucoup de courage au fil des ans dans le cadre de plusieurs revendications autochtones aux USA…

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eh bien, il est décédé mardi dernier… bouh ! Merci pour tout Mr Trudell…

même s’il semble qu’on  doive tous mourir un jour, et que le jour où l’on meurt est le parfait jour pour mourir – okahe – quand même une drôle de coïncidence… qui ne m’empêchera pas de fouiller un peu la toile pour en savoir davantage sur Mister John…

d’autre part, ceux et celles qui ont suivi ces chroniques récemment ont pu constater que la question autochtone était sur le dessus de ma pile de réflexions ces temps-ci suite à ma rencontre au Pérou avec des leaders autochtones d’un peu partout sur la planète…

en dépit d’un passé houleux, je disais souhaiter un rapprochement et une plus coopération dans l’avenir… car il me semble évident que l’époque actuelle passe par le rapprochement avec toutes les premières nations partout sur la planète, notamment certaines de leurs valeurs ancestrales et leur connexion de proximité avec la terre et la nature…

et alors, passant d’un Trudell à un Trudeau (excusez-là), les nouvelles en lien avec les peuples autochtones au Canada prennent du mieux…

récemment notre cher Justin confirmait la tenue d’une commission d’enquête sur la disparition de quelques 1200 femmes autochtones… et un renouvellement des rapports entre les communautés…

et avant-hier, le chef des Premières Nations du Canada, remettait justement une plume d’aigle et une Star blanket – en fait une courte pointe tissée à la main par des femmes Lakota – en guise d’honneur et de reconnaissance à notre nouveau premier ministre qui a fait une apparition appréciée et significative à la réunion du conseil des Premières Nations…

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symboliquement, un geste important… pour bâtir des ponts justement… pour redonner confiance… pour redonner de la dignité à des gens à qui on l’a volée et piétinée pendant des décennies de pensionnats et d’exploitation sauvage…

y a de l’espoir mes amis, y a de l’espoir…

adieux Trudell, bienvenue Trudeau !

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articles sur la mort de John Trudell…
http://www.usnews.com/news/entertainment/articles/2015/12/08/american-indian-activist-poet-john-trudell-dies-at-69

https://www.popularresistance.org/remembering-the-life-and-legacy-of-john-trudell/

victime des mots… et bienheureux

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-QUINZIÈME

traduction : il n’y a pas de cérémonie, pas de rite d’initiation, pas de poignée de mains secrète… tout ce que tu dois faire pour être un écrivain consiste à écrire
– M. Kirin

je suis une victime… et les mots sont mon bourreau… de jeu… j’écris pour rien, j’écris sur tout… spécialiste en rien, ti Joe connaissant tout le tour de la alphabète…

ça fait presque 4 ans que j’écris… presqu’à tous les jours… presque 1100 chroniques sous la cravache…

une dépendance écrire ? sure ! pas de problème avec ça… de toute façon, pas la seule, addiction I mean… j’en ai quelques-unes zautres… mais celle-ci je l’assume à 100 % car je m’en régale goulûment… je jouis des mots, je profite de mon bourreau…

il y a 4 ans, je me suis autoproclamé écrivain… sans cérémonie, sans rite d’initiation ni poignée de mains… en fait tout ce que je fais pour le devenir c’est que j’ai commencé à écrire… à partir d’une période de vie intense et difficile à digérer en 2012 (maudit calendrier maya va), j’ai commencé à lancer des mots sur une bouteille… ai commencé à transformer mes maux en mots et du jour sans lendemain, la vie s’est illuminée, la mystère s’est alphabêtisé…

oh que j’aime ça écrire… les mots coulent, roulent et roucoulent… ça flow les mots… c’est plus fort que moi… je suis une victime des mots… je ne peux m’en passer car les mots me dépassent… les mots me prennent et m’entraînent, les mots se déchainent et mes chaines aussi…

les mots je les tape, je les claque et je les joue et eux se jouent de moi aussi, me rouent dans le doux, dans le mou de mon moi… car quand j’écries, je puise dans le fond d’un moi beaucoup plus vaste que je l’imaginais… un puits sans fond, un fond sans fin… je fais souvent mon findfinnaud avec les mots…

parfois quand j’écries j’utilise des gros mots, parfois des ptits, d’autres fois des faux mots… parfois je me fais Joeblow avec les mots car jamais mes mots les mots… qu’empruntés, que loués à court terme car aussitôt écrits aussitôt finis…

les mots me passent dessus comme la pluie sur le dos d’une poule mouillée… les mots dissipent les maux comme le fond du cafard…

j’aime écrire comme d’autres aiment parler… j’aime écrire comme on aime d’amour l’amour… l’amour des mots nourrit le coeur de l’alphabet, la bette de l’écrivain…

j’aime me faire des tours par les mots car avec ceux-ci, jamais le patron nous ne sommes, jamais de patron nous n’avons… nous coulons avec eux, ils nous enfilent la corde autour du trou… comme un grand jeu de scrabble,  on sort les lettres du grand sac à surprise et la vie nous les refile après que nous les ayons enfilé…

car les mots ne viennent de nulle part, ls ne font que passer… les mots nous passent au nez, sous le nez… parfois ils nous cassent la gueule, d’autres fois ils nous tordent le coeur… et à d’autres moment ils nous soulagent le coeur…

les mots sont des thérapeutes, des prêtres,  des maîtresses, des gourous… les mots sont nos bosses… surtout quand on a la bosse des mots…

une chance qu’on a les mots vous et moi sinon on ne serai pas ensemble ici en ce moment… coucou je vous voies à-travers ces mots…

alors si je suis un écrivain, vous êtes un ou une lecturien(ne)…

des milliards d’étoiles et de vérités

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-QUATORZIÈME

traduction : tout ce que nous entendons est une opinion et non un fait… tout ce que nous voyons est une perspective et non la vérité… – Marc Aurèle

on l’aime celle-ci non ? pas de faits, que des opinions, ni vérité, que des perspectives…

dans la vie, pas de faits dans l’absolu, en fait que des perceptions, opinions, interprétations… chacun les nôtres… même ptite vue, différentes lunettes… certain(e)s portent des 3 D, d’autres des noires, ou des roses, c’est selon… d’autres encore sont myopes, d’autres cyclopes… d’autres voient mieux avec le troisième oeil…

pas de vérité non plus, que diverses perspectives, différentes vérités… celles que l’on veut croire, celles que l’on peut croire… ou pas… car parfois on ne veut pas voir aucune vérité…

qu’est-ce que la réalité donc ?  un choix, une perspective, une capacité de voir et de croire…

en fonction de nos conditionnements, de nos expériences de vie respectives, de notre bagage, du baluchon que l’on porte sur le dos de son âme, nous ne voyons que des petits bouts de la vie, de la grande vue… nous avons chacun chacune notre histoire, ou plutôt nos histoires…

en fait, on n’étudie jamais l’histoire, que des pans divers d’une grande histoire multiformes et multidimensionnelle… un complexe hologramme à niveaux variables, dont certains que nous prenons pour la réalité…

mais en fait qu’une grande histoire, un grand labyrinthe, une grande courses à obstacles que l’on contourne, déjoue, surmonte… pour arriver où ? nul ne le sait avant d’y être rendu(e)… s’il existe quelque part où se rendre anyway…

que des opinions qui ne comptent pas vraiment, en tous cas qui ne changent pas le cours de la grande vue… et est-ce que tout est arrangé par le gars des vues ? ou pourquoi pas la fille des vues ? mais probablement un gars qui a arrangé tout ça è voir la façon dont les choses ne tournent pas souvent rond… à part les coins…

que des visions partielles d’une grande vue bien trop grande pour la saisir toute… trop d’événements qui se produisent à une échelle à beaucoup trop de barreaux pour notre petite poste d’observation… des milliards de canaux pour un seul récepteur… alors on doit choisir sa vue… qu’on voudrait panoramique le plus possible…

au moins 7 milliards de vérités… sans compter les perceptions des animaux, minéraux, végétaux… ni les astronomiques proportions qui nous dépassent largement le cadre de tête… car si immense cette existence alors comment penser tout saisir dans nos ptites têtes de caboche et de cabochons ?

tout ce que l’on peut faire alors c’est rester humble,  réaliser que nous ne percevons probablement qu’à-travers un ptit trou de la lorgnette que nous nous ne tenons q’un infime ptit bout du gros bat…

pas de faits que des opinions, plus ou moins vraies et fausses et faussées…

pas de vérité, que des perspectives, plus ou moins biaisées, plus ou limitées, espérons moins que plus…

moins qu’hier, plus que demain…

protéger son âme ?

12294802_1196404290388702_3500934995716576632_n((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-TREIZIÈME

traduction: peu importe ce qu’ils nous ont fait ou ce qu’ils nous font, nous devons toujours agir en fonction de l’amour que nous entretenons pour notre peuple et notre terre mère… nous ne devons pas réagir à partir d’une haine contre ceux dont la vie n’a pas de sens ni direction… – John Trudell

je n’avais jamais entendu parler de John Trudell… et voilà qu’hier, en l’espace de quelques minutes pendant une période où je suis peu sur le web, je tombe sur cette citation et sur le vidéo dont j’ai mis le lien ci-bas… synchro dit-on ?

ce John Trudell me semble un homme intéressant à connaître, donc à fouiller davantage sur le web… dans cette période où le rapport avec les autochtones m’interpelle particulèrement suite à mon aventure péruvienne de novembre, cet homme apporte une saveur actuelle et contemporaine à la parole amérindienne… un peu à l’image de la citation de Billy Frank Jr dans la chronique d’hier..

Trudell est perspicace notamment lorsqu’il dit :

«Protect your spirit, because you are in the place where spirits get eaten…»

cette phrase me semble très à-propos… car de nombreuses personnes semblent vivre une existence sans âme… sans inspiration, sans substance, sans direction, sans connexion avec notre groupe social qui est éclaté et divisé en particules, en unités individuelles sans lien, sans liant…

la formule métro-boulot-dodo ne sonne pas très inspirante pour alimenter une existence.. mais pourtant… elle semble assez répandue…

en cette époque de surconsommation et de surcommunication (quoi qu’un peu vide), de bombes humaines un peu partout et de tueries courantes à grand déploiement aux USA, un projet de société nous manque… et il manque autant d’humanité que de spiritualité au sein de la société, notre société… mais est-elle encre nôtre cette société ? y a-t-il encore seulement société ?

car on a beau vivre en société, il ne semble pas y avoir de liant entre nous, en nous… et c’est ce que les sociétés traditionnelles pourraient nous ré-apprendre il me semble… la sensation de vivre en clan, en groupe, en tribu, avec nos frères et soeurs… dans une famille justement…

même si on nous apprend que c’est du chacun pour soi en cette jungle, notre âme n’est pas isolée… il n’y a qu’une seule âme humaine, répartie en 7 milliards de corps humains et encore plus de minéraux, végétaux et animaux…  et cette âme a soif de connexion, elle crie la solidarité, les retrouvailles… et pas seulement contre quelque chose… pas envers et contre tout… surtout pour quelque chose… avec…

mais peut-être qu’avant de retrouver ce feeling de connexion, cette grande unicité, il faut apprendre à revenir à soi, et protéger son âme car en ce monde actuel, certains esprits se font parfois manger tout rond par la machine…

alors en attendant que la machine tourne plus rond, protéger son âme ?

http://www.whitewolfpack.com/2015/07/john-trudell-explains-how-todays.html

dès ahojourd’hui

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((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES )))  – SOIXANTE-DOUZIÈME

traduction : nous avons connu de mauvaises conditions depuis que Chistophe-Colomb est arrivé ici… mais c’est OK….vous ne pouvez pas retourner en arrière… nous devons vivre en ce monde moderne et faire ce que nous pouvons pour le rendre vivable… – Billy Frank Jr

il y a de ces choses que nous, les blancs, ne pourrions pas dire… par souci de délicatesse, pour des raisons historiques… et par simple respect et diplomatie… et cette phrase de Billy Frank Jr est justement l’une de ces phrases en question…

lors de ma participation à la conférence avec des représentants des nations au Pérou, j’ai souvent entendu des anecdotes et rapports décrivant les atrocités des gestes commis par des blancs qui visaient des communautés autochtones… et en entendant ces crapuleux récits, j’ai souvent eu honte…

mais après un certain nombre de fois, ça criait en moi : OK assez ! maintenant que faisons-nous ?

si plusieurs fois, je n’ai rien dit, à la fin, dans mon message final, lorsque j’ai eu l’occasion de parler publiquement en compagnie des représentants autochtones du Canada, j’ai dit quelque chose du genre… avec délicatesse, avec soin, et avec une intention de bâtir des ponts ici, maintenant… pour les jeunes de nos communautés, de toutes les communautés…

pendant mon séjour au Pérou, pendant cette rencontre justement, j’ai eu vent via le web de l’incident qui veut que Ghyslain Picard, le chef des Premières Nations du Québec, ait déclaré à une rencontre du PQ qu’il était séparatiste et souverainiste – ayant alors été applaudi chaudement par les participants présents – avant de préciser en point de presse qu’il parlait de l’indépendance de son peuple, soit l’ensemble des Premières Nations du Québec… il parait que les sourires aient alors pâli, comme nos visages…

cette anecdote est tellement représentative de nos abus du passé… et les recrée encore une fois… comment peut-on prétendre que le territoire du Canada est divisible en refusant la même demande de la part de gens qui étaient ici avant nous ? on ne peut qu’écouter les demandes des Premières Nations… et leur accorder ce que nous-mêmes nous revendiquons… simple question de décence il me semble…

les souverainistes sont vraiment dans une situation délicate… mais qui pourrait aussi être porteuse de restauration et de réparation… une occasion idéale pour réparer quelques-uns de nos torts, guérir quelques-unes des blessures que nos ancêtres ont infligé aux Premières Nations…

si les séparatistes québécois veulent le moindrement être crédibles, ils doivent absolument ouvrir cette possibilité et permettre aux représentants des Premières Nations de dire ce qu’ils veulent, de revendiquer ce qu’ils jugent… et surtout les écouter sincèrement…

cette situation de revendication territoriale est une formidable opportunité pour nous tous et toutes de refaire les ponts, de blesser nos plaies communes car même si la situation est clairement plus traumatisante pour les communautés autochtones, les gestes commis par nos ancêtres nous pèsent également sur la conscience collective… on ne peut voler, violer, tuer la culture d’autres peuples sans faire peser sur les descendants d’une nation une chape de culpabilité et de honte collective…

lors de ma rencontre du mois de novembre, j’ai personnellement ressenti cette honte et cette culpabilité… et pour les bien de nos multiples peuples, il me semble qu’il soit plus que temps d’enterrer la hache de guerre et de fumer le calumet…

avec le venue à Ottawa d’un gouvernement prônant une plus grande compassion, une écoute authentique et une approche plus ouverte, on peut mettre en marche de processus de vraie réconciliation en commençant par mettre en place une commission d’enquête sur la disparition et les meurtres de plus de 1200 femmes autochtones…

et en reconnaissant les grandes injustices qui ont frappé et qui accablent encore de nombreuses communautés autochtones aujourd’hui même, certaines n’ayant même pas encore accès à l’électricité ni à l’eau courante… sans parler des faits véridiques quant à leur histoire ancestrale…

bien sûr, cela nous demandera à nous , ceux et celles qu’on dit les blancs, un examen de conscience sincère et lucide, une révision des histoires racontées, une bonne dose de compassion et cela nous coûtera cher… car on ne répare des torts historiques de quelques centaines d’années aussi considérables qu’avec de simples bonnes intentions… mais nous avons devant nous une occasion idéale pour vive ensemble avec dignité…

que l’avenir commence… maintenant…

aho !